Royaume du Maroc
Université Ibn Tofail
Ecole Nationale de Commerce et
de Gestion de Kénitra
Master Spécialisé Finance Audit et Contrôle de Gestion (FACG)
Droit des sociétés
La société en nom collectif
Réalisé par Encadré par
M. GHALMI Oussama Pr. RESSA Ahmed
Mme. AZAROU Taoufik
M. MRIHAT Soukaina
Mme. FALLAT fatima
ezzahra
Mme. LAHRECH Salma
SOMMAIRE
INTRODUCTION....................................................................................................................................1
I : CADRE GENERALE DE LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF (SNC) :..................................2
1. Définition :......................................................................................................................................2
2. Caractéristiques :............................................................................................................................2
3. Les particularités :..........................................................................................................................2
II : LA CONSTITUTION ET LE FONCTIONNEMENT DE LA SNC :...........................................3
1. La constitution:...............................................................................................................................3
1.1. Les conditions de fond:...........................................................................................................3
1.2. Les conditions de la forme:....................................................................................................3
2. Le fonctionnement de la SNC:.......................................................................................................4
2.1. Les gérants:.............................................................................................................................4
2.2. Les associés:...........................................................................................................................6
III : LA VIE DE LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF.....................................................................8
1. L’affectation du résultat:.................................................................................................................8
2. La Cession entre vifs :....................................................................................................................8
3. La transmission :...........................................................................................................................10
4. La dissolution :.............................................................................................................................11
CONCLUSION.......................................................................................................................................12
Introduction
Le droit des sociétés est un domaine juridique complexe qui régit la création, le fonctionnement et la
dissolution des différentes structures d'entreprises. Au Maroc, ce domaine est principalement régi par
deux lois fondamentales : la loi n° 17-95 concernant les sociétés anonymes (SA) et la loi n° 5-96
relative aux sociétés à responsabilité limitée (SARL), aux sociétés en nom collectif (SNC), aux sociétés
en commandite simple (SCS), aux sociétés en commandite par actions (SCA) et aux sociétés en
participation.
La société en nom collectif (SNC) est un exemple typique de société de personnes, caractérisée par la
responsabilité personnelle et solidaire des associés pour les dettes de la société. La loi 5-96, ainsi que
certaines dispositions du Code de commerce et de la loi 17-95, encadrent son fonctionnement. La SNC,
tout comme la SARL et la SCS, est considérée comme commerciale de par sa forme juridique,
indépendamment de son objet social. L'immatriculation au registre de commerce est cruciale, car elle
confère à la société sa personnalité morale.
Cet exposé se divise en trois chapitres principaux :
Chapitre 1 : Cadre Générale de la Société en Nom Collectif (SNC)
Chapitre 2 : La constitution et le fonctionnement de la SNC
Chapitre 3 : La vie de la société en nom collectif
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I : Cadre Générale de la Société en Nom Collectif (SNC) :
1. Définition :
La société en nom collectif (SNC) est une société qui réunit deux ou plusieurs personnes ayant pour
objectif d'exercer le commerce sous une raison sociale, dont les associés ont tous la qualité de
commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales. Pour qu’une société en
nom collectif puisse exister, les associés doivent :
Exploiter leur entreprise dans un esprit de collaboration.
Mettre en commun des connaissances, des biens ou des activités.
Partager entre eux les bénéfices financiers et les pertes qui en découlent.
La société en nom collectif est une société commerciale à raison de sa forme et n'acquiert la
personnalité morale qu'à compter de son immatriculation au Registre du Commerce. Selon l'article 1er
de la loi n' 5-96.
C’est une société à responsabilité illimitée pour les associés. Ceux-ci vont être personnellement exposés
au paiement des dettes de la société.
2. Caractéristiques :
Parmi les caractéristiques de la société en nom collectif :
La SNC doit obligatoirement avoir une dénomination sociale : (à la quelle peut être incorporé
Le nom d’un ou plusieurs associés et qui doit être précédé ou suivie de la mention de la société
en nom collectif).
La société jouit de la personnalité morale ;
Ainsi qu’Aucun capital minimum n'est exigé.
La loi ne fixe aucune valeur minimale des parts sociales ;
Les associés sont solidairement responsables des engagements.
3. Les particularités :
Parmi les particularités de la société en nom collectif :
Deux associés suffisent pour créer une SNC.
Les associés sont responsables solidairement et indéfiniment du passif social.
C’est la seule société où tous les associés ont le statut de commerçant : (Tous les associés
doivent avoir la capacité commerciale).
Les parts sociales détenues par les associés, en contrepartie de leurs apports, peuvent être cédées
librement entre les associés.
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Une liberté de dans le choix du régime fiscal (IS/IR).
La société prend fin par le décès de l’un des associés sous réserves des dispositions de l’art 17
de la loi 5-96.
II : La constitution et le fonctionnement de la SNC :
1. La constitution:
La SNC obéit naturellement aux règles générales de constitution des sociétés commerciales dotées de la
personnalité morale, il suffira donc ici de relever les particularités propres à cette forme sociale.
1.1. Les conditions de fond:
Apports et capital
Ce qui est remarquable à ce propos est que les apports en industrie sont possibles dans ce genre de
société, mais ils ne correspondent pas à la formation du capital. En effet, le capital social est une notion
comptable, de caractère fixe, d’intérêt juridique qui représente la valeur nominale des parts sociales, qui
ne peut par suite correspondre qu’aux biens apportés pouvant figurer à l’actif du bilan, des biens
saisissables par les créanciers sociaux, c’est pourquoi on ne peut concevoir une société sans capital
social. L’évaluation des apports en industrie n’a d’intérêt que pour la répartition des bénéfices ou la
contribution aux pertes. Des apports en numéraire ou des apports en nature sont également nécessaires
pour la formation du capital d’une SNC, ils peuvent être très faibles, car la loi n’impose aucun montant
minimum à ce capital.
Les associés
Étant donné que ceux-ci ont tous la qualité de commerçant en vertu de la loi, ils doivent avoir la
capacité commerciale correspondante. Ainsi, la qualité d’associé en nom collectif est interdite au
mineur non anticipé, ou majeur en tutelle. Également, les personnes qui se trouvent dans une situation
d’incompatibilité, d’interdiction ou ceux qui sont frappées d’une déchéance commerciale ne peuvent
être associés dans une SNC. Les associés de la SNC peuvent être aussi bien des personnes morales que
des personnes physiques.
1.2. Les conditions de la forme:
Tout d’abord, l’acte constitutif doit être fait par écrit authentique ou sous seing privé, ensuite cet acte
doit être daté et contenir certaines mentions obligatoires en vertu de l’article 5 de la loi 5-96 qui stipule
que les statuts doivent, à peine de nullité de la société, être datés et indiquer :
Les prénoms, nom, domicile de chacun des associés ou, s’il s’agit d’une personne morale, ses
dénomination, forme et siège ;
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La constitution en forme de la société en nom collectif ;
L’objet de la société ;
La dénomination sociale ;
Le montant du capital social ;
Le siège social ;
L’apport de chaque associé et, s’il s’agit d’un apport en nature, l’évaluation qui lui a été donnée;
Le nombre et la valeur des parts attribuées à chaque associé ;
La durée pour laquelle la société a été constituée ;
Les, nom, prénom, domicile des associés ou des tiers pouvant engager la société, le cas échéant ;
Le greffe du tribunal où les statuts sont déposés ;
La signature de tous les associés.
Il va sans dire que le défaut de ces indications entraîne la nullité de la société en nom collectif. L’acte
écrit doit être déposé au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social, et pour être porté à la
connaissance des tiers, il doit être inscrit au registre de commerce et publié au Bulletin Officiel et dans
un journal d’annonces légales.
2. Le fonctionnement de la SNC:
Le fonctionnement de la Société en nom collectif est organisé d’une manière très simple à la différence
d’autres sociétés commerciales. On y trouve deux types d’organes : les associés et les gérants. Selon les
statuts de la société, les uns vont administrer les affaires sociales, les autres vont contrôler cette gestion.
1.1. Les gérants:
L’article 6 de la loi 5-96 dispose : « tous les associés sont gérants, sauf stipulation contraire des
statuts qui peuvent désigner un ou plusieurs gérants, associé ou non, ou en prévoir la désignation
par acte ultérieur… ». En pratique, dés que la société doit avoir une activité d’une certaine
importance, il est nécessaire de procéder à la désignation d’une gérance. Cette désignation relève du
pouvoir des associés qui, doivent se prononcer à l’unanimité. Les associés jouissent en la matière d’une
grande liberté, ils peuvent nommer un ou plusieurs gérants, il est indifférent que ceuxci soient associés
ou non.
En pratique, dés que la société doit avoir une activité d’une certaine importance, il est nécessaire de
procéder à la désignation d’une gérance. Cette désignation relève du pouvoir des associés qui, doivent
se prononcer à l’unanimité. Les associés jouissent en la matière d’une grande liberté, ils peuvent
nommer un ou plusieurs gérants, il est indifférent que ceux- ci soient associés ou non.
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Les gérants peuvent être désignés soit par les statuts, soit par acte ultérieur. A défaut de nomination, le
droit d’administrer les affaires sociales appartient à tous les associés conjointement, et nul ne peut
l’exercer séparément s’il n’est pas autorisé par les autres. On constate alors que la gérance est en
principe collégiale dans la SNC, mais cette solution n’est imposée par la loi, au contraire, il n’est prévu
que comme remède au conflit qui peut exister entre les associés et notamment lorsqu’ils n’ont rien
prévu dans les statuts.
Le gérant est généralement une personne physique, mais il peut être aussi une personne morale (une
autre société commerciale). Dans ce cas, en vertu de l’article 6 de la loi 5-96, si une personne morale
est gérant, ses dirigeants sont soumis aux mêmes conditions et obligations et encourent les mêmes
responsabilités civile et pénale que s’ils étaient gérant en leur nom propre, sans préjudice de la
responsabilité solidaire de la personne morale qu’ils dirigent.
Il y a là une anomalie, quand on sait que les gérants des sociétés à responsabilité limitée ne peuvent être
que des personnes physiques, et qu’il en est de même pour le président du conseil d’administration et
les membres du directoire d’une société anonyme.
L’associé, qui est gérant statutaire, peut faire tous les actes de gestion et même de disposition qui
rentrent dans le but de la société. Quant au gérant non associé, et également le gérant associé non
statutaire, il a les pouvoirs attribués au mandataire en vertu de l’article 891. Ainsi le gérant a des
attributions légales, qui peuvent toutefois être limitées par l’acte qui le nomme, cette limitation devant
normalement être publié. En ce qui concerne la cessation des fonctions du gérant, nous constatons qu’il
peut avoir plusieurs causes : la révocation, la démission, l’arrivée du terme du contrat, la dissolution de
la société et décès du gérant.
Cependant quel que soit le mode de cessation des fonctions, on distingue entre les gérants statutaires et
les gérant non statutaires.
Dans le cas des gérants statutaires, ceux-ci ne peuvent être révoqués que s’il y a de juste motif, par
exemple un acte de mauvaise gestion, mésintelligence grave survenue entre les gérants, le manquement
grave d’un ou de plusieurs d’entre eux aux obligations à leur charge ou enfin impossibilité de remplir
leurs fonctions. Toutefois, les justes motifs ne sont pas suffisants, l’accord unanime de tous les associés
est indispensable selon les termes de l’article 14 de la loi 5-96.
Suivant la même logique, le gérant statutaire ne peut démissionner de ses fonctions que s’il présente des
causes légitimes d’empêchement, dans le cas contraire, il peut être condamné à verser des dommages et
intérêts aux associés. Dans le cas des gérants nommés par acte séparé, ils sont révocables comme de
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simples mandataires, c’est-à-dire à n’importe quel moment, mais la loi exige que la décision soit prise
par la majorité des associés.
A ces deux cas, il faut ajouter la situation des associés qui sont gérants, mais qui ne sont pas désignés
dans les statuts, chacun d’eux peut être révoqué de ses fonctions dans les conditions prévues dans les
statuts, ou, à défaut, par une décision des autres associés prisent à l’unanimité.
1.1. Les associés:
Le statut des associés est dominé par l’engagement qu’implique pour chacun d’entre eux leur
participation à une société en nom collectif. Le fait qu’ils sont personnellement obligés au paiement des
dettes sociales explique qu’ils ont en contrepartie des droits renforcés de contrôle et de gestion.
A- L’engagement des associés
Bien qu’elle jouisse de la personnalité morale, la SNC est dans une large mesure transparente, ce qui
veut dire que les associés ne s’effacent pas derrière elle. Mais, au contraire, ils restent présents et
responsables. C’est ce qui explique l’obligation qui pèse sur eux de répondre indéfiniment et
solidairement des dettes sociales.
Les associés sont liés par une solidarité parfaite, un créancier de la société qui entend se faire régler
peut donc s’adresser à n’importe lequel d’entre eux, à son choix, et lui demander de payer l’intégralité
de sa créance, sans que l’associé puisse invoquer le bénéfice de division. Cette obligation est limitée par
le fait qu’elle est subsidiaire, c’est-à-dire que les créanciers ne peuvent poursuivre les associés que
lorsque le patrimoine de la société ne puisse les désintéresser.
Cependant, il serait erroné de penser que l’associé qui a réglé la dette de la société est le seul perdant.
Au contraire, il a le droit de poursuivre les autres associés individuellement selon le montant de la dette
et en proportion de leur participation dans la société. Les associés sont également tenus d’une
obligation de non-concurrence dans deux cas :
Le cas où les statuts prévoient une obligation de non concurrence.
Et Lorsque l’un des associés fait apport de son fond de commerce à la société, il est
normalement tenu de ne pas faire la concurrence, sinon, son apport est vide de son contenu
étant donné que l’élément principal du fonds de commerce est la clientèle.
B- Les droits des associés non gérants
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Les associés non-gérants possèdent généralement deux types de pouvoirs : un pouvoir de décision et un
pouvoir de contrôle.
Le pouvoir de décision
Les associés non gérants ont un pouvoir souverain de décision qu'ils exercent en assemblée, ou encore
par voie de consultation écrite si elle est prévue par les statuts (article 9).
Les associés se prononcent sur toutes les questions qui ne relèvent pas de la compétence des gérants
telles que la nomination et la révocation des gérants, la modification des statuts, l’extension de l’objet
social, la prorogation de la durée de la société…
Cependant, les associés non gérants ne peuvent jamais intervenir dans la gestion de la société, ni
s’opposer aux actes accomplis par les gérants à moins que ces actes n’excèdent pas une limite de l’objet
social ou ne soient pas manifestement contraire aux statuts ou à la loi.
Les décisions sont prises en principe à l’unanimité des associés, sauf clause contraire des statuts qui
prévoient librement les règles de majorité applicables à certaines décisions. Mais la règle de l’unanimité
est impérative dans le cas de révocation d’un gérant associé, statutaire ou non statutaire ; ou encore
dans le cas de continuation de la société malgré la révocation d’un gérant associé statutaire, ou de
l’incapacité d’un associé, enfin en cas de cession de parts sociales.
Toute délibération des associés est constatée par un procès-verbal qui devra être établi sur un registre
spécial. Ledit procès-verbal doit indiquer la date et le lieu de la réunion, les prénom et nom des associés
présents, les rapports présentés à la discussion et un résumé des débats, ainsi que les projets de
résolutions soumises au vote et le résultat de vote (article 10).
L’assemblée annuelle, qui doit approuver le rapport de gestion sur les opérations de l’exercice écoulé,
est convoquée dans les six mois à compter de la clôture dudit exercice. Les décisions peuvent être
prises à l’unanimité ou à la majorité, que les statuts peuvent fixer librement.
Avant la réunion de l’assemblée annuelle, tous les documents sur lesquels portera la discussion doivent
être adressés quinze jours au moins avant la réunion de l’assemblée, sous peine de nullité des
délibérations.
Le pouvoir de contrôle
Ce contrôle s’exerce :
Soit à l’occasion de chaque exercice social, les associés non gérants ont un pouvoir d’exercer un
contrôle sur le travail des gérants ;
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Soit tout au long de la vie de la société, l’article 11 de la loi 5-96 précise que les associés non gérant ont
le droit , deux fois par an, de prendre connaissance au siège social des livres, de l’inventaire, des états
de synthèse, du rapport de gestion, et le cas échéant, du rapport du commissaire aux comptes et des
procès-verbaux des assemblées et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale, auxquelles il
doit être répondu également par écrit. Ce droit de connaissance peut être effectué avec l’aide d’un
conseiller.
Il faut remarquer à cet égard que les associés de la SNC sont tenus de désigner un commissaire aux
comptes au moins, lorsque le chiffre d'affaires de la société dépasse, à la clôture de l’exercice social, le
montant de cinquante millions de dirhams hors taxe.
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III : La vie de la société en nom collectif
1. L’affectation du résultat:
Il s’agit d’un bénéfice distribuable entre tous les associés proportionnellement au nombre de leurs
parts sociales. Toutefois, l’assemblée générale a la faculté, sur proposition de la gérance, de décider
de prélever sur le bénéfice distribuable les sommes qu’elle juge convenable de fixer, soit pour être
reportées à nouveau, soit pour être portées à un ou plusieurs comptes de réserves générales et
spéciales.
2. La Cession entre vifs :
Condition de fonds Les parts ne peuvent être vendues qu’avec l’accord de tous les associés.
C’est une règle d’ordre public.
Il n’existe pas de disposition de sécurité, il suffit qu’un associé s’y oppose
pour que la cession ne puisse être réalisée.
Condition de forme 1. L’associé qui projette de céder tout ou partie de ses parts, doit
notifier son projet de cession à la gérance par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception. Ce projet doit indiquer l’identité
du cessionnaire proposé, le nombre de parts à céder, ainsi que le
prix de cession envisagé.
2. Dans les huit jours de la réception de cette notification, la gérance
doit convoquer l’assemblée des associés afin qu’elle délibère sur le
projet de cession ou consulter par écrit les associés.
3. La décision doit intervenir dans les quinze jours qui suivent l’envoi
de la lettre de convocation de l’assemblée ou de la lettre de
consultation écrite.
4. La décision de l’assemblée ou le résultat de la consultation écrite
doit être notifié par la gérance au cédant, dans les huit jours par
lettre recommandée avec demande d’avis de réception.
Cession agréée : elle doit être régularisée dans le délai d’un
mois à compter de la notification de l’agrément.
Cession non agréée : l’associé cédant reste propriétaire des
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parts sociales qu’il envisageait de céder.
5. La cession de parts sociales doit être constatée par écrit. La société
doit déposer un original de l’acte de cession au siège social contre
remise par la gérance d’une attestation de ce dépôt
6. Les statuts doivent être modifiés pour indiquer la nouvelle
répartition des parts et la cession doit être mentionnée au RC
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3. La transmission :
Dans ces trois cas la société n’est pas dissoute en plein droit par le décès
la continuation La SNC continue entre les associés survivants seulement, à l’exclusion des
de la héritiers, ayants droit et conjoint de l’associé décédé.
Société avec Les parts sociales de l’associé décédé sont en conséquence annulées de plein
les seuls droit. Cette annulation entraîne la réduction du capital social et le
associés remboursement de la valeur des parts sociales annulées. La valeur de ces
survivants parts est déterminée amiablement au jour du décès, ou à défaut d’accord, par
expertise aux conditions des règles juridiques en vigueur.
La Société dispose d’un délai d’un mois à compter de la date d’acceptation
amiable du prix ou de la notification du rapport de l’expert pour rembourser
les ayants droit.
Les frais d’expertise sont supportés par la Société.
continuation de La SNC continue entre les associés survivants, le conjoint survivant et les
la Société avec héritiers de l’associé décédé, sous réserve de l’agrément requis pour devenir
les associés associé.
survivants et le Cet agrément s’applique à l’ensemble des héritiers, ayants droit et conjoint
conjoint de l’associé décédé. Il doit être donné à l’unanimité des associés survivants.
survivant et les Les héritiers et le conjoint de l’associé décédé doivent, dans les trois mois du
héritiers de décès, justifier de leur qualité auprès de la Société dans le mois du décès.
l’associé décédé Sauf déclaration contraire de leur part, toutes notifications au conjoint et aux
héritiers sont valablement faites au dernier domicile connu de l’associé
décédé.
continuation de La Société doit être transformée, dans l’année du décès, en Société en
la Société avec commandite dont le ou les héritiers mineurs deviennent commanditaires
un ou plusieurs Sinon, la Société sera dissoute sauf si le mineur atteint la majorité dans ce
héritiers délai.
mineurs
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4. La dissolution :
La SNC est dissoute en principe par le décès de l'un des associés. Cependant,
les Statuts peuvent toujours stipuler la continuation de la SNC avec les héritiers de
l'associé décédé.
En cas de liquidation judiciaire, une mesure d'interdiction d'exercer ou une
mesure d'incapacité, prononcées à l'égard d'un associé entraine la dissolution de la
SNC.
La SNC est dissoute dans d’autres cas tels que : la fusion, La réunion de toutes les
parts entre les mains d’un seul associé.
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CONCLUSION
La société en nom collectif (SNC) se présente comme une structure juridique offrant une
grande flexibilité dans sa constitution et son fonctionnement. L'absence de capital minimum,
la liberté de choix du régime fiscal et la possibilité d'apports en industrie la rendent attractive
pour les entrepreneurs souhaitant s'associer sur la base de leurs compétences et de leur
confiance mutuelle.
Cependant, la responsabilité solidaire et indéfinie des associés constitue un engagement
important qui exige une grande prudence et une gestion rigoureuse. La SNC est donc
particulièrement adaptée aux projets impliquant des associés ayant une relation de confiance
étroite et une vision commune du développement de l'entreprise.
Il est crucial de bien comprendre les implications de la responsabilité personnelle et de la
gestion collégiale avant de choisir la SNC comme forme juridique. Une rédaction précise des
statuts et une communication transparente entre associés sont essentielles pour garantir le
bon fonctionnement et la pérennité de l'entreprise.
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