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Biomecanique Piezo - Barth - Hetru - Ravinel

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1

ENSTA 1

Module Energies Renouvelables

Récupération de l’énergie
bio-mécanique par des systèmes
piézoélectriques.
Auteurs :
Vincent BARTH
Laurent HETRU
Baptiste RAVINEL

Mercredi 12 Janvier

1. Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées


Table des matières

Table des matières 2

1 Introduction 2

2 L’effet pièzoelectrique 3
2.1 Mise en équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Les principaux matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 D’autres matériaux electroactifs 9


3.1 Les electrostrictifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Les polymères ioniques type IPMC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3 Les divers matériaux électroactifs et leurs applications . . . . . . . . . . . . . . . 10

4 Le principe de Human Energy Harvesting/ HEH 10


4.1 Les différentes sources d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 Les solutions technologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

5 Applications diverses dans le cadre de l’HEH 16


5.1 Téléphonie mobile et appareils électroniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.2 Chaussures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
5.3 Plancher dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.4 Portillons de station de métro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.5 Route dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
5.6 Autres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

6 Conclusion 22

Bibliographie 23

1 Introduction
Les nouveaux enjeux énergétiques ont favorisé l’émergence d’un engouement collectif à la
fois pour les énergies renouvelables et pour les moyens de production énergétiques durable. Le
concept de source de production secondaire d’énergie est basé sur la possibilité de récupération
de toute forme d’énergie potentielle afin de la transformer en source d’électricité exploitable.
Cette notion, bien que très récente, est en plein essor. Il est de plus en plus courant de trou-
ver des systèmes permettant de récupérer de l’énergie à partir de chaleurs (refroidissement de
vapeur), de rayonnement (soleil), d’actions mécaniques résiduelles d’un système principal fonc-
tionnant à partir d’une source primaire (réseau électrique ou énergie fossile).
De nombreuses solutions techniques existent d’ors et déjà. A titre d’exemple, nous pourrons
citer les panneaux photovoltaı̈ques, ou encore les matériaux piézoélectriques autorisant la trans-
formation de contraintes mécaniques en potentiel électrique. Ces solutions techniques cumulées
à des concepts d’emploi innovants (valorisation d’énergie à partir de ”rejets” provenant de

2
3

systèmes complexes) constituent le concept d’Energy Harvesting.

Figure 1: Sources potentielles d’énergie du corps humain

Dans ce document, nous nous intéresserons plus en détail à une solution : ”les piézoélectriques”
dans leur application pour la récupération d’énergie à partir des contraintes mécaniques exercées
par les individus. C’est le Human Energy Harvesting. Comme peut l’illustrer la figure 1, l’être
humain rejette de l’énergie sous différentes formes. Les efforts mécaniques développés comme
le mouvement des bras ou la ”marche” peuvent donc être en partie captés par ces ”matériaux
piézoélectriques”.
Le but est donc de capter et de transformer le travail mécanique développé par le corps humain
en sources électrique exploitables comme sources secondaires d’énergie.

2 L’effet pièzoelectrique
La piézoélectricité est une propriété particulière des matériaux ferroélectriques. Elle s’ob-
serve dans tous les corps possédant une anisotropie cristalline, et se manifeste selon deux effets :
– l’effet direct est la polarisation du matériau sous l’action d’une contrainte mécanique :
C’est le mode générateur ;
– l’effet inverse est l’apparition d’une déformation mécanique sous l’effet d’une polarisation
électrique : c’est le mode actionneur.
De nombreux matériaux présents dans la nature possèdent des propriétés piézoélectriques.
Néanmoins dans la majorité des cas, ces propriétés sont peu prononcées. Seuls quelques céramiques
artificielles ou certains polymères possèdent des propriétés piézoélectriques à un degré suffisant
autorisant une exploitation industrielle.
4 CHAPITRE 2. L’EFFET PIÈZOELECTRIQUE

Figure 2: Déplacement du barycentre des charges au niveau de la maille cristalline

Une explication moléculaire à ce phénomène peut être donnée. L’effet piézoélectrique est
principalement dû à la polarisation spontanée des atomes dans une molécules ou un cristal.
Sous l’application d’une contrainte les nuages électroniques des atomes se déplacent par rap-
port à leur position naturelle. Cette dissymétrie engendre des ”mini-dipôles” qui à leur tour
créent au sein du cristal des contraintes de positionnement entre les ions chargés (cf figure 2).
Dans le cas du mode générateur le processus est inversé. Néanmoins un traitement préalable des
matériaux (”la polarisation”) est nécessaire afin d’optimiser les effets microscopiques et donc
afin d’obtenir des effets macroscopiques significatifs (cf figure 3).

Figure 3: Changement de l’alignement des dipôles par application d’un champ électrique.
a) polarisation quelconque n’autorisant pas d’effet piézoélectrique macroscopique ; b) dipôles
alignés autorisant un effet piézoélectrique macroscopique

2.1 Mise en équation


Afin d’obtenir des lois de comportement pour ces matériaux, une approche macroscopique
des phénomènes est nécessaire. Les grandeurs que nous aurons à traiter sont la contrainte T , la
déformée S, le champ électrique E et le déplacement électrique D. Le potentiel thermodyna-
mique à température constante (potentiel de Gibbs), nous permet de relier ces grandeurs (cf.
2.1. MISE EN ÉQUATION 5

équation 2.1.1). De cette relation découlent les équations linéaires de la piézoélectricité.

Pour définir un potentiel thermodynamique, il est possible de privilégier un couple de


variables (D; S), (D; T ), (E; S), (E; T ). On peut donc écrire quatre couples d’équations in-
trinsèques en fonction des variables choisies et du potentiel thermodynamique associé. Nous
nous intéresserons au couple (E; T ) ( grandeurs contrôlables par l’utilisateur dans les modes de
fonctionnement). Le système (2.1.1) défini le potentiel de Gibbs pour les variables E et T :


 G = F − Sλ Tλ − Di Ei
F énergie libre

(2.1.1)

 λ = 1...6 indice contracté
i = 1...3 indice des trois axes de coordonnées

Nous réécrivons l’équation (2.1.1) en retenant une approche énergétique (énergie élastique,
énergie électrique et terme de couplage de premier ordre). Avec la convention des indices répétés
nous obtenons l’équation 2.1.2 :

1 1
G(Tλ , Ei ) = − Tik Ei Ek − sE Tλ T µ − diλ Ei Tλ (2.1.2)
2 2 λµ

Conformément à la thèse citée en référence ([4]) et en dérivant G par rapport à Tλ et Ei , nous


obtenons les équations constitutives de la piézoélectricité dans le système 2.1.3 et donc par le
système matriciel 2.1.5.

∂G

 S = −( )E = sE
λµ T µ + diλ Ei
 λ

 ∂Tλ
(2.1.3)
 ∂G
diλ Tλ + Tik Ei

 Di = −(
 )T =
∂Ei



 λ, µ = 1, ..., 6 indices contractés
 i, k = 1, ..., 3 indices électriques correspondant aux trois axes de coordonnées


E
s souplesse à champ électrique constant (matrice de dimension 6x6)
T
 permittivité à contrainte constante (matrice de dimension 3x3)




d constante de charge (matrice de dimensions 3x6)

(2.1.4)

   E  
 Sλ sλµ diλ Tµ
 =   (2.1.5)
Di dλi Tik Ei

6 CHAPITRE 2. L’EFFET PIÈZOELECTRIQUE

2.2 Les principaux matériaux


Il existe divers matériaux piézoélectriques :
– Les monocristaux type quartz, LiN bO3 , LiT aO3
– les céramiques massives dont le PZT
– les polymères type PVDF ou copolymères P(VDF-TrFE)
– les piézocomposites type MFC (Macro Fiber Composites) ou AFC (Active Fiber Compo-
site)

Les céramiques massives PZT


Les céramiques PZT (Titano-Zirconate de Plomb) sont des matériaux de formule chimique
P b(Zrx , T i1−x )O3 . Elles font partie de la famille des céramiques techniques ferroélectriques et
leur structures cristallines est de type pérovskite (cf. figure 4). Obtenues par agglutination par
chauffage de poudres sèches comprimées, les PZT sont réputées pour développer naturellement
d’importants effets piézoélectriques. Un exemple de PZT est présenté figure 5.

Figure 4: Structure cristalline PZT Figure 5: Céramiques PZT

Il est important toutefois de préciser que les PZT doivent être polarisées en post-fabrication
afin d’augmenter l’effet piézoélectrique naturel en alignant les dipôles.
Les premiers PZT ont été élaborées dès 1954. Les céramiques PZT sont employées dans le
domaine des micromanipulateurs de précision tels que ceux qui sont employés en optique adap-
tative en astronomie. Il existe aussi bien des céramiques sous des formes massiques, que sous la
forme de film mince ou de gel polymérisé (utilisé dans les MEMS 2 ).

les polymères type PVDF ou copolymère P(VDF-TrFE)


Les polymères electroactifs (EAPS : electroactive polymers) sont des polymères dont la taille
et la forme changent sous l’influence d’un champ électrique. Ils présentent l’avantage de pouvoir
2. Microelectromechanical systems
2.2. LES PRINCIPAUX MATÉRIAUX 7

subir de grosses déformations et des forces importantes : certains EAPS peuvent ainsi subir des
déformations de près de 380% (contre quelques pour-cent seulement pour les céramiques).

L’étude des propriétés électromécaniques de polymère a commencé dès la fin du XIXè


siècle, en 1880, lorsque Wihhelm Roentgen s’intéressa à l’influence du courant électrique sur un
élastique. Le premier polymère piézoélectrique n’est en revanche découvert qu’en 1925 (Elec-
tret).

Il faut toutefois attendre les années soixante pour que des progrès significatifs soient réalisés.
En 1969, Kawai fut capable de démontrer que le fluoride polyvinylidene fluoride (PVDF cf figure
6 et 7) présente un effet piézoélectrique très important, ce qui ouvrit la porte à de nouvelles
recherches de polymères présentant des propriétés similaires et à partir des années 80, de nom-
breux polymères piézoélectrique sont découverts.

Les polymères ont l’avantage d’être plus légers, moins fragiles, souples, insensibles aux
champs magnétiques et à faible consommation énergétique.

Figure 6: Représentation schématique du


PVDF

Figure 7: Capteur PVDF

Aux Etats-Unis, l’Université de Pittsburgh, PA en collaboration avec Vandergrift, PA a mis


en place une centrale électrique fonctionnant à l’aide de polymère ionique. Un réseau de bande
en polyvinylidene fluoride (PVDF) générera du courant en étant déplacé par le courant de la
rivière Kiskiminetas. La ville pourra ainsi produire 20% de l’énergie consommé par le centre
ville de Vandergrift si le projet est un succès.

Les piézocomposites
Les piézocomposites sont des matériaux composites composés d’une matrice en résine dans
laquelle sont  insérées  des céramiques piézoélectriques type PZT. Le but est d’allier la flexi-
bilité mécanique de la résine (module de Young faible) avec le bon couplage mécano-électrique
des céramiques PZT (cf. figure 8)
8 CHAPITRE 2. L’EFFET PIÈZOELECTRIQUE

Figure 8: Représentation schématique de la structure piezocomposite

Table récapitulative
D’après la thèse citée en référence ([4]), nous disposons d’information récapitulatives (figure
9) concernant les différents type de matériaux piézoélectriques.

Figure 9: Principales propriétés des matériaux piézoélectriques

La ligne surlignée en vert représente les densités d’énergie maximum récupérables par unité
1
de volume (Eélec = k 2 Y S 2 ) 3 pour les différents types de piézoélectriques en mode générateur.
2
Les céramiques présentent les plus grandes densités avec 56mJ.cm−3 suivi des piézocomposites
avec 30mJ.cm−3 . Les polymères PVDF ne développent que 0, 6µJ.cm−3 . Néanmoins ces der-
niers possèdent de nombreux autres avantages comme poids largement inférieur aux céramiques
(densité ∼ 1000kg.m−3 ) ainsi qu’une plus grande élasticité mécanique (module d’young faible).

3. k coefficient de couplage, Y module d’Young, S 2 déformée maximum


9

3 D’autres matériaux electroactifs

3.1 Les electrostrictifs


L’électrostriction est une propriété de tout matériau non-conducteur, ou diélectrique, qui
consiste en une modification de sa forme sous l’effet d’un champ électrique appliqué. Elle est
l’équivalent électrique de la magnétostriction.

L’électrostriction est une propriété de tous les diélectriques, qu’ils soient amorphes ou cristal-
lins, due à la présence de domaines électriques répartis aléatoirement à l’intérieur du matériau.
Lorsqu’un champ électrique est appliqué, chaque domaine se polarise suivant l’axe de celui-
ci. Les extémités des domaines se chargent de façon opposées, et s’attirent mutuellement en
conséquence provoquant une réduction de leur dimension dans la direction du champ électrique
(et conjointement un allongement de leurs dimensions perpendiculaires au champ, dans les
proportions du coefficient de Poisson). La déformation résultante est proportionnelle au carré
du module du champ électrique : on dit qu’il s’agit d’un effet du second ordre. Il faut donc
distinguer le phénomène d’électrostriction, qui est un phénomène du second ordre de l’effet
piézoélectrique inverse qui est linéaire. En outre, il n’existe pas d’effet électrostrictif inverse,
c’est à dire qu’un matériau électrostrictif ne créera pas de champ électrique quand il est déformé.

Les cristaux ou les céramiques présentent à la fois des propriétés électrostrictives et piézo-
électriques. Toutefois, le phénomène d’électrostriction est beaucoup plus faible que le phénomène
piézoélectrique. C’est pour cette raison que l’on a utilisé préférentiellement les céramiques
piézoélectriques jusqu’à récemment malgré des problèmes de vieillissement et une hystérésis
importante.

3.2 Les polymères ioniques type IPMC


Au début des années 90, les polymères composites métal-ion (IPMC) sont développés et
présentent des propriétés électro-actives bien supérieures à celle des premiers EAPs. L’avantage
principal des IPMCs est qu’ils présentent des déformations suite à des excitations électriques
inférieures à 1 ou 2 volts.

Un IPMC est formé d’une membrane échangeuse d’ions sur laquelle est déposée une électrode
en métal. Le processus chimique de fixation des ions conduit à l’apparition d’un gradient de
concentration.

Aujourd’hui, on utilise surtout des membranes échangeuses d’ions de type Nafion (anions
fixes, cations mobiles) sur lesquelles sont déposées une électrode en or ou en platine.

Deux modèles permettent de décrire le fonctionnement d’un IPMC :


– Un modèle électrostatique : le champ électrique crée des forces électrostatiques de répulsion
et d’attraction, ce qui engendre une redistribution des cations. Une densité de charge non
homogène va donc apparaı̂tre produisant une force interne sur la chaine carbonnée du
10 CHAPITRE 4. LE PRINCIPE DE HUMAN ENERGY HARVESTING/ HEH

polymère. Celle-ci se relâche dans les zones riches en anions et se tend dans les zones
riches en cations, ce qui courbe le matériau ;
– Un modèle hydraulique : la champ électrique provoque la migration des cations qui en-
traine les molécules d’eau, qui engendrent des pressions sur la membrane du polymère et
la courbe.

Le modèle le plus réaliste est un modèle mixant les deux précédemment décrits : c’est le
modèle de Yamagami-Tadokoro.

Figure 11: Mouvement des ions au sein


Figure 10: Principe de fonctionnement en
d’un polymere IPMC.
mode actionneur d’un IPMC.

3.3 Les divers matériaux électroactifs et leurs


applications
D’après la thèse [4], la table figure 12 nous présente un récapitulatif des différents matériaux
de type ”électroactifs”. Ce tableau précise également les points forts de chaque famille de
produits et leur applications associées.

4 Le principe de Human Energy Harvesting/ HEH


Les idées développées dans les articles [1] et Art2 sont basées sur des observations concrètes.
Les performances des nouveaux appareils électroniques nomades sont de plus en plus im-
portantes. Les dernières technologies en matières de télécommunications et d’informatiques
possèdent des capacités de calcul, de stockage et de traitement de données gigantesques (cf
figure 13).

L’accroissement des performances est étroitement lié à l’augmentation de consommation


électrique nécessaire au fonctionnement de ces appareils. Malgré des progrès considérables dans
les batteries, l’énergie devient le facteur limitant dans la portabilité et l’endurance des techno-
logies de demain.
11

Figure 12: Caractéristiques principales de six polymères électroactifs en mode générateur

Figure 13: Amélioration relative des performances des notebooks 1990–2003

Le concept d’ ”Energy Harvesting” consiste en la récupération de toute forme d’énergie


résiduelle dégagée par les appareils ou leur environnement. Le but est de retransformer ces
énergies en source exploitable en vue d’un complément ou d’une aide à la source principale
(batteries par exemple).
12 CHAPITRE 4. LE PRINCIPE DE HUMAN ENERGY HARVESTING/ HEH

4.1 Les différentes sources d’énergie


Une première source d’énergie provient de l’environnement entourant le système considéré.
En effet il existe un ensemble de phénomène mécaniques, thermiques, électromagnétiques usuel-
lement indésirables mais producteurs d’énergie.
Les environnements considérés pouvant être très disparates, nous citerons parmi d’autres sources :
– Les vibrations mécaniques parasites extérieures ou produites par le système ;
– Les diverses sources de rayonnement thermique ”Infrarouge” ;
– L’exposition solaire ;
– L’exposition à d’autres sources de lumière ou de rayonnement ;
– L’exposition au vent ;
– Les variations de pression ou fortes pressions ;
– etc...

L’autre réservoir d’énergie est constitué d’éléments actifs fournissant un travail mécanique ou
autre en plus de leur fonction première. Parmi un ensemble de systèmes énergétiques auxiliaires
possible, nous retrouverons ici l’Homme. Comme nous le montre la figure 1, l’être humain rejette
dans son environnement proche de l’énergie sous différentes formes (rayonnement, thermique,
mécanique, vent etc..).
Les auteurs des documents [1], [2], [3], [4] ainsi qu’un laboratoire au MIT 4 [8], ont déjà mené un
très grand nombre d’études visant à récupérer ces sources d’énergies rejetées involontairement
par les individus.
Afin d’être plus précis sur le potentiel énergétique humain, nous trouvons dans le document
[2], quelques calculs simples permettant de donner une première approximation de l’énergie
récupérable dans le cas de divers actions anthropiques.

La chaleur humaine
La chaleur produite par le corps humain pour se maintenir à un température proche de 37◦ C
va se propager dans son environnement. Nous pouvons calculer donc le rendement d’une ma-
chine de CARNOT idéale fonctionnant entre le corps humain (source chaude) et la température
ambiante (source froide). Ce rendement nous est donné par l’équation (4.1.1).

 Tcorps − Tamb
 η =
Tamb

(4.1.1)

Pour 20◦ C =

3, 3%

Nous obtenons alors une idée de l’énergie idéalement récupérable, par un générateur thermoélectrique
dans la cadre de différentes activités humaines, en multipliant les valeurs du tableau figure 14
par η.

4. Massachusetts Institute of Technology


4.2. LES SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES 13

Figure 14: Dépense énergétique humaine par activité

Le souffle
L’air expiré ou inspiré peut être considéré comme un écoulement. Cet écoulement travail
globalement grâce à divers efforts de pression que l’on peut modéliser grossièrement par W =
p∆V .
Une personne moyenne de 70kg respire environ 30 litres d’air par minute. La pression à l’intérieur
du poumon est considérée comme 2% inférieur à la pression atmosphérique. Nous négligerons
les phases d’inspiration qui inclues des efforts supplémentaires. Dans ces conditions la puissance
maximale disponible sera de 1W (cf. calcul dans [2]).

La marche
La marche humaine est un processus complexe mettant en jeux de nombreux mouvements.
Le corps humain doit donc fournir une grande quantité d’énergie afin d’assurer ce mouvement
(cf. figure 15). D’après la figure 1), la puissance moyenne développée par un cycle de marche
complet correspond à 67W .

Ainsi de l’énergie peut être récupérée lors du cycle de marche par trois principales méthodes :
– Récupération d’énergie suite à des contraintes mécaniques sur les éléments fléchissants
(articulations du genou et du talon) ;
– Récupération d’énergie suite à des contraintes de pression (pression du pied sur le sol)
(cf. figure 16) ;
– Energie thermique dégagé par les muscles de posture ou de la jambe (déjà traité ci dessus).

4.2 Les solutions technologiques


Afin de récupérer l’énergie provenant de différences de chaleur, de divers rayonnements,
de contraintes mécaniques, ou d’écoulements de fluide, il faut avoir recours à des solutions
technologiques par le biais de capteurs ou de transducteurs produisant de l’énergie électrique à
partir de ces sources secondaires.
14 CHAPITRE 4. LE PRINCIPE DE HUMAN ENERGY HARVESTING/ HEH

Figure 15: Cycle complet de la marche

Figure 16: Force de réaction du sol/pied lors d’un cycle de marche . Force en % du poids de
l’individu

Nous trouverons donc pour chaque domaine des solutions innovantes présentées en partie dans
l’article [1] :
– Les panneaux photovoltaı̈ques : transformation rayonnement solaire en énergie électrique
(rendement : η ∼ 10%) ;
– Les générateurs thermoélectriques (thermocouple) : fonctionnant entre 2 sources de cha-
leurs (cycle de Carnot) (rendement : η ∼ 5%) (cf. figure 17) ;
– Les générateurs électrostatiques, ”Coulomb-damped resonant generators (CDRGs)” : trans-
formation mouvement en énergie électrique (cf. figure 18) ;
– Les systèmes inductifs : transformation mouvement en énergie électrique (cf. figure 19) ;
– Les systèmes piézoélectriques (traité ci dessus) : transformation mouvement en énergie
4.2. LES SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES 15

électrique ;

Figure 17: Illustrations générateurs


thermoélectriques (thermocouple)

Figure 18: Illustrations générateurs


électrostatiques, ”Coulomb-damped reso-
nant generators (CDRGs)”

Figure 19: Un système inductif pour montre. Basé sur le mouvement du poignet.

Nous nous focaliserons pour la suite de ce rapport sur les applications mettant en oeuvre
des technologies piézoélectriques.
16 CHAPITRE 5. APPLICATIONS DIVERSES DANS LE CADRE DE L’HEH

5 Applications diverses dans le cadre de l’HEH


Muni de toutes les définitions et propriétés physiques des piézoélectriques, il faut désormais
trouver des applications à développer pour que cette technologie ne reste pas à l’état de re-
cherche. En effet si la technologie piézoélectrique commence à être bien maı̂trisée, son im-
plantation reste un immense défi. On pourrait les imaginer fixés sur tout notre corps, mais
actuellement les principales cibles sont les chaussures et surtout tous les appareils mobiles, tels
les téléphones portables. On envisage également de récupérer l’énergie dans le sol à l’aide de
planchers piézoélectriques. Au-delà de l’individu la récupération d’énergie par la route est aussi
une manière d’utiliser l’énergie produite par nos déplacements.

5.1 Téléphonie mobile et appareils électroniques


Les appareils mobiles sont le domaine par excellence requérant de l’énergie électrique, peu
importe le lieu où l’utilisateur se trouve. Ils ont en plus l’avantage de posséder un dispositif
de stockage, supprimant ainsi la problématique de la récupération de l’énergie produite par les
piézoélectriques. On pourrait alors s’imaginer avoir des téléphones portables chargés en perma-
nence, simplement parce que nous nous déplaçons.

Début 2010, le fabriquant finlandais Nokia a déposé un brevet pour une batterie capable de
récupérer l’énergie du mouvement de son utilisateur. Sa dénomination est Piezoelectric Kinetic
Energy Harvester.

Pour cela il est suggéré de placer les composants les plus lourds du téléphone sur deux paires
de rails autorisant des déplacements verticaux ou horizontaux liés à ceux de l’utilisateur. Les
composants sont placés sur un cadre se déplaçant sur des rails fixés sur un cadre extérieur lié
à la coque du téléphone. A l ‘extrémité des rails, sur le cadre extérieur on trouve des bandes
de cristaux piézoélectriques et lors de l’impact du cadre mobile avec son support un courant
électrique est généré puis stocké dans la batterie via un condensateur.

Le schéma figure 20 et 21 montre les composants fixés sur des rails, ainsi que l’abstract du
brevet déposé sous le numéro US2010/0045241 A1.
Le dépôt de se brevet n’indique bien sûr pas une date de commercialisation prochaine. Ce-
pendant cela montre que la recherche sur ce sujet avance et surtout qu’elle se développe au
delà des simples capteurs piézo-électriques. En raison de l’énergie électrique qui ne peut être
récupérée qu’en faible quantité et de la gourmandise des téléphones mobiles avec toujours plus
de fonctionnalités, il faudra sans doute attendre un peu pour ranger nos chargeurs de por-
table. La première idée serait de développer des modèles de téléphone portable basiques qui
pourraient être utilisés en Afrique notamment. Certaines populations ayant un accès restreint
à l’électricité, il leur serait tout de même possible d’accéder aux moyens de communication, à
condition bien sûr qu’il y ait une infrastructure de télécommunication.

Par ailleurs des chercheurs du département de chimie de l’université de Princeton ont


développé des films en élastomère qui pourraient permettre de récupérer l’énergie du mouve-
ment pour alimenter des téléphones mobiles, des stimulateurs cardiaques et d’autres appareils
5.2. CHAUSSURES 17

Figure 21: Résumé du brevet numéro


US2010/0045241 A1

Figure 20: Schéma de principe

électroniques. Ils sont les premiers à avoir associé du silicone et des nano rubans de Titano-
Zirconate de Plomb (PZT), une céramique piézoélectrique présentée plus haut. Le travaille à
l’échelle nanométrique permet de faire tenir 100 bandes de ce piézoélectrique sur un millimètre.
Il est possible de former des bandes siliconées délivrant le courant nécessaire en jouant sur la
taille de leur assemblage.

Les PZT sont capables de convertir près de 80% de l’énergie mécanique en énergie électrique.
Cela présente un gros avantage car l’énergie mécanique produite par la respiration n’est pas
colossale, d’où la nécessité d’en récupérer un maximum. Il serait donc envisageable de placer ces
bandes de silicone sur les poumons pour alimenter un stimulateur cardiaque grâce à la respira-
tion. Le silicone présente de plus l’avantage d’être déjà utilisé en chirurgie, ce qui permettrait
l’implantation du système en limitant les rejets par le corps. Même si notre sujet s’intéresse à
la récupération d’énergie, on peut noter qu’en alimentant ce dispositif, il se plie. Cela ouvre des
perspectives pour du matériel d’intervention chirurgicale miniaturisé.

La photo, figures 22 présente le dispositif piézoélectrique dans le silicone. L’ image 23


représente les bandes de piézoélectrique dans le silicone.

5.2 Chaussures
Les chaussures qui sont soumises à des compressions et des déformations lors de la marche
sont des endroits particulièrement adaptés pour recevoir des capteurs piézoélectriques. On se
souvient également des chaussures à talon lumineux qui fonctionnent sur le même principe.

Les chercheurs du MIT ont été les premiers à développer une chaussure récupérant de
l’énergie. Deux dispositifs sont installés. Dans le talon on trouve des piézoélectriques de type
PZT, la puissance moyenne récupérée est de 10 mW. Dans la semelle, on trouve un capteur de
18 CHAPITRE 5. APPLICATIONS DIVERSES DANS LE CADRE DE L’HEH

Figure 23: bandes de piézoélectrique dans


le silicone

Figure 22: Dispositif piézoélectrique dans


le silicone

type PVDF également présenté plus haut. La puissance moyenne est de 1mW. Ces capteurs
sont contraints par la taille et la forme de la semelle. Le piézoélectrique dans le talon est rigide
alors que celui dans la semelle est souple. L’idée est d’utiliser deux types de capteurs chacun
étant adapté au milieu dans lequel il est implanté. Afin d’optimiser la récupération d’énergie le
premier capteur a été placé dans le talon d’une botte rigide de l’US Navy et le second dans une
basket Nike classique. On stocke ensuite l’énergie dans une capacité au travers d’un convertis-
seur forward. Le rendement est de 17% et la puissance fournie est de 1,3mW.pour une fréquence
de marche de 0,8 Hz. Le stockage et la récupération de l’électricité restent les éléments les plus
importants à améliorer.

Un autre groupe de chercheurs de la Louisiana Tech University ont également développé une
chaussure avec piézoélectriques. Au lieu d’utiliser les habituelles céramiques, ils ont utilisé un
polymère avec des surfaces métalliques. Contrairement à la céramique, le polymère est flexible.
Le courant produit étant cependant très faible, un convertisseur assure une tension fixe et l’ef-
ficacité est de 75%. L’idée finale étant de pouvoir alimenter des GPS de cette manière.
L’entreprise  Electric Shoe Company  et Texon International ont développé une chaussure
électrique et l’ont testé dans le désert de Namibie, une marche de 100km a permis de charger la
batterie d’un portable pour ensuite émettre un appel en Grande Bretagne. Il semble par ailleurs
que les armées de différents pays travaillent également sur ce type de dispositif. On verra ainsi
peut être fleurir des chaussures chargeant les téléphones portables, plus tôt que prévu.

5.3 Plancher dynamique


Bien souvent lorsque l’électricité est récupérée directement sur le corps, on se demande où
la stocker. Il devient alors intéressant d’avoir des systèmes indépendants des individus pour
récupérer et stocker cette énergie. Une idée est le plancher dynamique déjà utilisé en boı̂te de
nuit pour des dalles lumineuses. Ainsi dans des zones de forte affluence il serait possible de chan-
5.4. PORTILLONS DE STATION DE MÉTRO 19

Figure 24: Système d’Energy Hervesting sur chaussure de sport.

ger le sol pour l’équiper d’un dispositif piézoélectrique et récupérer l’énergie du passage des gens.

Elizabeth Redmond a présenté un projet Power Leap pour son mémoire de master, afin
de récupérer l’énergie des passants à l’aide de dalles équipées de céramiques piézoélectriques.
L’énergie peut être stockée et utilisée pour de nombreuses applications, principalement sur
place. Par exemple alimenter un ascenseur proche d’une zone de passage. On aurait ainsi des
boucles énergétiques dans certaines maisons, il n’y aurait plus besoin d’utiliser de l’électricité
de l’extérieur puisqu’elle serait produite sur place pour un certain nombre d’appareils. Pour des
systèmes plus vastes on peut imaginer un réinjection sur le réseau électrique. On peut même
imaginer une utilisation à grande échelle. Un avantage serait la production maximale aux heures
de grande activité, souvent l’heure à laquelle l’électricité est la plus chère. A l’heure actuelle les
quelques premières dalles installées suscitent de l’intérêt surtout pour les diodes qui s’allument
lorsqu’on marche dessus. Il ne reste plus qu’un pas à franchir pour équiper de nombreux lieux
avec cette technologie. Il faudra cependant prendre en compte le fait que les lieux de passage
sont aussi ceux où le sol est le plus sollicité et ainsi éviter des pannes dues à une usure précoce.

Power Leap est une entreprise Cleantech créée en 2008, qui est entrain de finir le développement
et les prototypes de ses planchers dynamiques. A l’aide de financements, ils espèrent lancer un
modèle commercial très rapidement.

Des illustrations sur ce type de solution sont présentées figures 25 & 26.

5.4 Portillons de station de métro


Une autre idée innovante nous vient du Japon. La compagnie de transport public JR-East
a mis en place un système expérimental de capteurs piézoélectriques au niveau des portillons
20 CHAPITRE 5. APPLICATIONS DIVERSES DANS LE CADRE DE L’HEH

Figure 25: Différentes utilisations du plancher dynamique

Figure 26: Un trottoir piézoélectrique selon Innovatech.

d’accès au métro de Shibuya à Tokyo (cf. figure 27). Le système est similaire au plancher dy-
namique puisque les piézos sont placés dans le sol sous le portillon. Lorsqu’un passager passe
le portillon, une lampe s’allume pour signifier la production d’électricité. Cela permettrait de
fournir une partie de l’électricité requise dans les stations, en particulier pour les plaques tour-
nantes du trafic.

Figure 27: Portillons d’accès au métro de Shibuya à Tokyo.


5.5. ROUTE DYNAMIQUE 21

5.5 Route dynamique

Figure 28: Exemple de fonctionnement de route dynamique.

Puisque l’on peut récupérer de l’énergie au sol pourquoi se limiter aux piétons. L’entreprise
israélienne Innowattech a décidé de récupérer l’énergie produite par le passage des voitures
(cf. figure 28). A Haı̈fa est actuellement en test le premier tronçon de route piézoélectrique.
Cette initiative est menée en collaboration avec l’université de Techion. Ils prévoient qu’un km
de route puisse produire 500 kWh à condition d’avoir le passage d’au moins 600 véhicules.
L’électricité ainsi récupérée peut ensuite être réinjectée dans le réseau. L’image 29 ci-dessous
présente les trois types de circulations pour lesquelles la technologie pourrait être déclinée : la
route, le rail et les piétons. Ils estiment un amortissement en 2 ans et une production poten-
tielle de 250 MWh pour Israël. Le système pourrait être perfectionné en ajoutant des capteurs
pour déterminer le poids, la fréquence de passage des véhicules et la distance entre les véhicules.

Figure 29: Dispositif disponible pour différents types de circulation.

5.6 Autres
A côté de la récupération d’énergie humaine, il existe une multitude d’autres manières
de récupérer de l’énergie avec des piézos. Ainsi certains récupèrent de l’énergie sur des ma-
chines, d’autres ont inventé un arbre piézoélectrique avec des feuilles en métal qui récupérèrent
l’énergie du vent. La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) finance et cherche
à développer la récupération d’énergie humaine par des piézoélectriques. Ses objectifs sont prin-
cipalement militaires, mais cela accélèrera sans doute le développement de la technologie, qui
22 CHAPITRE 6. CONCLUSION

trouvera aussi sa place dans le civil.

Actuellement les deux principales technologies présentées sont des pièces mobiles ou piézos
miniatures pour récupérer l’énergie directement sur le corps afin d’alimenter des petits appareils,
ainsi que des dalles en céramique piézoélectrique qui récupère l’énergie du passage des gens. On
peut imaginer la technologie se développant partout avec des appareils mobiles autonomes, des
combinaisons pour récupérer l’énergie de nos moindres mouvements, ainsi que des sols entier
récupérant l’énergie.

Il ne faut cependant pas oublier les principales limitations de cette technologie. Tout d’abord
elle produit de l’électricité en très faible quantité. Ensuite se pose des problématiques de stockage
de l’électricité. Si la technologie se développe autant que l’on peut l’espérer, il faudra savoir
choisir les endroits ou l’investissement est intéressant tout en tenant compte des contraintes
liées à l’entretien et à l’usure des zones équipées.

6 Conclusion

Le concept d’Energy Harvesting est assez large. Particulièrement prometteur, il a toute


sa place dans les problématiques plus large sur les nouveaux enjeux énergétiques. Comme les
applications précédentes peuvent l’illustrer, ce concept est aussi générateur d’innovation per-
manente. Les solutions autorisant le recyclage d’énergie sont de plus en plus complexes et font
appel à des technologies de pointes (photovoltaı̈que, générateur électrostatique, piézoélectrique,
etc...).
Les matériaux piézoélectriques sont particulièrement adaptés à ces applications. En effet une
grande partie des déchets énergétiques se dissipent sous forme de contraintes mécaniques indésirables.
De plus en plus performants, souples, et légers avec les polymères P V DF , les piézo-composites
et les polymères IP M C ioniques, ces types de matériaux électroactifs peuvent être utlisés pour
des applications innovantes permettant de tirer partie de l’énergie dégagé par le corps humain.
Il sera concevable dans un futur proche de concevoir des systèmes complexes (télécommunication,
ordinateur, etc..) ne dissipant plus aucune énergie et recyclant en permanence des énergies
”déchets” afin de produire une source d’électricité.

S’inscrivant dans une conception plus large du futur énergétique, l’Energy Harvesting” n’est
qu’un élément parmi un kyrielle de concept originaux ayant pour but d’améliorer la consomma-
tion des énergies produites et d’optimiser l’utilisation des ressources énergétiques. Nous citerons
en plus de l’Energy Harvesting, les concepts d’énergie renouvelables (naturellement), mais aussi
les ”Smart Grid”, où encore l’effacement de consommation etc...
En fonctionnant en synergie, ces nouveaux concepts énergétiques peuvent constituer une solu-
tion ”durable” à l’optimisation de la consommation électrique.
Plus généralement, il parait évident que les nouveaux enjeux énergétiques passent certes par
l’augmentation de la production d’énergie mais aussi par une consommation contrôlée et plus
responsable.
BIBLIOGRAPHIE 23

Bibliographie
[1] Joseph A. Paradiso , Thad Starner. Energy Scavenging for Mobile and Wireless Electronics
Published by the IEEE CS and IEEE ComSoc (2005)
[2] Joseph A. Paradiso , Thad Starner. Human Generated Power for Mobile Electronics in
Piguet, C. (ed), Low-Power Electronics, CRC Press, Chapter 45, 2004, pp. 45-1 - 45-35.
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microsystèmes autonomes communicants, Thèse Grenoble (2008)
[5] Eric Frederick Prechtl. Development of a Piezoelectric Servo-Flap Actuator for Helicopter
Rotor Control, Thèse MIT (1994).
[6] Cours piézo-électrique Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Pilzolectricit
[7] Site du journal Energy Harvesting http://www.energyharvestingjournal.com/
[8] Responsive Environments Group, MIT, http://www.media.mit.edu/resenv/projects.
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