Orbitales Moléculaires : diatomiques A2
Comme première approche, pour construire les O.M. il suffit de faire une combinaison linéaire d’OA.
Prenons par exemple la liaison des molécules diatomiques homonucléaires ‐ molécules de la forme
A2 : la molécule la plus simple de ce modèle est le dihydrogène H2. Chaque atome d’hydrogène dans
H2 possède une seule orbitale 1s. Les fonctions d’onde atomiques peuvent avoir des phases soit
positive ou négative : il y a deux façons d’ajouter des fonctions d’onde, soit en fois en phase (soit +
avec + ou – avec –) ou hors‐phase (+ avec –) :
+ Recouvrement
+ + +
constructif
1s 1s H-H
+ Recouvrement
+ -
destructif
1s 1s H-H
Le recouvrement résultant de la combinaison en phase (+ et +) conduit à la formation OM, dite
liante, et appelée sigma (σH‐H). Cette OM est stabilisée. A contrario, le recouvrement résultant de la
combinaison hors‐phase conduit à la formation d’une OM antiliante H‐H et elle est déstabilisée (plus
que la stabilisation de l’OM sigma). D’où le diagramme d’OM de l’hydrogène1 :
E
+ -
H-H
+ +
1s 1s
H-H
+
H H2 H
La configuration électronique de H2 dans son état fondamental est donc : (HH)2
∑ ∑
L’indice de liaison est donné par la formule : où nl est le nombre d’électrons dans des
OM liantes et nal le nombre d’électrons dans des OM anti‐liantes. Pour le dihydrogène :
il(H2) = (2 ‐ 0)/2 = 1.
Pour les diatomiques homonucléaires dont les atomes sont de la 2eme période de la classification
périodique des éléments, il y a des recouvrements entre les OA 2p (l’axe z étant l’axe de la
diatomique) :
Si la différence d’énergie entre la 2s de A(1) et la 2p de A(2) est supérieure à 12eV alors le diagramme
est dit « non corrélé ». Sinon, il faut tenir compte de l’interaction 2s‐2p : on dit que le diagramme est
« corrélé ». Généralement, les OM 2s sont stabilisées et les 2p sont déstabilisées (d’où inversion
possible entre la 2p et les ). Ici les cas O2 (non corrélé) et N2 (corrélé)1 :
1
OrbiMol : bases de données d’orbitales moléculaires – section diatomiques.
[Link] par P. Chaquin et F. Fuster, Laboratoire de Chimie Théorique,
UPMC Univ. Paris 06‐ UMR CNRS 7616, Paris.