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Cours Complet sur le Droit Électoral

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PLAN DU COURS

INTRODUCTION
I -DEFINIION DU VOTE / DE L’ELECTION
II -DROIT ELECTORAL ET DISCIPLINES VOISINES
II- INTERET DU COURS
III SOURCES DU DROIT ELECTORAL

PARTIE I : LE DROIT ELECTORAL SUBSTANTIEL


TITRE -PREMIER LES PERSONNES
CHAPITRE I -LES ELECTEURS
Section 1 : la qualité d’électeur
Section 2 : L’attache avec la commune
SECTION 3 LA PROCEDURE D’INSCRIPTION
CHAPITRE II : LES CANDIDATS
Section 1 : les candidatures aux élections politiques nationales
Section 2 : les candidatures aux élections « politico-administratives »
CHAPITRE III : LES INELIGIBILITES ET INCOMPATIBILITES
Section 1 : L’éligibilité et l’inéligibilité
Section 2 : Les incompatibilités
Section 3 : La détermination des circonscriptions électorales
Section 3 : la distribution des cartes d’électeurs

TITRE II LES OPERATIONS ELECTORALES


CHAPITRE I LA CAMPAGNE ELECTORALE
Convaincre les électeurs (section 1) quels sont les interdits de la campagne (section 2)
CHAPITRE II LES OPERATIONS DE VOTE
Opérations préparatoires au vote (section 1) et vote proprement dit des électeurs (section
2).
CHAPITRE VI LES OPÉRATIONS FINALES, POSTÉRIEURES AU VOTE.
Le dépouillement du scrutin (section 1) nécessite d’apprécier la validité du scrutin et permet
d’attribuer les suffrages aux candidats (section 2). Cette opération, susceptibles de soulever
des problèmes de contrôle juridictionnel épineux, aboutit à la rédaction du procès verbal et
à la proclamation des élus (section 3).

PARTIE I : LE DROIT ELECTORAL PROCESSUEL


TITRE PREMIER : LE CONTENTIEUX DE LA LISTE ÉLECTORALE
Section 1 : Le contrôle de l’établissement des listes électorales
Section 2 : Le contrôle des candidatures

INTRODUCTION
“L’élaboration du droit électoral, notamment les modalités qu’elle emprunte, est
étroitement dépendante de la perception que l’on a de l’élection en tant que technique de
dévolution du pouvoir”[1]
Cette pensée étincelante du Pr. Didier OLINGA dépeint avec habileté les réalités du droit
électoral en Afrique noire francophone. L’élection apparaît comme une joute politique -avec
ses coups et ses ruses qui révèlent l’habileté manœuvrière de leur auteur- et non une
concurrence arbitrée par le droit et se voulant loyale.
Les consultations électorales vues et vécues se soldent généralement par des contestations
parfois violentes que l’on justifie par les lacunes qui auraient entaché leur déroulement.
N’entend –on pas souvent des acteurs s’écrier : « C’est de la mascarade électorale », « il ya
tripatouillage », c’est la pagaille », « on a volé nos voix, notre victoire », « C’est un hold up
électoral, « c’est des élections en trompe-œil ».
Pourtant le processus de démocratisation initié dans les années 1990, semblait irréversible.
Définissant ce processus, Guy HERMET avait pu relever qu’il va au-delà d’ »un simple
changement de régime de gouvernement pour se situer dans l’univers des transformations
infiniment plus complexes »[2]. La démocratisation qui doit engendrer une
institutionnalisation de la démocratie a pour épine dorsale le vote.

I -DEFINIION DU VOTE / DE L’ELECTION


Tiré du mot latin votum (veou), c’est l’acte par lequel les gouvernés procèdent à la
désignation et à la légitimation de leurs gouvernants et manifestent à leur demande leur
approbation ou désapprobation à l’égard des projets qu’ils leur soumettent[3].
Pour le professeur Maurice HAURIOU, qui en fut le plus grand théoricien, le suffrage, c’est
l’organisation politique de l’assentiment, c’est-à-dire de cette opération de la volonté qui
consiste à accepter ou à ne pas accepter une proposition ou une décision prise par un autre
pouvoir ; mais aussi l’organisation politique de sentiment de confiance et de dévouement
d’homme à homme qui engendre le patronage et la clientèle »[4].
Technique de régulation de la vie politique, les élections fonctionnent aussi comme principe
de légitimation des dirigeants[5]. Alternative à la légitimité charismatique ou historique, les
élections constituent une condition sine qua non de la démocratie[6]. Ainsi le vote permet
d’arrêter à plusieurs, une décision : adopter un texte ou élire des citoyens à fonctions de
représentants politiques ; l’élection permet aux gouvernés de désigner les s gouvernants, de
dresser l’état des tendances politiques et de conférer ou de retirer aux pouvoirs publics leur
légitimité. L’élection constitue donc pour les citoyens un moyen de désapprobation ou de
réaffirmation de leur soutien aux sortants[7].
Que faut-il entendre par droit électoral ?
Les professeurs Jean-Yves Vincent et Michel de Villiers expliquent que « par droit électoral, il
faut entendre l’ensemble des règles qui définissent le pouvoir de suffrage et en aménagent
l’exercice. C’est donc la branche du droit qui permet de donner un contenu concret à
l’affirmation du principe suivant lequel « la souveraineté nationale appartient au peuple
»[8]. Ainsi encore, mais plus largement, M. Jean-Claude Bastion et Mme Chabanier écrivent :
« le droit électoral fixe le cadre dans lequel s’exercent, au suffrage direct ou indirect, les
opérations de désignation des responsables élus des institutions de la République, l’élection
des représentants au Parlement européen et l’exercice du referendum populaire »[9].
Toutes ces approches conceptuelles ont le mérite commun de mettre en évidence le fait que
le droit électoral est constitué de normes qui s’appliquent aux élections.
Mais faut-il préciser que ce corps de normes peut concerner une grande diversité
d’élections.
A- Les élections purement ou strictement administratives
Ce sont des élections qui ont pour caractéristiques principales d’être soumises à des règles
de droit électoral propres à chacune d’elle et non au code électoral qui régente les élections
politiques stricto sensu. Ce sont notamment, les élections aux chambres de commerce et
d’industrie, les élections aux chambres de métiers et aux chambres d’agriculture. Sont aussi,
des élections administratives stricto sensu les élections professionnelles d’organismes
administratifs, les élections des syndics et syndicats autorisés. Sont encore et toujours des
élections purement administratives, les élections universitaires.
Les élections politiques stricto sensu
Ce sont celles par lesquelles le citoyen est appelé à désigner les représentants de la Nation
qui participent à l’exercice de la souveraineté nationale. Ainsi les élections politiques sont
l’élection présidentielle, les élections législatives, et les élections locales. Le code électoral
du Niger reprend clairement ces définitions : « Les élections politiques s’entendent de celles
concernant le Président de la République, les députés à l’Assemblée nationale et les
conseillers régionaux et municipaux”.
II -DROIT ELECTORAL ET DISCIPLINES VOISINES
Droit électoral et droit constitutionnel
Ce sont deux disciplines étroitement liées. La constitution ivoirienne de 2000 comporte un
grand nombre d’articles intéressant directement ou indirectement le droit électoral.
On connaît les termes de l’article 31 : « la souveraineté appartient au peuple. Aucune section
du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer ». Article 32 : « le peuple exerce sa
souveraineté par la voie du référendum et par ses représentants élus …».
Article 33 : « le suffrage est universel, libre, égal et secret …»
Par ailleurs, en vertu de l’article 35, « le Président de la république est élu pour cinq ans au
suffrage universel direct ». Quant à l’article 36, il précise avec un luxe de détail, les
conditions dans lesquelles est organisée l’élection présidentielle.
Droit électoral et droit administratif
Ces deux disciplines entretiennent des rapports très étroits. Et même, pour désigner un
aspect moins exploré, des rapports avec cette branche particulière du droit administratif
qu’est le droit de la fonction publique d’une part, et le contentieux administratif, d’autre
part.
Léon Duguit dans son Traité de droit constitutionnel, a noté que la « nomination d’un
fonctionnaire a ce caractère d’acte objectif condition, qu’elle soit une nomination
proprement dite ou une élection »[10]. Pour sa part, Gaston Jèze dans Les principes
généraux du droit administratif, a expliqué en quoi, tout procédé de désignation, qu’il
s’agisse d’une nomination, d’une élection ou d’un tirage au sort, est un « acte condition »,
un acte unilatéral, ou un « fait condition » : la désignation a pour effet juridique d’investir un
individu d’un statut légal.
La comparaison entre la nomination, l’élection n ou le tirage au sort peut encore être
entretenue en ce qui concerne le contrôle juridictionnel de l’opération de désignation. Ces
différents procédés d’accès aux fonctions publiques sont soumis à un contrôle juridictionnel
dominé par des principes généraux communs : le REP
Enfin, « la chose jugée par le juge de l’opération de désignation a force absolue de vérité
légale, erga omnes. La règle est incontestée. De même que « l’arrêt d’annulation d’une
nomination a l’autorité de la chose jugée envers tout le monde et non pas seulement à
l’égard des parties en cause.
Droit électoral et Finances publiques
Une partie de l’objet du DE concerne le droit des finances publiques. L’Etat exerce un
contrôle sur les comptes de campagne (France), rembourse à des conditions les dépenses
électorales de certains candidats.
Droit électoral et le Droit privé
Le droit électoral connaît des questions liées à l’état des personnes ; les questions de
nationalité, d’âge de domicile et de résidence concernent autant les électeurs que les
candidats. Elles influencent les conditions d’éligibilité et les causes d’inéligibilité. Le droit
pénal intègre le code électoral lorsqu’il sanctionne les délinquants électoraux (vérifier cela
dans le code électoral ivoirien).

On peut constater que n’importe quelles élections ne promeuvent pas la démocratie. En


effet, les essais d’enracinement de la démocratie en Afrique noire francophone, se sont
soldées par de violentes crises post électorales : en témoignent les exemples de la Côte
d’Ivoire, de la Guinée-Conakry,…

Ce constat convoque le juriste à la réflexion. Le Droit électoral s’inscrit dans cette dynamique
d’appropriation du vote par le juriste.

II- INTERET DU COURS

Le cours revêt un intérêt institutionnel et fonctionnel

Intérêt institutionnel
Le vote représente une institution fondamentale de la démocratie. « nul gouvernement n’est
légitime si son autorité et ses fonctions ne découlent pas du consentement des gouvernés »
ce cours se propose donc de faire découvrir davantage cette institution. Il nous permettra de
confronter les solutions des législateurs non seulement aux normes internationales
existantes en la matière mais aux réalités sociologiques africaines.

Ce cours est donc une discipline au confluent des autres disciplines notamment le droit
constitutionnel, le droit administratif, le droit international, les relations internationales, la
sociologie politiques, le droit civil, le droit pénal
B-Intérêt fonctionnel
Le droit électoral vise à éclairer la culture juridique des étudiants afin qu’ils puissent
participer activement à la prévention des conflits liés aux élections. En effet, l’enjeu véritable
de la démocratisation des institutions est de déboucher celle de la vie sociale. L’élection est
l’un des principaux mécanismes d’intégration et d’inhibition de la violence politique[11]. La
démocratie va de pair avec la diminution des coups d’Etat, des actes de terrorisme et de
révoltes sanglantes.
III -SOURCES DU DROIT ELECTORAL
A LES SOURCES NATIONALES
La constitution: le peuple est profondément attaché à la légalité constitutionnelle et aux
institutions démocratiques, à la dignité de la personne humaine, aux valeurs culturelles et
spirituelles.
Corps de la constitution : On connaît les termes de l’article 31 : « la souveraineté appartient
au peuple. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer ». Article 32 : «
le peuple exerce sa souveraineté par la voie du référendum et par ses représentants élus …».
Article 33 : « le suffrage est universel, libre, égal et secret …»
Par ailleurs, en vertu de l’article 35, « le Président de la république est élu pour cinq ans au
suffrage universel direct ». Quant à l’article 36, il précise avec un luxe.
Loi électorale : entre évolution et recul
La loi coloniale du 5 octobre 1946[12] ou la limitation coloniale du suffrage
Le suffrage universel, unanimement demandé, n’était pas appliqué et l’inscription sur les
listes électorales était conditionnée par les textes organisant le suffrage restreint, textes
dont la base reste la loi du 5 octobre 1946. Ainsi la loi permettait aux femmes mères de deux
enfants de voter. On le permettait souvent aux mères d’un enfant, mais non aux célibataires.
Suffrage censitaire, capacitaire et universel.
La loi 94-642 du 13 décembre 1994 portant code électoral
L’article 49 stipule, entre autres, que «nul ne peut être élu président de la République s’il
n’est âgé de 40 ans révolus et s’il n’est Ivoirien de naissance,…..». Il est à la fois demandé
d’avoir quarante ans révolus et de n’avoir pas obtenu la nationalité d’un autre Etat. J’ai bien
peur que cette disposition ne conduise les Ivoiriens à une élection présidentielle sans
candidats en octobre prochain. Colonie française dès 1893, la Côte-d’Ivoire n’accède à
l’indépendance qu’en 1960. Tout Ivoirien né avant 1960 a donc possédé une pièce d’identité
française.
Est déclarée inéligible aussi bien pour le poste de président de la République que pour celui
de député à l’Assemblée nationale (articles 49, 50, 77,78) toute personne n’ayant pas résidé
de façon continue en Côte-d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des
élections ou qui a obtenu la nationalité d’un autre Etat. Je ne crois pas que résider de façon
continue cinq années durant dans son pays soit une condition sine qua non d’efficacité dans
la construction de celui-ci.
Loi n° 2000 -514 du 1er aout 2000 portant code électoral ou le code de la certification
N°2012 – 1193 DU 27 DECEMBRE 2012 ET N°2015 -216 DU 02 AVRIL 2015 loi n° 2000 -514 du
1er aout 2000 portant code électoral ou le code de la certification telle que modifiée par les
lois n°2012 -1130 du 13 décembre 2012, n°2012 -1193 du 27 décembre 2012 et n°2015 -216
du 02 avril 2012 et n°2015 -216 du 02 avril 2015.
ARTICLE 2
Le suffrage est universel, libre, égal et secret
Tout électeur atteint d’un handicap physique le mettant dans l’impossibilité d’accomplir les
opérations décrites ci-dessus, est autorisé à se faire assister de toute personne de son choix
n’ayant pas de handicap physique de même nature.
Si l’électeur est atteint d’une infirmité le privant de son index gauche, il peut apposer
l’empreinte de tout autre doigt sur la liste d’émargement. S’il ne dispose d’aucun doigt, la
personne qui l’assiste est autorisée par le président du bureau à apposer l’empreinte de son
index gauche.

B-LES SOURCES INTERNATIONALES


Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948
Article 211. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de
son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
La Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981,
Article 13 : 1. Tous les citoyens ont le droit de participer librement à la direction des affaires
publiques de leur pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement
choisis, ce, conformément aux règles édictées par la loi.
La charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 janvier 2007
(ETHIOPIE
Elle consacre 11 principes dont ceux relatifs aux élections formulés ainsi qu’il suit :
Principe 4. La tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes ;
Principe 7 : La participation effective des citoyens aux processus démocratiques et de
développement et à la gestion des affaires publiques. Mais l’article 4 est plus précis : “Les
Etats parties considèrent la participation populaire par le biais du suffrage universel comme
un droit inaliénable des peuples”.
Pour »prévenir les difficultés liées à la technique et à la logistique des scrutins et de créer les
conditions d’un déroulement serein et apaisé des élections futures[13] », le code électoral a
été modifié. Les différentes modifications découlent des observations générales faites par la
CEI mais également des propositions des partis politiques. En général, elles portent sur :
L’identification des électeurs
En plus des habituelles informations exigées des votants, telles que le sexe, la profession,
l’adresse ou encore les dates et lieux de naissance, la liste électorale pourrait désormais
comporter les photos et les empreintes digitales des inscrits. En outre, ceux-ci pourraient
être identifiés par un numéro d’ordre et un numéro d’enregistrement unique.
Les listes électorales, cartes d’électeur et candidatures
Le gouvernement souhaite également modifier les délais de publication des listes
électorales. Une version provisoire de celles-ci devra, si le texte est adopté, être publiée au
moins trois mois avant le scrutin. Les listes définitives seraient quant à elles définitivement
arrêtées quinze jours avant la date fatidique.
Les candidatures à l’élection présidentielle
Elles devraient être déposées à la commission ad-hoc au moins soixante jours avant le
scrutin, contre trente aujourd’hui. Ladite commission devrait les transmettre au Conseil
constitutionnel au plus tard 72 heures après la date de clôture, contre 48 heures
actuellement. Le Conseil constitutionnel devrait alors publier la liste définitive des candidats
45 jours avant l’élection.
Pour les élections législatives,
Les candidatures devraient être déposées 45 jours avant le scrutin à la commission en charge
(comme pour les scrutins municipaux). Celle-ci disposerait de dix jours à compter de la date
de clôture pour publier la liste définitive.
Le vote
Tout Ivoirien pourrait s’inscrire dans la circonscription de son choix, et non plus
obligatoirement dans celle où il a été enregistré à l’origine, pour y remplir son devoir
d’électeur. Cette disposition vise à favoriser le vote de populations sujettes aux migrations
internes et à multiplier les bureaux.
Les bureaux de vote
Ils pourraient être installés dans des lieux privés réquisitionnés et aménagés pour l’occasion,
à l’exclusion des domiciles. À l’heure actuelle, seuls les lieux publics peuvent en théorie les
accueillir. Néanmoins, dans la pratique, de nombreux lieux privés ont déjà été réquisitionnés
lors des précédents scrutins. Chaque bureau de vote pourrait comprendre, outre un
président et deux secrétaires désignés par la commission électorale, deux représentants, un
titulaire et un suppléant, pour chaque candidat. Cette disposition deviendrait facultative si le
nouveau texte était adopté.
Les résultats et réclamations
Les résultats provisoires devraient être proclamés dans un délai de cinq jours au niveau
national. Lors de la proclamation, les représentants des candidats seraient tenus d’être
présents. À l’heure actuelle, aucun délai n’est imposé à la commission électorale, ce qui avait
entraîné une polémique en 2010.
III -PLAN DU COURS
Le droit électoral entendu comme le droit des élections politiques et des élections « politico-
administratives », se partage en deux branches : le droit électoral substantiel (Partie I) et le
droit électoral processuel (Partie II).
PARTIE I : LE DROIT ELECTORAL SUBSTANTIEL
Il comprend trois branches : les personnes (TITRE PREMIER), les opérations électorales
(TITRE II) et les finances électorales (TITRE III).
TITRE -PREMIER LES PERSONNES
Parmi les personnes qui interviennent dans le processus électoral, les électeurs occupent
une place essentielle (Chapitre I). Ils choisissent parmi les candidats (chapitre II), les élus
(chapitre III) lesquels ne doivent pas leur élection aux délinquants électoraux (chapitre IV).
CHAPITRE I -LES ELECTEURS
Pour être électeur, il faut avant tout être citoyen.
Les dispositions constitutionnelles suivantes l’attestent assez éloquemment. L’article 33 de la
loi fondamentale de 2000 pose que « … Sont électeurs dans les conditions déterminées par
la loi, tous les nationaux ivoiriens des deux sexes âgés d’au moins dix huit ans et jouissant de
leurs droits civiques et politiques”. La loi constitutionnelle de la République du Sénégal pose
également la même condition en son article 3 :” “Tous les nationaux sénégalais des deux
sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs
dans les conditions déterminées par la loi”.
De ce qui précède, il importe d’insister sur la qualité d’électeur (section 1) qui est justifiée
par l’attache à une commune afin d’être inscrit sur une liste électorale (section 3).
Section 1 : la qualité d’électeur
Elle est reconnue aux nationaux ivoiriens (I) qui possèdent la majorité (II) et qui jouissent de
leurs droits civils et politiques (III).
Paragraphe 1 : LES NATIONAUX
Le code électoral ivoirien précise en son article 3 que : “ Sont électeurs les nationaux
ivoiriens de deux sexes et les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne soit par
naturalisation soit par mariage, âgés de dix-huit ans accomplis, inscrits sur une liste
électorale, jouissant de leurs droits civils et civiques et n’étant dans aucun des cas
d’incapacité prévus par la loi.
Les personnes visées à l’alinéa précédent, vivant à l’étranger et immatriculés dans une
représentation diplomatique ou consulaire, peuvent prendre part à l’élection du président
de la République selon les modalités fixées par décret en Conseil des ministres sur
proposition de la Commission chargée des élections.
Il n’est pas inutile de rappeler les conditions requises pour être ivoirien.
La nationalité ivoirienne par la naissance en CI ou à l’étranger
Art. 6. (Loi n°72-852 du 21 décembre 1972)
Est ivoirien :
1- L’enfant légitime, né en Côte d’Ivoire, sauf si ses deux parents sont étrangers ;
2- L’enfant né hors mariage, en Côte d’Ivoire, sauf si sa filiation est légalement établie à
l’égard de ses deux parents étrangers, ou d’un seul parent, également étranger.

Art. 7. (Loi n°72-852 du 21 décembre 1972)


Est ivoirien :
1- L’enfant légitime ou légitimé, né à l’étranger d’un parent ivoirien ;
2- L’enfant né hors mariage, à l’étranger, dont la filiation est légalement établie à
l’égard d’un parent ivoirien.
B-La nationalité de plein droit (à raison du mariage)
Art. 12. (Décision n°2005-09/PR du 29 août 2005)
Conformément aux dispositions des articles 13, 14 et 40, la femme de nationalité étrangère
qui épouse un ivoirien acquiert la nationalité ivoirienne si elle en fait solennellement l’option
au moment de la célébration du mariage.
Les mêmes dispositions s’appliquent à l’homme de nationalité étrangère qui épouse une
ivoirienne ;
C -La nationalité par la naturalisation
Paragraphe 2 : -LA MAJORITÉ ÉLECTORALE
Selon le code civil, Art. 488. (Loi du 2 février 1933)
La majorité est fixée à 21 ans accomplis ; à cet âge on est capable de tous les actes de la vie
civile. Mais la majorité électorale est fixée par la constitution son article 33 à 18 ans. Le code
électoral en son article 3 fait la précision de luxe suivante : 18 ans accomplis. Les codes
africains semblent s’inscrire dans la même tranche d’âge : au Niger, art. 6 : dix-huit (18) ans
révolus ; au Bénin art 9
La doctrine actuelle de l’administration, telle qu’elle est exprimée par les paragraphes 11 à
33 de la circulaire du 16 octobre 2006, rend correctement compte de l’état du droit. La
circulaire indique qu’en cas d’inscription pendant la période normale de révision des listes, la
condition d’âge s’apprécie à la date de clôture de la liste électorale.
Paragraphe 3 : -LA JOUISSANCE DES DROITS CIVILS ET POLITIQUES
L’article 3 reprenant l’article 33 de la constitution énonce avec clarté que sont éligibles les
ivoiriens “jouissant de leurs droits civils et civiques et n’étant dans aucun des cas
d’incapacité prévus par la loi”.
Ainsi il est interdit à certaines personnes de s’inscrire sur la liste électorale.
Art. 4. – Ne sont pas électeurs les individus frappés d’incapacité ou d’indignité notamment :
• - Les individus condamnés pour crime ;
• - les individus condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis pour vol, escroquerie,
abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et
trafic d’influence, attentat aux mœurs ;
• - Les faillis non réhabilités ;
• - Les individus en état de contumace ;
• - Les interdits ;
• - Les individus auxquels les tribunaux ont interdit le droit de vote et, plus généralement,
ceux pour lesquels les lois ont édicté cette interdiction.
En tout état de cause, l’interdiction de droit de vote d’élection doit être envisagée par une
loi, d’une part, d’une décision de justice qui en fixe la durée.
Section 2 : L’attache avec la commune
L’attache avec la commune s’opère en fonction du domicile (I) et de la résidence (II).
Paragraphe 1 :-LE DOMICILE
Il est important de faire le départ entre ce qu’on pourrait appeler le régime général (A) et
quelques cas singuliers (B).
A -Le régime général
Le code électoral en son article 9 ajusté pose : “Article 9 nouveau
Tout ivoirien remplissant les conditions pour être électeur peut s’inscrire sur la liste
électorale de la circonscription électorale de son choix. Nul ne peut être inscrit dans plus
d’une circonscription électorale.
Remarques : Le droit électoral ivoirien a abandonné la notion de domicile d’origine pour ne
plus tenir compte des attaches matérielles et effectives de l’électeur avec la commune. Car
la condition de domicile n’est plus subordonnée à une condition de durée (six mois au moins
dans la commune) ainsi que l’indiquait l’ancien code électoral ;
Le législatuer ivoirien saute ainsi l’une des limlites du suffrage universel liée au domicile ou à
la résidence.
B- Les cas singuliers
Il s’agit des cas d’acceptation de certaines fonctions conférées à vie (Huissiers de Justice,
Notaire,) et des fonctionnaires assujettis à une résidence obligatoire dans la commune. Droit
électoral français (p. 65)
Mais le droit électoral ivoirien n’a pas retenu ces cas singuliers. Article 9 nouveau
Paragraphe 2 :- LA RESIDENCE
Voir domicile puisque la condition de six mois a été proscrite par l’article 9 nouveau.
SECTION 3 LA PROCEDURE D’INSCRIPTION
L’initiative de s’inscrire sur la liste (I) et l’organe en charge d’inscrire les électeurs seront
étudiés (II).
Paragraphe 1 : L’initiative de l’inscription sur la liste électorale
Plus de 6,5 millions d’Ivoiriens
En Côte d’Ivoire, l’initiative appartient au citoyen ivoirien. Le code en fait une faculté «Tout
ivoirien remplissant les conditions pour être électeur peut s’inscrire sur la liste électorale de
la circonscription électorale de son choix « (article 9 ajusté) sans pouvoir évidemment être
inscrits sur plusieurs listes électorales.
En outre, du recensement, la CI est passée à l’enrôlement. A expliquer.
La distribution des cartes d’électeur s’achève au plus tard huit jours avant le scrutin. Ces
cartes sont délivrées aux intéressés sur présentation d’une pièce d’identité.
L’Imprimerie nationale de Côte d’Ivoire est chargée de l’impression des documents
électoraux. Elle peut, sous le contrôle de la Commission chargée des élections, confier partie
des actes d’impression desdits documents à des imprimeurs préalablement agréés par la
Commission chargée des élections, et inscrits sur une liste.
Paragraphe 2 : L’organe en charge de l’inscription
Article 11 nouveau
La période d’établissement de la liste électorale et les modalités pratiques de son exécution
sont fixées par la Commission Electorale Indépendante. Se rendre au centre d’enrôlement.
Les personnes devant se faire enrôler doivent se présenter munies d’une copie de leur
extrait d’acte de naissance, d’une copie de l’extrait d’acte de naissance de l’un des parents.
COMPOSITION
La nouvelle Commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire a 17 membres au lieu de
31 pour la précédente Commission. Aux côtés des quatre représentants de l’administration,
des quatre de la société civile, des quatre des partis politiques au pouvoir et des quatre de
l’opposition, il y aura un représentant du chef de l’Etat, qui devrait, sauf changement,
présider la nouvelle CEI.
Le 29 mai 2014, le conseil constitutionnel a été saisi par 29 députés aux fins de déclarer
contraires à la constitution, certaines dispositions de la loi portant modification de la loi n°
2001-634 du 19 octobre 2001 portant composition, organisation, attributions et
fonctionnement de la CEI telle que modifiée par la loi n° 2004-642 du 14 décembre 2004 et
par les décisions n°2005-06/PR du 15 juillet 2005 adoptée par l’Ass Nationale en sa séance
publique du 28 mai 2014. Dans sa décision du 16 juin 2013, le CC a jugé la requête des 29
députés recevable en la forme mais irrecevable au fond et déclaré les dispositions de la loi
contestée, conformes à la constitution.
ATTRIBUTIONS DE LA CEI
CHAPITRE II : LES CANDIDATS
En ce qui concerne les élections aux assemblées politiques et politico-administratives, les
personnes désireuses d’exercer un mandat électif sont tenues de déposer une déclaration
de candidature. Quiconque ne peut être élu sans s avoir été candidat. On étudiera le régime
juridique des élections nationales (section 1) et les élections politico-administratives (section
2).
SECTION 1 : LES CANDIDATURES AUX ELECTIONS POLITIQUES NATIONALES
Les règles se distinguent selon qu’il s’agisse des élections présidentielles (1) ou des élections
parlementaires (2).
Paragraphe 1 : La candidature à l’élection présidentielle
A-La nationalités
Article 35 : “Le candidat à l’élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et
de soixante quinze ans au plus. Il doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-
mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit
s’être jamais prévalu d’une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d’Ivoire de façon
continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de
présence effective”.
B-La déclaration
Art. 51. – Chaque candidat est tenu de produire une déclaration de candidature revêtue de
sa signature dûment légalisée. Art. 54. – La déclaration de candidature est obligatoirement
et dûment légalisée.
Tout parti politique ou toute personne ayant fait acte de candidature peut se faire délivrer
une copie de la liste électorale à ses frais.
Quinze jours au plus tard avant le premier tour du scrutin, les listes électorales sont
définitivement arrêtées. Passé ce délai, aucune inscription ni radiation n’est possible.
Le rôle du Conseil constitutionnel
Art. 52. – Les candidatures à l’élection du Président de la République sont reçues par la
Commission chargée des élections, qui les transmet au Conseil constitutionnel au plus tard
dans les soixante-douze heures (contre 48 h dans l’ancien code ) qui suivent la date de
clôture de réception desdites candidatures. La déclaration doit en outre être accompagnée
le cas échéant, d’une lettre d’investiture du ou des Partis ou Groupements politiques qui
parrainent la candidature. Le cautionnement est fixé à vingt millions de francs. Le Conseil
constitutionnel établit la liste des candidats après vérification de leur éligibilité. Il arrête et
publie la liste définitive des candidats quarante-cinq jours avant le premier tour du scrutin.
Paragraphe 2 : -La candidature aux élections parlementaires
L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a connu 11 législatures soit 9 pour la Première
République et 2 pour la seconde République. L’ordonnance n°2011-224 du 16 septembre
2011 a fixé le nombre de députés à 255 pour la législature 2011-2016.
Mode de scrutin
Article 68 : L’élection des députés à l’Assemblée nationale a lieu, dans chaque circonscription
électorale, au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à un tour. Les députés sont
élus au scrutin de liste majoritaire bloquée à un tour, sans vote préférentiel ni panachage.
B-Déclaration de candidature
A la différence de la France où la déclaration de candidature peut être faite sur papier libre
revêtue de la signature du candidat, du nom, … (code électoral art 99), le Code électoral
ivoirien en son Art. 74 dispose que : -“ Chaque candidat est tenu de produire une déclaration
de candidature revêtue de sa signature dûment légalisée”. Cette déclaration doit indiquer le
nom, les nom et prénoms du candidat, la date et le lieu de sa naissance, sa filiation, son
domicile et sa profession.
Code électoral :Art . 75. – La déclaration de candidature à l’élection de député à l’Assemblée
nationale est déposée en double exemplaire auprès de la Commission chargée des élections
au plus tard trente jours avant la date d’ouverture du scrutin. Les candidatures sont
examinées par la Commission chargée des élections.
En outre, par une loi votée le 9 septembre 2004, l’assemblée nationale a institué la
suppléance. Ainsi l’article premier de celle-ci dispose que :” il est institué à l’Assemblée
Nationale, la suppléance des Députés organisée conformément aux dispositions de la
présente loi”. L’article 2 précise que “Il est procédé à la suppléance du Député à l’Assemblée
nationale lorsque celui-ci se trouve dans l’une des situations”.
Les conditions de candidature des suppléants sont les mêmes que celles du titulaire.
Article 5 : de la loi sur la suppléance : “Tout candidat à la suppléance d’un Député à
l’Assemblée nationale doit remplir les mêmes conditions que le candidat titulaire”
C-Situations particulières : hypothèse d’undécès ou d’une disparition
Article 18 de la loi sur la suppléance : « En cas de décès d’un candidat à la suppléance de
Député au cours de la campagne électorale ou pendant le déroulement du scrutin, il est
sursis de plein droit à l’élection dans la circonscription concernée. Il est procédé à de
nouvelles élections dans un délai d’un mois à compter de la date initialement prévue pour la
tenue du scrutin ».
Cette disposition tire son fondement du code électoral en son article 84 qui dispose que :
“ En cas de décès d’un candidat au cours de la campagne électorale ou pendant le
déroulement du scrutin, il est sursis de plein droit à l’élection dans la circonscription
concernée. Il est procédé à de nouvelles élections dans un délai d’un mois à compter de la
date initialement prévue pour la tenue du scrutin”.
SECTION 2 : LES CANDIDATURES AUX ELECTIONS « POLITICO-ADMINISTRATIVES »
Il s’agit des élections municipales (paragraphe 1) et régionales (paragraphe 2).
Paragraphe 1 : Les élections municipales
Art. 135. – Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct et au scrutin de
liste proportionnel et majoritaire à un tour sur des listes complètes sans vote préférentiel ni
panachage.
La liste qui recueille le plus de suffrage exprimés obtient la moitié des sièges à pourvoir.
L’autre moitié des sièges est répartie entre toutes les listes, y compris la liste majoritaire, à la
proportionnelle et aux plus forts restes. Les sièges sont attribués aux candidats dans l’ordre
de présentation sur la liste.
Art. 137. – Tout Ivoirien âgé de vingt-cinq ans révolus, qui a la qualité d’électeur, peut se
présenter aux élections municipales dans toute circonscription électorale de son choix, pour
être élu conseiller municipal sous les réserves énoncées aux articles suivants.
Paragraphe 2 : Les élections régionales
(art 104-132 du Code électoral)

CHAPITRE III : LES ELECTEURS


L’électeur est la personne qui jouit du droit de participer à une élection. L’électeur peut-être
évidemment saisi à partir de son statut juridique, il est alors défini par la possession du droit
de vote, mais il peut également être appréhendé à partir des usages qu’il fait de ce droit.
Tandis que satisfaire aux conditions d’éligibilité rend apte à être élu et les inéligibilités
constituent une incapacité juridique à être élu et à acquérir un mandat électif (section 1), les
incompatibilités établissent une incapacité juridique, non à être élu, mais à exercer un
mandat et à le conserver (section 2).
Section 1 : L’éligibilité et l’inéligibilité voir MELEDJE
Après avoir défini ces notions (I), nous montrerons qu’elles sont soumises à des principes
directeurs (II) et connaissent des conditions générales applicables à la plupart des élections
(II) ainsi que des conditions propres à certaines élections (III).
Paragraphe 1 : définition
L’éligibilité
Selon le lexique des termes juridiques, l’éligibilité[14] est l’aptitude à être élu, qui suppose la
réunion de diverses conditions.
L’inéligibilité
Selon le lexique des termes juridiques l’inéligibilité[15] entraîne l’incapacité d’être élu. Elle
se décline en deux types : l’inéligibilité absolue et l’inéligibilité relative.
La première est une situation qui rend inéligible dans toutes les circonscriptions électorales
(ex. certaines condamnations).
La seconde est la situation qui rend inéligible dans certaines circonscriptions seulement (cas
des fonctionnaires d’autorité qui sont inéligibles dans le ressort ou ils exercent leur
fonctions).
Dans sa décision n°2013-326 QPC du 5juillet 2013, le juge constitutionel francais précise que
les inéligibilités n’ont pas seulement pour effet de rendre irrecevable la candidature et, si le
préfet ne s’y est pas opposé lors du dépôt de celle -ci, d’entraîner la nullité des opérations
électorales. Elle conduit à la démission d’office de celui qui se trouve, postérieurement à
l’élection, dans une situation d’inéligibilité[16].
Paragraphe 2 : Les principes directeurs
La compétence du législateur pour établir les inéligibilités
Le principe d’interprétation stricte des inéligibilités
Le principe jurisprudentiel d’interprétation stricte des inéligibilités a été posé par le juge
constitutionnel français dans sa Décision du 11 mai 1967 – Décision N° 67-366/477 AN,
relative à l’affaire Meurthe-et-Moselle dans son troisième considérant : ,
Paragraphe 2 : Les conditions générales d’éligibilité
La nationalité
La condition d’âge
La capacité
Paragraphe 3 : Les conditions d’éligibilité propres à chaque élection
A-Élection présidentielle :
Pour cette élection, les conditions propres sont entre autres : le cautionnement qui s’élève à
un montant de 20 millions de F CFA ; la nationalité des parents du candidat qui doivent être
ivoiriens d’origine, l’âge minimum de 40 ans requis
B-Elections des Députés : 100.000 F CFA ;
Elections des conseils municipaux : 10.000 F CFA

Section 2 : L’incapacité de conserver un mandat : les incompatibilités


Selon le lexique des termes juridiques, l’incompatibilité est l’interdiction faite au titulaire
d’un mandat politique de cumuler celui-ci avec des fonctions qui pourraient en
compromettre l’exercice. L’incompatibilité ne vicie pas l’élection, mais oblige l’élu à choisir
entre le mandat qu’il a sollicité et la fonction incompatible. Elle n’empêche pas de se
présenter à l’élection. L’on pourrait dégager les principes directeurs de l’incompatibilité (I) et
l’interdiction des cumuls de mandats(II).
Paragraphe 1 : les principes directeurs de l’incompatibilité
L’incompatibilité n’interdit pas la candidature mais s’oppose à la conservation simultanée du
mandat et de la fonction mettant l’élu en situation d’incompatibilité. Ainsi, en cas d’élection,
le candidat élu devra opter entre le mandat acquis et la fonction ou le mandat incompatible.
L’existence d’une incompatibilité est donc sans incidence sur la régularité de l’élection. En
cas de contestation de l’élection, les incompatibilités prennent effet à la date à laquelle la
décision juridictionnelle confirmant l’élection devient définitive.
Paragraphe 2 : l’interdiction des cumuls
En ce qui concerne le cumul des mandats, donnons quelques exemples : un conseiller
régional ne peut détenir qu’un seul autre des mandats locaux suivants : conseiller municipal,
conseiller départemental, conseiller de Paris, conseiller à l’assemblée de Guyane, conseiller à
l’assemblée de Martinique.
En outre, nul ne peut être membre de plusieurs conseils régionaux.

CHAPITRE IV : LES DELINQUANTS ELECTORAUX


La notion de délinquant électoral est utilisée par Bernard Maligner dans son ouvrage intitulé
“Droit électoral”. Il y assimile délit électoral, infraction politique et fraude électoral. Ainsi par
fraude électorale, on peut entendre toute tentation d’un camp à vouloir détourner en sa
faveur tout ou partie du corps électoral.le vfraude donne naissance au contentieux électoral.
Bernard Maligner distingue deux types de délinquants électoraux : les délinquants
électoraux ordinaires (section 1) et les délinquants électoraux particuliers appelés les
fraudeurs (section 2). Les techniques de fraudes électorales seront également abordées.

Section 1 : Les délinquants électoraux ordinaires


Ce sont les auteurs d’une délinquance exempte d’esprit de fraude. Les exemples suivants
permettent de cerner le contenu de cette forme de délinquance :
La distribution de documents électoraux par des agents publics ;
La diffusion auprès du public d’un numéro d’appel téléphonique ;
La distribution de documents électoraux le jour du scrutin ;
La divulgation de résultats en dehors des voix requises (article 86 du code électoral)
SECTION 2 : LES FRAUDEURS
Les fraudeurs peuvent être définis comme les personnes poursuivant comme objectif de
violer délibérément la loi pénale dans le but intentionnellement recherché d’altérer la
sincérité du scrutin ou de fausser ses résultats. En vue de lutte contre les fraudeurs, le
législateur a mis en place un arsenal répressif (voir section 1 du code pénal).
Quelques situations de fraudes déterminées par la loi pénale ivoirienne.
Paragraphe 1 : Manipulation frauduleuse de la liste électorale.
Article 206 : Est puni de « l’emprisonnement « (Loi no 95-522 du 06/07/1995) d’un mois à
un an, et d’une amende de 30.000 à 300.000 francs, quiconque, en utilisant des faux noms,
des fausses qualités, des fausses déclarations, des faux certificats ou en dissimulant une
incapacité électorale :
1o Se fait inscrire sur une liste électorale ;
2o Obtient une inscription sur plusieurs listes ;
3o Fait inscrire ou rayer indûment un électeur d’une liste électorale. Celui qui vote soit en
vertu d’une inscription obtenue dans les cas visés ci-dessus, soit en prenant faussement les
noms et qualités d’un électeur inscrit, est puni de « l’emprisonnement « (Loi no 95-522 du
06/07/1995) de six mois à deux ans et d’une amende de 70.000 à 700.000 francs.
Et puni de la même peine tout électeur qui profite d’une inscription multiple pour voter plus
d’une fois.
Paragraphe 2 : la pression sur les électeurs
Article 209 :Quiconque, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux, manœuvres
frauduleuses, par abus d’autorité ou promesses, surprend ou détourne des suffrages ou
détermine un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter, est puni de «l’emprisonnement»
(Loi no 95-522 du 06/07/1995) d’un mois à un an et d’une amende de 30.000 à 300.000
francs ;
Paragraphe 3 : Dénaturation des résultats
Article 207 : Quiconque, étant chargé dans un scrutin de recevoir, compter ou dépouiller les
bulletins contenant les suffrages, soustrait, ajoute ou altère des bulletins, ou lit un nom
autre que celui inscrit, est puni de « l’emprisonnement « (Loi no 95-522 du 06/07/1995)
d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.000.000 de francs.
Toute autre personne coupable des faits énoncés à l’alinéa précédent est punie de «
l’emprisonnement « (Loi no 95-522 du 06/07/1995) de six mois à deux ans et d’une amende
de 10.000 à 100.000 francs.
SECTION 3 LES TECHNIQUES DE FRAUDE ELECTORALE
Elles peuvent s’observer sur deux plans : au plan institutionnel et au plan juridique
Paragraphe 1 : la fraude au plan institutionnel et administratif.
A- Le charcutage électoral
En premier lieu, le fraudeur dissimule ses intentions dans les opérations de recensement
général de la population en procédant au rétrécissement du fief électoral de l’adversaire
(charcutage électoral
B-Le découpage tendancieux des circonscriptions électorales.
Dans les fiefs de l’opposition aux législatives par exemple, on affecte moins de sièges pour
réduire le volume de candidats éligibles et moins de bureaux de vote pour réduire le nombre
de votes exprimés alors que dans les fiefs du pouvoir, on gonfle à suffisance le nombre de
sièges
C-Le caractère discriminatoire de la composition de la commission électorale
Dans l’organisation des élections, on relève une composition partisane de la commission
électorale et du corps électoral qui demeure en faveur du pouvoir en place.

Paragraphe 2 : la fraude au plan législatif

Le fraudeur dissimule aussi ses intentions dans la loi électorale. Par exemple, on peut durcir
les conditions d’éligibilité ou de vote dans le but d’exclure tout ou partie des adversaires ou
de l’électorat. C’est le cas de l’ivoirité, de l’exclusion de la diaspora, du refus de la double
nationalité, de la manipulation de la limite d’âge (minimale ou maximale), des contraintes de
séjour au pays (augmentation du nombre d’années requis), etc

TITRE II LES OPERATIONS ELECTORALES

Par opérations électorales, il faut comprendre au sens le plus large- celui qu’il convient de lui
donner- les opérations préparatoires au scrutin (chapitre I), qui se distinguent nettement de
la campagne électorale (chapitre II), sans lesquelles il est impossible que se déroule aussi
bien les opérations de vote ( chapitre III) que les opérations finales, postérieures au vote
(chapitre IV).

CHAPITRE I : LES OPÉRATIONS PRÉPARATOIRES AU SCRUTIN

Les opérations préparatoires sont définies comme l’ensemble des opérations qui concourent
à l’organisation de l’élection et qui font intervenir le législateur, le pouvoir exécutif et
l’administration. Ce sont notamment les principes gouvernant l’exercice du suffrage (Section
1) la détermination des modes du scrutin (section 2), la détermination des circonscriptions
électorales (section 3), l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs (section 4).
SECTION 1 : LES PRINCIPES GOUVERNANT L’EXERCICE DU SUFFRAGE

Ces principes sont l’universalité (paragraphe 1), l’égalité (paragraphe 2), la liberté
(paragraphe 3) la démocratie (paragraphe 4) et la sincérité (paragraphe 5).

Paragraphe 1 : le principe de l’universalité du suffrage (rappeler ici le dialogue entre


Clemenceau et le Rothschild)

S’il peut revêtir des modalités différentes – le suffrage peut être direct ou indirect, le
suffrage doit, en tout état de cause, être égal et secret, pour que chaque voix pèse d’un
même poids et pour que chaque voix s’exprime librement. Le suffrage universel est la
première condition d’une vie politique démocratique.

Il se laisse saisir à l’article 8 de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la


gouvernance : Les Etats parties éliminent toutes les formes de discrimination, en particulier
celles basées sur l’opinion politique, le sexe, l’ethnie, la religion et la race, ainsi que toute
autre forme d’intolérance. L’article 25.B du Pacte International sur les droits civils et
politiques évoque également le principe d’égalité devant le suffrage.

Paragraphe 3 : le principe de la liberté du suffrage

Elle se manifeste à travers la liberté donnée à l’électeur de choisir entre plusieurs candidats.
La liberté de l’électeur se mesure aussi par le choix qu’il a entre voter et ne pas voter de
même que l’autonomie d’action que lui procure le mode de scrutin.

Paragraphe 4 : le principe de l’élection démocratique

Selon les principes de la démocratie électorale, tous les citoyens jouissent de mêmes droits
de participer en tant qu’électeur et que candidat ; ils doivent tous jouir des mêmes droits de
vote

Paragraphe 5 : la sincérité du vote


La notion de « sincérité du scrutin « est, sans doute, l’une des plus répandues du droit
électoral. Le juge électoral, quel qu’il soit, l’utilise très fréquemment dans ses décisions et lui
fait même jouer un rôle majeur puisque c’est son respect ou son atteinte qui détermine, le
plus souvent, le sort du contentieux en cours.

On peut définir la sincérité du scrutin comme le révélateur de la volonté réelle de l’électeur.

SECTION 2 : LES LIMITES DU SUFFRAGE UNIVERSEL

Selon Philippe ARDANT[17], le suffrage dit universel n’est jamais entièrement universel.
Cette analyse ne manque pas de pertinence. Car en Côte d’Ivoire, sur 24 millions d’habitants,
seulement 6 millions 500 sont inscrits sur la liste électorale.

En outre, tous les citoyens ne s’inscrivent pas sur la liste électorale. Il existe en effet, toute
une série de limitations matérielles ou juridiques de portée variable selon le pays qui
montrent que le suffrage ne peut jamais être universel.
Citons quelques limitations :
Paragraphe 1 : la majorité électorale
Un minimum de maturité, de conscience civique et politique, est indispensable pour pouvoir
prétendre à participer aux élections. Aussi dans tous les pays existe-t-il un âge minimum au-
dessous duquel les enfants et les adolescents ne pas électeurs.
Paragraphe 2 : la nationalité
Le droit de suffrage, droit civique est réservé en général aux nationaux. Les étrangers en sont
exclus. Et même pour les nationaux, les règles électorales peuvent être très sévères : article
35 de la constitution ivoirienne.
Paragraphe 3 : le passé judiciaire :
Les individus qui ont maille à partir avec la justice et qui ont été condamnés pour des
infractions graves sont souvent privés du droit de vote, ils en, sont « indignes ». Considérés
comme de mauvais citoyens, ils sont exclus du corps électoral. A temps ou à vie.
Paragraphe 4 : les aliénés
Un minimum de discernement est requis pour exercer le droit de suffrage. Les maladies
mentales privent certains citoyens de leurs facultés intellectuelles et les législations
électorales prévoient qu’ils ne peuvent alors avoir la qualité d’électeurs.
NB : On voit bien que certaines réalités du suffrage universel l’écartent violemment de la
dignité humaine, fondement des DH.SECTION 3 : LA DÉTERMINATION DES MODES DU
SCRUTIN
Les modes de scrutin, ce sont les règles qui fixent la manière dont il est possible de se porter
candidat et d’être élu[18]. Le mode de scrutin est une technique, permettant de transformer
des suffrages, par définition individuels, en nombre de sièges. Suivant le choix qui en est fait,
le résultat n’est pas le même, parfois dans des proportions considérables.
Les modes de scrutin présentent trois caractéristiques dont certaines peuvent se combiner.
Ce sont notamment le scrutin uninominal/ scrutin de liste (paragraphe 1), scrutin
majoritaire/scrutin proportionnel (paragraphe 2).
Paragraphe 1 : distinction entre le scrutin uninominal et le scrutin de liste
Le scrutin uninominal et le scrutin de liste sont différents aussi bien dans leur principe que
dans leurs modalités et conséquences[19]. Selon qu’il s’agisse d’un seul candidat ou de plus
d’un candidat à désigner, on choisit le scrutin uninominal (A) ou alors le scrutin plurinominal
(B).
Le scrutin uninominal
Le principe : dans ce scrutin, l’électeur ne vote que pour un seul candidat. Le bulletin de vote
peut porter un seul nom surtout dans les petites circonscriptions. Mais en cas de pluralité de
candidatures, il peut porter les oms et photographies de tous les candidats. Exemple :
l’élection du Président de la République. Le scrutin uninominal ne s’applique qu’au scrutin
majoritaire.
Modalités : aucune modalité particulière.
Conséquences : elles se remarquent sur le plan politique. Le scrutin uninominal a pour effet
l’existence d’un lien personnel entre l’élu et l’électeur parce qu’on vote pour celui que l’on
connaît, celui que l’on préfère. Ainsi, ce ne sont pas toujours les idées ou programmes qui
guident le choix des électeurs.
Le scrutin de liste ou plurinominal
Principe : L’électeur vote pour plusieurs candidats qui sont présentés sur une même liste ou
sur un même bulletin de vote dans le cadre d’une circonscription relativement étendue. Ce
système s’applique au scrutin majoritaire. Se posent alors selon le Doyen MELEDJE DJEDJRO,
deux questions relatives aux modalités : celle de la liberté de l’électeur et celle de l’égalité
entre les candidats.
De la liberté de l’électeur
Le poids des partis politiques ici est déterminant. On assiste à un accaparement du suffrage
par les partis politiques. La liberté de choix de l’électeur est entre les listes bloquées et les
listes réaménagées. Cette liberté s’apprécie à la distinction entre le système de listes
bloquées et le système de listes réaménagées.
Le système de listes bloquées : le citoyen vote pour une liste entière.
Le système de listes réaménagées : le vote est ici personnalisé.
L’électeur peut réaménager l’ordre de présentation à l’intérieur de la liste. Ce système
appelé le vote préférentiel est pratiqué en Autriche, Finlande, au Pays Bas, en Suisse et au
Luxemburg.
Mais l’électeur peut également dresser sa propre liste en choisissant les candidats figurant
sur les listes proposées.
De l’égalité des candidats d’une même liste dans un scrutin proportionnel de liste bloquée
Dans un scrutin de liste, chaque liste doit comporter autant de noms que de sièges à
pourvoir.-dans un scrutin de liste majoritaire, c’est toute la liste qui est élue ou alors n’est
pas élue ; - dans un scrutin proportionnel, certains noms ceux qui sont situés loin de la tête
de liste ont moins de chance d’être élus. Tout dépend de la hiérarchie qui est établie par le
parti entre ses candidats.
Conséquences :
L’inexistence d’un lien personnel entre l’élu et l’électeur (au contraire du scrutin uninominal)
car souvent ce n’est que la tête de liste que l’on connaît ;
On pourrait supposer que ici que seules les idées ou programme ont pu retenir l’attention de
l’électeur. Mais cela n’est pas toujours évident.
Paragraphe 2 : scrutin majoritaire/scrutin proportionnel
Quel pourcentage de voix faut-il à un candidat choix pour être élu ? le choix est à faire entre
le scrutin majoritaire (A) et la représentation proportionnelle (B).
Le scrutin majoritaire
C’est le mode de scrutin qui permet d’attribuer la totalité des sièges à la liste ou au candidat
qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. Il s’applique au scrutin uninominal ou au
scrutin de liste. Il peut se dérouler en un tour ou en deux tours.
Le scrutin majoritaire à un tour
L’élection a lieu en un seul tour. Le candidat ou la liste qui obtient plus de voix que ses
concurrents remportent l’élection. Exemple : Grande Bretagne
Avantages :
Le système est efficace en ce qu’il permet une majorité politique stable et homogène ;
Le système favorise l’alternance ;
Favorise le bipartisme
Inconvénients
Effacement du parti tiers et inégalité entre les deux partis venant en tête ;
Scrutin injuste, brutal et peu juste car on peut être majoritaire en nombre de sièges obtenus
sans l’être dans l’opinion.
Le scrutin majoritaire à deux tours
Le scrutin a lieu en deux tours. Pour être déclaré vainqueur au premier tour, la liste ou le
candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages, c’est-à-dire 50 % + 1. Si aucune liste
n’a pu obtenir la majorité absolue, un deuxième tour est organisé, assorti quelquefois d’une
condition de représentativité des partis ou des candidats appelés à participer à ce deuxième
tour. Voir Fascicule MELEDJE p. 210.
La représentation proportionnelle
C’est un scrutin de liste ou scrutin plurinominal qui permet d’attribuer les sièges entre les
listes en présence proportionnellement au nombre de voix qu’elles ont recueillies. La
représentation proportionnelle est un système très variable et surtout extrêmement
complexe de distribution des sièges entre les listes en présence.
Plusieurs méthodes permettent de déterminer le nombre de sièges à attribuer à chaque liste
dont deux seront évoquées ici.
La méthode du quotient électoral (QE)
C’est le rapport entre les suffrages exprimés et le nombre de sièges à pourvoir. Les suffrages
exprimés équivalent au nombre de votants moins les bulletins nul et blanc.
Ici, il existe trois méthodes de calcul des restes.
Méthode de la répartition des restes au niveau national ;
Méthode des plus forts restes ;
Méthode de la plus forte moyenne
Le système d’Hondt
Avantage :
L’opinion est proportionnellement représentée ;
La classe politique est la représentation fidèle des convictions du pays ;
SECTION 3 : LES EFFETS DES MODES DE SCRUTIN
Ils portent à la fois sur la représentation, sur les partis politiques et sur le fonctionnement
des institutions.
A-Effets sur la représentation
Le scrutin majoritaire et la répartition proportionnelle ont des effets sur la représentation
même si ceux du second apparaissent moins injustes.
Le scrutin majoritaire face à la représentation
Ce scrutin est qualifié d’injuste. Cela a pour conséquences que d’autres tendances bien
qu’importantes ne soient pas représentées. Toutefois, lorsqu’il est à un tour, il permet la
constitution d’une majorité claire. Ce qui favorise la stabilité politique.
Lorsqu’il est à deux tours, il favorise les coalitions ; ce qui favorise les coalitions.Ce qui
renforce également la position du parti arrivé en tête des élections. Il désavantage les partis
qui ne peuvent pas faire des alliances : exemple le Front national en France.
Les effets de la représentation proportionnelle sur la représentation
Il est plus juste car reflète le poids effectif de chaque parti.Il favorise aussi la représentation
des partis minoritaires et entraine en conséquence la diversité. Les majorités sont difficiles à
constituer.
Néanmoins, le pouvoir des partis se trouve renforcé au détriment de la liberté des électeurs.
Carce sont les partis qui confectionnent leurs listes.
B-Les effets sur les partis politiques et sur le fonctionnement des institutions
Sur le scrutin majoritaire entraîne la stabilité, ce n’est pas le cas de la Représentation
proportionnelle.
Les effets sur les partis politiques
Scrutin majoritaire : il favorise le bipartisme lorsqu’il est à un tour car les électeurs votent
utiles. Exemple : Grande Bretagne.
Lorsqu’il est à tours, il favorise le multipartisme limité ou tempéré car il implique des
alliances donc les, négociations et des concessions, en vue du ballotage. Ce qui a pour effet
de favoriser les partis politiques du centre et non les extrêmes.
Représentation proportionnelle : elle favorise la discipline au sein des partis et leur
multiplication au sein de la représentation. On parle de multipartisme affirmé.
E mode scrutin ne créé pas le système politique. Il l’accompagne en le favorisant et en le
protégeant.
Les effets sur le fonctionnement des institutions
Scrutin majoritaire : il favorise l’apparition de la majorité et donc de la stabilité de la dans la
gouvernance du pays quand il est à un tour. Représentation proportionnelle : l’existence de
nombreux partis implique nécessairement une coalition (souvent avec les partis centristes)
pour dégager une majorité. La stabilité n’est donc pas garantie car il ya manque
d’homogénéité.
Section 4 : La détermination des circonscriptions électorales
Cette donnée est elle-même conditionnée par le choix du mode de scrutin notamment pour
les élections aux assemblées (législatives, municipales, régionales, etc). Il faut choisir entre le
système de la circonscription unique (paragraphe 1) et celui des circonscriptions plurielles
(paragraphe 2). Dans tous les cas, le découpage électoral demeure important (paragraphe
3).
Paragraphe 1 : Le système de la circonscription unique
Il est valable pour l’élection présidentielle parce qu’il ya un seul élu.
Paragraphe 2 : Les circonscriptions plurielles
Le système du nombre de circonscriptions égal au nombre de listes ou de candidats à
désigner : autant de circonscriptions que d’élus ;
Le système des circonscriptions plurielles dont le nombre reste à préciser : le nombre de
circonscriptions est variable en raison de la combinaison entre le scrutin de liste et le scrutin
uninominal.
Paragraphe 3 : Les principes du découpage électoral
Avant de préciser ses principes de base (B), l’objectif du découpage électoral doit être
dégagé (A).
Objectif
Le découpage électoral vise à établir une égalité de représentation entre groupes politiques
et entre les populations.
Principes de base
Équilibre démographique : faire en sorte qu’à un nombre d’habitants corresponde un
nombre fixe d’élus ;
Équilibre territorial, ethnique et tribal : recherche de l’homogénéité ;
Équilibre entre les villes et les localités rurales
Au terme du découpage, tous les électeurs doivent peser de la même manière dans
l’élection et dans la vie politique.
Mais à l’analyse, le découpage électoral connaît de sérieuses limites.
L’insuffisance de données sur la démographie due à la rareté du recensement général ;
Le pouvoir exclusif reconnu à l’administration pour le découpage électoral de sorte que le
contenu de l’intérêt général variant, le découpage électoral subi les vicissitudes du politique.
Toutes ces difficultés amènent à l’annulation des dispositions de l’article 25.B du Pacte
International sur les droits civils et politiques qui fait référence au principe d’égalité devant
le suffrage. Ces difficultés amènent également à la violation du protocole de la CEDEAO sur
les élections libres, transparentes et démocratiques.
Section 3 : la distribution des cartes d’électeurs
CHAPITRE II LA CAMPAGNE ELECTORALE
La campagne électorale, moment fort et souvent déterminant des élections, est cette
période où les candidats et les programmes s’affrontent en vue de séduire les lecteurs et
d’obtenir leurs suffrages. Quels sont les moyens de propagande dont disposent les candidats
pour convaincre les électeurs (section 1) quels sont les interdits de la campagne (section 2)
CHAPITRE III LES OPERATIONS DE VOTE
Opérations préparatoires au vote (section 1) et vote proprement dit des électeurs (section
2).
CHAPITRE IV LES OPÉRATIONS FINALES, POSTÉRIEURES AU VOTE.
Le dépouillement du scrutin (section 1) nécessite d’apprécier la validité du scrutin et permet
d’attribuer les suffrages aux candidats (section 2). Cette opération, susceptible de soulever
des problèmes de contrôle juridictionnel épineux, aboutit à la rédaction du procès verbal et
à la proclamation des élus (section 3).

PARTIE II : LE DROIT ELECTORAL PROCESSUEL


Par droit électoral processuel, il faut entendre l’ensemble des règles de droit externe et,
surtout, de droit interne, normes constitutionnelles, législatives, réglementaires et
jurisprudentielles applicables en matière de contentieux électoral, à l’occasion d’une
élection. Le litige électoral porté devant une juridiction, est différencié selon que le
contentieux se rapporte à l’électorat ou à la liste électorale (Titre Premier), à l’élection (Titre
deuxième) ou aux finances électorales ( Titre 3).

TITRE PREMIER : LE CONTENTIEUX DE LA LISTE ÉLECTORALE


Le contrôle juridictionnel des actes préélectoraux s’explique par le fait qu’”émanant dans la
plupart des cas d’autorités administratives liées au pouvoir, ces actes, selon CHEVONTIAN
R[20], peuvent céder à la tentation de subjectivisme politiques. Le contrôle des listes
électorales (chapitre 1) et des candidatures (chapitre 2) est donc indispensable.

Chapitre 1 : Le contrôle de l’établissement des listes électorales


Selon le code électoral en son article 6. – La liste électorale est un document administratif
sur lequel sont inscrits l’ensemble des électeurs. Elle est permanente et publique. Le
contrôle de l’établissement de celle-ci passe par la reconnaissance du droit de réclamation
aux citoyens (paragraphe 1) et par la désignation par les autorités des organes compétents
(paragraphe 2).
Section 1 : La reconnaissance du droit de réclamation aux citoyens
Selon les dispositions pertinentes de l’article 6 du code électoral, “La liste électorale est
tenue à jour annuellement par la Commission chargée des élections, pour tenir compte des
mutations intervenues dans le corps électoral”.
En application de cette disposition, la législation ivoirienne en l’instar de celle des autres
pays reconnait aux citoyens ivoiriens, le droit non seulement de réclamer son inscription
(Art. 5. – La qualité d’électeur est constatée par l’inscription sur une liste électorale. Cette
inscription est de droit mais aussi de demander, le cas échéant, la radiation des individus
inscrits à tort (Art. 12. – Tout électeur inscrit sur la liste de la circonscription électorale peut
réclamer l’inscription d’un individu omis ou la radiation d’un individu indûment inscrit).
Section 2 : Les différents organes compétents
En Côte d’Ivoire, selon les dispositions de l’article 12 nouveau, les décisions de la
Commission Electorale Indépendante portant sur le contentieux de la liste électorale
peuvent faire l’objet d’un recours devant le tribunal territorialement compétent sans frais,
par simple déclaration au greffe dudit tribunal. Le recours n’est pas suspensif. Les juridictions
saisies doivent statuer dans les huit (08) jours à compter de leur saisine.
Tel n’est pas le cas au Bénin. Dans ce pays, la compétence en la matière est reconnue à la
Cour constitutionnelle qui est également le juge du contentieux des résultats. Cette
conception des choses selon Simon DAKO[21], comporte l’inconvénient de surcharger la
haute juridiction. Cependant, il a l’immense avantage d’assurer l’unicité de la jurisprudence
en matière d’élections nationales.
Les décisions rendues par ces juridictions ne sont susceptibles d’aucun recours.

CHAPITRE 2 : LE CONTRÔLE DES CANDIDATURES


La liste des candidats est établie soit par l’autorité administrative soit par le juge
constitutionnel ou par le CE. Dans tous les cas, les litiges afférents à cette opération, relèvent
de la compétence du juge constitutionnel ou du juge administratif.
Section 1. La compétence du juge constitutionnel
L’élection du président de la République : Art 56. – Dès réception des candidatures, celles-ci
sont publiées par le Conseil constitutionnel. Les candidats ou les partis politiques les
parrainant éventuellement, adressant au Conseil constitutionnel leurs réclamations ou
observations dans les soixante douze heures suivant la publication des candidatures. Le
Conseil constitutionnel établit la liste des candidats après vérification de leur éligibilité. Il
arrête et publie la liste définitive des candidats quinze jours avant le premier tour du scrutin.
Les quatre arrêts de la Cour suprême-Chambre constitutionnelle, portant sur le contentieux
de l’éligibilité (arrêt n°1 du 12 octobre 1990 portant candidature Achi Koman à la Présidence
de la République ; arrêt n° 2 du 12 octobre 1990 portant candidature GBAGBO Laurent à la
Présidence de la République ; arrêt n° 3 du 12 octobre 1990 portant candidature de Kouakou
Mandjouadja à la Présidence de la République ; arrêt n° 4 du 12 octobre 1990 portant
candidature de Félix Houphouët Boigny à la Présidence de la République), sont évidemment
les premiers actes juridictionnels rendus dans le cadre du contentieux de l’élection
présidentielle en Côte d’Ivoire.
Les faits des espèces sont les suivants :
Du rejet de la dérogation sollicitée par la candidature de Kouakou Mandjouadja
Le candidat, ayant moins de 40 ans avait exercé un recours gracieux auprès du Président
FHB, lui-même candidat afin d’obtenir de celui-ci une dérogation. FHB avait à son tour
déféré sa requête auprès de la chambre constitutionnelle.
A l’analyse, l’article 4 de la loi n° 85-1073 du 12 octobre 1985 relative à l’élection du
Président de la République prévoit que “nul ne peut être Président de la république s’il n’est
âgé de quarante ans révolus. Or, au vu du dossier de candidature qu’il a fourni, M.
KOUAKOU Mandjiuadja est né vers 1951 ; il n’a donc pas l’âge requis pour présenter sa
candidature à cette élection.
FHB voir page 48 de l’ouvrage du prof MELEDJE D. ;
M. ACHI Koman
Ces décisions apparemment anodines pour certains, non seulement dévoilent l’impuissance
du juge électoral à s’opposer à l’arbitraire électoral ( cas de M. ACHI Koman : la campagne
électorale était déjà ouverte lorsque l’assemblée nationale se réunie en AG extraordinaire
pour modifier la loi électorale afin d’augmenter le cautionnement à 20 millions) mais
montrent les reflexes du parti unique (cas de Kouakou Mandjouadja qui sollicite une
dérogation).
Autres arrêts : p. 263-304 de l’ouvrage du prof MELEDJE D
L’élection des députés : Art . 75. S’il apparaît qu’une candidature a été déposée par une
personne inéligible, la Commission sursoit à l’enregistrement de la candidature avec
notification dans les quarante huit heures de la décision à l’intéressé.
Celui-ci dispose d’un délai de trois jours pour saisir le Conseil constitutionnel qui statue dans
les trois jours de sa saisine. Si le délai de notification n’est pas respecté, la candidature doit
être enregistrée.
SECTION 2 La compétence du juge communautaire
La Cour de justice de la CEDEAO a rendu son arrêt sur la plainte formulée par les partis de
l’ex-majorité contre l’Etat burkinabè à l’effet de statuer sur précisément l’article 135 du
nouveau Code électoral, qui rend inéligibles aux prochaines élections, les personnes ayant
soutenu la modification de l’article 37 de la Constitution. La Cour a « dit que le Code
électoral du Burkina Faso, tel que modifié par la loi n°005-2015/CNT du 07 avril 2015, est
une violation du droit de libre participation aux élections » et « ordonne en conséquence à
l’Etat du Burkina de lever tous les obstacles à une participation aux élections consécutifs à
cette modification ».
Section 2 : La compétence du CE
Art 121 l’élection au Conseil régional. Le Conseil d’Etat peut être saisi par le candidat, le parti
ou groupement politique ayant parrainé la liste dans un délai de trois jours à compter de la
date de notification de la décision de rejet du dossier.
Le Conseil d’Etat statue dans un délai de trois jours à compter de sa saisine. Si le Conseil
d’Etat ne s’est pas prononcé dans le délai susmentionné, la candidature doit être
enregistrée.
Art. 127. – Le contentieux des élections aux Conseils régionaux relève de la compétence du
Conseil d’Etat.
Art. 128. – Tout électeur ou candidat de la circonscription électorale concernée peut
contester une inscription sur les listes de candidatures au plus tard quinze jours avant le jour
du scrutin.
Les réclamations sont adressées par écrit à la Commission chargée des élections qui les
transmet sans délai au Conseil d’Etat. Lorsque la Commission chargée des élections constate
un cas d’inéligibilité, elle procède conformément aux dispositions des articles 119, 120 et
121 de la présente loi.

TITRE DEUXIÈME : LE CONTENTIEUX DE L’ELECTION.


Compris comme le corpus des normes législatives, réglementaires et jurisprudentielles
relatives à l’introduction et à la recevabilité des recours, au déroulement de l’instance et au
jugement des contestations portées devant un juge, dit de l’élection, le droit applicable au
contentieux de l’élection- en bref, le droit du contentieux électoral – n’est pas uniforme. En
effet, le droit du contentieux est constitué de règles différentes selon que l’élection est une
élection politique nationale ou une élection politico-administrative. Par conséquent,
l’examen du droit du contentieux des élections politiques (chapitre I) précédera celui du
droit contentieux des élections politico-administratives (chapitre II).

CHAPITRE I : LE DROIT DU CONTENTIEUX DES ELECTIONS POLITIQUES NATIONALES


Il s’agit de déterminer les règles applicables au contentieux des élections politiques stricto
sensu, c’st –à-dire des élections nationales que sont l’élection présidentielle, d’une part
(section1), et des élections parlementaires, d’autre part (section 2).
SECTION 1 Le droit du contentieux de l’élection présidentielle
En prévoyant dans son article 94 que “Le Conseil constitutionnel statue sur : - L’éligibilité des
candidats aux élections présidentielle et législative ; - Les contestations relatives à l’élection
du Président de la République et des députés.” Et qu’il “ proclame les résultats définitifs des
élections présidentielles, la constitution de 2000 semble conférer au conseil constitutionnel,
d’une manière exclusive le contrôle de l’élection.
Sur la proclamation des résultats : arrêt n° E 02 -2000 relatif à la proclamation définitive des
résultats du scrutin à l’élection du Président de la République du 22 octobre 2000. M Laurent
GBAGBO avait obtenu 59, 36 % ds suffrages exprimés (pages 302-307 GRANDS ARRETS DU
CC, MELEDJE DJEDJRO).
Le rôle exclusif et la compétence apparemment sans limites du CC en matière d’élection
présidentielle sont confirmés par les dispositions 46 et 47 du code électoral. En témoignent
les trois cas de report de l’élection par le CC :
Selon l’Art 46 du code électoral, le Conseil constitutionnel peut décider le report de
l’élection si :
- Dans les sept jours précédant la date limite du dépôt de présentation des
candidatures, une des personnes ayant, moins de trente jours avant cette date,
annoncé publiquement sa décision d’être candidat, décède ou se trouve empêchée
-avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché ;
-enfin en cas de décès ou d’empêchement de l’un des deux candidats arrivés en tête à l’issue
du premier tour”
Art 47 : “…- En cas d’événements ou de circonstances graves, notamment d’atteinte à
l’intégrité du territoire, de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement
normal des élections ou la proclamation des résultats, le président de la Commission
chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de
constatation de cette situation.
Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt quatre heures, d’arrêter ou de poursuivre les
opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats…”
De plus, le CC est seul habilité à intervenir en cas de vacance ou d’empêchement du
Président de la République ; -
Article 40 de la constitution : En cas de vacance de la Présidence de la République par décès,
démission, empêchement absolu, l’intérim du Président de la République est assuré par le
Président de l’Assemblée nationale pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt
dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l’élection du nouveau Président de la
République.
L’empêchement absolu est constaté sans délai par le Conseil Constitutionnel saisi à cette fin
par une requête du Gouvernement, approuvée à la majorité de ses membres. Les
dispositions des alinéas premier et 5 de l’article 38 s’appliquent en cas d’intérim. Le
Président de l’Assemblée nationale, assurant l’intérim du Président de la République ne peut
faire usage des articles 41 alinéas 2 et 4, 43, et 124 de la Constitution

[1]Alain Didier OLINGA, POLITIQUE ET DROIT ELECTORAL AU CAMEROUN : ANALYSE


JURIDIQUE DE LA POLITIQUE ELECTORALE, Polis / R.C.S.P. / C.P.S.R. Vol. 6, N° 2, 1998
[2] G HERMET, le passage à la démocratie, Paris, Press de Science po, 1996.
[3] O. DUHAMET et Y. MENEY Dictionnaire de droit constitutionnel,
[4] HAURIOU M, Précis de droit constitutionnel, Paris, PUF, 1992, P1075.
[5]LEHINGUE P, Le vote, Approches sociologiques de l’institution et des comportements
électoraux, La Découverte, Paris, 2011, p. 93.
[6] Dictionnaire de la culture juridique
[7] BAUDOUIN, Introduction à la sociologie politique, Paris, Points Essais, 1998, p. 199.
[8] Vincent JY et VILLIERS MD, Code électoral commenté, Lex isNexis Litec, 8 ème éd. 2007,
p.18
[9] BASTION JC et CHABANIER, Le droit des élections locales, LGDJ 2004, coll. Systèmes, p. 19
10] Sophie Théron, La notion de condition : Contribution à l’étude de l’acte administratif,
Editions l’Harmattan – Logiques juridiques, 2002,
[11] . BRAUD P, Le comportement électoral en France ; Paris, PUF, 1973 .
[12] VIGNAUD M. Les élections du 2 janvier 1956 en Côte d’Ivoire . In : Revue française de
science politique, 6ᵉ année, n°3, 1956. Pp. 570-582. www.persee.fr/doc/rfsp_0035-
2950_1956_num_6_3_40271
[13] a expliqué le porte-parole du gouvernement, le ministre Bruno Koné.
[14] GUILLIEN R VINCENT J, Lexique des termes juirdiques, Paris, DALLOZ, 2010, p. 385
[15] GUILLIEN R VINCENT J, Lexique des termes juirdiques, Paris, DALLOZ, 2010, p. 385
[16] M. Jean-Louis M, Inéligibilités au mandat de conseiller municipal, Décision n°2013-326
QPC du 5juillet 2013.
[17] ARDENT P, Institutioins politiques et droit constitutionnel, LGDJ, 13 éd., 2001, p. 199.
[18] Jean Claude MASCLET, Droit électoral, Paris, PUF, Collection Droit fondamental, 1989.
[19] SALAMI (ID, GANDONOU DOM, Droit constitutionnel et institutions du Bénin, p 141
[20] R. CHEVONTIAN, Un labyrinthe juiridique, le contentieux des actes préparatoires en
matière d’élections politiques, RFDA, 1994, n° 10 pp. 793
[21] DAKO S, Processus électoraux et transitions démocratiques en Afrique noire
francophone : Etudes des cas du Bénin, Cameroun, Gabon, Sénégal et Togo., Thèse unique,
Université d’Abomey-Calavi, p. 238

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