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com
bonjour futur.e hydroponiste !
Je suis Marion. Enchantée ! 😁
J’ai commencé à m’intéresser à l’hydroponie en 2011, pour faire pousser quelques
plantes sur mon balcon. La passion s’est développée petit à petit et aujourd’hui
Nico et moi avons fait de la production notre métier : on gère une serre de 600 m²
dans le Gers. C'est un superbe projet dont je suis très fière. Mais ne croyez pas que
j’avais une formation dans ce domaine ou que je suis très douée en botanique.
Loin de là !
Mon chemin d’expérience est pavé de "plantes sacrifices" qui ont servi la cause de
mon apprentissage. J'ai une pensée émue pour toutes les tomates desséchées, les
basilics affamés, les cerfeuils moisis, les capucines gelées, les bégonia cramées...
RIP et merci à vous, petites plantes parties trop tôt. 🌱💀
Comme je ne fais jamais les choses à moitié, en plus des mes propres erreurs j’ai
aussi collecté précieusement celles d’autres personnes qui ont mis les mains dans
l’eau : une belle compilation de fails hydroponiques ! Mais eh, vous savez quoi ?
C'est comme ça qu'on apprend et qu'on peut ensuite rédiger des ebooks pleins
d'infos utiles pour aider les autres !
Pour vous éviter un apprentissage à la dure, des cris, des larmes, des rrrrrr, je vous
propose donc mon top 10 des conseils utiles pour démarrer la production
hydroponique. Ce n’est pas exhaustif mais je suis certaine que vous saurez y
trouver des tuyaux pour votre projet ! Grâce à ce guide, je vais peut-être sauver
quelques ciboulettes ou poivrons chez vous ? Vous me raconterez !
Si ce guide à l'hydroponie vous plait, vous aurez peut-être envie d'approfondir vos
connaissances avec notre nouvelle formation 2023 : "l'hydro chez moi" !
Des tutos vidéos pour guider pas à pas les particuliers qui veulent se créer un petit
potager hydroponique à la maison.
Allez ! C'est parti !!
Si tu veux en savoir plus sur notre parcours, tu as des infos ici et dans mon livre !
Ce guide est gratuit et ne peut être revendu.
1
on commence petit.
Je démarre avec le conseil le plus simple à mettre en œuvre... et le plus important !
Quand on commence à s’intéresser au sujet, on se balade sur internet et on est vite
tenté par plein de techniques, différents systèmes, parfois couplés pour être
esthétique et "cool" et "ultra productif" et "ça rendra si bien sur la terrasse" ! 🤯
Back to reality… ↩️
Ne vous lancez pas tout de suite dans un grand projet. Un pas après l'autre.
Je vous conseille de commencer par un petit système tout simple. Pour une
première expérience, il y aura déjà beaucoup d'aspects différents avec lesquels se
familiariser : l’électricité, la plomberie, le bricolage, les plantes, les insectes, la
nutrition, le pH… Un système très simple est idéal pour appréhender tout ça le plus
sereinement possible.
Je vois beaucoup de personnes qui veulent commencer par l’aquaponie car ça
colle plus à leurs valeurs. Oui ! Bien sûr que l’aquaponie est fabuleuse ! Mais elle
est aussi bien plus complexe que l’hydroponie. Ce serait dommage de vous casser
les dents sur votre rêve, de tuer plantes et poissons 🔪🌱🐟 et de vous en dégouter
dès les premiers mois. En y allant étape par étape vous aurez beaucoup plus de
chance de tenir dans la durée, saison après saison, pour produire vos aromates et
légumes à la maison.
Quand les besoins des plantes seront bien compris, que le système tournera sans
encombre et que vous aurez commencé à vous régaler, ce sera bon ! Motivé.e
comme jaja, vous pourrez retrousser vos manches pour la saison suivante et vous
éclater avec un mur végétal couplé raft couplé NFT avec carpes Koï en bassin !
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Vidéo Youtube / BABEL - Hidroponia en Buenos Aires - HWT #06 (ce n'est pas en
français mais ça vous donne quand même une idée de comment commencer petit
de manière fun !)
2
on utilise des outils de mesure : pH & EC.
On ne peut pas faire pousser correctement des plantes sans les outils de mesure
adaptés. 🔧🔨
Par chance en hydroponie il n’est pas nécessaire d’avoir des équipements super
chers et compliqués à gérer ! Il faut simplement mesurer l’EC et le pH et ça se fait
avec des petits appareils électroniques qui s’achètent en ligne. Des bandelettes
marchent aussi très bien pour le pH et se trouvent en animalerie car on utilise les
mêmes pour l’aquariophilie.
Le pH de l'eau = son niveau d’acidité/alcalinité.
Il se mesure sur une échelle de 0 à 14. Au milieu, le 7 est considéré neutre, en
dessous c’est acide et au dessus c’est basique (oui je vous fais des petits rappels
des cours de SVT de 3ème, on ne sait jamais, vous étiez peut-être absent.e ce
jour-là pour cause d'opération des dents de sagesse, ne me remerciez pas).
Revenons à notre pH : en hydroponie, il doit être situé entre 5.5 et 7.0 pour que les
plantes soient en mesure de bien absorber les nutriments. Si vous n’avez pas de
contrôle de pH, vous ne pourrez pas gérer correctement votre culture.
En effet, même si tous les éléments nutritifs sont là, si le pH de l’eau est trop
basique ou trop acide, la plante sera incapable de manger tous les éléments de
façon optimale. Sans contrôle, vous observerez des carences sur les feuilles mais
vous ne saurez pas si la cause vient des éléments nutritifs qui manquent, ou si ils
sont suffisants mais que le pH n’est pas bon.
Donc on mesure régulièrement (tous les 2 à 3 jours par exemple au début, puis
toutes les semaines ensuite) et on ajuste quand il n’est pas bon pour avoir un pH
optimal pour les plantes.
L’EC = l’électro-conductivité.
C’est une unité qui indique la concentration en minéraux présents dans l’eau.
L’outil qui sert à mesurer cela, l'électro-conductimètre, montre s’il y en a assez ou
pas (il ne donne pas la quantité de chaque élément, seulement la concentration
totale).
L’eau de pluie, étant déminéralisée, est à 0.
L’eau du robinet qui contient un peu de calcium et de magnésium est à 0,3 environ.
Quand on nourrit les plantes on va faire monter l’EC jusqu’à 1/1.5, voire 2 pour les
plus gourmandes.
Il faut mesurer régulièrement si elles ont mangé les minéraux, pour en rajouter
quand elles en ont besoin.
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Sans ces deux outils, vous ne pourrez pas suivre les indicateurs et savoir si vos
plantes sont dans de bonnes conditions pour s'épanouir.
Tuto Youtube / Qualité d'eau : EC et pH - LE LABO DE NICO #1
Tuto Youtube / Les mesures quotidiennes : EC pH EAU - LE LABO DE NICO #2
3
on utilise un éclairage adéquat.
Les plantes ont besoin de lumière pour pousser !
On ne se rend pas compte qu’en intérieur il y a très peu de rayons lumineux car nos
yeux sont vraiment fabuleux. L’ajustement naturel de l’œil aux différentes
conditions d’éclairage est réalisé par trois structures clés de l’œil : l’iris, la rétine et
la pupille. On adapte notre vision à l’obscurité.👀
Les plantes, n’ayant pas cette capacité, peuvent souffrir du manque de lumière en
intérieur et « tiger ». À l’extérieur, il y a naturellement bien plus de lumière, c’est
idéal pour elles ! Vous pouvez tout à fait placer votre système de culture dehors.
Si vous rajoutez une serre alors la saison sera plus longue car il fera plus chaud.
Vous pourrez commencer vos semis plus tôt et récolter plus tôt. Un ombrage sera
peut-être nécessaire en été pour éviter qu'elles 🥵🔥.
Pareil en fin de saison : vous pourrez récolter des tomates et du basilic un peu plus
tard qu’en extérieur. Même sans chauffage !
Si vous n’avez pas de serre, aucun problème, vous pouvez tout à fait placer votre
système de culture sur une terrasse ou un balcon. Oui, il va leur pleuvoir dessus et
ce sera super pour leur nettoyer les stomates, aucun souci !
Et si vous n’avez pas d’extérieur, pas de panique, elles peuvent pousser chez vous
prêt d’une fenêtre ou avec un rajout de lampes artificielles si vous voyez qu’elles
font de longues tiges, signe d’un manque de lumière. 💡
Autre petit point de vigilance concernant la lumière : les plantes en ont besoin
pour pousser mais pas de manière constante !
Si vous utilisez un éclairage artificiel, assurez-vous de fournir une période de repos
à vos plantes en réduisant l'éclairage pendant une certaine période chaque jour.
Comme une petite nuit ! 🌙
Un bon compromis c'est une journée qui a entre 12 et 16h de lumière et donc 12 ou
8h d’obscurité (nuit). Un 21 juin en été en France est équivalent à 16h de lumière et
8h de nuit.
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4
On regarde ses racines !
Un des grands avantages de l’hydroponie, c'est de pouvoir regarder les racines des
plantes, alors ça serait dommage de s’en priver !
Regardez régulièrement vos racines, elles donnent des indications sur la bonne
santé de votre plante :
plus elles sont blanches, plus votre plante est en bonne santé,
si elles virent au marron-noir et deviennent visqueuses, la plante est en train
de mourir,
il y a parfois les deux (longues racines mortes et noires + quelques nouvelles
racines blanches en bonne santé) et dans ce cas, vous pouvez nettoyer vos
racines mortes à l'eau claire à l'aide d'une douchette en essayant de ne pas
abîmer celles en bonne santé.
Surveillez vos racines de près afin de détecter tout signe de maladie à un stade
précoce ! 🤕Traitez les maladies rapidement afin d'éviter qu'elles ne se propagent.
Si besoin, faites un vide sanitaire en vidant tout votre système de culture et en le
nettoyant au vinaigre ou autre produit que vous aurez choisi (il y a plusieurs
écoles, nous on est team vinaigre mais je sais que certains préfèrent des produits
plus agressifs).
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Vidéo Youtube / Maintenance de la Ferme Hydroponique ou comment passer de
bonnes vacances d'hiver
5
on fait attention à la circulation de l'air.
Les plantes ont besoin d'air pour pousser de manière saine, ce qui est logique.
Ce à quoi on ne pense pas toujours, c’est qu’elles ont besoin que cet air soit
renouvelé !
Si vous êtes à l'extérieur ou sous serre, l'air se renouvelle naturellement avec le
vent. Mais si vous cultivez en intérieur, c’est vraiment important d’ouvrir les
fenêtres de temps en temps ou d’installer des ventilateurs ou extracteurs d’air si
c'est dans un endroit clos.
Cela va apporter 3 avantages à vos plantes :
un bon ratio O2/CO2 grâce au renouvellement de l’air (souvenez-vous que les
plantes lors de la photosynthèse absorbent du CO2 et rejettent de l’O2)
moins de maladies fongiques et d’insectes qui aiment les endroits clos et se
développent beaucoup plus vite quand l’air est stagnant,
et surtout une meilleure rigidité des tiges et donc solidité de la plante. Eh oui,
dans la nature quand le vent souffle, il envoie un signal aux plantes qui
développent des troncs durs comme les arbres ou élastiques comme les
roseaux pour ployer sans casser. Si la plante n’est jamais soumise au vent, elle
deviendra une flemmarde, toute faible et au moindre mouvement, elle risquera
de casser ses tiges ! #drama
Pour toutes ces raisons, assurez-vous que l’emplacement de votre système hydro
permette une bonne circulation de l'air.
C’est important l’air ! 💨
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6
on N'utilise pas d’eau de pluie au début.
Je sais que beaucoup sont très étonné.es de cette idée car ils souhaitent profiter de
leur système de récupération d’eau de pluie pour alimenter leur système. C'est
normal, ça fait sens d’utiliser l’eau que nous offre gratuitement la nature.
Vous n’êtes pas du tout obligé de suivre ce conseil (encore heureux !) mais je dois
vous avertir : utiliser de l’eau de pluie est plus compliqué qu’utiliser de l’eau de
ville !
Je vous explique pourquoi !
L’eau de pluie est déminéralisée. C’est juste de l’eau : H2O.
Son EC est donc de 0 et son pH est neutre, c’est-à-dire à 7.
Ni basique, ni acide et... terriblement instable.
L’eau du robinet (de ville/du réseau) est déjà légèrement chargée en minéraux.
Elle contient un peu de calcium et de magnésium. Ça la stabilise.
Son EC est d’environ 0,3 et son pH légèrement basique (8,3 chez nous).
Elle a moins de risque que l’eau de pluie de faire des montées ou descentes
fulgurantes de pH (ce qui oblige à stabiliser avec des produits quand ça arrive).
De plus, les solutions nutritives qui existent sur le marché sont faites pour
fonctionner avec l’eau de ville, elles complètent les nutriments déjà présents dans
l’eau. Vous pouvez même vous renseigner du côté de votre fournisseur d’eau pour
savoir si chez vous l’eau de robinet est dure ou douce, afin d’utiliser une solution
nutritive vraiment adaptée. C’est vous dire si on peut pousser la précision pour
apporter aux plantes exactement ce dont elles ont besoin !
Si vous utilisez de l’eau de pluie et que vous souhaitez utiliser une solution
nutritive, alors il y aura toujours un petit déséquilibre et il va falloir la tamponner,
c'est-à-dire rajouter quelques bases avec un pH plus.
Avec l’expérience vous pourrez détecter et corriger les carences. Mais disons que,
pour commencer, ça fait des petites difficultés supplémentaires !
Pourquoi ne pas commencer pendant 1 an avec de l’eau de ville, puis passer à
l’eau de pluie quand vous aurez bien maîtrisé tous les paramètres de culture de
vos plantes ? À vous de voir jeune padawan !
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7
on commence par des plantes faciles !
Tout le monde fantasme sur les fraises et les tomates cerise parce que c’est
délicieux ! Ce n’est pas moi qui vais vous contredire . On s’imagine en train de les
déguster et ça motive vraiment beaucoup. 🍓🍅😍
Par contre ce n’est pas forcément la meilleure stratégie de commencer par ces
variétés, qui sont plus complexes à faire pousser : avoir des difficultés lors du
démarrage peut être démotivant !
Je vous encourage donc à commencer plutôt par des "légumes feuilles" dont on
consomme... eh bien, les feuilles ! Oui, je vous en apprends des choses folles !
Par exemple, la salade.
C’est délicieux la salade ! Et c’est surtout très simple à faire pousser.
Dans les légumes feuilles on retrouve également les épinards pour l’hiver, les
moutardes qu’on déguste toutes jeunes en salade, les petits choux comme le bok
choy, la roquette ou encore le cresson de fontaine, une plante aquatique (donc
super adaptée pour l'hydro) ultra nutritive et très forte en goût. Si vous avez besoin
de convaincre un voisin sceptique, convaincu que “les plantes qui poussent dans
l’eau ont un goût de flotte” : le cresson sera là pour vous fournir un argument
piquant de choc ! (Oui, j'aime le cresson).
Au niveau des aromates, il y en a aussi des plus simples que d’autres !
Les ciboulettes et ciboules de Chine sont souvent ravies dans l’eau tant qu’elle est
bien oxygénée. Le basilic est vraiment la plante qui pousse mille fois plus
facilement dans l’eau que dans la terre. Il peut prendre une taille disproportionnée
et il y a de quoi s'éclater au niveau des variétés : pourpre, thaï, citron, cannelle… Il
y en a pour tous les goûts et pour toutes les recettes !
Le persil est un peu long à la détente mais une fois en place, il devient aussi assez
monstrueux. La menthe étant une plante aquatique elle sera plus que ravie dans
l’eau, mais attention il faudra la contenir car elle devient vite envahissante et peut
boucher tous les tuyaux (le paradoxe c'est qu'on enrage du bazar qu'elle met dans
les cultures avec ses racines et rejets tentaculaires mais on est aussi trop fier du
monstre qu'on a créé... #Frankenstein).
Dès que ces petits légumes feuilles sont bien gérés, lancez vous sur des plantes un
peu plus complexes : les « légumes fruits » comme les tomates, poivrons,
aubergines, piments… qui demandent à être dirigés, taillés, qui restent plus
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longtemps dans le système de culture et qui sont plus gourmands en solution
nutritive et en lumière.
Recettes sur notre blog / velouté de cresson, salade cressonnière, mon pesto
8
on fait attention à l'espacement entre les plantes.
Assurez-vous de laisser suffisamment d'espace entre vos plantes pour leur
permettre de pousser de manière saine.
En début de saison, on est souvent surexcité à l’idée de faire enfin pousser ses
plantes potagères : on veut en semer beaucoup (trop) et de beaucoup (trop) de
variétés différentes. L'espace est limité, on tente d'en caser un maximum !
Tant que les plantules sont toutes mini, toutes mignonnes, on ne se rend pas
compte, on les place côte à côte dans le système... Innocemment...
Mais en grandissant, BAM !!! Elles vont vite se chevaucher, se faire concurrence
pour la lumière et s’étouffer (casseuse d'ambiance ou bien ?!)
L’air doit pouvoir circuler correctement entre les plantes pour qu’elles restent en
bonne santé et la lumière doit toucher les feuilles pour que la photosynthèse soit
efficace.
Je vous conseille de vous renseigner sur la taille finale de chaque variété semée
(par exemple, une salade peut vite faire 40cm de diamètre).
Il faudra calculer l’espacement entre chaque plantule en conséquence et parfois,
il faudra sacrifier un trou du système (que vous pouvez fermer avec un petit
bouchon pour éviter que la lumière y entre) mais c’est pour que les plantes en
place se développent mieux !
Vous penserez à moi quand vos petites plantes souffriront à l’ombre des grandes
sans pouvoir faire bronzer leur 🍑, vous vous souviendrez que j'avais dit d’être
raisonnable (casseuse d'ambiance²) !
Nettoyez régulièrement votre système : un système hydroponique propre est
essentiel pour la santé de vos plantes !
Nettoyez régulièrement le dessus des chambres de culture pour limiter les
maladies. Ça vous permettra également de repérer plus vite certaines attaques de
nuisibles, qui laissent des traces sur le système. Comme les déjections des
chenilles ou les mues des pucerons. On voit souvent leurs traces en premier, ça
donne l’alerte et en cherchant bien on repère les insectes !
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Vidéo Instagram / Astuces pour détecter les ravageurs au potager
Vidéo Youtube / Les couloirs de passage au potager : point de vigilance ! 👩🏻🌾
9
on ne sous estime pas la consommation en eau.
Faites attention aux besoins en eau de vos plantes. 💧
Chacune a ses propres besoins, qui dépendent de sa variété mais aussi de sa taille.
En fait ce n’est pas compliqué, c’est vraiment du bon sens : un bébé plant de
tomate qui a 4 mini feuilles ne va pas consommer autant d’eau qu’un plant de
tomate bien développé qui fait déjà 2m de haut !
En plus de sa consommation organique pour pousser, la plante transpire.
Il faut s’imaginer que les feuilles transpirent en permanence. On ne le voit pas car
elles évapo-transpirent, c’est donc sous forme de gaz que l’eau s’échappe de la
plante. Ça fait partie de son mode de fonctionnement. Cette eau qui s’évapore lui
permet de se nourrir par effet de mèche. Bref, c’est de l’eau consommée qu’il
faudra venir compléter dans le réservoir.
Là encore, grande plante consomme plus d’eau que petite plante, c’est logique !
Deux autres choses importantes vont venir jouer sur la consommation d’eau : le
vent et la température extérieure :
quand il y a beaucoup de vent, si vos plantes sont dehors, ça fait un effet
sèche-cheveux sur les feuilles et elles vont dépenser jusqu’à 3 fois plus d’eau
que des plantes de la même taille sous serre ou en intérieur. Ce n’est pas grave
du tout, c’est juste un facteur à prendre en compte pour ne pas se retrouver
avec un réservoir à vide.
côté température, naturellement quand il fait chaud, les plantes évapo-
transpirent plus que quand il fait froid. Elles consomment donc plus d’eau pour
se maintenir en bonne santé quand il fait chaud que quand il fait froid.
Ces données sont importantes à garder en tête, même si ça a l’air évident.
Vous allez certainement commencer votre potager hydroponique au printemps
quand il fait encore frais et vos plantes sont petites au début. Vous allez prendre
des petites habitudes : par exemple, recharger de 2L votre réservoir en eau toutes
les semaines. Mais soyez vigilant.e parce qu’en juillet, ça pourra rapidement
basculer sur 10L deux fois par semaine ! Et comme c'est souvent le moment où on
part en vacances avec le voisin qui vient remplir le réservoir, il faut penser à bien
adapter les apports en fonction de ce que je viens de vous partager.
Une fois, j'ai tué mes plantes en partant sur un weekend de 4 jours. Il faisait chaud
et le réservoir s’est vidé plus vite que ce que j’avais calculé. Sans eau, la pompe a
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tourné dans le vide et cassé (elle a besoin d’eau pour se refroidir). En rentrant,
toutes les plantes étaient mortes et la pompe avait rendu l'âme. 😭
Si je peux vous éviter cette (mauvaise) surprise, ce serait top !!!
10
on patiente...
La culture en hydroponie peut être un processus long et fastidieux.🥱
Soyez patient et ne vous découragez pas quand vous rencontrerez des problèmes.
Vous allez en rencontrer ! Gardez à l'esprit que cela fait partie du processus
d'apprentissage et que vous finirez par obtenir de belles plantes !
C’est moins intuitif que la culture en terre, c’est donc normal que la prise en main
soit un peu plus longue.
Par ailleurs, vous trouverez beaucoup d’informations contradictoires en ligne
"fixez votre pH à 6.5 ≠ laisser fluctuer votre pH" : n'oubliez pas que ce mode de
culture en est encore à ses balbutiements, il reste énormément de choses à
découvrir !
Personnellement c’est une des choses qui me font adorer l’hydroponie, c’est très
excitant ! Il n’y a pas une seule vérité, il y a ce que vous testerez et ce qui va
marcher pour vous.
Piochez çà et là des conseils qui vous semblent de bon sens, qui collent à votre
budget ou vos valeurs et voyez ce que ça donne !
Je propose une formation en ligne qui guide étape par étape sur la fabrication et la
gestion d’un petit système hydroponique à installer chez soi mais vous pouvez
aussi réussir en testant par vous-même.
J’espère que vous y trouverez beaucoup de satisfaction ! 💚
Et j'aimerais terminer avec : AMUSEZ-VOUS !
Ne vous mettez pas la pression avec des objectifs, ne déprimez pas devant des
résultats qui ne seraient pas à la hauteur de vos attentes. Dites-vous plutôt que
c'est l'occasion d'apprendre quelque-chose de nouveau, émerveillez-vous face
ce qui marche, interrogez-vous face à ce qui pêche et tentez autre chose.
Le cheminement et l’apprentissage pour arriver jusqu’à la récolte ont
probablement autant de valeur que 100g de tomates cerises : observez, testez des
choses, prenez des notes, tirez des conclusions et surtout surtout surtout : prenez
du plaisir, vivez-le comme un jeu !
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conseil bonus : on rejoint les sourciers pour aller + loin !
Formation "hydro chez moi"
Une formation vidéo pour vous aider à fabriquer un petit potager hydroponique.
Rassurez vous, mon niveau de bricolage est bien moyen ! J’ai filmé mes bonnes
idées et aussi mes galères. Si j’y suis arrivée, vous aussi pouvez ! Pendant des mois
j’ai suivi toutes les étapes de croissances des plantes en vous partageant mes
observations et en vous conseillant sur les gestes de culture à effectuer. Est-ce
que certaines plantes sont mortes en route ? Certainement ! Est-ce que j’ai eu des
récoltes incroyables ? Oh que oui !
Formation "Cultivez et commercialisez des micropousses"
C'est nouveau, frais, croquant et ravissant. Comment ne pas tomber sous le
charme des microgreens ?! Nous avons créé une formation entièrement en ligne
pour vous partager tous nos secrets de culture et vous permettre de devenir
incollable sur le sujet de la production de ces petites merveilles !
Formation "Montez votre microferme en hydroponie, bioponie et aquaponie"
Une formation en 3 parties : 2 niveaux théoriques en ligne pour apprendre chez
vous, à votre rythme ! La théorie est suivie d'un stage pratique de 3 jours à la ferme
où nous mettons les mains dans l'eau et dans les plantes tous ensemble !
Livre "Montez votre microferme en hydroponie, bioponie et aquaponie"
Guide pratique et récit illustré pour un projet d'installation durable
Tout ce que j'aurais aimé savoir avant de me lancer de ce projet de microferme et
plus encore... Ce livre, c'est près de 3 ans de travail pour rassembler toutes les
informations pour aider ceux qui veulent découvrir l'hydroponie.
Schémas, tableaux, dessins, fiches pratiques... Mais aussi couleur peps, humour et
bonne humeur sont au rendez-vous dans plus de 240 pages illustrées, riches de
nos meilleurs conseils pour se lancer !
Visite guidée de la serre
Participez à l’une de nos visites guidées dans le Gers pour un voyage sensoriel et
éducatif autour des plantes et de la culture hydroponique écologique.
Dans notre micro-ferme nous produisons des légumes et plantes aromatiques.
Nous testons aussi différentes méthodes de culture hors sol éco-responsables
comme des systèmes hydroponiques recirculés, du MSV, des radeaux flottants et
de la bioponie. L’objectif étant de produire des végétaux sains mais aussi avec du
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goût et très nutritifs.
Notre serre, unique en son genre en France, sert aussi de centre de formation
à la culture hydroponique car nous avons pour passion de partager nos
connaissances et les résultats de nos expériences.
Marion et Nicolas Sarlé
Les Sourciers
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marion@[Link]
Ferme municipale
Au Clerc
32300 Lagraulet-du-Gers
Pour suivre toutes nos aventures, c'est par ici !
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Merci à toutes celles et ceux qui ont illustré cet ebook : ©CharlotteJacquetOiseauBondissant
©AlexandreAsmodéOiseauBondissant ©HeleneViennetPinkubik ©nous-mêmes !