Mémoire SEAAL
Mémoire SEAAL
THEME
Présenté par :
lle
M Kamélia Abir BOUSSAFEUR
Dirigé par :
M. Nabil KECHAR SEAAL
Mme. Mathilde Le ROUX SEAAL
Dr. Abdelmalek BERMAD ENP
Je remercie Mathilde Le ROUX de m’avoir proposé ce thème, de m’avoir suivie tout au long
de mon travail et de m’avoir aidée notamment pour la programmation en VBA. Ses remarques
et critiques durant les après-midis de travail qu’elle m’a consacrée m’ont été d’une aide pré-
cieuse. Un grand merci également à mon maître de stage, Nabil KECHAR qui a su me trans-
mettre toute son expérience du métier visite du réseau. Pour ses encouragements, sa bonne
humeur et son encadrement pour toute la partie pratique de ce travail.
Mes remerciements vont ensuite aux agents et employés de la SEAAL pour leur disponibilité
et conseils. Je cite :
Hamid HIMENE pour toutes ses explications concernant le Diagnostic Rapide.
Nabila TAIR et Hadjila NACER-BEY de l’équipe du Système d’Information Géographique.
Lyes TOUZOUTI et Amar ALIOUI de l’équipe de visite d’encrassement. Lyes CHENANE et
Mahfoud HADJADJI de l’IVP, ainsi que Rabah Rafik IGHIL MELLAH. Les agents d’ITV :
Nacer ZIANE, Djamel MEGARBA, Toufik BRAHITI et Merouane BESSOU. L’ingénieur
topographe Mohamed LOUAIFI, l’ingénieur hydraulicien Abdelkrim BOUKHARI.
Les experts qui ont bien voulu m’aider afin de mettre au point le système expert pour la nota-
tion des tronçons inspectés : Bernard BORDENAVE, Marc GALIANO, Nabil KECHAR,
Mourad OUZZANE, Mathilde Le ROUX et Malek SIAHMED.
Je remercie à nouveau Marc GALIANO pour tous les documents qu’il a mis en ma disposi-
tion et Malek SIAHMED pour la journée qu’il m’a consacrée afin de m’expliquer les étapes
de renouvellement des tronçons et l’organisation de chantier.
Je tiens également à remercier Abdesslam ZERHOUNI qui m’a fait visiter les chantiers de
renouvellement.
Je remercie aussi les personnes externes qui m’ont fait découvrir la réalisation des travaux :
Mohamed BOUKARA de l’entreprise MAHROUSA rencontré sur le chantier de Sidi Mous-
sa. SENIANI gérant de l’entreprise Hydroprof travaillant sur le chantier d’Eucalyptus.
Une pensée émue et un grand merci à Mohamed Yacine LAMOUDI pour m’avoir initiée à la
programmation en VBA sous Excel et pour toutes ses réflexions sur le sujet.
Et enfin, je remercie les membres du jury qui ont bien voulu évaluer le travail de fin d’études
présenté dans ce mémoire.
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انمهخص
من أجم تحسين تسييش شثكح تطهيش انمياه انمستعمهح نىاليح انجزائش يجة عهى ششكح سيال انتزود تثشنامج معهىماتي نتقييم
هي عثاسج عن أداج نذعم. تقتشح هزه انمزكشج منهجيح نتنقيط قنىاخ هزه انشثكح نتنظيم أعمال انتشميم.تفتيش انقنىاخ تانكاميشا
. وقائمح عهى آساء انخثشاءVBA Excel اتخار انقشاساخ مثشمجح تـ
. شثكح تطهيش انمياه انمستعمهح، أداج تشخيص انعيىب، تفتيش انقنىاخ تانكاميشا:انكهماخ انمفتاحيح
Résumé
Afin d’améliorer la gestion du réseau d’assainissement de la wilaya d’Alger, la Société des
Eaux et de l’Assainissement de la wilaya d’Alger (SEAAL) doit se doter d’un outil de valori-
sation des ITV. Ce mémoire propose une méthodologie pour la notation des tronçons de ce
réseau afin de hiérarchiser les travaux de réhabilitation. Il s’agit d’un outil d’aide à la décision
programmé en VBA sous Excel basé sur avis d’experts.
Abstract:
In order to improve Algiers sewer networks management, the company SEAAL needs a tool
for evaluating closed circuit television sewer inspection reports. This work suggests a metho-
dology for ranking sewer mains in order to prioritize their rehabilitation. It is a decision
making tool programmed in VBA Excel based on expert judgments.
Key words: closed circuit television sewer inspection, assessment tool, sewer networks.
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Sommaire
Liste des figures ................................................................................................ 7
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II.3.3 Auscultation des réseaux d’assainissement : ..................................................... 24
II.3.4 Réhabilitation des réseaux d’assainissement :................................................... 27
II.3.5 L’inspection visuelle des réseaux d’assainissement : ........................................ 31
II.3.6 Description de la norme NF EN 13508 « Condition des réseaux d'évacuation et
d'assainissement à l'extérieur des bâtiments - Partie 2 : Système de codage de
l'inspection visuelle » ....................................................................................................... 34
II.4 Conclusion ................................................................................................................. 39
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IV.5 Calage de l’outil : ................................................................................................... 60
IV.6 Conclusion ............................................................................................................. 62
Bibliographie .................................................................................................. 66
Annexes ........................................................................................................... 68
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Liste des figures
Figure 1 : Délimitation territoriale des centres d'assainissement ............................................. 13
Figure 2 : Organigramme de la Direction Assainissement....................................................... 13
Figure 3 : Métiers WIKTI ........................................................................................................ 15
Figure 4 : Types de réhabilitation des réseaux d'assainissement ............................................. 27
Figure 5 : Classification des techniques de réhabilitation des ouvrages non visitables
(MOZZICONACCI 2001); (YAHIAOUI 2000) ...................................................................... 30
Figure 6 : Types d'inspections visuelles ................................................................................... 32
Figure 7 : Matériel d'inspection télévisée (en haut à gauche: caméras, en haut à droite:
fourgon, en bas à gauche : poste de pilotage, en bas à droite : poste chantier) ........................ 34
Figure 8 : Système de codage de la norme NF EN 13508-2 .................................................... 35
Figure 10 : Photo de fissures longitudinales ............................................................................ 36
Figure 9 : Exemples de références horaires.............................................................................. 36
Figure 11 : Photo d'un décentrage radial .................................................................................. 37
Figure 12 : Répartition du matériau des conduites du réseau d'assainissement ....................... 42
Figure 13 : Répartition de la forme des conduites du réseau d'assainissement ........................ 43
Figure 14 : Répartition de l'implantation des conduites du réseau d'assainissement ............... 43
Figure 15: Cycle de la gestion patrimoniale en utilisant le DiagRap ....................................... 45
Figure 16 : Hydrozoom V2 ...................................................................................................... 45
Figure 17 : Extrait d'un rapport d'ITV ...................................................................................... 51
Figure 18 : Description simplifiée de la méthode .................................................................... 52
Figure 19 : Fiche de synthèse des rapports d'ITV .................................................................... 55
Figure 20: Message d'erreur de copie ....................................................................................... 55
Figure 21 : L'onglet SORTIES de l'outil .................................................................................. 56
Figure 22: Boîte de dialogue de la demande d'intervention ..................................................... 56
Figure 23 : Boîte de dialogue du numéro de rapport ................................................................ 57
Figure 24 : Emplacement de la date d'inspection dans l'onglet ENTREES ............................. 57
Figure 25: Emplacement de l'objet d'inspection....................................................................... 58
Figure 26 : L'onglet LISTES pour le matériau et l'objet d'inspection ...................................... 58
Figure 27 : Matériau (en gris) et Diamètre (en jaune) de la conduite ...................................... 59
Figure 28 : Boîte de dialogue ERREUR .................................................................................. 60
Figure 29 : boîte de dialogue de fins de défauts non mentionnées........................................... 60
Figure 30 : Notation des tronçons par les experts (1) .............................................................. 61
Figure 31 : Notation des tronçons par les experts (2) .............................................................. 61
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Liste des tableaux
Tableau 1 : Niveaux de dégradation des tronçons .................................................................... 17
Tableau 2 : Classification des techniques de réhabilitation des ouvrages visitables................ 28
Tableau 3 : Description codée de fissures longitudinales ........................................................ 36
Tableau 4 : Description codée d'un décentrage radial .............................................................. 37
Tableau 5 : Codes identificateurs de champ ............................................................................. 37
Tableau 6 : Codes identificateurs de données d’inspection ..................................................... 38
Tableau 7 : Tableau présentant le format codé d'un rapport d'ITV .......................................... 38
Tableau 8 : Nombre de défauts par type d'observation selon la norme EN 13508-2 ............... 39
Tableau 9 : Caractéristiques des caméras et chariots d'ITV ..................................................... 46
Tableau 10: Inventaire du statut des rapports ITV en ml ......................................................... 47
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Introduction générale
La croissance et le développement urbains sont associés à l’évolution et l’extension des in-
frastructures urbaines.
Les réseaux d’assainissement constituent un patrimoine communal non négligeable. Et c’est
justement suite à cette évolution urbaine, à la raréfaction de la ressource et la nécessité
d’assurer la protection de l’environnement qu’il devient indispensable de maintenir ce patri-
moine en bon état pour une période de service maximale.
La plupart des collecteurs sont aujourd’hui fortement dégradés. Il devient donc nécessaire de
procéder à leur réhabilitation. Nous passons, par conséquent, du temps de la construction à
l’ère de la réhabilitation. C’est ainsi que sont apparus des modèles de gestion du réseau
d’assainissement urbain un peu partout dans le monde.
En Algérie, en revanche, la notion de gestion des réseaux d’assainissement urbain n’est pas
encore très répandue. Ce n’est qu’avec l’arrivée de la Société des Eaux et de l’Assainissement
d’ALger (SEAAL) qu’on note une réelle prise de conscience.
Le manque d’informations sur le réseau algérois rend la mise en place des stratégies de ges-
tion et d’exploitation difficiles et coûteuses. De ce fait, il a été d’abord nécessaire de cons-
truire un Système d’Information Géographique (SIG) afin de synthétiser toutes les connais-
sances disponibles sur le réseau d’assainissement. Il est important que ces données soient
fiables et correspondent à la réalité du terrain. Aujourd’hui que la période de construction du
SIG arrive à terme, l’étape qui suit consiste en la pérennisation des ouvrages existants ou la
gestion patrimoniale.
La gestion patrimoniale permet d’entretenir le réseau et d’anticiper les dégradations qui tou-
cheraient éventuellement les ouvrages. Elle permet également une approche prévisionnelle à
long terme et sert de support à la politique d’investissement du gestionnaire.
Le travail présenté dans ce document traite justement de cet aspect de la gestion des réseaux.
Il consiste en l’élaboration d’un outil de valorisation des Inspections TéléVisuelles (ITV). Cet
outil permet l’interprétation des rapports issus des inspections des réseaux grâce à une nota-
tion automatique des conduites.
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cription des inspections des réseaux et tous les éléments pertinents pour l’élaboration de
l’outil de notation.
Le chapitre III entreprend de décrire la méthodologie adoptée par la SEAAL pour la gestion
patrimoniale du réseau d’assainissement de la wilaya d’Alger.
Enfin, le chapitre IV présente la méthodologie que nous avons développée pour définir l’outil
d’aide à la décision ainsi qu’une description détaillée de l’outil élaboré.
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Chapitre I
Présentation de l’organisme d’accueil et
du sujet de stage
I.1 Introduction :
La Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (SEAAL) est une société par actions
(SPA) détenue par l’Algérienne Des Eaux (ADE) et l’Office National de l’Assainissement
(ONA). Elle a pour mission la gestion des services de l’eau et de l’assainissement de la wilaya
d’Alger.
Créée le 1er mars 2006, la SEAAL est un opérateur public de droit algérien. Afin d’optimiser
cette gestion et de profiter du savoir faire étranger, SEAAL a opté pour un contrat de 5 ans et
6 mois avec SUEZ Environnement (SE), spécialiste dans le domaine. Grâce à son programme
de Transfert de Savoir-Faire (TSF), SE suit l’ensemble des métiers de SEAAL, l’objectif étant
d’aboutir à une bonne maîtrise de ceux-ci par les cadres locaux.
Présentation et organisation de la SEAAL :
I.2 Organisation :
La SEAAL regroupe plus de 4000 employés au sein des principales structures suivantes :
Direction Générale : est chargée de la politique et des orientations générales. Elle as-
sure ainsi la coordination de l’ensemble des directions.
Directions opérationnelles :
- Direction Exploitation Eau Potable comprenant :
La Direction Distribution ;
La Direction Production ;
- Direction Assainissement ;
- Direction Clientèle.
Directions supports :
- Direction Achats et Logistique
- Direction Technique
- Direction des Investissements
- Direction du Patrimoine
- Direction Finance et Comptabilité
- Direction des Ressources Humaines
- Direction de la Communication
Les directions opérationnelles représentent le cœur du métier. Pour mener à bien leurs mis-
sions, celles-ci sont assistées des directions supports.
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
I.2.1 Missions :
La SEAAL a pour principales missions :
- Assurer une distribution d’eau de qualité 24h/24.
- Gérer de façon pérenne les ouvrages et installations d’eau et d’assainissement.
- Améliorer la qualité du milieu naturel par l’élimination des rejets directs.
- Instaurer une gestion clientèle moderne et efficace pour améliorer la satisfaction des
clients.
Assainissement :
3 200 km de réseau
33 postes de relevage
4 stations d’épuration (2 gérées par SEAAL)
Clientèle :
494 000 clients
18 agences commerciales
25 points d’accueil
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
La troisième unité renforce les précédentes grâce aux interventions des centres de:
- Curage
- Grands Travaux
- Maintenance
Et enfin, le Centre des Moyens Techniques regroupe ; le Bureau d’ETudes (BET), le SIG et la
Maintenance et Automatisme.
La figure 2 montre l’organigramme de la direction de l’assainissement.
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
Métiers WIKTI :
Le programme WIKTI (Water International Knowledge Transfer Initiative) est le référentiel
de base du TSF de SE. C’est une démarche structurée et innovante qui mesure l’évolution du
niveau de maîtrise par les équipes pour les 36 métiers exercés à la SEAAL. Ces métiers en-
globent les 4 domaines suivants (voir figure 3):
Eau potable : 12 métiers
Assainissement : 8 métiers
Clientèle : 7 métiers
Support : 9 métiers
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
Tous les métiers WIKTI sont documentés. Autrement dit, à chaque fonction est attribué un
kit métier. Celui-ci décrit les tâches des intervenants avec des rappels techniques pour les
orienter afin de mener à bien leurs fonctions.
Une liste de règles de base est définie dans chaque kit métier.
L’évaluation de la maîtrise d’un métier repose sur un système de notation (de 1 à 6), ci-
tons les trois principales notes :
1 : service très défaillant
3 : service de standard international, mature et autonome
6 : Niveau de leadership international
Se basant sur les règles de base, un ajustement de la notation est réalisé tous les trimestres.
Chaque métier est représenté par un référent métier qui a en charge l’établissement et le
suivi des plans d’actions pour améliorer la maîtrise du métier dont il est en charge.
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
- Dans une seconde partie, une description de la méthode adoptée par la SEAAL pour la
gestion du patrimoine réseau vient mettre en valeur l’importance et l’apport du travail
de fin d’études.
- La troisième partie présente la démarche adoptée pour l’élaboration de l’outil qui a
pour but la notation des ITV en vue de décider de l’intervention à prévoir pour la ré-
habilitation des tronçons inspectés.
Cette méthodologie a été obtenue de manière exploratoire et empirique en se basant
sur avis d’experts.
Le résultat final auquel nous devons aboutir est la détermination des niveaux de dé-
gradation de chaque tronçon inspecté. Ces niveaux de dégradation varient de 1 à 5 tels
que présentés dans le tableau suivant :
- Enfin, après avoir présenté le travail dans les parties précédentes, il est nécessaire
d’établir un bilan et une analyse de l’étude tout en apportant des recommandations et
perspectives de l’outil pour une exploitation optimale des rapports d’ITV.
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Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et sujet de stage
I.5 Conclusion :
La SEAAL possède aujourd’hui tous les moyens financiers et humains pour une gestion opti-
male des réseaux d’eau et d’assainissement.
Le travail présenté dans ce document vient appuyer les efforts des intervenants du métier « vi-
site du réseau d’assainissement » qui œuvrent dans le but d’élever le niveau de service aux
standards internationaux.
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II. Chapitre II
Gestion et maintenance des réseaux
d’assainissement urbain
II.1 Introduction :
Ce chapitre a pour vocation de citer, dans un premier temps, une brève synthèse sur les diffé-
rentes méthodes de gestion en adoptant le concept de gestion patrimoniale. Il décrit ensuite les
opérations de maintenance et d’entretien des réseaux d’assainissement après avoir défini la
notion de dégradation des conduites. Par la suite, sont abordées les différentes techniques de
réhabilitation des canalisations d’assainissement urbain. Enfin, une description détaillée des
ITV et de la norme NF EN 13508 – 2 est présentée.
Le recours à des méthodes de gestion des réseaux d’assainissement urbain n’est apparu que
récemment. D’une part, parce que ces réseaux sont dans la plupart des cas constitués
d’ouvrages enterrés donc non apparents. D’autre part, la priorité est attribuée aux autres ré-
seaux urbains notamment les réseaux routiers et les systèmes d’alimentation en eau potable.
Cette optique a aujourd’hui changé. En effet, les ressources en eau traditionnelles se font rares
et l’impact environnemental des rejets devient l’objectif majeur des gestionnaires du réseau
d’assainissement urbain. C’est pourquoi, le concept d’assainissement urbain est remplacé par
celui de gestion des eaux urbaines (GRANGER 2009).
Cette prise de conscience est à présent réelle. Plusieurs approches ont été élaborées à travers
le monde. Les systèmes collectifs d’assainissement deviennent en conséquence de plus en
plus sophistiqués : par l’intégration d’outils de gestion en temps réel, par exemple
(GRANGER 2009).
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Facteurs intrinsèques :
Les facteurs intrinsèques sont ceux qui sont présents avant la mise en service de l’ouvrage. Ce
sont par exemple les défauts de conception, les défauts de pose et malfaçons pendant les tra-
vaux de réalisation de l’ouvrage.
Facteurs internes :
Les facteurs internes sont liés aux différentes fonctions du réseau. Les actions qui peuvent
affecter l’ouvrage :
L’agressivité du sol environnant par rapport au collecteur : pH du sol, présence de
composés chimiques incompatibles avec le matériau constitutif du collecteur, action
de l’eau…
L’action mécanique des effluents transportés telle que l’érosion au sens physique
L’action chimique et biologique des effluents causant les phénomènes d’érosion chi-
mique, de corrosion…
Facteurs externes :
Les facteurs externes regroupent les actions de l’environnement de l’ouvrage telles que :
Les phénomènes géophysiques : glissements de terrain, tassements, mouvements
d’eau…
Les actions liées à l’exploitation des réseaux : curage à haute pression, coupe-
racines…
Les actions humaines : travaux à proximité du collecteur, charges roulantes sur chaus-
sée…
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
- structurels
- fonctionnels
Les défauts structurels sont les défauts qui modifient la structure de la conduite. On peut ci-
ter : les fissures, déformations, ruptures, effondrements, dégradations de surface.
Les défauts fonctionnels sont ceux qui bloquent l’écoulement ou qui amoindrissent la capacité
d’évacuation des effluents tels que : l’apparition de racines, la présence d’obstacles gisant sur
le radier ou intégrés à la structure, les infiltrations et exfiltration, l’entrée de terre…
Une bonne gestion de l’entretien des réseaux vise à améliorer l’équilibre entre le préventif et
le curatif. L’objectif étant de prévoir le préventif le plus juste possible pour avoir le minimum
de curatif. Afin d’optimiser cette gestion, l’entretien doit viser à réduire progressivement et à
supprimer par la suite les points sensibles du réseau. Un point est catégorisé comme point
sensible lorsqu’il a fait l’objet de plusieurs interventions dans l’année (deux interventions
dans le cas de Lyonnaise des Eaux en France).
Il est à noter que le curage des collecteurs (hydrocurage) ou les désobstructions de branche-
ments font appel à des appareils utilisant de l’eau à Haute Pression. Il s’agit de matériels
d’intervention complexes de par la technologie mise en œuvre et potentiellement dangereux.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Curage mécanique :
Cette technique est utilisée lorsque le curage hydraulique s’avère inefficace (quantité et/ou
dureté des matières trop importantes) et/ou dans les collecteurs en eau. Elle est généralement
appliquée à des collecteurs non visitables de diamètres importants. Pour les collecteurs visi-
tables, des techniques traditionnelles de type « minières » seront utilisées.
Le curage des ouvrages par cette technique est réalisé par des godets ou des lames qui ramè-
nent les sédiments vers un point d’extraction. L’outil de curage est tracté dans la canalisation
entre deux regards par deux treuils installés en amont et en aval du tronçon.
Des renvois d’angle sont préalablement installés au fond des bouches amont et aval pour per-
mettre le guidage du câble dans l’axe de la canalisation et éviter le cisaillement du collecteur.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
L’outil de curage est choisi selon la forme de l’ouvrage, sa section, les dimensions d’accès,
son état ainsi que la quantité de sédiments et de leur dureté.
Les sédiments ramenés dans l’axe de la bouche d’extraction sont pompés par une aspiratrice
(pour les petits collecteurs) ou extraits mécaniquement (pour les plus grands collecteurs).
Pour les très grands collecteurs l’utilisation de pompes à sable peut être envisagée.
Avantages : Cette méthode peut être employée dans tous les cas où l’hydrocurage n’est pas
utilisable (dureté et quantité des sédiments trop importantes, dimension des collecteurs, col-
lecteurs en eau).
Inconvénients :
-cette technique est lente avec de faibles rendements de l’ordre de quelques dizaines de mètres
par jour ;
-nombreuses manutentions ;
-cette technique ne s’applique que sur les tronçons de canalisations rectilignes ou légèrement
courbes ;
-occupation de la voirie d’où demande d’arrêtés de circulation.
Chasses hydrauliques :
Il existe plusieurs techniques de chasses hydrauliques :
- pour les collecteurs visitables : les vannes mobiles et vannes fixes ;
- pour les collecteurs non-visitables : les boules de curage.
La chasse des dépôts s’effectue sans apport d’énergie externe. Il s’agit de systèmes méca-
niques qui utilisent la puissance hydraulique des eaux résiduaires afin de déplacer les matières
décantées.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Auscultation géométrique :
Il existe plusieurs techniques d’auscultation géométrique, citons ;
Inclinomètre : l’inclinomètre permet de réaliser le profil en long de la canalisation. Il
mesure la pente entre deux regards d’accès grâce à un capteur embarqué sur une
caméra d’inspection.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
II.3.4.a Définition :
(MOZZICONACCI 2001) cite en référence à la norme européenne EN 752, la terminologie
suivante :
Réhabilitation : toutes mesures entreprises pour restaurer ou améliorer les performances d’un
réseau d’évacuation et d’assainissement existant. Elle comprend la :
- Réparation : rectification des défauts localisés.
- Rénovation : travaux incorporant tout ou partie de l’ouvrage d’évacuation ou
d’assainissement existant et grâce auxquels les performances actuelles sont amélio-
rées.
- Remplacement : construction d’un ouvrage d’évacuation et d’assainissement neuf sur
ou hors de l’emplacement d’une conduite d’évacuation et d’assainissement existante et
s’y substituant.
Réhabilitation
(BUTHIER 2004) affirme que « la réhabilitation des réseaux d’assainissement consiste à réta-
blir, dans son état ou dans sa condition, un égout détérioré, afin qu’il puisse à nouveau remplir
sa fonction qui est de véhiculer des eaux usées dans certaines conditions d’écoulement, sans
qu’il y ait de fuites ou d’infiltrations. »
Donc la réhabilitation a pour but (BUTHIER 2004) :
- de restaurer la structure de l’ouvrage lorsqu’elle est déficiente (cassures, fissures longi-
tudinales, corrosion) ;
- d’assurer l’étanchéité de la conduite pour éviter les fuites d’eaux usées dans le milieu
naturel et les infiltrations d’eau de nappe (par les joints déboîtés, les fissures, etc.) ;
- de rétablir les conditions d’écoulement dans la conduite (élimination des radicelles, ra-
cines, laitance, branchements pénétrants).
Les travaux de réhabilitation peuvent être programmés suite à :
une intervention curative dans le cas de mise en évidence de dysfonctionnements au cours
de l’exploitation du réseau ;
- une intervention préventive de la gestion du patrimoine et l’analyse de risque ;
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
- après une étude de diagnostic d’une anomalie souvent récurrente sur une même conduite ;
-après inspection ou auscultation du collecteur donnant plus de précisions quant au choix
de la technique de réhabilitation.
2 Injection de collage
Injection d’étanchement
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Les robots multifonctions permettent d’éliminer les éléments gênant l’écoulement et de répa-
rer des désordres structurels ponctuels grâce à leurs fonctions de fraisage et d’injection de
résines. Les robots découpeurs quant à eux assurent uniquement les fonctions de fraisage et
ponçage.
Les injections d’étanchement ont pour but le rétablissement de l’étanchéité des collecteurs. La
résine injectée durcit et supprime ainsi ponctuellement les infiltrations et les exfiltrations.
Les tubages sont l’introduction à l’intérieur de la conduite de nouveaux tubes de diamètre
inférieur. Cette opération peut être destructive ou non destructive.
Le chemisage permet l’introduction d’une gaine en résine. Il est dit continu lorsqu’il longe
tout le tronçon et partiel (ou manchette), lorsqu’il traite uniquement une partie du tronçon.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Réhabilitation
Remplacement Réparation
Robot à fonctions
multiples
Robot découpeur
Rénovation
Chemisage
continu
Poussage ou
tractation
d’éléments courts
ou longs
Tubage par
enroulement
hélicoïdal
Traction en
continu d’un tube
prédéformé
Traction en
continu d’un
tubage long
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
L’inspection visuelle est non seulement effectuée pour les réseaux existants comme cité plus
haut, ceci s’inscrit à l’état actuel dans le volet de la gestion préventive, mais aussi pour la ré-
ception de réseaux neufs (de façon systématique). On peut donc faire un classement de ré-
seaux, en premier lieu, entre existants et neufs et par la suite diviser chaque groupe en visi-
tables (diamètre ≥ 1300 mm) et non visitables (diamètre < 1300 mm) pour décider du type
d’inspection à entreprendre.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Inspection Visuelle
Réseaux Réseaux
neufs existants
* ** **
Visitables Non visitables Visitables* Non visitables
Inspection
pédestre
*
diamètre ≥ 1300 mm Inspection
**diamètre < 1300 mm télévisée
Réseaux existants :
Les réseaux d’assainissement ont tendance à se détériorer avec le temps. La bonne gestion de
ces réseaux nécessite un contrôle et un suivi réguliers et de façon pérenne.
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Système de
codage
Intitulés de Observations
rubrique individuelles
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
12 03 06 09
12 03 03 06 07 11
Lorsqu’il s’agit d’un regard, le point de référence est la canalisation sortante la plus basse à
laquelle on associe la position midi ou 6 heures.
Assemblage : Si un défaut se trouve au niveau d’un assemblage entre deux tuyaux adjacents
(pour les collecteurs) ou deux éléments préfabriqués (pour les regards), le code A est utilisé.
Emplacement:
Pour les branchements et collecteurs, l’emplacement est longitudinal, il est précisé pour
chaque observation par rapport à un point de référence. Les différentes possibilités de choix
de ce point de référence sont précisées dans la norme.
En plus de l’emplacement longitudinal, les défauts continus ont un début A et une fin B.
Concernant les regards, l’emplacement représente les différentes parties constituant le regard
telles que la cunette, la banquette…
Les exemples suivants permettent d’éclaircir ce qui vient d’être cité :
Exemple 1 : Il s’agit de deux fissures fermées longitudinales à midi et 3 heures
Exemple 2 : Il s’agit d’un déplacement d’assemblage (BAJ), un décentrage radial (B) en par-
ticulier
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Données d’inspection :
Le code d’identification des données d’inspection est #C=. Il est suivi des codes de champ des
données d’inspection (voir tableau suivant).
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Ce qui suit est un exemple de fichier sous Excel respectant le format décrit plus haut :
Les cinq premières lignes correspondent au format du fichier ;
#B01 pour le lieu d’inspection ;
#B02 pour les détails d’inspection ;
#B03 pour les détails de la canalisation ;
#B04 pour les autres informations (précipitations, température, régulation du débit).
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Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
contrôle [Link]
#Z
#B01=AAA AAB AAD AAF AAJ AAK AAL
RC 02 - RC 03 RC 02 RC 02 RC 03 Lieu A A
#B02=ABC ABE ABF ABH ABP ABA
14/02/2 EN13508-
C B 009 Opérateur C 2:2003
#B03=ACM ACA ACB ACD ACJ ACK
A A 300 AG A C
#B04=ADA ADB ADC
A A A
#C=I J A B C D E F G H K M
Regard de
0 BCD Z RC 02 contrôle
B14K004
4 A1 BBC C 6 7 [Link]
B14K022
31.3 B1 BBC C [Link]
Regard de B14K033
32.8 BCE Z RC 03 contrôle [Link]
#Z
Total 36 44
II.4 Conclusion
La gestion patrimoniale des réseaux d’assainissement urbain ne peut s’appuyer que sur une
démarche complète intégrant l’ensemble des opérations de terrain citées dans ce chapitre à
savoir :
- Inventaire du patrimoine souvent par l’utilisation d’un SIG synthétisant toutes les don-
nées relatives au réseau d’assainissement à gérer
- L’entretien régulier du réseau et le diagnostic par ITV ou autres techniques
d’auscultation selon le dysfonctionnement
- Et enfin la réhabilitation du réseau détérioré
Page 39
Chapitre II : Gestion et maintenance des réseaux d’assainissement urbain
Finalement, la prise de décision ne repose pas uniquement sur le décideur, mais le travail
commence en amont où l’intervention de l’opérateur a toute son importance. L’agent de ter-
rain fournit la base et le support de chaque décision prise ultérieurement.
Cette partie sert d’introduction au sujet de ce mémoire, les notions y figurant seront plus ou
moins développées dans la suite du document.
Le chapitre suivant décrit la méthodologie adoptée par la SEAAL afin de gérer son réseau
d’assainissement.
Page 40
III. Chapitre III
Gestion du réseau d’assainissement à la
SEAAL
III.1 Introduction
La SEAAL a recours à des méthodes modernes pour sa gestion du réseau d’assainissement
d’Alger. Ce chapitre présente ces méthodes et permet de passer en revue le patrimoine réseau
et ses caractéristiques.
Page 41
Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
Page 42
Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
Ovoïde
4%
Inconnue
18% Circulaire
Dalot
1% Dalot
Inconnue
Ovoïde
Circulaire
77%
Charges
statiques
0,48%
Inconnue
12,32%
Charges statiques
Charges roulantes
Inconnue
Charges
roulantes
87,20%
Toutes ces données sont issues de la base de données du SIG. Elles ne sont pas toujours
fiables, mais elles sont mises à jour suite aux visites d’encrassement. Nous présenterons notre
contribution à l’amélioration de cette base de données dans le dernier chapitre.
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Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
1) Opérations de terrain :
Avant toute opération, il est indispensable de disposer d’un SIG pour faire l’inventaire du
réseau. Il permet de le localiser et le répertorier. Des mises à jour régulières améliorent la qua-
lité des données.
A partir des données récoltées du SIG, un programme de visites d’encrassement est mis en
place. Il s’agit de déterminer les éléments suivants :
le linéaire des tronçons en mesurant les distances entre regards ;
le diamètre de la conduite ;
le taux d’encrassement qui permettra de décider de la prochaine étape : si ce taux est
faible, il y a possibilité d’effectuer des Inspections au VidéoPériscope (IVP). Si la
conduite est fortement encrassée, des opérations de curage sont programmées. Et en-
fin, des inspections télévisées font suite à ces curages lorsque les IVP ne donnent pas
assez de matière pour décider de l’état structurel des conduites inspectées. Ce sont
donc des inspections ciblées pour identifier les collecteurs les plus endommagés.
l’état des regards en repérant ceux qui sont non manœuvrables, non apparents, cas-
sés… et prévoir ainsi des travaux de rehausse.
Tous ces résultats sont ensuite compilés dans le SIG.
2) Analyse du risque théorique :
Des critères de risque sont à prendre en considération pour établir un ordre de priorité dans
les différentes interventions.
Ces critères sont les suivants :
- distance de l’exutoire vers le milieu naturel (oued ou mer) ;
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Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
IVP +
SIG Analyse
de risque
ITV
ciblées
Travaux
sur zones
à risque
Figure 15: Cycle de la gestion patrimoniale en utilisant le DiagRap
Figure 16 : Hydrozoom V2
(source: [Link]
Le DiagRap a pour avantages une utilisation rationnelle des ITV tout en étant une méthode
simple et efficace. Il permet de définir des priorités et un suivi des actions engagées.
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Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
opérationnel dispose ensuite d’1 camion hydrocureur chacun (+ 4 anciens camions dans le
centre).
ITV :
Deux fourgons d’ITV permettent d’inspecter 680 ml / jour.
Le reste du document ne concernera que les ITV.
Le poste de contrôle est doté du logiciel Hydroscan qui est conforme à la norme européenne
EN 13508-2.
Le logiciel intègre des bibliothèques de défauts et caractéristiques des canalisations acces-
sibles par menus automatiques. Il permet également la réalisation d’un rapport lors de
l’inspection d’un réseau, celui-ci inclut un plan de situation et un descriptif complet du réseau.
Les données de ce rapport peuvent être exportées vers un SIG. Les bases de données ainsi que
la présentation des rapports peuvent être personnalisées selon besoin.
Un code couleur, paramétrable par l’utilisateur, permet d’évaluer l’ordre de gravité de ces
anomalies. Dès la fin de l’inspection, le rapport peut être imprimé ou gravé sur CD ou DVD
avec la vidéo interactive grâce au Reader EDINSPEC.
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Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
(*Non terminé = en cours + non commencé + pas de rapport + Arrêt pour curage ou rehausse)
Les rapports qui peuvent être utilisés sont ceux terminés. Ils représentent un linéaire total de
25,5 km. Seulement 7,5 km concernent l’état préventif et l’état d’urgence.
Page 47
Chapitre III : Gestion du réseau d’assainissement à la SEAAL
III.4 Conclusion
Ce chapitre aboutit aux conclusions suivantes :
Page 48
IV. Chapitre IV
Création d’un outil de valorisation des
ITV
IV.1 Introduction
Ce chapitre permet de décrire l’outil d’aide à la décision que nous tentons de mettre en place.
Nous présenterons pour cela la démarche globale de l’outil ainsi que ses différentes étapes.
Pour une meilleure compréhension du fonctionnement de l’outil, un guide d’utilisation précé-
dera le calage de l’outil.
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Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
La figure suivante est un extrait d’un rapport : les photos à droite correspondent aux défauts
inscrits à gauche.
Nous ne travaillons par directement sur ces rapports, nous utilisons plutôt la version codée au
format .txt (voir tableau 7).
Page 50
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
IV.3 Méthodologie
IV.3.1 Théorique : échantillon représentatif
Il a été question au départ de regrouper tous les rapports d’inspections télévisées et de choisir
un échantillon représentatif de cette population. Ensuite, effectuer une étude statistique pour
extraire un maximum de données. L’outil aurait été ainsi applicable sur l’ensemble des rap-
ports disponibles.
Nous n’avons pas pu suivre cette démarche parce que les rapports du réseau inspecté sont en
nombre insuffisant. Il suffit de se reporter à la fin du chapitre précédent pour le constater.
Nous verrons par la suite que les rapports dont nous avons besoin pour décider des niveaux de
dégradation concernent le réseau existant. Par conséquent, le réseau neuf sera écarté. Et c’est
justement ici que se pose le problème ; les rapports finis sont en majorité les résultats de ré-
ception de travaux neufs. Nous ne disposons pas d’assez de rapports d’ITV de l’ancien réseau.
Puisqu’il nous était impossible d’obtenir un échantillon représentatif du réseau ancien, nous
avons décidé de maintenir la démarche globale en nous basant sur les rapports existants. Seu-
Page 51
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
lement il faudra prévoir une période de calage de l’outil. Les premiers résultats seront vérifiés
au fur et à mesure en apportant à chaque fois des améliorations au programme.
Agrégation
Niveaux de dégradation de 1 à 5
+
Autres interventions
En effet, nous avons gardé tous les codes de désordres structurels sauf le code (BAN) corres-
pondant à une « conduite poreuse » car souvent difficile à percevoir et sans grande influence
sur l’état de la conduite.
Concernant les désordres fonctionnels, nous n’avons pas pris en considération les codes
(BBB) pour « dépôts adhérents » qui sont des concrétions ou de la graisse, les défauts (BBC)
ou « dépôts » et enfin les codes (BBH) correspondant à « vermine ». La présence de vermines
n’est pas un défaut en soi, elle nous renseigne plutôt sur l’atmosphère régnant dans la con-
duite en particulier l’humidité.
De tous les codes d’inventaires, nous n’avons gardé que « selle burinée – raccordement ou-
vert » et « piquage direct buriné – raccordement ouvert » correspondant respectivement à
(BCA.C.A) et (BCA.E.A) car les conduites de branchement raccordées par burinage direct
sont considérées comme des anomalies.
Page 52
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
Le réseau neuf ne doit présenter aucun défaut, il ne s’agit plus ici de calcul d’une note. Mais
nous passons à un raisonnement binaire :
-s’il n’y a aucun défaut, le réseau est bon
-s’il y a présence de défauts, le réseau est à refaire
Le calcul de la note ne concerne donc que le réseau existant.
Les travaux de curage sont programmés s’il y a présence des codes suivants :
BBD.A : Entrée de terre – sable
BBD.B : Entrée de terre – tourbe
BBD.C : Entrée de terre – matériau fin (argile, vase)
BBD.D : Entrée de terre – gravier
BBE.A : Autres obstacles – briquetage ou élément de maçonnerie délogé, gisant sur le radier
BBE.B : Autres obstacles – fragment de conduite brisée gisant sur le radier
BBE.C : Autres obstacles – autre obstacle gisant sur le radier
Les travaux de rehausse sont programmés lorsque le regard est non apparent en surface.
Page 53
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
IV.3.2.d Agrégation
Il s’agit de regrouper les résultats obtenus de la notation des défauts et des tests logiques.
Les notations des défauts vont être manipulées de façon à pouvoir délimiter des intervalles
pour chaque niveau de dégradation.
Notre proposition de départ était de calculer pour chaque tronçon les éléments suivants :
a. la densité de notes : c’est une moyenne pondérée des notes, on attribue à chaque note
un coefficient qui est le rapport de la longueur du défaut et la longueur totale du tron-
çon. avec
NT : note du tronçon
n : nombre total des défauts
Ni : note du défaut
Li : longueur du défaut
LT : longueur du tronçon
b. le nombre total des défauts
c. la note maximale
Il suffisait ensuite de faire des essais sur des rapports existants afin de déduire les valeurs ex-
trêmes de chaque niveau.
Par exemple : si NT est compris entre [x, y] on est dans le niveau 2.
x et y sont des valeurs obtenues après plusieurs essais.
Le nombre total des défauts et la note maximale sont des éléments de véto. Si par exemple la
note maximale est de 50 (ce qui correspond à un effondrement). Le niveau 5 est attribué au
tronçon quelque soit la valeur de NT et le nombre de défauts.
Il s’agit ici d’une démarche empirique qui nécessite l’analyse de plusieurs rapports d’ITV
pour pouvoir généraliser les résultats.
Comme les rapports en notre possession étaient en nombre insuffisant, il ne nous a pas été
possible de délimiter les intervalles de chaque niveau de dégradation. Nous n’avons pas pu
vérifier si cette démarche présentait des résultats satisfaisants.
Nous avons donc proposé d’autres calculs qu’on devra tester et voir s’ils pourront donner de
bons résultats. Il s’agit de la somme des notes du tronçon, cette même somme divisée par la
longueur du tronçon et par le nombre de défauts.
La somme ou moyenne qui présentera les meilleurs résultats sera retenue à la fin des tests.
Page 54
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
Page 55
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
2) Une fois le rapport collé au bon endroit, le calcul peut être lancé dans l’onglet SOR-
TIES en cliquant sur le bouton « Lancer Calcul » situé en haut, à droite sur cette
feuille.
4) Le numéro du rapport ne pouvant pas être obtenu à partir du fichier Excel, il est de-
mandé à l’aide d’une nouvelle boîte de dialogue tel que montré dans la figure qui suit.
Page 56
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
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Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
Page 58
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
L’adresse : ou l’emplacement qui est souvent le nom d’une rue située sous le code AAJ.
La deuxième partie du calcul est synthétisée dans le tableau « Détail par tronçon » de l’onglet
SORTIES :
La dimension et le matériau sont en réalité obtenus sans calcul et ceci de la manière suivante ;
Chaque nouveau tronçon commence par #B01, si on associe la variable k à cette ligne com-
mençant par #B01, on retrouve la dimension et le matériau de la conduite respectivement dans
les cellules (k+5, 3) et (k+5, 4). Evidemment, le matériau est codé, la liste de tous les maté-
riaux se trouve dans l’onglet LISTES (cf. Figure précédente).
La longueur de chaque défaut est obtenue à partir de la longueur de fin de défaut à laquelle on
soustrait la longueur de début du défaut. Le début et la fin des défauts sont codés respective-
ment A1 et B1 dans la deuxième colonne pour le premier défaut, A2 et B2 pour le deuxième
défaut etc.
L’onglet RECAP contient la récapitulation de tous les calculs effectués qui sont :
Page 59
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
-La longueur du tronçon inspectée qui correspond à l’avant-dernière cellule, juste au-dessus
de #Z.
-Le taux d’inspection qui est à 100% en l’absence du code d’une inspection abandonnée
(BDC), autrement ce taux est décrit comme étant incomplet.
Sont aussi calculés : le nombre de défauts par tronçon, la note maximale, la somme des notes
du tronçon, la somme divisée par la longueur du tronçon, la somme divisée par le nombre de
défauts et enfin la moyenne pondérée (ou densité).
Lorsqu’ un début de défaut est mentionné sans fin – en général suite à un oubli- une boîte de
dialogue apparaît à l’écran en guise d’alerte. La longueur de 1m est attribuée par défaut.
Vu le nombre insuffisant de rapports d’inspection du réseau ancien qui étaient mis à notre
disposition et selon la disponibilité des experts, seulement 22 tronçons ont été sélectionnés.
Des extraits de rapports ont été distribués dans lesquels figurent ces tronçons. A chaque dé-
faut est associé une photo telle que donnée par le logiciel Hydroscan, ceci permet de mieux
apprécier et décider de l’état de dégradation des conduites. Chaque expert disposait d’une
fiche de notation des tronçons (voir Annexe 3).
Page 60
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
Dans un premier temps, les fiches étaient remplies individuellement. Ensuite, des échanges
sur les résultats obtenus notamment ceux qui présentaient d’importants écarts ont permis de
compiler les notes en ne négligeant aucun avis.
Les résultats obtenus pour les 22 tronçons sont représentés sur les deux graphiques qui sui-
vent. (E1, E2, E3, E4, E5) désignent les experts et la colonne « Note » est la note finale rete-
nue après échange et discussion.
4
E1
E2
Notes 3
E3
2 E4
E5
1 Note
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Tronçons
4
E1
E2
Notes 3
E3
2 E4
E5
1 Note
0
12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22
Tronçons
Page 61
Chapitre IV : Création d’un outil de valorisation des ITV
Nous remarquons que les notes des experts sont toutes identiques pour seulement 1 tronçon. 2
tronçons présentent 4 notes identiques. Nous observons 10 tronçons ayant 3 notes identiques ;
les 2 notes restantes sont à plus ou moins 1 pour 4 de ces tronçons. Aucun tronçon ne présente
5 notes différentes.
Au total, 13 tronçons sur 22 ont au moins 3 notes identiques. Les 9 tronçons restants ont 2
notes identiques.
Les écarts sont essentiellement dus à l’effet du zoom de la caméra, les défauts paraissent plus
grands. Il aurait été intéressant que la valeur du zoom soit mentionnée sur les photos. Parfois
les experts, reconnaissant les rapports des points sensibles, notaient les tronçons de mémoire.
Ce sont des cas particuliers où le dysfonctionnement n’apparaît pas forcément sur les rap-
ports.
IV.6 Conclusion
L’outil que nous venons de décrire, permettra à terme de hiérarchiser les tronçons selon les
travaux qu’ils nécessitent.
Pour cela des rapports d’ITV supplémentaires devront être fournis. Ces rapports doivent être
bien faits comportant le minimum d’erreurs possible. La prise de décision est entièrement
basée sur les données du rapport.
Il s’agit d’une méthode empirique qui se base sur l’avis d’experts, elle permet de diminuer de
l’aspect subjectif de l’analyse des rapports d’ITV.
L’utilisation de l’outil est simple ; un débutant en Excel peut le faire fonctionner. Ce qui
augmente le nombre d’utilisateurs potentiels.
Page 62
Conclusion générale
Conclusion et analyse de la solution proposée :
L’inspection télévisuelle fournit à l’exploitant les informations nécessaires pour connaître
l’état du réseau d’assainissement urbain. Elle permet d’identifier les anomalies et d’engager
des actions en conséquence. Ces interventions sont programmées au moment opportun. Il
s’agit de décider des travaux appropriés à entreprendre. Ceci ne se réalise concrètement qu’à
l’aide d’un outil d’aide à la décision qui permet de classer les tronçons inspectés du réseau de
façon automatique permettant ainsi de mieux gérer le budget alloué à la réhabilitation et le
renouvellement du réseau.
Notre travail de fin d’études répond à ces exigences à travers l’outil élaboré. Principalement
par manque de temps et de rapports d’ITV fiables, il n’a pas été possible de le mettre réelle-
ment en place. Néanmoins, les propositions de mise en place, la recherche des défaillances et
contraintes de l’élaboration de l’outil ainsi que la réalisation d’une bonne partie de celui-ci
constituent un grand pas en vue de sa finalisation. Notre intervention a également permis de
mettre en valeur un certain nombre d’axes d’amélioration dans le fonctionnement et
l’utilisation des ITV à SEAAL aujourd’hui.
L’outil présenté se base sur l’utilisation d’inspections télévisées codées selon la norme NF EN
13508-2. La SEAAL dispose en effets de rapports d’ITV respectant ladite norme, cela dit
nous constatons actuellement un manque de rigueur quant à la description des défauts, due
d’une part à la non-maîtrise de la langue de la part des agents de terrain et d’autre part à une
méconnaissance de la norme dans le détail. Ceci entraîne des pertes d’informations qui au-
raient pour conséquence l’obtention de résultats erronés si on se basait uniquement sur l’outil.
Il est donc impératif de faire vérifier ces résultats dans un premier temps. Une révision des
rapports en apportant les corrections et compléments nécessaires est conseillée.
Recommandations
La période de démarrage de l’utilisation de l’outil pourra se révéler laborieuse. Avant que
l’outil ne soit opérationnel, tous les problèmes de base doivent être réglés pour une bonne
acquisition de données fiables notamment en ce qui concerne la qualité des rapports d’ITV.
Les agents de terrain doivent être rigoureux quant à la réalisation des rapports d’ITV. Pour
une utilisation optimale de l’outil, ils doivent respecter les consignes suivantes :
Il est difficile de distinguer les différents types de dégradation de surface, cela dit,
pour assurer une bonne évaluation de la gravité des défauts, il faut que les agents fassent
la différence entre les défauts de 1ère caractérisation i.e. :
Page 63
- rugosité accrue (BAF.A)
- écaillage (BAF.B)
- granulats exposés (BAF.C)
- granulats déchaussés (BAF.D)
- granulats manquants (BAF.E)
- armature visible (BAF.F)
- armature dépassant de la surface (BAF.G)
- armature corrodée (BAF.H)
- paroi manquante (BAF.I)
Page 64
Perspectives
Ici, nous proposons des améliorations et un développement de l’outil proposé.
La longueur réelle du tronçon n’est pas obtenue lorsque le taux d’inspection est infé-
rieur à 100%. Il est conseillé de rajouter un code dans le logiciel hydroscan donnant la
longueur totale du tronçon en code BDB (remarque générale) par exemple ou faire une
correspondance avec le SIG afin de récupérer les longueurs de la base de données. Mais
il est préférable de vérifier avec celles obtenues sur terrain pour éviter d’éventuelles su-
restimations ou sousestimations.
Le réseau neuf n’est pas encore intégré au fonctionnement de l’outil, prévoir des lignes
de code à cet effet à rajouter dans le programme.
L’outil a été réalisé en se basant sur les données du réseau de la wilaya d’Alger ; il
correspond bien aux matériaux rigides et à un écoulement gravitaire. Pour cette raison, si
l’inspection concerne un matériau déformable ou un refoulement une vérification des ré-
sultats sera nécessaire.
Il serait intéressant d’intégrer à l’outil le calcul d’une note se rapportant aux regards
afin d’obtenir une évaluation de l’état structurel du réseau dans sa totalité.
Une fois l’outil mis en place, l’idéal serait de procéder par une approche multicritères
qui tiendrait compte non seulement des aspects techniques, mais aussi économiques,
sociaux et environnementaux. L’outil d’aide à la décision permettrait à ce moment là
pour chaque chantier, en fonction de ses particularités, de pondérer ces critères afin
d’obtenir une « note » finale qui conclurait au choix d’une technique parmi d’autres.
Cette approche systématique permettrait ainsi d’optimiser le choix de la technique de
réhabilitation. L’intérêt stratégique d’un ouvrage est important dans l’analyse multicri-
tères. Les décisions sont différentes s’il s’agit d’un collecteur principal vers une STEP
ou un ouvrage de collecte desservant une zone pavillonnaire. Plus l’intérêt stratégique
sera important, plus il faudra pousser les auscultations, afin de disposer d’un maxi-
mum d’informations avant d’établir la préconisation.
Page 65
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Page 67
Annexes
Annexe 1 : Liste des défauts notés
Page 68
BAF.A.C Rugosité accrue; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique au
dessus du niveau d'eau
BAF.A.D Rugosité accrue; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du niveau
d'eau
BAF.A.E Rugosité accrue; aucune cause évidente
BAF.B.A Ecaillage; abrasion
BAF.B.B Ecaillage; attaque chimique générale
BAF.B.C Ecaillage; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique au dessus
du niveau d'eau 20
BAF.B.D Ecaillage; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du niveau d'eau
BAF.B.E Ecaillage; aucune cause évidente
BAF.C.A Granulats exposés; abrasion
BAF.C.B Granulats exposés; attaque chimique générale
BAF.C.C Granulats exposés; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique au
dessus du niveau d'eau 25
BAF.C.D Granulats exposés; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du ni-
veau d'eau
BAF.C.E Granulats exposés; aucune cause évidente
BAF.D.A Granulats déchaussés; abrasion
BAF.D.B Granulats déchaussés; attaque chimique générale
BAF.D.C Granulats déchaussés; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique
au dessus du niveau d'eau 30
BAF.D.D Granulats déchaussés; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du
niveau d'eau
BAF.D.E Granulats déchaussés; aucune cause évidente
BAF.E.A Granulats manquants; abrasion
BAF.E.B Granulats manquants; attaque chimique générale
BAF.E.C Granulats manquants; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique
au dessus du niveau d'eau 30
BAF.E.D Granulats manquants; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du
niveau d'eau
BAF.E.E Granulats manquants; aucune cause évidente
BAF.F.A Armature visible; abrasion
BAF.F.B Armature visible; attaque chimique générale
BAF.F.C Armature visible; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique au
dessus du niveau d'eau 35
BAF.F.D Armature visible; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du niveau
d'eau
BAF.F.E Armature visible; aucune cause évidente
BAF.G.A Armature dépassant de la surface; abrasion
BAF.G.B Armature dépassant de la surface; attaque chimique générale
BAF.G.C Armature dépassant de la surface; attaque chimique, biochimique due a
l'acide sulfurique au dessus du niveau d'eau 35
BAF.G.D Armature dépassant de la surface; attaque chimique, par les eaux usées au
dessous du niveau d'eau
Page 69
BAF.G.E Armature dépassant de la surface; aucune cause évidente
BAF.H.A Armature corrodée; abrasion
BAF.H.B Armature corrodée; attaque chimique générale
BAF.H.C Armature corrodée; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique
au dessus du niveau d'eau 40
BAF.H.D Armature corrodée; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du ni-
veau d'eau
BAF.H.E Armature corrodée; aucune cause évidente
BAF.I.A Paroi manquante; abrasion
BAF.I.B Paroi manquante; attaque chimique générale
BAF.I.C Paroi manquante; attaque chimique, biochimique due a l'acide sulfurique au
dessus du niveau d'eau 45
BAF.I.D Paroi manquante; attaque chimique, par les eaux usées au dessous du niveau
d'eau
BAF.I.E Paroi manquante; aucune cause évidente
BAG Branchement pénétrant 30
BAH.A Raccordement défectueux; position du raccordement incorrecte 30
BAH.B Raccordement défectueux; vide entre la conduite de raccordement et la cana-
lisation 30
BAI.A.B Anneau d'étanchéité; pendant mais pas rompu, le plus bas au dessus de la
ligne médiane 30
BAI.A.C Anneau d'étanchéité; pendant mais pas rompu, le plus bas au dessous de la
ligne médiane 30
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BBD.B Entrée de terre; tourbe 45
BBD.C Entrée de terre; matériau fin (argile, vase...) 45
BBD.D Entrée de terre; gravier 45
BBE.A Autres obstacles; briquetage ou élément de maçonnerie délogé, gisant sur le
radier 40
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(BCA.E) Raccordement piquage direct (BAF.F) Dégradation de surface -
buriné à 10h Armature visible de 01h à 02h
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Annexe 3 : Fiche de notation des tronçons
Rfi 045.07 R1 - R2
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