Ce poème figure dans le premier cahier et le manuscrit d’un poème autobiographique .
Il est
daté de 29 09 1870 ;Cette date indique que l'écriture arrive après sa fugue . Si la date est
exacte , il n’a pas 17 ans car il est né en novembre , est ce qu' il vieillit volontairement .Il
célèbre les 17 ans avec un titre évocateur . Les thèmes de l’amour et de la nature frappent
la lecture . le ton utilisé et du lyrisme et romantisme mais des éléments modernisé le
poème . Nous nous demandons donc comment Rimbaud renouvelle t il le thème des
premières amours le thème traditionnel de la poésie lyrique ou romantique ce poème sera
étudié en 4 étapes dite par l’auteur . 1ere étape désire fuir la ville pour rejoindre la nature .2
étape naissance d’un sentiment diverse amoureuse .3 étape rencontre d’une dame qui fait
naître l’amour . 4 étape rancontre idylle en même temps que la vie d’avant .
I EVATION VERS LA NATURE
Le titre "Roman" interpelle puisqu' il fait référence à un autre genre que celui de poème
composé de 8 quatrains en alexandrins .il oriente vers une trame narrative 5 avec
découpage en chapitre mais aussi l’idée de fiction ,d'aventures. le 1 vers peut lui donner un
aspect ironique avec la phrase négative doublée de la diérès de “sérieux” le poet est a un
age ou il s’invente des romans(amour).notons le présent de vérité générale plus le pronom
indéfinie (on) qui généralisant la négation de l’adjectif “sérieux” on voit que le poète prend la
distance avec lui même ya une taux d’auto-dérision d le début de poème .est un poème
lyrique le “je” est remplacé par un “on” qui généralise donc remet en cause les règles
traditionnelles de lyrisme . vers 2 et 3 : phrase nominal registre légèrement familial et
description de lieux urbains associés à la modernité :”cafés tapageurs aux lustres
éclatantes”plus un lieu de festivité avec l'évocation de bocks de bière et la limonade qui va
plus vers l’enfance . avec l'expression de “foin de “ le poète semble rejeter la ville et sa
modernité associés au bruit et à la lumière pour lui préférer un lieu plus naturel : “ les t p “
lieu intermédiaire entre la ville et la nature : “le bruit , la ville n'est pas loin “ . On retrouve
alors d'éléments propres au lyrisme traditionnel les énumération de sensations agréables
notamment olfactives la répétition de bon , parfumés de vigne lettre est parfois si doux .
la phrase exclamative la présence de sensation agréable liés à des éléments naturels
reprend des motifs du lyrisme sans toutefois faire oublier des éléments plus urbains et moins
raffinés avec les parfums de bière que se mêlent aux parfums aux parfums de vigne .
On comprend donc que l’auteur prend ses distances avec le lyrisme traditionnel et le
romantisme . troisième quatrain : une description ambiguë de la nature :avec la répétition
des adjectifs “petits”( un tout petit chiffon” d’azur sombre , encadre :::) le ciel entrapercu est
compare à un chiffon ; la métaphore se poursuit avec “piqué “ qui évoque la couture on
trouve que la nature est associée à un ouvrage humain .certains adjectifs utilisées sont
péjoratifs : petite ,mauvaise . l'expression mauvaise étoile est une ironie tragique qui
annonce une fin malheureuse. on retrouve une image déjà utilisée par Rimbaud dans” ma
boheme “
mais sonnerte . on a un éloge de la nature ambiguë qui prend ses distances avec le lyrisme
quatrième quatrain : introduit la griserie amoureuse de l’adolescence :notons la répétition
du ‘on” généralisant qui évoque une attitude commune à tous les jeunes gens de 17 ans.
Les phrases exclamatives plus le champs lexical de l’ivresse /
“griser” ,”champagne” ,”monte a la tête “ divage qui peuvent nous permettre De mieux
comprendre le premier vers .”On se sent aux lèvres un baiser “ introduit le thème de la
sensualité permet d'éclairer l'origine de l’ ivresse. Mais ce désir reste encore sans objet
déterminé. La comparaison finale ainsi que le nom “sève “ renvoient à la nature mais pour la
subordonner finalement au désir amoureux : la nature n'est là que parce qu'elle donne une
couleur romanesque aux rêveries adolescentes ,non parce qu'elle est réellement appréciée
en tant que telle.notons les allitération en labiales (“Qui palpite là, comme une petite
bête )qui peut évoquer des battements du coeur amoureux .ce que va confirmer le quatrain
suivant :l’apparition d’une jeune femme donne un objet concert au désir . “Le cœur fou
Robinsonne à travers les romans” le vers confirme le caractère romanesque de ces
rêveries sur la promenade plus le sens de “palpite comme une petite bête “ . Le vers éclaire
aussi le titre , avec le néologisme “robinsonne” et le mot “romans” . la conjonction de
subordination “lorsque” plus le verbe “passe” suivi du sujet inversé annonce l'élément
perturbateur du récit :le passage d'une demoiselle. Le Pâle réverbère “ rappelle la présence
de la ville et rompt avec le cadre lyrique de la nature. description rapide et convenue de la
demoiselle : “aux petits airs charmant “ .on retrouve l’adjectif petit présent tout au long du
texte qui insiste sur le caractère à la fois charmants et légers de la rencontre .rien de tout
cela n'est vraiment sérieux . volonté de dramatisation comme dans un roman avec la
description du père :” sous l'ombre du faux col effrayant de son père “notons l'allitération en f
l'opposant du schéma actanciel. Le quatrain suivant pourrait se lire comme une parodie de
scène de première vue . le héros(qui est désigné par le pronom personnel “vous “ ) n'a rien
d'important : “immensément naïf “ plus “ sur vos lèvres alors meurent les cavatines “ le jeune
amoureux perd de sa contenance . Le jeune fille comme on l'a vu chez victor Hugo semble
plus expérimentée : son attitude semble plus assurée et empreinte d'une certaine maîtrise
de la séduction : “Tout en faisant trotter ses petites bottines,Elle se tourne, alerte et d'un
mouvement vif” . l'allitération en t semble mimer le son des bottines et la tournure “en faisant
trotter” donne un effet de mise en scène prolongé par le “mouvement vif “. les points de
suspension suggèrent une ellipse on ne saura pas comment les deux jeunes gens se sont
trouvés malgré le regard du père . Une idylle éphémère ( le titre : on est pas sérieux …) . le
poète garde le “vous” ( le “on” correspond au rêve tandis que le passage au “vous” indique
la concrétisation du désir ) . La répétition de l'hémistiche “vous êtes amoureux “ semble
montrer le peu de complexité de ce premier sentiment amoureux . Le mot “loué” avec une
durée déterminée “jusqu' au mois d'août” insiste sur la légèreté de l’aventure .d'ailleurs le
poète n'est pas pris au sérieux :” vos sonnets la font rire “( contrairement au poète qui
semble avec la majuscule la mettre sur un piédestal plus “ l'adorée a daigné “. la poete lui
meme fait preuve d'autodérision : “tout vos amis s'en vont ,vous etes mauvais goût “ .
dernier quatrain avec un renversement et retour à la situation initiale -” Puis l'adorée, un
soir, a daigné vous écrire” élément de résolution , mise en valeur par le tiret ,
l'adverbe “puis” et le passe compose . les points de suspension introduisent une
nouvelle ellipse .ce que recherche ladolescent de dix sept ans c'est juste l’ivresse
amoureuse qu'il délaisse dès qu'il a obtenue s'en retournant à l'ivresse première
des “cafés” ,”des bocks” et de “la limonade” . le dernier vers par sa construction
déroutante “et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade “ ramène le thème
lyrique de la nature quelque peu délaissé. On peut l'interpréter comme une mise
à distance du lyrisme et du romantisme qui plaçaient la nature au premier plan .
ici ce n’est qu' un détail du décor . pour une histoire d'amour adolescente
semblable à tant d'autres . Le rythme classique de l'alexandrin est d'ailleurs
malmené ,montrant combien l’auteur se joue des conventions .
CONCLUSION : Rimbaud est souvent considéré comme à l'origine de la poésie
moderne . On peut ainsi voir dans ce poème qui fait partie de ses premiers écrits
, comment il prend ses distances avec le lyrisme traditionnel et le romantisme
pour renouveler avec ironie le thème des premières amours . ainsi la nature est
finalement relayée au second plan pour faire place au décor moderne de la ville
tandis que le “je” lyrique est délaissée au profit d’un “on” plus généralisant qui
désacralise le thème de l'amour et montre avec un,e certaine auto-dérision la
propension de l'adolescence à se raconter des romans .
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bons dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des parfums de vigne et des parfums de bière ...
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche ...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête ...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiserLe coeur fou Robinsonne à travers les
romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père ...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif ...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines ...
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets la font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire ... !
- Ce soir-là, ... - vous entrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade ...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade