PBI MARAICHAGE
FAVORISER LES AUXILIAIRES EN ZONE DE PRODUCTION
ESSAIS SUR SALADES
DONNEES ECONOMIQUES :
CHIFFRES 2011 POUR LA FRANCE
SALADE (laitue + chicorée) :
3e légume le plus produit en surface et le 4e en
volume : 12 000 ha / 326 000 t (FranceAgriMer, 2012)
1er département producteur = Bouches-du-Rhône
(1900 ha / 67 000 t). Le Maine-et-Loire est 4ème en
surface (539 ha) et 7ème en volume (11 500 t)
La France occupe la 3ème place européenne
(derrière Espagne et Italie) et la 12e mondiale, la
Chine étant 1er producteur avec 13 500 000 t de
laitue et de chicorée produites (FAOstat, 2013)
70% de la production en plein champ / 30% sous
abris
PRINCIPAUX RAVAGEURS
PUCERON DE LA LAITUE
Nasonovia ribis-nigri
Espèce dominante en culture de laitues de plein champ
Puceron des parties aériennes - 1.3 à 2.7 mm
Aptères : jaune verdâtre / Ailés : vert pâle à vert foncé
Cycle : Holocyclique dioecique
Hôtes primaires : Ribes spp (groseillier, cassis...)
Hôtes secondaires : Asteracées (laitue, chicorée,
endive...), Solanacées (tabac, pétunia) et
Scrophulariacées (euphrasie, véronique)
Dégâts indirects liés aux souillures rendant la récolte
invendable + transmission de virus
Période de risque : fin mai à début juillet puis fin août à
fin septembre
PRINCIPAUX RAVAGEURS
NOCTUELLES DEFOLIATRICES
Autographa gamma
Papillon de nuit (hétérocère) de la famille des
Noctuidés, le plus commun des papillons migrateurs
fréquentant l’Europe
Chenilles : 35 mm, vert pâle avec lignes dorsales claires
Adultes : 40 à 45 mm d'envergure, ailes antérieures
jaune brunâtre contenant, au centre, une tache blanche
(forme de la lettre grecque gamma), ailes postérieures
brun clair
Plantes-hôtes : chenilles très polyphages consommant
ainsi des plantes herbacées appartenant à de
nombreuses familles
Dégâts : les chenilles consomment le limbe des feuilles
et sectionnent les pétioles / surtout actives la nuit
RAVAGEURS
AUTRESSECONDAIRES
RAVAGEURS
LIMACES
Deroceras reticulatum, Arion rufus, Arion hortensis
Nuisibles sur parties aériennes (limbe des feuilles)
NOCTUELLES TERRICOLES
Agrotis segetum, Agrotis ipsilon
S’attaquent au collet des plantes / Alimentation la nuit
NÉMATODES
Meloidogyne sp.
Nématode à galles des racines entrainant une croissance
retardée pouvant aller jusqu’à la perte totale de la culture
AUTRES PUCERONS DES PARTIES AÉRIENNES
Macrosiphum eurphobiae, Hyperomyzus lactucae, Myzus
persicae…
PUCERON DES RACINES
Pemphigus bursarius
AUXILIAIRES RECHERCHES
(contre pucerons)
SYRPHES A LARVES APHIDIPHAGES
500 espèces de syrphes en France dont 185 espèces ont
des larves aphidiphages c’est-à-dire prédatrices de
pucerons.
Elles peuvent en consommer jusqu’à 400 pendant les 15
jours de leur développement.
Les adultes sont floricoles et consomment du pollen et du
nectar, ressources indispensables à leur survie et leur
succès reproducteur*. Le nectar des fleurs procure
l'énergie nécessaire au vol et le pollen conditionne la
fécondité des femelles**.
Préférence pour les fleurs jaunes et blanches à corolle
plate***(famille des apiacées et astéracées)
*Jervis et al. 1993, Lavandero et al., 2005 / ** Trouve et al., 2001 / ***
Francis et al., 2005
AUXILIAIRES RECHERCHES
(contre pucerons)
SYRPHES A LARVES APHIDIPHAGES
Des auxiliaires efficaces contre les pucerons en culture de salades
(Nelson E.H. et al., 2012. Biocontrol)
Plus la densité de syrphes (larves) augmente sur laitues, plus les
populations de pucerons diminuent
AUXILIAIRES RECHERCHES
(contre pucerons)
SYRPHES A LARVES APHIDIPHAGES
La présence de fleurs améliore la performance des
syrphes dans le contrôle biologique
(Hogg B.N. et al., 2011. Entomologia experimentalis et applicata)
La présence de Lobularia maritima augmente significativement la ponte des syrphes sur
laitues (graph gauche) entraînant une diminution du nombre de pucerons (graph droite)
AUXILIAIRES RECHERCHES
(contre pucerons)
COCCINELLES
Adultes et larves consomment des pucerons mais
importance du pollen comme ressource alimentaire
en début de printemps et fin d’été*
Intérêt d’intégrer des plantes fixatrices de pucerons
spécifiques dans les mélanges fleuris : Anthemis
tinctoria, Centaurea cyanus, …
CHRYSOPES
Les adultes se nourrissent de pollen, de nectar et de
miellat (excréments des pucerons). Les larves sont
prédatrices de pucerons (500 en 10 jrs).
Les ressources florales sont essentielles pour les
chrysopes car elles jouent sur leur fécondité et sur leur
date de ponte**
Fleurs intéressantes : Daucus carota ***
*Triltsch H., 1999 / **Robinson et al., 2008 / ***Denis A., 2009
AUXILIAIRES RECHERCHES
(contre pucerons)
HYMENOPTERES PARASITOÏDES
La femelle parasitoïde (< 5 mm) dépose un œuf à
l’intérieur d’un puceron. Un nouvel adulte émerge
de la momie du puceron.
Les adultes consomment du pollen et du nectar
(Apiacées surtout : Anethum graveolens, …)*
PUNAISES PREDATRICES (Orius sp.)
Les adultes et les larves sont des prédateurs
efficaces. Durant son développement (20 jrs), une
larve peut consommer 300 à 600 acariens ou de 100
à 200 pucerons.
Fleurs intéressantes : Achillea millefolium, Lobularia
maritima, Daucus carota **
*Jervis et al., 1993 / ** Limonta et al., 2004
MELANGE PBI
ATTIRER ET MAINTENIR LES AUXILIAIRES DANS LES ZONES DE PRODUCTION
MELANGE PBI
OBJECTIFS
► Fournir des ressources d’alimentation en nectar
et pollen aux stades adultes des insectes auxiliaires
afin de favoriser leur maintien, leur développement
et leur reproduction aux abords des cultures
► Fournir des hôtes et proies de substitution pour
les prédateurs et parasitoïdes grâce à certaines
espèces végétales fixatrices
► Offrir des zones de refuge aux insectes
bénéfiques, en particulier pour l’hiver quand ils
entrent en diapause de manière à assurer leur
présence dès le début du printemps suivant
MELANGE PBI
DONNEES TECHNIQUES
► 24 variétés dont 12 annuelles, 9 vivaces et 3
bisannuelles
► Hauteur moyenne : 70 à 80 cm
► Période de semis : printemps ou automne
► Densité de semis : 5 à 7 gr/m² au printemps, 3
gr/m² à l’automne
CALENDRIER DE FLORAISON DES ESPECES EN ANNEE 1
MELANGE PBI
DÉMARCHE R&D DE CRÉATION
DU MÉLANGE
Les espèces florales intégrées dans la composition
de PBI sont issues :
1- de données de la bibliographie (publications
scientifiques traitant d’espèces florales attractives
pour l’entomofaune)
2- des observations du service R&D de Nova-Flore
menées sur les plateformes d’essais dans le cadre
de l’étude des interactions fleurs-insectes (23 000
données d’insectes sur fleurs récoltées à ce jour /
300 variétés de fleurs concernées par au moins
une donnée)
Essai sur l’attractivité d’espèces semées
individuellement (R&D Nova-Flore)
MELANGE PBI
EVALUATION DE L’EFFICACITE
Etude menée aux Serres des 3 Moulins (44),
entreprise maraîchère souhaitant diminuer son
impact environnemental (Ecophyto 2018)
Production : salades d’été et mâches sur 240 ha
en plein champ
Mise en place de bandes fleuries aux abords des
cultures et au sein des espaces non cultivés pour
créer des réservoirs naturels d’insectes auxiliaires
MELANGE PBI
OBJECTIFS
Démontrer l’attractivité du mélange PBI sur les
auxiliaires au sein d’un système de production en
comparant son efficacité avec d’autres bandes
fleuries
Connaître précisément la diversité entomologique
(insectes auxiliaires) fréquentant le mélange PBI
METHODOLOGIE
Inventaires entomologiques réalisés sur différentes
bandes fleuries et menés sur 2 années consécutives
2 méthodes d’échantillonnage des insectes selon les
auxiliaires visés:
-Etude des syrphes aphidiphages par comptage à vue
-Etude des autres auxiliaires par capture au filet
fauchoir
MELANGE PBI
ETUDE DES SYRPHES
APHIDIPHAGES
ETUDE DES SYRPHES APHIDIPHAGES
3 MODALITES D’ESSAIS
MELANGE PBI
MELANGE PBI + 30% GRAMINÉES
2 espèces de graminées intégrées à la composition du mélange
PBI. On obtient 70% de fleurs et 30% de graminées
JACHERE FLEURIE ANNUELLE
6 variétés horticoles annuelles composent ce mélange de
fleurissement à but uniquement esthétique
Chaque modalité est implantée sur une planche de salades
d’une longueur de 100 m et d’une largeur d’1,5 m. Les semis ont
été réalisés au printemps (avril).
ETUDE DES SYRPHES APHIDIPHAGES
COMPTAGE A VUE
DES SYRPHES APHIDIPHAGES
10 points d’observation par bande fleurie,
répartis de manière aléatoire
Dénombrement de tous les syrphes présents
sur les fleurs et se posant sur celles-ci pendant
une minute sur 1 m²
4 passages pendant la période de floraison
2 ans d’essais
1 m²
ETUDE DES SYRPHES APHIDIPHAGES
RESULTATS (2 ANNEES)
Plus de syrphes aphidiphages observés en année 2 qu’en année 1 sur toutes les modalités :
apport des vivaces en 2ème année
PBI plus attractif que les autres modalités (différences significatives sur les 2 années)
La « dilution » avec des graminées limite nettement l’attractivité du mélange pour les
syrphes aphidiphages
MELANGE PBI
ETUDE DES AUTRES
AUXILIAIRES
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
3 MODALITES D’ESSAIS
MELANGE PBI
JACHERE FLEURIE VIVACE
8 variétés horticoles dont 3 vivaces pour ce mélange
JACHERE FLEURIE ANNUELLE
6 variétés horticoles annuelles composent ce mélange de
fleurissement à but uniquement esthétique
Chaque modalité est implantée sur une planche de salades
d’une longueur de 100 m et d’une largeur d’1,5 m. Les semis ont
été réalisés au printemps (avril).
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
CAPTURE AU FILET FAUCHOIR
Capture de l’entomofaune auxiliaire au filet
fauchoir
- 15 coups de filet par bande fleurie donnés de
manière aléatoire sur toute la longueur des
bandes
- 2 passages pendant la période de floraison
- 2 ans d’essais
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
IDENTIFICATION DES AUXILIAIRES
Tri des insectes et répartition par ordre/famille/genre
par le service R&D
Stockage au congélateur ou dans l’alcool à 70°C
Montage et détermination précise par
entomologistes
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
RESULTATS (ANNEE 1)
ABONDANCE DES AUXILIAIRES
9 x plus d’auxiliaires dans PBI
que dans la jachère fleurie vivace
6 x plus d’auxiliaires dans PBI
que dans la jachère fleurie annuelle
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
RESULTATS (ANNEE 1)
DIVERSITE DES AUXILIAIRES
Les punaises prédatrices du genre Orius (44%), les hyménoptères
parasitoïdes (30%) et les thrips prédateurs (10%) représentent 85 %
des auxiliaires capturés dans PBI en culture de salades : ces 3
auxiliaires ont une action contre les pucerons en maraîchage
ETUDE DES AUTRES AUXILIAIRES
CONCLUSION
Le mélange PBI favorise les auxiliaires
spécifiques sur pucerons en culture de salades
(prédateurs et parasitoïdes)
Une attractivité spécifique sur les syrphes
renforcée en 2ème année : intérêt des plantes
vivaces au sein du mélange
Les espèces florales intégrées au mélange PBI
lui permettent d’être beaucoup plus attractif
que des mélanges fleuris traditionnels