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Cours (Version Complétée) Dénombrement

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Jacques Mboka Ekwe
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Combinatoire et dénombrement

I- Principe additif et multiplicatif :


1) Ensemble fini et cardinal :

Définition :
Soit n un entier naturel.
Lorsqu’un ensemble E a n éléments, on dit que E est un ensemble fini.
Le nombre d’éléments de E est appelé cardinal de E et noté Card  E 

Ex : L’ensemble des voyelles de l'alphabet est l'ensemble : E  a ; e ; i ; o ; u ; y . Il a 6 éléments.


On a donc : Card  E   6 .

Remarques :
 Card     0
 Certains ensembles ne sont pas finis : l’ensemble des entiers naturels  , l’ensemble des réels ,
l’intervalle  0;1 , …etc.

2) Principe additif :

Propriété :
Si A1 , A2 , …, Ap sont p ensembles finis deux à deux disjoints, alors :
Card  A1  A2    Ap   Card  A1   Card  A2     Card  Ap 

Cas particuliers :
 Soient A une partie d’un ensemble fini E et A le complémentaire de A
dans E .
On a :  
Card A  Card  E   Card  A 

En effet :  
A et A son disjoints donc Card A  A  Card  A   Card A  
Or A  A  E d’où Card  E   Card  A   Card  A 

On en déduit que : Card  A   Card  E   Card  A 

 D’après la propriété précédente, siA et B sont 2 parties disjointes, on a :


Card  A  B   Card  A   Card  B 

Mais, dans le cas général, on a :


Card  A  B   Card  A   Card  B   Card  A  B 

En effet : A  B est la réunion des ensembles disjoints A et B  A donc :


Card  A  B   Card  A  Card B  A 
B est la réunion des ensembles disjoints B  A et B  A donc :
   
Card  B   Card  B  A  Card B  A d’où Card B  A  Card  B   Card  B  A 
On en déduit que : Card  A  B   Card  A   Card  B   Card  A  B 
3) Principe multiplicatif :

Définition et propriété :
On considère E et F deux ensembles non vides.
Le produit cartésien de E par F , noté E  F , est l’ensemble des couples  x ; y  avec x  E et
yF .

Lorsque les ensembles E et F sont finis, on a : Card  E  F   Card  E   Card  F 

Remarque : Card  E  F   Card  E   Card  F 

désigne le produit Multiplication


cartésien de 2 entiers
(se lit E croix F )

Ex : Soient E  a ; b ; c et F  1; 2 ;
E  F   a ;1 ;  a ; 2  ;  b ;1 ;  b ; 2  ;  c ;1 ;  c ; 2 
F  E  1; a  ;  2; a  ; 1; b  ;  2; b  ; 1; c  ;  2; c 
On vérifie bien que : Card  E  F   Card  F  E   2  3  6

On généralise cette notion de produit cartésien à plus de deux ensembles :

Définition :
On considère k un entier supérieur ou égal à 2 et E1 , E2 , …, Ek k ensembles non vides.
Toute liste ordonnée x 1 ; x2 ;; xk  avec xi  Ei pour i allant de 1 à k est appelée :
k -uplet (ou k -liste).

Remarque :

 un 2 -uplet est un couple  un 3 -uplet est un triplet

Propriété :
Le produit cartésien E1  E2   Ek , est l’ensemble des k -uplets  x1 ; x2 ;; xk  avec xi  Ei
pour i allant de 1 à k .

Lorsque les ensembles E1 , E2 , …, Ek sont finis, on a :


Card  E1  E2    Ek   Card  E1   Card  E2    Card  Ek 

II- k -uplets d’un ensemble fini :


1) Nombre de k -uplets d’un ensemble fini :

Définition :
Soit k un entier naturel et E un ensemble non vide.
Un k -uplet ou k -liste d’éléments de E est une liste ordonnée  x1 ; x2 ; ; xk  de k éléments de E ,
distincts ou non.
L’ensemble de tous les k -uplets de E 
E est le produit cartésien   
E E . On le note E k .
k fois
Ex :  a ; c ; e ; a ; m ; p ; e  est un 7 -uplet de E 7 où E est
l'ensemble des 26 lettres E  a ; b ; c ;; z .

Ex : Etablir la liste des triplets de l’ensemble E  a ; b


On peut s’aider d’un arbre.
Les triplets de E sont donc :  a ; a ; a  ,  a ; a ; b  ,  a ; b ; a  ,
 a ; b ; b , b ; a ; a  , b ; a ; b , b ; b ; a  , b ; b ; b .
Ils sont au nombre de 8 .

Propriété :
Si E est un ensemble fini de cardinal n .
Le nombre de k -uplets de E k est : n k

En effet :
 
Card  E k   Card   E   Card  E   Card  E     Card  E    Card  E  
k
E    
E
  
 k fois  k fois

Ex :
1) Combien de mots de trois lettres (ayant un sens ou non) peut-on former à l’aide des lettres A, E, I, O
et U ?

2) Une grille est quadrillée avec 60 carreaux rectangulaires. On colorie chaque carreau en rouge, vert ou
bleu. Combien de grilles différentes peut-on ainsi réaliser ?

3) Les numéros de téléphones commençant par 06 sont constitués du couple  0;6  que l’on complète
par un 8 -uplet de l’ensemble 0;1; 2;;9 .
a- Déterminer le nombre de numéros de téléphone possibles commençant par 06 .
b- Combien de numéros de téléphone commençant par 06 ou 07 sont possibles ?

Cela revient à chercher le nombre de 3 -uplets dans l’ensemble  A ; E ; I ; O ;U  à 5 éléments


Il y en a : 53  125 .

Cela revient à chercher le nombre de 60 -uplets dans l’ensemble rouge ; vert ; bleu à 3 éléments.
Il y en a : 360 .

Le nombre de numéros de téléphone commençant par 06 est donc le nombre de 8 -uplet dans
l’ensemble 0;1; 2;;9 à 10 éléments.
Il y en a : 108 .
De la même façon, il y a 108 numéros de téléphone commençant par 07
Par le principe additif, il y a donc 108  108  2 108 numéros de téléphones commençant par 06
ou 07 .
2) k -uplets distincts d’un ensemble fini :

Ex : Prenons les lettres a , b , c , d , e et f . On note E  a ; b ; c ; d ; e ; f  .

a ; b ; c ; d  , a ; c ; f ; e  , c ; e ; b ; f  … sont des 4 -uplets d’éléments distincts de E .

Quel est le nombre de 4 -uplets d’éléments distincts de E possibles ?

case 1 case 2 case 3 case 4

Liste : Le nombre de choix


possibles est :
6  5  4  3  360
6 choix 5 choix 4 choix 3 choix
possibles possibles possibles possibles

Propriété :
Soit n un entier naturel et k un entier naturel tel que 1  k  n .
Le nombre de k -uplets d’éléments distincts d’un ensemble E à n éléments est :
n   n  1     n  k  1

Démonstration :
Choisir un k -uplet d’éléments distincts de E revient à remplir k cases avec des éléments distincts de E .
 Il y a n choix pour la 1ère case.
Un choix étant fait, il y a n  1 choix pour la 2
ème
 case.
Il y a donc n   n  1 choix pour remplir les cases 1 et 2.

 Les cases 1 , 2 , … k  1 étant complétées, il reste pour la k ème case : n   k  1  n  k  1 choix.


Le nombre de k -uplets d’éléments distincts de E est donc : n   n  1     n  k  1

Ex :
Une compétition de jeux vidéo en ligne oppose six joueurs.
A la fin, un classement est établi et il n’y a pas d’ ex æquo. Le meilleur joueur reçoit une médaille d’or, le
deuxième une médaille d’argent et le troisième une médaille de bronze.
Combien y a-t-il de podiums possibles ?

On note E l’ensemble des 6 joueurs : E   J1 ; J 2 ; J 3 ; J 4 ; J 5 ; J 6  .


Comme il n’y a pas d’ex æquo, un podium correspond à un triplet d’éléments distincts de l’ensemble E
à 6 éléments.
Il y a 6 choix possibles pour la médaille d’or, puis 5 pour la médaille d’argent et 4 pour la médaille de
bronze.
Il y a donc 6  5  4  120 podiums possibles.

3) Permutations :

Définition :
On considère E un ensemble fini à n éléments.
Une permutation des éléments de E est un n -uplet d’éléments distincts de E.

Remarque : lister toutes les permutations de E , c’est écrire tous les éléments de E dans tous les ordres
possibles.
Ex : Les permutations de l'ensemble E  a ; b ; c sont :
 a ; b ; c  ,  a ; c ; b  , b ; a ; c  , b ; c ; a  , c ; a ; b  et c ; b ; a  .

Propriété et définition :
Le nombre de permutations d’un ensemble fini à n éléments est :
n   n  1    2 1
On note ce nombre n ! (qui se lit "factorielle n " ou " n factorielle")

On a donc : n !  n   n  1    2 1 .
Par convention : 0!  1

Ex :
1) Combien peut-on former de mots (ayant un sens ou non) de sept lettres distinctes avec des lettres du
mot « produit ».
2) Parmi ces mots, combien commencent par une voyelle ?

« produit » ayant 7 lettres, chercher tous les mots que l’on peut former avec ces 7 lettres revient à
chercher toutes les permutations des lettres du mot « produit ».
On peut en former 7!  7  6    2  1  5 040 .

Parmi les mots obtenus il y a ceux qui commencent par une voyelle « o », « u » ou « i ».
Dans chacun des trois cas, il faut compléter les six dernières lettres du mot par les six lettres restantes,
ce qui constitue à chaque fois une permutation de six lettres :
Il y a donc 6!  6    2  1  720 façon de le faire.

Le nombre de mots commençant par une voyelle est donc 3  6!  3  720  2160 .
voyelle 2ème lettre 3ème lettre 4ème lettre 5ème lettre 6ème lettre 7ème lettre

3 choix 6 choix 5 choix 4 choix 3 choix 2 choix 1 choix


possibles possibles possibles possibles possibles possibles possible



6  5  ...  3  2  1  6 ! choix

III- Parties d’un ensemble et combinaisons :


1) Nombre de parties d’un ensemble :

Définition :
Une partie F de E est un ensemble d’éléments de E .
On dit aussi que F est un sous-ensemble de E ,
ou bien que F est inclus dans E (et on note F  E ).

Remarques :
 L’ordre n’intervient pas : a ; b  b ; a
 Il n’y a pas de répétition : a ; a  a

Ex : Cherchons le nombre de parties de l’ensemble E  a ; b ; c .


 Partie à 0 élément : 
 Parties à a ; b ; c .
1 éléments :
 Parties à 2 éléments : a ; b ; b ; c ; a ; c .

 Parties à 3 éléments : a ; b ; c .

Il y a donc 8 parties de l’ensemble E  a ; b ; c .

Propriété :
Soit n un entier naturel.
Le nombre de parties d’un ensemble à n éléments est égal au nombre de n -uplets de l’ensemble
0;1 , c’est-à-dire : 2 .n

Remarque : Dans l’exemple précédent, on a bien dénombré 23  8 parties de l’ensemble E  a ; b ; c


à 3 éléments.

Démonstration :
Soit E   x1 ; x2 ;; xn  un ensemble à n éléments.
A chaque partie A de E correspond un unique n -uplet de l’ensemble 0;1 , et inversement.
En effet :
Si x1 appartient à A , on affecte 1 en 1ère position du n -uplet et 0 sinon.
Si x2 appartient à A , on affecte 1 en 2ème position du n -uplet et 0 sinon.

Si xn appartient à A , on affecte 1 en n ème position du n -uplet et 0 sinon.

Par exemple, le n -uplet 1; 0 ;1; 0;  ; 0  correspond à la partie  x1 ; x3  .


le n -uplet 1;1;  ;1  correspond à E   x1 ; x2 ;; xn  .
le n -uplet  0 ; 0 ;  ; 0  correspond à  .

Ainsi, il y a autant de parties de l’ensemble E que de n -uplets de l’ensemble 0;1 , c’est-à-dire : 2n .

2) Combinaisons :
Définition :
Soit E est un ensemble à n éléments et k un entier naturel tel que : 0  k  n .
On appelle combinaison de k éléments de E , toute partie (ou sous-ensemble) de E ayant k
éléments.

Ex : E a ;b ;c .
Les combinaisons de 2 éléments de E sont les parties : a ; b  , b ; c ; a ; c .

3) Nombre de combinaisons :
Définition :
n 
Le nombre de combinaison de k éléments d’un ensemble à n éléments est noté :  
k 
et se lit « k parmi n ».
Remarque : D’après l’exemple précédent, le nombre de parties à 2 éléments parmi l’ensemble E à 3
3
éléments est 3 donc    3 .
2

Propriété :
Pour tout entier n1 , et tout entier k tel que : 0  k  n , on a :
 n  n  n  1   n  k  1 n!
   .
k  k! k ! n  k !

En effet :
n! n  n  1    2  1 n  n  1   n  k  1 n  k  n  k  1    2 1
 
k ! n  k ! k !   n  k  n  k  1    2 1 k ! n  k  n  k  1    2 1
n! n  n  1   n  k  1
Donc, on a bien : 
k ! n  k ! k!

Cas particuliers :
Dans un ensemble E   x1 ; x2 ;; xn  à n éléments :
n 
 Il y a n parties à 1 élément (  x1  ,  x2  ,…  xn  ) :    n .
1 
n 
 Il y a 1 partie à n éléments (l’ensemble E lui-même) :    1.
n 
n 
 Il y a 1 partie à 0 élément (l’ensemble vide) :   1.
0 
 n  n  n  1 n  n  1
 Le nombre de parties à 2 éléments est :    
 2 2! 2

8  6
Ex : A l’aide de la formule, calculer   et   .
 3  4 
8 8 7  6 8 7  6  6  65 4 3 6 5 43 65
     8  7  56 et      15
 3 3! 3  2 1  4 4! 4  3  2 1 2

Calcul du nombre de combinaisons à la calculatrice :


 20 
Calculer   à l’aide de la calculatrice
 12 
Casio Graph 35+ Ti 83

puis et puis et

Ex : Dans un jeu de 32 cartes, une « main » est constituée de 5 cartes.


1) Combien y a-t-il de mains possibles ?
2) Combien de mains contiennent le valet de pique ?
Le nombre de mains de 5 cartes dans ce jeu de 32 cartes est le nombre de combinaisons à 5
éléments dans un ensemble à 32 . (éléments choisis sans ordre et sans répétition).
 32 
Le nombre de mains possibles est :    201376 .
5
4 cartes dans les 31 restantes pour
Le valet de pique étant choisi, il ne reste plus qu’à choisir
 31
constituer une main. Le nombre de mains cherché est donc :    31465 .
4

Propriété :
n
n  n  n  n 
Pour tous entiers naturels n , on a :               2
n

k 0 k  0  1  n 

Démonstration : (exigible)
n
Par définition, pour tout entier k tel que 0  k  n ,   est le nombre de combinaison de k éléments de
k 
E , ensemble fini à n éléments.
n
n
Ainsi, d’après le principe additif,   k  est égal au nombre total de parties de E (les parties de 0 à n
k 0  
éléments).
Or, on a vu que le nombre total de parties de E est 2n . (voir paragraphe III)1) )
n
n 
Par conséquent :     2 .
k
n

k 0  

4) Symétrie des nombres de combinaisons :

Propriété :
n   n 
Pour tous entiers naturels n et k tels que 0  k  n , on a :     
k  n  k 

10  10 
Ex :      .
 7   3 
Il y a donc autant de façons de choisir 7 objets parmi 10 que 3 objets parmi 10 .

5 
Ex : Sans calculatrice, calculer   pour tout entier k tel que 0  k  n .
k 
5 5
    1 ;    1
0 5
5 5
   5 ; Par symétrie :    5
1 4
5 5 4 20 5
     1 0 ; Par symétrie :    1 0
2 2 2 3
5) La relation de Pascal :

Propriété : Relation de Pascal

n   n  1  n  1
Pour tous entiers naturels n et k tels que 0  k  n  1 , on a :        
k   k 1  k 

Démonstration : (exigible)
E est un ensemble à n éléments. On note a un élément fixé de E .
Pour dénombrer les parties à k éléments de E , on peut distinguer les parties qui contiennent a et celles
qui ne contiennent pas cet élément :

 Parties ne contenant pas a :


Ce sont les parties à k éléments de E choisis parmi les n1 éléments de E , différents de a .
 n  1
Il y en a :  .
 k 
 Parties contenant a :
Puisque l’élément a est déjà choisi, il reste à choisir k  1 éléments parmi les n1 éléments différents
 n  1
de a . Il y en a :  .
 k  1

D’après le principe additif, on en déduit que le nombre de parties à k éléments de E est :


 n  1   n  1
  .
 k  1  k 
n 
E est aussi :  
Par définition, le nombre de parties à k éléments de
k 
n   n  1  n  1
On en déduit donc que :        
k   k 1  k 

6) Le triangle de Pascal

n 
On peut calculer les   de proche en proche à l’aide du triangle de Pascal :
k 
n 
A l’intersection de la ligne n et de la colonne k , on lit la valeur de   .
k 
0
 Par convention, on pose    1.
0
 n 
  1 pour toute entier n , on commence par écrire des « 1 » sur la 1 colonne.
ère
 
Comme
 0 
 n 
 Comme    1 pour toute entier n , on commence par écrire des « 1 » sur la diagonale.
 n 
 n 1  n  1
    
 k 1  k 
 On utilise la relation de Pascal pour compléter le « reste » du tableau :
n 
 
k 

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