0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
63 vues8 pages

Les Galaxies

Transféré par

djemaiabir3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
63 vues8 pages

Les Galaxies

Transféré par

djemaiabir3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les galaxies

Comptage
Radioastronomie
Distances
Morphologie
Evolution
Les quasars
Durée de vie
Les galaxies à noyau actif, les galaxies de Seyfert
Les nébuleuses spirales
Détermination des distances
La première céphéide dans Andromède

Les Univers-Iles

La nature des objets qu’on a appelés nébuleuses a été longtemps débattue. Certains
penchaient pour y voir des nuages de gaz, d’autres envisageaient que ce soient des
assemblées d’étoiles. Les moyens d’observation ne permettaient pas de trancher, car
ils ne pouvaient résoudre les étoiles éventuelles.

Emmanuel Kant, vers 1750, pensait que certaines étaient des groupements d’étoiles.
C’est William Herschel, à l’aide de son grand télescope, qui parvint à résoudre les
amas globulaires et certaines nébuleuses. La balance semblait pencher dans ce sens.

Mais d’autres nébuleuses, analysées par spectroscopie, étaient manifestement des


nuages de gaz. La question a été définitivement tranchée en 1924 après la mise en
service du télescope de 2,54 m du Mont Wilson.

Univers-îles est le joli nom donné par Humboldt vers 1850, Le nom univers-îles a été
considéré trop long par la suite. On a tiré un nom plus court du nom grec de la Voie
Lactée : galaxias a donné galaxie. Ces objets ont donc eu trois noms successifs :
nébuleuses, univers-îles, enfin galaxies. Ce troisième nom restera sans doute définitif.

Trois galaxies sont visibles à l’œil nu : les 2 nuages de Magellan, satellites de la nôtre
dans l’hémisphère sud, et la galaxie d’Andromède dans l’hémisphère nord. Cette
dernière a été découverte en 1612 par Simon Marius, et elle se trouve à 2,2 millions
d’années-lumière seulement de nous !

Types de galaxies

On distingue trois types morphologiques : les spirales, les elliptiques et les


irrégulières. Les spirales sont notées S, avec les sous-types a, b ou c. Elles sont
caractérisées par de magnifiques bras spiraux, ressemblant un peu à certains feux
d’artifice tournants. Elles possèdent un noyau normalement elliptique, mais certaines
(près des deux tiers) présentent une barre d’étoiles qui allonge le noyau. Les bras
spiraux partent alors des extrémités de la barre.
Les elliptiques sont de forme elliptique très régulière, partant de la forme sphérique.
Leur luminosité décroît rapidement du centre vers la périphérie.

Les galaxies cD (cluster Dominant) sont des elliptiques supergéantes, atteignant


10.000 milliards de masses solaires (presque 100 fois notre Galaxie).

masse typique luminosité gaz


proportion
masses solaires luminosité solaire %
Spirales 100 milliards abondant 70 %
Elliptiques de 1 million à 10.000 milliards traces 25 %
Irrégulières quelques milliards 5%

Il n’y a pas de solution de continuité entre ces différents types. Cette remarque a
entraîné l’interprétation, par Hubble (diapason de Hubble), de ces types comme
séquence évolutive des galaxies. Il n’en est rien.

Les elliptiques sont plus lumineuses que les spirales. Ce sont aussi les plus massives.
Elles ont peu ou pas de gaz, et sont constituées d’étoiles vieilles et d’amas globulaires.

Age des galaxies

Toutes les galaxies ont approximativement le même âge : 1010 années.

Galaxies elliptiques

Les galaxies elliptiques sont des systèmes de vieilles étoiles rouges. Le noyau d’une
elliptique est en général plus rouge que les parties extérieures .

Les galaxies elliptiques sont notée E,


M 87 (NGC 4486), Elliptique, dans la Vierge
Télescope 1,06 m pose de 20 mn
NGC 4486A au sud-est et NGC 4478 au sud-ouest photo J.P. Bousquet

Galaxies spirales

La classification des galaxies spirales comporte deux branches : les normales et les
barrées. Les normales sont notée S, les barrée SB.
Les étoiles qui constituent les galaxies spirales ont des propriétés particulières :

 leurs orbites sont circulaires et dans un même plan ;


 le type spectral global est le type F (avec des raies d’émission de Balmer en
plus, provenant des régions HII ; 450 nm dans le bleu) ;
 leurs disque possède beaucoup de gaz et de poussières.

NGC 4565 spirale SA dans Coma, tel. C8 photo Jean-Pierre Bousquet


1 pose de 65 mn Var alt. 700 m

Cette photo montre une galaxie avec un noyau moins important, et un disque plus
étendu. La bande de gaz dans le plan de symétrie est parfaitement visible.

M 31 (NGC 224) galaxie spirale type Sb, dans Andromède Photo Jean-Pierre Bousquet
Distance 2,2 millions d’AL magnitudes 3.4 Dimensions 178’ × 63’
lunette 155 mm, 1 pose de 60 mn Hautes Alpes alt. 2.000 m

La classique galaxie d’Andromède, visible à l’œil nu sous la forme d’une petite tache.

Galaxies lenticulaires

Ces galaxies sont intermédiaires entre les spirales et les elliptiques. Elles sont classées
S0, et ne montrent pas de bras, bien que leurs autres caractéristiques soient celles de
spirales : elles sont en forme de disque, et montrent un bulbe central, toutefois plus
important que celui d’une vraie spirale.

Galaxies irrégulières

Ce sont les galaxies les moins évoluées. On le détermine par l’analyse de leur
couleur : elles apparaissent bleues, ce qui montre qu’elles sont constituées d’étoiles
jeunes. Pour former de nouvelles étoiles, il faut qu’elles contiennent du gaz. C’est
effectivement le cas, elles en contiennent beaucoup.

Le Grand Nuage de Magellan, dans la Dorade, à 179.000 AL, mv 0,1, dimension 650’
× 550’
Téléobjectif Olympus 200 mm f/4, 2 × 10 min photo J.F Colliac

Explication des spectres

Les étoiles bleues sont massives et possèdent une luminosité très forte. Ce sont elles
qui dominent dans la luminosité globale des galaxies spirales, et donnent leur couleur
bleue. Or ce sont des étoiles à durée de vie très courte. Donc, dans les spirales, elle
viennent tout juste de se former à partir du gaz et des poussières

Masse

Les étoiles qui composent une galaxie sont de divers types spectraux. Or à chaque
type spectral correspond une température de surface déterminée, et par conséquent
une masse donnée. Si on considère le voisinage du Soleil, la répartition des types
spectraux (pourcentage d’étoiles de chaque type), donne une relation entre la masse et
la luminosité globale de toutes ces étoiles. Les étoiles de faible masse sont
nombreuses et peu brillantes, les étoiles massives et très brillantes sont rares

La structure
Les spirales stochastiques, ou filamenteuses

Certaines galaxies ont un aspect global de galaxie spirale, mais un examen attentif
montre qu’il n’existe pas de bras bien constitués. La galaxie présente seulement des
portions de bras dont la longueur ne dépasse pas une petite fraction de tour. Il n’y a
pas de structure d’ensemble, mais de petites sous-structures aléatoires, c’est de là que
vient le nom de ces galaxies.

NGC 2841 Photo Kitt Peak National Observatory

Stabilité des galaxies spirales

Le problème de la stabilité des galaxies spirales est resté longtemps sans solution. La
rotation étant différentielle, comme nous l’avons vu pour notre propre Galaxie, les
étoiles proches du centre font un tour complet en quelques millions d’années, alors
que celles situées à la distance du Soleil mettent 220 millions d’années pour un tour.

Rotation d’une spirale

L’observation (des vitesses) montre que les orbites des étoiles dans une spirale sont
très proches de cercles. Nous verrons dans le paragraphe suivant des précisions à ce
sujet. Mais pour l’instant, en supposant les orbites circulaires, on peut se demander
quelle est la vitesse d’une étoile en fonction de sa distance au centre de la galaxie.

Orbites des étoiles

Comment se comportent-elles vraiment ?

On peut montrer mécaniquement que le potentiel gravitationnel de la galaxie, dans


lequel baignent les étoiles, est d’autant plus lisse (présente d’autant moins
d’irrégularités), que le nombre d’étoiles est plus grand ! Paradoxalement donc, un
grand nombre d’étoiles favorise une grande régularité des orbites, les étoiles proches
étant négligeables devant l’addition des forces produites par les nombreuses autres.
Ainsi, un amas globulaire doit être moins stable qu’une grande galaxie, les collisions
doivent y être plus fréquentes.
Arp1, Grasslands Observatory

Ondes de densité

La théorie des ondes de densité est récente, elle a été développée entre 1964 et 1970, à
partir d’une idée de Lindblad, par Lin et Shu. Dérivée de la théorie cinématique vue
plus haut, elle prend en compte les interactions gravitationnelles entre étoiles

M 51 et NGC 5195, galaxie des Chiens de Chasse


télescope Mayall (4 m) Kitt Peak 4-meter 1975 photo AURA/NOAO/NSF

Galaxies barrées

Dans les spirales barrées, les bras partent des extrémités de la barre. La barre est
constituée d’étoiles vieilles, et sa couleur dominante est rouge. Sa luminosité est assez
lisse, sans variations brutales. La brillance de surface est pratiquement constante selon
leur grand axe.
Galaxies en interaction

Les galaxies sont proches les unes des autres. Pour justifier cela, considérons les
étoiles à l’intérieur d’une galaxie. La distance entre deux étoiles est de l’ordre de
quelques parsecs, alors que le diamètre d’une étoile est de l’ordre de quelques
millions de kilomètres

L’étude des interactions a été débutée par le suédois Erik Holmberg en 1940. Mais ce
beau travail n’a pas été suivi, Le rejet des idées de Holmberg est justifié par l’analogie
entre les galaxies et les mers terrestres.

En 1961, Pfleiderer et Siedentopf ont fait des simulations, et montré que les filaments
étaients formés par la gravité lors d’interactions. Mais eux non plus n’ont pas été
suivis, et leur travail est resté lettre morte. Il a fallu attendre 1972 pour que le travail
des frères Toomre, de même nature et aboutissant aux même résultats, soit enfin
considéré et entraîne l’adhésion de la communauté.

Galaxies à coquilles

Ce sont des galaxies elliptiques, entourées de coquilles formées d’étoiles. Ces


coquilles sont très ténues, et peu lumineuses. Il a été difficile de les mettre en
évidence.

NGC 3923 par Marlin et Carter 1983


L’échelle représente 10’

Les satellites de la Voie Lactée

La Voie Lactée est une galaxie importante, dont la masse suffit pour attirer de
nombreuses galaxies proches. Elle possède ainsi deux satellites, le Grand et le Petit
Nuage de Magellan. Il s’agit de deux galaxies irrégulières.

Formation

La formation d’une galaxie est un grand mystère. Elles se sont très certainement
formées peu de temps après le Big Bang, mais comment ?

La durée de l’effondrement initial d’une galaxie est de l’ordre d’un milliard d’année.

Est-ce qu’il s’est formé des elliptiques et des spirales ? Les premières ne peuvent se
former qu’à partir d’un nuage d’hydrogène non encore effondré, pour expliquer leur
forme en ellipsoïde. Par contre, les spirales étant des disques, ne se sont formées
qu’après effondrement et aplatissement du nuage. Comment justifier de deux modes
de formation distincts et simultanés (dans les mêmes conditions) ?

Vous aimerez peut-être aussi