Second Traité de L'Antimoine Vulgaire: DE Alexander Van Suchten
Second Traité de L'Antimoine Vulgaire: DE Alexander Van Suchten
DE
ALEXANDER VAN SUCHTEN,
dédié à l’honorable John Baptista, de Seebach
Très Honoré Seigneur, suite à vos pressantes demandes, je ne peux que vous
satisfaire, considérant que vous entretenez grande convoitise et amour pour
apprendre les mystères de la Nature, qui en nos périodes a été connue de peu de
gens et profondément cachée dans les ténèbres. Bien que beaucoup en ait été écrit par
les anciens, car leurs livres en font mention, bien qu’ils aient été écrits dans le style
hermétique, et ne sont d’aucun intérêt excepté pour ceux qui ont étudié dans les
écoles hermétiques ou ont été choisis par Dieu pour connaître de tels mystères.
Par conséquent ces secrets, qui vous tourmentent, gisent au fond un puits profond,
fermés de robustes verrous, que nul homme n’a ouvert à moins qu’il n’en ait reçu la
clef des mains de l’esprit de vérité.
L’Antimoine, lorsqu’il vient des mines n’est pas aussi pur qu’il devrait, car il est mêlé
de pierre provenant de la minière, et je n’en ai jamais vu de pur provenant des mines.
Par conséquent avant que d’être utilisé, il doit être purgé. Cette purgation s’effectue
par la digestion. La digestion est un feu sulfureux, le meilleur soufre est le soufre
métallique, bien que les Artistes le purge avec un feu végétal, qui est le tartre,
cependant cette digestion n’est point Naturelle.
Mais la raison pour laquelle le tartre sépare le régule des scories, est du au fait que le
soufre de l’Antimoine est plus végétal que métallique. Mais vous devez le purger
avec le soufre qui provient de l’argent vif, et non par des sels. Car ce soufre
métallique dans le vif argent antimonial en argent vif, puis ensuite de ce vif argent
ce fait l’or pur. Maintenant ce soufre métallique qui purge l’Antimoine, se trouve
uniquement en Mars, et nulle part ailleurs, et cette purgation se fait de cette manière :
Prenez 4 onces de Mars (j’utilise des clous qui ne sont ni gros, ni épais), mettez les
dans un fort creuset, mettez dans un fourneau à vent, et laissez les jusqu’à ce que
vous aperceviez qu’ils se ramollissent, jetez alors 8 onces d’Antimoine dans le
creuset, et faites un fort feu, laissez Mars bien fondre dans l’Antimoine, puis jetez
une poignée de salpêtre, laissez fondre dans le creuset qui doit être de taille
suffisante afin que la matière ne déborde, laissez jusqu’à ce que tout soit en belle
fonte. Puis versez dans un cornet à régule, le régule descendra au fond. Lorsque la
matière est refroidie, prenez la et séparer le régule des scories qui ressemble à de la
marcassite, en le frappant. Gardez les scories, jusqu’à ce que vous appreniez leur
utilité, car un secret est caché en elles, dont je ne parlerai point à présent.
Faites fondre ce régule pour la troisième fois, puis lorsqu’il sera bien fondu ajoutez-y
one cuillérée de salpêtre, lorsqu’il sera fondu comme une huile sur le métal, ce qui
requière un fort feu, car sinon il demeure coagulé à la surface, jetez dans le cornet et
séparez le régule des scories : ce régule est encore plus pur que le précédent ; quant
au scories elles ne sont d’aucune utilité.
Fondez ce régule une quatrième fois, lorsqu’il est fondu et brille comme de l’argent,
ajoutez-y du salpêtre, et laissez réagir, puis jetez dans le cornet et séparez le régule
des scories. Si les scories sont de couleur jaune doré, alors ce sera bien ; le régule
quant à lui est blanc comme l’argent et sera marqué d’une étoile à sa surface. Ce roi,
si vous avez travaillé correctement, aura le poids de quatre onces, et ce travail peut
être accompli en deux heures.
Dans la préparation de l’Antimoine vulgaire, vous devez observer ceci : qu’est ce qui
sépare l’Antimoine de ses fèces ? Vous ne devez pas penser que c’est le salpêtre qui
effectue le travail, mais vous devez savoir que l’Antimoine a extrait l’âme de Mars,
qui est sont meilleur soufre, et l’a réduite en Mercure. Ce Mercure n’est autre chose
que du feu, et effectue les opérations du feu, à savoir digérer le Mercure cru de
l’Antimoine, et sépare le métal du minéral. Vous devez aussi noter que le Mercure de
Mars est caché dans l’Antimoine purgé, dans la blancheur du Mercure antimonial ;
car la blancheur argentine, que vous voyez en ce Régule, n’est point son soufre, mais
son argent vif, en lequel est caché le Mercure de Mars, qui n’est autre chose que de
l’or. Ce Mercure de Mars n’est rien d’autre qu’un esprit ou un air dans le dit Mercure
d’Antimoine, qui demeure dans l’argent vif de l’Antimoine, jusqu’à ce qu’il soit
reconverti de nouveau en corps, qui est l’or, et se sépare alors de lui-même du
Mercure d’Antimoine.
Maintenant si vous comprenez quelle sorte de feu a purgé l’Antimoine vulgaire, il
vous faudra comprendre aussi, ce qu’est le feu, qui purge et digère l’Antimoine
Magique, où demeure le véritable or philosophique, que nous appelons or potable,
qui à la fin se sépare aussi du Mercure des philosophes, de même que l’or se sépare
de l’argent vif de l’Antimoine.
Il est donc nécessaire que vous regardiez la Nature, de quelle manière elle travaille,
alors vous trouverez, ce qu’est la Nature, et qu’elle n’est pas seulement dans les
métaux vulgaires, mais aussi en toute chose, et principalement dans les métaux
philosophiques qui sont connu du Mage.
Les chimistes purgent l’Antimoine par le fer, lorsqu’ils l’ont purgé, ils ne savent pas
ce qu’ils ont accompli, ni ne comprennent l’opération de la Nature, ni ne
comprennent ce qu’est ici la Nature, et n’ont pas l’esprit disposé à l’apprendre.
Ayant séparé le pur Antimoine, de ses souillures minérales, vous devez savoir qu’en
cet Antimoine il y a déjà un excrément, qui n’est rien d’autre qu’un soufre infecte, ce
soufre étant séparé, l’Antimoine est alors ramené à sa matière primordiale, qui n’est
rien d’autre qu’un feu, et ce feu est l’argent vif, et de cet argent vif se fait les plus
grand secrets de toute la Nature. Ici Platon nous recommande d’être silencieux.
Voyez Nicolas Allobroe, il est aisé de séparer le soufre de l’Antimoine purgé, mais ici
un grand savoir est caché, et je montrerai ce qu’il est nécessaire de savoir pour ce
travail, pour le reste j’hésite pour certaines raisons.
Pour qu’une chose qui est morte, puisse être ramener de nouveau à la vie, et pour
que ce qui cause la mort soit séparer de la vie, cette chose doit contenir 2 vertus pour
vivifier et séparer ; et ces deux doivent être un en vertu mais deux en nombre. Car
tous les mystères proviennent d’une seule fontaine, et issue d’une seule essence, sont
disposées par la volonté de Dieu. Cette volonté Divine est ce qui spécifie toute
créature, une Entité qui ne peut être appréhendée par aucun sens, de même que Dieu
ne peut être appréhendé.
Maintenant l’argent vif est mort en l’Antimoine, il doit être revivifié, et remis en l’état
où il était avant d’être tué, état en lequel la vie était abondante et indestructible. Rien
de ce qui est mort, ne peut être ressuscité à la vie, qui écrit ou enseigne autre chose,
n’est point un philosophe ; la vie qui s’était enfuie, si elle est revivifiée, est un
ferment des choses vivantes, par lequel il est rendu vivant, et cette chose est son
accroissement est sa magique multiplication. D’où il découle, que dans les choses
vives, il y a quelque chose, possédant une qualité transmutatoire pour la qualité de la
chose qui est élevé, car la volonté de Dieu que toute chose meure, est spécifique aux
créatures, afin qu’après la mort elles puissent se multiplier indéfiniment.
En allant plus loin, cette chose vivante sert notre œuvre, et pour cette opération par
laquelle les métaux imparfaits sont transmués en or, elle doit aussi avoir le
spécifique, et aucun Art ne peut l’effectuer sans Régénération, ce que prétendent
pourtant quelques chimistes fous. Car s’il n’y avait point de spécificateur là,
comment pourrait-il être transmuté ? et de là aucune semence ne pourrait pousser ou
s’accroître, car se serait contraire à la Nature.
Par conséquent les choses vivantes doivent être de la Nature de l’eau, comme on
peut le voir, quand une semence est enfouie dans le sol, elle est revivifiée par l’eau,
ce qui revient à dire qu’ici la semence est une eau morte, que l’autre eau ou humidité
revivifie, et c’est le ferment de l’eau qui donne à l’eau sa Nature spécifique, et par
conséquent, d’une semence naît un nombre infini de semence.
On peut ici se demander que puisque l’eau multiplie la semence dans la terre, et la
transmue en multiples semences, si l’argent vif multiplié des métaux peut être de
nouveau remis en métal avec le Mercure vulgaire. Je réponds que cela est impossible
avec les métaux communs, mais avec les métaux philosophiques, cela s’effectue
aisément. Car notre Mercure donne son spécifique, et le reçoit de nouveau grâce à
l’Art, ce qui veut dire qu’il redevient de nouveau or et argent, tel qu’il était
premièrement. Mais pourquoi cela ne peut-il être avec les métaux vulgaires ? Il y a
plusieurs raisons pour cela, que je tairais ici.
Maintenant si le Mercure de l’Antimoine doit être aiguisé par l’argent vif, ce qui ne
peut être effectué sans mélange, car nous voyons que son régule ne se mélange point
avec l’argent vif vulgaire, par la raison que le soufre qui est dans le régule, lequel est
aussi métallique, n’a point d’affinité avec l’argent vif vulgaire et empêche le
mélange ; par conséquent il faut utiliser un médiateur entre l’argent vif vulgaire et le
Mercure de l’Antimoine, et ce dit médiateur doit avoir des qualités séparatrices qui
ne sont point dans l’argent vif vulgaire, car il n’y a point de spécifique en lui, et la
qualité séparative est ce spécifique par lequel le Mercure est coagulé. Dieu a créé
l’argent vif dans la volonté, et en aucune autre chose : Il y a donc l’argent vif
vulgaire, et celui des philosophes. Ces deux sont disponibles pour la volonté de
l’homme, pour amener en eux ce spécifique, dont il a besoin, alors que la qualité
séparative est un spécifique du Mercure, il doit être connu, en quelle sorte de
Mercure il réside, mais on trouve par la connaissance que donne l’expérience qu’il
n’est en aucun autre Mercure que dans celui de la Lune.
Par conséquent prenez une once de la plus pure Lune qu’il soit, du Régule
mentionné ci-dessus une demi-once, attendez que la lune soit bien en fusion et
brillante dans le creuset, après quoi ajoutez le régule, ils se fondront promptement
ensemble et ressembleront à de l’argent vif vulgaire, coulez dans une lingotière, et
vous aurez ainsi une masse de la couleur de Saturne. Cette masse métallique doit être
finement pulvérisée, et il est aisé de la mettre en poudre : prenez alors du plus pur
argent vif cinq onces, mettez dans une fiole, et après y avoir introduit l’argent vif,
mettez-y la poudre, laissez au bain-marie durant un jour et une nuit, alors la poudre
aura pénétré dans le vif argent vulgaire, mélangez les bien. La poudre ayant été
incorporée dans l’argent vif vulgaire, versé le mélange sur un marbre et amalgamez-
le bien, il devient un amalgame rouge.
Mettez cet amalgame dans une écuelle en bois, et versez de l’eau dessus, broyez-le
avec un pilon, alors l’eau devient noire, enlevez cette eau et en remettez de nouvelle,
broyez jusqu’à ce que l’eau devienne noire, enlevez l’eau et remettez de la nouvelle ;
ces laveures doivent être continuées jusqu’à ce que l’amalgame demeure blanc. La
noirceur qui est enlevé de l’amalgame, se rassemble en poudre noire au fond de
l’eau, vous garderez cette poudre et jetterez l’eau. Mettez l’amalgame à nouveau
dans une fiole, et laissez-le une nuit au bain, retirez-le de la fiole, et lavez-le de
nouveau, il donnera une nouvelle noirceur qui devra être mise avec l’autre.
Continuez ces laveures jusqu’à ce qu’il ne vienne plus aucune noirceur. Vos pouvez
aussi broyer l’amalgame avec du sel pur et blanc, alors la noirceur s’en ira plus
rapidement.
L’amalgame étant purifié de nouveau, mettez-le dans une fiole au bain durant la
nuit, puis lavez-le de nouveau. Recommencez ce travail jusqu’à ce que l’amalgame ne
donne plus aucune noirceur au cours des laveures, il sera alors net, pur et blanc.
Pour cette raison cet argent vif n’est point appelé Mercure de Mars, mais Mercure
d’Antimoine, car l’Antimoine est plein de Mercure. Mais l’argent vif de Mars, qui
réside caché dans le Mercure de l’Antimoine, est un or volatil. Mais pour que vous ne
croyez pas uniquement cela, mais que vous le voyez aussi de vos yeux, prenez un
peu de cet amalgame pur et lavé, et en faite visiblement évaporer l’argent vif de la
Lune, alors l’or volatil demeure, car le Mercure de Mars allié au Mercure de la Lune,
a teint la Lune en la couleur du meilleur or, mais parce que cet or n’est pas fixe, le feu
fait évaporer la teinture de la Lune. Ici il doit être bien observé, que l’or volatil teint
seulement la Lune en Soleil, mais non en un Soleil fixe. Ceux qui comprennent la
raison de ceci, aucune sophistication de l’Alchimie ne leur sera cachée, lorsqu’ils,
voudront teindre la Lune en Soleil. Car il comprenne entièrement, que le Mercure
donne la teinture, mais étant transmuté en métal, il perd sa qualité tingente, et
devient aussi fixe, il est alors un métal, car les métaux ne sont rien d’autre qu’un
Mercure fixe et coagulé. Mais ce travail par lequel le Mercure de Mars teint la Lune,
est un travail manuel subtil ; celui qui effectuera ce travail doit être un grand expert
dans le maniement du feu. Par conséquent vous devez avoir un très grand soin en
ceci, je l’ai souvent effectué et l’ai parfois manqué.
Cela ne me gêne aucunement que les Chimistes aient écrit à ce sujet quantité de
volumes, ce que les Auteurs Alchimiques ont prétendu et dit à propos des
transmutations est d’une autre sorte, par conséquent de cette sophistication, je peux
écrire et dire comme Paracelse, que ceux qui prennent l’Alchimie à la lettre, sont
comme ceux qui battent de la paille qui ne contient pas de grains.
Maintenant vous devez observer, que le Mercure mentionné ci-dessus, qui est distillé
de la Lune, pénètre les métaux et sépare les éléments des métaux, qui sont leur
Mercure et Soufre, ce que le Mercure vulgaire ne fait point, à moins qu’il ne soit
vivifié et aiguisé par le Mercure de l’Antimoine, et transmuté en son être et sa
Nature, par cette opération comme nous vous l’avons dit.
Vous devez aussi observer que chaque métal à sa propre Nature, et que chaque
dissolution se fait de manière différente des autres. Je peux tirer le Mercure de
Saturne en une heure, mais de Vénus je peu à peine le faire en deux mois, par
conséquent la pratique est d’une grande importance.
Je dois montrer ici la manière de pratiquer avec le Mercure de Vénus, pour la raison
et le lieu que vous puissiez trouver l’or, qui vient de Mars et demeure emprisonné
dans le Mercure de Vénus, c’est de cela dont j’ai fait mention. Cet Or n’est rien
d’autre qu’un esprit mercuriel, qui est en Mars comme l’âme est en l’homme. Mais
parce que cet Or n’est plus corporel, comme il l’était auparavant en Mars, mais que
par l’esprit mercuriel de l’Antimoine il est devenu esprit, il ne peut être rendu
corporel à nouveau sauf par l’esprit salin de Vénus. Cet esprit n’est point le Mercure
de Vénus, ni son soufre, mais un médiateur entre les deux. Lorsque ce médiateur est
extrait de Vénus, alors les parties, qui sont le Mercure et le soufre se séparent. Le
Mercure de Vénus réside dans le Mercure de l’Antimoine, mais le soufre en est
extrait en forme de terre sulfureuse grise ressemblant à des cendres.
Lorsque cet amalgame sera passé trois fois par le bain-marie, et lavé trois fois, alors
distillez-en l’argent vif de Vénus, comme vous l’avez précédemment fait avec la
Lune. C’est ce qu’on appelle le Mercure de Vénus, car ce n’est plus du Mercure
vulgaire, ni du Mercure d’Antimoine, car grâce au Mercure de Vénus, il est fermenté
et transmuté en Mercure de Vénus. Ce Mercure de Vénus est un merveilleux
Mercure, comme on peut le voir lorsqu’on l’utilise dans des opérations chimiques. Le
précipité qui se fait de ce Mercure est d’une beauté transcendantale, merveilleux à la
vue des chimistes, mais aussi beau soit-il, il est un violent poison en médecine, faites-
y bien attention, ne soyez donc pas déçu de sa beauté.
Dans ce Mercure de Vénus réside le Soleil de Mars, dont j’ai souvent fais mention,
bien que caché, il désire la frigidité de la Lune, par laquelle il doit être coagulé, avec
une coagulation fixe et perpétuelle du Soleil, et la manière de faire cette coagulation
s’effectue ainsi.
Prenez deux part de fine Lune, en laquelle il n’y ait point d’or, et quatre parts de ce
Mercure de Vénus, faites-en un amalgame. Et afin que vous puissiez faire aisément
cet amalgame, dissolvez la Lune dans l’eau-forte commune, et précipitez-la avec
Vénus, comme on fait ordinairement, alors la Lune tombe au fond, et est une belle
poudre subtile qui s’amalgame aisément sur le marbre avec le Mercure de Vénus. Cet
amalgame doit être lavé jusqu’à blancheur parfaite, puis mis en une fiole, et mis au
bain-marie bouillant durant vingt quatre heures ; il devient alors noir comme du
charbon ; retirez-le, broyez le sur le marbre, et lavez-le bien. Cette noirceur est l’âme
de Mars, qui est retirée de l’esprit de l’Antimoine et se coagule en Or dans cette
opération. Cet Or contient encore des fèces de soufre, qui les séparent du Mercure de
Vénus par cette coagulation. Car le Mercure de Vénus est toujours vert dans les
superficies, cette verdeur est coagulée avec le Soleil (certain dise la Lune) et est
séparée de l’argent vif, et réduite en un corps. Ainsi trouve t-on l’esprit de Mars, ainsi
nous voyons ce qu’il a été et ce qu’il deviendra.
Maintenant de la seconde partie de l’Antimoine, qui est son soufre, vous devez
observer que c’est une onctuosité qui est comparable au feu qui est cachée dans le
charbon. Par conséquent, prenez la noirceur que vous avez retiré du lavage de
l’amalgame de la Lune et de l’Antimoine, séchez-la au Soleil, ou autrement par une
douce chaleur, alors elle devient une poudre de couleur Saturnienne, sur laquelle
adhère encore un peu de Mercure vulgaire, qui est resté avec elle au cours du lavage.
Maintenant vous pouvez étendre cette poudre dans un foyer clos, de la même
manière qu’un charbonnier fait du charbon de bois, alors la poudre deviendra noire
comme du charbon pulvérisé. Mais au cas où vous ne pourriez faire cela, ce n’est
point de grande importance. Prenez la poudre de couleur Saturnienne, mettez-la
dans un pot, et mettez au feu, sans que le pot soit rougeoyant, ni à l’intérieur, ni à
l’extérieur, alors le Mercure s’envole, la poudre est enflammée par la chaleur et ne
brûle point comme le soufre le fait avec une flamme, mais comme un charbon
rougeoyant qui ne fait aucune flamme. Ayant ainsi rougeoyé, il demeure une poudre
dans le pot, qui peut être réduite en régule. Pesez cette poudre et vous verrez
combien d’Antimoine est dissout en ces parties, et si vous pouvez convertir cette
poudre en poudre noire en évaporant le Mercure, alors vous pourrez connaître
combien d’Antimoine est transformé en Mercure antimonial, et combien de soufre
brûlant était dans ce vif argent, alors vous aurez la connaissance parfaite de
l’Antimoine : c’est-à-dire de son vif argent et de son soufre.
J’en ai assez dit, et cela doit suffire, ce qu’est l’Antimoine, comment l’Antimoine
vulgaire est préparé, fermenté et aiguisé afin qu’il puisse dissoudre aussi les autres
métaux et ceci en fonction de leur Nature.
Les sont les conditions opératoires pour le cuivre ont été suffisamment démontrée
par le moyen de l’exemple, mais comment le Mercure des autres métaux peut être
tiré par le Mercure d’Antimoine, je le recommande à votre dextérité et à votre
connaissance du feu, car il n’était point de mon intention de révéler toute chose.
Vous savez que plusieurs ont préparé l’Antimoine pour la médecine de différentes
manières, mais je n’ai jamais vu aucun homme qui ait pris note de ces mystères
médicaux. Ces pauvres hommes imaginent, que tout ce qui a été écrit sur
l’Antimoine, a été écrit à propos de l’Antimoine vulgaire, ce qui si on l’examine n’est
point vrai, par conséquent nous devons admettre que l’Antimoine médical est
quelque chose de fort différent. Car pour les philosophes l’Antimoine est leur
Mercure, et en lui sont contenus toutes les médecines, et par conséquent il est appelé
Quintessence.
Maintenant les médecines de cet Antimoine ne sont point dans son Mercure mais
dans son feu, dont j’ai plus avant, que vous pouvez comprendre de cette manière : Il
y a un dans le bois, que nous utilisons pour la cuisine, pour cuire nos repas ;
l’Antimoine est un feu aussi avec lequel nous préparons notre médecine, laquelle
médecine reçoit par l’essence de ses Eléments, et à travers la même essence la chaleur
élémentaire dans nos maladies. De même, les Galénique entreprennent d’expulser la
chaleur par la bourse et la chicorée, et tous les simples refroidissant, qui ne sont point
capable le travail voulu, et la chaleur de la maladie disparaît d’elle-même
Naturellement. La vertu de cette médecine n’est point seulement dans l’Antimoine
vulgaire, mais en toutes sortes de choses, dont la mère est l’Element de l’eau. Par
conséquent la médecine est aussi peu attachée à cet Antimoine, que le cuisinier l’est
au bois de hêtre, ou au bois de chauffage, pour cuire ses viandes.
Par conséquent cette médecine essentielle est aussi présente dans d’autres choses que
dans l’Antimoine, dans la voie Hermétique on l’appelle Or ou Soleil. Mais la
médecine qui est préparée à partir de ce feu d’Antimoine, il ne peut rien être dit ici,
elle est connue de Dieu et de ceux à qui Dieu le révèle, les Sages l’appellent le
Mercure des philosophes, c’est une essence qui peut se transmuer en la Nature de
n’importe lequel des éléments. Car il est connu que cet Antimoine purge fortement
par le haut et par le bas, cela n’est pas fait par l’essence, mais par le corps qui adhère
à l’essence. Celui qui pourra séparer l’essence du corps, il aura mis le doigt sur la
chose et il aura une telle médecine qu’elle ne purgera ni par le haut, ni par le bas,
mais effectuera le travail sans purgation, et alors par une forte calcination, l’esprit du
sel, qui est la cause de la fusion métallique, en est extrait, et ne cause plus de
diarrhées ni de vomissements, mais ne travaille que par les sueurs. Mais ce n’est pas
encore la médecine, car l’Antimoine calciné, qui est un poison, comme tous les autres
métaux fortement calcinés le sont, et pris à l’intérieur comme Vénus, Saturne, Jupiter,
Mars, ou digérés en soufre métallique, qui est rouge sang et fixe au feu, ne n’est point
ce que l’artiste recherche, par conséquent tout est perdu quoique l’on entreprenne
avec lui dans la voie de la médecine, à moins que l’essence soi séparée des ses corps
et soit administrée au patient de manière convenable à la maladie.
Il y a encore quelques secrets qui sont dans le dit régule, et je dois vous en dire les
merveilles ; celui qui n’en a point fait l’essai, le croira avec peine. Dieu ne fera pas
que ces choses deviennent communes, ni qu’elles soient publiées, spécialement en ces
temps troublés, où l’honneur et l’ignominie, la vertu et le vice, le mensonge et la
vérité sont confondus sans distinction.
Nous ne recherchons pas maintenant la vérité, mais seulement la notre qui est la
raison pour laquelle nos sens sont perturbés en enviant et haïssant les-uns les autres,
ce qui cause la destruction de notre royaume et que nous causons par nous-même. Je
vous mets seulement en garde sur ce que je vais maintenant vous découvrir, et que
vous devrez comprendre en dehors de mes écrits, car je vous le dis, tout ne peut être
dit par écrit, à cause des fous et des sophistes qui se persuadent eux-mêmes qu’ils ont
été élus au conseil de Jupiter.
Sachez que je puis être aussi bon que mes mots, sachez aussi, que ce régule a déçu les
meilleurs philosophes chimistes modernes. Car c’est un minéral si étrange, comme il
n’y en a nul autre au monde, qu’il transformera en âne l’homme le meilleur en la
matière, comme il m’est arrivé, et comme je l’ai vu, et qui est arrivé à mon
compagnon. Dans mon traité des mystères de l’Antimoine, qu’à cette heure personne
ne comprendra, j’ai mention qu’on pouvait faire un métal avec lui.
L’Etain fait par l’Antimoine est très beau, et soutient le contact avant la coagulation
aussi bien que l’argent le plus fin. Il reçoit instantanément la Nature de Jupiter, et se
transforme rapidement en étain. Il en est de même de Vénus : car aussitôt que le
parfum de Vénus est généré, il pénètre le Régule et adopte la Nature de Vénus. Cette
opération s’effectue si soudainement que j’en fût fort étonné, je peu transformer une
once de régule en Vénus avant que vous puissiez gober un œuf.
La Lune de l’Antimoine est belle, fusible, malléable, comme tout autre argent
Naturel, et peut être mélangée au plomb, et ne perd rien sur la coupelle. J’ai pensé
pendant bien longtemps que c’était le meilleur argent, mais mon ami me fit
remarquer qu’il était plus pesant que l’autre argent, que je ne le pensais. Je pris cet
argent et essayais de le dissoudre dans l’eau forte faite de vitriol et de salpêtre, mais
il n’y eut point de dissolution, je le mis alors dans l’eau royale et il s’y dissolvit tout à
fait, alors je pensais qu’il deviendrait Or se je le réduisais, je trouvais une poudre
blanche comme pour l’étain que l’on calcine dans l’eau forte, quand je réduisit cette
poudre, elle se transforma en verre laiteux ; je trouvais alors que c’était de très bon
argent. Mais cette preuve ne ma suffisait pas, j’espérais mieux. Je pris quatre onces de
cet argent, et l’amalgamait avec du Mercure vulgaire, et le laissais ainsi un mois
dans un bain tiède, il devint noir à la surface, et était raisonnablement dur, je le pris
et le cassais avec un marteau, étant mis en morceaux, je le broyais en poudre, et en le
broyant continuellement il redevint de nouveau un amalgame comme
précédemment, ce qui me remplit de joie. J’en enlevais le Mercure par la retorte, et
retrouvais ma Lune. J’amalgamais cette Lune une seconde fois, mais non pas avec du
Mercure vulgaire, mais avec le Mercure antimonial, dont j’ai parlé ci-devant. Je mis
cet amalgame comme le premier au bain durant trois jour et trois nuits au bain, je
trouvais alors que l’amalgame devenait de plus en plus mou, au bout de huit jours il
était dans le vase semblable a du plomb liquide, et par conséquent je le gardais au feu
durant un mois. Puis, je le retirais et le distillais dans une retorte, l’argent et
l’Antimoine vinrent ensembles, étant devenu du Mercure. Je trouvais ainsi que la
Lune faite à partir du Régule, n’était autre chose qu’un Mercure coagulé, qui dans
l’espèce métallique n’est point ferme, mais devient noir, et devient un Mercure, ce
qui à de quoi tourmenter n’importe quel chimiste.
Maintenant nous en arrivons à l’or et ce qu’il m’est arrivé avec lui est merveille à
entendre. Lorsque je montrais à mon compagnon qui était persuadé qu’il avait gagné
le prix, ce que sa Lune était, il ne voulu pas me croire. Il pris lui-même le travail en
main, et trouva finalement la vérité, commençant à douter de l’or. Et aussi il dit, bien
que j’en fis de nombreux essais je ne vous confierai rien, mais prenez une demi-once
d’or et faites en l’essai comme vous voulez de la manière que les orfèvres le font, et
que ce soit bon or.
Aussi je pris l’or, et l’amenai chez l’orfèvre et lui demandai qu’elle sorte d’or cela
était, il répondit qu’il s’agissait de bon or, et qu’il pouvait passer pour de l’or, aussi
bien dans la pierre de touche qu’au son du marteau.
Néanmoins je pris l’or et y ajoutais deux onces d’argent, le graduait et le séparait par
l’eau forte, l’argent se dissolvit et l’or tombât au fond, cette épreuve était donc
correcte. Je mélangeais la poudre d’or avec de l’Antimoine cru, en fit un régule, le
fondit dans un creuset, et y jetais du salpêtre, enlevais l’Antimoine de l’or et le
coupellais avec du plomb. Cette épreuve fut aussi concluante. Dans cet Or coupellé je
le mélangeais une seconde fois avec de l’Antimoine et du soufre, je pris le régule et
me rendis chez l’orfèvre avant de souffler car j’avais besoin d’une forge. Cette
épreuve montra aussi que l’or était bon, ce dont tout chimiste aurait lieu de se
réjouir.
Mais parce que l’argent m’avait tant déçu, je n’osais pas croire en cet Or, je l’ai donc
laminé, puis amalgamé avec mon vif argent d’Antimoine. Je le mis ensuite dans un
bain tiède en digestion, et observais que l’amalgame ne durcissait pas, mais
demeurait mou, j’en fus étonné, et le laissai là durant quatre semaines, et trouvai
l’amalgame plus mou que la première fois. Puis je le mis dans un creuset sur un feu
modéré, faisant en sorte que le creuset soi chaud mais non pas incandescent, et
soudain l’argent vif s’envola de l’or, et je ne puis le voir, mais je supposai que le
Mercure s’était transformé ou coagulé en or, mais lorsque je pesai l’Or, je ne trouvai
deux dragme d’une demi-once au départ, et pensai que par conséquent 2 dragme
s’en étaient allé et qu’il ne restait que deux dragme. J’essayai ces deux dragme encore
avec le Mercure d’Antimoine comme je fis précédemment, et à la fin lorsque je fis
évaporer l’argent vif, alors je trouvai de nouveau mes deux drachmes, j’en fus très
content et espérai que mon compagnon me laisserai en posséder un peu, et formais
des rêves de montagnes d’or dans mon esprit, et apportais de bonnes nouvelles à
mon compagnon. Mais il n’en fut point content, mais en fus presque effrayé. Eh bien
dit-il j’ai eu beaucoup de problème et de travail avec cet or, et ai dépensé plus pour
l’avoir que je n’ose le dire ; je ne dois pas désirer ce qui ne peut être. Mais ceci n’est-il
point une belle sophistication, si les alchimistes avides devaient connaître le secret de
cet or, qui va et vient, trompe l’un aujourd’hui et l’autre demain. Lors qui restait ne
provenait pas du régule, mais est une addition à l’or Naturel. Car je ne puis coaguler
le régule en or, à moins que du bon or ne soit ajouté à cet or et le maintienne dans
l’épreuve, mais point pour l’autre ; je ne connais pas le moyen de le pousser plus
avant, et je comprends maintenant très clairement pourquoi il ne peu l’être, ce que
j’ai espéré et recherché très longtemps. Aussi mon compagnon perdit-il son courage,
et je fus effrayé par l’ouvrage, rappeler vous du soufre de l’Antimoine, qui coagule
son Mercure, il n’est pas uni radicalement avec lui, par conséquent il ne réside point
avec lui ; si vous aussi deviez en faire l’essai, ce régule ne sera ni du plomb, de
l’étain, du cuivre, ne du fer, mais redeviendra de nouveau du Mercure, que personne
ne pourra coaguler en bon métal, comme certains spécule et suppose qu’il soit
possible, mais s’ils avaient le Mercure de saturne, du Soleil ou de la Lune leur art ne
serai point vain.
Mais ceci est un espoir de fou de la part de ceux qui ne sont point expérimentés en
Alchimie, tiennent leur savoir seulement des livres, et de oui-dires, et font leurs
propres conclusions, mais quand ils en viennent au feu ils s’aperçoivent de leur folie.
Dites-moi quand une chose morte redevient vivante, où s’arrête la Nature, ? dans la
mort ou dans la vie ? Qui a t-il eu en premier ? la mort ou la vie ? Si toute chose doit
être ramenée à un principe unique et immuable, qui donc par conséquent les
recherche dans les métaux vivants ? Mais je n’ai point besoin de vous parler de cette
manière, ni de parler de vous, mais de parler des Alchimistes pour lesquels on doit
prier Dieu, afin qu’il les délivre d’une telle folie.
De cette manière nous avons conféré plus ensemble, et parce que je n’ai jamais été si
perplexe pour suivre l’alchimie à la lettre comme une bible, ne sachant pas de quel
esprit me guidait, je doutais plus que je ne le croyais. Par conséquent je considérais
les raisons, par lesquelles les premiers philosophes décrivirent l’Alchimie et en
conférais grandement avec mon compagnon, qui était grandement expérimenté et au
fait de Vulcain, de notre Antimoine, saturne, Vénus, Mars, soleil et Lune, en lesquels
tout est trouvé vrai ce que le chimiste attribue à l’art Alchimique, et j’ai bon espoir
d’abandonner cette chimère, et de prendre en considération les métaux
philosophiques.
Maintenant vous concernant mon très cher ami, il y a encore une chose, qui demeure
ici, que je ne vous cacherai point mais vais vous révéler.
Les Chimistes tel Rhasis, Petrus Bonus de Ferrara, Bernard le Trévisan, l’auteur du
Dialogue et bien d’autres encore, lorsqu’il cherchèrent dans ces métaux imparfaits et
en furent bien au fait, ils signifièrent qu’il était pratiquement impossible de faire
artificiellement de l’or, si ce n’est à partir de l’argent vif coagulé et fixé par son
propre soufre intrinsèque. Ils comprirent aussi très bien par toutes leurs opérations
que le Mercure ne pouvait point être fixé en soleil, à moins d’être dissout, et introduit
dans le Mercure.
Ils eurent cette opinion du fait qu’ils virent comment la Nature de l’argent vif de
saturne, Jupiter, Vénus, ne pouvaient fixer le soufre extérieur, qui était accroché à
eux, et ne pouvait non plus y être amené par l’Art. Alors ils pensèrent qu’on devait
prendre un vif argent qui est au paravent une parfaite fixation, et que ce vif argent
doit être mêlé avec l’argent vif vulgaire ou autre métal, de façon que tous deux ne
forment plus qu’un seul individu. Mais comme ce mélange ne pouvait se faire avec le
Soleil commun, ils considérèrent le Soleil de Mars, et entreprirent de le mêler avec
l’Antimoine vulgaire, de façon à ce qu’ils soient fait inséparables et que l’or demeure
toujours avec le Mercure, et le Mercure avec l’or, ce qui est fait lorsque l’or est
coagulé de nouveau avec l’argent vif et fixé.
Le dieu éternel et omnipotent illumine les bien pensant, de son esprit sain, et les
délivre avec bonté des liens de la profonde obscurité et de la folie stérile des
supposés chimistes, et les libère les esprits étroits. Amen.
Ce verre doit être pulvérisé, mis dans une fiole, et l’on verse dessus de bon vinaigre
distillé, et laissez-le ainsi au bain chaud, le vinaigre extrait la teinture de l’Antimoine
et se teint fortement. Cette teinture d’Antimoine est ensuite préparée, et peut être
utilisée avec succès en la médecine, et il a été fait mention de ceci dans le Char
Triomphal de l’Antimoine. Et j’y renvoie le lecteur. Toute la teinture étant extraite, et
le vinaigre ne se teignant plus, séchez bien la poudre restante, qui paraît noire,
broyez avec elle du soufre jaune commun en même quantité, mettez-le tout dans un
creuset bien luté, et laissez-le à chaleur modérée, jusqu’à ce que le soufre soi brûlé,
puis broyez la matière restante finement, et mettez dessus du vinaigre distillé,
extrayez le sel, et dulcifié l’acidité en le distillant souvent, et clarifié le par l’esprit de
vin, afin que le sel devienne clair et blanc. Si vous avez bien procédé en cet œuvre,
vous avez alors un très parfait et efficace sel d’Antimoine. Cependant il y a un autre
moyen de faire le sel d’Antimoine, que l’on trouvera décrit ailleurs.
Ce sel d’Antimoine est une opération magnifique, car administré à quantité égale, il
fait presque toutes les choses que fait le sel de l’Or. Il purge tout le corps de l’homme,
nettoie le sang, consume les mauvais phlegmes, qui traversent et parcourent les
blessures ouvertes, il guérit les maladies vénériennes, si l’on en prend quatre grains
dans de l’eau distillée faite avec de la sarsparilla, et le malade doit transpirer. Utilisez
cela tous les jours jusqu’à amélioration. On effectue l’eau pour, prenez du lignum
guaiatum râpé finement, imbibez avec de l’esprit de vin et mettez dans une fiole,
fermez bien, et mettez à chaleur douce plusieurs jours, ceci étant fait ajoutez une
quantité raisonnable de fumiforie ou d’eau scabieuse, laissez cela digérer ensemble
au bain durant une quinzaine de jours, puis distillez et recevez la liqueur à part de
l’huile, gardez les deux séparément dans un flacon de verre.
Cette eau peut être utilisée avec le sel d’Antimoine. Elle est aussi utilisée avec succès
dans beaucoup d’autres maladies desquelles il sera parlé en un autre endroit, et un
médecin peut aisément deviner, que la compréhension des vertus cachées dans le
Lingum Quaiatum, qui effectue son œuvre dans les maladies. Il y a une autre
manière de distiller l’eau et l’huile du lignum quaicum, mais en faire la description
ici est sans intérêt.
Le sel d’Antimoine guéri la lèpre et les autres maladies, qui prennent racines dans le
corps de l’homme. Il guérit aussi la goûte, la faiblesse des membres, conforte le cœur
et fortifie le corps de l’homme, administré dans une cuillère d’esprit de vin ou d’eau
teintée, restore la force en l’homme, et ouvres les impostumes qui sont ouvert vers
l’intérieur du corps. Il nettoie toutes les blessures et les ulcères si l’on en met à
l’intérieur, et est appliqué en emplâtre. Dissout dans du bon vinaigre distillé et
appliqué, il atténue les douleurs en peu de temps des blessures incurables, et de
manière admirable, si on le prend avec le l’eau d’absinthe ou de carduz, il guérit les
fièvres chroniques, qui sont profondément établies, et ne peuvent êtres arrêtés, et
guérit particulièrement les fièvres quartes. Prit dans de l’eau d’absinthe ou de
menthe, il donne la bonne digestion et renforce la mémoire si on l’administre dans
les véhicules convenables.
Ce sel est aussi utilisé en Alchimie pour la transmutation des métaux inférieurs, si
vous lui ajouté l’onctuosité des rayons du Soleil, lorsque le panthéon chimique
présumer conduire ce char comme l’ont décrit les poètes chimiques. Car la glorieuse
invention des poètes, qui établires les Dieux aux cieux célestes, ne sont rien d’autre
que présentation parabolique des Art les plus secrets de la chimie, par exemple
lorsque Apollon tue le serpent Python, ou l’adultère de Mars et Vénus. Et je pense et
suis persuadé que les fictions poétiques ont toujours caché les opérations chimiques.
Lorsque les poètes parlent des amours et des liaisons des Dieux et Déesses, et y
introduisent de nombreuses métamorphoses et transformations, nous ne devons
comprendre la fiction littéralement, car nous ignorerions la sage antiquité, qui était
alors très sages et comprenait les philosophes, et ne pas croire comme certains le
prétendent qu’ils avaient des pensées mauvaises, mais qu’ils ont caché les opérations
chimiques sous de telles allégories et expressions mystiques.