Avant-Propos
Sans doute Mesdames êtes-vous de bonnes amantes mais, dites-moi, n’avez-vous pas rêvé d’être
meilleures encore, voire parfaites afin de combler l’homme que vous aimez et d’en faire le plus
heureux du monde ? Ce qui vous en empêche, c’est l’homme lui-même en ce qu’il reste quelque
peu secret : il ne s’autorise pas à exprimer ses émotions – son plaisir, son contentement, son
amour, sa gratitude – et répugne à demander ce qu’il aime et attend – telles caresses, tel geste,
etc.
Ce qui vous bloque aussi, c’est ce qui reste en vous de ces siècles noirs où le mâ le vous
interdisait tout plaisir et toute initiative ; il vous voulait, par mâ le-peur, neutre et passive. Il vous
faut du temps pour sortir des interdits et acquérir la liberté et la science des « préceptrices du
sexe » qui enseignaient l’érotisme aux princes et aux peuples d’Extrême-Orient.
Et puis, de même que l’homme ne connaît pas la physiologie de la femme, vous les femmes
vous ne pouvez deviner la physiologie du sexe que vous n’avez pas.
Dans ce traité je vais lever le voile qui masque les mystères de l’homme, vous faire entrer dans
les
coulisses de la masculinité, vous montrer comment ça fonctionne, un mâ le, ce qu’il aime, ce à
quoi il aspire, les baisers et les caresses qu’il préfère, les points érotiques qui lui font perdre la
tête, les positions et les mouvements qui le rendent fou, tout ce qui peut l’envoyer au septième
ciel.
Alors au comble du bonheur cet homme vous adorera et s’attachera à vous pour l’éternité. Et
vous vivrez tous deux dans l’harmonie et la félicité.
Cet ouvrage est constitué des meilleures pages érotiques de mon livre L’homme (nouveau)
expliqué aux femmes et de pages nouvelles.
Introduction
Ce qu’ils attendent
L’homme en a assez d’être seul actif, d’avoir tout à faire, à prendre toutes les initiatives, à mener
tous les ébats. C’est anxiogène, c’est épuisant. Il aimerait lui aussi pouvoir s’abandonner. Il veut
en finir avec cette conception occidentale selon laquelle la femme doit être passive, n’a rien à
faire, tandis que l’homme est le seul responsable des plaisirs, tout reposant finalement, sur sa
capacité érectile. Bien entendu, la femme n’est pas coupable de son inertie, ce sont les hommes
des temps passés qui lui avaient imposé l’immobilité et interdit la volupté : « Une femme
honnête n’a pas de plaisir. » Bouger, jouir, crier, c’était bon pour les putains.
Beaucoup de femmes encore n’osent pas faire un geste vers l’homme par peur de passer pour
des gourgandines, beaucoup n’osent pas demander ce qu’elles aimeraient de peur de vexer
l’homme, beaucoup se retiennent de crier pour ne pas apeurer leur partenaire. Il est vrai qu’une
femme entreprenante peut encore faire peur à certains hommes, peur de ne pas être à la
hauteur, peur qu’elle aille voir ailleurs. Cette peur peut provoquer
des inhibitions et en particulier des pannes d’érection.
Mais le plus souvent l’homme nouveau dépasse ses peurs et veut que la femme soit active. Elle
le peut, son cô té yang le lui permet. Elle l’a fait en particulier en Orient où , pendant des
millénaires, elle a été l’initiatrice des Empereurs et de tous les mâ les. Ê tre active c’est faire,
demander, exprimer. Mais il ne s’agit pas non plus que la femme fasse tout. Dans un couple
harmonieux, la femme et l’homme seront cocréateurs de la volupté et ils alterneront les rô les
actifs et les rô les passifs.
Encore faut-il que l’homme se métamorphose et sorte de ses peurs : peur de ne pas être à la
hauteur et qu’en conséquence la femme le trompe ou le quitte, et peur d’être épuisé en essayant
de la satisfaire, toutes peurs à l’origine de la « mâ le peur ». C’est la maîtrise de l’éjaculation qui
permettra à l’homme de combler la femme totalement et sans se fatiguer. Alors c’en sera fini de
ses craintes.
Leurs rêves
Quand on demande aux hommes ce qu’ils aimeraient que les femmes leur fassent plus souvent
ou mieux en matière d’érotisme, ils énumèrent un certain nombre de souhaits. Une vraie litanie.
Que les femmes soient intéressées par la sexualité. Toutefois, beaucoup d’hommes
reconnaissent qu’elles le sont de plus en plus.
Qu’elles y prennent plus de plaisir et qu’elles le manifestent plus.
Qu’elles soient plus actives : initient plus, participent plus, innovent plus.
Qu’elles parlent plus, en particulier qu’elles encouragent et admirent leur homme. Et surtout,
qu’elles parlent pour lui apprendre leur corps sexuel et son fonctionnement : la situation du
clitoris et du point G, la meilleure façon de les caresser, de les stimuler, les positions qu’elles
préfèrent et les mouvements les plus aptes à les faire jouir. Qu’elles n’hésitent pas à guider
l’homme de la voix et du geste.
Qu’elles disent ce qu’elles veulent et ne veulent pas.
Qu’elles ne « foncent » pas sur leur verge, ne « l’attaquent » pas d’emblée, même si elle se
dresse. La difficulté des hommes – surtout des anciens – est de résister à l’impérieux appel de
leur pénis qui les empêche d’étendre l’érotisme à l’ensemble des corps.
Qu’elles s’occupent plus et mieux du pénis : qu’elles lui donnent plus de caresses, plus de
baisers, plus de succions (« fellations ») et de meilleures.
Qu’elles acceptent et réclament plus de baisers vulvaires (« cunnilingus »).
Qu’elles initient ou acceptent plus de « positions ».
Qu’elles s’occupent mieux de leurs propres orgasmes et n’en laissent pas l’unique
responsabilité à l’homme. En tout cas, qu’elles ne simulent jamais. Feindre empêche tout
progrès, alors que dire la vérité oblige à rechercher les causes et à améliorer ses façons d’être et
de faire.
Qu’elles fassent plus souvent l’amour.
Rappelons les fréquences moyennes pour des adultes de 25 à 35 ans : 6 % des couples font
l’amour tous les jours, 70 % deux fois par semaines, parfois trois, 21 % une fois par semaine, 2 %
une fois par
mois, 1 % encore moins. Ces moyennes ne sont pas une obligation, chacun a le droit d’avoir son
tempérament, son rythme, et s’en trouvent bien.
Qu’elles fassent l’amour plus souvent en dehors des créneaux horaires habituels qui, selon des
enquêtes sont : le matin au réveil pour 12 % des couples (sans doute à cause du « réveil
triomphal » de l’homme, autrement dit de son érection en fin de nuit), à la sieste pour 13 %, le
soir au coucher pour 48 %. Les hommes voudraient faire l’amour plus souvent l’après-midi ou
dans le courant de la nuit.
Inversement, qu’elles acceptent sans ressentiment que les hommes n’aient pas envie de faire
l’amour et qu’ils puissent ne pas bander.
Les hommes nouveaux revendiquent le droit de ne pas bander systématiquement. D’une façon
générale, ils voudraient que les femmes les libèrent de l’obligation de performance.
Qu’elles fassent plus de strip-teases avant de venir les rejoindre pour le corps-à -corps.
Enfin, qu’elles vantent et chantent à leur tour la beauté du corps et du sexe de leur
compagnon, qu’elles louent sa nudité – comme les hommes le font avec la nudité féminine –
qu’elles apprécient telle ou telle partie, qu’elles contemplent, tel ou tel détail, qu’elles admirent
sincèrement l’organe mâ le, après tout c’est bien l’acteur de leurs plus grandes joies et de leurs
voluptés suprêmes. Qu’elles en finissent avec leur ressentiment envers ce phallus coupable
d’avoir instauré la phallocratie. Le nouvel homme a tourné la page du machisme, que les femmes
lui accordent son pardon
CHAPITRE I
L’HOMME
ET LES CARESSES
Toutes les parties du corps de l’homme ont une potentialité érogène, et peuvent être sources de
sensations agréables, voire voluptueuses. Le domaine érotique est infini. à vous de l’explorer par
l’entremise de la caresse.
Par commodité, j’ai classé les caresses en trois catégories « géographiques » réparties en trois
cercles concentriques. Au centre du corps est le premier cercle qui comprend les organes sexuels
– quelques centimètres carrés de muqueuses hypersensibles. Autour d’eux est le deuxième
cercle qui comprend le pubis, la face interne des cuisses, le périnée et la marge de l’anus –
quelques dizaines de centimètres carrés de peau assez sensible. Au-delà se trouve le troisième
cercle, l’immense surface cutanée qui va de la plante des pieds au cuir chevelu et totalise
18 000 cm² d’une sensibilité plus grande qu’on ne croit. Je rattache au deuxième cercle les seins,
dont la sensibilité est exquise chez la femme bien sû r, mais aussi chez l’homme, sauf exception,
et en connexion avec les organes sexuels.
L’homme aime-t-il les caresses ?
Classiquement l’homme ne serait pas très amateur de caresses – en donner comme en recevoir
– ; chez lui la sexualité se réduirait à la séquence pénétration-éjaculation du pénis, séquence
rapide, brève et quasi compulsive, séquence rétrécie au premier cercle et sans fioritures,
séquence où l’action l’emporte sur le ressenti.
Il est vrai que l’homme, en raison de son type
bien sû r, mais aussi chez l’homme, sauf exception, et en connexion avec les organes sexuels.
L’homme aime-t-il les caresses ?
Classiquement l’homme ne serait pas très amateur de caresses – en donner comme en recevoir
– ; chez lui la sexualité se réduirait à la séquence pénétration-éjaculation du pénis, séquence
rapide, brève et quasi compulsive, séquence rétrécie au premier cercle et sans fioritures,
séquence où l’action l’emporte sur le ressenti.
Il est vrai que l’homme, en raison de son type d’érection, ressent une envie impérieuse, quasi
irrésistible, de s’engouffrer dans le corps de la femme. D’autre part, de nombreux facteurs
culturels ont détourné l’homme des caresses de la peau. L’homme ancien évite de s’en remettre
aux mains d’une femme de peur d’en devenir esclave. à l’inverse, chez la femme, des facteurs
culturels la prédisposent aux caresses. Ainsi, il est admis que les femmes soient sensibles et
caressantes ; de plus, la maternité est une école de caresses. Le fait que les hommes s’occupent
de plus en plus de leur progéniture contribuera sans doute à éveiller un peu plus leur peau.
Enfin, les rô les et les travaux auxquels étaient confrontés les hommes les empêchaient
d’aiguiser leur sensibilité cutanée. C’est la civilisation et la division du travail qui ont donné aux
chasseurs, aux guerriers, aux cultivateurs, aux bâ tisseurs, un cœur de pierre et des mains de fer.
Toutefois, si on la regarde au microscope, la peau de l’homme a la même structure et le même
nombre de capteurs sensitifs que celle de la femme. D’ailleurs, avec la disparition des travaux
manuels, on ne sait plus toujours distinguer à la vue et au toucher la main d’un homme de celle
d’une femme. Apparaissent à l’horizon ces hommes nouveaux au cœur de soie et aux mains de
velours car fondamentalement l’homme est aussi apte à toucher que la femme.
La peau, un tissu extraordinaire
Les caresses du troisième cercle concernent toute la surface cutanée, c’est-à -dire la peau (les
marges des sexes et les sexes eux-mêmes faisant partie respectivement du deuxième et du
premier cercle).
On a longtemps cru qu’elle était un simple tissu d’emballage du corps, une sorte de cuir. En
fait, elle est aussi un organe sensoriel : elle contient le sens tactile – ou toucher – qui se révèle
être le sens le plus étendu et le plus riche. En effet, il s’étend sur 18 000 cm² et est riche de 1 500
000 récepteurs sensitifs (chaque cm² en contenant 5 à 135 selon les sites). La peau n’est donc
pas un sens grossier,
Les caresses du troisième cercle concernent toute la surface cutanée, c’est-à -dire la peau (les
marges des sexes et les sexes eux-mêmes faisant partie respectivement du deuxième et du
premier cercle).
On a longtemps cru qu’elle était un simple tissu d’emballage du corps, une sorte de cuir. En
fait, elle est aussi un organe sensoriel : elle contient le sens tactile – ou toucher – qui se révèle
être le sens le plus étendu et le plus riche. En effet, il s’étend sur 18 000 cm² et est riche de 1 500
000 récepteurs sensitifs (chaque cm² en contenant 5 à 135 selon les sites). La peau n’est donc
pas un sens grossier, contrairement à ce que l’on croit, elle est aussi fine que les sens dits
« nobles », telles la vue et l’ouïe. Bien sû r, c’est la peau des mains, et tout particulièrement celle
de la pulpe des doigts, qui est la plus sensible. Ici, la densité des récepteurs atteint 135 au cm².
Il est important de savoir que la surface que représente la main est aussi vaste que celle que
représente l’addition du tronc, des bras et des jambes ; c’est dire que le nombre de neurones
sensitifs qui partent de la main est presque aussi important que le nombre de ceux qui partent
de la surface totale du corps (moins la bouche). C’est dire aussi combien le toucher – les
caresses, les étreintes, les massages, etc. – aura d’impact érotique et psychique.
La peau est le siège d’une énergie que la science occidentale ignore, mais que les médecines
orientales ont bien étudiée et utilisée. Cette énergie provient de l’énergie universelle qui
parcourt le cosmos – le Ki – ; elle circule à travers le corps, et spécialement à travers la peau, où
elle emprunte des voies propres : les méridiens. La bonne santé dépend de la quantité totale
d’énergie et de sa libre circulation. Nul doute que le toucher amoureux met en œuvre cette
énergie : entre les peaux des partenaires, particulièrement celle de leurs mains, se produisent
des échanges énergétiques qui entraînent des charges, des décharges ou des mouvements
d’énergie.
Sans doute, ces multiples échanges d’énergie qui se produisent dans l’intimité, sont-ils à
l’origine de l’effet antifatigue et réénergisant que l’on ressent dans les contacts entre les
corps. Aussi, les hommes qui rechignaient autrefois aux caresses et autres massages, sont
actuellement les premiers à les réclamer depuis qu’ils s’en trouvent revigorés.
Un autre rô le de la peau, c’est d’être émettrice d’odeurs. Or les odeurs ont un rô le considérable
dans l’érotisme. Elles ont des répercussions émotionnelles profondes, soit agréables (bouffées
de bonheur, bien-être, attirance, etc.) ou désagréables (mal-être, répulsions, etc.). Intervient ici
la mémoire des odeurs – mémoire olfactive qui siège dans l’amygdale limbique – qui fait qu’une
odeur actuelle nous renvoie à une odeur du passé, laquelle peut être associée à un événement
heureux (un fait lié à notre mère, un amour d’enfance, la première fille caressée, etc.) ou pas.
Certaines odeurs, constituées de molécules odoriférantes appelées « phéromones », font office
de messagères du désir. Inhalées, elles stimulent, par muqueuse nasale interposée, le centre de
la pulsion sexuelle – situé dans l’hypothalamus. C’est ainsi que naît le désir.
L’homme a toujours été sensible aux odeurs de la femme (odeur de sueur, odeur de sécrétion
vulvaire, etc.). Toutefois, les odeurs cessent d’être
aphrodisiaques lorsqu’elles vieillissent – trop – car des bactéries dégradent les molécules.
Le besoin de stimulation cutanée
Les hommes ont moins de réticences envers les caresses depuis qu’ils savent que le besoin de
stimulations cutanées est un besoin biologique fondamental aussi vital que le besoin d’air, de
nourriture et d’eau. De nombreuses observations ou expérimentations ont prouvé que, faute
d’être touchés, les petits des animaux ne peuvent pas se développer normalement. De même, de
multiples observations – dans les maternités, les orphelinats, les hô pitaux – montrent que les
humains, les enfants comme les adultes, ne peuvent jouir d’une bonne santé et d’un bon
équilibre psychique s’ils ne sont pas touchés affectueusement.
La stimulation de la peau a de nombreux effets positifs, entre autres : elle accroît la vitalité,
elle décontracte les muscles et les viscères, elle active la circulation veineuse, etc. Mais ses
actions les plus importantes concernent le psychisme, ce sont ses effets psychotropes : elle est
relaxante, tranquillisante et antidépresseur. Ces effets sont dus aux endomorphines que
l’hypothalamus sécrète quand la peau est caressée agréablement. On peut aussi les expliquer par
le fait que le toucher constitue
un langage qui exprime la sollicitude et la tendresse que le partenaire nous porte et qui rompt
notre angoissante solitude.
La caresse d’amour gratuite
La caresse peut se donner en prélude au coït, ou en postlude succédant à l’union, ou s’offrir
gratuitement sans intention de coïter. La caresse gratuite a pour seul but d’offrir du bien-être à
son partenaire sans envisager la pénétration. Après tout, ce que l’on cherche dans l’union
sexuelle c’est la volupté et l’apaisement, or une séquence de caresses et de massages apporte
l’un et l’autre. Certes la volupté n’est pas d’un mode explosif, mais elle atteint souvent l’euphorie.
Bien entendu, quand les partenaires souhaitent une séance de caresses gratuites, la femme
devra éviter d’aborder le pénis, sinon, celui-ci affriolé réclamera son dû , c’est-à -dire le
soulagement par éjaculation (par branlage, par fellation ou pénétration). Et c’en sera fini de la
caresse, car l’homme assouvi n’a plus ensuite, le plus souvent, envie de caresser la peau .
La caresse de préliminaires
Pendant longtemps, en Occident et dans la majorité des pays du monde – en particulier ceux
sous influence occidentale – la plupart des hommes « prenaient », « sautaient » les femmes sans
demander leur avis et sans les caresser préalablement, c’était des formes de viols, des « viols
conjugaux ». Par contre, en Orient, depuis plus de 6 000 ans, les arts érotiques enseignaient
l’importance des préludes et les décrivaient avec poésie et force détails.
Depuis « l’émancipation » de la femme qui a acquis le droit au plaisir, depuis la libération de la
sexualité et depuis l’avènement de la sexologie, les hommes savent bien qu’il faut préparer la
femme à l’union. Préparer signifie accroître son envie de faire l’amour (au cas où son désir
somnolerait), provoquer sa lubrification afin que l’échange se passe bien pour les deux
partenaires et améliorer la turgescence de ses corps érectiles (clitoris, vulve, gaine vaginale) afin
que son plaisir soit optimum.
Mais il y a quelque chose de mieux encore avec l’homme généreux en matière de
préliminaires, c’est qu’il en veut pour lui-même : il veut des baisers et des caresses sur toute la
surface de son corps et en tire beaucoup d’agrément et de plaisir. Bien sû r, au début, son pénis
se tend et trépigne, mais lorsque les
caresses s’étendent à tout le corps, il se détend. S’il le faut, la femme peut aider le pénis à
s’apaiser et à patienter : qu’elle le saisisse prestement et le serre dans sa main, sans le branler et
qu’elle lui donne quelques baisers subtils en lui parlant : « Rassure-toi, je vais m’occuper de
toi… Patiente, je vais faire le tour de ton propriétaire et je reviens. » Après avoir offert ses
caresses à toute la surface de l’homme, elle reviendra au sexe. Alors, l’homme atteindra un
niveau d’orgasme bien supérieur.
Les caresses de postlude
Ce sont les cajoleries que les partenaires se donnent après avoir communié dans
l’orgasme. Autrefois, on les négligeait. Toutes les confidences des femmes contiennent les
mêmes plaintes : après avoir « tiré son coup », l’homme se détache, roule sur le cô té et plonge
dans un profond sommeil, à moins qu’il ne s’asseye dans le lit pour fumer une cigarette, pire, se
lève pour se laver et aller vaquer à ses occupations.
• Que l’homme s’endorme peut se comprendre, il vient d’accomplir un effort physique plus ou
moins prolongé (entre 5 et 45 minutes). De plus la volupté qu’il a obtenue a déversé dans son
cerveau une
bonne quantité d’endomorphines dont on connaît le pouvoir sédatif. Enfin, la fameuse phase
réfractaire qui suit son orgasme est marquée non seulement par une chute de son érection et de
son désir, mais aussi par une certaine apathie mélancolique.
• Que l’homme se détache s’explique par les mêmes raisons. Mais il faut y ajouter une raison
de plus : le guerrier qu’il est resté au fond, n’aime pas ces moments où le cerveau ivre, le corps
las et le sexe mou, il s’effondre dans les bras de la femme, comme si la femme l’avait vaincu. C’est
encore la « mâ le peur » qui transparaît ici.
• Que l’homme soit triste se conçoit aussi : en lui, plus ou moins conscient, il y avait ce rêve de
fusion absolue, de retour au paradis perdu (la vie fœtale, la vie infantile). Il a jailli quelques
instants à ce zénith, puis il en est retombé s’écrasant sur le non-sens de cet acte uniquement
mécanique à propos duquel le médecin grec Galien écrivait : « Tout animal est triste après
l’amour… »
Il en va autrement pour l’homme généreux. L’union sexuelle, il la pratique comme une longue
communion sur le mode de la « caresse intérieure » (rendue possible par l’art du contrô le de
l’éjaculation). Son orgasme, il en a fait une extase et lui a donné un sens élevé. Donc, au lieu
d’être fatigué, il est revigoré et comblé. Alors il reste niché contre sa compagne pour prolonger le
temps de la fusion où on ne fait qu’un, le temps de l’euphorie où l’on se trouve dans un état de
conscience extraordinaire. Il est alors prêt pour de nouvelles caresses
CHAPITRE II
FABULEUX ITINÉRAIRES À TRAVERS LA PEAU
Je ne vais pas dresser un atlas érotique complet de l’homme, mais vous décrire quelques
agréables itinéraires au pays du plaisir. Votre imaginaire ensemencé, « l’esprit caresse »
inculqué vous pourrez joyeusement parcourir la peau masculine et lui offrir les bonheurs dont
elle rêve.
Un principe : prenez votre temps, faites tout lentement. ...