CHAPITRE 1
CHAPITRE 1
GÉOLOGIE
La géologie, du grec ancien γη- (ge-, « terre ») et λογος (logos, « parole »,
« raison »): est la science qui traite de la composition, de la structure, de
l'histoire et de l'évolution des couches internes et externes de la planète
Terre, et des processus qui la façonnent
DISCIPLINES FONDAMENTALES DE LA
GÉOLOGIE
• Paléontologie
• Stratigraphie
• Pétrographie
• Géologie structurale
DISCIPLINES SPÉCIALISÉES DE LA
GÉOLOGIE
• Branches des disciplines fondamentales : Micropaléontologie,
Palynologie, Pétrologie, Sédimentologie
• Disciplines en liaison avec d’autres branches: Géophysique,
Géochimie, Géostatistiques….
• Disciplines en relation avec l’exploitation des substances
naturelles: Hydrogéologie, Métallogénie, Géologie du pétrole….
STRATIGRAPHIE
Etude de la stratification des roches
sédimentaires et des conditions de
dépôts des différentes couches
géologiques
PÉTROGRAPHIE
Etude des roches (constituants, origine,
conditions de formation)
GÉOLOGIE STRUCTURALE
Etude de la déformation des
roches et des contraintes
tectoniques qui les génèrent
PALÉONTOLOGIE
Etude des fossiles pour dater les roches et
événements géologiques et reconstituer les
milieux et environnements de dépôts
Séance 1
Séance 1
Séance 1
TEMPS GÉOLOGIQUE
1. La plupart des phénomènes géologiques
sont des phénomènes très lents (quelques
mm à quelques cm par an)
2. Les durées de temps géologiques =
dizaine à centaines de Ma
3. L’unité de temps géologiques = Ma
4. Les phénomènes géologiques ne peuvent
être compris dans si on les met dans le
cadre temporel de temps géologiques
ECHELLE STRATIGRAPHIQUE
Séance 1
AGE ABSOLU DE LA TERRE
Séance 2
AGE ABSOLU DE LA TERRE
Les premiers naturalistes qui ont observé les formations sédimentaires
ont bien pris conscience de la lenteur des processus géologiques.
Charles Darwin pensait que 100 millions d’années étaient
nécessaires pour expliquer l’évolution des espèces
Lord Kelvin, un des plus brillants physiciens du 19e
siècle, partant de l'hypothèse que la Terre était en
fusion au moment de sa formation, calcula qu'il fallait
entre 20 et 40 millions d'années pour qu'elle atteigne
son stade de refroidissement actuel
Séance 2
AGE ABSOLU DE LA TERRE
La découverte de la radioactivité en
1896 par Henri Becquerel, et son étude
par Marie Sklodowska et son mari
Pierre Curie, qu'une méthode nouvelle,
parfaitement fiable, pouvait enfin voir le
jour :
la datation basée sur la décroissance
radioactive de divers éléments
chimiques instables
Séance 2
DÉCOUPAGE DU TEMPS GÉOLOGIQUE
Eon: Intervalle de temps géologique le plus grand
de plusieurs centaines de millions d’années (Ma)
1 -Le Hadéen (-4600 Ma à -3800 Ma ): Formation
de la Terre et la lune
2 -L'Archéen (-3800 Ma à -2500 Ma) : Anciennes
roches à organismes unicellulaires
Hadéen+Archéen+ Protérozoïque =
Précambrien
3 -Le Protérozoïque (-2500 Ma à -542 Ma) :
Organismes multicellulaires primitifs
4 -Le Phanérozoïque (-542 Ma à aujourd'hui):
Développement de la vie
TEMPS GÉOLOGIQUE
La géologie classique étudie une partie de l’histoire de la Terre, qui s’étend
depuis le Primaire (ou Paléozoïque), jusqu’au Quaternaire (fin du
Cénozoïque). Ceci est dû à :
– Des raisons historiques: la géologie moderne est née en Europe occidentale, où
les terrains sont soit hercyniens (Paléozoïque), soit alpins (Mésozoïque et
Cénozoïque).
– Des raisons scientifiques: cette période est regroupée sous le terme de
“Phanérozoïque” (“animaux visibles”, en grec), ou de “temps fossilifères”, l’un et
l’autre mettant bien en évidence que la particularité de cette période est de
présenter des fossiles souvent bien conservés, et reconnaissables. C’est à partir
de la paléontologie que s’est développée la stratigraphie, qui a été la base de la
géologie.
PRECAMBRIEN
Jusqu’aux années 1950-1960, le reste de l’histoire de la Terre était
presque ignoré, parce qu’il ne présentait pas de fossiles.
On regroupait sous le terme générique de “Précambrien” tout ce qui
était antérieur au Paléozoïque (soit presque 4 Ga d’histoire géologique:
≈90 %), et la plupart des géologues évitaient de s’y aventurer.
Parfois, cependant, l’étude des terrains précambriens était inévitable; les
géologues se sont alors aperçu que les temps précambriens étaient une
période longue et complexe, où on pouvait distinguer de nombreux
épisodes, et plusieurs phases orogéniques. Une limite majeure est
marquée par une discordance importante. Elle sépare (Windley, 1984a et
b) :
– un socle généralement gneissique et granitique, polyphasé, avec des
sédiments relativement rares, associés à des laves, disposés en petits
bassins discontinus ; la vie ne s’y manifeste que de façon très discrète.
– des sédiments (essentiellement détritiques), qui forment des bassins
réguliers, où on peut établir une stratigraphie valable au moins à
l’échelle régionale ; on y trouve plus de traces de vie.
PRECAMBRIEN
Cette discordance majeure a permis de séparer les terrains
“archéozoïques” (“animaux anciens”) des terrains “protérozoïques”
(“premiers animaux”). Plus tard, l’Archéozoïque est devenu “l’Archéen”.
L’Archéen regroupe donc tous les terrains plus vieux que cette
discordance; sa limite inférieure est simplement représentée par les plus
anciennes roches connues.
PRECAMBRIEN
– Les plus anciennes roches datées sont, à l’heure actuelle, les gneiss d’Acasta, au
Canada ; il s’agit de grosses enclaves au sein de roches plus récentes. Ils ont fourni
des âges U-Pb sur zircon plus vieux que 4.0 Ga. Si on s’intéresse à des roches en
place, ce sont les gneiss d’Amitsoq, au Groenland occidental, qui sont les plus
vieilles roches reconnues (3.8 Ga); encore y trouve-t-on des cœurs de zircons datés
(SHRIMP) à 3.9 Ga (Whitehouse, 1999). Enfin, des cœurs de zircons isolés en
Australie ont fourni des âges de 4,4 Ga. Tout ceci implique que, dès 4.2 Ga, une
croûte continentale existait ; on peut donc fixer la base de l’Archéen aux alentours
de cette date