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DEPARTEMENT : GENIE DE L’EAU ET ASSAINISSEMENT

Cours
GEOPHYSIQUE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES
DE PROSPECTION GEOPHYSIQUE

SPECIALITE : HYAS- GTE- EHA

CHARGE DU COURS

Nesny Y. AKOKPONHOUE

Dr en Hydrogéophysique
Chapitre Ier : Notions fondamentales sur la méthode d’étude en géophysique

INTRODUCTION
Objectifs : L’apprenant va maitriser quelques notions fondamentales de la physique qui
lui serviront de prérequis pour la compréhension des méthodes géophysiques.
Comprendre les relations entre les problèmes pratiques rencontrés et les phénomènes
physiques mesurables associés.

A. Historique de la géophysique
Ce sont deux frères, Conrad et Marcel Schlumberger, qui ont eu l’idée de mesurer les
propriétés électriques d’un terrain afin de mieux le caractériser, et qui donnèrent ainsi
naissance à la géophysique appliquée. Ainsi, au :
• 19e siècle : origine interne du champ magnétique terrestre (Gauss)
• 20e siècle : progrès techniques, dispositifs de mesures électroniques
• Sismologie : structure profonde de la Terre : graine, noyau, manteau (Lehmann 1936 ;
Oldhan 1906 ; Mohorovicic 1909;)
• Tectonique des plaques, dérives des continents (Werner, 1929 ; Wilson 1968)
• Prospection pétrolière …

B. Définition de la géophysique
La géophysique : étude du sous-sol par le truchement de ses propriétés physiques. Le
géologue, par exemple, utilise l’observation directe et visuelle, il examine les roches qui
affleurent, prélève des échantillons, les étudie et en déduit l’architecture du sous-sol.
Le géophysicien lui aussi va essayer de déterminer l’architecture du sous-sol caché en
mesurant certaines propriétés physiques à partir de la surface. Il existe de nombreuses
méthodes géophysiques, chacune fournit des indications sur la nature du sous-sol par le
biais de l’étude de la variation d’un paramètre physique. La géophysique est donc
essentiellement la mesure de contrastes dans les propriétés physiques de matériaux
constituant le sous-sol et la tentative de déduire la nature et la distribution de ces
matériaux responsables de ces observations. La réponse (mesure) géophysique est
fonction du contraste de propriété physique et la position dans l’espace de ces variations.

C. Les Branches de la Géophysique :


• La géophysique interne
– Etude de l’intérieur des planètes et particulièrement la Terre
• La géophysique externe
– Etude de la couverture non minérale des planètes
» Météorologie
» Océanologie
» Hydrologie
D. Domaines d’application de la géophysique
– La géophysique est un outil d’investigation qui nous donnent des informations sur la
croute terrestre et la subsurface dans un but pratique et souvent économique.
– Domaines d’application
• Exploration et production minière, pétrolière
• Archéologie
• Environnement
• Génie civil
• Glaciologie
• Hydrogéologie
• Planétologies
• Géothermie

E. Notion d’échelle
Toute étude géophysique se définit dans un espace qui dépend de l’objet d’étude. Les
mesures sont quelques fois réalisées de façon continue sur un profil mais généralement
elles sont acquises de façon discrète suivant un pas ou une grille choisie en fonction de la
précision souhaitée.
Il existe donc une relation entre le pas et les dimensions de l’objet étudié. La finesse de
définition de l’objet dépendra de la taille du pas à l’intérieur du domaine. En géophysique,
la taille des champs peut s’étendre sur environ cinq ou six ordre de grandeur, depuis
l’étude fine (1 à 10 mètres dans le génie civil ou l’archéologie) jusqu’à l’étude globale à
l’échelle de 10000 km pour un pas de 10 km (données satellitaires).
F. Notion de modèle
À partir des observations de surface, le géophysicien va établir une structure théorique,
qui rendra compte au mieux, de l’ensemble de ses observations. Une telle structure
s’appelle un modèle. Si l’on améliore les mesures, ou si l’on en augmente le nombre, on
pourra modifier le modèle de façon à parfaire la ressemblance avec l’observation. Ceci
établit une première propriété du modèle, à savoir, qu’il est améliorable, autrement dit,
qu’il n’a pas une structure définitive.
La deuxième question est de savoir si un modèle est unique : existe-t-il une solution
différente, qui rendrait aussi complètement compte des observations ? La réponse à cette
question est oui, il en existe même une infinité (en théorie) qui pourraient rendre compte
des observations. Cette propriété est désignée sous le terme de non-unicité du modèle.
Une troisième propriété est la liaison du modèle à un ou plusieurs paramètres physiques
de la structure. En effet, la géométrie d’une certaine variation d’un paramètre (densité,
aimantation conductivité électrique, etc.) peut être différente d’un paramètre à l’autre.
Lorsque l’on trouve une géométrie semblable des variations de différents paramètres, on
a alors un modèle multiparamètre que l’on dit mieux contraint par rapport aux
observations. Notons toutefois que si on peut théoriquement concevoir une infinité de
modèles correspondant à une observation donnée, en réalité le nombre de modèles
raisonnables d’un point de vue géologique ou géophysique est relativement restreint.

G. Notion d’échantillonnage
– Mesures acquises de façon discrète suivant un pas ou une grille
– Le pas (ou l’échantillonnage spatial) dépend de l’objet d’étude.
– Roches sont des assemblages de minéraux et sont poreuses : selon échelle de la mesure,
caractéristiques physiques très différentes.
- Lors de l’échantillonnage on détermine l’espace entre les profils et entre les points de
mesures sur chaque profil.

Une règle : le théorème de l’échantillonnage de Nyquist / Shannon


La fréquence d'échantillonnage d'un signal doit être égale ou supérieure au double de la
fréquence maximale contenue dans ce signal”
H. Notion d’anomalie
Les variations des propriétés physiques doivent être suffisamment importantes pour que
leurs effets puissent être mesurés par les instruments disponibles sur le marché. Ainsi quel
que soit le type de structure recherchée et quelle que soit la méthode employée, il s’agit
de mettre en évidence des structures anormales. C’est à dire des structures différant du
milieu environnant par l’une ou l’autre de leurs caractéristiques physiques. Une anomalie
ne peut être définie que par rapport à une norme. La première question que se pose le
géophysicien est donc : La structure géologique peut-elle provoquer une anomalie par
rapport à la norme qui est son environnement. Le contraste est-il suffisamment important
pour provoquer une anomalie mesurable. Cette notion conduit tout naturellement au
problème du choix des méthodes. La meilleure méthode est celle qui fournit :
❖ Une norme aussi stable que possible
❖ Une anomalie bien marquée
Il est important d’avoir plusieurs méthodes à disposition pour pouvoir faire des essais
comparatifs. D’autre part les différentes méthodes géophysiques sont souvent
complémentaires et il est généralement très utile d’en employer plusieurs conjointement.
La qualité du contraste entre l’anomalie et la norme varie aussi avec :
❖ La nature des structures
❖ La nature du terrain environnant
❖ La méthode employée
Le choix de la méthode la mieux adaptée dépend en définitive de :
❖ La nature des structures enfouies et leur possibilité de provoquer une anomalie sur
la ou les grandeurs mesurées, donc l’existence d’un contraste entre la structure et
son environnement.
❖ Le but des travaux de prospection et la superficie de l’aire à explorer. Il est évident
que les méthodes employées ne seront pas les mêmes pour une campagne de
reconnaissance générale ou pour une étude de détail portant sur un problème
spécifique.
❖ La précision demandée. Chaque méthode et chaque technique mise en œuvre se
caractérise par un certain pouvoir de résolution. Parfois la limite de résolution peut
être augmentée mais en accroissant le coût assez considérablement.
Il importe donc avant de faire intervenir une prospection géophysique dans l’étude de son
projet que le maître d’œuvre essaie d’en évaluer les chances de réussites, il doit donc avoir
son objectif bien en tête et le définir aussi explicitement que possible. Il doit bien savoir ce
qui peut être accompli et qui ne le peut pas, savoir ce qui est important et ce qui n’est pas
essentiel. En définitive, le choix d’une méthode géophysique et du programme technique
ne peut être établi qu’après examen du problème posé, des données géologiques et des
conditions d’environnement. Ce choix conduit à retenir le ou les paramètres physiques
susceptibles de présenter un contraste suffisant pour répondre à l’objectif.
I. Notion de précision de la mesure
– Une mesure est toujours entachée d’erreurs : appareillage, positionnement, lecture de
la mesure, bruits du signal …
– Une mesure n’a d’intérêt que si l’on connait la marge d’erreur dans laquelle elle se situe
Par exemple : 120 mGal +‐ 2mGal
– La somme des erreurs permet de procéder au calcul de l’incertitude et donc de la
précision du résultat.
– Pour améliorer l’incertitude : répétition des mesures

Types d’erreurs d’appareillage


• Erreur provoquée par les grandeurs d'influences (température, pression etc.…),
• Erreur de référence ou d'étalonnage,
• Erreur d'hystérésis (déformation),
• Erreur de finesse

Types d’erreurs de mesures


Considérons l’exemple simple de la mesure de la longueur d’un objet avec une règle.
Supposons que cette règle soit graduée en cm et mm, la mesure sera faite au mm près.
• L’erreur grossière de manipulation :
Cette erreur fera aligner l’extrémité de l’objet sur le 1 au lieu du 0.
• L’erreur aléatoire :
C’est l’erreur inévitable liée à l’ajustement de l’objet devant la règle, à la vision de
l’expérimentateur et à la précision de l’instrument.
• L’erreur systématique :
Dans l’expérience de lecture sur une règle, ce peut être une erreur due à la parallaxe liée
à une observation en biais de la graduation. Cette erreur fera décaler systématiquement
la mesure d’une graduation à chaque fois.
Chapitre II : Propriétés géophysiques

Objectifs : L’apprenant va maitriser les propriétés des méthodes géophysique que sont :
Electrique, Electromagnétique, Sismique, Gravimétrique, Magnétique, et de la Résonance
Magnétique Protonique (RMP)
– Propriétés physiques des matériaux terrestres :
• Gravitaires
• Mécaniques
• Thermiques
• Electromagnétiques
– Méthodes géophysiques associées :
• Gravimétrie : Densité
• Flux de chaleur : Chaleur
• Magnétisme : Susceptibilité magnétique
• Sismique : Elasticité vitesse des ondes
• Electriques : Résistivité, capacitances électriques
• Electromagnétisme : Conductance, inductance, permittivité

Propriétés acoustiques
• Lorsqu’une roche est soumise à une contrainte, un déplacement du milieu se produit et
se propage sous forme d’une onde acoustique
• Le déplacement d’une onde est fonction de densité (ρ), rigidité (μ), compressibilité (κ)
• Ondes de compression (ondes P)
• Ondes de cisaillement (ondes S)

Propriétés électriques
• Réaction à une injection de courant
• La circulation du courant est fonction de la résistivité (ρ) ou conductivité (σ) et de
chargeabilité (M)
• Injection d’un courant dans le sol
• Loi d’ohm : U=RI
• Injection d’un courant brutalement coupé
• temps de décharge nous donne sur Capacité Electrique de chargeabilité (M)

Propriétés gravimétriques
• Mesure du champ d’accélération de la pesanteur (Force d’attraction)
• L’accélération de la pesanteur est fonction de la masse (et donc de la densité) et de la
distance
Propriétés magnétiques
• – Magnétisation, aimantation
• – l’intensité magnétique Fonction de la susceptibilité magnétique (κ) sans unité

Propriétés électromagnétiques
• – Ondes électromagnétiques (combinaison champs magnétique et électrique)

Paramètres mesuré et calculé pour chaque méthode


J. Relation entre propriétés physiques des divers matériaux et techniques
géophysiques
Propriétés physiques des matériaux
Pour un géophysicien une roche est constituée de :
Propriétés physiques des roches et techniques géophysiques (P et S = effet
prépondérant, respectivement secondaire sur la réponse géophysique – = aucun effet)

LA RESISTIVITE ELECTRIQUE DES ROCHES

En fait, pour la plupart des roches, la conductibilité est presque uniquement de type
électrolytique. Cela signifie que ce sont les ions qui transportent des charges sous l’effet
du champ électrique et que les roches conduisent le courant électrique grâce à l’eau
qu’elles contiennent. La résistivité d’une roche va dépendre de:
➢ La qualité de l’électrolyte, c’est à dire de la résistivité de l’eau d’imbibition ρw et
par conséquent de la quantité de sels dissous.
➢ de la quantité d’électrolyte contenu dans l’unité de volume de la roche.
➢ du mode de distribution de l’électrolyte.

Concept de porosité

La porosité efficace (Castany, 1961) est le rapport du volume d’eau gravitaire qu’un milieu
poreux peut contenir en état de saturation puis libérer sous l’effet d’un drainage complet
(égouttage en laboratoire sur échantillon), à son volume total.
Ce concept est dénommé aussi, suivant les auteurs : porosité effective (Tison, 1951),
porosité de drainage (Vachaud, 1968), porosité utile (Muller-Feuga, 1956), porosité
dynamique (Schoeller, 1955)
Une classification des porosités a été proposée (Schoeller, 1955)

Loi d’Archie (1942)

Exercice d’application : Comment mesure t’on chaque terme de la loi d’Archie ?


Réponse : ρr se mesure avec le résistivimètre ρw se mesure avec la sonde piézométrique
(inverse de la conductivité)
Loi d’Archie modifiée
Condition : si le terrain n’est pas saturé, il faut prendre la loi d’Archie modifiée :

Porosité texturale (primaire) et structurale (secondaire)

Exercice : Dans quelle région retrouve t’on ces deux types de porosité ?
Réponse : En région de socle : porosité secondaire pour l’altération et primaire
pour le socle fracturé
La perméabilité
La perméabilité est la faculté que possède un corps de se laisser traverser par un fluide.
Cette propriété est généralement exprimée numériquement par le coefficient de
perméabilité K de « DARCY ». Il n’y a aucun rapport direct entre la porosité et la
perméabilité, mais pour être perméable la roche doit obligatoirement être poreuse

Quelques caractéristiques de sédiments meubles, d’après l’U.S. Geological Survey (N.B.


Argile est prise au sens sédimentologique du terme).
Chapitre III: PRINCIPES DE BASE EN PROSPECTION GEOPHYSIQUE

Objectifs : l’apprenant sera capable définir la résistivité des roches, de même que la
conductivité électronique et électrolytique. Il doit pouvoir calculer la porosité des
formations à partir de la loi d’Archie. Il doit décrire la procédure de réalisation d’un profil
électrique et l’interpréter

PARTIE I : METHODE ELECTRIQUE EN COURANT CONTINU

Loi d’Ohm du physicien allemand Georg Simon Ohm


• La loi d'Ohm stipule que la résistance électrique est donnée par le quotient du
potentiel V applique aux bornes d'un matériau par le courant I qui circule, soit

avec
– R : Résistance en Ohm,
– V : voltage ou la différence de
potentiel en volts et
– I : intensité du courant en ampère

Notion de résistivité électrique


• En prospection électrique la notion de résistance n'a pas vraiment de signification
puisque si on prend deux échantillons de longueur différente du même matériau,
ils n'auront pas la même résistance, tandis que deux échantillons de matériaux
différents peuvent présenter la même valeur.
• Puisque la résistance dépend de la géométrie du corps, on doit se baser sur une
propriété qui, tout en caractérisant la facilite laisser passer le courant, est
indépendante de la géométrie de l‘échantillon choisi. Cette propriété s'appelle la
résistivité électrique et est reliée a la résistance par
Mesure de la résistivité en laboratoire.

Exercice d’application : Préciser les unités de chaque


terme de l’équation.
En déduire l’équation de la résistivité.

Réponse :
Avec
A = section [m2]
ρ= résistivité du milieu [ohm.m]
I = intensité du courant [A]
L = longueur unitaire [m]
R = résistance (ohms)

Définition de la résistivité électrique


La résistivité ρ d’un milieu est la propriété physique qui détermine la capacité de ce milieu
à laisser passer le courant électrique. La résistivité est la résistance ohmique d'un cylindre
de section et de longueur unitaire.

Mesure de la résistivité des terrains dans un demi espace homogène

Exo : Calculer R et V pour une demi sphère de rayon r


Propagation du courant à partir d’une Source ponctuelle

Exo : Préciser la forme des lignes de courant et


des potentiels pour une source unique
Envoyons un courant continu à l'aide d'une
électrode ponctuelle A. L'écoulement du
courant se fera par filets rectilignes rayonnant
autour de A et produira des variations de
potentiel dans le sol à cause de la résistance
ohmique de celui-ci.
La répartition du potentiel peut être représentée par des demi-sphères centrées sur A

Potentiel généré par une électrode dans un demi-espace

Répartition du potentiel (source A et B) Principe de superposition


• En fait dans la pratique, il existe deux électrodes d’émission. Le courant envoyé par
A+ sera recueilli par B-, mais d’après le principe de superposition, le potentiel en
un point M sera le même si l’on envoie indépendamment un courant +I par A ou un
courant -I par B.
• Le potentiel total en un point sera Vtot = V1 + V2 pour deux pôles d’envoi de
courant :
Pour deux pôles la forme des surfaces équipotentielles sera plus compliquée mais elles
resteront sensiblement sphériques au voisinage des prises A et B. De même, les lignes de
courant qui seraient des droites issues du pôle d’envoi si celui-ci est unique s’incurvent
progressivement pour rejoindre la seconde prise.

DECROISSANCE
Pénétration du courant dans le sous-sol
L’allure des filets de courant qui relient deux électrodes d’émission, A positive et B négative,
placées à la surface d’un espace semi-infini homogène (par exemple la surface du sol) est
illustrée par la figure 3 suivante.
Figure 3 : Pénétration du courant dans le sous-sol
On montre aisément qu’au point O, à mi-distance entre les électrodes d’émission A et B,
la densité du courant vaut :

où i est la densité de courant, c’est-à-dire l’intensité par unité de surface perpendiculaire


à l’axe AB, I l’intensité totale du courant passant entre A et B et L la distance AB.
Au-dessous du point O, à une profondeur h, la densité du courant devient, pour un terrain
homogène :

La décroissance de la densité de courant avec la profondeur, au-dessous du point O, est illustrée


par la figure 4.

Figure 4 : Décroissance de la densité de courant


Le graphique montre qu’à une profondeur h= ½ AB, la densité de courant se monte encore aux
38 % de la densité en surface ; pour h = AB elle tombe à environ 9 % de cette valeur. Ces
chiffres permettent d’apprécier dans quelle mesure le courant émis en surface par deux
électrodes ponctuelles pénètre dans le sous-sol et peut être affecté par les roches situées
en profondeur. D’autre part la symétrie de la figure 3 nous autorise à remplacer h par y dans
l’équation pour évaluer l’extension latérale de l’investigation liée à un dispositif d’émission
AB.

Calcul de la résistance de contact de l’électrode

Conditions de réduction de la résistance de contact


Si le courant qui passe par ces électrodes A et B est trop faible on peut :
• soit changer l'électrode et en mettre une de plus gros diamètre
• soit l'enfoncer plus profondément
• soit diminuer la résistivité du terrain au voisinage de l'électrode, en versant de l'eau salée
par
Exemple.
On comprend alors qu'il est nécessaire de mesurer le potentiel vers le tiers central du
dispositif AB afin de s'affranchir de la résistance de contact (qui ne fournit pas d'information
sur le sous-sol)
MODÈLE DE TERRAIN
Les modèles présentés dans les pages suivantes sont une simulation informatique du champ
électrique dans le sous-sol. Ils nous permettent d’observer la répartition du champ Electrique
(et donc des filets de courant) dans différentes situations (terrains homogènes et
hétérogènes).

➢ Terrain homogène
L'exemple géologique utilisé pour la modélisation est un niveau de grès de résistivité 120
ohm.m. La répartition du courant électrique se fait de manière homogène dans le sous-sol
entre les électrodes A et B.

➢ Modèle à deux terrains, avec ρ 2 > ρ 1

L'exemple géologique utilisé pour la


modélisation montre :
un niveau supérieur marneux de
résistivité 30 ohm.m
un niveau inférieur gréseux de
On constate que le courant se concentre dans le terrain supérieur de faible résistivité.

➢ Modèle à deux terrains, avec ρ 2 < ρ 1

L'exemple géologique utilisé pour la modélisation montre :


❖ un niveau supérieur de graviers homogènes de résistivité 200 ohm.m
❖ un niveau inférieur gréso-marneux de résistivité 30 ohm.m
On constate que le courant se
concentre dans le terrain
inférieur de faible résistivité

➢ Modèle à deux terrains avec sillon résistant

Champ électrique
Modèle
Le courant se concentre autour du sillon résistant ρ3 = 400 ohm.m
Mesure de la résistivité apparente

Formule du facteur géométrique


PRINCIPAUX DISPOSITIFS DE MESURE AVEC LEUR FORMULE DE FACTEUR GEOMETRIQUE (k)

Le dispositif quadripôle fondamental ci-dessous, peut donner naissance à une quantité de


variantes de quadripôles avec leurs facteurs géométriques propres .

a- Dispositif de Schlumberger

k = π.n.(n+1).a
a = MN,
n.a = AM = NB

Idéal pour sondages 1D, peu


bruité, pénétration
intermédiaire
b- Dispositif de Wenner Alpha

k = 2 π.a
a = AM = MN =NB

c- Dispositif de Wenner Beta

k = - 6 π.a
a = AB = BM =MN
Idéal pour panneaux, sensible aux
limites verticales 2D, peu bruité,
pénétration intermédiaire

d- Dispositif de Wenner Gamma

k = 3 π.a
a = AM = MN =NB
e- Dispositif de Pôle-Pôle

k=2. π.a
a=AM
Idéal pour panneau de petite taille, peu
sensible aux limites verticales 2D, assez
peu bruité, pénétration maximum, 2
électrodes à l’ « infini » (> à 10 fois
distance AM maximum)

f- Dispositif de Pôle-dipôle

k= 2. π.n.(n+1).a
a=MN
n.a=AM=NB
Idéal pour panneau, sensible aux
limites verticales 2D, assez peu
bruité, pénétration intermédiaire,
mais il faut placer une électrode à
l’ « infini » (> à 5 fois distance AO
maximum)
g- Dispositif de dipôle-dipôle

k = π.n.(n+1).(n+2).a
a=AB=MN
n.a=BM

Idéal pour panneau, sensible aux


variations latérales 2D, mais
assez bruité si distance OO’
grande, pénétration
intermédiaire

Profondeur d’investigation des dispositifs


Le tableau suivant donne pour quelques dispositifs les profondeurs d’investigation et le
pouvoir de résolution. On remarque que pouvoir de résolution et profondeur d’investigation
varient en sens inverse. Pour le dipôle-dipôle la profondeur d’investigation dépend de
l’espacement entre les deux électrodes les plus externes.
Chapitre IV : CARTOGRAPHIE DES LINEAMENTS

De nos jours, les étude géophysique pour la prospection des ressources eau souterraine en
zone de socle sont généralement précédées de la télédétection pour la cartographie des
linéaments de la zone d’étude.

1. Matériel et données pour la cartographie des linéaments


1.1 Données
Pour la réalisation d’une carte des linéaments plusieurs fonds de cartes sont à utilisés :
- Une carte topographique
- Une image satellite de type SRTM (téléchargable via le site
[Link] couvrant la zone d’étude)
- Les cartes géologiques (pour l’établissement de l’esquisse lithologique améliorée de la zone
d’étude.)
NB : Ces différentes cartes, obtenues en format numérique, seront transformées en images
« raster numériques », puis géo-référencées à l’aide de différents logiciels de cartographie
avant leur utilisation.)
- L’extraction des linéaments se réalisera à partir d’une scène de l’image Landsat 8 OLI de
résolution 30 m × 30 m. Cette image satellitaire peut être téléchargée sur le site de l‘USGS
[Link]

1.2 Méthode de cartographie des linéaments majeurs


La méthodologie à suivre pour l’identification du réseau de fractures dans la zone d’étude se
résume au prétraitement des images satellitaires (correction radiométrique), à l’accentuation
des discontinuités structurales et enfin à l’extraction des linéaments présents sur l’image.
L’emploi de plusieurs méthodes de traitements numériques appliquées aux images OLI 8 à
l’aide des techniques de fusion d’images (APCS) et des techniques de filtrages spatiaux
directionnelles qui aboutissent à l’amélioration de la perception de l’image en la rendant plus
expressive et plus nette.
1.3 Extraction des linéaments

L’extraction des linéaments obéit à un processus qui consiste à relever directement toutes les
linéarités sur l’image qui pourraient correspondre non seulement à l’ensemble des
discontinuités structurales de la zone. Cela peut être aussi des structures linéaires artificielles
qui n’ont aucun rapport avec une zone de faiblesse ou une discontinuité lithologique et
structurale. Ce sont en général tous les tracés tels les routes, les fils des réseaux électriques
et les limites des champs et des plantations (champs de cajou, riz …, beaucoup cultivés dans
la zone d’étude). L’extraction manuelle des linéaments est un procédé qui consiste à repérer
et relever par analyse visuelle sur un même fichier vecteur toutes les linéarités par des tracés
linéaires en le superposant à des images de différentes sources. L’extraction est effectuée sur
les images rehaussées et/ou filtrées et aboutit au repérage de tous les linéaments sur une
couche de données géo référencées. La figure 1 présente la synthèse des différentes étapes
ayant conduit de l’image brute à la carte linéamentaire. La carte linéamentaire obtenue
constituera ainsi un support numérique important en hydrogéologie et pour la géophysique.

Figure 1 : Synthèse des différentes étapes d’extraction de la carte linéamentaire

1.4 Validation de la carte linéamentaire


Les résultats issus de l’utilisation des techniques de la télédétection sont confrontés aux
problèmes de leurs fiabilités et de leurs validations (Lasm, 2000, Jourda, 2005, Youan Ta
2008). La télédétection spatiale fournie des informations de manière globale, rapide,
quantitative et homogène (Jofack Sokeng, 2016). Ceci souligne l’obligation de procéder au
contrôle et à la validation au sol des résultats issus de l’interprétation des images satellitaires.
Cette validation est faite en deux étapes à savoir :
La première est basée sur la méthode d’observation sur le terrain des fractures sur
affleurement et de l’alignement des végétaux hydrophiles et même des termitières. Sur
chaque affleurement, une description pétro-structurale est faite in situ.
La deuxième étape est la contribution de la géophysique à la validation des linéaments
majeurs cartographiés à partir des images satellitaires.
En effet, la géophysique en général et l’imagerie de tomographie de résistivité électrique en
particulier, vient en appui aux approches de la télédétection. Elle permet de déterminer avec
une meilleure précision la position des discontinuités géologiques et de localiser les zones à
fort intérêt hydrogéologique. La validation de la carte linéamentaire issue du traitement
d’images satellitaires est d’une importance capitale. Elle permet la vérification de la justesse
de toutes les étapes précédentes.

Pour ce faire, on procède à la confrontation de la carte linéamentaire à la réalité du terrain.


La validation consiste à comparer les directions principales des linéaments à celles des
fractures identifiées à partir des mesures géophysiques. Pour vérifier que les linéaments et
les contacts géologiques vus sur les images satellites correspondent effectivement à des
signatures de fractures ou de structures géologiques vraies.

Figure 2 : Carte des linéaments majeurs extraits de la commune de savalou

1.5 Contrôle et validation des linéaments


Le contrôle et la validation des linéaments est fait en trois étapes. Il s’agit de la superposition
des forages (Q>5 m3/h) à la carte linéamentaire, des mesures de fracturation effectuées
directement sur les affleurements et la mise en évidence des caractéristiques des roches du
sous-sol à partir des mesures géophysiques notamment les trainées électrique ou la
tomographie de résistivité électrique (TRE).
1.5.1 Superposition des forages (Q>3 m3/h) à la carte linéamentaire

Figure 3 : Superposition des forages (Q>3 m3/h) à la carte linéamentaire

1.3.2 Observation des fractures à l’affleurement


Sur le terrain, plusieurs types de formations géologiques peuvent être observés. Il s’agit d’une
grande variété de gneiss (gneiss à biotite et grenat et/ou à amphibole, gneiss alcalin à
pyroxènes), des migmatites, des plutons granitiques, les blastomylonistes et mylonistes sans
oublier les Charnokites. Les mesures de fracturation effectuées directement sur les
affleurements peuvent porter sur la direction, l’ouverture et le remplissage.
1.3 .3 Analyse pétro structurale

Planche de photos III.1 : Illustration des fractures sur affleurements A = Faille ouverte N 100°
drainant le cours d’eau Agbado à la hauteur de la localité de Zouzonkanmè; B = Microfaille
normale N0° dans du bloc de gneiss à Djaloukou ; C= Dégradation poussée de mylonites N10°
dans la bande des blastomylonites et mylonites lié à l’accident de kandi dans la zone de
Kpataba ; D = Fillon de quartz microplissé N° 120 dans du gneiss (à Sogo).

En effet, la géophysique en général et l’imagerie de tomographie de résistivité électrique en


particulier, vient en appui aux approches de la télédétection. Elle permet de déterminer avec
une meilleure précision la position des discontinuités géologiques et de localiser les zones à
fort intérêt hydrogéologique. La validation de la carte linéamentaire issue du traitement
d’images satellitaires est d’une importance capitale. Elle permet la vérification de la justesse
de toutes les étapes précédentes. Pour ce faire, on procédera à la confrontation de la carte
linéamentaire à la réalité du terrain. La validation consiste à comparer les directions
principales des linéaments à celles des fractures identifiées à partir des mesures
géophysiques. Pour vérifier que les linéaments et les contacts géologiques vus sur les images
satellites correspondent effectivement à des signatures de fractures ou de structures
géologiques vraies.
Figure 4 : Carte de la répartition spatiale de la conductivité électromagnétique + linéaments
CHAPITRE V : TECHNIQUES DE PROSPECTION GEOPHYSIQUE

Repérage sur le terrain pour la prospection


❑ – Orientation
✓ Boussole
✓ GPS
❑ – Mesure des distances
✓ Décamètre
✓ Pas étalonné
❑ – Mesure des hauteurs et altitudes
✓ Nivellement

L’Orientation Comment se repérer sur le terrain ?

Les visées sont par définition horizontales et les lectures se font sur une mire en lisant la
graduation du fil réticulaire horizontal et principal
Mise en œuvre des mesures de résistivités électriques

Des investigations de terrain sont indispensables pour identifier précisément les sites les plus
favorables pour l’implanter les ouvrages. Elles peuvent être guidées par la télédétection et le
cas échéant, complétées par des études géophysiques.
La géophysique, c'est-à-dire la physique appliquée au globe terrestre et aux mouvements qui
s’y produisent reste et demeure la seule méthode mesurant les variations spatiales et
temporelles des propriétés physiques du sous-sol (Chalikakis, 2006). La géophysique
concerne l'étude des propriétés physiques des sols et des roches dans le but de caractériser
leurs constituants et leur géométrie. Elle permet, depuis la surface ou en forage, une
reconnaissance non destructive du sous-sol ou d'un matériau donné. Les méthodes
géophysiques utilisées pour la recherche de l’eau sont des outils qui permettent de répondre
à des questions d’ordre géologique. La géophysique est donc une phase des travaux de
l’hydrogéologie, mais elle ne peut en aucun cas la remplacer. Il convient donc de répertorier
les questions auxquelles on doit répondre. En fonction de ces questions, l’outil géophysique
peut être choisi et la méthodologie de sa mise en œuvre peut être précisée.
En zone de socle selon (Vouillamoz, 2003), les informations généralement recherchées par
l’hydro-géophysicien pour l’implantation des forages de façon précise se résument à :
- L’épaisseur et la nature (teneur en argile) de l’altération ;
- La présence et les caractéristiques de la zone fissurée ;
- L’existence de fractures profondes ;
- La profondeur du socle sain.

En zone sédimentaire, les informations généralement recherchées par l’hydro-géophysicien


pour l’implantation des forages de façon précise se résument à :
- L’épaisseur et la nature du recouvrement ;
- La localisation et les caractéristiques du niveau aquifère ;
- La profondeur du substratum.

Pour répondre à ces préoccupations, l’hydrogéologue de nos jours dispose d’un grand
nombre d’outils et de méthodes. La pratique généralement admise est de réaliser en 1D des
traînés électriques dans le but de déterminer les zones de déflexions (anomalies géo
électriques) puis de sondages électriques à l’aplomb de ces déflexions. Le traîné électrique
permet d’identifier l’évolution horizontale (à profondeur constante) d’un ensemble de
formations le long d’un profil. L’épaisseur des formations explorées est donnée par la
longueur des électrodes A et B.
EQUIPEMENTS POUR LA PROSPECTION GEOPHYSIQUE
Le matériel utilisé est composé de :
Un résistivimètre (Syscal) avec ses accessoires
02 GPS de marque « Etrex Garmin » ;
01 lot de cartes topographiques et
hydrogéologiques de la zone d’étude ;
01 lot de photos‐aériennes de la zone
d’étude ;
Nécessaires de prise de note et de dessin ;
01 véhicules 4x4
06 électrodes
04 marteaux
01 Coupe‐coupe
Etc…

A- Traîné électrique (profilage)


Mise en œuvre du profilage
Comme le montre la figure tout se passe
approximativement comme si la totalité des
filets de courant allant de A en B était canalisée
à l'intérieur d'un parallélépipède ayant une
largeur égale à AB/2 , une profondeur égale à
AB/4 et une longueur égale 3/2 AB. Au centre,
entre MN où se mesure le chute ohmique ∆V,
les filets de courant sont sensiblement
parallèles à AB. Le « domaine » intéressé
par la mesure est le parallélépipède.

Notion d’anomalie

Une anomalie ne peut être définie que par rapport à une norme : c’est une perturbation de
la norme. La première question que se pose le géophysicien est donc : la structure géologique
peut-elle provoquer une anomalie par rapport à la norme qui est son environnement.
La meilleure méthode est celle qui fournit :
Une norme aussi stable que possible
Une anomalie bien marquée
La qualité du contraste entre l’anomalie et
la norme varie aussi avec :
La nature des structures
La nature du terrain environnant
La méthode employée

Différentes formes d’anomalies

Les anomalies rencontrées en profil géoélectrique sont de diverses formes. On en


comptabilise sept (7) au total :
1) V anomalie pointue, isolée sur un profil,
2) U anomalie arrondie, également isolée sur un profil,
3) W anomalie en général large dont la partie conductrice est perturbée par un ou
plusieurs résistants,
4) M anomalie qui peut être en forme de V ou de U mais qui est encadrée par d'autres
anomalies conductrices,
5) K anomalie de contact géologique montrant un ou plusieurs conducteurs au contact,
6) C anomalie de contact ne montrant pas de conducteurs au contact,
7) H anomalie à très fort contraste présentant un compartiment conducteur très tranché
et de résistivité peu perturbée.

Indicateurs de succès d'implantation à partir des trainés

- Quel que soit le type d'anomalie, les taux de réussite les plus élevés se rencontrent en zone
schisteuse (métamorphique).

- l’anomalie de forme (W) donne des résultats meilleurs à celle de forme (V), (U) et cela quelle
que soit la formation géologique.

- Le taux de succès croît avec l’augmentation de l’indice de fracturation (IF>2).

NB : L'indice de fracturation IF est alors défini par l'équation :

L'indice de fracturation est un paramètre qui renseigne sur le degré de fracture d'une roche.
La manipulation de ce critère parait plus délicate que pour les autres indicateurs mais d'une
manière générale, nous conseillons de ne l'utiliser que quand sa valeur est supérieure à 2.

➢ En zone de socle, on utilise surtout la technique des traînés, qui permet de mettre en
évidence des variations d’épaisseur des formations superficielles, et donc des variations
de profondeur du substratum. Ce dispositif révèle également des fractures au sein de
roches consolidées. On peut aussi, utiliser la technique dite de du traîné à double
longueur de ligne, qui compare deux écartements de AB sur le même profil de traîné.
L’image ainsi obtenue à deux profondeurs différentes permet d’identifier les pendages
de fractures. Lorsqu’un site intéressant (approfondissement du substratum, altération
non argileuse, facture…) a été identifié par les traînés, un sondage est mis en place à
l’aplomb de l’anomalie pour mesurer, avec une relative précision, les résistivités et les
épaisseurs des différents terrains.

➢ En zone sédimentaire tabulaire, les traînés offrent peu d’intérêt et il est préférable de
réaliser directement des sondages électriques pour déterminer la succession de strates
et les caractéristiques de l’aquifère.
Tableau I.1 : Paramètres et critères de choix des points d’implantation

Tableau I.2 : Résistivités vraies de quelques formations (1, d’après Meyer ; 2, AcF)
B- Sondage électrique
Le sondage électrique, il permet d’explorer la succession de terrains compris entre les
électrodes de mesure du potentiel M et N. L’investigation est verticale et la profondeur
atteinte est fonction de l’augmentation de la distance entre les électrodes d’injection A et B.
En zone de socle, le sondage électriques est réalisé à l’aplomb des déflexions c’est-à-dire au
droit des anomalies.

Principe
Dans le dispositif du sondage électrique, le centre est fixe et les électrodes sont écartées
pour mesurer la résistivité apparente en fonction de la longueur du dispositif
Interprétation des logs de sondages

Log de sondage à 1 couche Log de sondage à 2 couches

Modèles à 2 couches

Logs de
sondage à
3 couches
Modèles à 3 couches

Modèles à 4 couches
C- Les panneaux Électriques ou Tomographie de Résistivité Electrique (TRE)
La TRE est Basée sur l’emploi de nombreuses longueurs de ligne, l’imagerie électrique appelée
encore panneaux électriques (ou tomographies électriques) est une technique récemment
développée pour l’examen de régions ou la géologie est complexe et ou se font sentir des
variations latérales qui rendent l’utilisation des sondages électriques inadéquate. Les
panneaux électriques consistent à faire des profils multiples en augmentant régulièrement
l’espacement entre les électrodes. Les points sont reportés à l’aplomb du dispositif à une
profondeur proportionnelle à a . On parle alors de niveaux d’acquisition.

Si l’espacement entre les électrodes augmente, la profondeur d’investigation augmente elle


aussi. On peut alors représenter les résistivités apparentes mesurées sous forme de Pseudo
sections qui reflètent qualitativement la variation spatiale de la résistivité apparente.
La longueur du profil, la profondeur de pénétration et la résolution désirée détermine
l’espacement choisi entre les électrodes qui peut varier de 10cm à 50m et plus. Cette pseudo
section n’est absolument pas égale à une coupe des résistivités et profondeurs vraies des
structures du sous-sol!
De nombreux dispositifs peuvent être utilisés pour construire ces Pseudo-sections. Les plus
fréquemment mis en œuvre sont les dispositifs : Wenner, Wenner-Schlumberger, le dispositif
pôle-pôle, ou encore le dipôle-dipôle pour des raisons de symétrie. Un système d’acquisition
automatique avec pilotage à l’aide d’un PC et des câbles permettant de brancher toute une
série d’Électrodes se trouvent sur le marché Une fois construite la Pseudo-section il est
possible en utilisant des logiciels de modélisation (inversion) d’obtenir une coupe de la
variation de la résistivité calculée, variation qui peut être alors interprétée géologiquement.
On peut à l’aide de cette technique contrôler l’Évolution d’une nappe aquifère, Étudier le
mouvement de contaminants dans la subsurface, etc. On peut imaginer par exemple
d’installer un syst7me d’Électrodes permanent et de contrôler avec le temps le changement
de la résistivité. La surveillance de d2charges peut aussi se faire avec des systèmes
d’Électrodes permanentes.
Acquisition sur le terrain : exemple du système SYSCAL R2

Une acquisition 2D utilise en général un grand nombre d'électrodes connectées à un câble


multi-conducteurs et placées selon un profil. Un ordinateur portable, dans lequel est
programmée la séquence de mesures (ou un résistivimètre possédant un disque dur), est relié
à une boite de commutation et sélectionne automatiquement les électrodes utilisées pour
l'injection du courant et la mesure du potentiel. Chaque électrode possède en effet une
adresse numérique unique dans le dispositif, ce qui lui permet d'être identifiée par
l'ordinateur. La séquence de mesure est généralement créée sous forme de fichier texte dans
lequel est contenu diverses informations telle que le type de dispositif utilisé.

Données de terrain : pseudo section

Mise en œuvre des mesures de TRE


Une fois l’installation terminée, une vérification des connexions du dispositif de mesure et
des résistances de prise a été nécessaire. Une procédure automatisée est disponible, pendant
laquelle l’appareil vérifie le contact entre chaque couple d’électrodes à l’aide d’une fonction
appelée RS-CHECK. Cette fonction mesure la résistance de prise entre deux électrodes et
donne la valeur pour un couple d’électrode en kΩ. Pour que la mesure puisse être réalisée,
une résistance de prise inférieure à 5 kΩ est nécessaire. Lors d’une mesure, l’appareil
sélectionne un quadripôle électrique, injecte le courant et mesure la différence de potentiel
engendrée. Cette procédure est répétée au moins trois fois afin de s’assurer que la valeur
mesurée est la même à chaque fois (on parle de procédure de stacking). Le Syscal calcule
l’écart type q des mesures et l’affiche à l’écran pour chaque série de stack, ce qui permet de
renseigner sur la qualité des acquisitions. Le nombre de stacks (minimum et maximum) et la
valeur minimale du paramètre q sont définis lors de la création de la séquence, ou sur le
terrain à l’aide du clavier du Syscal.
La mesure est répétée autant de fois que le nombre minimal de stack, jusqu’à ce que la valeur
de q atteigne la valeur fixée (généralement, on pose q = 0 %). Si cette valeur n’est pas atteinte,
l’appareil réalisedes stacks supplémentaires, jusqu’au nombre maximal défini. Enfin, il est
nécessaire de contrôler les valeurs du paramètre q, afin qu’il reste proche de la valeur fixée
lorsde la définition de la séquence. Celui-ci est affiché sur l’écran après chaque mesure. La
figure 6 résume les grandes étapes de l’acquisition des données sur le terrain avec la TRE.

Fig : Grandes étapes d’acquisition des données de TRE

L’acquisition des données sur le terrain et l’interprétations se font en quatre grandes


étapes à savoir :
Pseudo section de résistivités apparentes
• On met en carte les données de la pseudosection
• Historiquement, les pseudosections étaient interprétées directement.
• Ce n’est qu’une carte des résistivités apparentes.
• Pour retrouver un modèle plus représentatif de la vraie résistivité, on doit utiliser
l’inversion.

Différentes étapes de la méthode d'inversion


• Un modèle (C) est tout d'abord élaboré soit à partir des données de résistivités
apparentes mesurées (A), soit à partir d'informations à priori entrées par l'utilisateur.
• L'algorithme calcule ensuite la réponse de ce modèle en y effectuant une "acquisition
fictive", le problème direct (c'est à dire le calcul de résistivités apparentes à partir de
résistivités vraies) étant connu (étape 1). On obtient alors le profil calculé (B).
• L'algorithme détermine alors le degré de différence entre les données mesurées (A)
et le profil calculé (B) selon un certain critère (étape 2).
• Le modèle est ensuite modifié dans le but de diminuer le degré de différence (erreur)
entre (A) et (B) (étape 3). L'opération est alors répétée de manière itérative jusqu'à ce
que le processus converge (c-à-d que l'erreur ne diminue plus de manière significative).
Chapitre VI : METHODE ELECTOMAGNETIQUE

Historique
• En 1820, le Danois Hans Christian Oersted fait une observation extraordinaire : un fil
rectiligne parcouru par un courant continu dévie l'aiguille d'une boussole placée à
proximité.
• En 1831, Michael Faraday découvre qu'un champ magnétique engendre un courant
électrique. Il découvre ainsi le principe du moteur électrique et donc la conversion du
travail mécanique en énergie électrique, inventant ainsi la génératrice de courant. Faraday
dévoile l'existence du champ magnétique en décrivant les « lignes de force » le long
desquelles s'oriente la limaille de fer au voisinage de l'aimant.
• En 1864 James Maxwell créé l'électromagnétisme.

Domaines d’application
• Les méthodes électromagnétiques (EM) détectent les corps électriquement
conducteurs dans un environnement résistant.
Domaines d’application des méthodes EM :
• Détection de gravier ;
• Cartographie d’invasion saline ;
• Détection de karsts ;
• Détection et cartographie de zones polluées ou contaminées ;
• Cartographie de la topographie du socle ;
• Cartographie de la conductivité du sol;
• Détection de tuyaux et conducteurs métalliques.

Champ électromagnétique
• le champ électromagnétique, constitué lui-même
par la donnée de deux champs vectoriels, le champ électrique

qui s'exprime en volts par mètre (V.m-1),

et le champ magnétique

, qui s'exprime en teslas (T).


Onde électromagnétique

Méthode électromagnétique fréquentielle


Les ondes électromagnétiques (combinaison champs magnétique et électrique)

Équations de base de l'électromagnétisme classique


Les équations de Maxwell peuvent être facilement mises sous formes intégrales

Un champ magnétique variable engendre un champ électrique ;


Un champ électrique variable est source d'un champ magnétique.

Principe du système dipolaire fréquentiel

• Un courant alternatif circule dans une


bobine émettrice (Tx), un champ
magnétique primaire Hp est généré.
• Soit un corps conducteur soumis à Hp,
– des courants de Foucault sont
générés dans ce corps ;
– il devient la source d’un champ
secondaire Hs.
• La bobine Rx mesure Hp et Hs.
Pour des investigations entre 0 et 70 mètres, en faisant varier l’écartement entre les bobines: 10 ,
20 et 40 mètres La coplanarité doit être assurée par les 2 opérateurs
CHAPITRE. VII : METHODE DE RESONANCE
MAGNETIQUE PROTONIQUE (RMP)

Les méthodes géophysiques traditionnelles d'exploration se fondent sur l'analyse


d'anomalies de structures ou de paramètres physiques qui ne sont pas nécessairement liés
de façon unique à la présence ou à l'absence d'eau dans le milieu étudié. Ainsi, par exemple,
la conductivité électrique (inverse de la résistivité) des roches est proportionnelle à la
conductivité électrique du fluide contenu et à une certaine puissance de la porosité (Archie,
1942), mais elle dépend également largement de la composition minéralogique et en
particulier de la teneur en argile. Contrairement à ces méthodes géophysiques, l'information
déduite par résonance magnétique protonique (RMP) est directement liée à l'eau contenue
dans le sous-sol.

1. Matériel de sondage RMP


Le matériel de campagne RMP est un équipement NUMIS plus TRG. Il s’agit d’un appareil
utilisé pour les mesures RMP beaucoup plus adapté en zone de socle cristallin. Le NUMIS plus
TRG (Planche de photos II.2) a été construit par IRIS Instruments.
1.2 L’équipement « NUMIS »
L'équipement NUMIS se compose d'un générateur de courant alternatif, une unité réceptrice,
un détecteur de signal RMP, une antenne et un microprocesseur (Figure 1).
L’équipement complet est constitué d’une unité centrale, de deux convertisseurs DC/DC, de
deux blocs de capacités (un grand et un petit), de cinq batteries de 12 V chacune, d’une boucle
transmission-réception (Tx-Rx) et d’un ordinateur portatif de terrain sans oublier les
accessoires tels que le magnétomètre, le GPS, la boussole, coupe-coupe…

Figure 1 – Schéma fonctionnel du dispositif instrumental

- L’unité centrale est composée d’un générateur de courant alternatif, d’une unité réceptrice
et d’un microprocesseur capable de piloter la commutation de l’antenne (boucle) du mode
émission au mode réception.
- Le microprocesseur pilote la commutation de l'antenne du mode émission au mode
réception. Il contrôle également la génération de la fréquence de référence égale à la
fréquence de Larmor. Une enveloppe du signal provenant du détecteur synchrone est
enregistrée par le microprocesseur sous forme digitale sur une durée programmable de 2
secondes au maximum.
- L’ordinateur portatif de terrain est utilisé pour envoyer des impulsions, enregistrer le signal
et effectuer un prétraitement des données permettant la suivie du sondage RMP au fur et à
mesure de l’acquisition des données. Il permet le stockage sur disque et le traitement final
des données une fois le retour du terrain. L’ordinateur portatif est alimenté par une batterie
de 12V
- Les deux convertisseurs DC/DC alimentent l’unité centrale, et à leur tour sont alimentés en
24 V chacun par quatre batteries.
- Les deux blocs de capacité permettent d’optimiser l’énergie d’excitation à partir du
courant qui leurs est transité

Planche II.2 : Matériel de mesures pour la RMP avec a : Equipement complet du NUMIS plus
TRG; b : Disposition des deux blocs de capacités sur le site de Sogo1 ;c : Connexion du NUMIS
plus TRG à la boucle

Principe de la méthode
Schématiquement le principe physique de la RMP repose sur le fait que les protons qui
constituent les noyaux d'hydrogène des molécules d'eau, placés dans un champ magnétique
Ho (tel que le champ magnétique terrestre), possèdent des moments magnétiques non nul
qui, à l'équilibre, sont alignés dans la direction de ce champ principal Ho (Figure 2). L'émission
d'un champ magnétique perturbateur à une fréquence spécifique (dite fréquence de Larmor)
modifie cet état d'équilibre et provoque une précession d des moments magnétiques autour
de la direction du champ magnétique initial.
Après coupure du champ excitateur, au cours du retour à l'état d'équilibre, un champ
magnétique de relaxation est émis par les protons, constituant ainsi la réponse RMP.
L'amplitude de ce champ est d'autant plus intense que le nombre de protons entrés en
résonance est grand, et donc que la teneur en eau est importante. La fréquence spécifique à
laquelle les protons sont excités est caractéristique de l'atome d'hydrogène et assure ainsi
que la méthode est sélective. La très grande majorité des noyaux d'hydrogène présents dans
le proche sous-sol sont ceux des molécules d'eau. Ceci implique que la méthode RMP
renseigne spécifiquement et directement sur la présence ou l'absence d'eau dans le milieu
étudié ainsi que sur les caractéristiques hydrodynamiques du milieu.
La constante de temps de relaxation longitudinale, T1 caractérise la relation entre les protons
et leur environnement (spin-lattice relaxation time). Sa valeur reflète comment l’énergie
magnétique des protons est échangée avec son environnement. Des valeurs élevées de T1
correspondent à un faible couplage et un retour lent à l’équilibre. Des valeurs faibles de T1
indiquent un couplage fort et un rapide retour à l’équilibre.
La constante de temps de relaxation transversale, T2 caractérise les échanges d’énergie entre
les protons (spin-spin relaxation time) qui se manifestent dans un plan orthogonal à la
direction du champ H0 alors que T1 correspond à la relaxation longitudinale, le long du champ
H0.
Dans un champ magnétique non parfaitement homogène, les protons subissent un
déphasage qui diminue le temps de relaxation transversale qui est alors défini par une
constante T*2 .
Ces phénomènes de relaxation sont liés à la taille moyenne des pores contenant les molécules
d’eau. Dans différents environnements géologiques impliquant différentes conditions de
susceptibilité magnétique et de champ magnétique rémanent, l’effet de l’inhomogénéité du
champ magnétique est différent.
3. Le sondage RMP
Pour réaliser un sondage RMP, une antenne est déployée sur le sol, généralement selon un
cercle ou un carré ayant un diamètre compris entre 20 et 120 m, selon la profondeur des
couches aquifères que l'on désire investiguer. Différentes géométries d'antennes sont
prévues dans le logiciel d'acquisition de NUMIS, en particulier, l'antenne peut être déployée
sous la forme d'un chiffre « huit » afin d'améliorer le rapport signal/bruit (Trushkin et al.,
1994). Une impulsion i(t) d'un courant alternatif est émise dans la boucle

I et τ caractérisent respectivement l'amplitude et la durée de l'impulsion. La fréquence du


courant émis ωo doit être aussi proche que possible de la fréquence de Larmor,
caractéristique des protons placés dans le champ géomagnétique

f = ⋅ H avec H0 l'amplitude du champ géomagnétique et γ le facteur gyromagnétique des


protons (constante physique caractéristique). La valeur de cette fréquence est déduite de
l'amplitude du champ géomagnétique mesuré avec un magnétomètre à proton.
Le champ magnétique oscillant généré par l’impulsion de courant entraîne une précession
des protons autour du champ géomagnétique. Cette précession crée à son tour un champ
magnétique alternatif qui est détecté après coupure de l'injection de courant. En pratique,
l'enregistrement de la réponse RMP n'est possible qu'après un délai instrumental (dit « temps
mort ») de 40 ms dans le cas de la version actuelle de NUMIS. Le processus d'acquisition d'une
mesure est schématisé sur la Figure 3

Figure 3 – Schéma en fonction du temps d’une séquence émission/réception


Les valeurs d'amplitudes peuvent varier de quelques dizaines de nanovolts à quelques
microvolts suivant la teneur en eau du milieu considéré. Le seuil de détectabilité de NUMIS
se situe à environ 4 nV. Différents facteurs peuvent influencer l'amplitude dessignaux RMP
tels que par exemple, la magnitude et l'inclinaison du champ géomagnétique, la conductivité
électrique des terrains, la taille et la géométrie de l'antenne utilisée (Legchenko et al., 1997).
Le volume investigué lors d'un sondage est défini comme un cylindre vertical de diamètre égal
à environ 1,5 fois le diamètre de la boucle, centré sur celle-ci et de hauteur égale à ce
diamètre. La profondeur d'investigation maximale de l’appareil NUMISPLUS, en l'absence de
terrains conducteurs, est de l'ordre de 120 m. La profondeur d'investigation est sensiblement
diminuée lorsque la conductivité de terrains augmente et de manière significative pour des
résistivités inférieures à 10 ohm.m. La durée de réalisation d'un sondage RMP est d'environ 2
heures dans des conditions favorables de bruits électromagnétiques parasites d'origine
naturelle ou anthropique.

1.4. Interprétation des données


Les algorithmes d'inversion des paramètres RMP sont décrits dans Legchenko et al. (1998).
Ainsi un signal RMP non-nul est directement lié à la présence d'eau dans le sous-sol. De plus,
des informations complémentaires peuvent être obtenues à partir des courbes brutes
enregistrées :
Figure 7 – Résultats d’inversion des données théorique
Le signal théorique a été calculé à partir du modèle (Tableau 1) :

En référence à l'expérience acquise en diagraphies de Résonance Magnétique Nucléaire


(Chang et al., 1997; Kenyon et al., 1997), la perméabilité peut être reliée aux paramètres
RMP en utilisant la relation empirique :

où KRMP est la perméabilité, wRMP est la teneur en eau, T1 est la constante de temps de
décroissance, C et a, b sont des constantes définies empiriquement. En diagraphies RMN,
différentes valeurs a, b sont utilisées. Sur la base de mesures réalisées avec l'équipement
NUMIS au droit de forages de caractéristiques hydrogéologiques connues, les valeurs a=1,
b=2 ont été retenues.
Pour des roches différentes, les constantes empiriques doivent être modifiées et des relations
mieux adaptées peuvent être définies. La qualité de la relation empirique dépend alors de la
qualité de la calibration. La définition des paramètres empiriques adaptés aux différents
environnements est un travail de longue haleine. Sans calibration, NUMIS peut être utilisé
efficacement pour définir les perméabilités des aquifères en valeurs relatives.
Sous l’hypothèse d’une distribution tabulaire de l’eau dans le sous-sol, l'inversion des
données RMP mesurées avec l'équipement NUMIS produit les résultats suivants :
1) distribution verticale de la teneur en eau,
2) distribution verticale du temps de décroissance T*2 ,
3) distribution verticale du temps de décroissance T1 ,
4) distribution verticale de la perméabilité K,
Un exemple de la comparaison des résultats RMP avec des données de forage et d'essais de
pompage est présenté sur la Figure 8.
Figure 8 – Exemple de résultats RMP sur deux forages du Niger

3.1.5. Présentation des résultats d’un sondage après inversion


Il n’y a pas actuellement de forme fixe pour afficher les résultats RMP et le logiciel d’inversion
permet de configurer le contenu des feuilles de résultats selon chaque opérateur. En annexe
de ce rapport les résultats sont présentés comme sur la Figure 9.
En tête de la feuille, on trouve des informations utiles sur le sondage (site, date, paramètres
d’inversion etc.). Les résultats graphiques sont :
1) les signaux RMP e (t, q) enregistrés pour chaque valeur du paramètre d'excitation (« pulse
parameter » en anglais) en fonction du temps ;
2) l’amplitude initiale du signal RMP FID1 et FID2 en fonction du paramètre d'excitation ;
3) les amplitudes moyennes du signal RMP (FID1 et FID2) et du bruit en fonction du paramètre
d'excitation ;
4) le temps de relaxation T*2 (q ) en fonction du paramètre d'excitation ;
5) le temps de relaxation T1 (q) en fonction du paramètre d'excitation ;
6) la fréquence du signal RMP en fonction du paramètre d'excitation ;
7) la phase du signal RMP en fonction du paramètre d'excitation ;
8) distribution verticale de la teneur en eau w RMP et du temps de relaxation T1 ;
9) distribution verticale du temps de relaxation T*2

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