Compo F 5
Compo F 5
Exemple : Une taille élégante est recherché, les filles minces sont prisées, le maquillage est
félicité, etc
élégante de la femme est d’un goût prononcé au concours de MISS Exemple :
Les filles d’un déhanchement fade sont exclues, etc.
-Le concours de MISS est aussi taillé sur des critères comme celui de la voix.
Exemple : Toutes les voix ne sont pas bonnes à attendre, et le concours de MISS prime les
femmes ayant une certaine canduer dans la voix, etc.
Compréhension du sujet
A travers cette citation, on dresse un réquisitoire contre le système de
mariage rétrograde mis en place par la tradition. Dans le sujet en effet, Birama fait savoir
qu’aucune logique ne gouverne les mariages depuis que le monde existe.
Mieux, les mariages manquent de prestige et d’honneur.
Le candidat est invité à expliciter ce point de vue et en relever les
insuffisances.
Tu es invité (e) à le lire attentivement puis à répondre aux consignes liées à chaque
exercice.
Corpus de textes :
Texte 1 : Les femmes d’Afrique, Tanella BONI, Que vivent les femmes d’Afrique ? Paris, Ed.
du Panama, 2008, pp : 197-200.
Texte 2 : Lupenga MPHANDE, « Pourquoi la vieille femme boite ?
»
Texte 3 : Le combat pour la place de la femme, Mariama Bâ, Une si longue lettre, Les
Nouvelles Éditions Africaines, Dakar-Abidjan-Lomé, 1987, pp : 90-91.
Tanella BONI, Que vivent les femmes d’Afrique ? Paris, Ed du Panama, 2008, pp
197-200.
« Ne sois pas égoïste dans ta réaction. Embrasse le sort de tous les citoyens de ton
pays. Aucun n’est bien loti même pas nous que l’on juge nantis, bien solides
financièrement alors que toutes nos économies passent à l’entretien d’une clientèle
électorale avide qui croit nous avoir promis. Ce n’est pas simple de développer un pays.
Plus on est responsable, plus on le sent : la misère vous serre le cœur et vous n’avez pas
de prise sur elle. Il s’agit de toutes les misères matérielles et morales. Un mieux-être
nécessite routes, maisons décentes, puits, dispensaires, médicaments, semences. Je suis
de ceux qui ont prôné la rotation dans les régions de la célébration de la fête de
l’indépendance. L’initiative est heureuse, qui permet des investissements et des
transformations régionaux
».
Mariama Bâ, Une si longue lettre, Les Nouvelles Éditions Africaines Dakar, 1987, pp 90-91
Consignes
I- Compétence de lecture
1- Précise le thème commun aux textes du corpus.
2- Dis ce qui fait la spécificité de chaque texte et justifie ta réponse par un
passage prélevé de chaque texte.
II- Travaux d’écriture
NB : Le candidat traitera l’un des trois sujets au choix.
Sujet 1 : Contraction de texte (texte 1)
Consignes :
ème
1- La locution conjonctive du 5 paragraphe est ‘‘comme si’’. Elle marque
l’hypothèse une situation hypothétique. (2pts)
2- La structure du texte. (2pts)
ère
1 partie : P1, P2, P3
Titre : Le statut de la femme traditionnelle africaine.
ère
2 partie : P4, P5, P6
Titre : La femme africaine et les exigences traditionnelles.
ère
3 partie : P7, P8
Titre : L’éveil des femmes africaines.
3- Résumé : Les idées essentielles (5pts)
- Le savoir n’exempte pas la femme de son statut. Elle vit sous le poids de la tradition
et est victime des maux qui l’accablent.
- Les femmes africaines se sont illustrées en jouant de grands rôles au côté de
certains hommes.Malgré cela, elles sont confrontées à de sérieux problèmes qui les
empêchent de s’ouvrir à d’autres horizons.
- Aujourd’hui, elles se démarquent et montrent de quoi elles sont capables malgré
leur niveau d’instruction. Elles parviennent à s’imposer.
4- Discussion (7pts)
I- Explication / Justification a-
Explication
Tanella BONI à travers cette déclaration montre que la tradition n’a jamais voulu d’une
femme émancipée, d’une femme qui va raisonner. Elle veut d’une femme au foyer qui va
s’occuper de son mari, de ses enfants et des travaux domestiques. Cette femme
traditionnelle doit être docile, soumise et ne doit jamais contredire son mari et sa
bellefamille.
b- Justification
- La femme traditionnelle et sa place dans la société.
- Femme soumise, respectueuse
Exemples : Assitan dans Les bouts de bois de Dieu de Sembene OUSMANE.
Maman Téné dans S ous l ’orage de Seydou BADIAN. Transition
II- Antithèse
Analyse du texte
a) Idée générale : 2pts
Les conditions de vie difficiles d’une vieille femme.
b) Centres d’intérêt possibles : (2pts) - Les efforts de
survie quotidienne.
- Une vie sans repos.
- Une condition féminine pitoyable.
- Une vie sans joie.
. c) Deux procédés formels liés à chaque centre d’intérêt et ce que chacun d’eux
suggère. 2pts
CI 1 : Les efforts de survie quotidienne.
- L’utilisation de la conjonction de coordination « et » qui relie les verbes d’action «
sarcler…et arroser/Réparer…et préparer/Piler…et vanner » montre que la vieille
femme coordonne beaucoup d’activités pour nourrir les enfants dont elle a la
charge.
- L’expression temporelle « chaque jour » qui introduit la série des verbes de la
première strophe et le présent de l’indicatif utilisé à travers tout le texte suggèrent
le caractère cyclique et immuable des actions que la vieille accomplit au quotidien
pour subvenir aux besoins des enfants. CI 2 : Une vie sans repos.
- Les interrogations « Sais-tu quand la vieille femme s’endort ? » et « Sais-tu
pourquoi la vieille chante ? » soulignent le caractère illusoire du repos et de la
détente de la vieille femme qui ne se repose pas (« La nuit elle pense/Au
lendemain ») et qui ne chante pas par plaisir mais pour subvenir aux besoins
psycho-affectifs de ses enfants.
- L’emploi de l’indicateur de distance « loin » renforcé par l’adverbe d’intensité « si »
dans les vers « au puits qui est si loin », « à la forêt qui est si loin » traduit la très
grande distance à parcourir par la vieille femme avec obligation de retour rapide au
bercail. C’est pourquoi le poète assure connaître la cause de l’infirmité de la
vieille : « Je sais pourquoi la vieille femme boîte » Rédaction du commentaire (10
pts)
Sujet 3 : Dissertation
1- Le sujet pose le problème de l’émancipation de la femme /
La remise en cause du statut de la femme traditionnelle.
(2pts)
2- Plan du corps du devoir. (4pts) I- Explication du sujet
À travers les propos de Daouda Dieng, les hommes et toutes les femmes sont nés
égaux et ont les mêmes droits. Elles ne doivent plus être dominées par les hommes.
Ainsi, elles ont également leur mot à dire dans tout ce qui concerne la gestion du pays.
Autrement dit, elles ne doivent plus être reléguées au second plan. Il faut les sortir de
leur tanière, leur tendre la main en cessant de les chosifier.
II- Justification
de la nation. Exemples :
3- Rédaction (10pts)
BAC BLANC
SITUATION D’EVALUATION
En prenant ses fonctions, Trabi jura d’agir en défenseur des intérêts du peuple et se
mit à l’œuvre en fonçant comme une locomotive. Il voulait tout contrôler, menait son
personnel avec poigne, s’emportait contre les opposants et les indolents, repoussait ceux
qui lui conseillaient la modération, se dépensa tellement qu’il fut au bord de la dépression
nerveuse. Il affirmait à tout propos que l’actuel régime est le meilleur et qu’il ne connaîtra
pas de déclin, puisque son guide philosophique, le victorisme, préconise une méthode
d’action qui conduit infailliblement à la victoire. Aussi Trabi et ses amis ambitionnent-ils de
bâtir une Société inédite, sous la ferme direction du Président Fioga dont les militants
crient le nom sur les ondes, dans les rues, les écoles et les marchés, et accrochent le
portrait dans les bureaux et même dans les salons.
Trabi s’est engagé dans le victorisme depuis l’Université. Il s’y était préparé avec une
douzaine de compagnons, dans des cellules organisées comme des sociétés secrètes. Au
Bokéli, ils établirent progressivement un réseau clandestin, s’infiltrèrent dans les
institutions clés, creusant, ainsi que des termites, des galeries meurtrières.
« Véritable camouflet pour le pouvoir en place, cette décision des sept sages
réhabilite un processus électoral meurtri », estime Sud Quotidien. Le terme de « camouflet
» est repris dans ses colonnes par l’enseignant-chercheur en sciences politiques Jean-
Charles Biagui : « Le Conseil constitutionnel n’est non seulement pas allé [dans le sens du
pouvoir], mais semble même balayer toutes [ses] accusations », sifflant la fin de la «
récréation ».
CONSIGNES
I- QUESTION SUR LA COMPÉTENCE DE LECTURE
Les trois textes du corpus abordent le thème de la politique. Tu dis ce qui fait la spécificité
de chaque texte. Tu justifies ta réponse par un court passage prélevé de chaque texte. II-
TRAVAUX D’ÉCRITURE (16 pts)
NB : Le candidat traite l’un des trois (3) sujets proposés.
SUJET 1 : CONTRACTION DE TEXTE (Texte 1)
Consignes
4- Discussion (7 pts)
Dans le texte 1, le Professeur Emérite Adrien Huannou déclare : « La démocratie exclut
toute forme de totalitarisme. » Tu expliques et tu discutes cette opinion.
CORRECTION
I- QUESTIONS SUR LA COMPÉTENCE DE LECTURE [4 PTS]
Les trois textes du corpus abordent le thème de la politique. Mais chacun d’eux, de façon
spécifique. L’auteur du texte 1 expose les problèmes de la démocratie en Afrique. Il réfléchit
sur le type de démocratie favorable à l’épanouissement politique en Afrique. (1pt)
Justification (0,50pt)
Passages possibles
Justification (0,50pt)
Passages possibles
- « Après douze ans au pouvoir, le président avait décidé de jouer les prolongations à
la veille du démarrage de la campagne électorale »
- « Les magistrats ont estimé que la loi ajournant la présidentielle était « contraire à
la Constitution » et ont annulé le décret qui, selon eux, manquait de fondement
légal »
- « Véritable camouflet pour le pouvoir en place, cette décision des sept sages
réhabilite un processus électoral meurtri »
III- TRAVAUX D’ÉCRITURE [16 POINTS]
SUJET 1 : CONTRACTION DE TEXTE (Texte 1)
1. La valeur logique de l’articulateur « pourtant » situé au début de l’avant-dernier
paragraphe est l’opposition/concession. (1pt)
Proposition d’un articulateur logique de sens équivalent : cependant, néanmoins,
toutefois. (1pt)
- Deuxième partie : (P3 à P7) : « Le manque ou l’absence… des politiciens. » Titre : Les
causes des dérives démocratiques en Afrique
- Troisième partie : (P8 et P9) : « Et pourtant, … Afrique a-t-elle besoin ? » Titre : Une
nouvelle démocratie pour l’Afrique ?
NB : Accepter tout autre découpage et titre pertinents.
3. Résumé
(5 pts)
Idées essentielles
1- Explication de la citation
Compréhension du sujet
Selon La revue de presse sénégalaise, le président Macky Sall cherche les moyens de
briguer un autre mandat auquel il n’a pas droit.
Le candidat est invité à opiner sur la longévité au pouvoir.
1) Problème posé par le sujet. (2pts)
Le sujet pose le problème du refus de l’alternance au pouvoir ou encore de la volonté des
chefs d’Etats (africains) de s’éterniser au pouvoir. NB : Accepter toute autre formulation
pertinente.
2) Plan de production du corps du devoir. (4pts)
I- Explication du sujet
Les principes démocratiques exigent une alternance au pouvoir et limitent généralement le
nombre de mandats pour un président à deux. Pourtant, certains présidents, en fin de
règne, usent de subterfuges pour d’autres mandats en sapant les fondements de la
Constitution.
- la démocratie impose un nombre de mandat à respecter
- l’alternance au pouvoir garantit une meilleure gouvernance.
II- Opinion du candidat
Trois possibilités s’offrent à lui :
- Il approuve la longévité au pouvoir et se justifie.
- Il désapprouve la longévité au pouvoir et se justifie.
- Il a un avis mitigé et se justifie. Quelques pistes de réflexion :
- La longévité au pouvoir permet l’achèvement des projets entamés. Des pays prospèrent
sous des monarques (Royaume-Uni, Brunei) ou avec un seul parti au pouvoir (Chine).
- La longévité au pouvoir est peu perméable aux idées nouvelles (l’empereur Jean-Bedel
Bokossa en Centrafrique).
- La pièce de théâtre Le gong a bégayé d’Apollinaire Agbazahou, la nouvelle « J’y suis, j’y
reste » du recueil Le mortier rouge d’Eustache Prudencio ou la nouvelle « Kadara, l’exilé
spirituel » du recueil L’affaire Bissi. Il y a mieux que la neige… de Daté Atavito
BarnabéAkayi traitent prioritairement (ou partiellement) des questions relatives à la
politique et à l’alternance (ou non) au pouvoir.
- « Nous sommes tous d’accord (au Bénin) que la quête d’un second mandat est un facteur
de mauvaise gouvernance. Nous sommes tous d’accord que ça développe un clientélisme
absolu. Nous sommes tous d’accord que dès le premier jour de prise de fonction du
président élu, quand on [lui] offre l’opportunité d’être président à nouveau, au bout de
cinq ans, ses premières actions, ses premières décisions et toutes ses actions et ses
décisions sont conditionnées par cela, par la chance qu’il doit préserver à être réélu au
terme de son mandat. Et il est très difficile aujourd’hui de concilier l’intérêt d’être réélu à
la volonté de bien faire, de bien gouverner, quel que soit parfois le côté impopulaire que
ça peut générer. » (Patrice Talon, A bâtons rompus, ORTB, 1er aout 2016) NB : Illustrations
à l’initiative du candidat.
28
Corpus de textes :
Texte 1 : Bergedor HADJIHOU, « Mariage de forçat » in Fraternité N° 4147 du 1er juillet 2016, p.
3.
Texte 2 : Jérôme CARLOS, Tricherie, quand tu nous tiens, Chronique, in La NouvelleTribuneN°
3318 du vendredi 22 juillet 2016, p. 2.
Texte 3 : Hospice ALLADAYE,Détention au Bénin, in Le Matinal N° 4880 du vendredi 22 juillet
2016, p. 11.
Texte 1 : Mariage de forçat
Bientôt, la majorité des Béninois finiront par marier précocement tous leurs enfants filles.
N’exagérons rien, mais que cette affirmation vous fasse sauter de votre siège ou pas, il s’agit
bien là d’une triste évidence. C’est à cette allure que vont les choses. Et comme il est de
coutume, les institutions internationales nous jettent les chiffres au visage tel un paquet de
honte putréfiant qui donne des haut-le-cœur. Selon le Fonds des Nations Unis pour
l’enfance, au Bénin, trois filles sur dix se marient avant dix-huit ans. Pareil pour une fille sur
dix âgées de moins de quinze ans.
Deux excuses fondent essentiellement cette pratique : la tradition et la pauvreté. Si l’on
reconnaît qu’ « une excessive pauvreté est nuisible à l’exercice de la vertu », il est dans mon
esprit, que l’exercice de la vertu ne devrait être subordonné dans certaines circonstances, à
aucune autre condition. L’indigence doit-elle servir d’alibi à ces parents qui prennent pour
chair à canon leurs filles parce qu’ils craignent de trépasser du cri de leurs boyaux ? Et les
complices de ce crime ignoble qui se disent s’amouracher d’enfants dont ils en sont des
papis ? Nous traînons beaucoup de maux, mais ne traînons pas celui-là. Nous mourons de
faim, du manque de pain tandis que d’autres en ont suffisamment au point de nous
entraîner dans leurs folies, restons dignes. N’allons pas vendre notre âme au diable jusqu’à
être des fossoyeurs de l’avenir d’une génération.
N’allons surtout pas commettre ce forfait sous couvert de l’endogène. Je suis de la
tradition, seulement de celle-là qui nous élève et grandit notre race. Celle qui nous
enseigne par contre de continuer à donner en mariage des filles dont les seins ont à peine
vu le jour enclave plutôt dans le couloir sinueux de la déshumanisation. Elle prend en
proportion, le contrepied de toutes les politiques qu’on nous chante à cor et à cri en faveur
de l’éducation de la fille censée porter demain l’espoir de toute une gente.
Le secours pourrait venir de l’État. Malheureusement, il dort du sommeil de l’injustice, lui
plus que quiconque, a les moyens de protéger ses fils envers et contre tout, même contre
les devers glissants des us et coutumes. Que fait la force publique pour arracher à leurs
bourreaux, les mineures battues et mutilées lorsqu’elles s’opposent à l’entreprise criminelle
de leurs géniteurs ? Rien pour extirper ces enfants du pourrissoir. Rien en tout cas, en
termes de déploiement de moyens et de personnel policier qui puisse décourager les
auteurs. Il faut qu’on l’interroge tout comme l’ambassadrice de l’Unicef Angélique KIDJO «
comment veux-tu sauver les gens de ton pays, quand tu as en face de toi des personnes qui
sont plus armées que la police ? ». La place d’une fille de onze ans est sur l’escarpolette et
non sur la corde raide dans un couple qui n’en est véritablement pas un. Et si le
gouvernement ne se donne pas la possibilité d’agir, nous devons chacun puisé dans les
29
tréfonds de l’humanisme qui nous habite pour nous éloigner autant que faire se peut de
cette vile pratique.
Bergedor HADJIHOU, « Mariage de forçat », in Fraternité N° 4147 du 1er juillet 2016, p. 3.
Consignes
Questions sur la compétence de lecture (4pts)
Les trois textes du corpus abordent le thème du non-respect des normes. Dis ce qui fait la
convergence de ces textes dans l’approche de ce thème. Justifie ta réponse en citant un
court extrait de chaque texte.
I- Travaux d’écriture (16pts)
NB : Tu traiteras, au choix, l’un des trois sujets proposés.
Sujet 1 : Contraction de texte (texte 1)
Consignes
1- Donne la valeur des guillemets utilisés dans le deuxième paragraphe. (2pts)
2- Présente la structure du texte puis donne un titre à chaque partie.(2pts)
3- Ce texte comporte 515 mots. Résume-le en 129 mots. Une marge de 10% en moins
ou en plus est tolérée. Indique le nombre exact de mots utilisés à la fin de ton
résumé. (5pts)
4- Discussion (7pts)
Pour Bergedor HADJIHOU, «l’exercice de la vertu ne devrait être subordonné dans
certaines circonstances, à aucune autre condition.». Explique et discute ces propos.
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Sujet 2 : Commentaire composé (Texte 2)
Tâche : Fais de ce texte un commentaire composé que tu organiseras à ton gré. Tu peux par
exemple montrer comment l’auteur dénonce avec verve la tricherie. Consigne
1- Analyse du texte.
a- Dégage l’idée générale du texte. (2pts). b- Formule deux (2) centres d’intérêt que
tu développeras. (2pts). c- Dégage pour chaque centre d’intérêt deux (2) procédés
formels puis dis ce que chacun d’eux suggère. (2pts).
2- Rédige ton commentaire composé (introduction, corps du devoir et conclusion).
Sujet 3 : Dissertation (Texte 3)
Hospice ALLADAYE rapporte les propos d’un homme politique, ancien détenu : « Aucune
nation ne peut se développer sans la justice ».
Explique et commente.
Consigne
CORRIGE-TYPE
I- Questions sur la compétence de lecture (4pts)
Les trois textes sont convergents en ce qu'ils montrent que le non-respect des normes est
préjudiciable à l'image de la nation et au bien-être des citoyens. (01 pt)
En effet :
Bergedor HADJIOU, l'auteur du texte 1, dénonce le mariage prématuré des filles, une
pratique qui ternit l'image de la nation : « ... les institutions internationales nous jettent les
chiffres au visage tel un paquet de honte putréfiant qui donne des haut-le-cœur.» /«.. nous
devons (...) nous éloigner autant que faire se peut de cette vile pratique ». (0,5 +0,5 = 01
pt)
Jérôme CARLOS, dans le texte 2, montre comment toute la société béninoise est gangrenée
par la tricherie, une pratique qui n'épargne aucun secteur d'activité et déshonore la nation:
« Nous nous sommes fait épingler comme de vulgaires faussaires » (0,5 +0,5 = 01 pt)
Quant à Hospice ALLADAYE, dans le texte 3, il stigmatise le non-respect du code de
procédure pénale par la justice béninoise, ce qui impacte négativement les conditions de
détention des prisonniers dans les maisons d'arrêt. Pour l'avocat Charles BADOU en effet, «
la question de l'engorgement sera sensiblement résolue rien qu'avec le respect strict de
cette nouvelle disposition ». (0,5 +0,5 = 01 pt) NB: Accepter toute autre illustration
pertinente.
II- Travaux d'écriture (16pts)
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Sujet 1: Contraction de texte (texte 1) Réponses
aux consignes
1- Les guillemets utilisés dans le deuxième paragraphe servent à citer une idée non
partagée, à laquelle l'auteur n'adhère pas, « une excessive pauvreté est nuisible à
l'exercice de la vertu »>. (02 pts)
2- La structure du texte (2pts)
1ère partie : P1 et 2 « Bientôt, la majorité... l'avenir d'une génération ».
Titre : La pauvreté et la tradition: prétendues causes du mariage précoce des filles.
2 partie : P3 et 4 « N'allons surtout pas commettre ce forfait... vile pratique. »
Titre : Nécessité de proscrire le mariage précoce, même si l'Etat fuit ses responsabilités.
NB: Accepter toute proposition pertinente
3- Résumé (5pts)
Idées essentielles du texte
- Beaucoup de personnes vont opter sous peu pour le mariage prématuré de leurs filles. La
tradition et la pauvreté sont les raisons arguées, mais elles ne sauraient justifier cette
bassesse.
- Cette pratique (le mariage prématuré) déshumanise, détruit les filles et est en déphasage
avec l'appel insistant à les scolariser afin qu'elles soient une relève de qualité pour la
nation.
L'État qui dispose de la puissance publique semble indifférent au sort de ces filles qui
souffrent le martyr sous les toits conjugaux.
- Les citoyens, ayant encore le sens de l'humain, doivent pallier l'inaction étatique et se
battre pour mettre fin à cette pratique aberrante.
4- Discussion (7pts)
Pour Bergedor HADJIHOU, « l'exercice de la vertu ne devrait être subordonné [...] à aucune
autre condition.».
Explique et discute ces propos.
Compréhension du sujet
Pour l'auteur, il ne doit y avoir aucun préalable à la pratique du bien. Dans toutes les
circonstances de la vie, l'homme doit être porté naturellement à exercer la vertu et à
s'éloigner du mal.
Le/la candidat-e est invité(e) à justifier la pertinence de la réflexion et en souligner les
limites.
III- Plan du corps du devoir
I- L'exercice de la vertu, un acte inconditionnel
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- La pratique de la vertu dans toutes les circonstances (favorables ou défavorables) est une
exigence divine, c'est la condition première de la vraie réalisation de l'homme. Illustration à
l'initiative du candidat
- L'exercice de la vertu dans tous les domaines, quelle que soit la situation, élève et érige
en modèle.
Illustration à l'initiative du candidat
Etc.
II- Quelques entraves à l'exercice de la vertu
- La vertu n'est pas une donnée universelle, elle est relative
Illustration: à l'initiative du candidat
- L'instinct de survie peut parfois pousser à commettre des actes non vertueux.
Illustration: la faim atroce, la torture, la guerre, etc.
- Un minimum de confort est nécessaire à l'exercice de la vertu.
- Illustration: à l'initiative du candidat
Sujet 2: Commentaire composé (Texte 2)
Tâche: Fais de ce texte un commentaire composé que tu organiseras à ton gré. Tu peux par
exemple montrer comment l'auteur dénonce avec verve la tricherie.
Réponses aux consignes
1- Analyse du texte. (06 pts) a- L'idée
générale du texte (02 pts)
Il s'agit de la tricherie qu'organisent les Béninois non seulement dans le domaine sportif
mais aussi celui de l'éducation.
Il s'agit de la récrimination de Jérôme CARLOS concernant la tricherie des Béninois.
b- Centres d'intérêt possibles (02 pts)
- La complicité des autorités dans la tricherie
- La ruse des autorités
- La révolte de Jérôme CARLOS
- Réquisitoire de l'auteur face à la tricherie -Les conséquences de la tricherie
- La désolation de Jérôme CARLOS c- Deux (2) procédés formels puis ce que chacun
d'eux suggère. (02 pts) Développement de CI
→ La révolte de Jérôme CARLOS
«le Bénin est un pays de tricheurs » : affirmation à valeur hyperbolique pour montrer
l'amertume face à cette supercherie qui embrase tout le pays.
« il est rigoureusement juste et vrai de soutenir que la tricherie est le sport le plus en
vogue au Bénin. » L’emploi de l'adverbe" rigoureusement" suivi des adjectifs qualificatifs
34
"juste et vrai" à valeur péjorative traduit la honte que ressent l'auteur. Il l'enrichit dans
l'expression" la tricherie est le sport le plus en vogue" avec une insistance pour justifier le
caractère déshonorant de cette pratique.
Réquisitoire de l'auteur face à la tricherie
L'emploi du refrain "Un sport" suivi des verbes" touche"; " fédère" dans une gradation
ascendante traduit la tristesse de l'auteur qui n'hésite pas à emballer tout le monde sans
condition.
L'usage du verbe "mentir" conjugué au passé composé dans une répétition doublée
d'énumération justifie que cette pratique est ancrée dans le quotidien : « Jusqu'ici, nous
avons menti, à la nation. Menti sur le niveau des apprenants. Menti sur la qualité, des
prestations des enseignants. Menti sur la qualité des programmes. Menti sur le profil des
hommes et des femmes formés et libérés sur le marché du travail. »
3- Rédaction de l'introduction, du corps du devoir et de la conclusion (10 pts)
Sujet 3: Dissertation (Texte 3)
Hospice ALLADAYE rapporte les propos d'un homme politique, ancien détenu : « Aucune
nation ne peut se développer sans la justice ».
Explique et commente.
Réponses aux consignes
1- Le problème posé : L'importance de la justice dans le processus de développement
d'une nation. (02 pts)
2- Plan du corps du devoir (04 pts)
Explication/commentaire de la réflexion
A- Une justice impartiale, un atout pour le progrès de la nation
- La place prépondérante de la justice dans l'essor d'un pays, dans tous les domaines.
- La justice comme pilier central d'un développement durable, gage de bien-être pour
les populations.
Attributions/Rôles du pouvoir judiciaire :
Veiller à l'application des lois régissant le fonctionnement de l'Etat Illustration: à l'initiative
du candidat
Régler les différends entre les citoyens; entre l'Etat et les citoyens
Illustration à l'initiative du candidat
Sanctionner les écarts par rapport aux normes et rétablir les droits hypothéqués
Illustration: à l'initiative du candidat
Instaurer la confiance chez les investisseurs aussi bien nationaux qu'étrangers Illustration: à
l'initiative du candidat Etc.
Conclusion ou transition: La vraie justice, impartiale, accompagne le développement,
garantit l'équité, instaure la confiance chez les citoyens, condition nécessaire pour un
35
investissement porteur d'épanouissement. Mais dans certains pays, la partialité de la justice
en fait un frein au développement.
B- La justice partiale, un handicap à l'essor des nations Les
inconvénients du mauvais fonctionnement de la justice:
Le clientélisme (une interprétation partiale des textes; une justice pour les riches/ une
justice corrompue)
Illustration à l'initiative du candidat
La fuite des cerveaux et des investisseurs attitrés ou potentiels
Illustration à l'initiative du candidat Etc.
NB: Le candidat est libre de développer le A et/ou le B.
3- Rédaction de l'introduction, du corps du devoir et de la conclusion (10 pts)
36
BAC BLANC
Situation d’évaluation
37
communicationnelle, pour l’envisager dans sa conception physique et géographique, cet
espace est une partie du territoire destinée à être partagée par toute la population. Il ne
peut donc être soumis à un régime de la propriété privée (Tessier 1999: 406). Pourtant, les
faits contredisent cette approche. […] Dans un contexte de chômage massif, l’espace public
central représente, pour les jeunes, le canal majeur de négociation de leurs conditions de
survie (Osita 2009), notamment par des activités commerciales qu’ils y pratiquent. […]
Dans cet environnement, les « jeunes gens disposent sur les trottoirs, sur les aires
réservées au stationnement des voitures ou sur la chaussée-même des articles […]. D’autres
jeunes vont et viennent au milieu de la foule, le panier de produits posé sur la tête»
(Kengne Fodouop 1991: 24). L’espace central, fréquenté par les nantis, présente un
avantage certain pour les jeunes qui y sont indésirables aux yeux d’un pouvoir qui les
assimile à des vandales et des délinquants…. Ainsi, les multiples activités commerciales
exercées par les jeunes sur les principales artères de la capitale s’inscrivent, pour les
autorités, dans un registre de problème urbain. Il s’agit de conduites rétrogrades qui
donnent du crédit au diagnostic général d’une ville africaine faite ville-poubelle, ville
désordonnée, ville en crise (Chenal et al. 2009, Ela 1983).
Les pouvoirs publics, pour qui ces activités constituent un problème, procèdent par
la violence physique et censitaire, sur le champ de la régulation de cet espace. Face aux
mesures répressives contre l’exploitation de l’espace central, l’un des modèles adoptés par
les jeunes est le commerce itinérant. Le procédé consiste en une exhibition de produits dans
un plateau ou une petite caisse en bois aux automobilistes et passagers pris dans les
embouteillages. Sont proposés, des gammes de produits tels que des friandises (bonbons,
barres de chocolat, biscuits), des produits du terroir (racines, poudres et fruits à effets
tonifiants ou aphrodisiaques), des cigarettes, duwhisky en sachet, des mouchoirs jetables,
des baumes contre les douleurs et parfois des bêtes de compagnie.
Un jeune ressortissant de l’Ouest dont les parents sont aussi commerçants dans la ville,
Hilaire, 23 ans, a plus de 3 années d’activités commerciales à son actif. Il explicite leur mode
opératoire: « On est en poste vers 9 h. Je commence mon attaque à partir des feux [de
signalisation] du ministère [des Relations extérieures] et je marche entre les voitures jusqu’à la
Province, le plateau sur la tête et d’autres trucs en main. Toute la journée on est là entre les
voitures. C’est un boulot qui casse; il faut être solide. »
Les jeunes ont conscience des effets néfastes qu’une activité commerciale incontrôlée sur
l’espace public pourrait avoir comme répercussions sur l’ordre, la circulation automobile et
piétonne. De même, savent-ils que l’autorité s’appuie sur une labellisation négative de
leurs activités pour légitimer sa répression. Dès lors, le choix d’un procédé commercial
itinérant participe d’une ruse pratique qui extirpe l’activité du jeune des catégories
langagières officielles incriminantes. Car, il échappe au délit d’«encombrement humain» de
l’espace public. Il n’y a aucun préjudice à l’ordre public, ce faisant ces jeunes ne peuvent plus
être appréhendés sous les schèmes de vandales, d’irresponsables et de voyous. Par
ailleurs, ce modèle permet aussi d’être à même de réagir de manière ponctuelle face à toute
«descente punitive» de la Communauté urbaine. […]
Ainsi, quoique la jeunesse se heurte à une politique structurelle
d’exclusion de l’exploitation de l’espace public central et qu’elle essaie de négocier,
collectivement, une politique alternative de gestion à travers ses pratiques, il reste
38
qu’elle est traversée par des problèmes internes liés aux mythes simplificateurs de la
société.
Hugues Morell Meliki TSANTSA, Volume 21, September 2016, pp. 73-85.
Texte 2 :
Cococodji-Fandji, banlieue agrafée au bas-ventre de Cotonou City. Cadre où pullulaient,
comme des cancrelats, miséreux, voleurs, badauds, bandits, voyous, péripatéticiennes, et les
autres démons de la gent à moralité déliquescente, avait été un jour inoubliable, le théâtre de
ce qui devint, au fil des ans, une légende, grâce à ses armes redoutables : les raconte-tard, les
colporteurs professionnels de faits divers.
Ici, revinrent un malheureux jour, les Frères Adidas…Trois drôles de
personnages dont la célébrité mal famée faisait vols, viols, bruits, grincements de dents, cris,
pleurs, saignées, meurtres. Leur palmarès était aussi galonné de vices que la toge de Egun
Tchango : vols agressions à mains armées, meurtres et autres dérives inimaginables. Partout
où passaient les Frères Adidas, ils semaient la terreur. Trois invétérés preneurs de Sotoni, le
sec local. Trois redoutables sanguinaires à la gâchette impulsive. Trois « cas sociaux », trois
plaies dont les tailles respectives rappelaient fort bien le trio de bandes blanches de la marque
Adidas. Grand, moyen, court. Le trio le plus maudit du siècle. Ils prirent d'assaut
CococodjiFandji pour revisiter leurs vieilles habitudes, réinstaurer leur droit de cité, faire
fureur. Les Frères Adidas. En tête de liste. Positionné sur la plus haute marche du podium.
Médaille d'or aux jeux brutaux, spécialité flinguerie et abattage : Noubi Yoyô, l'aîné de la
fratrie, le plus instruit de la bande. La peau d'une noirceur de basalte, Silhouette taillée au
gabarit de margouillat. Visage au relief concave, picoré par une paire d'yeux de hibou grand-
duc qui s'y perdaient comme des cratères. Au-dessus desquels débordaient des broussailles de
sourcils. Il avait le nez debout au milieu de son faciès comme un monticule de terre, desservi
par un réseau de galeries sinueuses. Deux grottes béantes en lieu et place de narines. Ses
oreilles, fixées au vent, fermaient des guillemets à hauteur de ses joues pingres. Des lèvres
fournies en épaisseur de cuir de bœuf, teintes d'un rouge gras, situaient sur son penchant
pour la liqueur locale.[…] Quiconque avait remis en cause son titre ou son autorité l'avait payé
au prix fort, en monnaie de singe. Toutes les victimes têtues ayant opposé résistance à ses
agressions à main armée, qui avaient refusé de lui remettre ce qu'il leur réclamait, s'en
sortaient certifiées manchots à vie.
Alphonse Montcho, L’ombre du zombie (roman), Bénin, Légende, 2022, pp. 83-86.
Texte 3: Des espaces publics à l’espace public : un enjeu de politique de jeunesse Les
espaces publics, selon Moreau C., incarnent le brassage des populations.
Ils constituent même des garants de la cohésion sociale dans la mesure où ils
appartiennent a priori à tous, sans distinction. Pourtant, l’usage qu’en ont les jeunes suscite
nombre d’interrogations de la part des habitants et des professionnels. Perçus comme un lieu
d’oisiveté, incarnant l’immobilisme social et les mauvaises pratiques, les espaces publics
cristallisent sur eux toutes les inquiétudes relatives aux jeunes des quartiers.
Pourtant, un espace public n’est pas que cela. Il peut accueillir le temps d’une soirée ou une
petite heure perdue ici et là des jeunes complètement différents socialement, même si
39
certains espaces sont investis par quelques groupes de jeunes bien identifiés. Ainsi, peuvent
se croiser un instant aussi bien des étudiants que des dealers, des travailleurs précaires que
des jeunes artisans, des désaffiliés que des collégiens… Les groupes se font et se défont à
l’infini. En cela, les espaces publics sont aussi des lieux de socialisation et de
citoyenneté pour les jeunes.
Les espaces publics représentent également des lieux de rencontre entre les « grands » et
les « petits » dans le quartier. Les enfants utilisent également les espaces publics comme lieux
de vie où ils jouent, discutent, mangent, se reposent, s’ennuient… Le manque d’affection et de
distraction au sein de la famille incite les enfants à choisir et valoriser la rue très tôt. Loin du
contrôle parental, ils forment des petits groupes de copains allant de deux à une demi-
douzaine d’individus, puis plus tard des groupes plus grands pouvant atteindre une vingtaine
d’individus.
C’est dans la rue, dans les places centrales ou dans les halls d’immeuble, que les enfants
découvrent leurs aînés et leurs pratiques. Ces derniers leur attribuent des surnoms, les
mettent à l’épreuve, les conseillent et les utilisent pour de petites corvées comme aller leur
acheter un paquet de cigarettes au tabac du coin. En échange de leur coopération et de leur
obéissance, les « petits » se voient récompensés par des gestes affectueux, des bonbons, des
balades en scooter…
Autre élément largement associé aux espaces publics par le sens commun : les
comportements à risque et déviants. Il s’agit dans la plupart des cas de conduites addictives
(consommation de drogues et d’alcool…) et de conduites routières à risque (vitesse excessive
en voiture ou scooter…)
Pour beaucoup de professionnels en lien avec les jeunes, les comportements à risque
s’inscrivent dans la spirale de l’échec : éducation parentale défaillante, échec scolaire et
absence de perspectives face à la crise. Toujours est-il, estiment ces professionnels, que
lorsque la précarité touche les jeunes, la reconnaissance sociale va passer par le sport ou les
comportements à risque. Ces derniers peuvent être une manière d’exister, de se sentir
appartenir à un groupe.
« Faciliter l’accès à l’espace public », Cahiers de l’action, vol. 32, no. 2, 2011, pp. 83-94.
CONSIGNES
I- QUESTION SUR LA COMPÉTENCE DE LECTURE [4 PTS]
La thématique des trois textes est relative à la jeunesse. Dis ce qui distingue le texte 1 du texte
2. Tu justifies ta réponse par un court passage de chaque texte.
40
Le texte comporte environ 620 mots. Tu le résumes au quart de sa longueur soit en 155
mots, dans une expression personnelle et correcte. Une marge de 10% en plus ou en moins
est tolérée. Tu mentionnes à la fin de ton résumé le nombre exact de mots utilisés.
4- Discussion
Parlant des vendeurs ambulants, l’auteur déclare : « Les jeunes ont conscience des effets
néfastes qu’une activité commerciale incontrôlée sur l’espace public pourrait avoir comme
répercussions sur l’ordre, la circulation automobile et piétonne. » Es-tu de son avis ?
SUJET 2 : COMMENTAIRE COMPOSE (Texte 2)
Tâche : Tu fais de ce texte un commentaire composé. Tu montres,
par exemple, le désir de l’auteur à faire ressortir l’harmonie
entre la laideur physique du personnage avec ses actes.
Consigne :
1- Analyse du texte :
a- Tu dégages l’idée générale du texte. (2 pts)
b- Tu fais ressortir, du texte 2, deux centres d’intérêt que tu développeras dans ton
commentaire composé. (2 pts)
c- Tu relèves deux procédés formels liés à chaque centre d’intérêt que tu interpréteras. (2
pts)
2- Rédaction :
Tu rédiges entièrement ton commentaire composé (10 pts).
SUJET 3 : DISSERTATION (Texte 3)
L’auteur, dans le texte déclare : « Pour beaucoup de professionnels en lien avec les jeunes, les
comportements à risque s’inscrivent dans la spirale de l’échec : éducation parentale
défaillante, échec scolaire et absence de perspectives face à la crise.». Explique et
commente ce point de vue. Consignes
1. Tu dégages le problème posé dans le sujet. (2 pts)
2. Tu proposes un plan de production. (4 pts)
3. Tu rédiges entièrement ta production. (10 pts)
41
prirent d'assaut CococodjiFandji pour revisiter leurs vieilles habitudes, réinstaurer leur droit
de cité, faire fureur. » NB : Accepter tout autre passage pertinent.
42
Analyse Du Texte
43
L’indicateur de lieu « ici » suivi Ils renseignent sur cet espace
du verbe « revinrent » au d’insécurité, havre de paix du
passé simple trio, qui s’y sentent à l’aise et
qui reviennent dicter leur loi.
Le portrait L’anaphore « Trois invétérés… Cette anaphore insiste sur les
d’un malfrat Trois redoutables…Trois cas actes que posent ces frères
sociaux…Trois plaies… » dans une synergie d’action
pour le mal. Elle insiste
également sur le fait qu’ils
Métaphore + hyperbole « La sèment la terreur et sont
peau d’une noirceur de craints de tous.
basalte »
+
Métaphore doublée de
comparaison « Visage au
relief concave picoré par une pour illustrer davantage la
paire d’yeux de hibou laideur du personnage en
grandduc qui s’y perdait question.
comme des cratères. »
44
Phrase déclarative : « Toutes Cette phrase représente un
les victimes têtues ayant personnage sanguinaire, sans
opposé résistance à ses état d’âme et très cruel. Il a
agressions à main armée, qui perdu toute notion de
avaient refusé de lui remettre sensibilité et d’humanité. C’est
ce qu’il leur réclamait, s’en un personnage sans cœur et
sortaient certifiés manchots à dépendant des produits
vie » psychoactifs.
Hyperbole « Médaille d’or aux Cette exagération est
jeux brutaux, spécialité l’expression du mal excessif qui
flinguerie et abattage » caractérise le personnage. Il est
le prototype du de la grande
délinquance.
SUJET 3 : La dissertation
I- Compréhension du sujet :
Selon les spécialistes des questions des adolescents, les déviances observées chez les jeunes
dans les espaces publics relèvent tant de l’irresponsabilité/de l’absence d’accompagnement
des acteurs éducatifs que du manque de vision des jeunes eux-mêmes.
Le / la candidat(e) est invité (e) à expliquer ce point de vue de l’auteur et à le justifier en
se fondant sur sa culture générale. 1- Problème posé (2pts)
Le sujet aborde les principales causes qui expliquent les déviances comportementales
observées chez les jeunes.
45
Ex : Victor Hugo dans les quatre vents de l'esprit écrit à ce propos : « Quatre-vingt-dix sur cent
qui sont au bagne/ Ne sont jamais allés à l'école [...]/C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé
le crime. »
L’absence de repère ou de modèle justifie le manque de discernement et l’absence de vision
chez ces jeunes
46
BAC BLANC
Situation d’évaluation
Depuis le 11 septembre 2001, le monde connaît le retour en force du phénomène du
terrorisme. Tu as constaté que le Bénin en est touché depuis peu et tu t’interroges.
Voici un corpus de textes qui aborde le phénomène sous divers angles. Tu es invité(e)
à le lire attentivement et à répondre aux questions posées.
CORPUS DE TEXTES
Texte 1 : « Les origines », Jérôme Calauzènes, Le terrorisme depuis 1945, (PDF, extrait),
ressources internet, consulté le 1er mai 2018.
Texte 2 : « L’enfer de Dante », Sud-Ouest/AFP, « Carnage et jeux pervers au Bataclan, récits de
trois heures d’horreur », (extrait), 31 décembre 2015, www.sud-ouest.fr.
Texte 3 :« Faire face au terrorisme », Mahmoud El Khadir, Le terrorisme, les causes et les
remèdes, Mémoire de Licence, Université Mohammed I – Faculté de Droit, 2005, ressources
internet : Mémoire Online Texte 1 :
La notion de terrorisme est une idée ancienne. […] Le mot terroriste apparaît en
France en 1794 dans les dictionnaires. Il désigne la propagation de la terreur (…) par
l’emploi spectaculaire de la guillotine et du fusil, avec l’objectif identifié de terroriser, c’est-
à-dire de paralyser par la peur les ennemis et opposants éventuels. C’est donc une pratique
qui répond à un objectif délibéré dans un contexte bien précis, celui de la patrie en danger
47
pendant la Révolution Française. Il s’agit en outre d’un terrorisme d’Etat exercé contre son
peuple. Il y existe donc une composante idéologique et on perpétue un massacre pour
convaincre. Pourtant, la notion évolue assez rapidement et prend son sens actuel. Le
terrorisme est alors la violence mise en place par des groupes plus ou moins organisés et
clandestins qui luttent contre l’Etat par la terreur à des fins essentiellement politiques.
L’histoire du terrorisme de 1945 à nos jours montre comment ces actes se sont
multipliés et se sont diversifiés. D’une volonté de lutte presque désespérée contre un
ennemi plus fort, dans le cadre de combats pour la libération et l’émancipation jusqu’à la
fin des années 1960, le terrorisme s’est ensuite inscrit dans la Guerre Froide, étant repris,
sans en être l’apanage exclusif, par des groupes d’extrême gauche. A partir de 1989 et du
déclin de l’idéal communiste, ce moyen de lutte a été particulièrement le fait de groupes
islamistes mais pas uniquement. On assiste en tout cas aujourd’hui à une banalisation du
terrorisme qui pourrait rappeler l’une des définitions d’Hannah Arendt à propos du
totalitarisme : « la banalisation du mal ».
Il s’agit en outre de remarquer que plusieurs facteurs favorisent aujourd’hui la
diffusion du terrorisme. La médiatisation de tous ces actes renforce paradoxalement leur
portée et donc leur intérêt, voire leur rentabilité. C’est justement la diffusion internationale
des images d’occidentaux captifs qui fait monter les enchères des rançons en s’appuyant
sur une opinion publique très encline à l’émotion. La possibilité de se procurer plus
facilement des armes (en particulier par l’intermédiaire des réseaux mafieux), de fabriquer
des bombes, voire de savoir piloter des avions, notamment via internet, en constitue
également un encouragement.
On pourrait également ajouter que le terrorisme appelle le terrorisme. La question
du Proche-Orient, on a pu le remarquer, a été un véritable laboratoire qui a permis de
diffuser cette violence qui n’est plus circonscrite à cette zone, y compris lorsqu’il s’agit de
cette cause. Les attentats de Munich l’ont par exemple bien montré. Les réussites
spectaculaires des attentats du 11 septembre 2001 ont ainsi fait des émules, au- delà de la
croyance en l’accession à un paradis pour les martyrs d’Allah. Les frustrations liées à la
pauvreté, ajoutées à un analphabétisme toujours présent dans certaines régions,
constituent enfin un terreau très favorable au développement de fanatismes de toutes
sortes.
Enfin, la question se pose des réponses au terrorisme. Il semble aujourd’hui
impossible de l’éradiquer, en dépit du fait que certains se sont éteints ou ont été vaincus (à
l’instar du terrorisme régionaliste en Europe). La lutte contre le terrorisme, dans les
démocraties, n’entraînerait-elle pas une perte de substance de la démocratie elle-même ?
La mise en place du PatriotAct aux Etats-Unis, en réponse aux attentats sur le World Trade
Center, pourrait en effet être vue comme une forme de restriction des libertés. Le
renforcement des contrôles et de mesures diverses, consécutifs à des attentats importants,
justifiés pourtant par une volonté légitime d’améliorer la sécurité des civils, remettrait en
cause, dans une certaine mesure, l’âme-même de la démocratie libérale. On le voit lorsque,
face à la peur engendrée par des actions spectaculaires, se développe un terrorisme
concurrent, en lutte contre d’autres formes de terrorisme et qui court-circuite les Etats. On
le voit aussi lorsqu’une partie de la population des pays démocratiques, toujours animée
48
par la peur, se radicalise à son tour sur le plan politique et en appelle à des solutions plus
tranchées. Qu’elle vienne des Etats ou d’une partie de la population, la restriction des
libertés ou la recherche de solutions plus radicales voire autoritaires constituent bien plutôt
le questionnement – et le risque – posé par le terrorisme à la démocratie : celui de sa
potentielle remise en cause et de sa mutation en régime autoritaire, justifiée par la peur et
au nom de la sécurité de tous.
Jérôme Calauzènes, Le terrorisme depuis 1945, ressources internet, (PDF).
Texte 2 :
(Le 13 novembre 2015, trois terroristes entrent dans la salle de spectacle du Bataclan où le
groupe américain Eagles of DeathMetal tenait un concert.)
21heures 40environ, au cœur de Paris. Une Polo(1) noire immatriculée en Belgique
s’arrête devant la façade colorée de la célèbre salle de spectacles, Le Bataclan. Trois
hommes en sortent, armes de guerre à la main, ceintures explosives, visages découverts :
Foued Mohamed-Aggad, Omar Mostefaï, Samy Amimour. L’un d’eux envoie, à 21heures 42,
un SMS vers un numéro belge : "On est parti, on commence". Dans le portable retrouvé
dans une poubelle plus tard, quatre plans de la salle.
Boulevard Voltaire, un passant parvient de justesse à se jeter derrière une voiture
pour éviter les tirs. Les premières victimes s’écroulent sur le trottoir. Le chef des vigiles,
"Didi", se rue à l’intérieur. Le concert des Eagles of DeathMetal bat son plein, 1 500
personnes. Les rockeurs du désert californien attaquent le riff (2) de "Kiss the devil",
Embrasse le diable,(3) quand retentissent des détonations. Le bassiste, Matthew Mc
Junkins, voit des éclairs déchirer l’obscurité : les assaillants sont entrés.
Une poignée de secondes, le groupe continue à jouer. Flottement. Des spectateurs
croient à des pétards. Des corps s’effondrent, l’odeur de poudre envahit l’air. Hurlements
dans la foule. La musique s’arrête, le groupe quitte la scène. Des dizaines de spectateurs
fuient par des issues de secours ouvertes par les vigiles, d’autres par le toit. D’autres encore
se cachent où ils le peuvent : placards, faux plafonds… Dehors, l’un des jihadistes guette,
ouvre le feu, avant de s’engouffrer dans la salle.
Dans la fosse, un mouvement de foule : tous à terre comme des dominos. Les lumières
se rallument. L’un des tueurs tirait en souriant, calmement. Le sang coulait par terre et des
corps qui tombaient comme des mouches. Les jihadistes délivrent leur message dans un
français sans accent : « C’est pour nos frères en Syrie et en Irak. Ce que vous vivez, nos
femmes et nos enfants vivent ça tous les jours. C’est la faute de François Hollande ».
Sidération et douleur éclatent. Des blessés crient, d’autres tentent de se dissimuler sous
des corps. Une femme supplie les tueurs d’arrêter. L’un d’eux prévient :
« –Le premier qui bouge, je le tue !
Bam. Bam.
– Je t’avais dit de pas bouger.
Puis ils s’amusent :
–Levez-vous, ceux qui veulent partir, partez. »
Tous ceux qui se sont levés se sont fait tirer dessus. Le manège recommence plusieurs
fois. Ça les faisait rire.
49
Sud-Ouest/AFP, « Carnage et jeux pervers au Bataclan, récits de trois heures d’horreur »,
31 décembre 2015, www.sud-Ouest.fr
(1) Marque de voiture (2) Courte phrase musicale introductive(3) Un titre de leur album
Texte 3 :
Au lendemain du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont déclaré une guerre sans
limite contre le terrorisme qui a commencé par le bombardement de l'Afghanistan, tout en
provoquant les milliers de morts civils innocents. On invoque le fait que l'Afghanistan abrite
des terroristes. La riposte américaine a, certes, permis la victoire militaire de l'Alliance du
Nord et la chute du régime de Taliban, mais, est-ce pour autant que l'objectif initial
d'atteindre Oussama Ben Laden et d'éradiquer le terrorisme sera atteint ? Le doute
demeure et pour longtemps encore peut-être. Car même si Oussama Ben Laden est atteint
physiquement, directement ou indirectement, le terrorisme ne risque pas de disparaître,
parce que, d'une part, les tentatives de vengeance de ses fidèles ne manqueront pas, et
d'autre part, parce que « les Oussama Ben Laden » pullulent et n'attendent que le moment
où ils pourront frapper. Ainsi qu'a pu le dire M. Nelson Mandela, « toute action (militaire)
serait aussi impopulaire que celle que des terroristes ».
La guerre au terrorisme s'est poursuivie, ainsi par la guerre, dite « préventive »
contre l'Iraq (printemps 2003) qui avait des objectifs où, au-delà des hypothétiques armes
de destruction massive, le renversement de Saddam Hussein et l'avènement de la
démocratie dans la région, figuraient également les liens supposés entre ce dernier et
Alqaïda.
Pourtant, le terrorisme n'a pas cessé pour autant, comme le montrent entre autre les
attentats contre les bureaux de l'ONU à Baghdad (19 août 2003) ou ceux de Madrid (11
mars 2004), par exemple. Au lieu d'arrêter ce phénomène, comme c'est prétendu, cette
guerre va lui donner une impulsion. Alors, quel est le bilan de cette guerre ? Un homme de
terrain comme Hans Blix, l'ex-chef des inspecteurs de l'ONU en Iraq, note que la guerre
américaine a « donné une impulsion au terrorisme au lieu de l'arrêter ». Le diplomate
suédois a pleinement raison. Surtout quand il ajoute « il est clair, désormais, que le
terrorisme ne doit pas être affronté uniquement avec des mesures répressives mais aussi
avec la compréhension de ses causes plus profondes.
La lutte contre le terrorisme exige nécessairement la compréhension de ses causes
profondes d'abord, ensuite trouver les remèdes obligatoires à ces « maladies », car «
prévenir vaut mieux que guérir ». Autrement, la lutte contre le terrorisme doit, pour être
efficace, se placer sur le terrain de la lutte contre les causes du terrorisme. Cela n'a rien à
voir avec l'idéologie, c'est une simple question de justice. Si l’on n’applique pas ses
principes, les choses ne s'amélioreront plus et on n'aboutira pas à une paix durable.
Mahmoud EL KHADIR, « Le terrorisme, les causes et les remèdes » (Extrait),
Université Mohammed I - Faculté de Droit - Licence 2005
CONSIGNES
I- QUESTIONS SUR LA COMPETENCE DE LECTURE
50
Le corpus de texte aborde le thème du terrorisme. Avec des passages justificatifs à l’appui,
souligne l’aspect du thème mis en exergue par chaque texte. II- COMPETENCE D’ECRITURE
(Tu traiteras l’un des sujets au choix.)
51
Texte 1 : Dans ce texte, Jérôme Calauzènes explique la notion de terrorisme, en faisant un
rappel historique de l’évolution du phénomène. Il souligne que la lutte contre le
phénomène pousse les pays occidentaux à prendre des mesures anti-démocratiques. (1pt)
Justification (0,5pt)
- « Il désigne la propagation de la terreur (…) par l’emploi spectaculaire de la guillotine et
du fusil, avec l’objectif identifié de terroriser, c’est-à-dire de paralyser par la peur les
ennemis et opposants éventuels. »
- « L’histoire du terrorisme de 1945 à nos jours montre comment ces actes se sont
multipliés et se sont diversifiés. »
- « La lutte contre le terrorisme, dans les démocraties, n’entraînerait-elle pas une perte de
substance de la démocratie elle-même ? »
Texte 2 : Dans ce texte, l’auteur une attaque sanglante d’un groupe terroriste lors d’un
concert.(0,5pt)
Justification (0,5pt)
- « Trois hommes en sortent, armes de guerre à la main, ceintures explosives, visages
découverts : Foued Mohamed-Aggad, Omar Mostefaï, Samy Amimour. »
- « Des corps s’effondrent, l’odeur de poudre envahit l’air. Hurlements dans la foule. »
a- L’idée générale du texte : Le texte raconte l’attaque terroriste sanglante au cours d’un
concert. (2pts)
53
b- Deux centres d’intérêt :
er
1 CI (formulation possible) : La cruauté des djihadistes / L’attitude des terroristes
2ème CI (formulation possible) : La souffrance des spectateurs / La terreur des spectateurs /
L’attitude des spectateurs (2pts) c- Relève deux procédés formels liés à chacun de ces
centres d’intérêt et donne l’idée que chaque procédé suggère. (3ps)
Centres Sous-idées Procédés formels
d’intérêt
- Le champ lexical« armes de
guerre à la main, ceintures explosives »
La cruauté des djihadistes /
54
3- Rédaction du commentaire (10pts)
Rédiger un devoir qui expose les centres d’intérêt retenus et leurs illustrations à partir des
procédés formels.
SUJET N°3 : DISSERTATION (Texte 3)
Résultats attendus
1- Le sujet aborde le problème de la lutte contre le terrorisme / Le sujet pose le
problème de l’inefficacité de la lutte armée contre le terrorisme. (2pts)
2- Proposition de plan pour le corps du devoir (4pts)
Explication du propos
Pour Mohamed EL KHADIR, la lutte contre le terrorisme telle quelle se mène aujourd’hui ne
peut être efficace. C’est-à-dire que le choix de la lutte armée contre le terrorisme ne
contribuera pas, à la longue, à la disparition du phénomène. Pour l’auteur, la meilleure
façon de lutter contre le terrorisme c’est de chercher à comprendre et lutter contre les
causes qui favorisent le développement du terrorisme.
I- Les causes du terrorisme
1- Les problèmes socio-économiques : chômage, pauvreté, analphabétisme, mauvaise
distribution des richesses du pays, l’accaparement des ressources…
2- Le fanatisme et l’intolérance religieux (ce qu’on note souvent chez les terroristes
musulmans)
3- L’ingérence des Etats-Unis et de l’Occident dans les affaires de certains pays (du
Proche et Moyen Orient, par exemple)
II- La lutte armée contre le terrorisme : un choix inefficace (L’inefficacité de la lutte
armée contre le terrorisme)
1- Les actes terroristes se sont multipliés dans le monde.
2- Apparition de nouveaux groupes terroristes plus violents.
3- Renforcement des terroristes dans leur logique avec les victimes innocentes
qu’entrainent les guerres contre les terroristes.
OU
Pour une meilleure lutte contre le terrorisme : prendre le mal à la racine.
1- Travailler à engager les pays sur une véritable lutte contre le sous-développement et
ses maux.
2- Promouvoir la bonne gouvernance des Etats et le respect de l’Etat de droit.
3- Instaurer une meilleure coopération mondiale entre Etats sans ingérence et
arrogance.
55
56
(Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets proposés.)
Situation d’évaluation
Quel sens revêt le concept de père ? Tous les pères ont-ils conscience de leur
responsabilité sociale, ou se contentent-ils d’être procréateurs ? Vu la dégradation
progressive mais considérable de l’institution familiale à laquelle on assiste
aujourd’hui au sein de nos sociétés, ces interrogations méritent d’être posées.
Quelques réflexions te sont proposées à ce sujet à travers le corpus de textes ci-après.
Tu es invité (e) à le lire et à répondre aux consignes. Tu t’appuieras sur les
connaissances suivantes : l’argumentation, les genres littéraires, la typologie des
textes, les registres littéraires, etc.
57
Corpus
Texte1 : « Les saints devoirs de père »,Jean-Jacques Rousseau, Emile ou
l’éducation, Paris, éd. Flammarion, 2009 (1762), pp. 64-65.
Texte2 :« Toujours en voyage », Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas
obligé,Paris, Seuil, 2000, pp. 90-92.
Texte3 : Francis Bebey,Trois Petits Cireurs, Ed. CLE, Yaoundé.
CONSIGNES
61
1- Relève et reformule la thèse de l’auteur. (2 pts)
2- Fais la structure du texte et donne un titre à chaque partie. (2 pts)
3- Résumé (5 pts)
Ce texte comporte555 mots. Résume-le en 110 mots. Une marge de 10 % en plus ou
en moins est tolérée. Tu indiqueras, à la fin du résumé, le nombre exact de mots
utilisés. 4- Discussion (7 pts)
Rousseau affirme : « Celui qui ne peut remplir les devoirs de père n’a point le droit
de le devenir. Il n’y a ni pauvreté, ni travaux, ni respect humain qui le dispensent de
nourrir ses enfants et de les élever lui-même. »
Discute cette assertion de l’auteur.
62
I- QUESTIONS SUR LA COMPETENCE DE LECTURE
1- Le thème commun aux textes : les devoirs du père, la responsabilité paternelle, les
responsabilités du père, l’éducation de l’enfant. (1 pt)
2- Type et genre littéraire de chaque texte. (1 pt x 3)
Texte n°1 : type : argumentatif genre littéraire : essai
Texte n°2 : type : narratif genre littéraire : narratif / roman
Texte n°3 : type : narratif genre littéraire : narratif / roman
II- TRAVAUX D’ECRITURE
SUJET N°1.- CONTRACTION DE TEXTE (TEXTE 1)
Réponses aux consignes
1- Idée générale du texte (2 pts)
Le texte présente les devoirs d’un père envers son enfant et met l’accent sur la
nécessité pour le père de les accomplir lui-même.
2- Structure du texte (2 pts)
1ère partie : Paragraphe 1 « Un père quand il engendre … et n’en sera jamais consolé »
Titre : Les devoirs paternels
2ème partie : Paragraphes 2 à 5 « Mais que fait cet homme riche … n’a pas été bien
élevé lui-même ? »
Titre : Le rejet de l’éducation des enfants par des gouverneurs
3ème partie : Paragraphe 6 « Ce rare mortel … fait la moitié de l’ouvrage »
Titre : Nécessité pour le père d’éduquer lui-même ses enfants
NB : accepter tout autre découpage logique, pourvu que le titre soit en
adéquation avec la structure proposée.
3- Proposition de résumé (5 pts)
En dehors de la procréation et de la satisfaction des besoins des enfants, le père a
également le devoir, à travers l’éducation, de faire d’eux des hommes sociables et des
citoyens modèles. Ces devoirs sont si importants que celui qui ne peut les assumer
devrait s’abstenir d’être père. Rien ne doit empêcher le père d’éduquer lui-même ses
enfants, au point qu’il fasse recours, moyennant argent, à un gouverneur. La première
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qualité du gouverneur doit d’abord être l’intégrité, puis l’idéal serait qu’il soit lui-
même bien éduqué.
A considérer tout cela, il serait plus simple pour un père d’éduquer lui-même son
enfant.
(Le résumé comporte 114 mots)
4- Discussion
Rousseau affirme, « Celui qui ne peut remplir les devoirs de père n’a point le droit de
le devenir. Il n’y a ni pauvreté, ni travaux, ni respect humain qui le dispensent de
nourrir ses enfants et de les élever lui-même. »
Discute cette assertion de l’auteur.
Compréhension du sujet
Pour Rousseau, seul celui qui a les moyens d’être père doit l’être. Aucune situation
ne peut servir d’excuse à un père qui n’a pas la capacité de nourrir ses enfants ni le
temps pour les éduquer lui-même. Le sujet pose le problème des conditions à remplir
pour être père en mettant l’accent sur les moyens financiers et sur la disponibilité
dont il faut jouir pour être père.
Il est attendu du candidat qu’il discute cette affirmation. Il doit donc adopter le plan
dialectique, thèse – antithèse – synthèse. Le corps du devoir aura donc trois parties.
Plan du corps du devoir
I- Importance et rôle du père dans l’éducation de ses enfants (thèse)
II- Quelques cas pouvant empêcher le père de jouer convenablement son rôle
(antithèse)
III- Intervention des deux parents pour une bonne éducation des enfants (synthèse)
Proposition de plan détaillé (Quelques idées à titre indicatif)
I- Importance et rôle du père dans l’éducation de ses enfants (thèse)
1- Le chômeur qui enceinte une fille sait qu’il doit chercher un boulot pour subvenir
aux besoins de sa famille. Le pauvre sait qu’il doit chercher d’autres cordes à son arc
pour assurer une vie décente à sa famille.
Exemple : Ebinto, le héros du roman Les frasques d’Ebinto, écrit par Amadou KONE,
a dû arrêter ses études pour se trouver un job quand il a enceinté Monique.
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2- La présence du père est importante dans l’éducation des enfants du fait de
l’autorité et de la sécurité qu’il incarne.
Exemple : Dans L’enfant noir de Laye CAMARA, le narrateur a présenté son père
comme un être qui incarne l’autorité et la sécurité à la fois (confère l’histoire du
serpent qui était sur le point de piquer le narrateur, et celle où le père du narrateur est
allé frapper le directeur de son école).
3- Le père doit se rendre disponible pour ses enfants. Cela lui permet de mieux les
connaître et de mieux comprendre certains de leurs comportements.
Exemple : C’est à défaut de passer du temps avec son enfant Alain dans le roman
Petit Jo, enfant des rues de Evelyne Mpoudi Ngollé, que François Sango (le père
d’Alain) a échoué dans l’éducation de son enfant. Et Alain est devenu un délinquant.
II- Quelques cas pouvant empêcher le père de jouer convenablement son rôle
(antithèse) 1- Certaines circonstances de la vie peuvent amener l’homme,
malgré sa bonne volonté, à faillir à certains de ses devoirs paternels. En cas
d’accident cérébral, l’homme qui devient un malade mental n’est plus doté du sens
de discernement et se trouve par conséquent incapable de subvenir aux besoins de
sa famille, parce que ne pouvant plus travailler.
Exemple : Les travailleurs qui subissent des accidents du genre sont purement et
simplement remplacés à leur poste.
2- Certains métiers d’aujourd’hui prennent toute la disponibilité des parents et
ne leur permettent pas de s’occuper à plein temps de leurs enfants.
Exemple : Les enseignants ou les fonctionnaires qui sont mutés loin de leur famille,
les infirmiers ou les médecins qui font des gardes, ainsi que les soldats qui vont en
mission dans d’autres pays passent beaucoup de temps loin de leurs enfants, et dans
ces conditions, sont incapables de remplir convenablement tous leurs devoirs de père.
III- Intervention des deux parents pour une bonne éducation des enfants
(synthèse) Le rôle du père est d’une importance capitale dans l’éducation des
enfants mais ce serait une erreur de lui laisser toute la charge. D’ordinaire c’est à la
mère qu’est dévolue l’éducation des enfants. Et même si le père doit subvenir aux
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besoins matériels de la famille, même si sa présence auprès des enfants est
importante, il ne peut faire tout ce que la mère doit faire dans l’éducation des
enfants. Et sans la mère, le père non plus ne peut pas grande chose s’il est tout seul
face à l’éducation des enfants.
NB : l’introduction et la conclusion doivent être rédigées selon les normes.
SUJET N° 2.- COMMENTAIRE COMPOSE (TEXTE 2)
1- a) Idée générale (2 pts)
Le texte présente la maltraitance de Sarah qui l’a conduite à une vie de prostituée.
b) Centres d’intérêt possibles (2 pts)
- l’irresponsabilité des parents de Sarah
- les souffrances de Sarah
c) Deux indices textuels par centre d’intérêt (2 pts)
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· « elle prit la décision de mendier » → c’est la peur de la réaction de madame
Kokoui qui a poussé Sarah à la mendicité.
· « Le monsieur plus rapide et fort attrapa Sarah, la renversa, la maîtrisa au sol et la
viola » → c’est la cruauté de madame Kokoui qui est la cause de ce viol dont Sarah a
été victime. · « Sarah dut se prostituer » → l’utilisation du mot « dut » (verbe «
devoir ») fait comprendre que c’est à contre cœur et faute d’autre solution que Sarah
se livre à la prostitution.
2- Rédaction du devoir (10 pts)
Le candidat rédige son devoir selon le plan détaillé qu’il a fait.
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Critères d’évaluation du résumé(5 pts)
- fidélité au texte
1,5 pt
- la clarté dans l’expression
1 pt
- la concision dans la reformulation des idées
1,5 pt
- le respect des règles orthographiques, grammaticales 1 pt
· INTRODUCTION 3 pts
- Qualité de la synthèse 1 pt -
Pertinence de l’ouverture 1 pt
N B.- Pour la discussion, l’introduction est notée sur 1,5 pt, le corps
du devoir sur 4 pts, la conclusion sur 1,5
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