Cycle préparatoire 1ère année
Devoir surveillé 6
Karam Fayad, Khaoula Guezguez, Jean-Michel Masereel
Matière : Algèbre Date : Jeudi 18 juin 2020
Durée : 3 heures
Nombre de pages : 3
Toute réponse doit être rigoureusement justifiée et tout calcul détaillé.
Le sujet comporte quatre exercices. L’ordre dans lequel ceux-ci sont traités n’est pas imposé.
Le barème (sur 33) est donné à titre indicatif.
Exercice 1. (3 points)
Soit a ∈ R. On considère la matrice
1 a 1 0
a a 0 0
Ma =
0
.
1 1 1
a a 0 1
1. Calculer le déterminant de M a .
2. Donner le rang de M a suivant les valeurs de a .
Exercice 2. (8.5 points)
Soit B = (e1 , e2 , e3 , e4 ) la base canonique de R4 et f l’endomorphisme de R4 donné par
f (e1 ) = −e1 − e2 − e3
f (e2 ) = 2e1 + 2e2 + e3 + e4
f (e3 ) = f (e4 ) = −e1 − e2 − e4
1. Donner la matrice A de f dans la base B.
2. Déterminer une base de Ker(f ) et une base de Im(f ).
3. Montrer que Ker(f ) = Im(f ).
4. Trouver une base de R4 dans laquelle la matrice de f est
0 0 1 0
0 0 0 1
.
0 0 0 0
0 0 0 0
5. Déterminer l’endomorphisme f ◦ f .
6. Généralisation : Soit g un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension n . Montrer que les
deux propositions suivantes sont équivalentes :
(a) Ker(g ) = Im(g )
(b) g ◦ g = 0 et n = 2 rg(g )
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Exercice 3. Parties stables
Étant donné un espace vectoriel E , une partie A de E et un endomorphisme f de E , on dit que A est stable
par f lorsque f (A) ⊂ A.
Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.
PARTIE I : UN EXEMPLE DANS R3 (7.5 points)
Soit l’application
ϕ: R3 −→ R3
(x , y , z ) 7−→ (3x + 4y − 4z , 2x + 2y − z , 2x + 3y − 2z )
1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de R3 et donner sa matrice dans la base canonique de R3 .
2. L’application ϕ est-elle bijective ? Justifier.
3. (a) Déterminer une base de Ker(ϕ − 3IdR3 ).
(b) Montrer que Ker(ϕ − 3IdR3 ) est stable par ϕ.
4. Soit F = {(x , y , z ) ∈ R3 , x + y − z = 0}.
(a) Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R3 et en déterminer une base.
(b) Montrer que F est stable par ϕ.
(c) F et Ker(ϕ − 3IdR3 ) sont-ils supplémentaires dans R3 ? Justifier.
PARTIE II : UN EXEMPLE DANS R2 [X ] (8 points)
Soit E = R2 [X ] muni de sa base canonique B. Pour tout P ∈ E , on pose
1
2
ψ(P ) = (2X − 1)P − X − P0
2
1. Montrer que ψ est un endomorphisme de E .
2. Donner la matrice de ψ dans la base B.
3. Soit Q le polynôme donné par Q (X ) = 2X 2 − 1.
Calculer ψ(Q ) et en déduire que vect(Q ) est stable par ψ.
4. Soit les polynômes R et S donnés par R (X ) = X et S = ψ(R ).
(a) Montrer que B0 = (Q , R ,S ) est une base de E .
(b) Montrer que ψ(S ) ∈ vect(R ,S ).
(c) En déduire la matrice de ψ dans la base B0 .
(d) Montrer que vect(R ,S ) est un sous-espace vectoriel de E stable par ψ.
5. Donner les matrices de passage de B à B0 et de B0 à B.
6. Retrouver alors le résultat de la question (4c).
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Exercice 4. (6 points) Sous-espaces vectoriels supplémentaires
Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.
PARTIE I : CAS DE DIMENSION FINIE
Soit E le sous-espace vectoriel de R4 défini par le système d’équations
¨
x +y +z +t =0
y + 2z + t =0
Soit v1 = (1, 1, 1, 1), v2 = (1, 0, 1, 0) et v3 = (1, 1, 0, 0).
Pour chacun des sous-espaces vectoriels suivants, dire s’il est supplémentaire de E dans R4 . Justifier.
1. vect(v1 , v2 ).
2. vect(v1 , v3 ).
PARTIE II : CAS DE DIMENSION INFINIE
Soit F le R-espace vectoriel des fonctions continues définies sur [0, π] à valeurs réelles.
On note f1 et f2 les deux éléments de F définis par f1 (x ) = sin(x ) et f2 (x ) = cos(x ) pour tout x ∈ [0, π].
Soit n π o
G = g ∈ F, g (0) = g = g (π) et H = vect(f1 , f2 ).
2
1. Soit f ∈ F . Donner une condition nécessaire et suffisante sur (α1 , α2 ) ∈ R2 pour que f − α1 f1 − α2 f2
appartienne à G .
2. En déduire que F = G ⊕ H .
On pourra raisonner par analyse-synthèse.
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