Cours de Mathématiques 1ère Bac SC
Cours de Mathématiques 1ère Bac SC
Madani Smail
0 *
Sommaire
* i
1 Notions de logique 1
Notions de logique 2
1 Proposition - Fonction propositionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2 Les opérations sur les propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.1 Négation d’une proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Conjonction de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Disjonction de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.4 Implication de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.5 Équivalence de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Les quantificateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4 Les raisonnements mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
*
4.1 Raisonnement inductif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.2 Raisonnement par implication contraposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.3 Raisonnement par équivalences successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.4 Raisonnement par l’absurde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.5 Raisonnement par disjonction des cas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.6 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5 Séries d’exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
i
Smail MADANI
1 Notions de logique
Fiche Technique : 01
Lycée : ...................................... Niveau :1ère Année Bac Sciences Exp
Année Scolaire : ..... − ..... Leçon : Notions de logique
Prof : MADANI Smail La masse Horaire : 8 Heures
Notions de logique
1 Les Propositions - fonctions propositionnelles
1
1 Proposition - Fonction propositionnelle
Activités
1 Déterminer si le sens des énoncées mathématiques suivants sont vrai ou faux :
P 1 : " 3 nombre impair "
P 2 : " La fonction f (x) = x 2 une fonction paire "
P 3 : " Pour tout x de R x 2 ≺ 0 "
2 Parmi les énoncés ci dessus , est ce qu’il y’a un qui vrai et faux au même temps
Définition 1
• Une proposition est un énoncé qui affirme ou nie quelque chose, et qui est susceptible d’être vrai ou
Notions de logique
faux.
• Une fonction est dite propositionnelle quand son expression est constituée d’une ou de plusieurs vari-
ables individuelles ( x , y , z... )..
Définition 2
Soit P une proposition
• Si P est vraie on dit que : la valeur de sa vérité est vraie et on la note par V ou 1 .
• Si P est fausse on dit que : la valeur de sa vérité est fausse et on la note par F ou 0 .
P P
On peut résume les deux cas dans un tableau nommé table de vérité de P : V ou 1
F 0
Exemples
• " 3 Un nombre paire " : proposition vraie vraie
2
2 Les opérations sur les propositions
Notation
• On note la négation de P par P ou eP P P
• Table de vérité : V F
F V
Exercice d’application
Notions de logique
Donner la négation des propositions suivantes : • Q : " 49 6= 32 "
p p p
• P : "π ∈ Q" • R : " 17 < 8 + 9"
Exercice
• La proposition : (7 nombre impaire et 1 + • La proposition : (3 Ê 10 ou 1 + 3 = 4)vraie
3 = 4)vraie
• La proposition : (−2 nombre positf ou 4
• La proposition : (3 ∈ N et 52 = 1)fausse nombre premier )vraie
3
Implication de deux propositions
Activités
Étudier la valeur de vérité des propositions suiv- AB
antes:
4 Si K A + K B = AB alors K est le milieu du
1 Si K est le milieu du [AB ] alors K A = K B [AB ]
Définition
Implication de deux propositions P et Q dans cet ordre est la proposition qu’on note par P ⇒ Q et qui
fausse dans un seul cas si P est vraie et si Q est fausse
Notions de logique
Exemples
p
• ( 2 É 5 ⇒ 2 É 25) proposition vraie • (3 − 5 6= 0 ⇔ 3 6= 5) proposition vraie
9
• (5 6∈ N ⇒ −5 ∈ N) proposition vraie • (32 = −9 ⇔ 3 = −3) proposition vraie
p
• (5 6= 5 ⇒ 2 ∈ R) proposition fausse • (cos(0) = 1 ⇔ si n(0) = 1) proposition fausse
3 Les quantificateurs
limites de fonction
Définition 1
1 Déterminer la valeur de vérité des propositions suivantes:
2 Si on note " Quelque soit" par ∀ et "Il existe au moins " par ∃ alors les propositions deviennent :
∀x ∈ R , x 2 Ê 0 , dans ce cas on dit que la Propositions quantifiées
4
Propositions Propositions quantifiées
Tous les entiers naturels sont positifs
Il existe un nombre réel x tel que x 2 − 1 = 0
∀x ∈ R , x 2 − x ≥ 0
(∃n ∈ N) (∀m ∈ N), m = 2n
Quelques nombre réel sont rationnels
L’équation 2x + 1 = 0 admet une seule solution dans R
Définition 2
Soit (x ∈ E , P (x)) Fonction propositionnelle avec E ensemble défini
• L’écriture (∃x ∈ E , P (x)) veut dire qu’il existe un élément de E vérifie P (x)
• L’écriture (∀x ∈ E , P (x)) veut dire que tous les éléments de E vérifient P (x)
Notation
Notions de logique
• Le symbole ∃ s’appelle : le quantificateur existentiel
• Le symbole ∀ s’appelle : le quantificateur universel
• Chaque proposition contient ∃ ou ∀ s’appelle : proposition quantifiée
Exemples
• (∃x ∈ R : x 2 = 1) proposition vraie car x = 1 : 100
1 ∈ R et 12 = 1
• (∀x ∈ R : (x + 1)2 = x 2 + 2x + 1) proposition
• (∃!n ∈ N : n Ê 100) proposition fausse .car vraie.
N contient plus d’éléments qui vérifient
l’inégalité précédente par exemple 300 Ê • (∀x ∈ [0, 1] : x < 5) proposition vraie.
Exercice d’application
Déterminer la valeur de vérité des propositions ci • Q : (∀x ∈ R)(∃y ∈ R)/(x < y)
dessous :
5
4 Les raisonnements mathématiques
Raisonnement inductif
Définition
Si la proposition P est vrai et l’implication P ⇒ Q est vraie alors la proposition Q est vraie .
Ce genre de raisonnement s’appelle : Raisonnement inductif
Exercice d’application
Soit x un élément de R montrer que :
( 2 ) ( p p )
p = 1 ⇒ x = 3 ou x =− 3
1 + x2
Notions de logique
Remarque
• Q ⇒ P s’appelle implication contra-posé de l’implication P ⇒ Q
• Q ⇒ P s’appelle implication contra-posé l’implication P ⇒ Q
Exercice d’application
Montrer que :
6
R1 a 2 + b 2 − 2ab = 0 ⇔ a 2 + b 2 = 2ab P
R2 (a − b)2 = 0 ⇔
R3 a −b = 0 ⇔
Q a =b ⇔
Exercice
Montrer que : (∀a ∈ R+ )(∀b ∈ R+ )(a + b = 0 ⇔ a = b = 0)
Notions de logique
Pour montrer que la proposition P est vraie on suit les etapes suivantes :
• On suppose qu’elle est fausse c’est a dire que P est vraie • On montre que P implique la proposition
Q ça veut dire que Q est aussi vraie,et si Q est aussi vraie alors c’est absurde.
• On conclus que P est fausse ça veut dire que P est vraie.
Exercice d’application
soit le triangle ABC les longueur de ces cotés sont 3a , 4a et 7a tel que (a > 0). Montrer que ABC n’est
pas un triangle rectangle
Exemple
Pour résoudre dans R l’équation |3x − 6| = 1 on utilise disjonction des cas .
• On écrit d’abord |3x − 6| sans valeur absolue
on a |3x − 6| = 3x − 6 si x ≥ 2 et |3x − 6| = −(3x − 6) si x ≤ 2
• on traite deux cas :
Si x ≥ 2 alors |3x − 6| = 1 ⇔ 3x − 6 = 1 ⇔ x = 37 donc S 1 = { 73 }
Si x ≤ 2 alors |3x − 6| = 1 ⇔ 3x − 6 = −1 ⇔ x = 53 donc S 2 = { 73 }
7
Raisonnement par récurrence
Définition
Soit P (n) la fonction propositionnelle telque n un entier naturel . Pur montrer que P (n) est vraie on
suit les étapes suivantes :
• L’initialisation : On montre qu’elle est vrai pour n 0 (c’est à dire que P (n 0 ) est vraie)
• L’hérédité(l’hypothèse de récurrence) : On suppose qu’elle est vrai pour n (c’est à dire queP (n) est
vraie)
• On montre qu’elle est vraie pour n + 1 ( c’est à dire que P (n + 1) est vraie ).
Exercices d’application
Montrer par récurrence que :
1 Pour tout n de N : 4n 3 − n est divisible par 3 2 Pour tout n de N : 7n − 2n est divisible par 5
Notions de logique
5 Séries d’exercices
8
< Serie D’exercices : Notions de logique ;
Exercice 01 Exercice 05
• P 4 : " Pour tout réel a il existe un réel 1 Pour tout n de N : 4n 3 −n est divisible par 3
Notions de logique
unique x tel que x 2 − ax = 1 "
2 Pour tout n de N : 7n − 2n est divisible par 5
Exercice 02
3 (∀x ∈ R − 1)(∀n ∈ N∗ ) :
Déterminer la négation de chaque proposition ci 1 − x n+1
1 + x + x 2 + x 3 + ... + x =
dessous et puis déterminer sa valeur de vérité 1−x
Fiche Technique : 02
Généralités sur les fonctions
Contenu du
Programme 1 Fonction Majoré, minoré, Borné, extremum d’une fonction
5 La monotonie de la fonction: f + k, k f , g o f
p
6 la représentation graphique des deux fonctions x 7−→ x + a et
x 7−→ ax 3
10
1 Fonction majorée -fonction minorée - fonction bornée
Activité
On considere les deux figures (1) et (2) et les deux fonctions f et g définient sur R par : f (x) = si n(x) et
g (x) = cos(x)
figure 1 figure 2
1 1
π π
-πf -π
f 1- 1-
1 Parmi les deux figures déterminer celui qui représente la fonction f et celui qui représente la
fonction g
3 Dessiner la droite (D) dont l’équation est y = 2, puis déterminer la position relative de C f par
rapport à (D)
4 Montrer que pour tout x de R g (x) ≥ −2 , déterminer la position relative de C g par rapport à (D)
dont l’équation est : y = −2
Définition
Soit f une fonction définie sur l’intervalle I M et m deux réels.
On dit que la fonction f est majoré par M si et seulement si pour tout x de I on a f (x) ≤ M
On dit que la fonction f est minoré par m si et seulement si pour tout x de I on a m ≤ f (x)
On dit que la fonction f est bornée si elle est majoré et minoré
Remarque
• Si la fonction f est majoré par M et existe a de I tel que f (a) = M alors M s’appelle valeur maximale
• Si la fonction f est minoré par m et existe a de I tel que f (a) = m alors m s’appelle valeur minimale
2 Fonction périodique
Définition
Soit f une fonction définie sur D et T un réel positif.
• Si pour tout x de D on a x + T ∈ D
• Si our tout x de D on a: f (x + T ) = f (x)
On dit que la fonction f est une fonction périodique de période T
11
Exemples
• si nx est une fonction périodique de période • cosx est une fonction périodique de période
2π 2π
Exemple
f (x) = x 2 + 1 et g (x) = 2x
On a : f (x) − g (x) = x 2 + 1 − 2x = (x − 1)2 ≥ 0
Alors : ∀x ∈ R; f (x) ≥ g (x)
D’où: f ≥ g
Exemple
Soit f la fonction qui est définie par: f (x) = x 2
A
4.0
3.0
b
2.0
1.0
B D C
a
−2.0 −1.0 0 1.0 2.0
f ([−2; 2]) = [0; 4]
12
5 Composition de deux fonctions
Activité
Soit f et g deux fonctions définie sur R par : f (x) = x 2 g (x) = x + 1
3 Déduire :g ( f (x)) = x 2 + 1
Définition
Soit f la fonction définie sur D et g la fonction définie sur D 0 tel que x de D on a f (x) ∈ D 0 .
Exemple
p
Soit f la fonction définie sur R+ par : f (x) = x et g la fonction définie sur R par : g (x) = x − 3
• On a : x ∈ D f ◦g c’est a dire x ∈ D g et g (x) ∈ D f donc x ∈ R et x − 3 ≥ 0 alors f ◦ g la fonction est définie
sur [3; +∞[
√ p
donc pour tout x de [3; +∞[: f ◦ g (x) = f (g (x)) = g (x) = x − 3
• On a : x ∈ D g ◦ f c’est a dire x ∈ D f f (x) ∈ D g
c’est a dire x ∈ R+ alors g ◦ f la fonction est définie sur R+
p
donc pour tout x de R+ : g ◦ f (x) = g ( f (x)) = f (x) − 3 = x − 3
Remarque
f ◦ g 6= g ◦ f
Exercice d’application
1−x
Soit f la fonction est définie sur : f (x) = g la 1 Déterminer D f ◦g et f ◦ g (x)
2+x
2
fonction est définie sur : g (x) = x
2 Déterminer D g ◦ f et g ◦ f (x)
13
6 Monotonie d’une fonction numérique
Démonstration
Soit f la fonction est définie sur I et k un réel, et a et b deux réels différents non nuls.
f (a) − f (b)
• On a le taux de variation de f et : T1 = et le taux de variation de f + k est :
a −b
( f + k)(a) − ( f + k)(b) f (a) + k − f (b) − k f (a) − f (b)
T2 = = = = T1
a −b a −b a −b
donc les deux fonctions ont les même sens de variation
f (a) − f (b)
On a le taux de variation de f est : T1 = et le taux de variation de f + k est :
a −b
( f + k)(a) − ( f + k)(b) f (a) + k − f (b) − k f (a) − f (b)
T2 = = = = T1
a −b a −b a −b
Proposition
• Si les deux fonctions f et g ont le même sens de variation sur I et J respectivement tel que pour tout
x de I on a f (x) ∈ J alors g ◦ f est croissante sur I
• Si les deux fonctions f et g ont le sens de variation différent sur I et J respectivement tel que pour
tout x de I on a f (x) ∈ J alors g ◦ f est décroissante sur I
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Démonstration
• Si la fonction f est croissante et la fonction g est • Si la fonction f est croissante et la fonction g est
croissante décroissante
soit a b deux réels tel que a < b soit a b deux réels tel que a < b
f est croissante alors f (a) < f (b)
g est croissante alors g ( f (a)) < g ( f (b)) donc f est croissante donc f (a) < f (b)
g ◦ f (a) < g ◦ f (b) donc g ◦ f est croissante • Si g est décroissante et donc g ( f (a)) > g ( f (b)) donc
la fonction f est décroissante et la fonction g est g ◦ f (a) > g ◦ f (b) alors g ◦ f décroissante
décroissante • Si la fonction f est décroissante et la fonction g
soit a b deux réels tel que a < b est croissante
f est décroissante donc f (a) > f (b) soit a b deux réels tel que a < b
g est décroissante alors g ( f (a)) < g ( f (b)) donc f est décroissante donc f (a) > f (b)
g ◦ f (a) < g ◦ f (b) alors g ◦ f est croissante g est croissante donc g ( f (a)) > g ( f (b)) alors g ◦
f (a) > g ◦ f (b) donc g ◦ f est décroissante
p
7 Représentation graphique des fonctions x + a et x 3 a =1
p
La fonction x + a
Proposition
Soit a un réel
p p
• la fonction x −→ x + a est définie et stricte- p
+1
x1.0 x
ment croissante sur [−a; +∞[
p
• la Courbe de la fonction x −→ x + a est déduite
p f g
de la courbe de x −→ x en faisant une transla- −2.0 −1.0 1.0 2.0
→
− 0
tion de la courbe de f par le vecteur −a i
Démonstration
15
Exercice d’application
p
Soit f la fonction définie par: f (x) = x +3
1 Déterminer D f
La fonction ax 3
Proposition
Généralités sur les fonctions
Démonstration
Exercices d’application
• Soit f la fonction définie par : f (x) = 3x 3 • Soit f une fonction définie par : f (x) = −2x 3
1 Déterminer D f 1 Déterminer D f
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