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Alcoolisme Adolescent: Défis et Solutions

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INTRODUCTION

Depuis 1978, l'OMS reconnaît l'alcoolisme comme une maladie, affectant


environ 91 millions de personnes dans le monde, dont la moitié est des adolescents.

En Suisse, 25% des adolescents de 15 à 20 ans sont alcooliques, tandis qu'en


Afrique, notamment au Niger et à Madagascar, environ 12% à 9% des adolescents
sont touchés respectivement.

À Toliara, des adolescents du CEG Centre Toliara s'adonnent à la consommation


d'alcool sans connaissance des effets néfastes sur leur santé, d'où le thème de la
recherche sur l'alcoolisme chez les adolescents.

L'objectif est de réduire la morbidité et les risques liés à l'alcoolisme en


identifiant les causes et les facteurs influençant sa consommation, et en proposant des
suggestions de prévention ou de lutte.

Le plan de recherche comprend une introduction, des généralités, une


méthodologie, des résultats suivis de discussions et de suggestions, et enfin une
conclusion.

1
I.GENERALITE

I.1.Définition des quelques termes

I.1.1-Alcoolisme

C’est la dépendance et trouble dus à la consommation excessive et


régulière de boissons alcoolisées [6]

I.1.2-Alcool
L’alcool c’est une substance psychoactive et il peut être décrit selon plusieurs
modalités. [7]

I.1.3-Alcoolémie

L’alcoolémie présente le taux d’alcool éthylique dans le sang. Ce terme


médical sert à vérifier la présence d’alcool dans le sang d’une personne, et le cas
échéant, à en mesurer la quantité en grammes par litre de sang ou en milligrammes
par litre d’air exprimé. [8]

I.1.4-Adolescent

C’est la période de la vie entre l’enfance et l’âge adulte, pendant laquelle


se produit la puberté et se forme la pensée abstraite. [9]

Selon la citation de MARCEL PROUST : L’adolescent est le seul temps


où l’on ait appris quelque chose.

I.2-Historique de l’alcool

L’Egypte ancienne
Des papyrus égyptiens décrivent les étapes de fabrication, l’importance de la
production et la commercialisation de la bière et vin.
La première appellation date probablement de cette époque avec des sceaux
indiquant l’origine des boissons, les bons vins et les bonnes années
Au 17ème siècle avant Jésus Christ en Mésopotamie la stèle d’Hammourabi, Roi
de Babylone, comporte des usages de quantité de vin de dattes et sur l’interdiction
faite aux prêtresses d’en consommes avant les sacrifices

Rome
Les romains prennent le relais (Dionysos devenant Bacchus) avec les fêtes
bacchanales fêtes règlementées.

2
L’empire s’étendant, exportant ses usages la vigne, le vin, avec succès. Cette
époque devient très expansive, productrice et rend la consommation plus
« démocratique ».Le vin devient le support de médicaments (coton l’ancien 234-149
avant Jésus Christ)
L’alcoodependance est décrite à cette époque

Le moyen âge
Au nom de gloire de Dieu, une viticulture monastique s’épanouit, le « père »
brasseurs de bière faisant de même.
L’ivresse toujours réprimée, devient une pêché
Le marché du vin s’accompagne de charge, impôts et privilèges tantôt
promulgués, tantôt abolis.
Dans cette époque, le monde paysan et citadin boit du vin tout qu’il n’est pas
devenu vinaigre

La renaissance
Cette époque marque l’essor du vin plaisir donc d’une boisson de qualité. La
naissance des grands crus aura lieu pendant les 17ème et 18ème siècles. [10]

I.3-Nature de l’alcool
En chimie, un alcool est composé organique dont l’un de carbone (celui-ci étant
tetraéduque) est lié à un groupe hydroxyle (-OH).
L’éthanol entrant dans la composition des boissons alcoolisées est un cas
particulier d’alcool.
Le méthanol est toxique et mortel à haute dose. [11]

I.4-Composante de l’alcool
L’alcool ou alcool éthylique est une substance psychoactive issue de la
fermentation ou de la distillation ou de fruit ou de grain riches en sucres.
De plus, l’alcool est un produit psychoactive dont l’utilisation chronique (sur une
longue période) peut entrainer une dépendance. [11]
I.5-Constituant de l’alcool
Toutes les boissons alcoolisées contiennent le même constituant, éthanol ou
alcool éthylique (C2H5OH) qui agit d’une manière spécifique, sur l’organisme,
l’alcool est aussi dû à la fermentation de graines ou de fruits, distillation. [12]

3
Etape de fabrication de l’alcool

Fruits équeutés et broyés

Ajout d’alcool ou de cognac

Fruits pressés, puis jus mis en décantation

Les parties solides Partis liquides (infusions)


déposent au fond de la récupérées
cuve

Addition d’eau et du sucre pour régler le


degré d’alcool entre 18 et 30°

I.6-Contexte général
La quantité d’alcool mise à la disposition de la population est donnée par les
statistiques issues de la vente et de la fiscalité des boissons alcoolisées qui donnent
une estimation de la consommation annuelle d’alcool pur par habitant tout âge
confondu. Celle-ci diminue depuis 30ans :15,7litres en 1970 ; 11,7 litres en 1994 et
10,7 litres en 1999.La consommation d’alcool moyenne par habitant de plus de 15
ans est passée de 26,1 litres d’alcool pur en 1961 à 13,2 litres en 2003 d’après les
données de l’observatoire français de drogue et toxicomanie. [13]

4
I.7-Effets immédiats de l’alcool
Effets en général de l’alcool

Apres la consommation, l’alcool absorbé tel quel niveau de l’intestin grêle et passe
dans le sang.

En quelque minute il est transporté dans tous l’organisme notamment au niveau de


cerveau.

L’alcool est éliminé essentiellement par la fois (95%), le 5% sont éliminés par le rein
(urine), la peau (sueur), le poumon (air expiré) et la salive par la réparation permet
d’évaluer, en mesurant la concentration d’alcool dans l’organisme.[ 20]

On constate donc les différents effets et les comportements liés à l’alcool :


 De douleur ;
 Des nausées ;
 Des maux de ventre ;
 Des vomissements ;
 Des brulures d’estomac ;
 Et des intoxications alcooliques.

Les comportements physiques sont :

 L’agressivité ;
 L’impulsivité ;
 La boulimie ;
 L’anorexie.

Troubles psychiques :

 Troubles anxieux ;
 Troubles dépressifs ;
 Troubles bipolaires ;
 Schizophrénie ;
 Troubles addictifs.[14]

5
I.8-CONSEQUENCES DE L’ALCOOL

I.8.1-Conséquence de l’alcool sur l’estomac

L’alcoolisation peut entraîner des érosions multiples, se traduisant


cliniquement par des douleurs épigastriques ou épigastralgies pouvant être violentes,
et parfois des hémorragies dues à des érosions gastriques ou à un syndrome de
Mallory-Weiss (déchirure superficielle de la muqueuse à la jonction entre l'œsophage
et l’estomac appelé Cardia). Le pyrosis, les régurgitations et l’œsophagite sont
fréquemment associés à une consommation excessive d’alcool

I.8.2-Conséquence de l’alcool au pancréas

L’alcoolisation chronique est, en France, responsable de 80 % des pancréatites


chroniques et de 50 % des pancréatiques aiguës.
Les cofacteurs explicatifs nutritionnels sont mal connus. La pancréatite chronique
est cependant rare et atteint 1à 2 % des sujets dont la consommation alcoolique est
excessive. L’alcool n’est pas en cause dans le cancer du pancréas. [15]

I.8.3-Conséquence de l’alcool sur l’appareil génital

Il serait intéressant de se demander quels sont les effets du vin sur notre appareil
uro-génital. En effet, on en parle peu mais le vin peut provoquer des dégâts
considérables sur ces organes. Cependant, il est important de préciser que nous
parlerons ici que des effets négatifs que le vin provoque sur ces organes pour la
simple et bonne raison qu’il n’y a pas d’effets positifs du au vin sur notre appareil
uro-génital. En effet, la molécule qui est ici active est l’éthanol qui n’apportera aucun
bien à ces organes. Le vin est ici déchu de son piédestal qui le rendait supérieur aux
autres alcools… [16]

I.8.4-Conséquence de l’alcool sur le système nerveux périphérique

La toxicité de l’alcool sur le système nerveux s’envisage deux niveaux : il existe


une toxicité fonctionnelle, dans laquelle des effets aigus persistent tant que
l’alcoolémie reste élevée puis disparaissent ensuite. Ces effets peuvent avoir des
conséquences graves à court terme (troubles du comportement, accidents, violences)

6
mais n’entraînent pas de séquelles. La toxicité lésionnelle comprend les effets
chroniques résultant d’une consommation prolongée d’alcool : persistant même
après arrêt de cette consommation, ils sont susceptibles de laisser des «traces»
définitives. Les sujets concernés et les conséquences de ces deux types de
manifestations sont donc extrêmement différents. [17]

I.8.5-L’alcool et la température du corps

En effet, même si la peau se réchauffe, le corps perd de sa chaleur. Cette


sensation que procure l’alcool est due à la dilatation des vaisseaux sous la peau : le
sang se rapproche de celle-ci, ce qui dépose sur nos joues une rougeur. Les
terminaisons nerveuses situées en surface interprètent cette augmentation de
température, c'est pour cela que l'on a l'impression de se réchauffer. En réalité, la
température du corps s'abaisse d'un demi-degré tous les 50 g d'alcool absorbé. La
sensation de chaleur peut donc camoufler un abaissement de température et
engendrer des problèmes graves par temps froid.[18]

I.8.6-L’alcool augment des risques de cancer :

La consommation de boisson alcoolisées augmente le risque de certains


cancer et ce à partir d’un verre par jour. Ce risque est même quelle que soit la
boisson alcoolisée consommée : vin, bière, apéritif ou alcool fort (spiritueux).C’est la
molécule d’alcool (d’éthanol) qui est cancérigène.

Sept cancers ont un lien avéré avec une consommation d’un verre par jour :

 De la bouche et la gorge (larynx et pharynx) ;


 De l’œsophage ;
 Du foie ;
 Du colon et le rectum ;
 Du sein.

I.8.7-L’alcool augmente le risque des maladies cardio-vasculaires :

 HTA ;
 Favorise risque d’hémorragie cérébrale ;
 Peut entrainer des troubles des rythmes cardiaques.

7
I.8.7-Le risque de cirrhose

L’alcool est la cause principale des cirrhoses de foie, autant pour les personnes
alcoolo-dépendantes que pour celles qui ont une consommation régulière et
excessive.

I.8.8-Conséquence a longue terme de l’alcool sur le cerveau

La consommation d’alcool régulière et excessive peut être responsable de


trouble cognitif : altération de la mémoire, des capacités de planification, d’attention
et de prise de décisions. Ces troubles s’observent notamment chez les personnes
souffrant des cancers nutritionnels.

I.8.9 Conséquence sociale de la prise de l’alcool

 des conflits dans ses relations professionnelles ;


 des fautes liées à son manque de motivation et d'attention ;
 des risques de licenciement ;
 un endettement progressif ;
 l'expulsion, payer son loyer n'est plus du tout une priorité pour l'alcoolique ;
 la désinsertion : l'alcoolique se replie sur lui-même et rejette inconsciemment
son entourage qui petit à petit s'éloigne ;
 des risques d'accidents pour les usagers de la route provoquant l’ARC ou
l’Accident par Responsabilité Civile. [19]

I.9-LUTTE CONTRE L’ALCOOLISME

 Limiter les risques liés à l’ivresse (accident de la route, conduit sexuel à


risques) ;
 Aider à être conscient de sa propre consommation d’alcool et à voir une
consommation responsable ;
 Les préventions chez les jeunes cibles surtout la sécurité par la campagne
publicitaire. [21]

I.10-SOINS INFIRMIERS DEVANT LE CAS D’ALCOOLISME

Prendre soins les personnes alcoodependantes nécessite d’avoir mené une


réflexion sur ses propres représentations de l’alcoolisme.

Les rôles de l’infirmier sont importants dans la délivrance et


l’accompagnement à la prise du traitement :

8
 Préparation de commande et ordonnancement de la pharmacie ;
 Etre assuré que la prise est effective. (stockage/tentative de suicide, trafic)
 Surveillance et transmission des effets positifs ;
 Surveillance et transmission des effets indésirables ;
 Education de patient à la prise du traitement.

I.11-PRISE EN CHARGE DE BUVEUR


 Informer, soutenir, réconforter dans une ambiance calme ;
 Relaxation ;
 Mise en place et renforcement d’une relation psychothérapeutique ;
 Réappropriation corporelle ;
 Revalorisation narcissique ;
 Accompagnement social ;
 Groupe de parole ;
 Groupe d’éducation sur l’alcool.

I.12-TRAITEMENT DE L’ALCOOLISME

 Traitement médicamenteux :
Benzodiazepines: example seresta (oxazepam), valium (diazepam). Valium 10
1cp/6h

Seresta 50 mg jusqu’à 8 cp/ jrs

Ce sont les médicaments de première intention du sevrage. Ils réduisent


l’incidence et la sécurité du syndrome de sevrage, des crises comitiales.

 Autres traitements : équinol

Les bétabloquants, hypotenseur et ayant une action sur les tremblements

Magnésium (Mag2) si hypokaliémie

Hydratation suffisante avec :

Thiamine vitamine B1 en IV (500 mg/jour)

Pyridoxine vitamine B6 réduit le risque de crise convulsive

(vitamine .PP, cofacteur associé des B1 et B6)

I.13-SEVRAGE :
I.13-1.Les sevrages préparés :

 Bien mettre en évidence l’origine de la demande. Les patient ?l’entourage ?


l’employeur ?la justice ?
9
 Attente ?quels sont les projets thérapeutiques et de vie (élaboration, aide,
motivation, techniques)
 Dans un espace thérapeutique adapté
 Les moments et le contexte sont-ils favorables ?

I.13-2.Les sevrages non programmés : contraints ou dans l’urgence

 Sevrage contraints ;
 Sevrage dans l’urgence ;

I.13-3.Les sevrages multiples :

Maturation de la motivation, accompagnement sur du long terme

I.13.4.Modalité de sevrage :

Les sevrages ambulatoires : pourrait permettre de poursuivre l’activité


professionnelle, le maintien des relations familiale et sociale. Demande une
participation active du patient

Contres indications : algologique, dépendance physique sévère


Somatique : affection sévère somatique
Psychiatrique : syndrome dépressif ou autres pathologie psychiatrique

I.13-5.Les sevrages institutionnels :

Soustrait le patient à son environnement et permet une surveillance continue.


En général, 10 jours : avec projet social et écologique

I.14-L’arrêt de l’alcool

Ne vous persuadez pas que vous devez arrêter de boire par vos propres moyens.
Vous portez un lourd fardeau, mais beaucoup de personnes (y compris des
professionnels) sont là pour vous aider. Il est souvent plus facile d'arrêter avec l'aide
d'une intervention médicale que de tenter un sevrage brutal
Essayez de fixer une date importante pour arrêter de boire. Soyez ambitieux, mais
raisonnable. Si vous êtes un très grand buveur, vous devrez d'abord diminuer votre
consommation d'alcool pour éviter les symptômes du sevrage. Dans ce cas, il est
préférable de demander à votre médecin de vous aider à planifier la date de l'arrêt
définitif. [22]

10
II.METHODOLOGIE DE RECHERCHE

II.1. cadre de l’étude

Toliara se situe à 357 km à l’Est de capitale de Madagascar qui est au Sud-


Ouest de l’Océan Indien. C’est une ville potentielle économique et touristique. Notre
étude a été réalisée au Collège d’Enseignement général (CEG) Centre Toliara. Il se
trouve sur la route vers CHU-Tanambao Toliara et inclu dans la Direction Régionale
de l’Education Nationale (DREN) Atsimo Andrefana, CISCO Toliara-I.

II.2. Type de l’étude


Il s’agit d’une étude prospective.
II.3. Période étudiée
La période d’étude couvre l’année 2024 au CEG Centre Toliara.
II.4. Durée de l’étude
Notre étude a duré (03) mois de mois de Janvier 2024 jusqu’au mois de Mars 2024.
II.5. Population étudiée
Elle est constituée par les élèves de la classe de 3ème au CEG Centre Toliara.
II.5.1.Critères d’inclusion
Tous les élèves qui ont déjà essayé de prendre l’alcool quel que soit l’âge et
genre.

II.5.2.Critères d’exclusion
Tous élèves qui n’ont pas pris de l’alcool
II.6. Mode de l’échantillonnage
Le mode d’échantillonnage est tirage aléatoire simple.
II.7. Taille de l’échantillon
L’échantillon est composé de100 élèves qui ont déjà essayé de prendre
l’alcool
II.8. Variables étudiées
-variables socio-économiques et culturelles
 Age ;
 Genre ;
-variables liées à la connaissance, attitude et pratique de prise de l’alcool

11
 Mode de prise de l’alcool ;
 Connaissance de méfait de l’alcool ;
 Cause de la prise de l’alcool ;

II.9-Mode de collecte de donnée


Les données ont été collectées par une enquête
II.10. Outils de collecte de données
Fiche questionnaire, stylo, crayon, gomme
II.11. Mode de traitement de données
Les données recueillies ont été traitées sur l’ordinateur à l’aide de logiciels
Word pour le texte et Excel pour calcul, tableau et figure.
II.12. Calcul statistique
Proportion = (ni ÷ N) ×100;
Ni: Effectif ;
N: Nombre total des cas.
II.13. Limite de l’étude
Quelques élèves sont occupés par leur étude et qu’ils n’ont pas le temps
disponible pour répondre à l’enquête.
II.14. Considération éthique
Il a fallu une autorisation d’exécution d’enquête signé par le Responsable de
l’INSPNMAD et le Directeur du CEG Centre Toliara. .
Le respect de la confidentialité a été préservé tout au long de l’étude.
L’anonymat se caractérise par la seule numération de la fiche d’enquête. Tout a été
organisé pour protéger le secret professionnel que ce soit lors de l’enquête, traitement
de données qu’a la diffusion des résultats.

12
III.RÉSULTATS
Encadré 1 : fréquence des élèves qui ont déjà pris de l’alcool

Nombre total des élèves enquêtés 100

Nombre des élèves qui ont déjà pris de l'alcool 64

Fréquence 64

Source : enquête des élèves 3ème du CEG Centre Toliara.

L’alcoolisme chez les adolescents représente 64% au CEG Centre Toliara.

13
Tableau I : Répartition des élèves enquêtés selon l’âge

Tranche d’âge Effectif Pourcentage (%)

Inferieur 13 ans 1 1,35

13 à 17 ans 60 81,08

17 ans et plus 13 17,57

Total 74 100

Source : enquête des élèves 3ème du CEG Centre Toliara. Le tableau montre que les
élèves entre la tranche d’âge 13 à 17ans sont plus nombreux avec un taux de 81,08%

14
Figure 1 : répartition des élèves enquêtés selon le genre

Source : enquête des élèves 3ème du CEG Centre Toliara.

Parmi les 74 élèves enquêtés et qui ont déjà pris de l’alcool au CEG Centre
Toliara. 55% sont de genre masculin.

15
40
35
30
25
20
15
10 pourcentage(%)
5
0
t r e s an e e
en jou ain oi r ell nu
m m a n n
le ar em r p sio co
seu ep rs e pa ire ca In
is ir pa ir bo oc
fo bo ire bo ire
e o o
un b b
ire
bo

Figure 2: répartition des élèves enquêtés selon le monde de prise de l’alcool

Source : enquête des élèves 3ème du CEG Centre Toliara.

Cette figure nous montre que 35,13% des élèves enquêtés disaient qu’ils boivent
occasionnellement.

16
Tableau II : répartition des élèves enquêtés selon la connaissance des méfaits de
l’alcool

Méfaits de l'alcool Effectif Pourcentage (%)

Ne pas connaitre qu'un méfait 22 29,74

Connaitre 2 à 3 méfaits 19 38,64

Connaitre 4 à 5 méfaits 16 21,62

Connaitre 6 et plus méfaits 7 10

Total 64 100

Source : enquête des élèves 4ème du CEG Centre Toliara.

Ce tableau nous montre que 0% des élèves enquêtés connait de 6 et plus des méfaits
de l’alcool.

17
Tableau III : Répartition des élèves enquêtés selon les causes de prise de l’alcool

Cause de la prise de l'alcool Effectif Pourcentage (%)

Boire pour résoudre un problème 9 12,17

vivre avec des parents buveurs 24 33,94

Inviter par amis de classe 11 14,86

Inviter par frères ou sœurs buveurs 14 18,92

Manque de loisir 6 8,11

Total 74 100

Source : enquête des élèves 4ème du CEG Centre Toliara.

Ce tableau nous montre que vivre avec des parents buveurs sont plus nombreux avec
un taux de 33,94%.

18
IV.COMMENTAIRE ET DISCUSSION

Dans notre étude nous avons répertorié 64% des élèves déjà pris de l’alcool pendant
cette période.

Les données épidémiologiques sur la consommation d’alcool en France a trouvé


59,8% des adolescents déclarent avoir déjà bu au cours de leur vie en France. [23]

1. Selon l’âge

Le tableau I montre que l’âge de 13 à 17 ans est plus nombreux avec un taux de
81,08%. L’âge moyen de la première ivresse chez les jeunes est de 15 ans. [24]

2. Selon le genre
Dans cette étude, nous avons observé une prédominance féminine de 55,41% des cas,
dans ce collège d’enseignement Général Centre Toliara.
En terme de sex-ratio, que ce soit pour l’expérimentation de l’alcool ou ivresses, les
garçons se relèvent plus précoces que les filles au cours de première année de
l’adolescence, ces dernières les rattrapent toutefois dès l’âge de 15 ans. [25]

Dans les pays développés, la fréquence de la consommation d'alcool par les femmes
semble en augmentation bien que les quantités consommées soient généralement
moins importantes que chez les hommes. Dans la plupart des pays en
développement, les jeunes femmes sont beaucoup moins susceptibles de boire que
les hommes; dans les pays développés, par contre, les pourcentages sont à peu près
les mêmes.

3. Selon la connaissance de méfait de l’alcool


Au CEG Centre Toliara, aucun élève ne connait les 6 méfaits de l’alcool.
Cette méconnaissance de l’alcool pourrait expliquer par l’inexistence du programme
d’enseignement scolaire concernent l’alcoolisme au niveau des établissements
scolaires privés et par l’absence également de sensibilisation sur l’alcoolisme
effectuée par le personnel de santé.

4. Selon le mode de prise de l’alcool

35,13% des élèves boivent occasionnellement de l’alcool.


Beaucoup de fête à Madagascar est effectuée et organisée par la présence des
boissons alcooliques des toutes sortes. Et bon nombre de gens pensent que la fête
sans alcool n’est pas une fête, n’est pas festif et n’est pas célèbre.
Par conséquent, certaines fêtes sont mal terminées due à la présence de l’alcool. [26]

5. Selon la cause de prise de l’alcool


Vivre avec parents buveurs sont les plus nombreux avec un taux de 45,94%

19
De cette situation, ces élèves sont influencés par leurs parents.
Par contre les parents peuvent servir de "modèles" à leurs enfants et leur enseigner
soit l'abstinence soit la tempérance. En fait la famille est peut-être le cadre
qui convient le mieux pour la formation d'habitudes raisonnables en matière de
boisson alcoolique, selon l’Organisation mondiale de la Santé à Genève 1989 [27]

20
V.SUGGESTIONS

Au terme de cette étude, les recommandation suivantes sont proposées et s’adressent

1) A l’endroit du Ministre de la santé


 Augmenter le taxe décourageant l’importation de l’alcool ;
 Créer des centres de poste cure ou de prise en charge des alcooliques pour la
lutte contre l’alcool ;
 Créer une organisation dans la lutte contre l’alcool.

2) A l’endroit du personnel de santé et le centre de santé de base


 Programmer la sensibilisation et information des élèves au niveau des
établissements scolaires .Cette sensibilisation est basée sur :
-les avantages d’une vie sans alcool, ni de drogue et les méfaits de
drogue ;
-des promotions des dialogues parents et enfants sur l’éducation.

3) A l’endroit de la masse medias


 Sensibiliser le public aux risques de la santé liés à la consommation de
l’alcool, ainsi que aux avantages de désintoxication alcoolique et de mode de
vie sans alcool.

4) A l’endroit de centre d’éducation


 Intégrer la lutte contre l’alcool dans la formation d’éducation ;
 Mettre en place des campagnes aux adolescents pour les méfaits de l’alcool ;
 Eduquer les conséquences de l’alcool.

5) A l’endroit d’établissement scolaire


 Etablir et réaliser des séances d’information et sensibilisation sur les méfaits
de l’alcool et les drogues
.
6) A l’endroit des parents
 Donner un bon exemple en s’abstinent de consommer de l’alcool en
présence des enfants ;
 Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne
s’en détournera pas.

21
CONCLUSION

L’alcoolisme est une dépendance et trouble dus à la consommation excessive et


régulière des boissons alcoolisées. Il reste encore de problème de santé publique car
91 millions d’êtres humains souffriraient de désordres liés à l’abus de l’alcool dans le
monde.

Dans notre étude effectuée au CEG Centre Toliara, 64% des élèves ont déjà pris de
l’alcool. 10% des élèves enquêtés savent les six méfaits de l’alcool. 33,94 % des
élèves vivent avec leurs parents buveurs.

D’après nos résultats, notre hypothèse dont des connaissances, pratiques et pratiques
des camarades et autres influent la prise de l’alcool ; est vérifiée.

Une solution pour combattre à ce problème est la prévention par la mise en place
d’un programme de lutte contre l’alcoolisme, de campagne de sensibilisation et
l’éducation familiale des enfants.

Enfin, nous souhaitons que cette recherche soit un outil pour contribuer à la
réduction du taux de morbidité dû à l’alcoolisme.

22

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