0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues64 pages

Theme Aymen+Lamine - Compressed

Mémoire inondation

Transféré par

rayane160101
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues64 pages

Theme Aymen+Lamine - Compressed

Mémoire inondation

Transféré par

rayane160101
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET

POPULAIRE
Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique

Université Kasdi Merbah Ouargla

FACULTÉ DES SCIENCES APPLIQUÉES


Département de Génie Civil et Hydraulique

Filière: HYDRAULIQUE
Spécialité: RESSOURCES HYDRIQUES

Thème
Une étude prédictive des zones inondables de la ville de Béjaïa
Présentés par:
BOUDRAA Med LAMINE
BENZAOUI AYMEN

EL FERGOUGUI MERIEM MCA UKM Ouargla Président


MECHRI EL AID MCA UKM Ouargla Examinateur
BOUAMRANE Ali MCB UKM Ouargla Encadreur

Année Universitaire:2022/2023
Remerciements
Nous commençons par remercier dieu le tout puissant de
nous avoir donné le courage, la volonté et l'amour du
savoir pour pouvoir réaliser ce modeste travail.
Nos plus vifs remerciements vont à BOUAMRANE Ali
pour avoir accepté de nous encadrer et nous diriger
tout le long de la réalisation de ce projet, et pour Tous
les conseils instructifs et
Judicieux et leur disponibilité.
Nous tenons à remercier également les membres de
Jury:
EL FERGOUGUI MERIEM et MECHRI EL AID.

Pour avoir accepté d'examiner ce travail.


A tous les enseignants du département Hydraulique et
Génie civile qui ont contribué à notre formation.
DEDICACE :

Je dédie ce modeste travail


à mes chers parents et
toute ma famille.

Mes très chers amis et


Mes camarades de la
promo de Ressources
hydrauliques De2022/2023

BOUDRAA Med LAMINE


DEDICACE :
Je dédie ce modeste travail à
mes chers parents. Ma mère
pour m'avoir mis au Monde
et pour m'avoir accompagné
tout le long de ma vie. Je lui
dois une fière Chandelle.
Mon père qui sans lui je ne
serais pas arrivé jusqu'ici.
J’espère toujours
Rester fidèle aux valeurs
morales qu'il m'a apprit.
Mes très chères sœurs et toute ma famille.
Mes très chers amis et
Mes camarades de la
promo
d'hydrauliqueDe2022/2023

BENZAOUI AYMEN
Table des matières
Liste des figures
Liste des Tableaux
Résumé
Introduction générale………………………………………………………………..1
Chapitre I : Revue de La littérature
1. Introduction………………………………………………………………………5
2. Notion sur l’inondation ……………………………………………………..……5
3. Les causes et origines des inondations………………………………………...….5
3-1. Causes d’origine naturelle……………………………………………….……..5
3-2. Causes d’origine humaine directe………………………………………….…..5
3-3. Causes d’origine humaine indirecte ……………………………………………6
4. Facteurs physiques qui influencent les inondations………………………………6
4-1. Précipitations……………………………………………………………..….6
4-2. Topographie ……………………………………………………………..…..6
4-3. occupations de sol …………………………………………………………...6
4-4. Végétation………………………………………………………………….…6
4-5. Cours d'eau et systèmes de drainage………………………………………....6
4-6. Niveau de la mer…………………………………………………………..….6
5. Différents types d'inondations………………………………………………..…...7
5-1 Les inondations de plaine ……………………………………………………..7
5-2 Les inondations par ruissellement …………………………………………….7
5-3 Les inondations par remontée de nappe ………………………………………7
5-4 Inondation par rupture d’un ouvrage …………………………………………8
5-5 Les inondations par submersion marine ………………………………………8
5-6 Les inondations dues à des crues torrentielles ………………………….…….9
6- Modifications de l’occupation de sols…………………………………………10
7. Notion du risque des inondations ……………………………………………….….10
8- Conséquences engendrées par les inondations…………………………….……....12
8-1. Pertes humaines……………………………………………………………....12
8-2. Dommages matériels……………………………………………………….…12
8-3. Déplacements de population……………………………………………….….12
8-4. Perturbations socio-économiques……………………………………….……..12
8-5. Impact sur l'environnement…………………………………………….……...13
8-6. Effets psychologiques…………………………………………………..…….13
9-Les mesure de gestion du risque d'inondation……………………………………..13
9-1. Les mesures structurelles…………………………………………………..….13
9-2. Mesures non structurelles………………………………………………….….15
10- Méthode d’évaluation des risques d’inondations …………………………………17
11-Cartographie des risques d'inondations………………………………………..…17
12- Les inondations à l’échelle nationale …………………………………………....18

Chapitre II : Système d'information géographique (SIG(


1. Introduction……………………………………………………………………… 21
2. Système d'information géographique (SIG)…………………………………….…21
3- Données des SIG…………………………………………………………………..21
3-1. Données vectorielles……………………………………………………….…21
3-2. Données raster………………………………………………………….…….22
3. Composant d’un SIG……………………………………………………….………22
4. Fonctionnalités et avantages du SIG dans la gestion des inondations………. …..24
4-1. Collecte et gestion des données……………………………………………….24
4-2. Analyse spatiale……………………………………………………………….24
4-3. Cartographie et visualisation……………………………………………….…25
4-4. Prévision et alerte précoce………………………………………………….…25
4-5. Gestion des interventions d'urgence………………………………… …..….25
4-6. Planification et gestion des risques……………………………………….….25
5. Sources d'information géographique……………………………………..……….25
6. Méthodes et techniques de cartographie des zones sensibles……………………..27
6-1. Méthodes et techniques quantitatives…………………………………………27
6-2. Méthodes et techniques qualitatives…………………………………….……..27
Chapitre III : présentation la zone d’étude
1. Introduction ……………………………………………………………………….29
2. Localisation de la zone d’étude…………………………………………………….29.
3. Définition de B.V…………………………………………………………………..29
4. Situation géographique du bassin de la Soummam ……………………………….30
5. Le climat de la région: ……………………………………………………..……….31
6. Couvert végétal…………………………………………………………………..….32
7 .L’état géologique …………………………………………………………………...33
7-1. Le Quaternaire………………………………………………….………………..33
7-2. Le Pliocène Continental………………………………………………………….33
7-3. Le Miocène ………………………………………………………..…………….33
7-4. L’Oligocène…………………………………………………………..…………..33
7-5. L’Eocène…………………………………………………………………………33
7-6. Le Crétacé……………………………………………………...……..…………..33
7.7. Le Jurassique............................................................................................................34
7.8. Le Trias ....................................................................................................................34
8. Les sols ……………………………………………………………………..…………34
9. Morphologie du bassin……………………………………………………….………..35
10. Réseau Hydrographique………………………………………………….…………..37

Chapitre IV :Cartographie de la susceptibilité à l’inondation


1-introduction ……………………………………………………………………………40
2. méthodologie …………………………………………………………….……………40
2-1. Collecte et extraction des données …………………………………….…………40
2-2. Prétraitement des données ………………………………………………..………40
2-3. Construction du modèle AHP :……………………………………..…………….40
2-4. Intégration dans un SIG et cartographie de résultats ……………………….……41
3. Collecte et extraction des données……………………………………………….……41
4. Standardisation…………………………………………………………………………42
5. Construction du modèle AHP………………………………………………………….42
6. Pondération des facteurs et combinaison des couches…………………………..…….43
6-1. Flow accumilation…………………………………………….………………….43
6-2. la pente....................................................................................................................44
6-3.La Stream Power Index……………………………………..…………..…….……45
6-4. Occupation de sols ……………………………………………………………..….46
6-5. élévation …………………………………………………………………………...47
6-6. Distance par rapport au cours………………………………………………..……..48
7. Discussion ……………………………………………………………….……….…….51
8. conclusion ……………………………………………………………….……………...51
Conclusion général ………………………………………………………..………………53
Références bibliographique :……………………………………………..………;;………54
Liste des Figures:
Figure Page

FigureI-1 : Inondation de Plaine source 7

Figure I-2 : Inondation par remontées des nappes phréatiques 8


Figure3 : rupture d’un barrage 8
Figure I-4Les inondations littorale sous submersions marines (Source graphies / 9
MEDD-DPPR)
Figure I-5 : Inondation par crue torrentielle 10
Figure I-6Courbed’isorisque. 11

Figure I-7 : Décomposition du risque d’inondation en aléa et vulnérabilité(source : 12

Damien RACLOT)
Figure I-8.les trois modes de gestion du risque d’inondation ( source : Damien 15
RACLOT )
FigureI-9 : Inondation (Ghardaïa 2008) 19
FigureI-10 : inondation Bab El oued (Alger 2001) 19
Figure II-1: Donnée vecteur 22
Figure II-2: Donnée Raster 22
Figure II-3: Composant d’un SIG 24
Figure II-4: Sources d'information géographique 26
Figure III-1: position géographique du bassin versant. Sources (ANRH) 30
Figure III-2: répartition climatique du B.V Soummam 32
Figure III-3: Carte géologique du bassin versant de la Soummam (Charifi , 2006) 33
Figure III-4: Carte des sols du bassin de la Soummam 34
Figure III-5: les sous bassins de la Soummam. Source (extrait la carte hydro 36
climatologique du bassin) ANRH
Figure III-6: Carte du réseau hydrographique du bassin de la Soummam (S.charifi 37
2003)
Figure III-7: Longueur des principaux oueds du bassin 38
Figure IV-1: accumulation de debit 44
Figure IV-2: carte de la pente 45
Figure IV-3: Stream power index SPI 46
Figure IV-4: carte occupation du sol 47
Figure IV-5: carte altitudes 48

Figure IV-6: Carte distance de la rivière. 49

Figure IV-7: carte de susceptibilité aux inondations 50

Liste des Tableaux:

Tableaux page Chapitre

Tableau 1 : historique des inondations en Algérie 19 01

Tableau 2 : répartition les 17 B.V en Algérie 31 03


Tableau 3 : Superficies des sous bassins versants de la Soummam 36 03
Tableau 4 : Sources des données utilisées dans l'étude 41 04
Tableau 5 : La matrice de comparaison de poids des facteurs 49 04
Tableau 6 : Les poids normalize 50 04
Introduction générale

1
Introduction générale

Introduction générale

L’inondation est une submersion, rapide ou lente, d'une zone habituellement hors d'eau, Qui
peut être provoquée de plusieurs façons, par des pluies importantes en durée et (ou) en
intensité. (Cortes, 2006).
Le risque inondation est la conséquence de deux composantes : l’eau qui peut sortir de son lit
habituel d’écoulement ou apparaître et l’homme qui s’installe dans la zone inondable pour y
implanter toutes sortes de constructions, d’équipements et d’activités. (ANDRE, Musy -1998)
Dans un contexte scientifique, phénomène naturel est quelque chose qui se produit ou qui
existe sans intervention humaine. Mais évidemment, l’intervention humaine existe bel et bien
sous forme d’activités : déforestation, drainage rapide des terres rurales, urbanisation, et
présence et exploitation de structures.(www.ontario.ca/fr )
Le problème avec les changements climatiques et le phénomène de l’effet de serre dans ces
dernières décennies, c’est que l’ampleur des phénomènes naturels (neige, pluie, fonte des
neiges, averses, vent) à l’origine des inondations dépassait tellement les moyennes
enregistrées jusqu’ici que les interventions humaines ont eu très peu d’effets, positifs ou
négatifs.
A l’échelle mondiale : depuis quelques années, les inondations deviennent progressivement
plus communes et de plus grande envergure. Les régions affectées voient des inondations de
récurrence de 100 ans ou plus se produire à plusieurs reprises dans une même décennie, voir
la même année (Dauncey, 2009).
plus de 500 millions de personnes sont affectées par les inondations dont 400 millions en Asie
et plus de 25 000 en périssent chaque année (Franck LAVIGNE-Sorbonne)
Les inondations représentent 34% des catastrophes naturelles, et génère environ 20.000
victimes par an avec des dégâts pesants à travers le monde (Ben Mahmoud, 2011).
En Algérie, les terres sont soumises à des inondations répétées dont les conséquences se
traduisent par la dégradation des voies de communication, l’inondation des terres agricoles
occupant les dépressions et les terrasses alluviales, et parfois même par l’inondation de
certaines agglomérations entraînant quelquefois des pertes humaines et économiques.
Les inondations des agglomérations résultent de pluies torrentielles dont les effets sont
souvent amplifiés par les facteurs naturels du relief et d’autres facteurs liés à une urbanisation
anarchique (construction en zones inondables) et non maîtrisées (manque d’entretien des
réseaux d’assainissement), bassin versant dénudé, passage de feux de forêts sur le versant…
La wilaya de Béjaia et le nord algérien en général menacé par l'inondation à cause de

2
Introduction générale

l'étalement urbain, de la croissance démographique, des systèmes municipaux non


réglementés et de l'utilisation aveugle des terres.
La réduction du risque inondation est complexe et implique une compréhension approfondie
du fonctionnement hydrologique à l’échelle du bassin versant.
La gestion du risque inondation nécessite un accompagnement durable afin de préparer
l’ensemble du territoire à anticiper ces événements. Elle est encadrée par un ensemble de
documents stratégiques permettant de planifier les actions de prévention, de prévision et de
protection nécessaires. Leur objectif commun vise à réduire les dommages potentiels sur la
santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique
Cependant, l'atténuation des impacts des inondations peut être obtenue grâce à des systèmes
de prévision de la mise en œuvre des inondations.
Le but de cette étude est d’évaluer le risque d’inondation dans le bassin versant d’oued
Soummam et ce, par la méthode hiérarchique multicritères (AHP) dans un système
d’information géographique (SIG).
Notre étude suit la méthodologie suivante :
Collecte des données : consiste à collecter toutes les données nécessaires pour créer une carte
des risques d'inondation.
Cela peut inclure des données sur les précipitations, l'altitude, les sols, les cours d'eau, les
réseaux de drainage, les zones inondables, etc.
Analyse des données : Les données collectées doivent être analysées pour évaluer leur
pertinence et leur fiabilité. Cela peut impliquer l'utilisation de techniques statistiques et
géospatiales pour identifier les tendances et les modèles dans les données.
Évaluation des risques : L'étape suivante consiste à évaluer les risques d'inondation dans la
zone d'étude en utilisant des données cartographiques et des modèles de simulation. L'analyse
des risques peut être effectuée à l'aide de l'AHP, qui permet de hiérarchiser les risques en
fonction de leur probabilité et de leur impact sur l'environnement et les populations locales.
Modélisation des risques : La modélisation des risques est une étape importante dans la
création d'une mémoire cartographique pour les risques d'inondation. Cela implique la
création de modèles de simulation pour représenter les différents scénarios de risque
d'inondation, en utilisant les données collectées et analysées précédemment.

3
Chapitre I:

Revue de Lalittérature

4
Chapitre I : Revue de La littérature

1-Introduction
Les risques d'inondation sont des problèmes majeurs dans de nombreuses régions du monde,
avec des conséquences dévastatrices sur les populations et les infrastructures. Les inondations
sont souvent causées par des événements météorologiques extrêmes tels que de fortes pluies,
des tempêtes tropicales ou des crues soudaines. Elles peuvent provoquer des pertes humaines,
des déplacements massifs de populations, la destruction de biens matériels, ainsi que des
répercussions économiques et environnementales considérables. Dans ce chapitre de revue de
littérature, nous examinerons les différents aspects des risques liés aux inondations, en
mettant l'accent sur les facteurs de vulnérabilité, les impacts sur les écosystèmes, les mesures
de prévention et d'adaptation, ainsi que les défis liés à la gestion des inondations.
2-Notionsdes Inondations
L’inondation est une submersion temporaire d’une zone habituellement sèche, par des eaux
douces (fortes pluies, débordements de rivières,...........…etc.) ou salées (submersion marine,
tsunami,…etc.).Elle peut être un phénomène régulier ou catastrophique et peut se produire
lentement ou très rapidement selon les conditions topographiques et météorologiques de la
zone affectée. L’inondation est issue de nombreux facteurs dont le plus répandu dans le
monde est les crues. D’ordre général on peut définir les inondations comme un phénomène
qui se produisent lorsque des zones qui sont normalement hors de l'eau sont submergées par
des quantités anormalement élevées d'eau. Il s'agit d'un phénomène naturel caractérisé par le
débordement d'un cours d'eau, une accumulation excessive des eaux de pluie ou une élévation
du niveau de la mer. Les inondations peuvent également être provoquées par des événements
tels que des ruptures de barrages ou des marées de tempête.
03- Les causes et origines des inondations
Les inondations sont causées par plusieurs facteurs, dont on cite :
- Causes d’origine naturelle: elles correspondent aux phénomènes météorologiques et
climatiques tels que : pluies exceptionnelles, orages violents, pluies torrentielles,
fonte des neiges,…etc.
- Causes d’origine humaine directe :elles consistent dans la modification du système
fluvial des cours d’eau ou de leurs caractéristiques morphologiques (largeur, longueur,
pente, etc.) par la construction d’ouvrages hydrauliques, le drainage, l’irrigation, la
dégradation des sols et l’agriculture intensive (accélère le ruissellement et limite
l’infiltration).

5
Chapitre I : Revue de La littérature

- Causes d’origine humaine indirecte :elles sont liées à la pollution et le


réchauffement climatique qui ont modifié les conditions climatiques du monde entier.
L’émission de gaz à effet de serre provoque la fonte des glaciers des pôles (nord et
sud), ceci entraine la montée du niveau des océans et des cours d’eau ainsi que la
procréation de cyclones d’intensité importante

4-Facteurs physiques qui influencent les inondations


4-1.Précipitations : Les précipitations sont l'un des facteurs les plus importants dans la
survenue des inondations. Des pluies abondantes sur une courte période ou des
précipitations prolongées peuvent entraîner une augmentation du ruissellement et de
l'accumulation d'eau, ce qui peut provoquer des inondations.

4-2.Topographie : La topographie d'une région, notamment l'altitude, la pente du terrain


et la configuration des bassins versants, influence le déplacement de l'eau lors des
précipitations. Les zones à faible altitude ou situées en aval de pentes raides sont plus
susceptibles de subir des inondations car l'eau a tendance à s'y accumuler.

4-3.Types de sols : Les caractéristiques du sol, telles que la perméabilité, la capacité


d'absorption de l'eau et la saturation, jouent un rôle crucial dans la survenue des
inondations. Les sols imperméables, tels que l'argile compacte ou le béton, ne permettent
pas à l'eau de s'infiltrer facilement, ce qui augmente le ruissellement et les risques
d'inondations.

4-3.Végétation : La présence de végétation peut jouer un rôle dans la régulation des


inondations. Les zones avec une couverture végétale dense, comme les forêts ou les
prairies, peuvent ralentir le ruissellement et favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol,
réduisant ainsi les risques d'inondations. En revanche, les zones dépourvues de végétation,
telles que les zones urbaines, ont tendance à avoir un ruissellement plus élevé.

4-4.Cours d'eau et systèmes de drainage : La configuration des cours d'eau, leur


capacité de transport de l'eau et la présence de systèmes de drainage influencent
directement le niveau d'inondation. Les rivières étroites ou les canaux de drainage
insuffisants peuvent provoquer des débordements et des inondations en cas de fortes
précipitations.

4-5.Niveau de la mer : Dans les zones côtières, le niveau de la mer joue un rôle essentiel
dans les inondations. Les tempêtes, les marées de tempête et l'élévation du niveau de la mer

6
Chapitre I : Revue de La littérature

peuvent entraîner une submersion côtière, où l'eau de mer pénètre à l'intérieur des terres et
provoque des inondations.
5. Différents types d'inondations
Il existe différents types d'inondations qui peuvent se produire en fonction de leur origine et
de leurs caractéristiques. Voici quelques-uns des principaux types d'inondations :
5-1 Les inondations de plaine
Elles sont générées par des crues lentes et progressives (l'eau monte de quelques centimètres par
heure). Elles se produisent souvent après une longue période de pluies, lorsque les sols sont saturés
d'eau, plutôt durant la période des hautes eaux (en hiver). Elles ne créent pas de danger pour les vies
humaines, sauf en cas d’imprudence (noyade de petits enfants dans les dépressions, dérapage de
véhicules etc.), mais peuvent s'étaler sur plusieurs semaines, et occasionner des dégâts très importants
(interruption des communications, dommages aux biens et aux activités)

FigureI-1 : Inondation de Plaine source


5-2 Les inondations par ruissellement
Ce type d'inondation peut se produire en tout point de la zone inondable suite à des pluies
particulièrement abondantes (pluies orageuses). Dans les zones urbanisées, les sols
imperméabilisés ne permettent pas à l'eau de percoler. Les eaux de pluie ruissellent,
s’accumulent dans les points bas, saturent les réseaux d'évacuation, en partie colmatés par la
boue, entraînant une remontée d'eaux par les égouts. Elles ont pour conséquence la
submersion de la voirie et des constructions.

5-3 Les inondations par remontée de nappe


Elles correspondent à des inondations par débordement indirect qui se manifestent par la
remontée de la nappe phréatique qui affleure en surface et/ou par l’intrusion d’eau dans les
différents réseaux d’assainissement.Les désordres liés à ce type d’inondation se traduisent par
des remontées sous bâtisses, l'ennoyage des ouvrages souterrains, la déstabilisation des pentes,
des tassements de remblai, des glissements de terrain, des perturbations sur les réseaux

7
Chapitre I : Revue de La littérature

publics, des pressions sous les constructions.

Figure I-2 : Inondation par remontées des nappes phréatiques

5.4 Inondation par rupture d’un ouvrage


L’inondation consécutive à une rupture de digue est un phénomène très brutal et d’autant plus
dommageable que le site étudié est proche de la digue. Une rupture peut provoquer l’entrée
d’un mur d’eau de plusieurs mètres de haut. Il est très difficile de prévoir la rupture d’un
ouvrage de protection, ce qui rend la prévention de ce type d’accident particulièrement
incertaine.

FigureI-3 : rupture d’un barrage

5-5 Les inondations par submersion marine


Une submersion marine est une inondation temporaire des régions côtières par des eaux
salées provenant de la mer avoisinante. Elle est due à des événements météorologiques ou
océanographiques de dimensions inhabituelles, tels que : marée haute de vives eaux
exceptionnelle, phénomène de la surcote et l’élévation du niveau de la mer suite à une fonte
importante des glaciers.

8
Chapitre I : Revue de La littérature

Figure I-4Les inondations littorales ou submersions marines (Source graphies / MEDD-


DPPR)
5-6 Les inondations dues à des crues torrentielles
Les crues torrentielles sont des phénomènes brusques et violents résultant d'épisodes pluvieux
intenses et localisés, du type orages convectifs. De manière un peut conventionnelle, on parle
de crues torrentielles lorsque la durée nécessaire pour qu'une goutte d'eau tombant sur le point
« hydrologiquement » le plus éloigné atteigne l'exutoire est inférieure à 12 heures (ou 24 h
pour certains auteurs). Les spécialistes retiennent cinq critères pour définir la crue torrentielle :
la rapidité de la réponse du cours d'eau, sa pente, le nombre de Froude, le transport solide, les
effets de ces crues. Ces crues touchent principalement les zones montagneuses et les cours
d’eau, elles ont des vitesses d'écoulement importantes. Les crues torrentielles se caractérisent
par un très fort transport solide et une profonde modification du lit à l'occasion de l'événement.
Les dommages imputables à ces phénomènes sont avant tout liés à la vitesse du courant,
renforcés par les matériaux que peuvent charrier les rivières générant de telles crues.

9
Chapitre I : Revue de La littérature

Figure I-5 : Inondation par crue torrentielle


6. Modifications de l’occupation de sols :
Les changements dans l'aménagement du territoire, tels que l'urbanisation intensive, la
déforestation, le drainage des terres humides ou la modification des cours d'eau, peuvent
altérer la capacité de rétention d'eau du sol et le débit naturel des cours d'eau, augmentant
ainsi les risques d'inondations
7. Notion du risque des inondations
La notion de risque des inondations se réfère à l'évaluation des probabilités et des
conséquences associées aux inondations. Il s'agit de comprendre et de quantifier les éléments
qui contribuent aux inondations, tels que les facteurs physiques, les conditions
météorologiques, les caractéristiques du terrain, ainsi que les vulnérabilités des populations et
des infrastructures.
Le risque des inondations est déterminé par deux composantes principales : la probabilité
d'occurrence d'une inondation et les conséquences potentielles de cette inondation.
1. Probabilité d'occurrence : La probabilité d'occurrence d'une inondation peut être
évaluée en utilisant des données historiques, des modèles climatiques, des prévisions
météorologiques et des analyses statistiques. Cette probabilité peut varier en fonction
des conditions locales, de la saisonnalité, des phénomènes météorologiques extrêmes
et des changements climatiques.

2. Conséquences : Les conséquences des inondations peuvent être évaluées en termes de


pertes humaines, de dommages matériels, d'impact sur l'environnement et de
perturbations socio-économiques. Les conséquences dépendent de plusieurs facteurs,

10
Chapitre I : Revue de La littérature

tels que la densité de population dans les zones touchées, les infrastructures présentes,
l'accès aux services d'urgence et les mesures de préparation et d'adaptation en place

Figure I-6: Courbe d’isorisque.

Chez les spécialistes de l’étude des risques, il est désormais courant de définir le risque
comme la résultante du croisement entre aléa et vulnérabilité [Desbordes, 1997]. Pour le
risque d’inondation ; l’aléa représente le phénomène naturel aléatoire traduit par le
débordement du cours d’eau et l’extension de l’eau dans le champ d’inondation. La
vulnérabilité transcrit quant à elle la sensibilité de l’occupation du sol et de la société au
phénomène d’inondation [Pottier, 1998]. Elle comprend intrinsèquement une notion
d’acceptabilité, au sens socio-économique, des dommages potentiels encourus [Gendreau et al.
1998]. Il n’est pas envisageable, pour une société, de se protéger pour tous les niveaux de
risque. Elle doit donc définir un niveau de risque acceptable où les événements naturels
extrêmes et leurs conséquences devront être tolérés [Gilard, 1995] : le "risque zéro n’existe
pas". Cette notion de risque dit "naturel" est quelque peu trompeuse puisqu’elle englobe une
importante composante humaine.

11
Chapitre I : Revue de La littérature

Figure I-7 : Décompositiondurisqued’inondationenaléaetvulnérabilité (source :


DamienRACLOT)

8. Conséquences engendrées par les inondations


Les inondations peuvent avoir de graves conséquences à la fois sur les personnes, les biens et
l'environnement. Voici quelques-unes des conséquences courantes engendrées par les
inondations :
8-1.Pertes humaines : Les inondations peuvent entraîner des pertes de vies humaines. Les
personnes peuvent se noyer ou être emportées par les courants d'eau. De plus, les
inondations peuvent augmenter les risques de maladies d'origine hydrique, telles que les
infections gastro-intestinales, les maladies respiratoires et les maladies transmises par les
moustiques.

8-2. Dommages matériels : Les inondations peuvent causer des dommages importants
aux biens matériels. Les habitations, les infrastructures (routes, ponts, réseaux
d'approvisionnement en eau et d'assainissement, etc.) et les installations industrielles
peuvent être endommagées ou détruites. Les pertes économiques peuvent être
considérables, entraînant des coûts de reconstruction élevés.

8-3. Déplacements de population : Les inondations peuvent contraindre les populations à


se déplacer de manière temporaire ou permanente. Les personnes peuvent être évacuées de
leurs domiciles et contraintes de chercher refuge dans des abris temporaires ou chez des
proches. Dans certains cas, les déplacements peuvent être durables si les zones touchées
deviennent inhabitables à long terme.

8-4. Perturbations socio-économiques : Les inondations peuvent perturber les activités


socio-économiques d'une région. Les entreprises peuvent être contraintes de suspendre leurs

12
Chapitre I : Revue de La littérature

opérations, ce qui entraîne des pertes de revenus et des impacts sur l'emploi. Les agriculteurs
peuvent perdre leurs récoltes et leur bétail, ce qui a un impact sur la sécurité alimentaire et les
moyens de subsistance.

8-5. Impact sur l'environnement : Les inondations peuvent avoir des effets néfastes sur
l'environnement. Elles peuvent provoquer la pollution des eaux par le déversement de
substances toxiques, les déchets et les eaux usées. Les écosystèmes aquatiques et terrestres
peuvent être endommagés, entraînant une perte de biodiversité et des conséquences à long
terme sur les écosystèmes.

8-6. Effets psychologiques : Les inondations peuvent avoir des effets psychologiques sur
les individus et les communautés touchés. Les personnes peuvent ressentir de l'anxiété, du
stress et des traumatismes liés à la perte de leurs biens, à l'évacuation forcée et aux
perturbations de leur vie quotidienne. Il est important de prendre en compte les aspects
psychologiques lors de la gestion des conséquences des inondations.

9. Les mesures de gestion du risque d'inondation


Les mesures de gestion du risque d'inondation peuvent être classées en deux catégories
principales : les mesures structurelles et les mesures non structurelles. Voici une explication
de chacune de ces catégories :
 les mesures structurelles visant à modifier l’aléa par des mesures techniques
(construction d’un barrage, la rectification de la section d’un cours d’eau, édification
de digues …) ;

 les mesures non structurelles qui agissent sur la vulnérabilité en cherchant à réduire les
dommages potentiels soit de façon pérenne hors contexte de crise (contrôle de
l’occupation du sol et de son usage), soit en réaction directe à l’événement (prévision,
annonce de crue, organisation des secours…).

9-1. Les mesures structurelles


 Empêcher les phénomènes de se produire : Une façon de se protéger est d’attaquer le
problème à sa source. Une stratégie de défense permanente active est d’empêcher le
phénomène de se produire dans la zone de départ. En pratique, cela peut se faire :

 En reboisant les versants dénudés pour se protéger contre les crues et


les avalanches.

13
Chapitre I : Revue de La littérature

 En construisant des ouvrages de génie civil pour soutenir le sol ou le


manteau neigeux

 Forcer le déclenchement des écoulements Le déclenchement préventif concerne


uniquement les avalanches, qui se prêtent assez bien à ce type d’action. En défense
active, le déclenchement préventif est une stratégie opposée à la stratégie vue
précédemment de conformément du manteau neigeux. L’idée est de déclencher de
petites avalanches à l’aide d’explosifs ou de mélanges détonants (gazex) pour
provoquer artificiellement le départ de l’avalanche. On espère ainsi pouvoir éviter.
 Freiner localement les écoulements S’il est rarement possible d’arrêter un écoulement
quand celui-ci est puissant et/ou volumineux, il est parfois possible de le freiner ou
d’amoindrir son intensité. L’exemple typique est fourni par le laminage de crue, qui
consiste à réduire le débit de pointe d’une crue en stockant une partie de l’eau dans des
lacs d’accumulations, des bassins de rétention, des bassins d’écrêtement, ou en la
versant dans des champs d’inondation, c’est-à-dire en permettant l’expansion de l’eau
dans des zones jugées d’un intérêt économique moindre en cas d’inondation
(typiquement des zones agricoles)
 Dévier localement les écoulements Une stratégie fréquemment mise en œuvre en
défense passive est la protection rapprochée des enjeux. Il est en effet délicat d’arrêter
ou de dévier complètement un écoulement, alors qu’une action locale est souvent plus
facile techniquement et moins onéreuse à mettre en place (Figure).
 Modifier la trajectoire des écoulements Plutôt que de modifier la trajectoire au niveau
d’un enjeu particulier à l’aide d’une protection rapprochée, une stratégie plus globale
consiste à dévier l’écoulement à l’aide d’une digue de déviation, appelée également
tourne. Pour infléchir la trajectoire d’écoulements, il faut que l’ouvrage soit de
longueur suffisante et que l’angle d’incidence entre l’écoulement et la digue ne soit
pas trop fort. C’est une stratégie assez couramment mise en œuvre pour se prémunir
contre des avalanches et des laves torrentielles. La stratégie de déviation a
fréquemment été employée pour les cours d’eau où l’on a déplacé parfois le lit de la
rivière de façon très conséquente
 Digues et barrages : Les digues et barrages sont des structures construites le long des
cours d'eau pour retenir l'eau et empêcher les inondations. Ils peuvent réguler le débit
des cours d'eau, stocker l'eau en amont et protéger les zones habitées en aval.

14
Chapitre I : Revue de La littérature

9-2. Mesures non structurelles :


Les mesures non structurelles se concentrent sur des approches autres que la construction
d'infrastructures physiques. Elles comprennent :
 Politiques de planification et d'aménagement du territoire : L'adoption de politiques de
planification et d'aménagement du territoire appropriées permet de contrôler
l'urbanisation dans les zones à risque d'inondation et de favoriser des pratiques de
construction résilientes.
 Sensibilisation et éducation : La sensibilisation et l'éducation de la population aux
risques d'inondation, aux mesures de prévention et aux procédures d'évacuation sont
essentielles pour réduire les pertes humaines et les dommages matériels.
 Systèmes d'alerte précoce : La mise en place de systèmes d'alerte précoce permet de
prévenir les populations en cas de risque d'inondation imminente, leur donnant ainsi le
temps de se mettre en sécurité.
 Plans d'urgence : L'élaboration de plans d'urgence détaillés permet de coordonner les
interventions d'urgence, les opérations de secours et les procédures d'évacuation en cas
d'inondation.
 Instruments financiers et assurances : La mise en place d'instruments financiers tels
que les systèmes d'assurance contre les inondations peuvent contribuer à réduire les
coûts financiers associés aux inondations et faciliter la récupération après une
catastrophe.

Figure I-8.les trois modes de gestion du risque d’inondation (source : Damien RACLOT)

Pour évaluer la catastrophe d'une inondation, plusieurs paramètres sont nécessaires. Ces
paramètres permettent de quantifier l'ampleur et l'impact de l'inondation, ainsi que les

15
Chapitre I : Revue de La littérature

conséquences pour les populations et les infrastructures. Voici les principaux paramètres à
prendre en compte :
1. Niveau d'eau : Il s'agit de mesurer la hauteur d'eau atteinte pendant l'inondation. Cela
peut être exprimé en termes de mètres ou de centimètres au-dessus du niveau de
référence, tel que le niveau du sol ou le niveau des rivières. Le niveau d'eau est
essentiel pour évaluer l'ampleur de l'inondation et son potentiel destructeur.

2. Débit d'eau : Le débit d'eau correspond à la quantité d'eau qui s'écoule par unité de
temps. Il peut être mesuré en mètres cubes par seconde (m³/s) ou en litres par seconde
(l/s). Le débit d'eau est un paramètre important pour évaluer la quantité d'eau qui
pénètre dans les zones affectées et la vitesse à laquelle elle se déplace.

3. Durée de l'inondation : Il s'agit de la période pendant laquelle les zones sont


submergées par les eaux. La durée de l'inondation peut varier de quelques heures à
plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Elle est importante pour évaluer les impacts
à court et à long terme sur les infrastructures, les ressources et les activités humaines.

4. Étendue spatiale : L'étendue spatiale de l'inondation correspond à la superficie des


zones touchées par les eaux. Elle peut être mesurée en kilomètres carrés (km²) ou en
pourcentage de la superficie totale de la zone. L'étendue spatiale permet de déterminer
les populations et les infrastructures potentiellement exposées et d'estimer les pertes
matérielles.

5. Vitesse d'écoulement : La vitesse d'écoulement de l'eau est la vitesse à laquelle elle se


déplace dans les zones inondées. Elle peut varier en fonction de la topographie, de la
pente du terrain et d'autres facteurs. La vitesse d'écoulement est importante pour
évaluer les risques de submersion rapide, les déplacements de terrain et les impacts sur
les structures.

6. Profondeur d'inondation : La profondeur d'inondation correspond à la hauteur d'eau


par rapport au niveau du sol. Elle peut être mesurée en mètres ou en centimètres. La
profondeur d'inondation est essentielle pour évaluer les dommages potentiels aux
bâtiments, aux infrastructures et aux biens matériels.

7. Impacts sociaux et économiques : Outre les paramètres physiques, il est également


important de prendre en compte les impacts sociaux et économiques de l'inondation.
Cela inclut les pertes de vies humaines, les déplacements de population, les

16
Chapitre I : Revue de La littérature

perturbations des activités économiques, les dommages aux infrastructures critiques,


les coûts de reconstruction, etc.

10- Méthode d’évaluation des risques d’inondations


L'évaluation des risques d'inondations est une étape cruciale dans la gestion de ces
événements. Elle permet de déterminer les zones exposées aux inondations, d'évaluer les
conséquences potentielles et de prendre des mesures appropriées pour réduire ces risques.
Voici quelques méthodes couramment utilisées pour évaluer les risques d'inondations.
 Analyse historique des inondations : Cette méthode consiste à étudier les
enregistrements historiques des inondations passées dans une région donnée. Elle
permet de comprendre les caractéristiques des inondations antérieures, les zones
touchées, les causes principales et les conséquences associées. Cette analyse peut
fournir des informations précieuses pour évaluer les risques futurs.
 Modélisation hydraulique : La modélisation hydraulique utilise des logiciels
spécialisés pour simuler le comportement des cours d'eau et les écoulements d'eau lors
d'une crue. Elle prend en compte des facteurs tels que la topographie, la géométrie des
cours d'eau, les précipitations et d'autres variables pour évaluer les zones susceptibles
d'être inondées et les niveaux d'eau attendus. Cette méthode permet de cartographier
les zones d'inondation potentielles et d'estimer les débits d'eau.
 Cartographie des zones inondables : Cette méthode consiste à identifier et à
cartographier les zones susceptibles d'être inondées lors d'événements de crue. Elle
repose sur des données topographiques, des modèles d'écoulement d'eau et des
informations sur les précipitations. La cartographie des zones inondables fournit des
informations visuelles sur les zones à risque et aide à définir les mesures de gestion
appropriées.

11- Cartographie des risques d'inondations


La cartographie des risques d'inondations est une méthode utilisée pour représenter
graphiquement les zones exposées aux risques d'inondations. Cela permet de visualiser les
zones à haut risque, d'identifier les vulnérabilités et d'aider à la prise de décision en matière de
planification et de gestion des inondations. les méthodes qui sont couramment utilisées pour
la cartographie des risques d'inondations sont les suivant :
 Cartographie des zones inondables : Cette méthode consiste à délimiter les zones
susceptibles d'être inondées en cas d'événement hydrologique intense. Elle se base sur

17
Chapitre I : Revue de La littérature

des modèles hydrauliques qui simulent les débits d'eau, les niveaux d'eau et les zones
inondables. Les résultats de la modélisation sont ensuite cartographiés pour indiquer
les zones à haut, moyen et faible risque d'inondations.
 Cartographie des vulnérabilités : Cette méthode consiste à identifier et à cartographier
les facteurs de vulnérabilité qui augmentent les risques d'inondations. Cela peut
inclure la densité de population, les infrastructures critiques, les terres agricoles, les
zones écologiquement sensibles, etc. En cartographiant les vulnérabilités, il est
possible de cibler les zones nécessitant des mesures de réduction des risques.
 Cartographie des scénarios d'inondation : Cette méthode consiste à cartographier
différents scénarios d'inondation en tenant compte des différentes variables, telles que
les niveaux d'eau, les débits d'eau et les changements climatiques. Elle permet de
visualiser les variations possibles des inondations dans le temps et d'évaluer les
impacts potentiels à long terme.

12- Les inondations à l’échelle nationale :


Les inondations sont un phénomène naturel qui peut se produire dans de nombreux pays, y
compris l'Algérie. L'Algérie a connu plusieurs épisodes d'inondations au cours de son histoire
en raison de précipitations abondantes, de débordements de cours d'eau et d'autres facteurs
liés à la géographie du pays. Ces inondations peuvent causer des dégâts importants aux
infrastructures, aux habitations et aux personnes.
Certaines régions de l'Algérie sont plus sujettes aux inondations que d'autres en raison de leur
proximité avec des rivières, des barrages, des oueds (lits de cours d'eau saisonniers) ou des
zones côtières. Les pluies torrentielles, souvent associées à des orages violents, peuvent
provoquer des crues soudaines et des inondations rapides.
les 9 et 10 novembre 2001 à Bâb El Oued (bassin versant de l’oued Koriche-Alger) qui a fait
plus de 772 morts, 320 blessés, 126 disparus et plus de 30 milliards de dinars de pertes
matérielles (259 millions d’euros). D’après les constats de la Protection Civile, la cause
principale était la formation d’un barrage de déchets autour de protections contre les passages
illégaux. Ces derniers s’opéraient dans les grandes canalisations, en sous-bassement,
visitables de l’oued.
- le 1er et 2 octobre 2008 dans la région de Ghardaïa, avec 43 morts, 86 blessés et 2,5
milliards de dinars (21,6 millions d’euros), dont 2 milliards de dinars pour les infrastructures
publiques. Il est évident que la gestion De l’eau dans cette région était l’un des domaines où
excellaient ses habitants. Cependant, la forte urbanisation de la région et l’absence de

18
Chapitre I : Revue de La littérature

conscience collective ont amené à une sous-estimation des charges que peuvent engendrer une
forte pluviométrie.

La date La zone Les Dégât


12 /10/1971 Tiziouzzou(Azazga) 40 décès
28/03/1974 Tiziouzzou 52 décès
Setif (El eulma)
01/09/1980 44 décès / 50 blesses
20/10/1993 Ghilizane (Ouedr’hiou) 23 déces / 20 blesses
28/10/1995 El aghouat 40 décès
9 et 10 novembre Bâb El Oued (bassin versant de
plus de 772 morts
2001 l’oued Koriche-Alger)
08/10/2008 Béchar 13 décès

Tableau 1 : historique des inondations en Algérie

FigureI-9 : Inondation (Ghardaïa 2008) FigureI-10 : inondation Bab El oued (Alger 2001)

19
CHAPITRE II :

Système d'information
géographique (SIG)

20
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

1. Introduction
Les inondations sont des catastrophes naturelles qui peuvent causer des dégâts importants aux
populations et aux infrastructures. La gestion efficace de ces risques nécessite une
compréhension approfondie des zones susceptibles d'être inondées et de leurs caractéristiques.
Le chapitre présent vise à explorer le rôle crucial des Systèmes d'Information Géographique
(SIG) dans la cartographie des zones sensibles aux inondations. En somme, ce chapitre mettra
en évidence l'importance des SIG dans la gestion des risques d'inondations, en offrant des
outils de visualisation, d'analyse et de prise de décision essentiels pour les professionnels et
les décideurs.
2. Système d'information géographique (SIG)
Les Systèmes d’Information géographique (SIG) connaissent un développement très
important depuis de son apparition au début des années soixante au Canada et aux Etats Unis.
Depuis cette époque le SIG ont reçu une large définition très diversifiée, allant de l’approche
technologique jusqu’à des définitions ayant une perspective plus organisationnelle et
institutionnelle visant l’aide à la décision. Ce panel de définitions est à l’origine de certaines
confusions. En effet, sous le vocable de SIG, nous ne savons pas si le terme entend désigner
simplement le logiciel spécifique ou le système en tant que structure organisationnelle, ou
encore l’ensemble des disciplines de la géomatique. Selon Ahmed (2022) Un Système
d'Information Géographique (SIG) est un ensemble de technologies, de méthodes et d'outils
permettant de collecter, de gérer, d'analyser et de représenter des données géographiques. Il
s'agit d'un système informatique qui intègre des informations spatiales et attributaires pour
créer des représentations visuelles et analytiques de l'environnement géographique. On peut
citer aussi ChokriKoussa (2011) qui a défini le SIG comme un système informatique de
matériels, de logiciels, et de processus conçus pour permettre la collecte, la gestion, la
manipulation, l'analyse, la modélisation et l'affichage de données à référence spatiale et où
celui-ci peut soutenir diverses activités comme la gestion, la recherche et la planification.
3. Données des SIG
Les données utilisées dans un Système d'Information Géographique (SIG) peuvent être de
différents types, notamment :
3.1. Données vectorielles : Les données vectorielles sont basées sur des
coordonnées géographiques et représentent des entités géographiques sous forme
de points, de lignes ou de polygones. Elles sont utilisées pour représenter des
objets tels que les routes, les bâtiments, les cours d'eau, les limites administratives,
etc.

21
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

Figure II-1: Donnée vecteur


3.2. Données raster : Les données raster sont constituées de grilles de cellules
régulières, où chaque cellule contient une valeur qui représente une caractéristique
géographique. Elles sont utilisées pour représenter des données continues, telles
que les images satellites, les modèles d'élévation, les précipitations, etc.

Figure II-2: Donnée Raster

3 . Composant d’un SIG


Un système d'information géographique (SIG) est composé de plusieurs éléments ou
composantes qui travaillent ensemble pour collecter, gérer, analyser et représenter des

22
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

données géographiques. Voici les principales composantes d'un SIG :


 Données géographiques : Les données géographiques sont la base d'un SIG. Elles
comprennent des informations spatiales telles que les coordonnées géographiques, les
limites administratives, les élévations, les cours d'eau, les routes, les bâtiments, etc.
Les données peuvent être collectées à partir de différentes sources, telles que des
relevés sur le terrain, des images satellites, des bases de données existantes, etc.
 Logiciel SIG : Le logiciel SIG est l'outil qui permet de gérer et d'analyser les données
géographiques. Il offre des fonctionnalités pour saisir, stocker, organiser, visualiser,
analyser et présenter les données spatiales. Certains exemples de logiciels SIG
populaires sont ArcGIS, QGIS, MapInfo, etc.
 Matériel informatique : Le matériel informatique comprend les ordinateurs, les
serveurs, les périphériques de stockage, les scanners, les imprimantes, etc., nécessaires
pour exécuter les logiciels SIG et gérer les données géographiques. La performance du
matériel peut avoir un impact sur la vitesse de traitement et la capacité de stockage des
données.
 Méthodes d'acquisition de données : Les méthodes d'acquisition de données sont
utilisées pour collecter des informations géographiques. Cela peut inclure des
techniques de relevé sur le terrain, l'utilisation de technologies de télédétection comme
les images satellites, les drones ou les capteurs embarqués, l'accès à des bases de
données existantes, etc.
 Analyse spatiale : L'analyse spatiale est une composante clé du SIG. Elle comprend
des outils et des techniques pour analyser les données géographiques, extraire des
informations, effectuer des calculs spatiaux, réaliser des modélisations et des
simulations, etc. L'analyse spatiale permet de comprendre les relations spatiales entre
les entités géographiques et d'extraire des connaissances à partir des données.
 Visualisation et cartographie : La visualisation et la cartographie sont des composantes
essentielles d'un SIG. Elles permettent de représenter les données géographiques de
manière visuelle, à travers des cartes, des graphiques, des tableaux de données, etc. La
cartographie permet de communiquer les résultats de l'analyse spatiale de manière
compréhensible et informative.
 Utilisateurs et gestion des données : Les utilisateurs du SIG sont les personnes qui
travaillent avec les données géographiques et les outils du SIG. Ils peuvent inclure des
professionnels de la géomatique, des planificateurs urbains, des gestionnaires de

23
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

l'environnement, des chercheurs, etc. La gestion des données implique des activités
telles que la collecte, le stockage, la sauvegarde, la mise à jour, la documentation et le
partage des données géographiques.

Figure II-3: Composant d’un SIG

4. Fonctionnalités et avantages du SIG dans la gestion des inondations


Les Systèmes d'Information Géographique (SIG) offrent de nombreuses fonctionnalités et
avantages dans la gestion des inondations. Voici quelques-uns des principaux :
4.1 Collecte et gestion des données : Les SIG permettent de collecter, stocker et gérer
efficacement les données géographiques liées aux inondations, telles que les données
topographiques, hydrologiques, météorologiques, les données sur l'occupation des
sols, les réseaux de drainage, etc. Cela permet d'avoir une base de données complète et
à jour pour l'analyse des risques et la prise de décision.
4.2 Analyse spatiale : Les SIG offrent des outils d'analyse spatiale puissants pour
étudier les relations spatiales entre les différents éléments liés aux inondations. Ils
permettent de réaliser des analyses de proximité, de superposition, de tampon, de
réseaux hydrographiques, de modélisation hydrologique, etc. Ces analyses aident à
comprendre la propagation des inondations, l'impact sur les zones sensibles, et à

24
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

identifier les zones à haut risque.


4.3 Cartographie et visualisation : Les SIG permettent de créer des cartes
thématiques représentant les zones inondables, les niveaux d'eau, les infrastructures
sensibles, les abris d'urgence, etc. Ces cartes facilitent la visualisation et la
communication des informations sur les inondations, ce qui est essentiel pour la
sensibilisation du public, la planification des mesures d'urgence et la prise de décision.
4.4 Prévision et alerte précoce : Les SIG peuvent être utilisés pour développer des
modèles de prévision des inondations en intégrant des données météorologiques, des
données de niveaux d'eau, des modèles hydrauliques, etc. Ces modèles permettent de
détecter les situations à risque et d'émettre des alertes précoces pour prendre des
mesures de prévention et d'évacuation.
4.5 Gestion des interventions d'urgence : Les SIG facilitent la gestion des
interventions d'urgence lors d'inondations en fournissant des outils de suivi en temps
réel, de localisation des équipes de secours, de gestion des ressources, de coordination
des opérations, etc. Ils permettent une meilleure gestion des situations d'urgence, une
allocation efficace des ressources et une prise de décision rapide.
4.6 Planification et gestion des risques : Les SIG aident à planifier et à gérer les
risques d'inondations à long terme en évaluant les scénarios de risques futurs, en
identifiant les zones à risque, en proposant des mesures de prévention et de mitigation,
en évaluant l'efficacité des mesures prises, etc. Cela permet une planification
stratégique et une gestion proactive des inondations.
5. Sources d'information géographique
Les sources d'information géographique utilisées dans les systèmes d'information
géographique (SIG) peuvent être variées et proviennent de différentes sources. Voici quelques
exemples de sources courantes :
 Données officielles et institutionnelles : Les gouvernements, les agences
gouvernementales et les organisations publiques fournissent souvent des
données géographiques, telles que les cartes topographiques, les données
cadastrales, les données climatiques, les données hydrologiques, etc. Ces
sources sont généralement fiables et de haute qualité.
 Données commerciales : Certaines entreprises privées collectent, traitent et
vendent des données géographiques, notamment des images satellites, des
données LiDAR, des données d'imagerie aérienne, des données d'occupation

25
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

des sols, etc. Ces sources peuvent offrir des données plus détaillées et
actualisées, mais elles peuvent être coûteuses.
 Données communautaires et participatives : Les contributions des utilisateurs
et des communautés peuvent également constituer une source d'information
géographique. Des projets de cartographie collaborative, tels que
OpenStreetMap, permettent aux utilisateurs de contribuer et de partager des
données géographiques, ce qui peut enrichir les bases de données
géographiques.
 Relevés sur le terrain : Les relevés sur le terrain effectués par des géomètres,
des chercheurs ou des professionnels peuvent fournir des données
géographiques précises et spécifiques à une zone. Cela peut inclure des relevés
topographiques, des relevés hydrologiques, des relevés de végétation, etc.
 Données scientifiques : Les chercheurs et les institutions académiques
produisent également des données géographiques dans le cadre de leurs études
et de leurs recherches. Ces données peuvent inclure des modèles climatiques,
des données de télédétection, des études hydrologiques, etc.

Figure II-4: Sources d'information géographique

26
Chapitre II : Système d'information géographique (SIG)

6. Méthodes et techniques de cartographie des zones sensibles


6.1 Méthodes et techniques quantitatives :
 Analyse statistique : L'analyse statistique peut être utilisée pour analyser les données
historiques des inondations et déterminer les probabilités de survenue d'événements
futurs. Des méthodes telles que l'analyse de fréquence, l'analyse des tendances et
l'analyse des extrêmes peuvent être appliquées pour quantifier les risques d'inondation.
 Modélisation hydraulique : La modélisation hydraulique, basée sur des équations
mathématiques, permet de simuler le comportement des eaux en cas d'inondation.
Cette approche quantitative permet de déterminer les hauteurs d'eau, les débits, les
temps de concentration, etc., dans différentes zones. Les résultats de la modélisation
peuvent être utilisés pour cartographier les zones à risque et évaluer les impacts
potentiels.
 Analyse des scénarios : L'analyse des scénarios consiste à évaluer les différentes
conditions possibles d'inondation en utilisant des modèles hydrologiques et
hydrauliques. Cela permet de simuler les effets des variations climatiques, des
changements d'occupation des sols, des interventions humaines, etc., pour évaluer les
conséquences potentielles et prendre des décisions en conséquence.

6.2 Méthodes et techniques qualitatives :


 Analyse des connaissances locales : Les connaissances et l'expérience des populations
locales peuvent être recueillies à travers des entretiens, des enquêtes ou des récits pour
identifier les zones historiquement touchées par les inondations. Cela permet de
recueillir des informations qualitatives sur les impacts des inondations et les zones à
risque élevé.
 Méthode Delphi : La méthode Delphi est une technique de consultation d'experts dans
laquelle un groupe d'experts évalue et discute des zones à risque d'inondation. Cela
permet de recueillir des opinions et des connaissances spécialisées pour identifier les
zones sensibles et évaluer leur niveau de risque.
 Analyse multicritère : L'analyse multicritère permet de prendre en compte plusieurs
facteurs et critères pour évaluer les zones sensibles aux inondations. Cette méthode
utilise des évaluations subjectives basées sur des connaissances expertes pour attribuer
des scores ou des pondérations aux différents critères. Les critères peuvent inclure la
proximité des cours d'eau, la pente du terrain, la végétation riparienne, la présence
d'infrastructures, etc

27
Chapitre III :

Présentation la zone
d’étude

28
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

1. Introduction :
Dans cette partie nous allons définir les données nécessaires concernant notre région du point
de Vue géographique, géologique, climatique. Ces données nous serviront à proposer une
solution pour la protection de la ville de Bejaia.
2. Localisation de la zone d’étude
La wilaya de Béjaia est une région située en Algérie, sur la côte nord de la mer Méditerranée.
Béjaïa est à la fois le nom de la ville principale de la région et celui de la wilaya (province) à
laquelle elle appartient.
Béjaïa se trouve à environ 180 kilomètres à l'est d'Alger, la capitale de l'Algérie. Elle est
entourée par d'autres villes et régions telles que Jijel à l'est, Bouira et TiziOuzou au sud, ainsi
que la mer Méditerranée au nord.
Géographiquement, Béjaïa est nichée entre la mer et les montagnes. La région est réputée
pour sa beauté naturelle, avec des paysages montagneux, des plages pittoresques et une
végétation luxuriante. Elle possède également un port important, qui est un centre commercial
et économique majeur.
Béjaïa appartient à bassin versant de Soummam Cela le fait partagé avec lui les mêmes
caractéristiques.
3. Définition de B.V :
Définit le bassin versant de la manière suivante : le bassin versant est la surface réceptrice des
eaux précipitées qui alimentent une nappe souterraine, un lac, une rivière ou un réseau
complexe; on le définit par sa morphométrie, ses caractères climatiques, sa géologie, sa
végétation, ses sols. (Loup J., 1974)
Le bassin versant est donc la surface élémentaire sur laquelle le cycle hydrologique peut être
numériquement exprimé. C’est une surface fermée, qui suppose qu’il n’y a pas d’écoulement
de surface ou hypodermique y pénétrant de l’extérieur et que tous les excédents de
précipitation qui tombent sur cette surface s’écoulent à travers un cours d’eau principal. Le
bassin versant est limité par la ligne de partage des eaux, et par l’exutoire qui est le point final
de sortie du cours d’eau.

29
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

4. Situation géographique du bassin de la Soummam :


Le bassin versant de la Soummam est situé dans la patrie Nord-Est de l’Algérie entre les
longitudes 3°38’ et 5°38’ et les de 35°45’ et 36°45’ de latitude. Il est subdivisé en 10 sous
bassins versants et il couvre une superficie de 9125 km²
Le bassin de la Soummam s’étendant dans les directions Nord-Est, Sud-Ouest et vers le Sud-
Est. Il se compose de trois régions principales : les plateaux de Sétif, les plateaux de Bouira et
de la vallée de la Soummam. Il est limité au nord par les montagnes de la grande Kabylie
(massif de Djurdjura), à l’est par les montagnes de la petite Kabylie, au sud par les montagnes
de Bibans et de Mansourah, au sud-est par le contrefort des monts Hodna et à l'ouest, il est
limité par les cours de l'Isser, et du Sébaou. Il présente donc une forme très irrégulière, et c’est
dans cela que réside toute l’originalité de ses caractères physiques nettement contrastés : en
quelques dizaines de km à vol d’oiseau, on passe d’un secteur relativement plat et dénudé à un
secteur montagneux à très forte pente, et d’un domaine semi-aride à un domaine humide
Méditerranéen.

Figure III-1: position géographique du bassin versant de la Soummam. Sources (ANRH)

30
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

01 Cheliff 07 H.plainesconstantinoises 13 Sahara

02 Côtiersalgérois 08 H.plainesoranaises 14 Seybouse


03 Côtiersconstantinois 09 Isser 15 Soummam

04 Côtiersoranais 10 KebirRhumel 16 Tafna

05 Chotthodna 11 Macta 17 Zahrez

06 Chottmelghir 12 Medjerdah

Tableau 2 : répartition les 17 B.V en Algérie

5. Le climat de la région:
Les caractéristiques climatiques de Béjaia ne sont pas uniformes. Il est sous la dépendance de
trois types de climat : climat littoral tempéré sur le cours inférieur de l'Oued Soummam,
climat de l'Atlas Tellien sur la moyenne Soummam et sur une partie du haut bassin de la
Soummam (Oueds Sahel - cours inférieur de l'Oued Bou-Sellam) et climat des hautes plaines
sur le haut bassin de l'Oued Bou-Sellam.
Les précipitations annuelles de la Soummam varient énormément entre environ 300 mm sur
les plateaux de Sétif et 1000 mm près de la cote de Bejaia, elles atteignent approximativement
1500 mm sur les flancs Sud du massif du Djurdjura.
Les étés sont secs, avec seulement 30% des précipitations annuelles pendant la période allant
d'Avril à Septembre
Une carte des étages bioclimatiques (Charifi, 2006) et représentée dans la figure suivante :

31
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

Figure III-2: répartition climatique du B.V Soummam

6. Couvert végétal
La végétation est un paramètre physique important des bassins. Suivant sa nature, sa diversité
et sa densité, le couvert végétal influence directement le cycle de l’eau au sein des bassins
versants. La végétation évolue en fonction des conditions climatologiques du milieu. Ainsi, la
densité de la végétation diminue avec l’altitude du fait de l’évolution des conditions
climatologiques. Si la densité de la végétation diminue, alors les pertes par évapotranspiration
et par interception diminuent de l’aval vers l’amont. La végétation du Béjaia est de type
Méditerranéen et est très variée. Les zones montagneuse occupées par des chênaies.et les
moin élévée sont occupées par des oliveraies et des vignobles.à l’east de la ville le couvert
végétal est moins dense car elle est zone urbain .au toure de la ville la végétation est dense
mais essentiellement temporaire ; elle est formée par les grands et formidables champs de
cultures maraîchères diverses. Jadis, les forêts qui couvraient la région fournissaient le bois
nécessaire à une industrie du bois florissante mais malheureusement ce capital tend à
disparaître sous les feux qui ravagent chaque année des milliers d’hectares. À cela s’ajoute
l’absence d’une politique claire de reboisement et de lutte contre les incendies.

32
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

7. L’état géologique
La figure suivante représente les différentes formations géologiques de la région de la
Soummam :

Figure III-3: Carte géologique du bassin versant de la Soummam (Charifi , 2006)


Explication Les éléments de la légende :
7.1 Le Quaternaire : représenté par des alluvions le long des oueds et au niveau des hautes
plaines.
7.2 Le Pliocène Continental : le coteau du Sahel est couronné par des graviers siliceux et
fluviaux. Ailleurs, il est conglomératique sinon caillouteux.
7.3 Le Miocène : il s'agit essentiellement du Miocène inférieur. Il est continu depuis l'ouest
de Bejaia jusqu'aux environs de Sidi-Aich. Il affleure également du côté de Dj. Mansourah
sous forme de grés.
7.4 L’Oligocène : il est généralement argilo-gréseux. Il affleure en abondance à partir de
Tazmalt et de part et d'autre de la vallée de la Soummam, en allant vers l'ouest. On note
également sa présence au niveau de la chaîne de Gouraya et de la région de Béni-Mansour.
7.5 L’Eocène : il est quasiment marneux, parfois calcaro-marneux. Il affleure surtout au
niveau des hautes plaines.
7.6 Le Crétacé : se présente, en général, sous forma de flyschs. Il est étendu, continu depuis
la chaîne des Bibans jusqu'aux montagnes de la petite Kabylie. Le faciès est marneux au
Crétacé supérieur (Sénonien). Il est schisteux, sous forme de bancs de plusieurs centaines de
mètres d'épaisseur avec quelques intercalations de grès au crétacé moyen (Albien) et apparaît
dans la région de Béni-Mansour et la chaîne des Bibans. Il est gréso-pélitique, parfois
carbonaté-gréseux au crétacé inférieur.

33
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

7.7 Le Jurassique : il affleure surtout au niveau de la chaîne calcaire et le long de sa


continuité vers l'est. Il est principalement calcaro-dolomitique.
7.8 Le Trias : il est de faciès gypso-salin et apparaît le long de contacts anormaux (contact
des nappes de charriage) dans le Tell méridional et est présenté par des conglomérats et des
grés rougeâtres dans le Tell septentrional.

8. Les sols
La carte des sols du bassin de la Soummam a été extraite de la carte des sols de l’Algérie au
1/500.000e. La numérisation de cette carte est présentée dans la figure suivante :

Figure III-4: Carte des sols du bassin de la Soummam

La majorité des sols dans le bassin de la Soummam sont des sols calcaires (riches en calcaire).
Leur complexe absorbant est modifié par l’eau d’une façon telle que H peut atteindre 20% de
la capacité totale. Ces sols ont généralement une texture légère et sont donc perméables.
Lorsque les matières organiques atteignent 25%, on est en présence de la variété humifère de
ces sols, qui peuvent présenter alors une texture relativement lourde allégée par la présence
des matières organiques.

34
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

Au nord du bassin, on rencontre des sols insaturés qui ne contiennent pas de calcaire dont
l’argile peut être plus abondante en surface qu’en profondeur ; leurs roches mères sont
généralement imperméables ou donnent des produits de décomposition imperméables.
Le long des oueds, les sols existants sont des dépôts alluviaux appelés sols alluviaux à profil
indifférencié ou présentent une simple accumulation de matières organiques en surface. En
outre on rencontre, en petites quantités, des sols calciques et des sols en équilibre peu épais,
plus ou moins riches en calcaire et très pauvres en sels solubles.

9. Morphologie du bassin
Le bassin versant de la Soummam se compose de dix sous bassins correspondant aux unités
hydrologiques, certaines sont contrôlées par des stations hydrométriques. Il a une forme
irrégulière, étiré dans la direction Est-Ouest et accède a la méditerrané par le golf de Bejaia.
Le bassin versant de la Soummam est limité par les chaînes du Djurdjura, à l'Est par les
montagnes de la petite Kabylie et au Sud par les montagnes des Bibans et de Mansourah. Son
orographie est très prononcé, aux environs de Bouira jusqu'à Akbou, la chaîne de Djurdjura
n'est a aucun endroit inférieur a 1500 m. C'est dans cette partie que se situe le plus haut
sommet D'Akbou en direction Nord-Est de la mer, la hauteur diminue graduellement.
Nous constatons ainsi, la présence d'un système de barrières naturelles représentée par les
reliefs. Des chaînes de montagnes qui se dressent face aux vents pluviaux du littoral, il est en
effet un bassin assez bien arrosé.

35
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

Figure III-5 : les sous bassins de la Soummam. Source (extrait la carte hydro climatologique
du bassin) ANRH

Sous bassin versant code Superficié(km²)


Oued Eddous 1501 903
Oued Zaiane 1502 1012
Oued Sahel amont 1503 430
Oued Azerou 1504 1084
Oued Sahel Aval 1505 326
Oued Bousselam Amont 1506 1785
Oued Bousselam Moyen 1507 1234
Oued El Ham 1508 930
Oued Bousselam Aval 1509 360
Oued Soummam 1510 1061
Tableau 3 : Superficie des sous bassins versants de la Soummam

36
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

10. Réseau Hydrographique


Le bassin versant de la Soummam possède un réseau hydrographique très développé. Trois
rivières et leurs affluents constituent son squelette hydrographique fondamental : le Sahel,
affluent venant du nord-ouest, le Boussellam venant du sud-est et la Soummam, qui se forme
à Akbou à la confluence du Sahel et du Boussellam et coule en direction du nord-est vers la
mer.

Figure III-6: Carte du réseau hydrographique du bassin de la Soummam (S.charifi 2003)

-Le réseau hydrographique du bassin de la Soummam compte 09 principaux oueds totalisant


une longueur de 726 Km.

37
Chapitre III : PRÉSENTATION LA ZONE D’ÉTUDE

Figure III-7: Longueur des principaux oueds du bassin

38
CHAPITRE IV :

Cartographie de la
susceptibilité à
l’inondation

39
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

1. Introduction:

La gestion du risque d'inondation est un défi majeur dans de nombreuses régions du monde.
Les inondations peuvent causer des dommages considérables aux infrastructures, aux
habitations et aux vies humaines. La cartographie du risque d'inondation est une étape cruciale
dans la gestion proactive des inondations. Elle permet d'identifier les zones qui sont les plus
susceptibles d'être touchées par des événements d'inondation, facilitant ainsi la prise de
décisions éclairées en matière de planification et de gestion des risques. Dans ce chapitre,
nous aborderons la méthodologie de la cartographie du risque d'inondation, en mettant
l'accent sur les différentes étapes impliquées dans ce processus pour apporter des solutions
aux problèmes de gestion du risque d'inondation en Algérie avec une application au cas de la
zone de la ville de Bejaia.

2. Méthodologie:

La méthodologie proposée pour évaluer et cartographier le risque d'inondation dans la ville de


Béjaia repose sur l’intégration et l'utilisation des modèle de prise de décision multicritères a
savoir AHP (Analytic Hierarchy Procès) et le environnement des Système d'Information
Géographique . . Cette approche permet une évaluation précise et une cartographie des zones
à risque d'inondation, fournissant ainsi une base solide pour la planification et la gestion des
inondations dans la région étudiée.
2-1. Collecte et extraction des données
Cette étape consiste à collecter les données nécessaires pour l'analyse, telles que les données
topographiques, les précipitations historiques, les caractéristiques du bassin versant, les
infrastructures existantes, etc. Ces données serviront de base pour évaluer les risques
d'inondation.
2-2. Prétraitement des données
Les données collectées doivent être prétraitées et préparées pour une analyse spatiale. Cela
peut inclure des processus tels que la conversion des données dans un format compatible SIG,
l'interpolation des données spatiales manquantes ou la mise à l'échelle des données pour
assurer leur cohérence.
2-3. Construction du modèle AHP
Le modèle AHP est utilisé pour attribuer des poids à chacun d'eux en fonction de leur
importance relative. Les critères peuvent inclure des aspects tels que l'élévation du terrain, la

40
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

proximité des cours d'eau, la pluviométrie, l'utilisation des terres, etc. Le modèle AHP permet
de quantifier ces critères et de les intégrer dans l'analyse. Cela permet d'identifier les zones les
plus susceptibles d'être touchées par des inondations.
2-4. Intégration dans un SIG et cartographie de résultats
Les résultats de l'analyse multicritères sont ensuite intégrés dans un environnement SIG pour
générer des cartes de risque d'inondation. Les données spatiales sont utilisées pour visualiser
les zones à risque, les zones inondables, les zones d'écoulement des eaux, etc. Ces cartes
fourniront une représentation visuelle claire des zones les plus vulnérables aux inondations.

3. Collecte et extraction des données :


La détection des zones inondables et l'évaluation des facteurs qui contrôlent ce phénomène
sont des tâches complexes en raison de la multitude de facteurs responsables de l'apparition
des inondations. Par conséquent, il est indispensable de collecter, préparer et analyser les
données qui sont liées à ces facteurs et à ce phénomène. Dans le cadre de notre étude, la
collecte des données a été réalisée à partir de plusieurs sources, notamment des données
spatiales, des enquêtes sur le terrain et des images satellitaires. Les images satellitaires telles
que les modèles numériques de terrain (MNT) qui permettent de connaître l'élévation du
terrain dans la zone d'étude, Les données hydrologiques, telles que les réseaux de drainage,
les cours d'eau et les plans d'eau, sont également essentielles pour comprendre les schémas
d'écoulement des eaux et l'impact des inondations et Les enquêtes sur le terrain constituent
une autre source importante de données pour évaluer le risque d'inondation.
Les donees Sources(URL)

DEM du https://www.usgs.gov/earthexplorer
terrain

Image https://www.usgs.gov/earthexplorer
satilitaire

Pluies https://www.usgs.gov/earth
explorer

Soil https://openlandmap.org/
occupation

Tableau 4 : Sources des données utilisées dans l'étude

41
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Prétraitement de données
Le prétraitement des données SIG est une étape cruciale dans l'analyse du risque
d'inondation. Il vise à préparer les données géographiques en les vérifiant, et les mettant à
l'échelle, afin de les rendre prêtes à être utilisées dans le traitement et l'analyse spatiale. Les
principales étapes de prétraitement des données SIG comprennent.

4. Standardisation
La technique de standardisation est une étape importante dans le processus d'analyse
multicritères, qui permettent de rendre les différentes dimensions d'évaluation comparables et
de surmonter l'incommensurabilité des données. Dans le contexte de l'évaluation et de la
cartographie du risque d'inondation, la standardisation des facteurs est réalisée en utilisant la
logique floue (Fuzzy logic) pour mettre à l'échelle toutes les dimensions d'évaluation entre 0
et 1. Pour réaliser cette standardisation des facteurs, de nouvelles fonctionnalités ont été
introduites dans les logiciels SIG tels qu’ArcGIS. Par exemple, l'opérateur de "Fuzzy
membership" permet de modéliser les degrés d'appartenance flous des facteurs et de les
standardiser dans la même échelle.

5. Construction du modèle AHP


Le modèle AHP (AnalyticHierarchyProcess) est une méthode d'aide à la décision
multicritères qui permet de hiérarchiser les critères et les alternatives pour prendre des
décisions éclairées. Voici les étapes générales du modèle AHP :
1. Définition du problème : La première étape consiste à définir clairement le
problème et à identifier les objectifs de la décision. Il est important de comprendre les
critères qui doivent être pris en compte et les alternatives possibles.

2. Construction de la hiérarchie : La hiérarchie est une représentation structurée des


critères et des alternatives. Elle est composée de différents niveaux, allant des critères
les plus généraux aux critères plus spécifiques et aux alternatives. Il est nécessaire de
décomposer le problème en sous-critères et sous-alternatives pour construire une
hiérarchie compréhensible.
4. Comparaison par paires : Dans cette étape, les comparaisons par paires sont
effectuées pour évaluer les préférences relatives entre les éléments de la hiérarchie. On
compare chaque élément avec les autres en utilisant les échelles de comparaison
établies précédemment. Ces comparaisons peuvent être subjectives et nécessitent

42
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

l'expertise des décideurs ou des experts du domaine. Pour chaque critère, comparez-le
à tous les autres critères et attribuez un poids relatif en fonction de leur importance.
Utilisez une échelle de 1 à 9, où 1 signifie une importance égale et 9 signifie une
importance absolue.

5. Calcul des poids relatifs : Une fois les comparaisons par paires effectuées, les poids
relatifs des critères et des alternatives sont calculés à l'aide de méthodes
mathématiques. Le rapport de chaque comparaison par paire est utilisé pour calculer
les valeurs propres et les vecteurs propres, qui permettent d'obtenir les poids relatifs
finaux.
6. Vérification de la cohérence : La cohérence des comparaisons par paires est évaluée
à l'aide d'un indice de cohérence. Cela permet de s'assurer que les jugements sont
cohérents et que les comparaisons ne sont pas biaisées. Si l'indice de cohérence
dépasse un seuil prédéfini, des ajustements peuvent être nécessaires pour rendre les
comparaisons plus cohérentes.

6. Pondération des facteurs et combinaison des couches


Une fois les pondérations déterminées, la technique CLP (Combinaison Linéaire Pondérée)
permet de combiner les couches du modèle, en fonction de leur poids. Dans ce cas-là, la
compensation entre facteurs est totale, c’est-à-dire qu’un facteur ayant une aptitude faible
pourra être compensé par un autre ayant une aptitude élevée. Le degré de compensation
dépendra du poids des facteurs. Cette technique consiste simplement à multiplier chaque
facteur standardisé avec son poids puis de les additionner. La somme est divisée par le
nombre de facteurs.

6.1 Flow accumulation


L'accumulation de débit est un concept utilisé en hydrologie et en géographie pour quantifier
la quantité d'eau qui s'écoule dans chaque cellule ou emplacement dans un modèle numérique
d'élévation (DEM). C'est un paramètre important dans l'analyse des bassins versants, la
prévision des crues et la modélisation du paysage.

Dans un DEM, chaque cellule représente un emplacement spécifique sur la surface de la Terre
et a une valeur d'élévation associée. L'algorithme d'accumulation de flux calcule le flux
accumulé dans chaque cellule en additionnant le flux de contribution de toutes les cellules qui

43
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

s'y déversent.

Le processus d'accumulation de flux commence par l'attribution d'une valeur de zéro à chaque
cellule du DEM. Ensuite, l'algorithme parcourt chaque cellule et calcule le flux de
contribution de ses cellules voisines. Le débit contributif est déterminé par la différence
d'altitude entre la cellule actuelle et ses voisines. Les cellules avec des valeurs d'élévation
inférieures sont considérées comme des exutoires ou des puits, où l'eau s'accumule et s'écoule.

Figure IV-1: accumulation de débit

6.2 Pente
L'étude de la pente du terrain revêt une importance capitale dans la cartographie des risques
d'inondation. En déterminant la direction et la vitesse d'écoulement des eaux de pluie, la pente
influence directement le ruissellement et l'accumulation de l'eau. Une pente plus raide
favorise un ruissellement plus rapide, augmentant ainsi le risque d'inondation en cas de fortes
précipitations. De plus, une pente plus faible peut entraîner une stagnation de l'eau,
augmentant la vulnérabilité aux inondations. La pente du terrain interagit également avec
d'autres facteurs tels que la végétation et la capacité de drainage des sols, ce qui permet de
mieux comprendre la dynamique hydrologique d'une région et de cibler les zones les plus à

44
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

risque. Par conséquent, l'analyse de la pente est essentielle pour identifier les zones à haut
risque et orienter les mesures d'atténuation des inondations. Les résultats de l’analyse de la
carte de la pente montre que la région sud, a des valeurs de pente relativement faibles,
indiquant un terrain plus plat. Cela peut entraîner une stagnation de l'eau et une plus grande
vulnérabilité aux inondations, en particulier si la région présente également une faible
capacité de drainage. Dans la région est, nous avons constaté une variabilité des valeurs de
pente, allant de faible à élever. Cela suggère une diversité des caractéristiques topographiques,
ce qui peut influencer la probabilité d'inondation dans différentes parties de la région. Dans
les régions nord et ouest, nous avons observé des valeurs de pente relativement plus élevées,
indiquant un terrain plus accidenté. Cela peut favoriser l'écoulement des eaux de pluie et
réduire le risque d'inondation par rapport aux régions plus plates

Figure IV-2: carte de la pente

6.3 La Stream Power Index


La Stream Power Index (SPI) joue un rôle crucial dans l'étude de la cartographie des risques
d'inondation. En tant qu'indicateur de la puissance d'écoulement d'un cours d'eau, le SPI
permet de quantifier la capacité d'un cours d'eau à transporter des sédiments et à provoquer
des inondations. Plus le SPI est élevé, plus le potentiel d'érosion et de dommages associés aux
inondations est important. En examinant la carte, on peut identifier les sections des cours
d'eau qui présentent un SPI élevé, indiquant une probabilité plus élevée d'inondations
potentielles. Ces zones peuvent correspondre à des zones de confluence, de rapides, de
cascades ou de cours d'eau encaissés

45
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Figure IV-3: Stream power index SPI

6.4 Occupation de sols


L'étude de l'occupation des sols revêt une grande importance dans la cartographie des risques
d'inondation. En examinant la répartition et la nature des différentes utilisations des terres, on
peut évaluer la vulnérabilité d'une zone aux inondations. Les types d'occupation des sols tels
que les zones résidentielles, les zones industrielles, les terres agricoles ou les zones naturelles
ont des caractéristiques différentes en termes de capacité d'absorption et de perméabilité de
l'eau. Par exemple, les zones urbanisées avec une couverture de sol imperméable peuvent
entraîner un ruissellement rapide des eaux de pluie, augmentant ainsi le risque d'inondation.
En revanche, les zones naturelles comme les zones humides ou les forêts peuvent jouer un
rôle crucial dans la rétention et l'absorption de l'eau, réduisant ainsi le risque d'inondation. En
examinant la carte, on peut observer la répartition spatiale des différentes catégories
d'occupation des sols et comprendre comment elles influencent le risque d'inondation.

46
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Figure IV-4: carte occupation du sol

6.5 Élévation
Les modèles numériques d'élévation (DEM) sont créés à l'aide de techniques de télédétection,
telles que l'imagerie satellitaire ou aérienne, ou par des méthodes d'arpentage au sol. Ces
modèles fournissent une représentation maillée de la surface de la Terre, où chaque cellule de
grille, ou pixel, contient des informations d'élévation. L'espacement entre les cellules de la
grille, connu sous le nom de résolution spatiale, détermine le niveau de détail dans le DEM.
L'élévation joue un rôle crucial dans l'étude de la cartographie des risques d'inondation. En
tant que mesure de la hauteur d'un point par rapport à un niveau de référence, l'élévation
permet de comprendre la topographie d'une région et d'évaluer son potentiel d'inondation.

47
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Pour notre cas d’étude les altitudes varie de 100 à 2000.

Figure IV-5: carte d’altitudes

6.6 Distance par rapport au cours


La distance par rapport au cours d'eau est un autre aspect important à prendre en compte dans
l'étude de la cartographie des risques d'inondation. Les résultats de la carte de distance par
rapport au cours d'eau fournissent une représentation visuelle des zones à différents niveaux
de proximité du cours d'eau dans notre zone d'étude. Cette carte permet d'identifier les zones
qui sont les plus exposées aux risques d'inondation en raison de leur proximité avec le cours
d'eau.
La carte de distance par rapport aux routes permet de visualiser ces zones à risque
potentiellement accrues en raison de la proximité des routes. Elle permet d'identifier les zones
qui nécessitent une attention particulière en termes de gestion des inondations, de
planification du développement et de mise en place de mesures de protection.

48
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Figure IV-6: Carte distance de la rivière.

distance to steam texteur of land


Colonne1 river Slope Colonne4 power soil rainfall elevation use
distance to
river 1 1 2 3 4 4 4 5

slope 1 1 3 3 4 5 6 7

texteur of soil 1/2 1/3 1 5 5 7 7 7

land use 1/3 1/3 1/5 1 2 3 4 5

ranfall 1/4 1/4 1/5 1/2 1 2 3 4

elevation 1/4 1/5 1/7 1/3 1/2 1 2 3

twi 1/4 1/6 1/7 1/4 1/3 1/2 1 2


steam power
index STI 1/5 1/7 1/7 1/4 1/4 1/3 1/2 1

Tableau 5: La matrice de comparaison de poids des facteurs

49
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

Tableau 6: Les poids normalise

Figure IV-7: carte de susceptibilité aux inondation

50
Chapitre IV : Cartographie de la susceptibilité à l’inondation

7. Discussion :
La méthode AHP intégrée dans un SIG est utilisée pour identifier les zones à risque
d’inondation. La carte finale obtenue de la susceptibilité divisée à cinq classes de niveau
risque à partir de [très faible risque] arrivent à [très élève].
Selon les résultats nous constatons que (08.23%) de la superficie totale a été situé à proche de
les coures d’eau est-elle représente la plus menacée par l’inondation, les autres valeurs sont
déférent (44.53% ) (36.77%) (02.11%) en conclusion de cette résultats, on peut distinguer que
les zones à grand risque d’inondation sont les zones l’proximité par report les cours d’eau et
le zones bas, par contre nous remarque que les zones élevée et semi-élevée sont moins à
risque d’inondations.
à partir de cette résultats vient connue pour nous les points inondables et les non inondables
dans la ville de Béjaia.

8. Conclusion :
À la fin de ce chapitre on peut obtenir une carte de susceptibilité aux inondations à l’aide de le
system d’information géologique SIG et processus de hiérarchie analytique AHP au niveau du
bassin versant à la région de Bejaïa
9. Il s'agit d'une carte qui aidera à l'avenir à prévoir les endroits à risque d'inondation et à
travailler à la construction d'une base et d'une structure pour résister à cette catastrophe et
drainer l'eau loin des intérêts de la population

51
Conclusion Général

52
Conclusion général

Conclusion Général :
Le phénomène d’inondation est un danger fréquent aux conséquences environnemental,
humaines et matérielles préjudiciables. Dans le cadre d’une stratégie de prévention contre
l’inondation, on a eu recours à la simulation avec les systeme information géologique comme
un outil largement connue pour délimiter l’emprise des zones sensibles touchée par les
inondations dans la villev de Béjaia D’où, la modélisation constitue un axe primordial dans la
connaissance de risque pour aboutir enfin à la limitation des dommages etPrendre les
précautions nécessaires pour éviter les catastrophes et réduire les pertes.
Dans ce travail avec l’utilisation SIG représenter par le logiciel ArcMap et la méthode de
AHP pour effectuer la cartographier les de zones sous la menace de l’inondation cas région de
Béjaia , à partir de résultat de la carte final on peut classifié notre zone d’étude à (05) cinq
classes de susceptibilité comme suite :
1- Très faible (12.34 %) 2- Faible ( 16.23% ) 3- Modérée ( 18.66% ) 4- Élevée ( 22.54 % ) 5-
Très élevée ( 30.23% )
Les résultats obtenu après le traitement des données affiche une large surface (localisée
presque au centre de la zone d’étude beaucoup) menaçait d’être exposé à l’inondation.
La principale cause de cette menace est l’existence intensive de cours d’eaux et les oueds dans
ce tronçon. En remarque aussi d’après la carte d’altitudes que cette surface est la plus bas dans
la carte malgré cette surface avoir le plus moins moyenne de précipitations. Donc on peut dire
que proximité par rapport les rivières et les cours d’eaux et le faible niveau d’altitude sont
deux 02 facteurs fort pour la classification du zones inondables
Pour l’indice de fort flux (Stream power index SPI) Contribue de manière significative aux
inondations il est toujours fort dans les terrains bas que augmenter la probabilité des
inondations. Les autre facteurs études participé aussi à la probabilité d’arrivèrent l’inondation
remarquablement doit prendre en considération pendant l’étude de chaque zone.
On peut également rappelle à mentionner qu'après cette étude et les résultats obtenus, la
préparation et le suivi périodique des aménagements les ouvrages de l'eau reste également un
facteur important et fort pour réduire les risques d'inondations et les pertes qui en découlent.

53
Références bibliographique

Références bibliographique :
 Benouis, A., (2004). « Étude des ressources en eau souterraines de la vallée de la basse
Soummam », Mémoire d’Ingénieur ENP, Alger.
 Comparison of analytical hierarchiy process and the fuzzy logic approach for flood
susceptibility mapping in a semi-arid ungauged basing ( BISKRA BASIN :
ALGERIA)
Ali Boua,rane , Oussama Derdous , Noura Dahri , salah Eddine Tachi , Khereddine
Boutebba & Mohamed T. Bouziane
 Charifi, S., (2006). « Application du modèle hydrologique GR2M sur les bassins
versants de la Soummam et de l’Isser », Mémoire de Magister, ENP, Alger.
 Becheraier, L., (2002). « Acquisition des données géographique dans un SIG,
applications sur le bassin de la basse Soummam par Géo Concept », Mémoire
d'ingénieur, ENP, Alger.
 A.N.R.H., 1979, 1980 : Annuaire hydrologique de l’Algérie, Alger
 Direction technique chargée des statistiques régionales, de l’agriculture et de la
cartographie, 2011. Recensement général de la population et de l’habitat 2008-
Armature urbaine. Office national des statistiques, Septembre, Alger, 213 p.
 Protection civile algérienne, 2012. Historique des catastrophes 1962-2012,
(http://www.protectioncivile.dz).
 (ANDRE, Musy -1998)

 Implantation d’un système d’information géographique 3D sur Internet pour la gestion


des modèles urbainspar ChokriKoussa 2011.
 dauncey 2009 livre de : climate challenge.
 Inondable : une méthode de prévention raisonnable du risque d'inondation pour une
gestion mieux intégrée des bassins versants. par : O.Gilard and N. Gendreau.
 LAHLAH.S : Les inondations en Algérie, Actes des Journées Techniques/Risques
Naturels : Inondation, Prévision, Protection/BATNA, 2004
 BACHI. M: Problématique du risque d’inondation en milieu urbain; cas de
l’agglomération de Sidi Bel Abbes, Projet de Fin d’Etudes, Magister, Université
Aboubakr BELKAID, Tlemcen, Algérie, 2011.

54
Références bibliographique

 BENTEKHICI N. et ZEBBAR Z-d. 2008: Utilisation d’un SIG pour l’évaluation des
Caractéristiques physiques d’un bassin versant et leurs influences sur l’écoulement
des eaux (Bassin versant d’Oued El MALEH, Nord-Ouest d’ALGERIE). 1ère
Conférence International Sur le Web et l’Information Technologie. Sidi Bel Abbes,
ALGERIE.

55

Vous aimerez peut-être aussi