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Un Modèle Simplifié de Calcul Des Écoulements Mensuels Par Bilan Hgdrique

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Un modèle simplifié de calcul

des écoulements mensuels


par bilan hgdrique
Application : Variation de quelques
paramètres hydrologiques
d’après l’aspect des bassins
D. IBIZA *

RÉs TJMÉ

Le modèle simplijié de calcul des lames &oulées, au. pas de temps mensuel, décrit dan.s cet article permet de déjïnir
rapidement le comportement hydrologique d’un bassin versant par la d6termination de quelques paramètres physiogra-
phiques globaux.

ABSTRACT : A simplijed mode1 for monthly runof calculation by water balance. Application : variation of some
hydrological parameters from [Link] a,spects.

This note describes a simplijied mode1 calculating the depth of runoff ut a monthly scale and allowing to dejin.e
quickly the hSydrological behaviowr of a watershed by the cletermin,ation of some global ph+Gographical parameters.

INTRODUCTION

Dans le cadre des applications du principe du bilan hydrologiyue, nous présentons un programme de calcul des
lames écoulées mensuelles à partir de l’évaporation et des précipitations mensuelles, ainsi que les résultats obtenus
sur un certain nombre de petits bassins. Son intérêt réside dans une grande simplicité de mise en œuvre due à
l’emploi d’un opérateur global et à l’utilisation du pas de temps mensuel.
On a pu appliquer ce programme de façon opérationnelle sur sept bassins de la Guadeloupe de 7 à GO km2, et
obtenir des extensions des lames écoulées mensuelles à partir de quelques postes pluviométriques de longue durée.
Il a été également testé sur d’autres bassins situés dans des régimes climatiques très différents (Nord Tunisie,
Korhogo, etc.).
La détermination des parametres moyens qui régissent les aspects principaux des écoulements permet d’envi-
sager une première classification de bassins de référence, dans l’optique d’une meilleure connaissance des régimes.
Pour les bassins de superficie plus étendue, on peut envisager un découpage en sous-bassins, mais la recombi-
naison des écoulements totaux se fait selon un principe purement statistique : au pas de temps mensuel, il n’est pas
possible, en effet, de simuler une fonction de propagation des crues.

1. PRINCIPE DU BILAN HYDROLOGIQUE

Le principe de la détermination des écoulements par bilan hydrique a été clairement évo qué par Thornthwait
au pas de temps mensuel. Au pas de temps journalier, il est couramment utilisé dans les fonctions de production de

* Maitre de Recherches à I’ORSTOM.

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., ool. XX, no 1, fg@ 3


(0.) Ibiza

modèles mathématiques dits Gà rbservoir u. La fonction de production G Canadienne )) (ORSTOM-1972) est peut-être
celle qui approche le mieux les phénomènes physiques et dont la plage d’application est la plus vaste.
Le bilan hydrologique mensuel s’écrit :
P=ER+EC+INF

P : représente les précipitations moyennes sur le bassin
ER : évaporation réelle du bassin, inférieure ou égale à l’évaporation potentielle IE, valeur en relation avec
le climat, ou si l’on préfère, avec une certaine valeur de 1’ETP régionale
EC : écoulement rapide immédiatement produit par la pluie P
INF : infiltration qui modifie l’état des réserves souterraines. Ces réserves sont elles-mêmes susceptibles de
produire des écoulements retardés qui viennent s’ajouter à EC
Dans la pratique, on mesure l’écoulement total ECT :
ECT = EC + Ecoulement retardé
L’approche par bilan hydrologique revient à expliciter le déficit d’écoulement P - ECT comme étant le
résultat de l’évaporation réelle, des variations des réserves souterraines et des infiltrations profondes éventuelles
qui échappent au contrôle hydrométrique.
Ce type d’approche est déconseillé lorsque le déficit d’écoulement dépasse 90% des précipitations.

1.1. LES PRÉCIPITATIONS

Les précipitations moyennes vraies ne sont vraiment bien connues que sur les bassins qui ont fait l’objet
d’études intensives du type o bassin reprhentatif R. Seuls les bassins de ce type permettent d’aboutir à une déter-
mination assez précise des paramètres d’écoulement, dans l’optique d’une classification. Pour les besoins d’applica-
tion pratique à l’extension des données, l’homogénéisation préalable des données pluviométriques constituera un
support appréciable.

1.2. L'ÉVAPOTRANSPIRATION DES PLANTES : PHÉNOMÈNE STABLE

Elle représente souvent la part essentielle du déficit d’écoulement observé. Elle se caractérise par un processus
d’échanges complexes entre la végétation, le sol et l’atmosphère :
- infiltration des précipitations et stockage dans l’horizon végétal,
- prélèvement par les racines et restitution à l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau.
L’évaporation potentielle est un phénomène assez bien lié au climat et assez peu variable d’une espèce végétale
à une autre, par un coefficient d’affinité. La présence d’une couverture végétale à recouvrement suffisant permet
d’assurer une certaine régularité du phénomène et sa transposition dans l’espace. Une implantation assez dense des
racines aère le sol, favorise les infiltrations et active les échanges.
L’évaporation réelle des plantes apparaît comme un processus lié à 1’ETP par un coefficient de réduction
K (o < k < 1) en relation avec l’état du déficit du sol. Les plantes ne peuvent en effet évaporer plus que la quantité
d’eau dont elles disposent, qui provient :
- des précipitations,
- des réserves dans l’horizon végétal du sol.
L’évaporation sur sols nus risque, par contre, d’être un phénomène moins régulier et moins transposable. Le
compactage de la couche superficielle des sols nus, provoquée par l’action directe de la pluie (pellicule de battance,
etc.) peut entraîner une limitation de l’infiltration et de l’évaporation dans des proportions variables. Ainsi la
végétation qui semble constituer une complication supplémentaire dans l’étude des tranferts pluie-écoulement,
pourrait au contraire jouer un rôle régulateur dans les échanges entre le sol et l’atmosphère.

1.2.1. ETP

La détermination de l’ETP régionale n’est pas encore très précise. Sa connaissance a été considérablement
améliorée par les mesures sur bac Colorado et cases lysimétriques qui fournissent les valeurs de I’ETP pendant les

4 Cah. ORSTOM, S&T, Hydrol., vol. XX, no 1, 7983


Un modèle simpli$é de calcul des écoulements mensuels

mois pluvieux humides. Pendant les mois très déficitaires, dans un environnement de sécheresse, ces mesures
aboutissent parfois à une surévaluation de I’ETP : c’est le ((Phénomène #Oasis b. Certaines formules le prennent
partiellement en compte (formule de Penman) parce qu’elles sont plus spécialement adaptées aux besoins de l’irri-
gation. L’affinement de la valeur de I’ETP régionale par élimination de l’effet d’oasis porte sur les mois secs. Cette
correction qui s’effectue sur des mois non productifs d’écoulement n’est pas indispensable, mais elle est souhaitable,
car on s’aperçoit alors que le coefficient de passage de 1’ETP régionale à I’ETP du bassin (IE) devient naturel et,
dans une certaine mesure, prévisible.

1.2.2. ETR

On va s’efforcer de déterminer une valeur vraisemblable de 1’ETR en s’inspirant de lois existantes et d’obser-
vations plus récentes résultant de mesures de profils neutroniques. On est amené à distinguer deux modes de fonc-
tionnement distincts, suivant qu’on se trouve en période d’assèchement ou en période de réhumidification.

[Link]. Période d’assèchement

En l’absence de précipitation, l’évapotranspiration réelle se réduit graduellement jusqu’à devenir nulle, en


fonction de la réserve disponible dans le sol (W - Wf) :
où W est la quantité d’eau dans l’horizon végétal,
Wf point de flétrissement.

La loi la plus couramment admise s’écrit :


w - Wf
ETR=ETPx wR-wf

où WR - Wf est la capacité de stockage dans l’horizon végétal, comprise entre l’état de rétention (WR) et l’état
correspondant au point de flétrissement, dite Gcapacité utile 9.

Cette loi se vérifie mieux sur une végétation pérenne.


L’évapotranspiration réelle peut être mesurée, en période d’assèchement, au moyen de profils neutroniques
d’humidité des sols.

Exemple : La jigure 1 montre les &jicits par rapport à l’état de saturation, établis en période d’assèchement en
Tunisie du. Nord, sur des sols argileux. L’horizon végétal apparait nettement différencié par sa capacité à prélever de
l’eau en dessous de l’état de rétention. La capacité utile de stockage de cet horizon est délimitée pa.r le projl le plus sec et
par un projl de rétention qu’on devine proche de l’état de saturation, pris [Link] axe de référence (Axe des Y).

Le bilan sur une période courte dT, en l’absence de précipitations s’écrit :

ETR = d (W - Wf)/dT (2)


L’élimination de ETR entre les formules (1) et (2) aboutit à une équation différentielle qui montre que les
réserves ainsi que I’ETR évoluent alors suivant une courbe exponentielle (fig. 2).

[Link]. Période de réhumidification

Si les plantes semblent avoir du mal à extraire l’eau résiduelle du sol, elles peuvent, par contre, utiliser facilement
l’eau des premières pluies parce que cette eau est disponible dans le sol. C’est le phénomène des ((pluies perchées 0.
On a de nouveau, alors, ETR = ETP, jusqu’à épuisement éventuel des nouvelles réserves.

[Link]. Loi de 1’ETR adoptée

On admet une loi qui combine les deux effets en ajoutant un indice de pluie à la formule (l), suivant la forme :

ETR=ETPx w - Wf
wR-Wf + f(P) (3)

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 5


DEFICITS PAR RAPPORT A L’ETAT DE SATURATION RET. (WR)
,W WF ,d (w - wf) I s

60

,160

180
MAQUIS DEGRADE site 313 Bilan hydrique en période
,,OUQ HEURE d’assèchement sur période dl
A 31.03.1977 12.00
0 26.04.1977 13 33 [Link]= d (w-u4
0 21.05,1977 9.43
A X06.197, 6.02
+ 19.06.1977 703 ,240
x cQ.07.1977 11.27
0 05.ch3.1977 8.00
. 3om.1977 a.00 ;260
prolo”de”r en
CT

Fig. 1. - Mesures effectuées en période d’assèchement Fig. 2. - Réserves dans l’horizon v6gétai
- Capacitb utile : Wu = Wr - Wf
- Réserve actuelle : W
- Réserve utilisable : W - WC

-0 - Profil sec stabiliai Evaporation pure

+++++++Profil de rétention

Profil de saturation

Fig. 3. - Dynamique des écoulements ETP - ETR.


Profils neutroniques dans l’horizon vbgétal, sols argileux dans le nord Tunisie

6 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol. vol. XX no 1, 1953


Un mod& simpli,fié de calcul des écoulements mensuels

1.3. VARIATIONS DES RÉSERVES SOUTERRAINES

1.3.1. Horizon dgétal

Cet horizon joue un rôle multiple. Ses différentes fonctions sont les suivantes :
- Phase de re’humidijcation. Interception de la pluie et constitution des réserves de surface, jusqu’à l’état de
rétention. Au cours de cette phase, les écoulements sont nuls ou faibles. Le stockage dans cet horizon ne sera repris
que par évapotranspiration.
- Phase d’écoulement. Pendant les périodes pluvieuses excédentaires, l’horizon végétal se met en charge et
les différents types d’écoulement peuvent apparaître : ruissellement, drainage oblique et percolation vers la nappe.
L’étude de ces états transitoires doit être effectuée avec soin lorsqu’on s’intéresse aux phases aiguës du ruissellement
sur des petits pas de temps (débit de pointe). Mais ces phénomènes correspondent à des variations de réserves, dans
l’horizon végétal, faibles et surtout rapides qui ne sont pas prises en compte au pas de temps mensuel.
En résumé, l’horizon végétal peut être assimilé au fonctionnement d’un réservoir aveugle défini par :
- Sa dimension maximale ou capacité utile DEFMAX :
DEFMAX = WR - Wf
Cette dimension, en relation avec la profondeur et l’activité des racines, est supposée invariante pendant la durée
de l’étude.
- Son niveau en début de mois, repéré par le déficit (DEFC) p ar rapport à l’état de remplissage WR :
DEFC = WR - W (début de mois)

1.3.2. Réserve nappe

On considère que ces réserves sont (t affectées 1)au bassin, c’est-à-dire que l’apport à la nappe, résultant des
précipitations, et le-drainage par la rivière évoluent en circuit fermé à l’intérieur des limites du bassin versant.
Cette hypothèse correspond à peu près à une réalité physique dans le cas d’une nappe topographique et, peut-
être? lorsque les pentes du bassin sont assez fortes pour permettre un drainage suffisant.
Les variations des réserves <Cnappe 0 sont représentées par celle du niveau moyen (HNAP) de l’eau dans un
réservoir qui se vide par un orifice d’ouverture AL.
Ce schéma est certainement simpliste, mais il correspond à un schéma minimal transposable. Toute complica-
tion supplémentaire reviendrait à introduire des spécificités propres au bassin étudié non transposables.

1.3.3. Infiltrations profondes

Il s’agit là des infiltrations profondes éventuelles qui échappent au contrôle hydrométrique, parce qu’elles ne
sont pas restituées au bassin versant sous forme d’écoulement retardé. Ces infiltrations peuvent rejoindre des
aquifères plus importants qui ont un drainage extérieur. Ce cas de non étanchéité du bassin peut être traité, mais il
nécessite l’introduction d’un paramètre de fuite qui complique le calage des paramètres en donnant au système un
degré de liberté supplémentaire.
Le cas est, semble-t-il, heureusement assez rare : les dépressions géologiques coïncident assez souvent avec les
, .
depressrons topographiques. Une enquête préalable doit permettre de repérer les formations ou les configurations
qui infirment l’hypothèse d’étanchéité du bassin.

1.4. RESTRICTIONS D'UTILISATION

On a précisé cà et là quelques limites d’utilisation de ce programme et, plus généralement, du principe du bilan
hydrique à l’intérieur desquelles son application a plus de chances de succès.
- On a déconseillé. son application lorsque l’écoulement était inférieur à 10% de la pluie. Cette restriction
revient à exclure a priori les régions sahéliennes ou tropicales sèches comprises entre les isohyètes 1 000, en régime
tropical, et 750 en régime méditerranéen.

Cah. ORSTOM, sSr. Hydrol., vol. XX no 1, 1983 7


(0.) Ibisa

- On a souhaité pouvoir travailler sur des terrains où la densité de recouvrement de la végétation était
suffisante. Cette restriction ne porte pas sur le type de végétation ni sur son volume : un couvert de graminées
pourra suffire si son occupation du sol est suffisante. D’un point de vue global géographique, cette restriction recoupe
à peu près la précédente.
- On préfère les bassins à pente assez forte parce que la rivière a plus de chances, dans ce cas, d’assumer un
meilleur drainage de la nappe.

1.5. VÉRIFICATION DU PRINCIPE DU BILAN HYDRIQUE SUR LES SÉQUENCES PLUVIEUSES

Exemple - Tunisie - Bassin Nord amont S = 3,24 km”


SU.~ ce bassin très imperméable, les écoulements de base sont faibles et on peut assez facilement individualiser les
écoulements rapides LEi qui correspondent au,x séquences pluvieuses Pi s’étalant sur plusieurs jours. On représente
successivement (fig. 4) les couples de points (LE, P), (LE, P - DEF), (LE, P - DEF - EV) pour chaque séquence
pluvieuse.
- DEF est le dijicit initial dans le sol calcdé jiur par jour, suivant une loi (E’ETP analogue à la loi (3) du para-
graphe 1.2.2.
- EV est l’évaporation pendant la séquence pluvieuse. Les couples (LE, P - DEF - EV) s’alignent selon une
droite d’équation :
LE = 0,86 (P - DEF - EV)
La différence par rapport à la première bissectrice est due à la percolation.

2. SÉPARATION DES ÉCOULEMENTS

Reprenons l’équation du bilan hydrologique :


P = ER + EC $- INF

2.1. ÉCOULEMENTS RAPIDES (EC)

2.1 .l. Déjinition

C’est la somme des écoulements suivants :


- Le ruissellement pur qui se propage rapidement à l’exutoire sous forme de crues.
- Le ressuyage des rétentions de surface qui se poursuivent pendant quelques jours.

2.1.2. Report sur les mois suivants des écoulements rapides

Le report de ces écoulements sur les mois suivants est possible et il est aléatoire au pas de temps mensuel.
L”importance de ces reports est variable en fonction de la répartition des précipitations dans le mois. On pourra
obtenir, par exemple, un report important si la pluie du dernier jour du mois est importante.
Ces reports aléatoires ne modifient pas le calage des paramètres mais ils font perdre, le cas échéant, de la
précision aux volumes calculés. Ils restent en moyenne faibles et on admet un report moyen d’écoulements de ce
type égal à 5% de EC
EC = 0,95 x EC
report sur le mois suivant : 0,05 EC.

8 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., ml. XX, no I, 1953


Un modèle simpli$é de calcul des écoulements mensuels

B.V. AMONT. BILAN HYDRIQUE SUR LES SEQUENCESPLUVIEUSES

B.V. AMONT. BILAN HYDRIDUE SUR LES SEQUENCESPLUVIEUSES


,

Fig. 4. - Vérification du bilan hydrique sur les séquences pluvieuses. B.V.N., Tunisie

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 9


CD.) Ibiza

2.2. ÉCOULEMENT~ RETARDÉ~

L’infiltration INF reconstitue en priorité les réserves de l’horizon végétal et l’excédent percale vers la nappe.
La nappe produit à son tour des écoulements différés selon sa propre loi de vidange. Si HNAPF est la hauteur d’eau
dans la nappe en fin de mois, l’écoulement reporté sur le mois suivant (TAR), par transit de la nappe, vaut :
TAR = HNAPF j< (1 - exp (- AL x 30))

2.3. OPÉRATEUR DE SÉPARATION DES ÉCOULEMENTS

En période excédentaire, lorsque les réserves sont reconstituées (DEFC = 0), les excédents hydriques sont
représentés par la droite :
Y, = P - IE
IE = ETP du bassin.

Les écoulements rapides potentiels sont donnés par la courbe de la figure 5 qui a l’aspect d’une corrélation
hydropluviométrique. On lui a donné la forme d’une hyperbole qui passe par l’origine.
- La première asympote a pour équation
Ye = P - IE - PERMAX = Y, - PERMAX

La valeur de PERMAX, paramètre du modèle, est liée à la perméabilité du bassin.

L”infiltration (INF) est représentée par :


INF = Y, - Y

Cette valeur
-- tend, dans ce cas de figure, vers PERMAX p our les fortes valeurs des précipitations. On peut
penser, en eh’et, que l’infiltration, qui est limitée par la capacité d’absorption du sol, ne peut croître indéfiniment
avec les précipitations. La valeur de PERMAX re p résente chaque mois, la capacité d’infiltration maximale.
- La deuxième asymptote a pour équation :
Y, = - A/IE

La valeur de A permet de régler l’aplatissement sur les asymptotes de la courbe.


* Quand A = 0, I’hyperbole se réduit à la droite Y, et à l’axe des abscisses.
* On a pris A = 2 000 pour donner aux courbes une allure vraisemblable. Cette valeur est restée constante
sur tous les bassins étudiés.

L’équation de l’hyperbole s’écrit :


(Y + A/IE) (Y - P + IE + PERMAX) = A/IE x (IE + PERMAX)

L”&oulement potentiel Yi est donné, pour chaque mois d’indice i (Pi, IEi), par l’équation :
Yie - Yi (Pi - Ei - PERMAX - A/IEi) - Pi X A/IEi = 0

C’est une famille de courbes à un paramètre et qui fait intervenir, pour chaque mois, la valeur de la pluie et
de IE
Yi = f (Pi - IEi, IE, PERMAX)

La figure 7 donne l’allure de ces courbes pour différentes valeurs de PERMAX et de IE.

10 Cah. QRSTOM, sér. Hydrol., ml. X-X. IL” 1, 1953


Un moddle simplijé de calcul des Écoulements mensuels

Fig. 5. - Stparation des écoulements potentiels

<

400

300

200

100

Fig. 6. - Séparation des écoulements rapides (EC)

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 11


ECOULEMENTPOTENTIEL Y

300

200

Y = f (P - IE, IE, PERMAX)

100

300 4ilo 660

400-

300.

2oo-

100

Fig. 7, 8. - Opérateur de séparation des &mulements.


Courbes Y = f (P - IE, IE, PERMAX)

Il.2 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modèle simplifié de calcul des écoulements mensuels

3. FONCTIONNEMENT DU PROGRAMME

3.1. VARIABLES ET PARAMÈTRES

Les variables d’entrée sont les suivantes :


P Précipitation mensuelle moyenne sur le bassin
IE Evapotranspiration potentielle mensuelle sur le bassin
DEFC Déficit de l’horizon végétal au début du mois
0 < DEFC < DEFMAX
Le déficit au début du mois est limité par les valeurs 0 (état de rétention) et DEFMAX (déficit maximal
de l’horizon végétal) correspondant à la capacité W, du réservoir de surface
HNAPC Hauteur de la nappe dans le réservoir profond au début du mois

Les variables produites sont les suivantes :


Y Ecoulement potentiel du mois
EC Ecoulement réel du mois dont une partie (RES) est transférée sur le mois suivant (dernières précipi-
tations du mois)
RES = 0,5 x EC et EC, = 0,95 EC
ER Evapotranspiration réelle du mois (ER < IE)
PERC Percolation après réhumidification de l’horizon végétal
PERC, Partie qui percale vers la nappe
PERC, = PERC x (1 - PARTI)
HNAPF = HNAPC - TAR + PERC,
TAR Déficit transféré par la nappe (débit de base) sur le mois suivant :
TAR = HNAPF (1 - EXP (- 30 x AL))
DEFT Déficit de l’horizon végétal à la fin du mois
DEFT = DEFCI + r
HNAPF Hauteur de la nappe à la fin du mois :
HNAPF = HNAPCi + r

Les paramètres sont .les suivants :


a) Paramètres de volume
COEF Coefficient d’affinité .__permettant
_ _ de passer de l’évapotranspiration potentielle régionale à l’évapo-
transpiration potentielle du bassin (COEF varie avec l’altitude moyenne du bassin)
DEFMAX Dimension du réservoir de surface (horizon végétal)
PARTI Coefficient de répartition de la percolation entre la nappe (débit de base) et l’infiltration profonde
PARTI = 0 dans la plupart des cas

b) Paramètres d’étalement
PERMAX Perméabilité moyenne du bassin
AL Coefficient de tarissement de la nappe en jour-r

3.2. DÉROULEMENT DU CALCUL

Les calculs sont effectués en trois étapes :


- Détermination de l’écoulement rapide (EC) à partir de l’écoulement potentiel (Y), par soustraction d’une
fraction du déficit DEFC. Calcul de l’écoulement rapide produit dans le mois : EC, = 0,95 EC.

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 13


- Bilan de l’horizon végétal : calcul de ER et de DEFT à partir des valeurs de IE et de DEFC.
- Solde du bilan : calcul de PERC, PERC,, HNAPF et TAR.

3.2.1. Ecoulements [Link]

Sur les écoulements potentiels on prélève, le cas échéant, une partie du déficit en proportion du rapport de
l’écoulement (Y) aux excédents hydriques Y, = P - IE
EC = Y - DEF, (DEF, = DEFC i: Y/Y,)
(cf. figure 6)
EC, = 0,95 EC

3.2.2. Evapotranspiration réelle

a) Formule utilisée
Elle s’inspire de la formule
(3) du paragraphe [Link].
ER = K x IE (0 < K < 1)
K est fonction du déficit moyen DEFM = 1/2 (DEFC + DEFT) et d’un indice de pluie IP
K = (1 - DEFM/DEFMAX) + 1/2 IP / DEFMAX
C’est un algorithme statistique destiné à rendre au mieux l’évaporation en début de saison des pluies
* IP = P si P < DEFM
* IP = DEFM si P > DEFM
La deuxième équation est celle du bilan dans phorizon végétal
DEFT = DEFC - P + EC + ER
avec 0 < DEFT < DEFMAX

b) Mode de calcwl
Les deux valeurs d’entrée sont IE et DEFC. 0 n veut obtenir en fin de calcul les deux valeurs ER et DEFT.
On procède par itérations successives au cours d’une boucle qui s’écrit : (expression FORTRAN)
QDEFT = 0
B DO 20 1 = 1,lO
<<DEFCI = DEFT
(<DEFM = .5 * (DEFC + DEFT)
(CIP = MIN 1 (P, DEFM)
c ER = IE * (DEFMAX + .5 * IP - DEFM)/DEFMAX
;;lW; =DEFC-P+EC+ER
- AMIN 1 (AMAX 1 (DEFC, O.), DEFMAX)
(<IF (DEF6 - DEFT. GT. 2.) GO TO 20
« IF (DEFCI - DEFT. GE. - 2.) GO TO (Sortie)
20 (t CONTINUE

3.2.3. Solde du bilan

Le solde INF = P - ER - EC est ensuite calculé :


- Si INF < 0 : le bilan est négatif ; on se trouve en période d’assèchement. Il n’y a pas de percolation. L’éva-
potranspiration réelle est réduite et le deficit dans l’horizon végétal s’accroît jusqu’à ce que le déficit maximal soit
atteint? le cas échéant.
- Si TNF > 0 (période d’excédent hydrique), l’excédent dégagé est utilisé en priorité à la réhumidification
cle l’horizon végétal, le reste percale (PERC). La partie PERCZ d u résidu PERC alimente la nappe :
PERCZ = (1 - PARTI) x PERC
En gbnéral PARTI = 0 et PERC = PERC2

14 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1988


Un moddle simplifé de calcul des écoulements mensuels

Le report du débit de base du mois précédent, qui entre dans l’écoulement total du mois d’indice i vaut :
TARi = HNAPi (1 - ~XP (- 30 AL))
En fin de mois, le niveau de la nappe est :
HNAPt + r = HNAPt - TARi + PERC 23

3.2.4. Ecoulement total du mois

L’écoulement total du mois est la somme de EC, = 0,95 EC, du report des écoulements rapides du mois précé-
dent : 0,05 ECi _ r et du report du débit de base du mois précédent TARi.
ECTt = 0995 ECi + 0,05 ECi _ r + TARi

4. EXEMPLE 1 : BASSIN DE KORHOGO (COTE D’IVOIRE) - S = 3,6 km”

Ce bassin a été étudié par I’ORSTOM de 1962 à 1972 (*).


Le programme a été appliqué sur la période 1962 à 1967.
- Les précipitations moyennes sont bien connues, car elles ont été calculées à partir de 12 postes pluviomé-
triques. Le bassin se situe environ sous I’isohyète de 1 350 mm.
- La valeur de l’E.T.P. régionale qui est obtenue à partir des mesures sur bac, effectuées à 50 km du bassin,
est par contre moins satisfaisante. La valeur du coefficient de passage entre l’ETP régionale et 1’ETP du bassin est
très faible (COEF = 0,65) et n’a pas de signification physique contrairement à ce qu’on obtient sur les bassins où
on peut utiliser des mesures locales.
La valeur de 1’ETP du bassin vaut 1 340 mm.
- Les résultats de l’ajustement sont résumés sur la fiche 1 et annexe 1. Le coefficient de corrélation entre les
couples mensuels (lames observées: lames calculées) vaut 0,96 (fig. 1 Oa).

a) Bilan mensuel
La figure 9 représente l’évolution des différentes variables calculées du bilan pour les trois premières années.
ETR en période déficitaire, 1’ETR décroît rapidement et n’est soutenue que par la pluie du mois. Les
variations brutales s’expliquent par la minceur des réserves de l’horizon végétal (DEFMAX = 60 mm).
Perméabilité - système Nappe
Une partie importante des écoulements est constituée d’écoulements de base.
Cette caractéristique observée du comportement est obtenue par une valeur de la perméabilité moyenne du
bassin élevée (PERMAX = 200 mm).
L’effet sensible d’accumulation du système nappe s’explique par un faible coefficient de tarissement (AL =
0,058) qui entraîne des reports d’écoulement importants sur les mois suivants.

b) Bilan annuel
On illustre (fig. 1Ob) la corrélation entre les déficits d’écoulement observés et les déficits calculés : ETR annuelle
+ variation des réserves.
Les variations des réserves constituent un élément mineur dans le bilan annuel bien que ces variations soient
relativement importantes, même en année hydrologique (83 mm de stockage nappe entre avril 1962 et avril 1963).
Les valeurs de 1’ETR annuelle sont de 824 mm, ce qui représente 62% de 1’ETP.

(*) « Analyse et modélisation de l’écoulement superficiel d’un bassin tropical» (Camus, Chaperon, Molinier).

Cah. ORSTOM, sbr. Hydrol., vol. XX, n” 1, 1983 15


(0.) Jbiza

On observe, certaines années, des valeurs de 1”ETR qui s’écartent sensiblement de cette valeur moyenne :
980 mm en 1964-65 et 728 en 1965-66. Ces variations s’expliquent par la répartition des précipitations mensuelles
au cours de l’année.

5. GROUPE DE BASSINS DU NORD DE LA TUNISIE - EXEMPLE II

Les bassins BVN étudiés par 1’ORSTOM (1973-1978) d ans le Nord de la Tunisie sont constitués de quatre
bassins emboîtés : AVAL (S = 13,6 km2), AMONT (S = 3,24 km”), ARGILES CALCAIRES (S = 0,425 km”).
EUCALYPTUS (S = 0,311 km2). Il s sont situés sur des argiles géologiques imperméables et se différencient par la
nature du sol en surface et par leur couvert végétal.
Sur le bassin AVAL, les argiles sont recouvertes sur 60% environ par un manteau de colluvions sablo-argileuses
d’épaisseur variable (jusqu’à 1,50 m). Lorsqu’elles affleurent, les argiles ont évolué en argiles gonflantes (ARGILES
CALCAIRES) qui présentent, en période d’assèchement, de larges fentes de retrait.
Une végétation pérenne, composée de maquis et d’eucalyptus (reforestation), occupe les argiles de colluvions,
tandis que la végétation sur argiles calcaires est réduite à l’état de graminées annuelles.
Les sous-bassins présentent chacun un aspect typique de ces différents facies :
- Bassin ARGILES-CBLCAIRES : Graminées sur argiles calcaires
- Bassin EUCALYPTUS : Eucalyptus sur colluvions
- Bassin AMONT : Maquis sur colluvions.
L’application du programme sur ces quatre bassins a permis de mettre en évidence des comportements très
voisins.
On a choisi le bassin AVAL pour illustrer ce groupe.

5.1. EXENPLE II - BASSIN BVN AVAL - S = 13,9 km2

Ce bassin recueille des précipitations de 850 mm en valeur interannuelle et produit néanmoins 24% d’écoulement.

Valeur de COEF
Les précipitations moyennes sont bien connues. La valeur régionale de I’ETP a été obtenue à partir des mesures
d’un bac enterré après élimination de l’(< effet d’OASIS Q sur les mois déficitaires d’été, grâce à des corrélations
(ETP - P mensuelle).
La. valeur du rapport entre ETP régionale et I’ETP du bassin est alors de 0,95%, valeur vraisem-
blable (COEF = 0,95).

Bilan mensuel
La caractéristique essentielle de ce bassin est la grande dimension de l’horizon végétal (DEFMAX = 180 mm)
et les écoulements sont fortement conditionnés par l’état initial du déficit dans ce réservoir.
Grâce à ces réserves les valeurs les plus fortes de l’ETR sont obtenues au printemps (cf. fig. Il), alors que les
précipitations y sont généralement déficitaires. Ces résultats sont confirmés par des mesures de profil d’humidité.

Percolation
L’infiltration dans les argiles est très faible et les reports sur les mois suivants, par écoulement de base, sont
peu importants (PERMAX = 50 mm).
Ces résultats sont caractéristiques des argiles et correspondent à une infiltration en état de saturation qui a
été évaluée, par ailleurs, à 2 mm/H environ.

Bilan annuel
Le déficit d’écoulement s’explicite essentiellement par l’ETR. Elle varie entre 600 et 700 mm et représente
environ 55% de la valeur de IE (1 224 mm).

16 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modèle simplifié de calcul des écoulements mensuels

5.2. RÉSULTATS COMPLÉMENTAIRES SUR LES AUTRES BASSINS

Valeur de DEFMAX
o Sur les argiles calcaires à couverture végétale faible, la dimension de DEFMAX reste de 185 mm car les
fentes de retrait jouent le rôle d’un horizon végétal fictif.
8 Des résultats analogues sont obtenus sur le bassin AMONT.
o Sur le bassin des eucalyptus, la valeur de DEFMAX atteint 230 mm. C’est une valeur (( record )). On observe
également sur ce bassin une valeur de I’ETP élevée IE = 1 360 mm (COEF = 1,15).

Valeur de PERMAX
Elles varient sur ces bassins de 30 à 50 mm et traduisent la faible percolation en profondeur des argiles, quelles
que soient les différences du sol de surface.

6. GROUPE DE BASSINS DE LA GUADELOUPE - EXEMPLES III ET IV

La Guadeloupe (*) est constituée de deux îles presque séparées, très différentes : La Grande Terre, plate, et
calcaire, et la Basse Terre, montagneuse et volcanique. En Grande Terre, les précipitations sont comprises entre
1 000 et 2 000 mm. Elles varient en Basse Terre de 2 000 mm, en bordure de la mer, à 7 000 mm au point culmi-
nant, en raison de l’altitude.
Ces fortes variations sont cependant assez mal connues car les postes pluviométriques de longue durée sont
très peu nombreux dans le massif forestier, au-delà de 300 m d’altitude.
Le calage du programme a été effectué sur sept bassins de 7 à 60 km2 en s’appuyant sur les précipitations des
quelques postes disponibles. Les résultats sont satisfaisants et suffisent pour l’extension des données hydrométriques
pour constituer une masse de valeurs mensuelles vraisemblables, en vue d’une exploitation statistique. La qualité
des résultats a cependant légèrement souffert de l’insuffisance des informations pluviométriques. Les paramètres
d’écoulement ne sont pas toujours déterminés avec précision, sauf pour les deux bassins décrits dans les exemples III
et IV.
Dans l’ensemble, les bassins de Basse Terre sont fortement perméables avec des valeurs de PERMAX de 200
à 250 mm, mais les réserves souterraines se tarissent rapidement (Al = 0,020O à 0,030O) grâce à un drainage efficace
de la rivière, favorisé, sans doute, par des fortes pentes.
L’ETP varie en raison inverse de l’altitude. Elle est de 1 600 mm en Grande Terre et décroît assez rapidement
jusqu’à atteindre 1 100 mm sur des bassins d’une altitude moyenne de 700 mm (Grande Rivière de Capesterre).

6.1. EXEMPLE III - BASSIN DE PETITE PLAINE - S = 8,8 km2

Ce bassin recoit des précipitations de 2 980 mm environ et produit à peu près 1 660 mm d’écoulement, priuci-
palement pendant la saison des pluies, d’août à décembre.
Les précipitations sont contrôlées par un pluviographe installé à l’intérieur du bassin et bien situé. Les courbes
d’étalonnage de la station ne sont pas très sûres, mais le calage du programme sur les sept dernières années est
néanmoins satisfaisant.
L’ETP de bassin a été évaluée à 1 300 mm.

Bilan mensuel
On a représenté sur la figure 13 l’évolution des différentes variables calculées du bilan mensuel.
L’examen des précipitations montre que la saison des pluies est fortement accentuée d’août à décembre, mais
les précipitations pendant la saison sèche sont rarement déficitaires et le sol reste humide (DEFC = 0).

(*) « Ressources en eau de surface de la Guadeloupe» (L’Hôte, Chaperon, Vauchel).

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no f, 1983 17


(0.) Ibina

On a le plus souvent ETR = ETP (K = 1).


Les sols sont perméables (PERMAX = 160 mm).
Les quantités d’écoulement retardé qui transitent par la nappe sont importantes, mais les réserves s’épuisent
rapidement en raison d’un coefficient de tarissement élevé.

Bilan [Link]
L’ETR annuelle est assez voisine de l’ETP et pratiquement invariable.
Les reports annuels par variations de la nappe sont importants (122 mm d’avril 1976 à avril 1977), mais restent
malgré tout faibles en regard des écoulements totaux.

6.2. EXEMPLE IV - RIYIÈRE DE SAINTE MARIE - S = 7,6 km2

Ce bassin reçoit environ 3 000 mm en valeur moyenne interannuelle. Les conditions climatiques sont assez
voisines du bassin de Petite Plaine dans la mesure où les périodes déficitaires, faiblement marquées, n’entraînent
pas une réduction considérable de l’évaporation. L’ETR vaut à peu près 92% de 1’ETP. Cette dernière valeur est
estimée à 1 444 mm.
Le système nappe présente sur ce bassin une grande inertie qui entraîne une assez forte régularisation des
écoulements. Cet aspect du comportement est obtenu par un coefficient de tarissement relativement faible (AL =
0,100).

6.3. AUTRES RÉSULTATS - RAVINE GACHET - S = 63,8 km"

Sur ce bassin de Grande Terre très hétérogène, les écoulement ne représentent que 5% environ des précipita-
tions, et on se trouve en principe en dehors des limites d’application du programme. Les écoulements ne proviennent
que du ruissellement pur. Les infiltrations qui représentent le double, percolent vers une nappe profonde et ne sont
pas restituées au bassin. On a pu cependant obtenir un calage assez satisfaisant pour permettre une extension des
données hydrométriques sur une longue période.

7. GROUPE DE BASSINS DE MARTINIQUE

Quatre bassins de 0,7 à 1,5 kma, répartis sur la moitié sud de la Martinique, ont été étudiés comme bassins
représentatifs (*).
Le programme a été appliqué sur les trois bassins de superficie supérieure à 1 kme.
- CAROLE S = 1,446 km3
- VAL D’OR S = 1,43 km2
- DUCHENE S = 1,51 lima
Les sols, issus de roches audésitiques ou basaltiques dégradées sur une grande profondeur, sont très argileux
et le drainage par la rivière n’est pas très bien assuré, bien que les pentes soient assez élevées.

Elément du bilan
On a dû prendre en compte dans l’évaluation du bilan une part d’infiltration profonde en donnant au paramètre
PARTI des valeurs différentes de 0 (PARTI = 1 ou 0,5).

(*) Etude hydrologique de quatre bassins versants représentatifs du Sud et du Centre de la Martinique (Chaperon, Mobeche).

18 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modèle simplifié de calcul des &x&rwnts mensuels

Le calage du programme est rendu plus complexe puisqu’on dispose d’un paramètre supplémentaire pour le
réglage des volumes écoulés, mais les autres éléments du bilan sont assez bien connus :
- Les précipitations moyennes vraies sont bien approchées grâce aux données fournies par les deux pluvio-
graphes de chaque bassin, bien situés.
- L’ETP varie de façon sensible avec l’altitude, mais on arrive cependant à une estimation des valeurs de
I’ETP, pour chaque bassin, vraisemblable par un calage simultané des trois bassins, et en s’appuyant également sur
les valeurs obtenues en Guadeloupe.

ETP r&gionale
La valeur de 1’ETP régionale a été prise égale à 1 400 mm qui est celle que l’on obtient à une altitude de 300 m
environ.
Les valeurs mensuelles sont, à une affinité près, celles observées sur le bac de classe A de la station INRA de
Sainte-Anne (2 300 mm).
Le paramètre COEF permet d’ajuster l’ETP du bassin par rapport à cette valeur de l’ETP régionale.

7.1. EXEMPLE V - BASSIN CAROLE S = 1,46 lime

COEF = Le coefficient a été ajusté à 1 ,lO. L’ETP d u b assin est évaluée à 1 615 mm pour une altitude moyenne
de 203 m.

Bilan mensuel
La réponse aux précipitations est très forte sur ce bassin lorsque le,4 sols sont réhumidifiés. Le bassin est prati-
quement imperméable avec PERMAX = 10 mm.
[Link] réponse est typique d’argiles gonflantes. Les infiltrations profondes existent (PARTI = 1) mais restent
très faibles et les écoulements retardés sont inexistants.
L’élément prédominant dans le calcul des écoulements est l’état du déficit de l’horizon végétal.
Le régime des précipitations fait apparaître une période globalement déficitaire de janvier à juin, et une période
excédentaire productrice d’écoulement d’août à décembre. Les précipitations restent cependant abondantes en
période déficitaire et l’assèchement du sol se fait progressivement pendant cette période.

Bilan armuel (fig. 17 b)


L’ETR annuelle est élevée, car elle est soutenue pendant les mois secs par des précipitations conséquentes.
Elle varie de 860 mm pour l’année la plus sèche, à 1 120 mm pour l’année la plus humide. La valeur de 1’ETR
annuelle constitue la base du déficit d’écoulement, aux variations des réserves de l’horizon végétal près. Elle repré-
sente ici en moyenne 61 e/. de 1’ETP.

7.2. EXEMPLE VI - BASSIN VAL D'OR (MARTINIQUE) - S = 1,43 km3

Ce bassin a un comportement assez voisin du bassin précédent, mais la réponse aux précipitations est moins
forte. La valeur de PERMAX est de 80 mm pour des sols plus perméables mais encore très argileux.
Les infiltrations ne sont pas restituées sur ce bassin et les infiltrations profondes représentent environ 40%
des écoulements de surface.
L’évaporation potentielle est évaluée à 1 718 mm pour une altitude moyenne du bassin de 44 m.
Le calage est très bon puisque le coefficient de corrélation obtenu sur les couples (écoulement observé, écoule-
ment calculé) est de 0,99.

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 19


CD.) lbiza

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE I

BASSIN DE KORHOGO (Côte d’ivoire)

S = 3,63 km3
Tp = 0,135
Alt. moyenne : 390 m environ

SOLS

- Ferrugineux tropicaux lessivbs ....... 150 ,o


- Faiblement ferrallitiques (gravillonmires) 41 yo
- Ferrallitiques lessiv& ................ 4076
- Hydromorphes (sabla-argileux) ....... 4jo

VEGETATION

- Cultures annuelles ................. 50%


- Forêts anacardes et Teck .......... 5%
- Savane arbustive ................. 45%

PARAMETRES D’ECOULEMENT

CO& DEFMAX PARTI PERMz4X AL


(%) (-4 (%) (mm)

0,65 * 60 0 200 0,0058

* Par rapport a valeur bac mesurée à Ferkessédougou.

RESULTATS ANNUELS

Variables 196243 196344 19646.5 196.566 1966-67


(mm)

P. I 482 1463 1 627 1 253 1 617


E.T.P. 1 339 1 339 1 339 1 339 1 339
E.T.R. 807 801 980 728 804
Ec. talc. 594 633 660 576 765
Ec. abs. 523 561 611 564 806

Def. ecoul. 959 902 950 689 811

20 Cd. ORSTOM, S~T. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modéle simplijïé de calcul des écoulements mensuels

____-_______.. - _____ ---.~ .-.

21
Cah. ORSTOfif, sér. Hydrol., 001. XX, no 1, 138.3
(D.) Ibiza

a) Corrélation des couples mensuels (LOBS. - L. CALC.)

% ETR
8 ETR+AR
A FI = Variations des réserves

lOOO-

900 -

800.

700-

Déficit observé
600- I I 1 I
E , 700 800 900 1000

b) Corrélation : Déficit observé - Déficit calculé

Fig. 10. - Bassin de Khorogo (Côte d’ivoire)

22 Cah. ORSTOM, s&. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modèle simplifié de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE II

BASSIN B. V.N. A VAL (Nord Tunisie)

S =13,9km”
Ip = 0,224
Alt. moyenne : 234 m

SOLS

- Argiles géologiques recouvertes sur 6070 environ de la superficie d’un manteau de colluvions sabla-argileux d’&paisseur variable
(jusqu’à 1,510 m). Les argiles non recouvertes (argiles calcaires) produisent des sols gonflants.

VEGETATION

- Eucalyptus .... 13%


- Maquis ........ 57%
- Prairies, cultures 300/,
La végétation basse est plus particulièrement rencontrée sur les bancs d’argiles gonflantes.

PARAMETRES D’ECOULEMENT

Coef. DEFMAX PARTI PERMAX AL


C%l (mm) (%o) (mm)

0,95 200 0 30 0,024o

RÉSULTATS ANNUELS

Variables 1973-74 1.974-75 1975-76 1976-77 1977-78


(-4

Pluie 752 848 967 805 676


E.T.P. 1 125 1125 1 125 1125 1 125
E.T.R. 624 631 680 599 516
Ec. talc. 128 191 280 215 95
Ec. obs. 149 187 270 203 70

Def. ecoul. 603 661 697 590 606

Cah. ORSTOM, sbr. Hydrol., vol. XX, no 1, 188.3 33


(0.) Ibina

--_-_-

--_---__--_

----------

24 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, n” 7, 1983


Un modèle simplijié de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ECOULEES MENSUELLES

(EXEMPLE ix

a) Corrélation des couples mensuels (L. OBS. - L. CALC.)

A
Y ETA
_ 0 ETR+AR
AR = Variationsdes r&erves

700 -

Déficits d’écoulement
I I I
600 700 800

b) Corrélations : Déficits annuels OBS. . CALC.

Fig. 12. - Bassin B.V.N. aval (Tunisie)

Cah. ORSTOM, sér. Kydrol., vol. XX, no 1, 1983 25


(0.) Ibira

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE III

RIVIERE PETITE PLAINE (Guadeloupe>

S = 8,s km2
Ip = 0,392
Alt. moyenne : 455 m

SOLS

- Sols profonds ferrallitiques friables (oxysols)

VEGETATION

- Forêt humide et petites bananeraies

PARAMETRES D’ECOULEMENT

Coef. DEFMAX PARTI PERMAX AL


(%) (mm) (%) (mm) Iljours

l,oo * 150 0 160 0,018

* Rapportée à la valeur de 1 320 mm - Coef. varie avec l’altitude.

RESULTATS ANNUELS

1,971-72 1972-7.3 1975-74 1974-7.5 1975-76 1976-YY 19Y7-76

P 2 341 2 647 2 461 2 591 2 663 2 655 2 954


E.T.P. 1320 1320 1320 1320 1320 1 320 1 320
E.T.R. 1 258 1 302 1 292 1 313 1 272 1 237 1 269
Ec. ealr. 1 004 1 522 1 079 1 345 1 272 1 621 1 555
Ec. obs. 987 1 573 1 143 1 233 1 301 1 606 1 442

Def. ecoul. 1 354 1 074 1 324 1 358 1 362 1 049 1 512

26 Cah. ORSTOM, S~!T. Hydrol., vol. XX, no I, 1983


2
%

1972-1973 1973 -1974

Fig. 13. - Rivière de Petite-Plaine (Guadeloupe)


Bilan hydrologique (avril 1971 -murs 1974)
,

(D.) Tbizn

CALCUL DES LAMES &ZOUL6ES MENSUELLES

300

200

I l .
[Link]. = 0.96
100

i. 0.3s. _
1
300

a) Corrélation des couples mensuels (L. OBS. - L. CALC.)

A X ETR

1500- 0 ETA+AR
AR = Variations des réserves

1400-

1300-

1200.

1100.

1000. L
II 30(

b) Corrélation : Déficit observé _ Déficit calculé

Fig. 14. - Bassin de Petite-Plaine (Guadeloupe)

Cah. ORSTOM, sc’r. Hydrol., vol. XX, ,‘J 1, 19S3


28
Un modèle simplifié de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE IV

BASSIN DE SAINTE MARIE (Guadeloupe)

S = 1,6 km2
Ip = 0,281
Alt. moyenne: 260 m

SOLS

- Sols à allophanes ..... 20%


- Sols argileux - limoneux 30%
- Oxysols friables ...... 50%

VEGETATION

- Forêt humide et grande bananeraie (irriguée)

PARAMETRES D’ECOULEMENT

Coef. DEFMAX PARTI PERMAX AL


(%) (-4 (%) (mm) l/jows

1,lO 120 0 200 0,010

RESULTATS ANNUELS

Variables 1975 1976 19YY 1978


t-4

P 2 415 2 423 2 825 2 573


IE 1 444 1 444 1444 1 444
ER 1 339 1 386 1 248 1 348
EC.T 962 1 079 1 563 1 340
Ec. obs. 1 044 1 064 1 459 1 341

Def. ecoul. 1 371 1 359 1 366 1 232

Cal~. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 19S3 29


_ _ - - -
-~~--- --

=,--
.E
=
ZZZ

1976 -1977

Fig. 15. - Rivière de Sainte-Marie (Guadeloupe).


Bilan hydrologique (avril 1975-mars 1978)
Un modéle simpliJi.4 de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ECOULEES MENSUELLES

L. CALC.

4oc

300

200

100

a) Corrélation des [Link] (L. OBS. - L. CALC.)

h % ETR
0 ETR+&l
AR = Variations des réserver

.1500 l-

1400 I-

13oc l-

1 2oc l-
12

b) Corrélation : Déficit calculé - Déficit observh

Fig. 16. - RiviBre Sainte-Marie (Guadeloupe)

Cnh. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 31


(D.j Ibiaa

CALCUL DES LAMES J?aCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE V

BASSIN CAROLE (Martinique)

S = 1,46kmz
Tp = 0,376
Alt. moyenne : 203 m

SOLS

- Argiles gonflantes avec fentes de retrait

VEGETATION

- Petite forêt sèche, broussailles

PARAMETRES D’ECOULEMENT

chef. DEFMAX PARTI PERMAX AL


(%) (mm) (%) (mm) Iljours

1,lO * 120 100 10

* Par rapport à E.T.P. régionale.

RESULTATS ANNUELS

Variables 1975-76 1976-77 1977-78 1978-79


(mm)

P 1 193 1 220 1 408 1 433


E.T.P. 1 615 1 615 1 615 1 615
E.T.R. 860 914 1 033 1 120
Ec. cale. 272 313 308 241
Ec. obs. 267 321 293 214
Fuites 13 0 28 2

Def. ecoul. 926 899 1 115 1 219

32 Cals. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


Un modèle simplifié de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ECOULEES MENSUELLES


(EXEMPLE V;

L. CALC.

a) Corrélation des couples mensuels (L. CALC. - L. 0%)

A X ETR
Q ESA-I-AR
0 ETR -!-AR + 1NF.P.
lzoi )- AR = Variations des réserves
IN F.P. = Infiltration profonde

11W l-

looo

900

800 l-

700 I-L Déficit d’écoulement


1 I I
700 , 800 900 lob 1100 1200

b) Corrélation : Déficit calculé - Déficit observé

Fig. 17. - Bassin Carole (Martinique)

Cah. ORSTOM, S~T. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 33


CD.) Tbiaa

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE VI

BASSIN VAL D’OR (Martinique)

S =1,43km2
Ip = 0,274
Ait. moyenne : 44 m

SOLS

- Ferrisols - sols ferrallitiques argileux

VECFTA’Z’ION
7.a

- Savane, prairie humide 75%


- Forêt humide ....... 1 SO&
- Canne à mixe ....... 10%

PARAMETRES D’ECOULEMENT

chef. DEFMAX PARTI PERMAX AL


(%) (mm) (%) (mm) l/jours

1,17 * 120 100 70 P.W ‘3)

Par rapport à E.T.P. r&gionale.

RESULTATS ANNUELS

Variables 1975-76 1976-77 1977-78


(mm)

P 1 723 1 620 1 666


E.T.P. 1 718 1 718 1 718
E.T.R. 1 200 1 102 1 167
Ec. talc. 367 390 320
Ec. obs. 353 393 326
Fuites 149 148 142

Def. ecoul. 1 370 1 227 1 340

34 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1953


Un moddle simplijZ de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULEES MENSUELLES

, L. CALC.

100 2QO

a) Corrélation des couples mensuels (L. OBS. - L. CALC.)

8 ETR
0 ETR-tAR
q ETR +AR + INF.P.
AR = Variations des réserves
IN F.P. = Infiltraiion profonde

1300

1200

1100

1000

/ Déficit observé
900 I I l I
, 1000 1100 1200 1300

b) Corrélation : Déficit calculé - Déficit observé

Fig. 18. - Bassin Val d’Or (Martinique)

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 35


(0.) Ibiza

8. APPLICATIONS

8.1. E~ALUATION DE L'ETR

Le programme peut être utilisé à l’évaluation d’une valeur vraisemblable de 1’ETR. Ce procédé, qui utilise
accessoirement les données fournies par les bassins représentatifs étanches, semble laborieux mais n”est, à notre
avis, pas superflu. L’évapotranspiration n’est habituellement connue qu’à travers les appareils qui la mesurent,
et il ne semble pas inutile d’appuyer ces mesures par des estimations faites en milieu naturel, à partir des bilans
hydrologiques.
L’ETR apparaît, dans cette approche, limitee par 1’ETP pendant les mois excédentaires et valant à peu près
les précipitations pendant les mois secs. Mais elle augmente également avec la valeur DEFMAX puisque l’eau
stockée dans l’horizon végétal représente une disponibilité supplémentaire pour l’évaporation. Cette particularité
est montrée sur le graphique 19, en faisant varier DEFMAX sur le BVN AVAL, sans modifier la valeur des autres
paramètres.

8.2. EXTENSION DES DONNÉE~ HYDROMÉTRIQUES SUR UNE LONGUE DURÉE

On a obtenu en Guadeloupe des extensions acceptables des données hydrométriques dans des conditions où
l’insuffisance des postes pluviométriques de longue durée ne permettait pas l’utilisation de techniques plus fines.
On peut également obtenir de bons résultats sur des bassins de plus grande dimension comme, par exemple? à
Madagascar sur le bassin de la Sahabe (S = 900 lima) qui fait partie du complexe du lac Alaotra.

8.3. VARIATIONS DES PARAMÈTRE~

On a essayé de dégager quelques tendances de l’évolution des paramètres d’après les descriptions du sol ou de
la végét,ation.

8.3.1. Paramètres de volume

a) COEF : calage de Z’ETP du. bassin


La valeur du COEF vaut 0,95 environ, lorsque les mesures d’ETP proviennent d’un bac enterré situé à l’inté-
rieur du bassin.
C’est le cas des bassins de Tunisie BVN où on avait pu, en outre, éliminer la distorsion due à l’effet d’oasis
sur les mesures des mois secs, grâce à des corrélations entre les valeurs d’évaporation mesurées et les précipitations
mensuelles.
Dans le cas le plus général, la valeur de 1’ETP provient de sources moins fiables (Piche, bac classe A, etc.) et le
coefficient COEF se réduit alors à un coefficient d’ajustement sans signilication physique.
Il faut signaler également (Guadeloupe) une variation importante de l’évaporation en raison inverse de l’altitude.

b) DEFMAX
La dimension de l’horizon végétal DEFMAX re.p résente la quantité d’eau disponible dans le sol pour la plante.
Lorsque la densité de recouvrement est suffisante, elle traduit plus ou moins l’adaptation de la plante aux conditions
climatiques, mais la nature du sol intervient sans doute également.
- La valeur de DEFMAX peut être prise de 100 à 120 mm dans les climats à saison sèche peu accentuée
(cas de Petite Plaine, Sainte Marie). Ce paramètre intervient alors peu car la valeur du déficit dans le sol atteint
rarement DEFMAX.
- Dans le cas d’une saison seche fortement accentuée, il faut distinguer les bassins selon leur couverture en
plantes annuelles (KORHOGO), ou pérennes (BVN Tunisie, AVAL).

36 Cah. ORSTOM, sk. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983


ETR/ETP (mm.)

I
A Année 1975.1976
0 Année 1974-1975
0 Année 1973-1974
n Année 1976.1977

l 40 80 120 150
DEFMAX (mm.)

Fig. 19. - Simulation de I’ETR en situation réelle (site B.V.N. Tunisie)


Variations du rapport ETR/ETP en fonction de la capacité de l’horizon végétale DEFMAX

Coefficient de tarissement
AL (l/jour)

/
PRISE D’EAU
0.02 0 /’
/
‘PETITE PLAINE /’
0 /j
/’
/
/
/
/j
/
/
/
/
/
/
/’
/
0.01 0
/j Ste MARIE ’ Pte COYAVE

/j

/jj

/ KHOROGO
/
/
/
/
/
/’
/j
,j Indice pente ROCHE Ip
l I I I
0.100 0.200 0.300 0.400

Fig. 20. - Corrélation entre coefficient de tarissement (AL) et indice de pente de Roche

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 37


r
-----------------------------------+
Argiles :

Très argileux
100 99 ligneux

Savane arbor&

Savane arbustive

Moyens
----------_
_____4_ ____ ‘SHoRobo
______

Très friables

Fig. 21. - Variations de la dimension de l’horizon végétal DEFMAX en kgime de saison sèche marquée

(Y-) l-

Sols friables

lessivés
/SAINTE-MARIE, KHOROGO
Sols PETITE PLAIN
_______-----________-------------------------~
intermédiaires

0”

bassins

h&érogènes

Sols
très argileux

Argiles

PERMAX
L w
i 10 20

Fig. 22. - Variations du paramètre PERMAX.


(Perméabilité mensuelle maximale)
38 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, ILO 1, 1983
Un modèle simplifié de calcal des écdements mensuels

Ce dernier type de végétation exige, semble-t-il, un réservoir profond et se rencontre plus spécialement sur
des terrains plus argileux (BVN AVAL, BVN EUCALYPTUS, B assin VAL D’OR), peut-être parce que la capacité
de rétention est plus élevée sur les argiles.
Sur les argiles gonflantes la végétation est, semble-t-il plus raréfiée (CAROLE, BVN ARGILE CALCAIRE),
mais les fentes de retrait constituent un horizon’végétal fictif capable d’intercepter l’eau des précipitations et de
favoriser l’évaporation.
Les abaques de la figure 21 traduisent grossièrement ces variations.

8.3.2. Paramètre d’étalement

On range dans cette catégorie les paramètres PERMAX et AL parce qu’ils conditionnent la répartition des
écoulements dans l’année, mais qu’ils interviennent peu sur la quantité d’écoulement produit.

a) PERMAX
Les valeurs de PERMAX sont liées à la perméabilité des sols en grand :
- Elles sont comprises entre 0 et 50 mm sur les bassins d’argiles pures (CAROLE, BVN Tunisie).
- Elles sont comprises entre 50 et 100 mm dans le cas des bassins qui sont encore très argileux (Val d’Or,
Duchene).
- Pour des valeurs de PERMAX supérieures à 200 mm, la description des sols fait état de caractère de friabi-
lité (Korhogo, Petite Plaine). Les sols les plus caractéristiques de ce type sont les sols ferrallitiques appauvris.
Les valeurs intermédiaires correspondent à des sols mixtes (Sainte Marie) ou à des bassins hétérogènes (Gachet).
La figure 22 illustre cette tendance.

b) [Link] de la nappe
On s’intéressera plus particulièrement à l’allure du tarissement sur les bassins qui ont des débits de base
importants.
On a reporté les valeurs du paramètre AL en fonction des valeurs correspondantes de l’indice de pente de
Roche (fig. 20). On distingue une vague liaison entre ces deux paramètres, mais la configuration naturelle des
terrains joue également un certain rôle.
Les points hauts de la corrélation (Prise d’Eau, Petite Plaine) semblent correspondre à des nappes de type
Qtopographiques )) ou nappes perchées, alors que les bassins de Sainte Marie renferment des nappes de plaine ou de
Piémont permettant des tarissements soutenus.
Les informations dont on dispose actuellement ne permettent pas de précision complémentaire.

8.4. ETALUATION DES ÉCOULEMENTS MENSUELS

Les graphiques précédents permettent de donner aux paramètres hydrologiques des valeurs initiales en début
de calage, d’après quelques indications cartographiques d’un bassin.
L’estimation des écoulements sur des bassins inconnus, à partir des précipitations, reste cependant une opéra-
tion hasardeuse qui ne peut être entreprise que lorsque les composantes régionales sont très bien connues.
Les écoulements sont obtenus, en effet, selon un mécanisme plus ou moins complexe, par différence entre les
précipitations et l’évaporation, et l’erreur faite sur ces écoulements est égale à la somme des erreurs faites sur les
évaluations de ces deux termes.
Un calage sur quelques années d’observations hydrométriques est le plus souvent nécessaire.
L’utilisation du pas de t,emps mensuel est intéressante dans les problèmes de corrélation (pluie-écoulement)
parce qu’elle permet, grâce à son approche globale, de conserver une plus grande souplesse de manipulation. Elle
doit pouvoir donner satisfaction dans de nombreuses situations, avec des moyens de calculs réduits du type (<infor-
matique de bureau )).

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 39


(0.) Ibiza

CALCUL DES LAMES $COULÉES MENSTJELLES

EXEhIPLE 1 - BASSIN DE KORHOGO (Côte d’ivoire) - S = 3,63 km3

Variables Avril Mai Juin Juil. Août sept. oct. Nov. Déc. JlllW. Fév. MllTS Total
c-4

P 121 81 187 76 344 391 149 64 0 8 27 34 1 482


IE 152 116 111 115 115 74 70 87 96 116 132 155 1 339
ER 93 82 95 100 100 74 70 78 34 8 27 46 807
62-63 DEFC 60 32 34 0 29 0 0 0 19 53 53 54
EC 1 1 0 11 5 70 153 31 0 0 0 0 278
TAR 8 7 6 12 10 31 52 572 454 37 31 26
ECT 9 7 17 17 80 184 83 59 44 37 31 26 594
EC. OBS. 16 8 15 24 83 143 82 3Y 35 32 23 23 523

P 6i 122 149 219 371 225 178 36 0 0 0 96 1 463


IE 152 116 111 115 115 74 70 87 96 116 132 155 1 339
ER 73 77 102 115 115 74 70 72 17 0 0 86 801
63-64 DEFC 60 60 15 0 0 0 0 38 55 55 55
EC 1 1 1 8 26 98 52 34 5 0 0 0 0 225
TAR 21 18 15 16 26 4.6 55 58 49 41 34 29
ECT 22 19 23 42 124 98 89 63 49 41 34 29 633
EC. OBS. 21 22 24 40 117 93 80 51 38 29 22 24 561

P 93 166 177 271 269 256 110 124 58 49 12 42 1 627


IE 152 116 111 115 115 74 70 87 96 116 132 155 1 339
ER 92 92 111 115 115 74 70 87 83 74 12 55 980
64-65 DEFC 46 45 0 0 0 0 0 0 0 29 54 54
EC 1 1 2 18 43 44 63 18 14 5 0 0 1 209
TAR 24 20 21 25 39 50 61 55 50 42 35 29
F:CT 25 22 39 68 83 113 79 69 55 42 35 30 660
EC. OBS. 29 37 47 65 103 130 66 54 45 40 29 32 677

P 55 100 201 152 226 382 83 0 0 0 0 0 1 253


IE 152 116 111 115 115 74 70 87 96 116 132 155 1 339
ER 64 71 95 115 115 74 70 49 10 0 0 65 728
65-66 DEFC 60 60 31 0 0 0 0 0 49 59 59 59
EC 1 0 0 15 14 28 144 0 0 0 0 0 218
TAR 25 21 17 24 24 33 l7 45 37 31 26 22
ECT 25 21 32 38 52 177 70 45 37 31 26 22 576
EC. OBS. 28 27 41 40 68 144 75 46 32 25 19 19 564

P 107 161 126 68 520 305 %20 26 0 0 13 71 1 617


IE 152 116 111 115 115 74 70 a7 96 116 132 155 1 339
ER 87 96 111 98 98 74 70 69 12 0 13 76 804
66-67 DEFC 60 40 0 0 34 0 0 0 45 57 57 57
EC 1 1 2 10 4 198 98 51 4 0 0 0 0 368
TAR 18 15 17 15 12 39 55 62 52 44 37 31 397
ECT 19 17 27 19 210 137 106 66 52 44 37 31 765
EC. OBS. 19 25 23 19 241 128 139 72 50 41 25 24 806

40 Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol.. XX, no 1, 1983


Un modèle simolifi6 de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE II - B.V.N. AVAL (Nord Tunisie) - S = 13,6 km9

J’ariables Sept. Oct. Nov. Déc. JWW. Fée. MWS Avril Moi Juin Juil. Août ” Total
(mm)

P 30 159 56 77 43 188 80 92 22 4 1 0 752


IE 109 91 61 47 52 52 85 99 118 109 151 151 1 125
ER 21 62 46 40 46 49 82 92 83 52 35 16 624
73-14 DEFC 180 171 81 13 40 44 0 25 21 88 136 170
EC 1 0 6 2 3 1 79 26 3 0 0 0 0
TAR 0 0 0 0 0 0 5 2 1 0 0 0 8
ECT 0 6 2 3 1 19 31 5 1 0 0 0 128
EC. OBS. 0 21 0 5 2 8'7 20 13 1 0 0 0 149

P 21 175 120 70 61 175 91 19 54 1 0 49 848


IE 109 91 61 47 52 52 85 99 109 118 151 151 1125
ER Il 62 54 45 50 50 83 79 15 46 30 40 631
14-75 DEFC 186 Ill 12 12 10 16 0 17 77 99 144 174
EC 1 0 7 6 22 17 94 34 2 1 0 0 0
TAR 0 0 0 0 0 0 5 2 1 0 0 0 8
ECT 0 7 6 22 17 94 39 4 2 0 0 0 191
EC. OBS. 0 1 40 14 10 91 29 2 0 0 0 0 187

P 5 110 311 66 99 9s 82 54 60 30 32 20 964


IE 109 91 61 41 52 52 85 99 109 118 151 151 1 125
ER 16 48 51 46 50 51 81 88 85 66 60 38 680
75-76 DEFC 165 177 f18 0 12 2 5 22 58 84 120 148
EC 0 3 115 37 39 46 20 2 1 0 0 0 263
TAR 0 0 0 10 4 2 1 0 0 0 0 0 Il
ECT 0 3 115 47 43 48 21 2 1 0 0 0 280
EC. OBS. 0 1 118 29 40 42 33 3 3 1 0 0 270

P 32 224 199 92 76 36 24 60 2.5 17 0 20 805


IE 109 91 61 47 52 52 85 99 109 118 151 151 1 125
ER 28 70 59 46 50 49 68 74 59 43 29 24 599
76-77 DEFC f66 163 21 0 4 10 27 71 86 121 147 176
EC 0 11 102 54 33 5 1 1 0 0 0 0 207
TAR 0 0 0 5 2 1 0 0 0 0 0 0 8
ECT 0 11 102 59 35 6 1 1 0 0 0 0 215
EC. OBS. 0 13 103 49 33 4 0 1 0 0 0 0 203

P 7 16 136 28 133 104 90 110 37 1 0 34 676


IE 109 91 61 47 52 52 85 99 109 118 151 151 1 125
ER 11 11 40 28 45 50 82 94 94 58 38 25 516
77-78 DEFC 180 184 179 91 92 12 1 19 15 72 130 168
EC 0 0 6 1 1 41 27 12 1 0 0 0 95
TAR 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
ECT 0 0 6 1 1 41 27 12 1 0 0 0 95
EC. OBS. 0 0 1 0 II 46 6 0 0 0 0 0 70

Cah. ORSTOM, a-Pr. Hydrol., vol. XX, n” 1, 1983


(D.) Ibim

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE III - BASSIN DE PETITE PLAINE (Guadeloupe) - S = 8,8 km-

Variables Avril Mai Juin Juil. Août sept. oct. Nov. Déc. JWW. Fk. Mars Tota
(mm) annuel

P 76 255 99 115 307 140 213 94 258 238 268 278 2 341
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 100 102 111 111 103 98 96 89 87 107 117 137 1 258
71-72 DEFC 50 73 0 19 16 0 0 0 5 0 0 0
EC 0 22 10 1 17 21 41 13 64 49 55 50 403
TAR 15 4,3 48 28 16 54 41 55 32 59 70 80 601
ECT 15 65 58 29 93 75 82 68 96 108 125 130 1 004
EC. OBS. 34 82 68 36 112 56 72 4,4 77 117 120 169 987

P
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 128 Ill 115 If9 106 98 96 91 89 105 110 128 1 302
72-13 DEFC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 9 21
EC 20 37 24 16 95 129 78 192 4kz 12 2 1 654
TAR 85 62 67 56 39 12 94 98 113 95 55 32 868
ECT 105 99 91 72 134 201 172 290 161 107 57 33 1 522
EC. OBS. 81 113 96 71 140 223 112 339 149 80 54 55 1 573

P 101 134 120 114 359 330 199 171 201 392 147 199 2 467
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 117 109 112 116 103 98 96 91 89 101 117 137 1 292
73-74 DEFC 15 31 1 3 11 0 0 0 0 0
EC 1 1 4 7 116 113 410 29 40 149 22 2: 544
TAR 18 11 6 3 2 52 80 75 65 68 94 61 535
ECT 19 12 10 10 118 165 121 104 105 217 116 82 1 079
EC. OBS. 33 47 31 18 135 156 148 72 83 218 96 106 1 143

P 202 126 137 169 413 437 238 183 183 240 120 143 2 591
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 128 116 114 119 106 98 96 91 89 107 115 134 1 313
14-15 DEFC 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 5
EC 25 13 13 19 165 202 61 34 34 4.8 13 6 633
TAR 52 51 29 21 25 70 98 94 79 71 77 45 712
ECT 17 64 42 40 190 212 159 128 113 119 90 51 1 345
EC. OBS. 88 54 45 33 153 266 159 118 86 116 56 59 1 233

F 32 184 116 103 267 241 420 273 402 155 225 245 2 665
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 107 102 113 113 102 98 96 91 89 107 117 137 1272
75-76 DEFC 2 76 0 7 17 0 0 0 0 0 0 0
EC 0 2 10 1 53 54 184 84 175 28 35 36 662
TAR 26 15 10 6 3 40 60 91 97 111 77 74 610
ECT 26 17 20 7 56 94 244, 115 272 139 112 110 1772
EC. OBS. 30 46 32 23 69 86 237 171 299 100 121 87 1 301

P 116 130 199 203 370 367 433 284 348 59 56 90 2 655
TE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 124 113 114 119 106 98 96 91 89 99 90 98 1 237
76-11 DEFC 0 16 0 0 0 0 0 0 0 0 44 78
EC 10 1 27 28 132 141 199 91 132 11 0 1 173
TAR 74 43 25 38 45 80 99 114 112 117 68 39 854
ECT 84 44 52 66 177 221 298 205 244 128 68 4,o 1 627
EC. OBS. 81 58 66 77 182 223 246 184 344 68 39 38 1 606

P 243 149 71 144 421 387 414 452 187 190 87 203 2 954
IE 128 117 115 119 106 98 96 91 89 107 117 137 1 320
ER 109 117 108 110 105 98 96 91 89 107 110 129 1 269
77-78 DEFC 87 0 0 36 3 0 0 0 0 0 0 29
EC 9 15 7 2 170 160 183 221 45 29 9 12 862
TAR 23 29 23 13 6 60 89 108 120 96 78 46 693
ECT 32 44 30 15 178 220 272 329 165 125 87 58 1 555
EC. OBS. 51 46 28 26 166 195 251 318 130 92 63 16 1 442

42 Cah. ORSTOM, SC,. Hydrol., vol. X-X, no 1, 1983


Un moddle simplifié de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULÊES MENSUELLES

EXEMPLE IV - BASSIN DE SAINTE MARIE (Guadeloupe) - S = 7,6 km”

Variables JUIN?. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total
annuel
-

P 143 110 131 51 202 91 122 150 202 409 4409 395 2 415
IE 117 128 150 140 128 126 130 116 107 105 100 97 1 444
ER 117 122 136 108 106 117 114 110 107 105 100 91 1 339
15 DEFC 0 0 18 23 80 0 31 24 0 0 0 0
EC 11 7 1 0 2 6 1 4 24 135 146 138 475
TAR 80 63 46 34 25 22 16 12 12 21 62 88 487
ECT 91 70 41 34 28 17 16 36 162 208 226 962
EC. OBS. 88 58 73 33 47 38 25 50 446 138 216 230 1 0484

153 158 157 91 129 100 153 188 249 490 295 260 2 423
I, 117 128 150 140 128 126 130 116 107 105 100 97 1 444
ER 117 128 149 126 111 111 120 115 107 105 100 97 1 386
76 DEFC 0 0 0 1 39 22 33 1 0 0 0 0
EC 20 13 9 4 1 1 1 18 39 203 73 51 433
TAR 107 85 68 50 37 21 20 15 24 44 78 91 646
ECT 127 98 77 54 38 28 21 33 63 247 151 142 1 079
EC. OBS. 115 86 83 72 65 42 31 48 69 158 165 130 1 064

P 76 66 43 223 265 70 102 352 424 490 570 144 2 825


IE 117 128 150 140 128 126 130 116 107 105 100 91 1 444
ER 107 99 74 111 128 113 103 104 107 105 100 97 1 248
77 DEFC 0 35 67 98 0 0 46 41 0 0 0 0
EC 7 0 0 2 35 5 1 61 147 208 285 29 786
TAR 97 72 53 39 32 50 37 27 54 83 107 126 117
ECT 104 72 53 41 67 55 38 94 201 291 392 155 1 563
EC. OBS. 78 51 46 50 44 26 25 98 177 278 410 176 1 459

P 223 32 93 296 302 274 212 221 220 4.02 142 156 2 573
IE 117 128 150 140 128 126 130 116 107 105 100 97 1 444
ER 117 105 101 116 128 126 130 116 107 105 100 97 1 348
78 DEFC 0 0 73 82 0 0 0 0 0 0 0 0
EC 27 3 1 19 49 41 22 27 30 130 21 18 388
TAR 101 95 70 52 59 75 84 78 78 79 100 81 952
ECT 128 98 71 71 108 116 106 105 108 209 121 99 1 340
EC. OBS. 137 74 67 120 117 150 123 85 110 171 102 85 1 341

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 43


(D.) Ibiaa

CALCUL DES LAMES ÉCOULtiES MENSUELLES

EXEMPLE V - BASSIN CAROLE (Martinique) - S = 1,46 km2

Variables Juil. Août sept. oct. NOV. Déc. JWW. Fév. Mars Avril Mai Juin Total
lZllnU.51

P 32 141 ai 241 171 245 66 71 45 13 27 60 1 193


IE 140 134 122 117 114 110 117 137 156 181 144 143 1 615
ER 2 82 87 99 111 107 104 99 68 26 25 50 860
75-76 DEFC 150 119 63 71 0 11 0 50 78 101 114 III
INF. P 0 0 0 13 0 0 0 0 0 0 0 0 f3
EC 0 3 1 56 71 126 14 1 0 0 0 0 272
EC. OBS. 0 0 3 61 78 125 0 0 0 0 0 0 267

P 48 153 177 186 117 249 43 25 15 88 24 35 1 220


IE 140 134 122 117 114 110 117 137 156 181 144 143 1 615
ER 48 92 109 114 109 108 100 58 30 83 29 34 914
16-71 DEFC 110 102 4J 1 9 8 1 63 95 110 105 110
INF. P 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
EC 0 4 24 78 67 133 7 0 0 0 0 0 313
EC. OBS. 0 4 35 54 51 177 0 0 0 0 0 0 321

P 59 266 148 299 147 64 53 24 76 61 94 117 1408


IE 140 134 122 117 114 110 117 137 156 181 144 143 1 615
ER 50 105 117 112 109 94 82 49 75 68 78 94 1 033
11-78 DEFC 109 100 0 17 0 15 46 75 100 100 107 92
INF. P 0 24 0 4 0 0 0 0 0 0 0 0 28
EC 0 35 49 163 56 2 0 0 0 0 1 2 308
EC. OBS. 0 62 35 124 71 0 0 0 0 0 0 1 293

P 159 210 123 173 189 69 18 29 145 39 55 224 1433


IE 140 134 122 117 114 110 III 137 156 181 144 143 1 615
ER 110 125 114 109 110 97 63 44 102 83 51 112 1 120
78-79 DEFC 11 26 1 24 6 6 42 87 101 61 104 101
INF. P 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
EC 4 600 33 46 78 9 0 0 2 0 0 9 241
EC. OBS. 18 65 8 38 59 7 0 0 3 0 0 16 214

Cah. ORSTOM, sér. Hydrol., vol. XX-, no 1, 1983


Un modèle simplifi6 de calcul des écoulements mensuels

CALCUL DES LAMES ÉCOULÉES MENSUELLES

EXEMPLE VI - BASSIN VAL D’OR (Martinique) - S = 1,43 km2

Variables Avril Mai Juin Juil. Août sept. oct. Noo. Déc. JlZlW. Fév. MlaT.5 Total
annuel

P 43 55 84 52 231 119 286 2.59 297 125 92 80 1 723


IE 193 153 152 149 142 129 125 121 117 125 146 166 1 718
ER 66 47 77 55 111 123 119 121 117 121 125 118 1 200
15-76 DEFC 90 112 104 98 101 0 19 0 0 0 14 48
INF. P 0 0 0 0 13 0 46 42 48 0 0 0 149
EC 0 0 0 0 5 16 96 96 129 24 1 0 367
EC. OBS. 0 0 0 0 4 7 91 110 116 13 1 5 353

P 31 44 99 93 179 173 256 276 334 64 39 32 1 620


IE 193 153 152 149 142 129 125 121 117 125 148 166 1 718
ER 58 39 85 90 106 122 125 121 117 110 81 48 1 102
76-77 DEFC 86 113 107 94 92 82 0 0 0 0 52 94
INF. P 0 0 0 0 0 11 40 45 52 0 0 0 148
EC 0 0 0 0 3 16 86 109 162 14 0 0 390
EC. OBS. 2 1 1 1 3 12 74 121 171 4 3 0 393

P 99 58 60 84 266 188 351 234 71 88 41 126 1 666


IE 193 153 152 149 142 129 125 121 117 125 148 166 1 718
ER 98 54 58 77 113 129 125 121 106 98 81 107 1 167
77-78 DEFC 109 109 105 103 96 0 0 0 0 43 54 93
INF. P
EC 0 0 0 0 17 41 166 82 12 1 0 1 320
EC. OBS. 1 2 0 0 13 36 157 97 8 3 2 7 326

Cah. ORSTOM, sbr. Hydrol., vol. XX, no 1, 1983 45

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