0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
384 vues49 pages

Rapport Stage

Transféré par

Yousra Abarkan
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • Vérification fiscale,
  • Contrôle des revenus,
  • Contrôle des immobilisations,
  • Contrôle des obligations,
  • Régularité fiscale,
  • Système intégré de taxation,
  • Gestion des impôts,
  • Impôt sur le revenu,
  • Contrôle des locations,
  • Contrôle de l'identification
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
384 vues49 pages

Rapport Stage

Transféré par

Yousra Abarkan
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • Vérification fiscale,
  • Contrôle des revenus,
  • Contrôle des immobilisations,
  • Contrôle des obligations,
  • Régularité fiscale,
  • Système intégré de taxation,
  • Gestion des impôts,
  • Impôt sur le revenu,
  • Contrôle des locations,
  • Contrôle de l'identification

Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Sommaire :
Remerciement …………………………………………………………..……… 2

Introduction …………………………………………………………….……… 3

Partie I : présentation de l’organisme …………………………………….….… 4

Direction générale des impôts ………………………………….…….…. 4

Direction régionale des impôts de Tanger ……………………….…….... 5

Partie II : thème de recherche : le contrôle sur pièces ……….……………..….. 9

Introduction ………………………………………………….……….…. 9

Section 1 : le contrôle fiscal ……………………………………….……. 9

Section 2 : le contrôle sur pièces ………………………………..….….. 10

Conclusion ……………………………………………………………... 18

Partie III : les tâches effectuées …………………………………………….… 20

Le service régional de la fiscalité des personnes morales ………………20

Le service régional de la fiscalité des personnes physiques……………..29

Exonération de la TVA ………………………………………………….35

Remboursement de la TVA …………………………………………..…37

Conclusion ……………………………………………………………………..41

Annexes ………………………………………………………………………..42

Table des matières ……………………………………………………………..47

Année universitaire 2017/2018 1


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Remerciement :
Je tiens à exprimer, au terme de ce travail, mes sincères remerciements à toutes les personnes
dont l’intervention, de prés ou de loin au cours de ce projet, a favorisé son aboutissement.

Ainsi, je remercie M.LAKHNIGUE directeur régional des impôts de Tanger, M. CHAMA,


chef du service régional des ressources et du système d’information, et Mme. EL HARROUS
chef du bureau des ressources humaines, de m’avoir accueilli comme stagiaire au sein de
l’administration.

Je remercie également M. FERTOUTI, chef de la première subdivision des personnes


morales, pour ses conseils et la confiance qu’il m’a accordé tout au long de mon stage.

Je tiens aussi à exprimer ma profonde gratitude à M. ZAHOUANI, Mme. AZEROUAL,


Mme. EL HOUM, Mme. DOUKKALI, et Mme. TSOULI pour l’attention et l’aide qui m’ont
apporté pendant mon stage au sein de la direction des impôts.

Enfin, je remercie toutes les personnes qui ont contribué, par leur disponibilité et leur bonne
humeur, à rendre mon stage enrichissant et motivant.

Année universitaire 2017/2018 2


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Introduction :
Souvent subie et vécue comme source de risque, la fiscalité a été pendant de nombreuses
années considérée comme une dimension complexe et coûteuse.

Peu à peu, la perception de la fiscalité a évolué. Elle a évolué dans le sens d’une attention plus
grande, portée aux questions touchant à la sécurité juridique des opérations de l’entreprise. La
fiscalité étant l’objet d’une réglementation complexe dont la mise en œuvre est source de
contrôle, mais aussi de sanction de la part de l’administration, les enjeux financiers de la
fiscalité dans l’entreprise sont apparus rapidement.

Par voie de conséquence, l’attention des dirigeants a porté prioritairement sur la détermination
et la gestion du risque fiscal. Le risque fiscal trouve naturellement son origine dans la
complexité des règles applicables, mais bien évidemment dans la façon qu’a l’entreprise de
les appréhender dans le cadre de sa politique fiscale.

Dans un pays qui se veut démocrate, le système fiscal doit protéger le citoyen contribuable, et
assurer le respect des règles de la concurrence loyale. En effet, il n’y a pas de démocratie sans
consentement à l’impôt, et sans une juste répartition des charges publiques entre les citoyens.

Dans cette optique, le contrôle fiscal apparait comme l’aboutissement d’un système libéral
fondé sur la déclaration.

Le contrôle fiscal peut être définit comme un moyen dont dispose l’administration, en vue de
s’assurer de l’exactitude et de la sincérité des déclarations souscrites par les contribuables,
conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur applicables en la matière.

Année universitaire 2017/2018 3


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Partie I: présentation de l’organisme


Ce chapitre constitue une présentation générale des principales activités ainsi que
l’organisation de la direction des impôts (DGI), en particulier l’organisme d’accueil direction
des impôts de Tanger (DRIT).

Direction générale des impôts (DGI)

La direction générale des impôts (DGI) est chargée de la mise en œuvre de la politique fiscale,
conformément aux orientations du ministère de l’économie et des finances.

La DGI veille constamment à la bonne application de la loi fiscale, au rapprochement de


l’administration des citoyens et à l’amélioration de sa performance et de son efficacité.

Missions :

De ce fait, elle a pour missions :

• Etudier et élaborer les projets des textes législatifs et réglementaires à caractère fiscal ;
• Négocier et étudier les projets de conventions fiscales du Royaume avec les autres
Etats et veiller à l’application de la législation y afférente ;
• Assurer les relations avec les organisations internationales en matière fiscale ;
• Etudier et diffuser les circulaires d’application relatives aux textes législatifs et
réglementaire à caractère fiscal ;
• Etudier et informer sur les questions de principe et de l’interprétation des dispositions
fiscales ;
• Etudier et instruire les réclamations et de prononcer à cet effet les dégrèvements, les
annulations et les admissions en surséance ou en non-valeur le cas échéant ;
• Assurer le suivi du contentieux fiscal devant les commissions locales de taxation et la
commission nationale du recours fiscal ;
• Assurer le suivi du contentieux devant les tribunaux ;
• Procéder au recensement de la matière imposable, à la réception des déclarations des
contribuables, et à l’établissement et l’émission des impôts et taxes dont elle a la
charge.
• Assurer la gestion des timbres, vignettes et valeurs émis en matière fiscale ;
• procéder au recouvrement des droits et taxes dont elle a la compétence et d’en assurer
la comptabilité ;
• procéder au contrôle de la matière imposable et mettre en œuvre les moyens de
prévention et de lutte contre la fraude fiscale ;
• procéder aux vérifications fiscales et aux études monographiques relatives aux
activités soumises à l’impôt ;
• Elaborer les programmes de vérification ;

Année universitaire 2017/2018 4


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

• Concevoir et gérer les systèmes d’information, en harmonie avec la politique de


gestion des ressources et d’information développée par le ministère ;
• Assurer la gestion des ressources humaines qui lui sont rattachées et des ressources
matérielles et des crédits qui lui sont affectés ou délégués ;
• Faire toute proposition et procéder à toute étude de nature à éclairer les choix
stratégiques du ministère en matière de politique fiscale.

Les valeurs de la direction :

a. L’engagement : Est à la base de la gestion. Les fonctionnaires de l’administration


adhérent à toutes les voies de modernisation et d’innovation, pour accompagner les
besoins et les mutations de l’environnement socio-économique et juridique.
b. L’intégrité : représente la volonté de réserver un même traitement à l’ensemble des
contribuables, pour répondre aux principes d’équité et de transparence.
c. Le professionnalisme : illustre la détermination à servir de manière efficace et
adaptée.
d. Le service public : constitue le fondement du rôle de facilitateur. Les inspecteurs sont
tous au service et à l’écoute des contribuables, pour les assister et leur faciliter
l’accomplissement des obligations fiscales.

Organisation :

L’administration centrale comprend trois métiers/directions, une direction support et une


division de l’audit et de l’inspection.

Les métiers représentent les domaines d’expertise à travers :

• Le métier de la législation, des études et de la coopération internationale ;


• Le métier de l’assiette, du recouvrement et des affaires juridiques ;
• Le contrôle fiscal.

La direction des ressources et du système d’information fournit aux différentes entités de la


direction générale des impôts les ressources et l’infrastructure nécessaires au bon déroulement
de leurs missions.

La direction générale des impôts s’appuie sur une organisation territoriale déconcentrée
regroupant 15 directions régionales des impôts.

La direction régionale des impôts de Tanger (DRIT)

Missions :

La DRIT, comme les autres directions des impôts du royaume, a pour missions d’asseoir
l’impôt de l’Etat, le recouvrer, gérer pour le compte des collectivités locales l’assiette de
certains impôts locaux et veiller à la bonne application de la loi.

Année universitaire 2017/2018 5


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

• Assiette de l’impôt : cette mission consiste à déterminer les bases sur lesquelles seront
prélevés :
➢ Les impôts d’Etat comme la Taxe sur la Valeur Ajoutée, Impôt sur le revenu, et
l’Impôt sur les sociétés ;
➢ Les impôts locaux tel la taxe professionnelle, la taxe d’habitation et la taxe de
services communaux.
Les gestionnaires chargés de l’assiette instruisent également les réclamations des
contribuables.

• Recouvrement :
➢ Les recettes de l’administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de
différents taxes et impôts d’Etat, telle la taxe sur la valeur ajoutée, l’impôt sur les
sociétés, et l’impôt sur les revenus.
➢ Bureau d’enregistrement : l’enregistrement est une formalité à laquelle sont
soumis les actes et les conventions, il donne lieu à la perception d’un impôt dit
« droit d’enregistrement et de timbre ».

• Contrôle fiscal : le contrôle fiscal constitue la contrepartie du système déclaratif qui


caractérise la fiscalité marocaine. Ce contrôle s’opère dans le cadre d’une procédure
stricte garantissant les droits des contribuables. Il a un rôle dissuasif et pédagogique. Il
est exercé :
➢ Sur pièces, dans les locaux des services fiscaux, par les gestionnaires des dossiers
des contribuables qui procèdent à l’examen des déclarations déposées, à travers le
recours aux renseignements et documents qu’ils détiennent ;
➢ Sur place, par les inspecteurs-vérificateurs qui se rendent auprès des contribuables
pour vérifier la sincérité des éléments déclarés, en les rapprochant des écritures et
documents comptables.

Année universitaire 2017/2018 6


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Organigramme :

La direction est organisée par type et par taille de contribuable. Ses services sont spécialisés
pour gérer distinctement les dossiers des particuliers, des professionnels, des personnes
morales et des grandes entreprises, dans le but de fournir un service de proximité, la gestion
est faite donc selon les secteurs ou les zones géographiques.

Année universitaire 2017/2018 7


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Les fonctions de chaque service :

• Service régional de vérification :


Ce service se charge de la vérification des déclarations et de la situation des contribuables
pour s’assurer de leurs régularités en matière fiscale. En général, la vérification se fait en
cas d’observation de fraude sur proposition du service de l’assiette. Cette vérification se
fait pour les quatre dernières années fiscales et peut revenir jusqu’aux 8 ans le cas
éventuel.

• Service régional de l’inspection des services :


Le rôle du présent service peut être assimilé au rôle de l’audit interne au sein des
entreprises et sociétés privées. Il a pour mission entre autres : de contrôler et assurer le
suivi du personnel de l’ensemble de l’administration, de veiller à la mise en place d’une
bonne relation entre l’administration et le contribuable, assurer une bonne relation entre
les fonctionnels et le service des ressources humaines,…

• Service régional des ressources et du système d’information :


Le service des ressources et du système d’information fournit aux différentes entités de la
direction régionale des impôts les ressources et l’infrastructure nécessaires au bon
déroulement de leurs missions.
Regroupant à la fois le rôle du département des ressources humaines et du système
d’information dans les entités privées, ce service se charge : de faire l’inventaire des
postes vacants et proposer des recrutements ou des mutations à la direction centrale de
Rabat, proposer et assurer des formations aux fonctionnaires, assurer le suivi du matériel
informatique de toute la direction, leurs assurer les entretiens nécessaires…

• Service régional de la fiscalité des personnes morales :


Ce service prend en charge toutes les affaires fiscales concernant les personnes morales, à
savoir : la taxation d’impôts, le suivi et le contrôle des déclarations, les relances TVA…

• Service régional de la fiscalité des personnes physiques :


Comme son intitulé l’indique, ce service prend en charge toutes les affaires fiscales
concernant les personnes physiques et les sociétés soumises à l’IR: le suivi et le contrôle
des déclarations des impôts déclaratifs, la préparation et l’envoi des impôts dont la
taxation d’office…

• Service régional de recouvrement et des statistiques :


Ce service se charge des recouvrements des impôts en plus de la réalisation des
statistiques par périodes du receveur de l’administration fiscale (RAF), qui se charge du
recouvrement des impôts.
Pour les statistiques, chaque service est appelé à fournir ses actualités par période bien
définie pour permettre à ce service de réaliser des statistiques périodiques.

Année universitaire 2017/2018 8


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Partie II-le thème de recherche : le


contrôle sur pièces
Introduction:
Avant la réforme, conçue par la loi cadre de 1984, l’administration fiscale établissait elle-
même l’assiette de l’impôt. Par conséquent, le contrôle qu’elle exerçait constitue une suite de
sa mission première qui est la fixation de l’assiette. Il s’agissait alors d’une simple vérification
d’une tâche qu’elle a elle-même élaborée.

Avec la réforme, le système devient déclaratif. Les plus grands impôts tels que l’impôt sur les
sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR) sont établis aujourd’hui sur la base des déclarations
souscrites par les contribuables.

Il est alors impératif, pour mieux assurer, par une assiette régulière, le rendement de l’impôt
de l’égalité devant l’impôt, d’attribuer au fisc des pouvoirs de contrôle, voire des sanctions
très importantes.

Le contrôle exercé par le fisc a pour but de vérifier l’exactitude de la sincérité de ces
déclarations, et de réparer, le cas échéant, les omissions, insuffisance ou erreurs d’imposition.
Il peut aussi consister en une vérification de la comptabilité ayant servi à la détermination des
résultats déclarés et aboutir aux redressements des situations irrégulières.

Section1 : le contrôle fiscal


Selon FABRE, « contrôler c’est s’assurer qu’une chose est bien telle qu’on la déclarée, et telle
qu’elle doit être par rapport à une norme donnée ».

Le contrôle fiscal se traduit comme étant l’ensemble des vérifications effectuées par les agents
du fisc, des déclarations souscrites par les contribuables conformément aux dispositions
fiscales en vigueur en la matière.

Généralement, le contrôle intervient à tous les niveaux de gestion de l’impôt (assiette,


paiement spontané, recouvrement).

En outre et partant du principe que le contrôle est général, il peut revêtir deux formes :

➢ Le contrôle fiscal sur pièce : celui-ci peut se faire sur la base de la déclaration du
contribuable ou des bordereaux de versement de l’impôt. Ce type de contrôle se limite
d’une part à s’assurer de l’identité du contribuable et de la conformité de la
déclaration fiscale, et d’autre part à fixer les normes susceptibles d’aider l’inspecteur
à élaborer le programme des sociétés à vérifier.

Année universitaire 2017/2018 9


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

➢ Le contrôle fiscal sur place concerne essentiellement les vérifications des


comptabilités des contribuables, l’inspecteur doit ainsi exercer deux droits qui lui sont
reconnus par la loi :
❖ Le droit à la communication des documents servant à l’investigation pour
les impôts sur la dépense et sur le revenu.
❖ Le droit de contrôle, en engageant un entretien avec le chef comptable, et
par la suite en vérifiant l’exactitude des écritures et des totaux du journal, la
sincérité de la comptabilité, l’existence des documents obligatoires au
regard du code de commerce…

Section 2 : le contrôle sur pièces


Le contrôle sur pièces proprement dit, est constitué par l'ensemble des travaux de bureau au
cours desquels le service procède à l'examen critique des déclarations, à l'aide des
renseignements et documents figurant dans les différents dossiers qu'il détient, établit les
rehaussements justifiés.

Il a pour objet :

• De vérifier que tous les contribuables ont bien déposé leur déclaration ;
• De rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans
les éléments servant de base au calcul de l'impôt, ces rehaussements étant opérés à
partir de la déclaration elle-même et des documents figurant au dossier ou en la
possession du service ;

L’administration vérifie à distance les documents que l’entreprise lui a fait parvenir et vérifie
leur cohérence. En cas de doute, elle peut demander à la société contrôlée de lui fournir dans
un délai de 30 jours, des éclaircissements c'est-à-dire des explications pour détecter la bonne
ou la mauvaise foi de cette dernière, et des justifications qui sont sous formes de preuves de
choix comptables.

Ainsi, l’administration peut demander des informations complémentaires à des tiers de


l’entreprise pour compléter le dossier.

A. Les critères de sélection des déclarations susceptibles d’être vérifiées :

La gestion continue des impôts relève des services d’assiette. Le contrôle annuel et
systématique des déclarations, n’est souvent pas possible et semble même pas souhaitable en
termes d’opportunité. Dés lors, la définition rationnelle des voies et moyens du choix efficace
des déclarations à vérifier s’impose et revêt une importance significative.

1. Critères de choix : certains critères sont retenus pour permettre d’avoir une idée globale
sur la situation fiscale des contribuables. Ces critères intéressent l’identification du
contribuable concerné, les résultats déclarés en cours de la période de prescription, et

Année universitaire 2017/2018 10


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

enfin d’autres informations en relation directe avec le contrôle (dernier exercice vérifié,
propositions des services d’assiette…).

2. Etablissement des programmes : A la base, le service central des vérifications dispose,


par subdivision, des listes de tous les contribuables recensés et des informations les
concernant en fonction des critères déjà étudiés. A la fin de chaque année, les services
d’assiette sont invités à établir les propositions de programme des contribuables qui leur
semble devoir faire l’objet d’une vérification pour l’année suivante.

B. Les étapes de contrôle sur pièces et leurs méthodes :

Le contrôle sur pièces des dossiers professionnels comporte 3 étapes :

1. Le contrôle formel : il concerne les déclarations, et consiste en un recensement de ces


derniers, complété d’un examen des régimes d’imposition, et d’un rapprochement des
déclarations entre elles et avec les documents d’imposition si le service gestionnaire du
dossier professionnel est différent du service gestionnaire du dossier personnel.
Ainsi, on procède comme suite :
• Contrôle de l'identification du contribuable : en vérifiant le dépôt des pièces
nécessaires pour l'inscription dans le délai, et en s’assurant que l'activité
exercée correspond à celle figurant dans le statut ;
• Contrôle des dépôts des déclarations c'est-à-dire le respect des délais et
complétudes ;
• Contrôle formel du résultat fiscal: s'assurer que les pièces annexes devant
accompagner la déclaration du RF sont toutes déposées ;
• Contrôle des obligations de versement des acomptes pour les sociétés,
cotisation minimale… ;
• Contrôle de l’état explicatif de l’origine du déficit ou du résultat nul déclaré ;
• Contrôle des contribuables bénéficiant d'avantages fiscaux : prenant le cas des
promoteurs ayant conclu une convention pour constructions des logements
sociaux, il faut vérifier en premier lieu que la date de signature de la
convention est comprise entre le 1er janvier 2010 et 31 décembre 2020, et
qu’au moins 500 logements sont prévus sur une période ne dépassant pas 5 ans
suivant la date de la première autorisation de construire.

En cas de défaillance déclarative, il est indispensable pour la validité de la procédure


d’imposition, de s’assurer de l’existence matérielle des mises en demeure, et de leur
envoi effectif.

2. Le contrôle de cohérence : ce type de contrôle doit toucher toutes les lignes de la


déclaration à enjeu potentiel, ainsi peut porter sur toutes les années non prescrites.

Pour le faire, il faut vérifier les points suivants :

Année universitaire 2017/2018 11


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

• Contrôle de la liasse fiscale – Bilan :


Les capitaux permanents :
Les capitaux propres donnent généralement lieu à une distribution des dividendes.
Ainsi, il faut vérifier les écarts des réserves + report à nouveau + résultats en instance
d’affectation + résultat net de l’exercice, entre l’exercice N-1 et N, ensuite vérifier si le
montant d’écart se trouve et est conforme avec celui dans « l’état d’affectation des
résultats » annexé aux états de synthèses.
Ainsi, avant toute distribution de dividendes, il faut s’assurer de l’amortissement
intégral des frais de constitution.

Pour la diminution au niveau des subventions d’investissement, le montant doit être


équivalent à celui figurant dans le CPC, rubrique des reprises sur subventions
d’investissement.

Le passif circulant :

Les montants déclarés au niveau du passif de l’exercice N-1 doivent être repris
correctement au niveau de la colonne « exercice précédent » du passif contrôlé.

Les écarts de conversion passif doivent être réintégrés au niveau de l’état de passage du
résultat net comptable au résultat fiscal.

Les montants des autres provisions pour risques et charges du passif circulant,
correspondent aux montants de fin d’exercice figurant sur le tableau des provisions
(tableau N°9 du modèle normale).

Il faut déterminer la nature des créanciers (personne physique ou morale, associé ou


tiers, résident ou non résident), et ce à fin de pouvoir vérifier le taux applicable, les
condition de déductibilité et le respect des obligations déclaratives.

La base passible à l’IS/PPRF figurant dans le tableau 18 de la liasse, doit être similaire
que celle de la déclaration des PPRF1, ainsi la TVA correspondante aux PPRF est
déclarée.

L’actif immobilisé :

Les montants bruts de l’actif immobilisé doivent correspondre aux montants bruts de
fin d’exercice figurant sur le tableau des immobilisations autres que financières de la
liasse fiscale.

Les montants des amortissements de l’actif immobilisé, et ceux de la colonne « cumul


d’amortissement fin d’exercice » du tableau d’amortissement sont égaux.

1
Produit de placement à revenu fixe.

Année universitaire 2017/2018 12


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Vérifier que les éléments de l’actif immobilisé qui ne sont pas amortissables n’ont pas
fait l’objet de dotations aux amortissements. C’est le cas en général du fonds de
commerce et des terrains. Dans le cas contraire, s’assurer que les amortissements
pratiqués ont été réintégrés dans le tableau de passage du résultat comptable au résultat
fiscal.

Les montants des provisions de l’actif correspondent aux montants de fin d’exercice
figurant sur le tableau des provisions.

Les prêts octroyés par la société (prêts immobilisés, autres créances financières)
donnent lieu à une rémunération (produits financiers), donc il faut vérifier si
l’entreprise a déclaré les intérêts encaissées en matière de TVA au taux de 10%.

• Contrôle de la liasse fiscale - CPC :

Concernant le chiffre d’affaire, il faut contrôler la concordance entre celui déclaré en


matière de l’IS ou l’IR, celui déclaré en matière de la TVA et celui figurant sur le CPC
au titre du même exercice.

Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même :

Les immobilisations produites par l’entreprise et destinées à la revente sont inscrites en


stocks et non en immobilisations (cas des promoteurs immobiliers).

L’amortissement se calcule sur la base de la valeur d’origine, hors TVA déductible. La


valeur d’origine est constituée par le coût de production.

Ces immobilisations constituent un élément du résultat fiscal.

Lorsque le bien produit par une entreprise pour elle-même est utilisé pour des activités
hors champs d’application de la TVA ou exonéré sans droit à déduction, ladite taxe
n’ouvre pas droit à déduction.

Les cessions et les retraits :

Les immobilisations cédées doivent être déclarées en matières de l’IS ou de l’IR pour
les contribuables soumis aux régimes hors forfaitaires.

Vérifier si la valeur nette comptable utilisée pour le calcul des plus ou moins values, a
été correctement calculée (Valeur d’acquisition – le cumul d’amortissement).

Rapprocher les montants inscrits au CPC, pour le produit de cession et la VNA des
éléments cédés, avec ceux déclarés au niveau des tableaux des plus ou moins values
ainsi que d’amortissement.

Année universitaire 2017/2018 13


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Les reprises sur les provisions :

Comparer les montants de reprises ventilées par nature (exploitation, financières et non
courantes) avec ceux comptabilisés au niveau des produits du CPC dans la partie des
reprises. Aussi, il faut s’assurer que les provisions sont reprises au cours de l’exercice
suivant celui de leurs constatations ; Ainsi, si la provision a été réintégrée, la reprise sur
provisions comptabilisée en produits doit être déduite fiscalement au niveau du tableau
de passage. Si non, aucune régularisation extracomptable de la reprise comptabilisée en
produits ne doit être effectuée.

La variation de stock :

Comparer les variations de stock d’un exercice à un autre, en surveillant son évolution
et son importance au vu de l’activité, ainsi le rapprocher par rapport aux chiffres
d’affaires et aux achats. Pour le faire, il faut calculer le taux de rotation.
((Stock Initial + Stock Final) / 2) * 360
Le taux de rotation → Pour les marchandises :
Achat HT + SI - SF

((Stock Initial + Stock Final) / 2) * 360


→ Pour les produits :
Ventes HT + SI - SF

Rapprocher la variation de stocks figurant dans le tableau des états détaillés des stocks
et le CPC ou le détail du CPC.

Les locations et charges locatives :

Rapprocher les éléments du tableau relatif aux locations et baux autres que crédit bail
de l’exercice N, avec les éléments contenus dans la déclaration des éléments
imposables de la taxe professionnelle et taxe de service communaux.

Vérifier si la date de début d’activité est celle réelle.

Les redevances de crédit bail :

Il faut vérifier en premier lieu la date d’acquisition du bien et son affectation à


l’exploitation.

Le montant des redevances de crédit bail est similaire à celui figurant sur le tableau
des biens en crédit bail.

Les entretiens et réparations :

Apprécier le caractère normal ou anormal des dépenses déduites, compte tenu de la


nature de l’activité, de son importance et de la structure de l’actif immobilisé.

Année universitaire 2017/2018 14


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Les déplacements, missions et réception :

S’assurer que la TVA ayant grevée ces opérations n’a pas été déduite.

Apprécier le montant des charges par rapport à l’activité de l’entreprise.

La rémunération du personnel :

Il faut tout d’abord vérifier le calcul salaire, ensuite l’apprécier par rapport à l’activité
exercée par l’entreprise, son chiffre d’affaire réalisé, le poste du personnel et la
structure des autres charges.

Apprécier les salaires octroyés aux gérants et aux associés pour éviter les distributions
de bénéfices déguisées en salaire.

Vérifier si les indemnités exonérées ne font pas double emploi avec les frais de
mission et de déplacement.

Rapprocher le montant figurant sur l’état annexe à la déclaration des traitements et


salaires, avec le montant porté au compte « rémunération du personnel ».

Les rémunérations du personnel extérieur à l’entreprise :

Il faut mentionner si la personne est résidente ou pas. Si elle est non résidente, on
rapproche le montant figurant sur la déclaration des rémunérations versées à des
personnes non résidentes avec celui porté au compte « rémunérations du personnel
extérieur à l’entreprise ». Ainsi, s’assurer du versement de la retenue à la source.

Les jetons de présence :

Ces derniers doivent figurés parmi les autres charges d’exploitation.

Il faut vérifier l’identification des bénéficiaires de ces rémunérations afin de


déterminer le traitement fiscal approprié qui varie en fonction de la qualité du
bénéficiaire.

Pour les personnes physiques salariées de l’entreprise, ces jetons sont déductibles,
soumis à l’IR retenu à la source, et font l’objet d’une déclaration.

En ce qui concerne les personnes physiques administrateurs ou associés non salariés,


les jetons ne sont pas déductibles, soumis à l’IR retenu à la source au taux de 30% non
libératoire, et font objet de recoupement à envoyer au gestionnaire en cas de question.

Les jetons de présence obtenus par une personne morale, sont déductibles et
constituent des produits soumis à l’IS auprès de la société bénéficiaire.

Année universitaire 2017/2018 15


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Dans le cas des personnes non résidentes, les jetons distribués font l’objet de la
déclaration des produits des actions, parts sociales et revenus assimilés, et sont soumis
à l’IR 15%.

• Contrôle de la liasse fiscale – tableaux et états annexes :


Tableau de passage du résultat comptable au résultat fiscal :
Le résultat fiscal = le résultat comptable + les réintégrations – les déductions – reports
déficitaires.
Il faut vérifier que la fraction du déficit correspondant aux amortissements des
immobilisations en non valeurs est reportée dans la limite de 4 ans.

Les montants des majorations et pénalités comptabilisés à partir du tableau « détail du


CPC » doit être rapproché à celui du tableau de passage.

La partie des dotations aux amortissements et aux provisions non déductibles est à
réintégrer au niveau de ce tableau.
En règle générale, il faut vérifier la réintégration de toutes les charges non déductibles
constatées par le gestionnaire, notamment : l’impôt sur les sociétés et cotisation
minimale, les dons non déductibles, 50% des charges dont le montant est supérieur à
10.000 DH réglé en espèces...

3. Contrôle de la TVA : Ce contrôle comprend à la fois la forme, la régularité, le fond et la


cohérence.
Contrôle de la forme et régularité :
Il consiste en la vérification de la conformité de la déclaration, c'est-à-dire de l’identifiant
fiscal, CIN ou ICE, activité principale, nom ou la raison sociale… aussi des différents
montants requis (montant du CA -réalisé, non taxable, exonéré, et taxable par nature et taux-,
taxe exigible ou crédit de la taxe de la période précédente…).

Vérifier le régime d’imposition : activité assujettie ou non à la TVA, et l’option à


l’assujettissement, et les conditions d’exonérations.

Contrôler la périodicité mensuelle ou trimestrielle des déclarations, ainsi que les taux
d’imposition de la TVA aux opérations imposables.

Contrôle de la cohérence : c’est le traitement du Tableau du détail de la taxe sur la valeur


ajoutée :

La TVA facturée figurant sur la colonne « déclarations TVA de l’exercice » correspond à la


taxe exigible annuelle déclarée en matière de cette taxe.

La TVA récupérable sur charge et sur immobilisation doit être conforme à celle déductible
annuelle déclarée.

Année universitaire 2017/2018 16


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Les soldes de fin d’exercice relatifs à la TVA facturé ou récupérable sont positifs, car en cas
de montants négatifs, l’entreprise peut cacher des doubles emplois en matière de déductions.
Ainsi, la TVA facturée peut exceptionnellement être négative en cas d’avances déclarées à la
TVA et non encore comptabilisées.

Il faut rapprocher le montant de la TVA collectée et déductible respectivement avec le total


des produits et des charges.

C. Le dialogue avec le contribuable :

La mise en ouvre du contrôle doit s’inscrire dans le cadre de l’objectif global de


l’administration, à savoir : « Garantir le respect de la législation », elle doit donc permettre de
nourrir et de renforcer chez les contribuables la perception suivante : « La probabilité de
détection des erreurs et de la fraude est forte».

En effet, cette perception induite parce que le contribuable observe que la gestion de son
dossier pèse lourdement sur ses choix et son degré de conformité aux lois.

Le renforcement de cette perception dépend de deux principaux facteurs, à savoir :

- La rapidité de détection des erreurs : elle renseigne sur la réactivité et la vigilance de


l’administration et influence fortement le comportement futur du contribuable. Par ailleurs, le
plus vite les erreurs sont détectées le plus elles ont de chance à être rectifiées d’une manière
amiable et donner lieu à un recouvrement des sommes dues.

- La communication : elle joue un rôle important pour influencer la perception de la


probabilité de détection des erreurs intentionnelles.

➔ A l’issue des travaux de contrôle sur pièces d’un dossier donné, le gestionnaire établit
le bilan des anomalies constatées et invite le contribuable et/ou son « comptable »,
dans le cadre d’un dialogue amiable et constructif, en vue d’apporter les
éclaircissements qui s’imposent aux anomalies relevées, ou de régulariser
spontanément les défaillances constatées.

Le dialogue avec le contribuable doit être géré d’une manière efficace permettant
d’atteindre les objectifs précités dans les meilleurs délais. Pour se faire, le gestionnaire
suit les orientations suivantes :

➢ Inviter le contribuable à se présenter le plus tôt possible ; Lorsque le contribuable ou


son « comptable » ne se présentent pas au service après l’écoulement d’un délai
raisonnable à partir de la date d’envoi de la convocation, le gestionnaire recourt aux
appels téléphoniques ou à la visite sur place ;
➢ Assurer le dialogue sur la base d’un bilan des anomalies, mettant en évidence la liste
exhaustive des anomalies identifiées, ainsi que les contrôles qui ont permis de les
relever.

Année universitaire 2017/2018 17


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

➢ Gérer le dialogue : le gestionnaire garde en vue l’objectif de l’entrevue. Il passe en


revue avec le contribuable les différentes anomalies relevées.
Il fait preuve d’écoute et réoriente la discussion en cas d’éloignement du sujet. Il vise
donc à comprendre les traitements fiscaux appliqués par le contribuable, obtenir la
régularisation amiable des irrégularités commises, et assurer le suivi de la suite donnée
aux différentes anomalies.

A l’issue d’une entrevue avec le contribuable deux situations peuvent se présenter:

• Le contribuable répond à l’ensemble des points objet de la convocation : il présente les


arguments et documents nécessaires pour arrêter les investigations ;
• Le contribuable demande du temps pour pouvoir expliquer une partie ou la totalité des
anomalies avancées par le gestionnaire. Dans ce cas, il est utile de convenir avec le
contribuable un autre rendez-vous à une date proche, ensuite d’établir en double
exemplaire la liste des points restants en suspens (une copie est remise au contribuable
pour lui permettre de préparer ses réponses ou ses documents, et une autre que le
gestionnaire va utiliser lors du rendez-vous fixé.).

La phase amiable est importante pour l’administration. Elle lui permet d’assurer la
régularisation des défaillances constatées tout en lui évitant d’engager la procédure de
contrôle sur place qui reste plus coûteuse et qui n’est pas toujours possible.

Toutefois, lorsque le contribuable refuse de rectifier les anomalies constatées, le gestionnaire


doit proposer le dossier en vérification.

A cet effet, il établit une fiche reprenant le détail des anomalies relevées et soulignant le type
de contrôle recommandé :

- Vérification générale : lorsque les anomalies sont graves de par leur fréquence ou les
montants en question, ou lorsqu’elles concernent plusieurs impôts, exercices ou
déclarations,…… ;

- Ponctuel : lorsque les anomalies ou l’information (recoupement) concerne un seul exercice


ou un seul impôt ;

- Droit de constatation : lorsque le gestionnaire estime qu’il y a un risque.

Conclusion :
En guise de conclusion, on dira que le contrôle fiscal est constitué avant tout d’un ensemble
plus ou moins homogène de procédures, de règles fiscales et de moyens techniques, qui ont
pour but notamment de définir un certain nombre de relations entre l’administration et les
contribuables, dans le cadre des droits et des obligations de chacune des parties, et de lutter
contre les différentes formes de l’évasion fiscale.

Année universitaire 2017/2018 18


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Il faudra signaler à ce niveau, que quelque soit l’importance et les performances des moyens
utilisés pour le contrôle fiscal, ainsi que la qualité de leur gestion et les principes qui les
inspirent, des inégalités de traitement entre contribuables existeraient toujours, du fait qu’elles
sont inhérentes à tout système fiscal, et le problème ne réside pas dans l’existence de la
fraude, mais dans son ampleur.

D’autre part, si on se place du côté des entreprises qui subissent un contrôle fiscal, on constate
qu’elles le vivent comme une expérience pénible même si elles se déclarent conscientes de
son importance. Donc la première chose à faire, est de bien cerner ses droits et ses obligations,
il faudra aussi bien connaitre les règles de procédures. Elles sont là pour protéger le
contribuable.

Année universitaire 2017/2018 19


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

PARTIE III : LES TACHES EFFECTUEES


Durant la période de mon stage, j’ai eu l’occasion d’effectuer les tâches quotidiennes des
différents services de l’administration à savoir l’assiette fiscale.

Le service régional de la fiscalité des personnes morales

La taxation de l’impôt sur les sociétés -IS- :

Le calcul de l’impôt sur les sociétés, diffère selon la taille et la nature d’activité de
l’entreprise, et on distingue 5 cas : les entreprises hors zone franche, les entreprises de la zone
franche, les banques offshores, les holdings offshores, et les succursales des entreprises
étrangères. Ainsi le montant de l’impôt à payer est la valeur supérieur entre :

(Le résultat fiscal * le taux de l’IS approprié) et (le chiffre d’affaire * taux de la cotisation
minimale).

Cas des entreprises hors zone franche :

Ces entreprises ainsi que les holdings, suivent le droit commun Marocain en matière de l’IS et
de la cotisation minimale:

Montant du bénéfice net / résultat fiscal Taux


Inférieur ou égal à 300.000 DH 10%
De 300.001 à 1.000.000 DH 20%
De 1.000.001 à 5.000.000 DH 30%
Au-delà de 5.000.000 DH 31%

Pour les établissements de crédit et organisme assimilés, Bank Al Maghrib, la caisse de dépôt
et de gestion, et les sociétés d’assurances et de réassurances : le taux est de 37%.

Pour la cotisation minimale, la base est composée du chiffre d’affaire et des autres produits
d’exploitation, du total des produits financiers, et du total des subventions, dons reçus et
autres produits non courant ; Pour le taux, il est de 0,50% Pour toutes les entreprises sauf
celles à activité de vente des produits pétroliers, gaz, beurre, huile, sucre, farine, eau et
électricité qui est de 0,25%. En outre, la valeur de la cotisation minimale ne peut être
inférieure à 3000 DH.

➢ Pour le traitement des contentieux fiscaux, il faut avoir une idée préalable sur les taux
de l’IS avant l’année 2017, et ce parce que les entreprises qui se situe à la ville de
Tanger bénéficiaient des taux réduits jusqu’à l’année 2015, et qui sont comme suite :

En 2010, le taux de l’IS pour les entreprises ayant un chiffre d’affaire supérieur à 3.000.000
DH est de 17,5%, si non 15%.

Année universitaire 2017/2018 20


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

En 2011, et pour les même conditions que 2010, les taux sont respectivement 20% et 15%.

En 2012, et idem que les deux années précédentes les taux sont de 22,5% et 15%.

En 2013, les sociétés ayant un résultat fiscal inférieur à 300.000 DH bénéficient d’un taux de
10%, et au cas contraire 25%.

En 2014, les taux sont de 27,50% et 10% ; et finalement en 2015, les entreprises situées à
Tanger se sont alignées avec ceux du Maroc, et sont imposées au taux de 30% et 15%.

Cas des entreprises de la zone franche :

Ces entreprises ayant l’activité d’exportation sont exonérées de l’IS pour les 5 premières
années, ensuite s’impose au taux réduit de 8,75% pour une durée de 20 ans2, et pour le CA
réalisé dans la zone franche (exportations à l’étranger et transactions entre les entreprises de la
zone franche). Pour le chiffre d’affaire réalisé hors zone franche, c'est-à-dire elles vendent au
territoire assujettis, on applique la règle de l’exonération de la CM, et le taux de l’IS suit le
droit commun.

➢ Les entreprises dans le territoire assujetti qui vendent aux entreprises en zone franche,
sont aussi exonérées de 5 ans, et appliquent ensuite le taux de 17,5% pour les 20 ans
suivants.
➢ Les sociétés qui font des travaux de construction dans la zone franche sont taxables
selon le droit commun.

Cas des banques offshores :

Cette catégorie a l’option entre un taux de l’IS de 10% pour 15 ans, ou le payement d’un
impôt forfaitaire de 25.000 $ comme 4éme acompte pour la même période, ensuite on
applique le droit commun de 37%.

Cas des holdings offshores :

Ce type de sociétés qui sont en général, constituée par une ou des personnes physiques ou
morales de nationalité étrangère, ayant pour objet exclusif la gestion de portefeuille et la prise
de participations dans des entreprises non résidentes, sont taxable sur option : soit un taux de
l’IS de 10% pendant 15 ans, soit un impôt forfaitaire de 500 $ pendant la même période. A
l’achèvement de cette dernière, les holdings offshores sont imposées selon le droit commun.

N.B:

• Les banques et les holdings offshores sont exonérées de la taxe professionnelle.


• L’IS-PPRF est un impôt retenu à la source au taux de 20%, ainsi l’entreprise en question
peut le déduire de ses acomptes de l’IS, si non le fisc restitue le montant non déduit.

2
Il est à noter qu’aucune entreprise de la zone franche n’a dépassé ses 25 ans d’implantation au Maroc.

Année universitaire 2017/2018 21


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

L’estimation de la valeur du fond de commerce :

En cas de cession ou de transfert d’un immeuble, le fisc fait des estimations pour fixer le
montant de l’IS généré de cette opération, et ce afin de négocier la valeur du fond de
commerce avec le propriétaire de la personne morale.

On établit la fiche suivante pour chaque estimation (cette fiche contient un exemple illustré) :

I. Identification de la société :
-Identifiant fiscal : ***
-Raison sociale : ***
-Activité principale : ***
-Siège social : ***
-N°TP des établissements exploités : ***
-Date de début d’activité : ***
II. Fiche du bien immeuble et/ou meuble :
-Nature du bien : magasin / salon de thé …
-Lieu de création ou acquisition du fond de commerce : ***
-Origine du fond de commerce : création / acquisition …
-N° registre de commerce : ***-Tanger
-Prix de cession déclaré : 800.000,00 DH
-Le prix de cession réel du fond de commerce compte tenu des postes de comparaison dont
dispose l’administration = 2.500.000 DH
-Les reports déficitaires déclarés par l’entreprise :
2016 = -3197 DH ; 2015 = -313.272,26 DH ; 2014 = -121.393,88 DH ; 2013 = -166.798,47 DH.

Total des reports déficitaires = -604.661,61 DH


-La valeur nette des immobilisations = 1.192.678,61 DH
Donc, le boni de cession du FC= 2.500.000,00 - 604.661,61 - 1.192.678,64= 702.659,75 DH
IS à payer = 702.659.75 * 20% = 140.531.95 DH
IS/Produit d’action = 702.659,75 - 140.531,95 = 562.127,8 * 15% = 84.319,17 DH
Total à payer = 140.531,95 + 84.319,17 = 224.851,12 DH

Année universitaire 2017/2018 22


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Le contentieux fiscal:

Ce sont les litiges fiscaux qui se règlent généralement dans la phase administrative sans recours au
juge fiscal. Les contentieux traités dans ce service sont reliés à l’IS, la TP, la TSC et la taxe de licence.

L’inspecteur doit tous d’abord consulter le dossier de la réclamation du contribuable, ensuite refaire
les calculs et les intégrer au rapport d’instruction suivant (ce rapport contient un exemple illustré) :

Rapport d’instruction : IS
Raison sociale : STE ***

IF : ***

Adresse : ***

Activité : ***

Rédigé par :……………………………. Grade :………………………………………

Fonction :…………………………………………………………………………………

Réclamation recevable en la forme : Oui

Motif : ……………………………………………………………………………………

I. Analyse de la demande :
-Erreur matérielle et restitution
Suite aux impositions IS émises au titre des exercices 2011, 2012 et 2013 ; la société
réclamante, demande la décharge du montant de l’émission, au motif qu’elle a procédé à une
augmentation du capital de 6.500.000 DH en 2010.
II. Eléments de l’enquête et renseignement tirés des documents d’assiette :
-Renseignement de l’assiette :
EXERCICE 2011 :

Eléments Exercice de référence : 2010 Exercice d’imposition : 2011


PBE (produit brut imposable) 1.802.136,00 5.262.214,00
RF (résultat fiscal) -454.048,00 -454.048,00
IS ou CM dû 9.011,00 26.312,00
-Réduction de 20% suite à l’augmentation du capital : 6.500.000 * 20% = 1.300.000,00
-Imputation de l’IS 2010 : 1.300.000 – 9.011 = 1.290.989,00
Imputation des acomptes 2011 : 1.290.989 – 9.011 = 1.281.978,00 (A imputer sur les
acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2011 : 26.312 – 9.011 = 17.301 (déjà payées)
A noter que les acomptes de l’exercice 2011 ont déjà été payés par la société, et donc à
restituer : 2.253 * 4 = 9.012 DH.

Année universitaire 2017/2018 23


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

EXERCICE 2012 :

Eléments Exercice de référence : 2011 Exercice d’imposition : 2012


PBE (produit brut imposable) 5.262.214,00 8.726.356,00
RF (résultat fiscal) -454.048,00 0,00
IS ou CM dû 26.312,00 43.632,00
-Le reste de la réduction de 20% suite à l’augmentation du capital = 1.281.978,00
-Imputation des acomptes de 2012 : 1.281.978 – 26.312 = 1.255.666,00 (A imputer sur les
acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2012 : 43.632 – 26.312 = 17.320 (reste à payer)
EXERCICE 2013 :

Eléments Exercice de référence : 2012 Exercice d’imposition : 2013


PBE (produit brut imposable) 8.726.356,00 3.897.089,00
RF (résultat fiscal) 0,00 283.088,00
IS ou CM dû 43.632,00 28.309,00
-Le reste de la réduction de 20% suite à l’augmentation du capital = 1.255.666,00
-Imputation des acomptes de 2013 : 1.255.666 – 43.632 = 1.212.034,00 (A imputer sur les
acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2013 : 28.309 – 43.632 = -15.323 (à imputer)
EXERCICE 2014 :

Eléments Exercice de référence : 2013 Exercice d’imposition : 2014


PBE (produit brut imposable) 3.897.089,00 12.339.593,00
RF (résultat fiscal) 283.088,00 421.054,00
IS ou CM dû 28.309,00 115.790,00
-Le reste de la réduction de 20% suite à l’augmentation du capital = 1.212.034,00
-Imputation des acomptes de 2014 : 1.212.034,00 – 28.309,00 = 1.199.048,00 (A imputer
sur les acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2014 : 115.790 – 28.309 = 96.304 (à payer)
EXERCICE 2015 :

Eléments Exercice de référence : 2014 Exercice d’imposition : 2015


PBE (produit brut imposable) 12.339.593,00 10.342.571,00
RF (résultat fiscal) 421.054,00 416.320,00
IS ou CM dû 115.790,00 124.896,00
-Le reste de la réduction de 20% suite à l’augmentation du capital = 1.199.048,00
-Imputation des acomptes de 2015 : 1.199.048,00 – 115.790,00= 1.083.258,00 (A imputer
sur les acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2015 : 124.896 - 115.790 = 9.106 (à payer)

Année universitaire 2017/2018 24


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

EXERCICE 2016 :

Eléments Exercice de référence : 2015 Exercice d’imposition : 2016


PBE (produit brut imposable) 10.342.571,00
RF (résultat fiscal) 416.320,00
IS ou CM dû 124.896,00
-Le reste de la réduction de 20% suite à l’augmentation du capital = 1.083.258,00
-Imputation des acomptes de 2016 : 1.083.258,00 – 124.896,00 = 958.362,00 (A imputer
sur les acomptes des exercices suivants)
-Régularisation 2016 : 70.474 – 124.896 = -54.422 (à imputer)
-Total des excédents à imputer sur les acomptes des exercices suivants : 958.362 +
54.422= 1.012.784,00 DH
EXERCICE 2017 :
-imputation de acomptes de 2017 = 1.012.784 – 70.474 = 942.310,00 (A imputer sur les
acomptes des exercices suivants)
III. Instruction / Avis de l’inspecteur :

L’examen du dossier électronique au niveau du SIT, a permis de relever que la société a


procédé en 2010 à l’augmentation du capital de 6.500.000,00 DH, sur laquelle elle bénéficie
d’une réduction de 20% de l’impôt, soit 6.500.000 * 20% = 1.300.000 DH que le système n’a
pas pris en compte.

Vu ce qui précède, et compte tenu des pièces justificatives présentées, il est proposé, sauf avis
meilleur, la révision de l’imposition comme suit :

2011 :

Exercice 2011
Restitution 9.012,00

2012 :

Désignation Principal Majoration de Total


l’assiette
Droits émis 43.632,00 15.386,20 59.019,00
Droits dus 17.320,00 5.715,60 23.035,60
Dégrèvement 26.312,00 9.680,60 35.983,40

Année universitaire 2017/2018 25


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

2013 :

Désignation Principal Majoration de Total


l’assiette
Droits émis 43.632,00 14.290,20 57.922,20
Droits dus 0,00 0,00 0,00
Dégrèvement 43.632,00 14.290,20 57.922,20

SIGNATURE :

Puis il doit rédiger la décision qui résume son avis, et finalement il présente le dossier
contenant cette dernière et l’avis de l’instruction au chef de la subdivision pour confirmation
ou refus.

➢ En ce qui concerne les contentieux de la TP, le fisc n’a pas le droit de dégrever les
majorations de retard, il ne s’occupe que du principal, c’est le trésor qui a traite ces
majorations.

Les relances :

Pour chaque entreprise défaillante en matière d’impôt ou de taxe, le fisc la relance en 3


étapes :

• D’abord, une première lettre est rédigée et envoyée à la personne morale concernée,
où on mentionne le type d’impôt et la période non déclarée ou non payée.
• Si l’entreprise ne règle pas ses dettes envers l’Etat après un mois de la 1ére lettre, une
deuxième lettre mentionnant le montant à payer est envoyée à cette dernière.
• En cas de la réponse défavorable, le fisc prépare un rôle pour l’envoyer à l’assujetti
défaillant :

Le principal Les pénalités de 10% Les majorations Total


X X*10% X*taux de majoration Le principal +
les pénalités +
Le taux des majorations est les majorations
calculé comme suite :
5% pour le premier mois
de retard, et 0.5% pour les
mois de retard suivants.

Ce rôle est envoyé à la RAF pour qu’elle rajoute les frais de poursuite vu le retard prolongé, le
net à payer par la PM est constitué par le total de l’assiette et les frais de la RAF.

Chaque mois de retard additionnel génère +0.5% des majorations.

Année universitaire 2017/2018 26


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Chaque rôle doit être introduit sur le SIT3, dans la rubrique ordonnancement.

La remise gracieuse :

Quand la PM défaillante reçoit le rôle, cette dernière rédige une demande de remise gracieuse,
dont laquelle elle espère une diminution des majorations. Une fois la demande est reçue par
l’inspecteur, une remise de 50% est accordée. La PM peut négocier avec le chef du secteur
pour avoir une remise totale. Ainsi, elle paye juste le principal et les frais de poursuite.

La création de la taxe professionnelle -TP- et de l’identifiant fiscal:

Pour obtenir la taxe professionnelle, le contribuable doit déposer auprès du fisc une
demande d’inscription à la TP, le certificat négatif, le contrat de bail ou l’attestation de
domiciliation, les statuts et le PV d’assemblé générale de constitution enregistrés, et la copie
de la CIN du gérant.

La procédure est la suivante :

• Introduction des informations concernant la PM dans le SIT, dans la rubrique fiscalité


locale → taxe professionnelle → création de TP, en n’oubliant pas de cocher la case
exonération de 50%, car les PM situées à Tanger bénéficient de l’exonération de 50%
de cette taxe. A la fin de l’opération, un identifiant fiscal est généré en plus du
numéro de la taxe professionnelle.
• En fin, il faut changer le statut de cette dernière de « contribuable prédéfini » en
«contribuable défini » dans la rubrique contribuable, à fin qu’elle puisse déclarer ses
revenus et payer ses taxes.

La régularité fiscale :

Pour justifier que la PM est à jour de ses obligations fiscales déclaratives, et du paiement de
ces impôts et taxes dont elle est redevable, le contribuable se rend au fisc pour demander une
attestation de régularité fiscale.

Le gestionnaire procède comme suite :

• Premièrement, il vérifie sur le SIT si la PM en question a déposé ses bilans, et ses


déclarations de la TVA des 4 années non prescrites4 dans la rubrique déclaration-
demande→ consultation → listes prédéfinies→ résultat IS sur 8 exercices.
• Ensuite, il faut vérifier ses paiements de l’IS et de la CM dans la rubrique
contribuable du SIT.
• Si toutes les conditions sont respectées, l’attestation de régularité fiscale est délivrée
au contribuable, si non il doit réguler la situation de la PM pour l’avoir.

3
Système intégré de taxation ;
4
Exemple : on est en 2017, les 4 années non prescrites sont 2016/2015/2014 et 2013.

Année universitaire 2017/2018 27


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

L’assainissement :

L’assainissement est une opération qui permet de mettre à jour, les informations de la plate
forme SIT d’une liste des assujettis -envoyée par la direction générale des impôts-. En effet,
au sein du secteur des grandes entreprises, cette opération consiste à remplir les informations
manquantes comme le numéro de la CNSS et du registre de commerce, ainsi que s’assurer de
l’adresse de la personne morale -PM- et de son régime TVA.

• Adresse, n° de la CNSS et du registre de commerce : pour avoir ces informations, il


y a deux façons : soit les extraire de la plateforme SIMPL-IR5, où les entreprises
déclarent les revenus de leurs salariés, ou du dossier juridique de cette dernière. En
cas de manque de ces informations sur les deux supports, l’inspecteur doit les
demandés à l’entreprise en question dès qu’elle se présente au fisc.
• Le régime de la TVA : on s’assure tout d’abord que l’entreprise n’est pas défaillante,
et qu’elle est assujettie à cette taxe; Puis on changer sur le SIT le régime de la TVA
« sur option » en régime « plein droit ».

La préparation des fiches d’entreprise pour le service de vérification :

Comme mentionné dans le thème du contrôle fiscal sur pièces, lorsque le contribuable refuse
de rectifier les anomalies constatées par l’assiette, le gestionnaire doit proposer le dossier en
vérification, et ce en élaborant une fiche détaillée de sa position pendant les 4 années non
prescrites.

Cette fiche est remplie à l’aide des déclarations de l’entreprise, et doit contenir les éléments
suivants par ordre croissant :

Le montant de l’actif immobilisé, l’impôt payé, les charges du personnel, le chiffre d’affaire,
la variation de stock, les reprises d’exploitation, les charges d’exploitation, le résultat
d’exploitation, les produits et les charges financiers and que leurs résultat, les produits et les
charges non courantes suivis par leurs résultat, le résultat fiscal, la production, la marge brute,
la valeur ajoutée, et finalement l’excédent ou l’insuffisance brute d’exploitation (EBE/IBE).

5
Plateforme de la télédéclaration et télépaiement de l’impôt sur le revenu.

Année universitaire 2017/2018 28


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Service régional de la fiscalité des personnes physiques

Les personnes physiques sont composées de deux catégories :

• Les professionnels : sont toutes personnes exerçant une profession, disposant d’un
identifiant fiscal et d’une taxe professionnelle, et son seul patrimoine englobe la vie
privée et les affaires.
• Les particuliers : sont les personnes qui exercent une activité, mais ne disposent pas
d’un identifiant fiscal.

La taxation de l’impôt sur le revenu -I/R- :

1. On détermine premièrement le revenu global, qui englobe l’ensemble des bases


imposables6 détenues par la personne physique.
2. Deuxièmement, on calcul le revenu net global imposable -RNGI-. Pour cela il faut
soustraire de revenu global :
• Les dons : sont déductibles sans limites si la destination est, soit l’entraide
nationale, le Habbous public, les associations des maladies ou les associations
ayant reconnaissance d’utilité publique ; déductibles avec une limite de 2/1000
du chiffre d’affaire, si ils sont destinés aux œuvres sociaux des entreprises.
• Les intérêts pour crédit de logement d’habitation principale, dans la limite de
10% du RNGI hors dons.
• La prime d’assurance retraite, dans la limite de 6% du RNGI hors dons et
intérêts.
3. Troisièmement, on multiplie le RNGI par le taux de l’I/R approprié à chaque tranche à
fin de trouver l’I/R brut.
0 → 30.000 DH 0%
30.001 → 50.000 DH 10%
50.001 → 60.000 DH 20%
60.001 → 80.000 DH 30%
80.001 → 180.000 DH 34%
+ 180.000 DH 38%

4. Et finalement, on déduit les charges de famille (360 DH par personne à charge dans la
limite de 6 personnes), ainsi que la retenu à la source sur salaire, et sur les intérêts à
20% des comptes bloqués pour avoir l’I/R net à payer.
• Les personnes à charge sont : le conjoint femme quel que soit son salaire, les
enfants propres ou adopté de façon légitime n’ayant pas un salaire supérieur à
2.500 DH, ne dépassant pas 25 ans en tant qu’étudiant, et 21 ans s’ils sont hors
système éducatif.
Les enfants handicapés sont des personnes à charge sans aucune condition
d’âge.

6
Voir la détermination des bases imposables dans la partie tâches effectuées au sein des subdivisions.

Année universitaire 2017/2018 29


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

La subdivision de la fiscalité des professionnels :

La base imposable de l’impôt sur le revenus professionnel -I/RP-:

Pour déclarer leurs revenus, les personnes physiques professionnelles ont le choix entre 3
régimes :

➔ le régime forfaitaire :

Ce régime est valable pour les professionnels n’ayant pas la forme d’une société, dont le
chiffre d’affaire correspondant à l’activité industrielle, commerciale ou artisanale ne
dépasse pas 1.000.000 MAD, et celui correspondant à la prestation de service ne dépasse
pas 250.000 MAD.

Ainsi, pour déterminer le résultat fiscal imposable de l’I/RP, il faut procéder par 2 étapes :

Le calcul du résultat fiscal :

• Le résultat fiscal est la valeur supérieure entre le bénéfice forfaitaire et le bénéfice


minimum.
Le bénéfice forfaitaire = Chiffre d'affaire annuel réalisé * coefficient de marge7 ;
Le bénéfice minimum = Valeur locative * coefficient d'emplacement8 ;

La détermination du résultat fiscal imposable :

• Pour obtenir le résultat fiscal imposable -RFI-, il suffit d’ajouter au résultat fiscal les
additions suivantes :
-les subventions d’exploitation ;
-1/5 des subventions d’investissement ;
-et finalement le cumul des plus values sur cession d’immobilisations.

➔ le régime du droit commun :

Ce régime est obligatoire pour les professionnels sous forme de sociétés, ainsi que pour
les autres professionnels dont le chiffre d’affaire des activités secondaire et tertiaires
dépasse 2.000.000 DH, et celui les professions libérales est supérieur à 500.000 DH.

Le calcul de la base imposable se fait comme suite : RF = résultat comptable + les


réintégrations – les déductions9.

Le déficit d’amortissement est imputable sans limite sur le bénéfice des années suivantes,
alors que celui hors amortissement est imputable dans le délai de 4ans.
7
Ces taux sont tirés du tableau des coefficients applicables au chiffre d’affaires pour la détermination du
bénéfice forfaitaire annexé au CGI.
8
Retenu par l’inspecteur des impôts, en tenant compte de l’emplacement du local, de l’achalandage et du
nombre d’employés.
9
Les réintégrations et déductions sont mentionnées dans le CGI / articles 34 et 35.

Année universitaire 2017/2018 30


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

➔ le régime net simplifié :

Pour les cas restants, la déclaration se fait à travers le régime net simplifié. Ce dernier
diffère du régime du droit commun en 2 points :

-Les déficits ne sont pas imputables sur les bénéfices des autres exercices.

-Les prévisions comptables ne sont pas déductibles, il faut les réintégrer lors du calcul du
résultat fiscal imposable.

La déclaration et saisie du revenu :

Pour déclarer le revenu, il faut remplir et déposer la déclaration du revenu global retirée de
l’accueil de DRIT, et la joindre des pièces justificatives.

Les personnes physiques ayant plusieurs revenus doivent s’enregistrer dans les secteurs
concernés des particuliers, pour que l’IR annuel soit calculé sur la base de tous les revenus.

Pour toute personne ayant un seul revenu, celui professionnel, et que l’IR est inférieur à 5.000
MAD, il y a une dispense de la déclaration auprès du fisc.

Chaque déclaration déposée doit être saisie sur le SIT dans la rubrique déclaration-demande
→ prendre en charge une déclaration; Après saisie et confirmation de la déclaration, on doit
générer le rapport d’analyse et le valider dans la partie « valider le rapport d’analyse », et
finalement on doit préparer l’émission pour l’envoyer à la personne concernée.

La création de la taxe professionnelle -TP-:

Ce service se charge de la création des TP des auto-entrepreneurs, ainsi que des personnes
physiques ;

➔ Traitement du dossier des personnes physiques :

La personne physique doit en premier lieu, déposer un dossier composé : d’une demande
de création, une déclaration d’existence, le contrat de location, la quittance de paiement
des droits d‘enregistrement, et finalement une photocopie de sa CIN.

Ensuite, l’inspecteur des impôts procède à la création de la TP sur la plate forme SIT, en
introduisant les informations nécessaires dans la rubrique fiscalité locale → taxe
professionnelle → création de TP. Cette opération génère en plus du numéro de la TP, un
identifiant fiscal propre à la personne physique professionnelle.

En fin, il faut changer le statut de cette dernière de « contribuable prédéfini » en


«contribuable défini » dans la rubrique contribuable, à fin qu’elle puisse déclarer ses
revenus et payer ses taxes.

Année universitaire 2017/2018 31


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

➔ Traitement du dossier des auto-entrepreneurs :

Le dossier de création de la TP est déposé dans le centre régional d’investissement (CRI),


qui envoi dans un délai de 24 H, l’ordre du traitement à l’administration fiscal par voie
électronique ; L’inspecteur des impôts doit le traiter et le renvoyer par voie postale au CRI
dans 48 H.

Le chargé du traitement du dossier vérifie seulement si l’auto-entrepreneur détient un


autre identifiant fiscal et une autre taxe professionnelle, c'est-à-dire une autre activité ;
dans ce cas le dossier est rejeté. Autrement, la TP est créée en suivant le même schéma du
dossier des personnes physiques.

Les contentieux :

La majorité des réclamations porte sur le calcul de l’IR ou la TP. L’inspecteur traite le
dossier, refait les calculs et les rédigent sous forme d’instruction10, et finalement prend la
décision soit de dégrever le montant réclamé ou de le rejeter.

➔ Le cas des contentieux de la TP :

Pour calculer la TP, on procède comme suite :

TP = (Valeur locative * 12) * taux11

L’exception des entreprises situées à Tanger, c’est qu’elles sont exonérées de la taxe
pendant les 5 premières années, et de 50% de celle-ci les années qui suivent. Cependant,
le SIT traite souvent l’imposition sans tenir compte de l’exonération ; c’est pour cela, on
trouve beaucoup de cas portant sur cette taxe.

En cas de dégrèvement, le montant se partage comme suite : 5% supporté par l’Etat, 90%
par le trésor et collectivité territoriales, et le reste par les chambres professionnelles.

L’assainissement :

Cette action repose sur deux axes : le fait de mettre à jour les listes des personnes physiques,
et de remplir leurs informations manquantes.

Il faut tout d’abord prouver que la personne exerce toujours son activité, en vérifiant en
premier lieu ses déclarations annuelles, et en deuxième lieu son nom dans la liste de la
commune.

En cas de non existence, on est censé radier la TP et l’IF de celui-ci; En cas contraire, il faut
s’assurer que le SIT contient les informations de l’exerçant d’activité notamment sa CIN, si

10
Voir l’exemple du rapport d’instruction de l’IS page 23.
11
Dépend de l’activité de l’entreprise, soit 10%, 20% ou 30%.

Année universitaire 2017/2018 32


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

elle n’existe pas il faut soit l’extraire de sa déclaration annuelle, soit contacter pour avoir les
renseignements.

La subdivision de la fiscalité des particuliers :

La déclaration du revenu salarial, du revenu foncier locatif et du revenu sur capitaux


mobilier:

Selon l’article 89 du code général des impôts -CGI-, les salariés ayant un seul revenu, établi
au Maroc et soumis à la retenu à la source, sont dispensé de la déclaration au prés du fisc.

Pour les autres particuliers, il faut déposer la déclaration du revenu global, en joignant :

• L’état ADO013F-14E12, et les bulletins de paie du salarié, ou l’état concernant le


personnel permanant de l’entreprise pour justifié les revenus salariaux et assimilées.
• L’état ADP012F-10E, et le contrat de bail ou un autre justificatif qui prouve les
revenus fonciers locatifs.
• L’état ADP016F-15E, et toute pièce pouvant justifier les revenus sur capitaux
immobilier, tel les relevés bancaires.

Une copie du livret de famille est obligatoire pour justifier la situation des enfants et
conjoint.

Le calcul de la base imposable du revenu foncier locatif :

RFI = (prix de location mensuel * 12) – charges déductibles supportées par le propriétaire en
faveur des locataires.

Exemples : Taxe sur les services communaux, le syndicat, les charges de l’interphone,… sous
condition que ces derniers soient mentionnés dans le contrat de location.

La déclaration du revenu des sources étrangères :

En plus de la déclaration du revenu global, il faut remplir le modèle ADP010F-16E (récépissé


de dépôt de déclaration) et l’état ADP017F-15E (revenus et profits de source étrangère
imposables ou exonérés dans le pays d’origine), en joignant une attestation bancaire de
virement provenant de l’étranger au cours de l’année d’imposition en DH, et un justificatif du
revenu de l’année d’imposition en devise.

La déclaration du revenu agricole :

Les agriculteurs dont le chiffre d’affaire de trois ans successive est inférieur à 5.000.000 DH
sont exonérés de la déclaration du revenu. Deux types de régimes sont valables pour ce type
de revenu : le régime forfaitaire et le régime de droit commun.

12
Les états sont imprimés du site web de la DRIT.

Année universitaire 2017/2018 33


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Pour les assujetties, ils doivent déposer la déclaration du revenu global, l’état ADP012F-15E,
ainsi que les justificatifs.

La restitution de l’IR :

Lors du calcul de l’IR, le système ne prend pas en compte deux aspects :

• La déduction des intérêts pour crédit de logement d’habitation principale ;


• Le recrutement, l’IR est retenu sur l’année entière même si l’assujetti n’a été recruté
qu’en Septembre par exemple.

Du coup, pour bénéficier de la restitution de leurs argents, les personnes physiques doivent
déposer un dossier composé de :

-La demande de restitution de l’IR13 ;

-La déclaration du revenu global des années demandées en restitution ;

-L’attestation du salaire, ainsi que le bulletin de paie des années demandées. Ca sert comme
preuve du prélèvement de l’IR ;

-Le tableau d’amortissement du crédit bancaire ;

-L’attestation bancaire prouvant les intérêts prélevés ;

-La copie de la carte nationale de l’assujetti pour vérifier que l’habitation demandée est celle
principale.

Ces derniers ont le droit à la restitution juste des 4 années non prescrites.

Traitement du dossier :

Il faut tout d’abord vérifier que le dossier est complet, que l’habitation en question est celle
principale, et que l’assujetti n’a pas bénéficié de la restitution de l’année demandée avant.

Les informations concernant l’année sont importées sur l’application Access afin de générer
l’état de calcul14, puis un ordre de paiement -OP-15 est remplit au nom de la personne
concernée, et finalement une décision confirmant le traitement du dossier est rédigée. Les
décisions dont le montant est inférieur à 5.000 DH sont approuvées par le chef de la
subdivision, alors que celles dépassant ce montant nécessitent la signature du chef du service.

Dès que toutes les demandes hebdomadaires sont traitées, un bordereau d’OP est établit sur
Excel, et envoyé à la perception appropriée pour le versement de l’argent. Ainsi, la personne
concernée doit présenter la décision du fisc à la perception pour que le versement s’effectue.

13
Voir annexe 1page 42
14
Voir annexe 2 page 43
15
Voir annexe 3 page 44

Année universitaire 2017/2018 34


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Exonération de la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect qui touche la consommation d’un bien ou
d’un service ; En effet elle s’applique aux activités industrielles, artisanales, commerciales et
professions libérales pratiqué au sein du territoire Marocain.

Plusieurs produits peuvent être exonérés de la TVA pour des raisons d’ordres économique,
social ou culturel, et ils se divisent en deux parties :

• Exonération sans droit à déduction : c'est-à-dire que le vendeur n’a pas droit de
déduire (récupérer) la TVA qu’il a payé en amont sur le prix de revient, mais il
échappe à l’imposition de la TVA tout au long du processus de production et de
commercialisation.
On cite à titre d’exemple : les produits de premières nécessités, les prestations des
petits fabricants dont le chiffre d’affaire ne dépasse pas 500.000 MAD, les journaux,
le papier destiné à l’impression, les médicaux anticancéreux, les appareillages des
handicapés, l’or et l’argent… (Article 91 du CGI).

• Exonération avec droit à déduction : dans ce cas, le vendeur peut déduire la TVA
sur les matières entrantes dans la fabrication des produits, et échapper à l’imposition
de la TVA.
C’est le cas des biens d’investissement qui sont exonérée pendant les 36 premiers
mois, de l’exportation des biens et des services, des engins de pêches, des produits et
matériels à usage agricole, les travaux de montage et de construction… (Article 92 du
CGI).
Pour cela, l’entreprise demande au fisc une attestation lui permettant d’acheter en hors
taxe.

La procédure d’exonération :

Le dossier d’exonération doit contenir les pièces16 suivantes :

✓ 4 attestations d’acquisition en exonération de la TVA correspondant au produit


demandé par l’entreprise ;
✓ 4 listes des biens exonérés de la TVA;
✓ 4 engagements ou demandes d’acquisition en exonération de la TVA correspondant au
produit demandé par l’entreprise ;
✓ 4 états descriptifs à la demande d’achat en exonération de la TVA ;
✓ Et 4 factures dont une est originale.

Pour les activités nécessitant une autorisation du ministère, le dossier ne peut être traité
qu’avec le dépôt d’une copie de cette dernière.

16
Les pièces sont retirées du site de la DRIT.

Année universitaire 2017/2018 35


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Traitement du dossier :

Avant de donner à l’assujetti l’attestation d’achat en exonération, le service s’assure des


points ci-dessous :

De la fiche de liaison De la date de début


qui prouve la Que l'entreprise n'est d'activité pour les
régularité fiscale de pas domiciliée; biens exonérés pour
l'entreprise; les 36 premiers mois;

Du cachet de
Que les biens
l'entreprise sur les
Qu'il y a au moins une demandés sont liés à
engagements, les états
facture originale; l'exploitation de
descriptifs et les
l'entreprise;
factures .

Si tout est respecté, le


Que le montant de la
Que les états sont fisc donne à l'assujetti:
facture est égal au
imprimés et non l'attestation d'achat
montant de l'état
manuscrites; en exonération de la
descriptif;
TVA

-Les entreprises qui ne sont pas à jour vis-à-vis du fisc en matière de TVA doivent déposer
leurs déclarations et réguler leurs situations, pour que leurs dossiers soient traités.

-Tous les dossiers qu’ils soient rejetés ou acceptés, sont transformés sous format Excel pour
garder la traçabilité des opérations réalisées.

Année universitaire 2017/2018 36


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Remboursement de la TVA :

Le remboursement de la TVA est fait lorsque le produit exporté est exonéré avec droit à
déduction, et que l’assujetti qui le commercialise ne peut pratiquer son droit à déduction, dans
la mesure où il ne collecte aucune taxe à la vente. Aussi quand l’assujetti n’obtient pas
l’attestation d’exonération de la TVA.

Pour en bénéficier, l’entreprise doit déposer son dossier trimestriel avant qu’il ne dépasse 1
année, et qui contient :

• Le formulaire AAC121F/071 imprimé du site de la direction des impôts ;


• Une déclaration du chiffre d’affaire de la période demandée en remboursement, qui
doit être conforme à celle de l’assiette, si non le fisc sanctionne l’entreprise de 15% de
montant à rembourser. « Il faut prendre en considération la variation des taux de
change. »
• Les pièces justificatives du chiffre d’affaire qui englobe les avis d’exportation, les
factures…
• Les pièces justificatives des déductions tel la facture et les relevés d’achats.

Le dossier de remboursement passe par le processus suivant :

•Signature du
• Saisie du •Contrôle
DG ou du chef
des pièces
Dépôt dossier Traitement ordonnacement de section
•Fiche de
• N°d'ordre liquidation •Ordre de
paiement

Traitement du dossier :

Prenant le cas le plus fréquent, celui de l’export direct dans les entreprises de confection ; le
fisc a pour 1ère tache la vérification des pièces justificatives du chiffre d’affaire ainsi que des
déductions.

Etat du CA :

• Calculer le plafond :

-Plafond = chiffre d’affaire trimestriel * taux de la TVA

-Le taux de la TVA dépend de l’activité de l’entreprise ;

Année universitaire 2017/2018 37


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Supérieur au On retient celui demandé, et la


montant
demandé par
différence sert comme réserve
l'entreprise pour la prochaine période
Plafond
calculé par le On retient le
L'entreprise
fisc montant
a des
demandé par
Inférieur au réserves
l'entreprise
montant
demandé par
l'entreprise L'entreprise On retient le
n'a pas des montant calculé
réserves par le fisc

• Contrôler si chaque facture de vente contient le caché de la douane, le nom de


l’exportateur, la valeur en MAD et en devise, la date d’exportation ainsi que la date
d’embarquement. Aussi elle doit être joignable par un avis d’exportation cacheté par la
douane.

• Vérifier si les produits exportés sont liés à l’activité de l’entreprise ;

• Vérifier si la date d’embarquement de la facture d’exportation est incluse dans le


trimestre demandé en remboursement ;

Si oui:
on continue la Si non:
vérification des autres le montant de la facture est
factures déduit du chiffre d'affaire,
et du coup le plafond de
remboursement se réduit.

Les déductions :

• L’entreprise a le droit de déduire toutes charges liées à l’exploitation, qui ne dépasse


pas une année ; Par exemple :
-La date de dépôt du dossier : 03/02/2017
-Date de forclusion : 03/02/2017 – 1année = 03/02/2016 et on recule jusqu’au début
du trimestre « 01/01/2016 »
-Toute facture d’achat payée avant la date de forclusion est rejetée.

Année universitaire 2017/2018 38


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

• Les factures achat doivent être originales et cacheté par le fournisseur, respectent les
normes commerciales (numéro de la facture, nom du vendeur, nom du client,
Identifiant Commun de l’Entreprise, la quantité, le prix, le montant de la TVA, la date
de la facture...), et contiennent la modalité de paiement (espèce, par effet…).

• En cas de paiement par espèce, la facture doit contenir un timbre d’un montant
déterminé par l’équation suivante :
-Montant TTC de la facture / 500 = x
(x * 1,25) + 2,5 = montant du timbre.

• Le fisc vérifie aussi si le taux de TVA est juste.

Toute facture ne respectant pas ces conditions est rejeté.

Rejet de forme (facture non • Le fisc renvoi les factures à l'entreprise pour
originale, manque du cachet de réctification. Un délai d'une année est accordé à
fournisseur...) celle-ci pour déposer un dossier complèmentaire.

Rejet de fond (forclusion, non liès à • Rejet définitif


l'exploitation...)

Liquidation du dossier :

A fin de liquider le dossier, 2 fiches doivent être remplies : l’état de liquidation17 et des taxes
rejetées18.

Etat des taxes rejetées :

On intègre les déductions que le fisc a rejeté sous motifs de fond ou de forme.

Etat de liquidation :

On saisi le montant du chiffre d’affaire retenu avec le taux de TVA approprié, puis les
déductions que l’entreprise a demandé. Ensuite, on procède à la déduction des factures
rejetées du poste déduction concerné dans la fiche.

17
Etat de liquidation : Voir annexe 4 page 45
18
Etat des taxes rejetées : Voir annexe 5 page 46

Année universitaire 2017/2018 39


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Ordonnancement :

En cas de conformité du dossier, le fisc doit rembourser le montant de la TVA à l’entreprise.

Pour cela, l’état de liquidation doit être envoyé au chef de la subdivision, puis au chef du
service régionale de la fiscalité de personnes morale pour validation et signature.

Si le montant de remboursement est supérieur à 1 million de MAD, la signature du directeur


général est indispensable.

Après cette étape, le fisc procède au saisie du dossier sur le SIT, et une décision de
remboursement est envoyée à la RAF pour exécuter l’ordre de transfère d’argent.

➔ Autres cas :

La procédure du traitement des dossiers reste la même pour tous les cas, en outre la
justification des opérations diffère :

➢ L’export indirect – confection par chaine :

Il faut que l’entreprise présente la DUM19 qui est une déclaration en détail du processus
d’exportation, afin de justifier l’entrée du produit; Aussi bien qu’un engagement de la part de
l’entreprise exportatrice, mentionnant que celle importatrice soustraite son activité.

Une attestation d’exportation doit être attachée à chaque facture, sous condition que les deux
portent le même numéro.

➢ Le transport international :

Pour justifié son chiffre d’affaire, l’entreprise exerçant l’activité du transport international,
doit présenter :

-La carte grise des véhicules pour s’assurer que ce n’est pas un transport touristique ;

-la CMR20 qui sert tracer l’opération de transport, et qui justifie s’il y a eu un trajet à
l’international ;

-le connaissement : un engagement du bateau sur lequel le camion a été transporté ;

-le triptyque : l’autorisation du ministère du commerce pour faire l’export ;

-et finalement la formule 2 qui justifie les virements internationaux.

19
Déclaration Unique de Marchandise
20
Convention de transport de marchandise par la route

Année universitaire 2017/2018 40


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

CONCLUSION :
Le stage que j’ai réalisé au sein de la direction régionale des impôts de Tanger, fut pour moi
une découverte de l’administration publique et de la répartition des tâches au sein de cette
dernière.

Ce stage était une occasion pour développer l’esprit d’initiative, d’autonomie, d’acquérir le
sens de responsabilité, et aussi de travailler en collaboration avec plusieurs acteurs. Durant
cette période, j’ai eu l’occasion de constater quelques difficultés que conforme l’inspecteur
des impôts dans son quotidien, à savoir :

• la charge du travail et le manque du personnel qui constituent un vrai handicap ;


• l’évolution perpétuelle du système, et le changement des dispositions fiscales.

Finalement, je tiens à préciser que ce stage a été bénéfique, car il m’a permit de compléter ma
formation en fiscalité, et de mettre en pratique quelques outils appris au niveau de ma
formation initiale.

Année universitaire 2017/2018 41


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Annexes :
Annexe 1 : la demande de restitution de l’IR

Année universitaire 2017/2018 42


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Annexe 2 : l’état de calcul

Année universitaire 2017/2018 43


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Annexe 3 : l’ordre de paiement

Année universitaire 2017/2018 44


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Annexe 4 : Etat de liquidation

Année universitaire 2017/2018 45


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Annexe 5 : Etat des taxes rejetées

Année universitaire 2017/2018 46


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Table des matières :


Sommaire ………………………………………………………………………. 1

Remerciement …………………………………………………………..……… 2

Introduction …………………………………………………………….……… 3

Partie I : présentation de l’organisme …………………………………….….… 4

Direction générale des impôts ………………………………….…….…. 4

Direction régionale des impôts de Tanger ……………………….…….... 5

Missions ………………………………………………………….. 5

Organigramme ……………………………………………………..7

Fonctions de chaque service …………………………………….…8

Partie II : thème de recherche : le contrôle sur pièces ……….……………..….. 9

Introduction ………………………………………………….……….…. 9

Section 1 : le contrôle fiscal ……………………………………….……. 9

Section 2 : le contrôle sur pièces ………………………………..….….. 10

Les critères de sélection des déclarations susceptibles d’être


vérifiées………………………………………………………………….…10

Les étapes du contrôle sur pièces et leurs méthodes ……………..11

Le dialogue avec le contribuable ………………………………....17

Conclusion ……………………………………………………………... 18

Partie III : les tâches effectuées …………………………………………….… 20

Le service régional de la fiscalité des personnes morales ………………20

Taxation de l’IS …………………………………………………..20

L’estimation de la valeur du fond de commerce ………………....22

Année universitaire 2017/2018 47


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Le contentieux fiscal ……………………………………………..23

Les relances ………………………………………………………26

La remise gracieuse ………………………………………………27

La création de la TP et de l’IF ……………………………………27

La régularité fiscale ………………………………………………27

L’assainissement …………………………………………………28

La préparation des fiche d’entreprises pour la vérification ……..28

Le service régional de la fiscalité des personnes physiques………….....29

Taxation de l’IR ………………………………………………….29

La subdivision de la fiscalité des professionnels ………………..30

La base imposable de l’I/RP ………………………………30

La déclaration et saisie des revenus ……………………….31

La création de la TP ……………………………………….31

Traitement du dossier des auto-entrepreneurs ……………32

Les contentieux …………………………………………....32

L’assainissement …………………………………………..32

La subdivision de la fiscalité des particuliers ……………………33

La déclaration du revenu salarial, foncier locatif, et sur


capitaux mobiliers …………………………………………33

La déclaration du revenu des sources étrangères …………33

La déclaration du revenu agricole …………………………33

La restitution de l’IR ………………………………………34

Exonération de la TVA ………………………………………………….35

La procédure d’exonération ……………………………………...35

Année universitaire 2017/2018 48


Rapport de stage : Direction Régionale des Impôts de Tanger

Traitement du dossier …………………………………………….36

Remboursement de la TVA …………………………………………..…37

Traitement du dossier …………………………………………….37

Liquidation du dossier ……………………………………………39

Ordonnancement …………………………………………………40

Autres cas ………………………………………………………...40

Conclusion ……………………………………………………………………..41

Annexes ………………………………………………………………………..42

Table des matières ……………………………………………………………..47

Année universitaire 2017/2018 49

Common questions

Alimenté par l’IA

In the Moroccan system, the two primary types of fiscal control are 'contrôle sur pièces' and 'contrôle sur place'. 'Contrôle sur pièces' is conducted in offices, based on the examination of taxpayer declarations against existing records and documentation. In contrast, 'contrôle sur place' involves inspectors visiting taxpayers to verify the accuracy of declarations in person, assessing accounting records, and corroborating them with commercial documents, which provides a more in-depth investigation of potential discrepancies .

The purpose of 'contrôle fiscal sur pièces' is to examine taxpayers' declarations against the documents available to the fiscal authorities to identify errors or omissions. This control is conducted through a systematic review of submitted declarations, cross-referencing with existing data in fiscal records, and evaluating the taxpayer's adherence to established norms. When discrepancies are found, authorities may request further justifications from taxpayers .

The Moroccan tax administration uses a rational and strategic approach to select declarations for verification. Although not explicitly detailed, factors such as past discrepancies, the scale of operations, complexity of financial transactions, and anomalies in declaration trends may serve as indicators for selecting certain taxpayers for further scrutiny. This selective approach is necessary due to the impracticality of verifying all declarations annually, prioritizing efficiency and ensuring compliance .

During tax inspections, if errors or omissions are discovered, the Moroccan tax administration can issue 'rehaussements', whereby they correct these discrepancies through adjustments to the tax base. This may involve recalculating the tax owed by the taxpayer and applying penalties where necessary. The administration also provides an opportunity for taxpayers to justify or rectify the identified issues, ensuring that any corrections made are fair and accurate .

The Moroccan tax administration manages potential discrepancies in VAT declarations through rigorous checks for both form and substance. This involves ensuring proper registration details, calculating the correct taxable amounts, and verifying the consistency between different fiscal records. Discrepancies in VAT, such as those involving revenues not being accounted for or unreported expenses, are scrutinized and reconciled with taxpayer records. The administration conducts detailed checks on the declared VAT against actual fiscal movements to identify any mismatches that need addressing .

The creation and administration of the Taxe Professionnelle (TP) for individuals and auto-entrepreneurs involve several steps. First, the individual must file a comprehensive dossier that includes a request for creation, declaration of existence, rental contracts, and identification documents. The inspector then registers the TP using the tax information system. This process generates a unique fiscal ID for the taxpayer, essential for managing tax obligations, thereby integrating the individual into the formal tax system and ensuring compliance .

In Morocco, dividends distributed to non-residents are subject to declaration as income from securities, shares, and analogous revenues. These are taxed at a 15% rate under the Impôt sur le Revenu (IR). The implications of this approach ensure a consistent tax policy applying to both residents and non-residents, promoting equitable treatment while aligning with international tax practices. This strategy helps prevent tax evasion and ensures that non-resident income contributes to national revenue .

The Moroccan tax administration ensures the integrity and accuracy of taxpayer declarations through strict control mechanisms. This includes both control on paperwork, where the fiscal administrators review the declarations filed by taxpayers using documents and information they have, and control in the field, where inspectors verify the authenticity and correctness of the information provided in situ. This comprehensive approach helps identify and rectify inaccuracies, omissions, or fraud .

The Service Régional des Ressources et du Système d'Information within the Direction Régionale des Impôts is responsible for providing the necessary resources and infrastructure to ensure effective operation. This includes inventorying vacant positions and proposing recruitments or transfers, offering and ensuring staff training, and maintaining IT equipment across the directorate .

The Service Régional de l’Inspection des Services plays a vital role in the tax administration by acting as an internal audit mechanism. It ensures compliance and proper conduct among personnel, facilitates effective interactions between administration and taxpayers, and maintains efficient HR processes. This service is crucial for sustaining the integrity and transparency of tax operations, and for fostering trust in the system by ensuring that all administrative actions adhere to established regulations and ethical standards .

Vous aimerez peut-être aussi