Tableau de bord et performance bancaire
Tableau de bord et performance bancaire
Sous le thème :
Encadré par :
Présenté par :
iii
LISTE DES FIGURES
iv
DEDICACE
À mes chers parents, qui m’ont soutenu et encouragé le long de mes études, et qui sont une
source inépuisable, de compréhension et d’inspiration, que ce travail soit le témoignage de ma
reconnaissance pour l’éducation et le sacrifice qu’ils n’ont pas cessé de consentir pour moi.
À mes très chers frères et sœurs, À mes formateurs, À tous mes amis (es),
v
REMERCIEMENT
Les membres du jury, d’avoir accepté de diriger ma soutenance et qui ont bien voulu
m’honorer de leur présence ;
Le corps professoral et administratif de la FSJES d’Agadir, pour l’intérêt constant
qu’ils n’ont cessé de porter à notre formation. Et j’espère que je serai à la hauteur de
leurs attentes et que le résultat leur apporte pleine satisfaction.
Je souhaite également remercier, pour leur collaboration ainsi que pour l’aide qu’elles m’ont
apporté dans l’accomplissement de mon travail, toutes les personnes qui ont de près ou de loin
contribué à la réalisation de ce mémoire.
vi
SOMMAIRE
vii
INTRODUCTION GENERALE
1
Durant les années 80, le Maroc a connu des changements cruciaux dans tous les
domaines.
Face à ce contexte, les banques doivent développer des systèmes de contrôle qui
répondent aux exigences nationales et internationales. Ceci repose sur la maitrise de l’outil de
gestion constitué essentiellement de contrôle de gestion.
2
unités: les moyens alloués, les activités réalisées et les services rendus. Il s'étend à l’ensemble
des entités et se concrétise par des échanges de directives, de tableaux de bord et de comptes
rendu entre les différents niveaux hiérarchiques (de responsabilités).
Né des travaux de Robert KAPLAN et David Norton aux USA en 1992, le TBP a
permis l’amélioration de la performance de plusieurs entreprises. Ces dernières étaient
confrontées à un problème lié au choix d’indicateurs permettant d’apprécier leurs
performances. Le TBP a donc permis de retenir un minimum d’indicateurs de performance
sur lesquels les dirigeants de ces entreprises avaient axé leurs efforts et réalisé des résultats
appréciables.
Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes intéressés au tableau de bord prospectif
et son rôle dans le pilotage de la performance au sien des banques marocaines en particulier
sur la ville d’Agadir.
3
L’utilisation du tableau de bord a-t-elle, un impact significatif sur la performance des
banques ?
L’objectif du travail
Notre étude a pour but d’avoir une idée sur le tableau de bord comme outil de contrôle
de gestion, et sur sa spécificité au niveau des banques ainsi que, le rôle de cet outil dans le
pilotage de la performance bancaire.
Pour répondre à la problématique et tester la validité de nos hypothèses notre recherche est
organisée en trois chapitres, chacun est composé de trois sections.
Méthodologie de recherche
4
Dans le but d’apporter des réponses à notre problématique et d’essayer de valider nos
hypothèses, nous avons choisi d’adopter un positionnement épistémologique positiviste en
suivant l’approche hypothético-déductive basée sur une étude quantitative.
5
CHAPITRE 1- TABLEAU DE BORD ET PERFORMANCE : CADRE
CONCEPTUEL
6
Introduction du premier chapitre
Afin de mieux envelopper la notion du contrôle de gestion de l’activité bancaire
ainsi que celle de la performance bancaire, nous allons présenter dans ce chapitre
les éléments suivants :
7
SECTION 1 : LE CONTROLE DE GESTION : GENERALITES ET
NOTIONS
1.1 Qu’est-ce que le contrôle de gestion
Plusieurs auteurs ont suggéré de différentes définitions du concept du contrôle
de gestion. Avant de les présenter, il est nécessaire de définir la notion du « contrôle
».
L’approche moderne avance une vision vaste dans les définitions du contrôle de
gestion : ANTHONY.R.N a proposé une nouvelle définition : Le contrôle de gestion
est « un processus destiné à motiver les responsables et à les inciter à exécuter des
activités contribuant à l’atteinte des objectifs de l’organisation » Alcouffe, S et all.
(2013), cette définition valorise plus le concept du contrôle de gestion elle met
l’accent sur trois caractéristiques principales à savoir :
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Il est considéré un moyen de motivation des responsables pour exécuter les
activités pour atteindre les objectifs.
Ces auteurs mettent l’action sur le fait que le contrôle de gestion est un processus
étalé dans le temps. Et un système liant les partenaires internes et externes de
l’entreprise.
9
Réalisations des tableaux de bord des responsables.
Homme de dialogue
Accompagnateur de changement
L’école classique est représentée traditionnellement par des auteurs tels que
Frederick Taylor et Henri Fayol, ces deux auteurs font partie des premiers
10
théoriciens des organisations. Le contexte de l’école classique est basé sur la
productivité dans la mesure où, il faut produire en grande quantité des produits
standards pour répondre à la demande et réduire les coûts.
La théorie de Fayol est basé sur trois postulats, à savoir, «l’autorité qui
commande qui doit être toujours présente ou représente, donc un contrôle continu, la
capacité administrative croit au fur et à mesure qu’on s’élève dans la hiérarchie, en
fin la préférence doit être donnée à celui qui paraît supérieur sur les plans de la
tenue, de l’ordre et de l’organisation » Josien, S et Landrieux-kartochian.S.
Une relation d’agence peut être définit comme « un contrat par lequel une ou
plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour exécuter
en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir
de décision à l’agent » Roger, A. (2016).
Comme l’indique la définition citée, la théorie de l’agence est la relation qui lie
deux parties, le commanditaire d’une action et le commandité (ou le principal et
l’agent). Cette théorie s’intéresse à l’entreprise et à la gestion de la relation qui existe
entre ses propriétaires et ses dirigeants, cette relation couvre aussi toutes les
relations où il existe une délégation et un contrat formel (exemples : banque-client,
11
hiérarchie-subordonnée). En générale la situation du commanditaire dépend du
commandité, chose qui peut déséquilibrée la relation dans le cas où les intérêts des
deux parties divergent grâce à une symétrie d’informations qui peuvent exister entre
le principale et l’agent, en cas ou le dernier dispose de plus d’information que le
principal sur les missions qu’il doit remplir. Dans un tel contexte le principal doit
limiter ou annuler les effets négatifs qui pourraient survenir en raison d’intérêts
divergents.
Les produits bancaires sont quasiment toujours des services. Un service est
caractérisé par sa nature immatérielle et intangible, ce qui rend la gestion dans la
banque plus sophistiquée et difficile par rapport à la gestion d’une entreprise
industrielle.
12
activité. Ces spécificités peuvent se divisées en plusieurs niveaux, à savoir le rôle
crucial que jouent les banques dans le bon fonctionnement de l’économie du pays, la
nature et la complexité du secteur bancaire qui fait objet d’une réglementation
rigoureuse, et multitude des activités exercées.
D’un point de vue théorique, la banque est au cœur des travaux de plusieurs
chercheurs. L’activité bancaire et ses caractéristiques font l’objet de débats dans la
littérature économique. La théorie d’intermédiation bancaire (Smith 1959, Pesek et
Saving 1967, Gurley et shaw 1956) et celle de la production bancaire.
Ensuite, cette production est très contrôlée car les effets et les risques inhérents
à une mauvaise gestion de cette production peuvent toucher tout le système et ont
des conséquences plus importantes sur l’économie réelle que ceux que l’on peut
observer dans l’industrie Saïdane, D et Boughzala, A. (1999).
De ce fait, la banque n’est pas libre de produire une quantité infinie des produits
comme c’est le cas pour les entreprises industrielles (par exemple les crédits
bancaire qui dépend de la conduite de la politique monétaire).
Le contrôle de gestion est difficile à mettre en place dans une banque par rapport
aux entreprises industrielles du fait des particularités que présente l’activité
bancaire.
14
clients, et points de vente, etc. rend crucial que le contrôle de gestion s’adapte pour
pouvoir prendre en compte cette complexité. Le contrôle de gestion se trouve aussi
confronté à une structure complexe qui exige une parfaite maitrise des outils de
contrôle.
Les produits ayant des fonds comme supports, comme les crédits, les
dépôts, les titres émis ou achetés. Ces produits, qui représentent une manifestation
de la fonction d’intermédiation financière de la banque, intermédiation classique ou
de marché, se rapportent beaucoup plus aux fonds empruntés ou prêtés, il s’agit des
montants, des maturités et des risques que par rapport à la nature des opérations
administratives et nécessitent des analyses de rentabilité plus rigoureuses (Saïdane, D
et Boughzala).
15
terme de tableau de bord a souvent été utilisé pour décrire l’élaboration et la mise en
circulation au sein de l’entreprise d’une masse de documents, dont la teneur
s’écartait sensiblement de la définition initiale de cet outil de gestion. et ce n’est pas
dans un passé récent que certaines firmes, parmi les plus importantes ont créé un
système de saisie de traitement et de diffusion interne d’information quantitatives,
correspondant réellement à la notion du tableau de bord.
L’adoption des tableaux de bord par les organisations est d’avantage liée aux
caractéristiques d’une époque qu’a une relative nouveauté : le besoin de réactivité
des managers, les scandales financiers liés aux manipulations de l’information
financière ou encore les turbulences accrues de l’environnement conduisent à un
nouveau style de management fondé sur le fonctionnement de ces outil (BERLANT
Nicolas et DE RONGE Yves 2009 )
16
Organiser, en temps opportun, les actions à entreprendre et les prioriser en
fonction des niveaux d’alerte.
17
concourt à la réalisation d’objectifs stratégiques. C’est un outil d’aide à la réflexion
dans la mesure où il ne dit pas comment agir, mais incite à se poser les bonnes
questions dans une dynamique de diagnostic.
Enfin, en attirant l’attention de tous sur les mêmes paramètres, il joue un rôle
intégrateur, en donnant à un niveau hiérarchique donné, un langage commun. Il peut
être un levier pour une coordination et une coopération des acteurs dans un
consensus actif.
Outil de simulation :
Au fil de la présentation des rôles et fonctions, nous n’avons cessé d’insister sur
l’importance du choix des indicateurs dans l’élaboration des tableaux de bord, pour
qu’In Fine, ce dernier puisse répondre, au mieux, aux attentes des utilisateurs et qu’il
puisse atteindre, de façon optimale, les objectifs de suivi, de mesure et de pilotage
de la performance.
18
Dans d’autres termes, le tableau de bord ne remplit idéalement ses fonctions que
lorsque les indicateurs qui y sont contenus sont pertinents et renseignent sur les
activités vitales de l’organisation.
C’est ainsi que nous avons jugé judicieux de mettre l’accent sur la notion
d’indicateur, les types des indicateurs et la méthode de choix des indicateurs.
19
✓ Il existe un quatrième type de tableau de bord dit Balanced scorecard ou
tableau de bord prospectif qui sera détaillé par la suite au niveau du deuxième
chapitre de ce présent travail.
Le baromètre
Dans le but de donner une vision rapide de l'ensemble des résultats obtenus sur
les indicateurs, une première page de couverture reprendra la liste des indicateurs
du tableau de bord. Ainsi, un élément visuel montrera immédiatement si on se dirige
dans le sens des objectifs, si on prend du retard ou si on est en alerte'.
Les ratios
Les tableaux
✓ Objectifs : cette partie du tableau de bord identifie les objectifs définis par
l'organisation pour la période concernée (cible).
20
✓ Réalisations : cette information décrit le niveau d'accomplissement des objectifs.
Les graphiques
Les graphiques sont des moyens simples pour compléter et approfondir les
informations restituées par l'indicateur. Ils restent cependant trop peu utilisés, compte
tenu des difficultés liées à leur conception, mais surtout à leur lecture. Il existe trois
types de graphiques qui définissent les bases de représentation :
valeurs.
. Les commentaires
Le commentaire doit apporter une valeur ajoutée par rapport aux chiffres et aux
graphiques qui figurent sur le tableau de bord. Il doit être objectif donner une
21
information complémentaire à l'illustration, être concis et sans ambigüité pour le
lecteur. Il suggère, recommande, préconise mais ne décide jamais car la décision
appartient au responsable.
Les clignotants
✓ De nombreux tableaux de bord sont édités sans véritable lien avec les objectifs
stratégiques de l'entreprise.
✓ Le tableau de bord bien qu'il présente quelques rares indicateurs non mancies,
reflète une vision majoritairement financière de la performance et reste peu ouvert
sur l'environnement dans lequel évolue l'entreprise. En effet, un bon équilibre entre
les indicateurs financiers et non financiers permettra d'améliorer et la capacité
d'anticipation et de renforcer la cohérence du dispositif de pilotage.
22
✓ Les informations produites par le tableau de bord restent centrées sur des
données propres à l'entreprise. Cependant, l'entreprise d'aujourd'hui est confrontée à
un environnement économique plus large et complexe. Les dirigeants ne peuvent,
donc, se limiter aux seules informations financières propres à l'entreprise. Il faut
intégrer dans l'analyse des informations de source externe à l'entreprise pour pouvoir
prendre les bonnes décisions.
Pour conclure ce chapitre, les tableaux rd, bien que très utiles à leur niveau,
ne permettent pas un pilotage global de la performance. En effet, les indicateurs
financiers ne suffisent plus à eux seuls pour décliner la performance sous toutes ses
formes. C'est dans ce sens, que l'approche BSC que nous allons proposer dans le
troisième chapitre, viendra compléter le système de pilotage déjà en place et ce dans
le but de combler plusieurs de ses limites.
23
SECTION 3 : LA PERFORMANCE : DEFINITION ET TYPES
3-1 Définitions
La notion de la performance est au cœur de toutes les démarches d’évaluation
des entreprises et des organisations. Etymologiquement, le mot vient de l’ancien
français performer qui signifiait « accomplir, exécuter », au XIII émet siècle.
Et en anglais, du verbe to perform qui est apparaît au XV éme siècle avec une
signification plus large. C’est à la fois l’accomplissement d’un processus, d’une
tâche, mais aussi les résultats obtenus ainsi que le succès dont on peut se prévaloir.
24
des objectifs. Cette réalisation peut se comprendre au sens strict (résultat,
aboutissement) ou au sens large du processus qui mène au résultat (action)» 3. Cette
définition regroupe trois sens de performance financière, elle désigne l’action, son
résultat et son succès. Pour d’autres auteurs, la performance égale la mesure d’un
résultat, du fait on ne peut parler d’une performance sans comparaison entre un
résultat attient, et un autre souhaité, dans ce cas l’évaluation peut être assimilée au
benchmarking (Dohou, A et Berland, N). C’est ce que affirme Lebas (1995), « la
performance n’existe que si on peut la mesurer et cette mesure ne peut en aucun
cas se limiter à la connaissance d’un résultat. Alors, on évalue les résultats atteints
en les comparants aux résultats souhaités ou à des résultats étalons » (Bouquin,
2004).
Berlaud (1995) donne une même vision pour la performance, pour lui la
performance est un résultat qui représente le « niveau de réalisation des objectifs ».
En générale, la performance d’un résultat financier se définit à travers trois concepts
essentiels (l’efficacité, l’efficience et la rentabilité) comme les a présentés
Bourguignon (2004) dans le schéma suivant :
25
Dans ce sens, plusieurs auteurs à savoir Kalika (1988), Kaplan et Norton
(1993) Melchior, S. (2013) (…), mis l’accent sur une définition large de la notion de la
performance, en proposant d’intégrer des indicateurs variés tels que la qualité du
produit et du service, les conditions du travail, la satisfaction de la clientèle, etc. dans
le même contexte, Baret définit la performance comme « l’agrégation des
performances économiques, sociales et environnementales ».
L’approche globale de sa part est critiquée. Dans la mesure où, elle est
multidimensionnelle difficile à évaluer, vue le caractère de ses indicateurs qui sont
techniquement non mesurable.
26
Conclusion du premier chapitre
Dans la dernière section nous avons essayé de regroupé les différent définitions
proposées par les auteurs. Il n’existe pas une définition commune et claire de la
performance, il est souvent défini en fonction des objectifs recherchés. En générale il
s’agit d’un accomplissement des objectifs tracés. La performance est souvent
mesurer par un ensemble d’indicateur qui vise à présenter l’état d’avancement et
d’accomplissement d’un travail, d’un objectif ou d’une tâche. Ces indicateurs se
différencier d’un secteur à un autre, ou d’une entité a une autre.
27
CHAPITRE 2- TABLEAU DE BORD PROSPECTIF ET PILOTAGE DE LA
PERFORMANCE
28
Introduction du deuxième chapitre
Pour avoir une idée claire sur cet outil contrôle de gestion et de pilotage de la
performance. Nous évoquerons dans ce chapitre à travers trois sections les points
suivant :
29
SECTION 1 : LE TABLEAU DE BORD PROSPECTIF : DEFINITION
1-1 Tableau de bord prospectif
Durant de longues années, les entreprises se sont contentées de mesurer la
performance selon les résultats financiers. Cette vision que l'on qualifie aujourd'hui
de partielle, était pourtant suffisante lorsque le contexte était stable et la vitesse
d'évolution relativement lente. Mais, dans un contexte où les changements sont
beaucoup plus rapides et la concurrence exacerbée, il est hautement recommandé
de décliner la performance sous toutes ses formes afin de prendre les meilleures
décisions et ne plus se limiter à mesurer la performance financière.
C'est dans ce sens, que le BSC a fait son apparition pour s'imposer comme un
outil incontournable du pilotage stratégique à travers sa logique multidimensionnelle
de la performance.
C'est dans ce sens, que le BSC a fait son apparition pour s'imposer comme un
outil incontournable du pilotage stratégique à travers sa logique multidimensionnelle
de la performance.
Depuis sa création, le tableau de bord prospectif semble avoir connu trois stades
d’évolution (Cobbold et Lawrie, 2003).
30
suggéraient d’effectuer le choix de ces mesures par référence aux buts de
l’entreprise mais ne disaient pas comment le tableau de bord prospectif pouvait, une
fois mis en place, améliorer concrètement la performance de l’entreprise (à cette
étape, ils s’intéressaient plus à l’aspect logique qu’à la dimension opératoire de
l’outil). Ils donnaient peu d’informations sur la façon dont le tableau de bord
prospectif pouvait être développé en pratique. Il a fallu attendre leur premier livre
(Kaplan et Norton, 1996) pour avoir quelques éléments de réponse. Selon certains
auteurs (Cobbold et Lawrie, 2003), cette « première génération » de tableau de bord
prospectif (où il se réduit à un outil isolé) est toujours développée et, sous une forme
assez rudimentaire, constitue probablement la grande majorité des implémentations
sur le terrain. Il faut noter que, malgré son apparente popularité comme concept et
son adoption assez répandue (surtout aux États-Unis), il existe relativement peu
d’études de cas détaillées, concernant des expériences de mise en œuvre du
tableau de bord prospectif dans la littérature académique (Bessire, 2000). Les livres
et les articles qui s’appuient sur des descriptions plus approfondies commencent
seulement à faire leur apparition maintenant (Niven, 2002).
31
32
Figure 2-le tableau de bord prospectif par Kaplan et Norton
La carte stratégique est en effet le point central du système. Elle est l’expression
des hypothèses stratégiques et définit les relations de cause à effet entre les
mesures de résultats retenues et les déterminants de la performance. Pour Kaplan et
Norton « Chaque mesure sélectionnée pour le tableau de bord prospectif doit être un
élément d’une chaîne de relation de cause à effet exprimant l’orientation stratégique
de l’entreprise ». L’établissement de cette carte nécessite un travail de fond plus que
conséquent. La qualité du système de pilotage est directement dépendante de la
pertinence et de la vraisemblance de la carte stratégique.
I. HH
33
des projets d’investissement et pour accélérer le processus d’engagement des
capitaux afin de réduire le temps de retour de ces investissements. En fait, le but est
de réduire le cycle de trésorerie pour les investissements en capital matériel et
immatériel.
L'EBIT et LE.B.I.T.D.A.
L'EBIT (Earning Before Interest and Tax) pour profit avant impôts et taxes ou
l'EBITDA (Earning Before Interest, Tax, Depreciation and Amortization) pour profit
avant impôts, taxes, amortissements et provisions. Le premier indicateur est proche
du résultat d'exploitation et se calcule par différence entre le chiffre d'affaires et les
charges mises en œuvre pour le générer et le second se rapproche de l'excédent
brut d'exploitation « EBE » ( BERLANT Nicolas et DE RONGE Yves 2009). Cet
indicateur est intéressant car il ne tient compte ni des conséquences des
investissements (calcul hors amortissement) ni celles du financement (calcul fait
avant les charges et produits financiers).
ROI(Return on investment)
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générale, on désigne par le ratio ROI (Return on investment) cette idée de
rapprochement entre les résultats et les sommes investies.
La théorie, selon Kaplan et Norton, dit que les entreprises qui réussissent sont
excellentes dans un des trois aspects et ont un niveau standard dans les deux
autres. L'axe client permet à l'entreprise de définir les clients à cibler. Comme la
plupart des marchés sont composés de clients hétérogènes donc sensibles à
différents critères, l'entreprise se doit de choisir 4 une perspective prioritaire dans
lequel elle va exceller. C'est sur les clients (cible) que vont se concentrer les
indicateurs du tableau de bord prospectif. Ainsi en choisissant de ne pas satisfaire
certains clients, l'organisation décide de ne pas développer certains services. L'axe
client choisi est relié par sa partie supérieure à l'axe financier et par sa partie
inférieure à l'axe des processus internes de la carte stratégique.
35
L’objectif de cet axe est de prendre en compte l’ensemble des processus
internes, et en particulier l’innovation, la production et le service après-vente. Au
travers de l’analyse des processus, c’est une vision transversale de l’organisation
que l’on cherche à établir, ainsi que la mise en avant de deux processus souvent
négligés dans l’analyse comptable des performances, à savoir l’innovation et l’après-
vente.
36
L'ambiance favorable à l'action : les modifications culturelles
nécessaires pour motiver, responsabiliser et faire en sorte que le personnel
soit en phase avec la stratégie. En traitant l'axe d'apprentissage après que les
trois autres axes ont été définis, les dirigeants peuvent mettre en adéquation
leurs objectifs en matière de ressources humaines, de technologies de
l'information et d'ambiance de travail avec les besoins de leur processus clés
et la proposition de valeur faite au client. Ainsi une organisation qui désire
augmenter la satisfaction client se doit d'exiger comme objectif la fidélisation
de son personnel expérimenté pour ainsi maintenir la relation avec le client et
procurer l'expérience « d'achat plaisir ». Pour Kaplan et Norton ceci implique
une politique des ressources humaines adéquate ainsi qu'une ainsi qu'une
formation importante pour le personnel. Enfin, les auteurs insistent sur le fait
que ces politiques doivent être complétées par des programmes d'évaluation
en continu. Donc le tableau de bord prospectif se devait de contenir des
indicateurs de satisfaction du personnel afin de reconnaître que le salarié est
un véritable partenaire de la stratégie.
Pour conclure, nous noterons que Kaplan et Norton font figurer l'axe
d'apprentissage tout en bas de la carte stratégique du tableau de bord
prospectif afin de signifier que c'est le fondement de toute organisation.
Les quatre axes du tableau de bord prospectif (TBP) ne constituent pas
un modèle statique et universel. Ils forment plutôt une toile de fond ou un
cadre général d’analyse qui permet d’appréhender le système d’indicateurs de
performance de l’entreprise dans un contexte de plus en plus concurrentiel où
la performance ne se traduit plus seulement en terme de rendement financier.
Il fournit également une articulation autour de la stratégie, essentielle à
l’efficacité du système de mesure. Évidemment, chaque entreprise aura des
indicateurs qui lui sont propres en fonction de ses objectifs, de ses stratégies
et des diverses caractéristiques de son environnement. Pour ces raisons, le
modèle ne spécifie pas les indicateurs que l’on doit retrouver dans chacun des
quatre axes puisque ceux-ci seront très variables d’une entreprise à l’autre.
37
Cependant, pour chacun des axes, Kaplan et Norton proposent des
éléments de contenu qui permettront d’orienter les concepteurs. Ils identifient
de grandes classes de
Déterminants de la performance qui devrait conduire à l’identification
d’indicateurs de performance.
38
SECTION 2 : LA PERFORMANCE : LES INDICATEURS FINANCIERS
ET NON FINANCIERS
2-1- Le processus de pilotage et la stratégie
2-1-1 Définition
39
Pour nous le pilotage c’est la stratégie au sens de Tchuruk augmenté des actions
correctrices dans le cas échéant. En effet la relation entre la stratégie et le pilotage
peut se résumer dans trois points essentiaux ( Demeestere, R et all.) :
2-1-2Niveau de pilotage
40
survenu après une comparaison avec un référentiel préétabli. C’est le pilotage
à court terme. Aussi appelé pilotage à Froid.
41
- Le tableau de bord : c’est une technique dédiée à l’action, elle permet
l’orientation des comportements collectifs et individuels il sera traité dans la
dernière section de ce chapitre
42
chiffre d’affaires, résultat…). Le but est de donner une image de l’entreprise qui soit
le reflet de la richesse des actionnaires. Les données financières et comptables sont
alors considérées comme des indicateurs avancés de la performance boursière.
Mais ces indicateurs traditionnels ont fait l’objet de critiques nombreuses qui
ont amené une double proposition d’amélioration :
Définir des indicateurs financiers plus représentatifs de la création de valeur de
l’entreprise (EVA ou Economic Value Added, CFROI ou Cash Flow Return On
Investment… dont les formules de calcul seront rappelées plus bas).
Utiliser des indicateurs non financiers qui seraient des indicateurs avancés
d’une performance de plus en plus immatérielle. Le développement des actifs
immatériels est en effet mal pris en compte par les documents comptables selon
Kaplan et Norton (2001a) citant plusieurs études. En 1982, les actifs corporels
représentaient 62% de la valeur de marché des entreprises. Dix ans après, le
ratio est descendu à 38% et à la fin du 20e siècle, il ne comptait plus que pour
20%.
Cette double proposition fait l’objet de débats. Concernant les indicateurs non
financiers, un outil est d’ailleurs apparu durant les années quatre-vingt-dix et a connu
un certain succès, le balanced scorecard (BSC). Compte tenu du succès de cet outil
et des questions qu’il suscite, nous lui consacrerons un long développement.
Résultat par action, croissance du résultat par action, ROE ou Return On Equity
(taux de rentabilité financière), free cash flows, croissance des cash flows, ROA
(Return on Assets) et ROI sont les indicateurs privilégiés de mesure de la
performance financière. Ces mesures posent toutefois des problèmes :
Elles ne prennent pas en compte le coût du capital.
Elles sont influencées par les règles de la comptabilité financière et sont
soumises au calendrier comptable ou budgétaire annuel (problème des cut off).
Elles sous-estiment les éléments immatériels.
Elles sont faiblement corrélées avec la performance boursière de l’entreprise.
43
non financiers considérés comme plus en phase avec les réalités de la concurrence
actuelle. La prise en compte de la performance est supposée être plus équilibrée car
tenant compte de ses multiples aspects.
44
SECTION 3 : LE TABLEAU DE BORD PROSPECTIF COMME OUTIL
DE PILOTAGE DE LA PERFORMANCE
3-1 La place du tableau de bord prospectif dans le pilotage de la
performance
Pour les concepteurs de l’outil et beaucoup d’auteurs, le tableau de bord doit être
un outil central, alternatif au système budgétaire traditionnel (Epstein et Manzoni,
1997 ; Kaplan et Norton, 2001 ; Fernandez, 2003). Mais d’autres défendent l’idée
que le tableau de bord prospectif doit être un outil parmi d’autres parce qu’il n’est pas
suffisamment complet. Ainsi, Mendoza et Zrihen (1999) soutiennent que « le tableau
de bord prospectif ne peut en aucun cas remplacer le reporting » et Zécri (2000)
estime qu’il est inconcevable de nos jours de gérer une entreprise sans budgets.
Plus nuancés, Gray et Pesqueux (1993), qui s’intéressent d’ailleurs plus aux
tableaux de bord en général qu’au tableau de bord prospectif en particulier, avancent
l’idée suivante : si le tableau de bord sert à suivre les objectifs généraux au niveau
du siège, il peut être un outil parmi d’autres, en revanche s’il sert au suivi du
fonctionnement courant au niveau des opérationnels, il doit alors être un outil central
45
3-2 Modèle théorique :
La responsabilité prend souvent la forme d'un contrat qui précise les règles du
jeu: qui est responsable? de quoi on est responsable? quel est le degré de son
autonomie ? quels objectifs doit-il atteindre ? par quelles ressources ? C'est en
connaissant la nature du contrat et des parties contractantes que l'on peut
déterminer qui doit rendre compte à qui.
46
En d'autres termes, quels sont les modes de contrôle prévus dans un tel
contrat pour vérifier l'atteinte des résultats? Selon la théorie de l'agence ( Jensen,
M. et Meckling, W.,1976,) les fonctions de propriété comprennent une fonction
décisionnelle et une fonction de contrôle. La délégation de la fonction
décisionnelle des actionnaires par rapport aux dirigeants est souvent une source
de conflits. Le contrôle dans ce contexte équivaut à la mesure: mesurer l'écart
entre les résultats et les objectifs.
Tous les niveaux hiérarchiques ont besoin de contrôle: les cadres l'utilisent
pour exercer leur autonomie de gestion et le centre se sert du suivi et du contrôle
pour mettre en œuvre l'obligation de rendre compte et prendre des décisions
futures éclairées.
47
sur l'apprentissage s'est largement concentré sur un niveau d'analyse
organisationnel» (Poincelot, E. et Wegmann, G., 2005.)
Bessire (Bessire, D., 2000) considère le tableau de bord équilibré (BSC) comme
un outil de stimulation de J'apprentissage collectif. Il rappelle que la pertinence de
cet outil réside dans l'appropriation des objectifs stratégiques et dans son apport
relatif au processus d'apprentissage organisationnel. De même, Berland et De
Rongé (2010) attribuent cette même caractéristique au BSC, à savoir sa
contribution à l'amélioration de l'apprentissage organisationnel. Ils expliquent que
les acteurs se réfèrent à cet outil pour ajuster leurs actions en fonction des
objectifs stratégiques et ils procèdent à des actions correctives en conséquence.
C'est donc un effet d'expérience qui se crée et qui se développe grâce à cet outil.
48
plus, les fondateurs du modèle du BSC considèrent déjà l'implantation de l'outil
dans les organisations comme étant un succès: «Avec l'utilisation de ce nouveau
système de gestion stratégique, nous avons observé que plusieurs organisations
réalisent des percées dans leurs performances dans les deux à trois années de la
mise en œuvre de l'outil (BSC)»( Kaplan, R.S. et Norton, D.P., 2001) .D'ailleurs, les
travaux qui renvoient à la théorie de l'agence ( Jensen, M. et Meckling, W.,1976)
convergent vers l'utilisation du BSC en tant qu'outil d'évaluation de la performance
financière et non financière.
Pour rendre un système de gestion formel, il faut désigner et quantifier un
nombre de variables pertinentes. Cette quantification s'appuie sur des indicateurs
qui ·servent à appréhender les objectifs de 1'organisation, leur degré de
réalisation et apprécier 1' importance des moyens mis en œuvre pour atteindre
les objectifs. «Un indicateur de gestion est une représentation chiffrée d'une
variable économique pour un niveau déterminé de responsabilité» (Gilbert, P.1980).
Selon Lorino (Lorino, P., 2001), les tableaux de bord sont des états où les
indicateurs sont regroupés de façon cohérente et lisible, d'autant plus qu'ils sont
faciles à interpréter.
L'objectif est de piloter une unité, que ce soit un service, un processus ou un
marché en vue d'atteindre ses objectifs stratégiques, notamment en matière de
performance. Dans la littérature, les auteurs ( Meyssonnier, F. et Rasolofo-Dastler, F.,
2008) ( Saghroun, J. et Eglem, J-Y.,2008) (Choffel, D. et Meyssonnier, F., 2005)
(Poincelot, E. et Wegmann, G., 2005) (Kaplan, R.S. et Norton, D.P., 2001 ) citent deux
types d'indicateurs de mesure de la performance, soient les indicateurs financiers
et non financiers. Rappelons que les indicateurs financiers ont un lien avec le
résultat, la rentabilité financière de l'organisation et se basent sur les données
comptables et financières. Ils sont faciles à quantifier et à interpréter. Ils servent,
aussi, de base pour faire des comparaisons dans le temps ou entre entités
similaires. Les indicateurs financiers les plus utilisés sont, entre autres, le chiffre
d'affaires, la marge brute, le résultat net et le coût de revient. Les indicateurs non
financiers peuvent être considérés comme des mesures plus qualitatives que
quantitatives. La performance des employés, la qualité de service, la satisfaction
des clients sont des objectifs stratégiques dont la mesure ne peut se réduire
facilement à un chiffre.
49
Kaplan et Norton (Kaplan, R.S. et Norton, D.P., 1998) ont défini les indicateurs non
financiers comme complémentaires aux indicateurs financiers qui servent plutôt à
piloter des actions à moyen et long terme. Ils ne sont pas financiers, car ne reflètent
pas directement des objectifs de rentabilité et ne se basent pas sur des éléments
financiers comme le résultat ou le chiffre d'affaires.
Dans leur tableau de bord (ou le BSC), Kaplan et Norton (Kaplan, R.S. et Norton,
D.P., 1998) ont proposé des indicateurs financiers et non financiers répartis sur
quatre axes : Axe financier, axe client , axe processus interne , axe apprentissage
organisationnelle ..
Axes
Axe financier
-Taux croissance CA
-Taux croissance EBE
Performance
Axe client
-Rentabilité financière
- Part de marché
- Satisfaction des clients -Rentabilité
Axe apprentissage économique
Organisationnelle
-Taux formation
-Taux encadrement
50
Conclusion du deuxième chapitre
En premier lieu, nous avons défini les principaux concepts et notions qui seront
utilisés tout au long de ce travail de recherche, tels que les concepts de tableau de
bord prospectif,, et ses différents axes avec leurs indicateurs.. Ainsi, nous avons
dressé les caractéristiques du tableau de bord prospectif.
En deuxième lieu, nous avons abordé dans une première section la définition du
pilotage. Comme un ensemble de techniques qui Permettent d’assurer le bon
déroulement des opérations au sien d’une banque et le contrôle de leurs exécutions.
Il s’agit d’un ensemble d’activités ayant pour but d’établir les lignes directrices d’une
organisation. Contrôler et corriger ses activités, analyser et améliorer son
fonctionnement.
En dernier lieu, nous avons étudié la place du tableau de bord prospectif dans le
pilotage de la performance des banques, avec un aperçu sur les théories qui ont
abordé ce lien en ces deux concepts.
51
CHAPITRE 3-METHODOLOGIE DE RECHERCHE : PRESENTATION
DES RESULTATS ET INTERPRETATIONS
52
Introduction du troisième chapitre
53
SECTION 1-METHODOLOGIE DE RECHERCHE, PRESENTATION DE
L’ECHANTILLON ET DES DONNEES DE L’ETUDE
1-1 Méthodologie de recherche
Dans les chapitres concernant la revue littéraire nous avons signalé que l'utilisation du tableau
de bord fait actuellement l'objet de nombreux débats. Et nous avons examiné la question de
l'impact de J'utilisation du tableau de bord sur la performance d’une banque.
Cette question du lien entre 1'utilisation du tableau de bord et la performance est au cœur de
notre problématique. De plus, les fondateurs du modèle du BSC considèrent déjà
l'implantation de l'outil dans les organisations comme étant un succès: «Avec l'utilisation de
ce nouveau système de gestion stratégique, nous avons observé que plusieurs organisations
réalisent des percées dans leurs performances dans les deux à trois années de la mise en œuvre
de l'outil (BSC)»( Kaplan, R.S. et Norton, D.P., 2001) .D'ailleurs, les travaux qui renvoient à
la théorie de l'agence (Jensen, M. et Meckling, W.,1976) convergent vers l'utilisation du BSC
en tant qu'outil d'évaluation de la performance financière et non financière.
En résumé, la préoccupation majeure de cette étude est constituée d'un double questionnement
ainsi formulé :
Qu’est-ce qu’un tableau de bord prospectif ?
Quel type d’indicateurs utilisé par les responsables de banques pour mesurer la
performance ?
L’utilisation du tableau de bord a-t-elle, un impact significatif sur la performance des
banques ?
Dans le but d’apporter des réponses à notre problématique et d’essayer de valider nos
hypothèses, nous avons choisis d’adopter un positionnement épistémologique positiviste en
suivant l’approche hypothético-déductive basée sur une étude quantitative.
54
1-1-2 Méthodologie et organisation de recherche
Notre problématique de recherche étant délimitée, et nos hypothèses posées, il nous reste à
présent à rappeler les éléments ayant présidé au recueil de ces données et leurs différentes
étapes. La démarche méthodologique pour laquelle nous optons est donc une approche
hypothético-déductive. Elle consiste en l'émission préalable d'hypothèses que nous cherchons
à valider ou à infirmer à travers l'analyse des données collectées auprès des différents
répondants.
En général, la recherche en sciences de gestion est marquée principalement par deux grandes
approches : une approche positiviste qui prône les méthodes quantitatives et une approche
constructiviste qui repose sur les méthodes qualitatives. Le choix de l'une ou l'autre méthode
n'est pas le fruit du hasard, il est fonction des objectifs poursuivis par le chercheur.
Avant de présenter les instruments et les méthodes d'analyse des données auxquels nous
avons eu recours, nous justifions d'abord le choix de la méthode quantitative comme
démarche adoptée dans ce travail.
Notre étude vise à analyser l’impact de l’utilisation du tableau de bord prospectif sur la
performance d’une banque il s’agit donc d’une enquête qui nécessite l’administration du
questionnaire et est considérée comme une étude quantitative. Compte tenu de tout ceci, nous
adopterons une démarche déductive.
Le choix de la méthode quantitative tient principalement du fait qu'elle permet d'établir des
relations entre les variables et apparait comme le moyen le plus efficace pour tester certaines
hypothèses de recherche.
C'est notamment le cas lorsqu'on veut analyser le lien de causalité qui existerait entre deux ou
plusieurs variables. Nous avons opté pour la méthode quantitative parce qu'elle repose sur une
analyse hypothético-déductive. Cette approche nous aidera à tester la validité des théories
existantes à travers des analyses de données afin d'infirmer ou confirmer nos hypothèses.
Cette méthodologie procède par trois étapes. La première est la construction d’un
questionnaire adéquat pour mesurer les variables nécessaires aux différentes analyses. La
deuxième étape est la réalisation d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon de
banques. Enfin, la troisième et dernière étape sera celle de l’analyse et de la modélisation des
résultats.
L’échantillon est constitué des banques sur la ville d’Agadir, contient différents
agences de différents organismes financiers. Par ailleurs, certaines banques n’ont
55
pas été prises en considération en raison des données non fournies. Le nombre de
banques formant l’échantillon final est ainsi réduit à 38 agences bancaires, après la
présentation de 50 questionnaires dont 8 non renseignés et 4 autres sont ni
renseignés ni fournis.
BP 8 21.05%
BMCI 7 18.42%
SGMB 9 23.68%
AWB 6 15.78%
CIH 8 21.05%
Total 47 100%
D'autre part, l'étude est descriptive et relationnelle car il s'agit d'étudier la relation
entre les variables. Il y a la performance financière (matérialisée par la rentabilité
financière et la rentabilité économique et il y a d’autres variables mesurant les quatre
axes du tableau de bord (taux de croissance du CA, taux de croissance de EBE, le
56
taux de satisfaction des clients, la part de marché, la formation du personnel et le
taux d’encadrement).
La méthode scientifique requiert deux sources de collecte de données pour vérifier de façon
empirique nos résultats :
la source primaire qui permet de recueillir des données à travers une recherche
documentaire.
la source secondaire qui permet de recueillir des données à travers des études
quantitatives faites sur le terrain, ceci a été possible via l’administration du
questionnaire à notre cible.
C'est un ensemble de questions qui peuvent être des questions ouvertes, fermées ou les deux.
En ce qui concerne notre questionnaire, nous avons utilisé en grande partie des questions
fermées dans le but de faciliter leur codification et l'analyse ultérieure des données. La
construction de notre questionnaire est fondée sur la revue de la littérature.
Pour collecter les données nécessaires à notre étude empirique, nous avons contacté les
banques appartenant à notre échantillon dans le but de nous communiquer toutes les
informations dont on a besoin dans le cadre de notre étude empirique.
Les banques ont été choisies en fonction de deux critères. Premièrement, dans la banque
le tableau de bord est indispensable pour suivre les situations des débiteurs et analyser les
écarts entre les objectifs affectés aux agents et leurs réalisations. Deuxièmement, avoir au sein
de la banque deux ou plusieurs membres qui utilisent différents types de tableau de bord.
Les informations recueillies concernent au total 38 banques. Les données ont été
collectées en interrogeant les responsables des agences. Il s’agissait chaque fois de la
personne qui, tout en étant disponible, connaissait les réalités de la banque.
En définitive, les informations ont été recueillies sur la base d’un questionnaire, avec
quarante sept questions, réparties dans cinq titres à savoir : informations générales, structure
et environnement, style de décision, pratiques du tableau de bord informations comptables et
financières.
57
1-5 Les données relatives aux indicateurs de tableau de bord
Afin de réaliser notre étude, nous avons besoin en premier lieu d’avoir des données
quantitatives relatives aux indicateurs de tableau de bord prises par chaque banque de notre
échantillon.
Une fois le questionnaire est complété par les personnes indiquées, on a passé à l’analyse.
58
2-1 Mesure de la variable performance
Gilbert (1980) précise que la performance est expliquée à travers le triangle de la
performance qui est composé de trois segments :
l’efficacité ;
l’efficience ;
la pertinence.
Pour évaluer la performance d'une entreprise, il est nécessaire d'effectuer des mesures à tous
les niveaux : financier, économique, social, organisationnel et sociétal.
Et d'après Alfred Sloan, on mesure la performance financière à l'aide des indicateurs ROI et
ROE ; comme c’est récapitulé dans le tableau suivant :
59
organisationnelle -niveau de participation des -Taux encadrement
employés à la décision
- Taux formation
-Taux encadrement
Compte tenu du raisonnement déductif, cette recherche adopte une méthode d'analyse
quantitative. Le traitement des données est effectué à l'aide du logiciel Statical Package for
the Social Science (SPSS).
Pour valider les hypothèses de recherche, dans un premier temps une analyse
descriptive générale est primordiale. Dans un second temps les tests de corrélation de Pearson
ont été mis en évidence pour vérifier le rôle présupposé de chaque variable indépendante sur
la performance et pour faire ressortir le sens et la force des relations.
60
SECTION3- PRESENTATION ET INTERPRETATION DES
RESULTATS
Dans cette section, il est question de la présentation et de l'interprétation des résultats.
Premièrement, une analyse descriptive générale est effectuée. Deuxièmement, une analyse
relationnelle est présentée dans le but de vérifier le rôle présupposé des variables explicatives
possibles de la performance.
Statistiques descriptives
Rentabilité financière
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .02 2 4,3 5,3 5,3
.03 3 6,4 7,9 13,2
.04 4 8,5 10,5 23,7
.05 4 8,5 10,5 34,2
.06 3 6,4 7,9 42,1
.07 2 4,3 5,3 47,4
.08 2 4,3 5,3 52,6
.09 1 2,1 2,6 55,3
.10 4 8,5 10,5 65,8
.11 5 10,6 13,2 78,9
.12 1 2,1 2,6 81,6
.15 1 2,1 2,6 84,2
.37 1 2,1 2,6 86,8
.40 1 2,1 2,6 89,5
.42 1 2,1 2,6 92,1
.43 2 4,3 5,3 97,4
.44 1 2,1 2,6 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
61
On constate que 81.6% des banques ont une rentabilité financière inférieure à
la moyenne qui est de 12.55%. Tandis que 18.4% des banques ont une rentabilité
financière supérieure à la moyenne.
Rentatbilité économique
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .00 1 2,1 2,6 2,6
.01 23 48,9 60,5 63,2
.04 2 4,3 5,3 68,4
.06 3 6,4 7,9 76,3
.07 1 2,1 2,6 78,9
.10 1 2,1 2,6 81,6
.11 5 10,6 13,2 94,7
.12 2 4,3 5,3 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
On constate que 68.4% des banques ont une rentabilité financière inférieure à la
moyenne qui est de 3.8%. Tandis que 31.6% des banques ont une rentabilité
financière supérieure à la moyenne.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 1,00 2 4,3 5,3 5,3
2,00 1 2,1 2,6 7,9
3,00 8 17,0 21,1 28,9
4,00 27 57,4 71,1 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
62
Alors que, les responsables sont plutôt d’accord avec la définition des
fonctions au sein de 17%, et que 2.1% ne sont pas d’accord.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 2,00 2 4,3 5,3 5,3
3,00 29 61,7 76,3 81,6
4,00 7 14,9 18,4 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
Alors que, les responsables sont plutôt d’accord avec la définition des
procédures au sein de 61.7% des banques.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 1,00 1 2,1 2,6 2,6
2,00 1 2,1 2,6 5,3
3,00 8 17,0 21,1 26,3
4,00 28 59,6 73,7 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
Alors que, les responsables sont plutôt d’accord avec la définition des
fonctions au sein de 17%, et que 2.1% ne sont pas d’accord.
63
consultation des collaborateurs
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 2,00 1 2,1 2,6 2,6
3,00 32 68,1 84,2 86,8
4,00 5 10,6 13,2 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
Alors que, les responsables sont plutôt d’accord avec les consultations des
collaborateurs au sein de 68.1% des banques.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 3,00 15 31,9 39,5 39,5
4,00 23 48,9 60,5 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 2,00 2 4,3 5,3 5,3
3,00 11 23,4 28,9 34,2
4,00 25 53,2 65,8 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
64
D’après ce tableau, on constate qu’au sein de 53.2% des banques, les
responsables préfèrent disposer d’informations prétraitées, tandis que dans 4.3%
des banques les responsables ne sont pas d’accord.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 1,00 1 2,1 2,6 2,6
2,00 3 6,4 7,9 10,5
3,00 34 72,3 89,5 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
disposition du TB
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 1,00 38 80,9 100,0 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
D’après ce tableau, on constate qu’au sein de 80.9% des banques disposent d’un
tableau de bord.
utilisation du TB
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide 3,00 6 12,8 15,8 15,8
4,00 32 68,1 84,2 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
65
Tableau 13 – Utilisation du TDB
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .000 1 2,1 2,6 2,6
.010 8 17,0 21,1 23,7
.020 7 14,9 18,4 42,1
.030 3 6,4 7,9 50,0
.040 3 6,4 7,9 57,9
.050 2 4,3 5,3 63,2
.060 3 6,4 7,9 71,1
.070 2 4,3 5,3 76,3
.080 3 6,4 7,9 84,2
.090 1 2,1 2,6 86,8
.110 1 2,1 2,6 89,5
.120 1 2,1 2,6 92,1
.160 2 4,3 5,3 97,4
.180 1 2,1 2,6 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
66
Tableau 14 – Taux croissance CA
Au niveau de ce tableau, il n’y a que 2.1%, 2.1%,4.3 et 2.1% ayant un taux de
croissance annuel du chiffre d’affaire respectivement de 11%, 12%,16% et 18%.
Tandis que presque 87% elles ont un taux de croissance qui varie entre 1% et 9%.
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .010 11 23,4 28,9 28,9
.020 14 29,8 36,8 65,8
.030 12 25,5 31,6 97,4
.040 1 2,1 2,6 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
67
Tableau 15 – Taux croissance EBE
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .02 3 6,4 7,9 7,9
.03 5 10,6 13,2 21,1
.04 7 14,9 18,4 39,5
.05 5 10,6 13,2 52,6
.06 8 17,0 21,1 73,7
.07 8 17,0 21,1 94,7
.08 2 4,3 5,3 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
On voit que 4.3% des banques ne satisfont que 8% de leur portefeuille clientèle.
Part du Marché
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .01 1 2,1 2,6 2,6
.02 3 6,4 7,9 10,5
.03 6 12,8 15,8 26,3
.04 4 8,5 10,5 36,8
.05 7 14,9 18,4 55,3
.06 8 17,0 21,1 76,3
.07 3 6,4 7,9 84,2
.08 5 10,6 13,2 97,4
.09 1 2,1 2,6 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
68
On constate que 17% des agences ont 6% de PM , tandis que juste 2.1 des agences
ont 9% de PM .
Formation
Pourcentage Pourcentage
Fréquence Pour cent valide cumulé
Valide .03 6 12,8 15,8 15,8
.04 8 17,0 21,1 36,8
.05 7 14,9 18,4 55,3
.06 8 17,0 21,1 76,3
.07 7 14,9 18,4 94,7
.08 2 4,3 5,3 100,0
Total 38 80,9 100,0
Manquante Système manquant 9 19,1
Total 47 100,0
Il s’est avéré que dans 17% des banques, on trouve que seulement 6% du
personnel qui bénéficient de formation.
Les tableaux 6 et 7 ci-dessous présentent les résultats des corrélations selon Pearson
Ces tableaux font ressortir les sens ainsi que la force de relation entre les variables.
69
Corrélations
70
variables explicatives. Ceci suggère que plus les couts de formations et d’encadrement
n’augmentent, plus la rentabilité financière diminue. En sus, la satisfaction des clients a des
couts et des risques qui pèse lourdement sur la rentabilité financière de la banque.
71
Conclusion du troisième chapitre
Dans le cadre de ce chapitre, nous avons présenté les aspects méthodologiques de
notre étude empirique qui vont nous permettre de tester les hypothèses de recherche. En
premier lieu, nous avons décrit la procédure de sélection de l’échantillon des banques ainsi
que les sources des données nécessaires à cette étude de cas qui a comme stratégie
descriptive, corrélationnelle. Ensuite, nous avons défini deux variables liées à la performance
financière (rentabilité financière et rentabilité économique) ainsi que six indicateurs des axes
du tableau de bord à savoir le taux de croissance du CA , le taux de croissance de l’EBE, le
taux de satisfaction des clients , la part du marché, le taux de formation , taux encadrement.
Après, nous avons présenté les différentes méthodes à utiliser pour vérifier nos hypothèses.
72
CONCLUSION GENERALE
L’objectif principal de notre mémoire est d’essayer de mettre l’accent sur la contribution du
tableau de bord prospectif dans le pilotage de la performance des banques. En effet, toutes
entreprises dont les banques, cherchent d’être différentes, innovantes et rentables. Dans ce
sens, le tableau de bord prospectif intervient pour assurer et maîtriser le pilotage de
l’entreprise dans la réalisation des objectifs. Il permet de donner une valeur significative aux
informations circulantes au sien de l’entreprise comme étant le critère assurant la performance
des entreprises.
A travers cet outil, le contrôle de gestion est devenu un avantage concurrentiel pour
l’entreprise. Son objectif principal est d’atteindre l’efficacité, l’efficience et la réalisation des
objectifs fixés auparavant, il a pour vocation la maitrise de l’ensemble des processus et les
moyens mis en œuvre.
La méthodologie de recherche que nous avons choisie est déterminée d’une grande partie par
la particularité que présente notre thème puisque il traite le cas des banques, chose qui a rendu
notre problématique de recherche sensible. Devant ce contexte nous avons choisis d’adapter
une méthodologie de recherche basée sur une enquête par questionnaire.
Nos questionnaires sont adressés aux responsables hiérarchiques des banques commerciales
sur la ville d’Agadir pour tirer plus d’informations sur les pratiques du tableau de bord au
sien des banques. Les données collectés puis analysées nous ont permis de tirer plusieurs
conclusions dont essentiellement :
- La diversité des indicateurs utilisés par les responsables des banques dans la mesure de la
performance a un impact sur la performance des banques..
73
- L’inconvénient principal de notre travail réside dans la méthodologie suivi surtout dans le
choix d’échantillon ciblé, il nous semble important de suivre une étude qualitative basée sur
une étude de cas.
- La méfiance parfois de nos enquêtés a rendu la collecte des informations très difficile.
A l’égard des limites ci-dessus, nous proposons les perspectives de recherches suivantes :
-L’adoption d’une étude qualitative basée sur une étude de cas sera plus avantageuse et fiable
dans la collecte des informations.
74
BIBLIOGRAPHIE
v
Dambring, C et loning, H., 2008. « Systèmes de contrôle interactifs et
théorie de l’apprentissage : Une relecture des travaus de R, Simonsà l’aune
des théories piagétiennes » Comptabilité contrôle et Audit.113-140
Demeestere, R et all. (2013). « Pilotage de l’entreprise et contrôle de
gestion » Dunod.
vi
Kaplan, R.S. et Norton, D.P., 2001. « Transforming the balanced scorecard
from performance measurement to strategic management : Part I »
Accounting Horizons.
vii
Saghroun, J. et Eglem, J-Y.,2008. « A la recherche de la performance
globale de l’entreprise : la perceptions des analystes financiers »
Comptabilité Contrôle et Audit.93-118
viii
Annexe : Questionnaire
ix
Table de matières
x
2-1- LE PROCESSUS DE PILOTAGE ET LA STRATÉGIE.....................................................................................37
2-1-1 Définition.............................................................................................................................................37
2-1-2Niveau de pilotage.............................................................................................................................39
2-1-2 La mesure de la performance.........................................................................................................41
2-2 LES INDICATEURS FINANCIERS....................................................................................................................42
2-3 INDICATEURS NON-FINANCIERS...................................................................................................................42
2-4 LES LIMITES DES INDICATEURS COMPTABLES ET FINANCIERS :..............................................................43
CONCLUSION GENERALE................................................................................................71
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................V
ANNEXE : QUESTIONNAIRE............................................................................................IX
xi