Rapport Stage
Thèmes abordés
Rapport Stage
Thèmes abordés
Sommaire :
Remerciement …………………………………………………………..……… 2
Introduction …………………………………………………………….……… 3
Introduction ………………………………………………….……….…. 9
Conclusion ……………………………………………………………... 18
Conclusion ……………………………………………………………………..41
Annexes ………………………………………………………………………..42
Remerciement :
Je tiens à exprimer, au terme de ce travail, mes sincères remerciements à toutes les personnes
dont l’intervention, de prés ou de loin au cours de ce projet, a favorisé son aboutissement.
Enfin, je remercie toutes les personnes qui ont contribué, par leur disponibilité et leur bonne
humeur, à rendre mon stage enrichissant et motivant.
Introduction :
Souvent subie et vécue comme source de risque, la fiscalité a été pendant de nombreuses
années considérée comme une dimension complexe et coûteuse.
Peu à peu, la perception de la fiscalité a évolué. Elle a évolué dans le sens d’une attention plus
grande, portée aux questions touchant à la sécurité juridique des opérations de l’entreprise. La
fiscalité étant l’objet d’une réglementation complexe dont la mise en œuvre est source de
contrôle, mais aussi de sanction de la part de l’administration, les enjeux financiers de la
fiscalité dans l’entreprise sont apparus rapidement.
Par voie de conséquence, l’attention des dirigeants a porté prioritairement sur la détermination
et la gestion du risque fiscal. Le risque fiscal trouve naturellement son origine dans la
complexité des règles applicables, mais bien évidemment dans la façon qu’a l’entreprise de
les appréhender dans le cadre de sa politique fiscale.
Dans un pays qui se veut démocrate, le système fiscal doit protéger le citoyen contribuable, et
assurer le respect des règles de la concurrence loyale. En effet, il n’y a pas de démocratie sans
consentement à l’impôt, et sans une juste répartition des charges publiques entre les citoyens.
Dans cette optique, le contrôle fiscal apparait comme l’aboutissement d’un système libéral
fondé sur la déclaration.
Le contrôle fiscal peut être définit comme un moyen dont dispose l’administration, en vue de
s’assurer de l’exactitude et de la sincérité des déclarations souscrites par les contribuables,
conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur applicables en la matière.
La direction générale des impôts (DGI) est chargée de la mise en œuvre de la politique fiscale,
conformément aux orientations du ministère de l’économie et des finances.
Missions :
• Etudier et élaborer les projets des textes législatifs et réglementaires à caractère fiscal ;
• Négocier et étudier les projets de conventions fiscales du Royaume avec les autres
Etats et veiller à l’application de la législation y afférente ;
• Assurer les relations avec les organisations internationales en matière fiscale ;
• Etudier et diffuser les circulaires d’application relatives aux textes législatifs et
réglementaire à caractère fiscal ;
• Etudier et informer sur les questions de principe et de l’interprétation des dispositions
fiscales ;
• Etudier et instruire les réclamations et de prononcer à cet effet les dégrèvements, les
annulations et les admissions en surséance ou en non-valeur le cas échéant ;
• Assurer le suivi du contentieux fiscal devant les commissions locales de taxation et la
commission nationale du recours fiscal ;
• Assurer le suivi du contentieux devant les tribunaux ;
• Procéder au recensement de la matière imposable, à la réception des déclarations des
contribuables, et à l’établissement et l’émission des impôts et taxes dont elle a la
charge.
• Assurer la gestion des timbres, vignettes et valeurs émis en matière fiscale ;
• procéder au recouvrement des droits et taxes dont elle a la compétence et d’en assurer
la comptabilité ;
• procéder au contrôle de la matière imposable et mettre en œuvre les moyens de
prévention et de lutte contre la fraude fiscale ;
• procéder aux vérifications fiscales et aux études monographiques relatives aux
activités soumises à l’impôt ;
• Elaborer les programmes de vérification ;
Organisation :
La direction générale des impôts s’appuie sur une organisation territoriale déconcentrée
regroupant 15 directions régionales des impôts.
Missions :
La DRIT, comme les autres directions des impôts du royaume, a pour missions d’asseoir
l’impôt de l’Etat, le recouvrer, gérer pour le compte des collectivités locales l’assiette de
certains impôts locaux et veiller à la bonne application de la loi.
• Assiette de l’impôt : cette mission consiste à déterminer les bases sur lesquelles seront
prélevés :
➢ Les impôts d’Etat comme la Taxe sur la Valeur Ajoutée, Impôt sur le revenu, et
l’Impôt sur les sociétés ;
➢ Les impôts locaux tel la taxe professionnelle, la taxe d’habitation et la taxe de
services communaux.
Les gestionnaires chargés de l’assiette instruisent également les réclamations des
contribuables.
• Recouvrement :
➢ Les recettes de l’administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de
différents taxes et impôts d’Etat, telle la taxe sur la valeur ajoutée, l’impôt sur les
sociétés, et l’impôt sur les revenus.
➢ Bureau d’enregistrement : l’enregistrement est une formalité à laquelle sont
soumis les actes et les conventions, il donne lieu à la perception d’un impôt dit
« droit d’enregistrement et de timbre ».
Organigramme :
La direction est organisée par type et par taille de contribuable. Ses services sont spécialisés
pour gérer distinctement les dossiers des particuliers, des professionnels, des personnes
morales et des grandes entreprises, dans le but de fournir un service de proximité, la gestion
est faite donc selon les secteurs ou les zones géographiques.
Avec la réforme, le système devient déclaratif. Les plus grands impôts tels que l’impôt sur les
sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR) sont établis aujourd’hui sur la base des déclarations
souscrites par les contribuables.
Il est alors impératif, pour mieux assurer, par une assiette régulière, le rendement de l’impôt
de l’égalité devant l’impôt, d’attribuer au fisc des pouvoirs de contrôle, voire des sanctions
très importantes.
Le contrôle exercé par le fisc a pour but de vérifier l’exactitude de la sincérité de ces
déclarations, et de réparer, le cas échéant, les omissions, insuffisance ou erreurs d’imposition.
Il peut aussi consister en une vérification de la comptabilité ayant servi à la détermination des
résultats déclarés et aboutir aux redressements des situations irrégulières.
Le contrôle fiscal se traduit comme étant l’ensemble des vérifications effectuées par les agents
du fisc, des déclarations souscrites par les contribuables conformément aux dispositions
fiscales en vigueur en la matière.
En outre et partant du principe que le contrôle est général, il peut revêtir deux formes :
➢ Le contrôle fiscal sur pièce : celui-ci peut se faire sur la base de la déclaration du
contribuable ou des bordereaux de versement de l’impôt. Ce type de contrôle se limite
d’une part à s’assurer de l’identité du contribuable et de la conformité de la
déclaration fiscale, et d’autre part à fixer les normes susceptibles d’aider l’inspecteur
à élaborer le programme des sociétés à vérifier.
Il a pour objet :
• De vérifier que tous les contribuables ont bien déposé leur déclaration ;
• De rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans
les éléments servant de base au calcul de l'impôt, ces rehaussements étant opérés à
partir de la déclaration elle-même et des documents figurant au dossier ou en la
possession du service ;
L’administration vérifie à distance les documents que l’entreprise lui a fait parvenir et vérifie
leur cohérence. En cas de doute, elle peut demander à la société contrôlée de lui fournir dans
un délai de 30 jours, des éclaircissements c'est-à-dire des explications pour détecter la bonne
ou la mauvaise foi de cette dernière, et des justifications qui sont sous formes de preuves de
choix comptables.
La gestion continue des impôts relève des services d’assiette. Le contrôle annuel et
systématique des déclarations, n’est souvent pas possible et semble même pas souhaitable en
termes d’opportunité. Dés lors, la définition rationnelle des voies et moyens du choix efficace
des déclarations à vérifier s’impose et revêt une importance significative.
1. Critères de choix : certains critères sont retenus pour permettre d’avoir une idée globale
sur la situation fiscale des contribuables. Ces critères intéressent l’identification du
contribuable concerné, les résultats déclarés en cours de la période de prescription, et
enfin d’autres informations en relation directe avec le contrôle (dernier exercice vérifié,
propositions des services d’assiette…).
Le passif circulant :
Les montants déclarés au niveau du passif de l’exercice N-1 doivent être repris
correctement au niveau de la colonne « exercice précédent » du passif contrôlé.
Les écarts de conversion passif doivent être réintégrés au niveau de l’état de passage du
résultat net comptable au résultat fiscal.
Les montants des autres provisions pour risques et charges du passif circulant,
correspondent aux montants de fin d’exercice figurant sur le tableau des provisions
(tableau N°9 du modèle normale).
La base passible à l’IS/PPRF figurant dans le tableau 18 de la liasse, doit être similaire
que celle de la déclaration des PPRF1, ainsi la TVA correspondante aux PPRF est
déclarée.
L’actif immobilisé :
Les montants bruts de l’actif immobilisé doivent correspondre aux montants bruts de
fin d’exercice figurant sur le tableau des immobilisations autres que financières de la
liasse fiscale.
1
Produit de placement à revenu fixe.
Vérifier que les éléments de l’actif immobilisé qui ne sont pas amortissables n’ont pas
fait l’objet de dotations aux amortissements. C’est le cas en général du fonds de
commerce et des terrains. Dans le cas contraire, s’assurer que les amortissements
pratiqués ont été réintégrés dans le tableau de passage du résultat comptable au résultat
fiscal.
Les montants des provisions de l’actif correspondent aux montants de fin d’exercice
figurant sur le tableau des provisions.
Les prêts octroyés par la société (prêts immobilisés, autres créances financières)
donnent lieu à une rémunération (produits financiers), donc il faut vérifier si
l’entreprise a déclaré les intérêts encaissées en matière de TVA au taux de 10%.
Lorsque le bien produit par une entreprise pour elle-même est utilisé pour des activités
hors champs d’application de la TVA ou exonéré sans droit à déduction, ladite taxe
n’ouvre pas droit à déduction.
Les immobilisations cédées doivent être déclarées en matières de l’IS ou de l’IR pour
les contribuables soumis aux régimes hors forfaitaires.
Vérifier si la valeur nette comptable utilisée pour le calcul des plus ou moins values, a
été correctement calculée (Valeur d’acquisition – le cumul d’amortissement).
Rapprocher les montants inscrits au CPC, pour le produit de cession et la VNA des
éléments cédés, avec ceux déclarés au niveau des tableaux des plus ou moins values
ainsi que d’amortissement.
Comparer les montants de reprises ventilées par nature (exploitation, financières et non
courantes) avec ceux comptabilisés au niveau des produits du CPC dans la partie des
reprises. Aussi, il faut s’assurer que les provisions sont reprises au cours de l’exercice
suivant celui de leurs constatations ; Ainsi, si la provision a été réintégrée, la reprise sur
provisions comptabilisée en produits doit être déduite fiscalement au niveau du tableau
de passage. Si non, aucune régularisation extracomptable de la reprise comptabilisée en
produits ne doit être effectuée.
La variation de stock :
Comparer les variations de stock d’un exercice à un autre, en surveillant son évolution
et son importance au vu de l’activité, ainsi le rapprocher par rapport aux chiffres
d’affaires et aux achats. Pour le faire, il faut calculer le taux de rotation.
((Stock Initial + Stock Final) / 2) * 360
Le taux de rotation → Pour les marchandises :
Achat HT + SI - SF
Rapprocher la variation de stocks figurant dans le tableau des états détaillés des stocks
et le CPC ou le détail du CPC.
Rapprocher les éléments du tableau relatif aux locations et baux autres que crédit bail
de l’exercice N, avec les éléments contenus dans la déclaration des éléments
imposables de la taxe professionnelle et taxe de service communaux.
Le montant des redevances de crédit bail est similaire à celui figurant sur le tableau
des biens en crédit bail.
S’assurer que la TVA ayant grevée ces opérations n’a pas été déduite.
La rémunération du personnel :
Il faut tout d’abord vérifier le calcul salaire, ensuite l’apprécier par rapport à l’activité
exercée par l’entreprise, son chiffre d’affaire réalisé, le poste du personnel et la
structure des autres charges.
Apprécier les salaires octroyés aux gérants et aux associés pour éviter les distributions
de bénéfices déguisées en salaire.
Vérifier si les indemnités exonérées ne font pas double emploi avec les frais de
mission et de déplacement.
Il faut mentionner si la personne est résidente ou pas. Si elle est non résidente, on
rapproche le montant figurant sur la déclaration des rémunérations versées à des
personnes non résidentes avec celui porté au compte « rémunérations du personnel
extérieur à l’entreprise ». Ainsi, s’assurer du versement de la retenue à la source.
Pour les personnes physiques salariées de l’entreprise, ces jetons sont déductibles,
soumis à l’IR retenu à la source, et font l’objet d’une déclaration.
Les jetons de présence obtenus par une personne morale, sont déductibles et
constituent des produits soumis à l’IS auprès de la société bénéficiaire.
Dans le cas des personnes non résidentes, les jetons distribués font l’objet de la
déclaration des produits des actions, parts sociales et revenus assimilés, et sont soumis
à l’IR 15%.
La partie des dotations aux amortissements et aux provisions non déductibles est à
réintégrer au niveau de ce tableau.
En règle générale, il faut vérifier la réintégration de toutes les charges non déductibles
constatées par le gestionnaire, notamment : l’impôt sur les sociétés et cotisation
minimale, les dons non déductibles, 50% des charges dont le montant est supérieur à
10.000 DH réglé en espèces...
Contrôler la périodicité mensuelle ou trimestrielle des déclarations, ainsi que les taux
d’imposition de la TVA aux opérations imposables.
La TVA récupérable sur charge et sur immobilisation doit être conforme à celle déductible
annuelle déclarée.
Les soldes de fin d’exercice relatifs à la TVA facturé ou récupérable sont positifs, car en cas
de montants négatifs, l’entreprise peut cacher des doubles emplois en matière de déductions.
Ainsi, la TVA facturée peut exceptionnellement être négative en cas d’avances déclarées à la
TVA et non encore comptabilisées.
En effet, cette perception induite parce que le contribuable observe que la gestion de son
dossier pèse lourdement sur ses choix et son degré de conformité aux lois.
➔ A l’issue des travaux de contrôle sur pièces d’un dossier donné, le gestionnaire établit
le bilan des anomalies constatées et invite le contribuable et/ou son « comptable »,
dans le cadre d’un dialogue amiable et constructif, en vue d’apporter les
éclaircissements qui s’imposent aux anomalies relevées, ou de régulariser
spontanément les défaillances constatées.
Le dialogue avec le contribuable doit être géré d’une manière efficace permettant
d’atteindre les objectifs précités dans les meilleurs délais. Pour se faire, le gestionnaire
suit les orientations suivantes :
La phase amiable est importante pour l’administration. Elle lui permet d’assurer la
régularisation des défaillances constatées tout en lui évitant d’engager la procédure de
contrôle sur place qui reste plus coûteuse et qui n’est pas toujours possible.
A cet effet, il établit une fiche reprenant le détail des anomalies relevées et soulignant le type
de contrôle recommandé :
- Vérification générale : lorsque les anomalies sont graves de par leur fréquence ou les
montants en question, ou lorsqu’elles concernent plusieurs impôts, exercices ou
déclarations,…… ;
Conclusion :
En guise de conclusion, on dira que le contrôle fiscal est constitué avant tout d’un ensemble
plus ou moins homogène de procédures, de règles fiscales et de moyens techniques, qui ont
pour but notamment de définir un certain nombre de relations entre l’administration et les
contribuables, dans le cadre des droits et des obligations de chacune des parties, et de lutter
contre les différentes formes de l’évasion fiscale.
Il faudra signaler à ce niveau, que quelque soit l’importance et les performances des moyens
utilisés pour le contrôle fiscal, ainsi que la qualité de leur gestion et les principes qui les
inspirent, des inégalités de traitement entre contribuables existeraient toujours, du fait qu’elles
sont inhérentes à tout système fiscal, et le problème ne réside pas dans l’existence de la
fraude, mais dans son ampleur.
D’autre part, si on se place du côté des entreprises qui subissent un contrôle fiscal, on constate
qu’elles le vivent comme une expérience pénible même si elles se déclarent conscientes de
son importance. Donc la première chose à faire, est de bien cerner ses droits et ses obligations,
il faudra aussi bien connaitre les règles de procédures. Elles sont là pour protéger le
contribuable.
Le calcul de l’impôt sur les sociétés, diffère selon la taille et la nature d’activité de
l’entreprise, et on distingue 5 cas : les entreprises hors zone franche, les entreprises de la zone
franche, les banques offshores, les holdings offshores, et les succursales des entreprises
étrangères. Ainsi le montant de l’impôt à payer est la valeur supérieur entre :
(Le résultat fiscal * le taux de l’IS approprié) et (le chiffre d’affaire * taux de la cotisation
minimale).
Ces entreprises ainsi que les holdings, suivent le droit commun Marocain en matière de l’IS et
de la cotisation minimale:
Pour les établissements de crédit et organisme assimilés, Bank Al Maghrib, la caisse de dépôt
et de gestion, et les sociétés d’assurances et de réassurances : le taux est de 37%.
Pour la cotisation minimale, la base est composée du chiffre d’affaire et des autres produits
d’exploitation, du total des produits financiers, et du total des subventions, dons reçus et
autres produits non courant ; Pour le taux, il est de 0,50% Pour toutes les entreprises sauf
celles à activité de vente des produits pétroliers, gaz, beurre, huile, sucre, farine, eau et
électricité qui est de 0,25%. En outre, la valeur de la cotisation minimale ne peut être
inférieure à 3000 DH.
➢ Pour le traitement des contentieux fiscaux, il faut avoir une idée préalable sur les taux
de l’IS avant l’année 2017, et ce parce que les entreprises qui se situe à la ville de
Tanger bénéficiaient des taux réduits jusqu’à l’année 2015, et qui sont comme suite :
En 2010, le taux de l’IS pour les entreprises ayant un chiffre d’affaire supérieur à 3.000.000
DH est de 17,5%, si non 15%.
En 2011, et pour les même conditions que 2010, les taux sont respectivement 20% et 15%.
En 2012, et idem que les deux années précédentes les taux sont de 22,5% et 15%.
En 2013, les sociétés ayant un résultat fiscal inférieur à 300.000 DH bénéficient d’un taux de
10%, et au cas contraire 25%.
En 2014, les taux sont de 27,50% et 10% ; et finalement en 2015, les entreprises situées à
Tanger se sont alignées avec ceux du Maroc, et sont imposées au taux de 30% et 15%.
Ces entreprises ayant l’activité d’exportation sont exonérées de l’IS pour les 5 premières
années, ensuite s’impose au taux réduit de 8,75% pour une durée de 20 ans2, et pour le CA
réalisé dans la zone franche (exportations à l’étranger et transactions entre les entreprises de la
zone franche). Pour le chiffre d’affaire réalisé hors zone franche, c'est-à-dire elles vendent au
territoire assujettis, on applique la règle de l’exonération de la CM, et le taux de l’IS suit le
droit commun.
➢ Les entreprises dans le territoire assujetti qui vendent aux entreprises en zone franche,
sont aussi exonérées de 5 ans, et appliquent ensuite le taux de 17,5% pour les 20 ans
suivants.
➢ Les sociétés qui font des travaux de construction dans la zone franche sont taxables
selon le droit commun.
Cette catégorie a l’option entre un taux de l’IS de 10% pour 15 ans, ou le payement d’un
impôt forfaitaire de 25.000 $ comme 4éme acompte pour la même période, ensuite on
applique le droit commun de 37%.
Ce type de sociétés qui sont en général, constituée par une ou des personnes physiques ou
morales de nationalité étrangère, ayant pour objet exclusif la gestion de portefeuille et la prise
de participations dans des entreprises non résidentes, sont taxable sur option : soit un taux de
l’IS de 10% pendant 15 ans, soit un impôt forfaitaire de 500 $ pendant la même période. A
l’achèvement de cette dernière, les holdings offshores sont imposées selon le droit commun.
N.B:
2
Il est à noter qu’aucune entreprise de la zone franche n’a dépassé ses 25 ans d’implantation au Maroc.
En cas de cession ou de transfert d’un immeuble, le fisc fait des estimations pour fixer le
montant de l’IS généré de cette opération, et ce afin de négocier la valeur du fond de
commerce avec le propriétaire de la personne morale.
On établit la fiche suivante pour chaque estimation (cette fiche contient un exemple illustré) :
I. Identification de la société :
-Identifiant fiscal : ***
-Raison sociale : ***
-Activité principale : ***
-Siège social : ***
-N°TP des établissements exploités : ***
-Date de début d’activité : ***
II. Fiche du bien immeuble et/ou meuble :
-Nature du bien : magasin / salon de thé …
-Lieu de création ou acquisition du fond de commerce : ***
-Origine du fond de commerce : création / acquisition …
-N° registre de commerce : ***-Tanger
-Prix de cession déclaré : 800.000,00 DH
-Le prix de cession réel du fond de commerce compte tenu des postes de comparaison dont
dispose l’administration = 2.500.000 DH
-Les reports déficitaires déclarés par l’entreprise :
2016 = -3197 DH ; 2015 = -313.272,26 DH ; 2014 = -121.393,88 DH ; 2013 = -166.798,47 DH.
Le contentieux fiscal:
Ce sont les litiges fiscaux qui se règlent généralement dans la phase administrative sans recours au
juge fiscal. Les contentieux traités dans ce service sont reliés à l’IS, la TP, la TSC et la taxe de licence.
L’inspecteur doit tous d’abord consulter le dossier de la réclamation du contribuable, ensuite refaire
les calculs et les intégrer au rapport d’instruction suivant (ce rapport contient un exemple illustré) :
Rapport d’instruction : IS
Raison sociale : STE ***
IF : ***
Adresse : ***
Activité : ***
Fonction :…………………………………………………………………………………
Motif : ……………………………………………………………………………………
I. Analyse de la demande :
-Erreur matérielle et restitution
Suite aux impositions IS émises au titre des exercices 2011, 2012 et 2013 ; la société
réclamante, demande la décharge du montant de l’émission, au motif qu’elle a procédé à une
augmentation du capital de 6.500.000 DH en 2010.
II. Eléments de l’enquête et renseignement tirés des documents d’assiette :
-Renseignement de l’assiette :
EXERCICE 2011 :
EXERCICE 2012 :
EXERCICE 2016 :
Vu ce qui précède, et compte tenu des pièces justificatives présentées, il est proposé, sauf avis
meilleur, la révision de l’imposition comme suit :
2011 :
Exercice 2011
Restitution 9.012,00
2012 :
2013 :
SIGNATURE :
Puis il doit rédiger la décision qui résume son avis, et finalement il présente le dossier
contenant cette dernière et l’avis de l’instruction au chef de la subdivision pour confirmation
ou refus.
➢ En ce qui concerne les contentieux de la TP, le fisc n’a pas le droit de dégrever les
majorations de retard, il ne s’occupe que du principal, c’est le trésor qui a traite ces
majorations.
Les relances :
• D’abord, une première lettre est rédigée et envoyée à la personne morale concernée,
où on mentionne le type d’impôt et la période non déclarée ou non payée.
• Si l’entreprise ne règle pas ses dettes envers l’Etat après un mois de la 1ére lettre, une
deuxième lettre mentionnant le montant à payer est envoyée à cette dernière.
• En cas de la réponse défavorable, le fisc prépare un rôle pour l’envoyer à l’assujetti
défaillant :
Ce rôle est envoyé à la RAF pour qu’elle rajoute les frais de poursuite vu le retard prolongé, le
net à payer par la PM est constitué par le total de l’assiette et les frais de la RAF.
Chaque rôle doit être introduit sur le SIT3, dans la rubrique ordonnancement.
La remise gracieuse :
Quand la PM défaillante reçoit le rôle, cette dernière rédige une demande de remise gracieuse,
dont laquelle elle espère une diminution des majorations. Une fois la demande est reçue par
l’inspecteur, une remise de 50% est accordée. La PM peut négocier avec le chef du secteur
pour avoir une remise totale. Ainsi, elle paye juste le principal et les frais de poursuite.
Pour obtenir la taxe professionnelle, le contribuable doit déposer auprès du fisc une
demande d’inscription à la TP, le certificat négatif, le contrat de bail ou l’attestation de
domiciliation, les statuts et le PV d’assemblé générale de constitution enregistrés, et la copie
de la CIN du gérant.
La régularité fiscale :
Pour justifier que la PM est à jour de ses obligations fiscales déclaratives, et du paiement de
ces impôts et taxes dont elle est redevable, le contribuable se rend au fisc pour demander une
attestation de régularité fiscale.
3
Système intégré de taxation ;
4
Exemple : on est en 2017, les 4 années non prescrites sont 2016/2015/2014 et 2013.
L’assainissement :
L’assainissement est une opération qui permet de mettre à jour, les informations de la plate
forme SIT d’une liste des assujettis -envoyée par la direction générale des impôts-. En effet,
au sein du secteur des grandes entreprises, cette opération consiste à remplir les informations
manquantes comme le numéro de la CNSS et du registre de commerce, ainsi que s’assurer de
l’adresse de la personne morale -PM- et de son régime TVA.
Comme mentionné dans le thème du contrôle fiscal sur pièces, lorsque le contribuable refuse
de rectifier les anomalies constatées par l’assiette, le gestionnaire doit proposer le dossier en
vérification, et ce en élaborant une fiche détaillée de sa position pendant les 4 années non
prescrites.
Cette fiche est remplie à l’aide des déclarations de l’entreprise, et doit contenir les éléments
suivants par ordre croissant :
Le montant de l’actif immobilisé, l’impôt payé, les charges du personnel, le chiffre d’affaire,
la variation de stock, les reprises d’exploitation, les charges d’exploitation, le résultat
d’exploitation, les produits et les charges financiers and que leurs résultat, les produits et les
charges non courantes suivis par leurs résultat, le résultat fiscal, la production, la marge brute,
la valeur ajoutée, et finalement l’excédent ou l’insuffisance brute d’exploitation (EBE/IBE).
5
Plateforme de la télédéclaration et télépaiement de l’impôt sur le revenu.
• Les professionnels : sont toutes personnes exerçant une profession, disposant d’un
identifiant fiscal et d’une taxe professionnelle, et son seul patrimoine englobe la vie
privée et les affaires.
• Les particuliers : sont les personnes qui exercent une activité, mais ne disposent pas
d’un identifiant fiscal.
4. Et finalement, on déduit les charges de famille (360 DH par personne à charge dans la
limite de 6 personnes), ainsi que la retenu à la source sur salaire, et sur les intérêts à
20% des comptes bloqués pour avoir l’I/R net à payer.
• Les personnes à charge sont : le conjoint femme quel que soit son salaire, les
enfants propres ou adopté de façon légitime n’ayant pas un salaire supérieur à
2.500 DH, ne dépassant pas 25 ans en tant qu’étudiant, et 21 ans s’ils sont hors
système éducatif.
Les enfants handicapés sont des personnes à charge sans aucune condition
d’âge.
6
Voir la détermination des bases imposables dans la partie tâches effectuées au sein des subdivisions.
Pour déclarer leurs revenus, les personnes physiques professionnelles ont le choix entre 3
régimes :
➔ le régime forfaitaire :
Ce régime est valable pour les professionnels n’ayant pas la forme d’une société, dont le
chiffre d’affaire correspondant à l’activité industrielle, commerciale ou artisanale ne
dépasse pas 1.000.000 MAD, et celui correspondant à la prestation de service ne dépasse
pas 250.000 MAD.
Ainsi, pour déterminer le résultat fiscal imposable de l’I/RP, il faut procéder par 2 étapes :
• Pour obtenir le résultat fiscal imposable -RFI-, il suffit d’ajouter au résultat fiscal les
additions suivantes :
-les subventions d’exploitation ;
-1/5 des subventions d’investissement ;
-et finalement le cumul des plus values sur cession d’immobilisations.
Ce régime est obligatoire pour les professionnels sous forme de sociétés, ainsi que pour
les autres professionnels dont le chiffre d’affaire des activités secondaire et tertiaires
dépasse 2.000.000 DH, et celui les professions libérales est supérieur à 500.000 DH.
Le déficit d’amortissement est imputable sans limite sur le bénéfice des années suivantes,
alors que celui hors amortissement est imputable dans le délai de 4ans.
7
Ces taux sont tirés du tableau des coefficients applicables au chiffre d’affaires pour la détermination du
bénéfice forfaitaire annexé au CGI.
8
Retenu par l’inspecteur des impôts, en tenant compte de l’emplacement du local, de l’achalandage et du
nombre d’employés.
9
Les réintégrations et déductions sont mentionnées dans le CGI / articles 34 et 35.
Pour les cas restants, la déclaration se fait à travers le régime net simplifié. Ce dernier
diffère du régime du droit commun en 2 points :
-Les déficits ne sont pas imputables sur les bénéfices des autres exercices.
-Les prévisions comptables ne sont pas déductibles, il faut les réintégrer lors du calcul du
résultat fiscal imposable.
Pour déclarer le revenu, il faut remplir et déposer la déclaration du revenu global retirée de
l’accueil de DRIT, et la joindre des pièces justificatives.
Les personnes physiques ayant plusieurs revenus doivent s’enregistrer dans les secteurs
concernés des particuliers, pour que l’IR annuel soit calculé sur la base de tous les revenus.
Pour toute personne ayant un seul revenu, celui professionnel, et que l’IR est inférieur à 5.000
MAD, il y a une dispense de la déclaration auprès du fisc.
Chaque déclaration déposée doit être saisie sur le SIT dans la rubrique déclaration-demande
→ prendre en charge une déclaration; Après saisie et confirmation de la déclaration, on doit
générer le rapport d’analyse et le valider dans la partie « valider le rapport d’analyse », et
finalement on doit préparer l’émission pour l’envoyer à la personne concernée.
Ce service se charge de la création des TP des auto-entrepreneurs, ainsi que des personnes
physiques ;
La personne physique doit en premier lieu, déposer un dossier composé : d’une demande
de création, une déclaration d’existence, le contrat de location, la quittance de paiement
des droits d‘enregistrement, et finalement une photocopie de sa CIN.
Ensuite, l’inspecteur des impôts procède à la création de la TP sur la plate forme SIT, en
introduisant les informations nécessaires dans la rubrique fiscalité locale → taxe
professionnelle → création de TP. Cette opération génère en plus du numéro de la TP, un
identifiant fiscal propre à la personne physique professionnelle.
Les contentieux :
La majorité des réclamations porte sur le calcul de l’IR ou la TP. L’inspecteur traite le
dossier, refait les calculs et les rédigent sous forme d’instruction10, et finalement prend la
décision soit de dégrever le montant réclamé ou de le rejeter.
L’exception des entreprises situées à Tanger, c’est qu’elles sont exonérées de la taxe
pendant les 5 premières années, et de 50% de celle-ci les années qui suivent. Cependant,
le SIT traite souvent l’imposition sans tenir compte de l’exonération ; c’est pour cela, on
trouve beaucoup de cas portant sur cette taxe.
En cas de dégrèvement, le montant se partage comme suite : 5% supporté par l’Etat, 90%
par le trésor et collectivité territoriales, et le reste par les chambres professionnelles.
L’assainissement :
Cette action repose sur deux axes : le fait de mettre à jour les listes des personnes physiques,
et de remplir leurs informations manquantes.
Il faut tout d’abord prouver que la personne exerce toujours son activité, en vérifiant en
premier lieu ses déclarations annuelles, et en deuxième lieu son nom dans la liste de la
commune.
En cas de non existence, on est censé radier la TP et l’IF de celui-ci; En cas contraire, il faut
s’assurer que le SIT contient les informations de l’exerçant d’activité notamment sa CIN, si
10
Voir l’exemple du rapport d’instruction de l’IS page 23.
11
Dépend de l’activité de l’entreprise, soit 10%, 20% ou 30%.
elle n’existe pas il faut soit l’extraire de sa déclaration annuelle, soit contacter pour avoir les
renseignements.
Selon l’article 89 du code général des impôts -CGI-, les salariés ayant un seul revenu, établi
au Maroc et soumis à la retenu à la source, sont dispensé de la déclaration au prés du fisc.
Pour les autres particuliers, il faut déposer la déclaration du revenu global, en joignant :
Une copie du livret de famille est obligatoire pour justifier la situation des enfants et
conjoint.
RFI = (prix de location mensuel * 12) – charges déductibles supportées par le propriétaire en
faveur des locataires.
Exemples : Taxe sur les services communaux, le syndicat, les charges de l’interphone,… sous
condition que ces derniers soient mentionnés dans le contrat de location.
Les agriculteurs dont le chiffre d’affaire de trois ans successive est inférieur à 5.000.000 DH
sont exonérés de la déclaration du revenu. Deux types de régimes sont valables pour ce type
de revenu : le régime forfaitaire et le régime de droit commun.
12
Les états sont imprimés du site web de la DRIT.
Pour les assujetties, ils doivent déposer la déclaration du revenu global, l’état ADP012F-15E,
ainsi que les justificatifs.
La restitution de l’IR :
Du coup, pour bénéficier de la restitution de leurs argents, les personnes physiques doivent
déposer un dossier composé de :
-L’attestation du salaire, ainsi que le bulletin de paie des années demandées. Ca sert comme
preuve du prélèvement de l’IR ;
-La copie de la carte nationale de l’assujetti pour vérifier que l’habitation demandée est celle
principale.
Ces derniers ont le droit à la restitution juste des 4 années non prescrites.
Traitement du dossier :
Il faut tout d’abord vérifier que le dossier est complet, que l’habitation en question est celle
principale, et que l’assujetti n’a pas bénéficié de la restitution de l’année demandée avant.
Les informations concernant l’année sont importées sur l’application Access afin de générer
l’état de calcul14, puis un ordre de paiement -OP-15 est remplit au nom de la personne
concernée, et finalement une décision confirmant le traitement du dossier est rédigée. Les
décisions dont le montant est inférieur à 5.000 DH sont approuvées par le chef de la
subdivision, alors que celles dépassant ce montant nécessitent la signature du chef du service.
Dès que toutes les demandes hebdomadaires sont traitées, un bordereau d’OP est établit sur
Excel, et envoyé à la perception appropriée pour le versement de l’argent. Ainsi, la personne
concernée doit présenter la décision du fisc à la perception pour que le versement s’effectue.
13
Voir annexe 1page 42
14
Voir annexe 2 page 43
15
Voir annexe 3 page 44
Exonération de la TVA
La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect qui touche la consommation d’un bien ou
d’un service ; En effet elle s’applique aux activités industrielles, artisanales, commerciales et
professions libérales pratiqué au sein du territoire Marocain.
Plusieurs produits peuvent être exonérés de la TVA pour des raisons d’ordres économique,
social ou culturel, et ils se divisent en deux parties :
• Exonération sans droit à déduction : c'est-à-dire que le vendeur n’a pas droit de
déduire (récupérer) la TVA qu’il a payé en amont sur le prix de revient, mais il
échappe à l’imposition de la TVA tout au long du processus de production et de
commercialisation.
On cite à titre d’exemple : les produits de premières nécessités, les prestations des
petits fabricants dont le chiffre d’affaire ne dépasse pas 500.000 MAD, les journaux,
le papier destiné à l’impression, les médicaux anticancéreux, les appareillages des
handicapés, l’or et l’argent… (Article 91 du CGI).
• Exonération avec droit à déduction : dans ce cas, le vendeur peut déduire la TVA
sur les matières entrantes dans la fabrication des produits, et échapper à l’imposition
de la TVA.
C’est le cas des biens d’investissement qui sont exonérée pendant les 36 premiers
mois, de l’exportation des biens et des services, des engins de pêches, des produits et
matériels à usage agricole, les travaux de montage et de construction… (Article 92 du
CGI).
Pour cela, l’entreprise demande au fisc une attestation lui permettant d’acheter en hors
taxe.
La procédure d’exonération :
Pour les activités nécessitant une autorisation du ministère, le dossier ne peut être traité
qu’avec le dépôt d’une copie de cette dernière.
16
Les pièces sont retirées du site de la DRIT.
Traitement du dossier :
Du cachet de
Que les biens
l'entreprise sur les
Qu'il y a au moins une demandés sont liés à
engagements, les états
facture originale; l'exploitation de
descriptifs et les
l'entreprise;
factures .
-Les entreprises qui ne sont pas à jour vis-à-vis du fisc en matière de TVA doivent déposer
leurs déclarations et réguler leurs situations, pour que leurs dossiers soient traités.
-Tous les dossiers qu’ils soient rejetés ou acceptés, sont transformés sous format Excel pour
garder la traçabilité des opérations réalisées.
Remboursement de la TVA :
Le remboursement de la TVA est fait lorsque le produit exporté est exonéré avec droit à
déduction, et que l’assujetti qui le commercialise ne peut pratiquer son droit à déduction, dans
la mesure où il ne collecte aucune taxe à la vente. Aussi quand l’assujetti n’obtient pas
l’attestation d’exonération de la TVA.
Pour en bénéficier, l’entreprise doit déposer son dossier trimestriel avant qu’il ne dépasse 1
année, et qui contient :
•Signature du
• Saisie du •Contrôle
DG ou du chef
des pièces
Dépôt dossier Traitement ordonnacement de section
•Fiche de
• N°d'ordre liquidation •Ordre de
paiement
Traitement du dossier :
Prenant le cas le plus fréquent, celui de l’export direct dans les entreprises de confection ; le
fisc a pour 1ère tache la vérification des pièces justificatives du chiffre d’affaire ainsi que des
déductions.
Etat du CA :
• Calculer le plafond :
Si oui:
on continue la Si non:
vérification des autres le montant de la facture est
factures déduit du chiffre d'affaire,
et du coup le plafond de
remboursement se réduit.
Les déductions :
• Les factures achat doivent être originales et cacheté par le fournisseur, respectent les
normes commerciales (numéro de la facture, nom du vendeur, nom du client,
Identifiant Commun de l’Entreprise, la quantité, le prix, le montant de la TVA, la date
de la facture...), et contiennent la modalité de paiement (espèce, par effet…).
• En cas de paiement par espèce, la facture doit contenir un timbre d’un montant
déterminé par l’équation suivante :
-Montant TTC de la facture / 500 = x
(x * 1,25) + 2,5 = montant du timbre.
Rejet de forme (facture non • Le fisc renvoi les factures à l'entreprise pour
originale, manque du cachet de réctification. Un délai d'une année est accordé à
fournisseur...) celle-ci pour déposer un dossier complèmentaire.
Liquidation du dossier :
A fin de liquider le dossier, 2 fiches doivent être remplies : l’état de liquidation17 et des taxes
rejetées18.
On intègre les déductions que le fisc a rejeté sous motifs de fond ou de forme.
Etat de liquidation :
On saisi le montant du chiffre d’affaire retenu avec le taux de TVA approprié, puis les
déductions que l’entreprise a demandé. Ensuite, on procède à la déduction des factures
rejetées du poste déduction concerné dans la fiche.
17
Etat de liquidation : Voir annexe 4 page 45
18
Etat des taxes rejetées : Voir annexe 5 page 46
Ordonnancement :
Pour cela, l’état de liquidation doit être envoyé au chef de la subdivision, puis au chef du
service régionale de la fiscalité de personnes morale pour validation et signature.
Après cette étape, le fisc procède au saisie du dossier sur le SIT, et une décision de
remboursement est envoyée à la RAF pour exécuter l’ordre de transfère d’argent.
➔ Autres cas :
La procédure du traitement des dossiers reste la même pour tous les cas, en outre la
justification des opérations diffère :
Il faut que l’entreprise présente la DUM19 qui est une déclaration en détail du processus
d’exportation, afin de justifier l’entrée du produit; Aussi bien qu’un engagement de la part de
l’entreprise exportatrice, mentionnant que celle importatrice soustraite son activité.
Une attestation d’exportation doit être attachée à chaque facture, sous condition que les deux
portent le même numéro.
➢ Le transport international :
Pour justifié son chiffre d’affaire, l’entreprise exerçant l’activité du transport international,
doit présenter :
-La carte grise des véhicules pour s’assurer que ce n’est pas un transport touristique ;
-la CMR20 qui sert tracer l’opération de transport, et qui justifie s’il y a eu un trajet à
l’international ;
19
Déclaration Unique de Marchandise
20
Convention de transport de marchandise par la route
CONCLUSION :
Le stage que j’ai réalisé au sein de la direction régionale des impôts de Tanger, fut pour moi
une découverte de l’administration publique et de la répartition des tâches au sein de cette
dernière.
Ce stage était une occasion pour développer l’esprit d’initiative, d’autonomie, d’acquérir le
sens de responsabilité, et aussi de travailler en collaboration avec plusieurs acteurs. Durant
cette période, j’ai eu l’occasion de constater quelques difficultés que conforme l’inspecteur
des impôts dans son quotidien, à savoir :
Finalement, je tiens à préciser que ce stage a été bénéfique, car il m’a permit de compléter ma
formation en fiscalité, et de mettre en pratique quelques outils appris au niveau de ma
formation initiale.
Annexes :
Annexe 1 : la demande de restitution de l’IR
Remerciement …………………………………………………………..……… 2
Introduction …………………………………………………………….……… 3
Missions ………………………………………………………….. 5
Organigramme ……………………………………………………..7
Introduction ………………………………………………….……….…. 9
Conclusion ……………………………………………………………... 18
L’assainissement …………………………………………………28
La création de la TP ……………………………………….31
L’assainissement …………………………………………..32
Ordonnancement …………………………………………………40
Conclusion ……………………………………………………………………..41
Annexes ………………………………………………………………………..42
In the Moroccan system, the two primary types of fiscal control are 'contrôle sur pièces' and 'contrôle sur place'. 'Contrôle sur pièces' is conducted in offices, based on the examination of taxpayer declarations against existing records and documentation. In contrast, 'contrôle sur place' involves inspectors visiting taxpayers to verify the accuracy of declarations in person, assessing accounting records, and corroborating them with commercial documents, which provides a more in-depth investigation of potential discrepancies .
The purpose of 'contrôle fiscal sur pièces' is to examine taxpayers' declarations against the documents available to the fiscal authorities to identify errors or omissions. This control is conducted through a systematic review of submitted declarations, cross-referencing with existing data in fiscal records, and evaluating the taxpayer's adherence to established norms. When discrepancies are found, authorities may request further justifications from taxpayers .
The Moroccan tax administration uses a rational and strategic approach to select declarations for verification. Although not explicitly detailed, factors such as past discrepancies, the scale of operations, complexity of financial transactions, and anomalies in declaration trends may serve as indicators for selecting certain taxpayers for further scrutiny. This selective approach is necessary due to the impracticality of verifying all declarations annually, prioritizing efficiency and ensuring compliance .
During tax inspections, if errors or omissions are discovered, the Moroccan tax administration can issue 'rehaussements', whereby they correct these discrepancies through adjustments to the tax base. This may involve recalculating the tax owed by the taxpayer and applying penalties where necessary. The administration also provides an opportunity for taxpayers to justify or rectify the identified issues, ensuring that any corrections made are fair and accurate .
The Moroccan tax administration manages potential discrepancies in VAT declarations through rigorous checks for both form and substance. This involves ensuring proper registration details, calculating the correct taxable amounts, and verifying the consistency between different fiscal records. Discrepancies in VAT, such as those involving revenues not being accounted for or unreported expenses, are scrutinized and reconciled with taxpayer records. The administration conducts detailed checks on the declared VAT against actual fiscal movements to identify any mismatches that need addressing .
The creation and administration of the Taxe Professionnelle (TP) for individuals and auto-entrepreneurs involve several steps. First, the individual must file a comprehensive dossier that includes a request for creation, declaration of existence, rental contracts, and identification documents. The inspector then registers the TP using the tax information system. This process generates a unique fiscal ID for the taxpayer, essential for managing tax obligations, thereby integrating the individual into the formal tax system and ensuring compliance .
In Morocco, dividends distributed to non-residents are subject to declaration as income from securities, shares, and analogous revenues. These are taxed at a 15% rate under the Impôt sur le Revenu (IR). The implications of this approach ensure a consistent tax policy applying to both residents and non-residents, promoting equitable treatment while aligning with international tax practices. This strategy helps prevent tax evasion and ensures that non-resident income contributes to national revenue .
The Moroccan tax administration ensures the integrity and accuracy of taxpayer declarations through strict control mechanisms. This includes both control on paperwork, where the fiscal administrators review the declarations filed by taxpayers using documents and information they have, and control in the field, where inspectors verify the authenticity and correctness of the information provided in situ. This comprehensive approach helps identify and rectify inaccuracies, omissions, or fraud .
The Service Régional des Ressources et du Système d'Information within the Direction Régionale des Impôts is responsible for providing the necessary resources and infrastructure to ensure effective operation. This includes inventorying vacant positions and proposing recruitments or transfers, offering and ensuring staff training, and maintaining IT equipment across the directorate .
The Service Régional de l’Inspection des Services plays a vital role in the tax administration by acting as an internal audit mechanism. It ensures compliance and proper conduct among personnel, facilitates effective interactions between administration and taxpayers, and maintains efficient HR processes. This service is crucial for sustaining the integrity and transparency of tax operations, and for fostering trust in the system by ensuring that all administrative actions adhere to established regulations and ethical standards .