Cognitive TD
Cognitive TD
Initiation pratique à la
~ psychologie cognitive ~
TD
Lundi
10h50 - 12h50
Carole Ferrel
2 absences maximales
Livres
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SOMMAIRE
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(I)
3-4
23 janvier
~
Perception visuelle : illusions et perception 3D, pt 1
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(II)
6 février
5-8
~
Perception visuelle : illusions et perceptions 3D, pt 2
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(III)
20 février
9 - 14
~
Reconnaissance des objets
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(IV)
13 mars
15 - 18
~
Reconnaissance des visages
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(V)
27 mars
19 - 26
~
Grands paradigmes expérimentaux
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Cours N°1
Perception visuelle : illusions et perception 3D, pt 1
input - boîte noire - output
Nos comportements sont “stimulus free” : ce que font les gens dépend de ce qu’ils croient, désirent, et de la
manière dont ils interprètent les paroles, les objets ou encore l’environnement.
On ne peut pas uniquement comprendre le comportement humain à partir des propriétés objectives du monde ;
il faut aussi prendre en compte la manière dont le monde est perçu et représenté dans l’esprit.
o Les sensations
o La perception (des objets, des formes, des couleurs)
o Mémoire
o Le raisonnement et la résolution de problèmes
o Le langage et la compréhension
o L’attention
II - Le système visuel
Cristalin
4
III - La rétine
les cônes
les bâtonnets
Nous sommes des prédateurs car nous avons une petite vision centrale et une grande vision périphérique.
-> à l’inverse, les mouches et les chevaux sont capables de voir derrière eux, car ce sont des proies.
Dans le cerveau, les deux nerfs optiques se rejoignent au niveau du chiasma optique.
Là, les fibres provenant du côté gauche de chaque œil partent vers le corps genouillé latéral gauche.
Inversement, les fibres provenant du côté droit de chaque œil partent vers le corp genouillé latéral droit.
Cours N°2
Perception visuelle : illusions et perception 3D, pt 2
Les informations sont ensuite transmises vers le cortex visuel composé de différentes aires :
- Et la V5 (mouvement)
Notre vision du monde est incertaine : les sources principales d’ambigüité sont
- Le manque d’information est en partie dû au fait que l’image qui se forme sur notre rétine est en 2D
(largeur, hauteur), alors que le monde réel est en 3D (largeur, hauteur, profondeur)
Le cube est une figure géométrique simple, la plus simple pour notre système
visuel qui privilégie dans le monde toutes les représentations les plus simples
(Sinha et Adelson, 1993)
Notre cerveau a plusieurs façons d’interpréter le monde grâce à ses divers outils, qu’on appelle “redondances”.
Un autre moyen pour notre cerveau de compenser l’ambigüité d’une image est de s’appuyer sur l’organisation
de l’environnement, en particulier le fait qu’il y a beaucoup de redondances dans l’information à traiter
(Barlow, 1961).
Par exemple, notre langage est redondant : beaucoup de mots ont une orthographe qui nous permet de les
identifier après seulement quelques lettres.
Une illusion visuelle est la dissociation entre la réalité physique et la perception subjective d’un objet ou d’un
évènement. Avec l’illusion visuelle, nous percevons quelque-chose qui n’existe pas, ou ne voyons pas
quelque-chose qui est présent.
De nombreux facteurs, dont le contraste, les couleurs, les ombres et le mouvement des yeux créent des effets
qui influencent ce que nous “voyons”.
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Kitaoka
1 - Illusion du mouvement
SI l’on fixe notre regard sur l’un des points noirs présents
au centre de chaque serpent, le mouvement ralentit puis
s’arrête.
Ce qu’il se passe
Les mouvements oculaires sont nécessaires pour que cette illusion fonctionne. Ces mouvements oculaires
activent les mêmes régions cérébrales que celles impliquées dans la perception d’un mouvement réel.
Explication
Les différences de luminosité sur les bords de l’image peuvent “tromper” les neurones qui détectent le
mouvement et le contraste, et ainsi les activer artificiellement.
-> C’est la configuration du contraste entre le bord et le centre de chaque serpent qui piège le système visuel
en lui faisant croire qu’il y a du mouvement là où il n’y en a pas.
Adelson
2 - illusion de contraste
Ce “piège” visuel résulte du fait que le cerveau ne perçoit pas directement les
couleurs et la luminosité des objets, mais les compare à celles des éléments
qui les entourent.
Ici, le carré du haut apparaît plus foncé car il est entouré d’un fond clair, et
inversement pour le carré du bas.
Explication
La perception visuelle élémentaire :
Gregory
3 - illusion de distorsion de forme
Explication
Des neurones différents réagissent aux différentes teintes (blanc, noir, gris), de sorte que le gris ait l’air plus
clair à côté des carrés sombres, et plus foncé à côté des carrés clairs.
IV - La perception de la 3D
Les images rétiniennes sont en 2D, c’est donc au cerveau de “reconstruire” la 3D, et ce à partir de différents
indices. Il existe des indices :
Monoculaires Binoculaires
-> c’est la plupart de notre vision -> ils nécessitent les deux yeux
3D, et si l’on perd un oeil, on simultanément
voit toujours
1 - l’occultation
2 - la perspective
o Point de fuite : des lignes parallèles vues en profondeur se rejoignent au même point
o Taille apparente : des objets de même taille réelle ont des images d’autant plus petites qu’ils
sont éloignés
o Écart à la ligne d’horizon : plus les objets sont éloignés de l’observateur, plus leur image est
proche de la ligne horizontale représentant l’horizon
o Gradient de texture : l’image d’une texture est d’autant plus resserrée que la texture est
éloignée de l’observateur
3 - ombres et lumières
o La position d’une ombre par rapport à l’objet qui en est la cause indique la forme de l’objet.
Pour percevoir les ombres, le système visuel infère la position de la source lumineuse.
4 - parallaxe du mouvement
5 - l’accommodation
o Si les objets sont rapprochés, la lentille de l’oeil (le cristallin) va se bomber automatiquement
pour maintenir la netteté de l’image sur la rétine. La contraction des muscles qui commandent
le cristallin est un indice de la distance de l’objet.
Mécanisme de convergence
Stéréopsie : les petites différences entre l’image vue par l’oeil gauche et par l’oeil droit, qui sont espacés de
quelques centimètres, permettent d’apporter du relief à l’image : c’est la vision stéréoscopique.
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Cours N°3
Reconnaissance des objets
Reconnaître un objet, c’est l’identifier, discriminer ses caractéristiques spécifiques, le rattacher à une catégorie
d’objets, et pouvoir le nommer.
Reconnaissance de
l’objet
Le système visuel possède des “filtres” pour décoder une image. L’analyse d’une scène visuelle peut se faire à
différentes échelles de résolution spatiale.
Image de haute fréquence = analyse locale Image de basse fréquence = analyse globale
(ce que voient majoritairement les cônes) (ce que voient majoritairement les bâtonnets)
C’est donc l’intégration de toute la gamme des fréquences spatiales perçues qui nous permet de distinguer une
image complète, nette.
Mais chaque individu possède sa propre capacité à reconnaître les images, soit grâce aux données globales
(basses fréquences = l’ensemble de la figure), soit aux données locales (hautes fréquences = les détails, par ex :
les angles, les contours) d’une figure.
Les participants sont plus rapides à traiter la forme globale que locale.
II - La théorie de la Gestalt
L’individu structure et organise lui-même son environnement, de sorte que la perception ne peut plus se
rapporter à une somme des sensations élémentaires.
Forme : organisation structurale définie à partir des éléments de l’image et de leurs relations
Objet : se définit par rapport à sa fonction et donc dépendant de nos connaissances antérieures
Les psychologues Gestaltistes ont élaboré un certain nombre de lois qui expliquent la façon dont on se
représente le monde.
Désigne le fait de regrouper plusieurs éléments en une unité plus grande qui existe en soi. C’est ce qui permet
de donner du sens à l’environnement. Pour ce faire, il faut être capable de ségréger la figure du fond.
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La symétrie L’orientation
La taille
une figure est + souvent complexe qu’un fond une figure représente quelque-chose
12
Loi principale dont les 6 autres découlent : les éléments visuels tendent à être perçus d’abord
(automatiquement) comme une forme qui se veut simple, symétrique, stable, en somme une bonne forme.
des éléments proches dans l’espace des éléments identiques sont regroupés
sont regroupés en un percept commun en un percept commun
les éléments sont identifiés de façon à une forme fermée est plus facilement perçue
présenter le moins de points anguleux qu’une forme ouverte
des éléments qui se déplacent dans un les éléments sont regroupés pour
mouvement commun sont regroupés constituer les formes qui semblent les
en un percept commun plus familières ou significatives
Nous sommes capables de reconnaître une multitude de formes, très facilement, sans effort, même lorsque ces
formes sont...
- Incomplètes
- Partiellement cachées
- Sous des angles de vue divers
- Avec peu de luminosité
Reconnaître = donner un nom, un sens, à une forme. C’est-à-dire décider qu’un objet appartient à une catégorie
sémantique donnée.
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Concept : représentation mentale générale, abstraite, d’une catégorie. C’est une unité conceptuelle
fondamentale qui ne représente pas d’objet en particulier. Elle permet de catégoriser des objets.
Catégorie : toutes les unités, tous les exemplaires du monde réel reliés à un concept.
Exemples
= endroit où l’on vit, où l’on est protégé du = maison, appartement, niche, terrier...
monde extérieur, avec des murs, un toit, qui tous les exemplaires qui répondent à
nous tient chaud en hiver, etc.... la définition dans le monde réel.
En facilitant l’identification
-> il n’est pas nécessaire d’utiliser un mot différent pour chaque nouvel objet.
En facilitant l’organisation des informations
-> cela facilite la mémorisation et le raisonnement, notamment en permettant le groupement des informations.
En simplifiant les attentes, comportements et prédictions
-> on peut inférer les caractéristiques du nouvel objet à l’aide des caractéristiques de la catégorie.
Cela permet une simplification des attentes et une sélection des comportements appropriés = augmentation
de la performance dans la majorité des situations (ex. réponse de fuite devant un prédateur).
En somme, cela offre une réduction de la complexité du monde et une augmentation de notre efficacité lors de
nos interactions avec ce qui nous entoure.
III - La reconnaissance
La reconnaissance de l’objet consiste à comparer le nouvel objet avec un certain nombre d’exemplaires (réels)
en mémoire.
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La première estime que ce système est très inflexible : son bon fonctionnement suppose que l’on ait en mémoire
tous les gabarits que nous sommes susceptibles de rencontrer.
La seconde le qualifie “d’inefficace” : combien de comparaisons sont nécessaires avant que le bon gabarit ne soit
trouvé ?
-> ce n’est probablement pas le système utilisé en priorité par le système cognitif.
(b) - Prototype
Le prototype est la “moyenne” des membres de la catégorie : c’est une représentation abstraite, inexistante.
Il se développe avec l’exposition aux objets de la catégorie. La catégorie procède par la comparaison du nouvel
objet avec un prototype : si la similarité entre le nouvel objet et le prototype dépasse un certain seuil, l’objet
est reconnu comme faisant partie de la catégorie.
C’est un modèle défendu par plusieurs auteurs comme Eleanor Rosh ou Michael Posner, et qui cumule de
nombreuses preuves empiriques.
La théorie des géons stipule que les attributs élémentaires visuels sont regroupés en composantes élémentaires
3D, les géons. À partir d’un nombre fini de géons (36), il serait possible de représenter n’importe quel objet de
l’environnement.
Cours N°4
Reconnaissance des visages
Intensité (par exemple, la pollution lumineuse des magasins en ville : + l’objet est intense, + on le perçoit)
Couleur (le rouge et les couleurs chaudes attirent + notre attention)
Taille (un panneau de grande taille intéresserait + notre oeil)
Contraste (+ l’objet est contrasté, + on le perçoit)
Nouveauté (un objet nouveau nous interpellera plus, comme avec les vêtements et leurs nouvelles
collections)
Répétition (on peut parler de la musique, et du fait qu’elle est souvent de plus en plus agréable et
plaisante avec le nombre d’écoute croissant)
Mouvement (s’il est en mouvement, on le perçoit mieux, par exemple avec les publicités en vidéo)
Ambiguïté (+ un objet est nouveau, complexe et ambigu, + il attirera notre attention)
Position sociale (quelqu’un avec une position sociale élevée est mieux perçu, ont tient + compte de ce
qu’il dit)
Les expériences et la connaissance (par exemple, savoir reconnaître et identifier un type de plante,
d’insecte, ou alors l’expérience motrice liée à un sport)
Les attentes (comme avec le test Pigmalion, qui crée un cercle vertueux de comportements positifs et
bienveillants envers autrui, et avant tout, envers soi-même. La constante macabre est également un bon
exemple.)
La motivation (+ on est motivés, + on perçoit un objet)
Les sentiments
La culture (en fonction de notre culture (occidentale versus tribus non occidentalisées d’Amérique du Sud,
certaines illusions d’optique ne sont pas perçues ; donc, la culture influence notre perception)
II - Analyse méthodologique
Hypothèse : prédiction d’un lien entre deux variables : effets de la VI sur la VD. La valeur de la VD sera différente
en fonction des modalités de la VI.
Lorsque les deux parties de visages sont alignées, les parties supérieures apparaissent différentes alors qu’elles
sont toutes identiques. L’illusion perceptive disparait lorsqu’on décale les moitiés supérieures et inférieures ou
lorsque les visages sont présentés à l’envers.
Il voulait tester si les yeux et la bouche sont des indices importants pour déterminer l’expression d’un visage.
Deux visages à l’envers : yeux et bouches à l’endroit ou à l’envers (VI).
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Visage à l’endroit
-> traité de façon configurale, comme un tout, de façon automatique et difficilement répressible
Visage à l’envers
-> le traitement analytique est facilité au détriment du traitement global
-> l’attention peut être portée sur une seule partie
Petite expérience
Consigne
“Vous allez voir simultanément deux visages à l’écran. Il s’agit de visages composites, créées artificiellement en
prenant le haut du visage d’une personne et le bas du visage d’une autre personne. Votre tâche consiste à dire si
oui ou non les deux parties du haut des visages (front) sont identiques (peut importe le bas - menton). Vous
écrirez donc oui ou non en regard de chaque numéro sur votre feuille de réponse. Attention, les visages
n’apparaissent qu’une seconde”
Variable mesurée
Nombre de visages reconnus correctement comme étant identiques
Variable manipulée
Le sens de présentation du visage
Hypothèse opérationnelle
Le nombre de bonnes réponses au test est plus élevé lorsque les visages
sont présentés à l’envers plutôt qu’à l’endroit.
5 7,09
VD
4
nombre de visages
reconnus comme 3 4,77
étant identiques
correctement 2
Moyenne des résultats à l’étude de reconnaissance des visages en fonction du sens de présentation
Résultats globaux : moyennes des bonnes réponses au test de reconnaissance des visages : 4,77 lorsqu’ils sont
présentés à l’envers, 7,09 à l’endroit
Correction
Ce modèle fonctionnel est séquentiel, dérivé de la reconnaissance des formes et des mots.
Encodage structural
(analyse perceptive),
propriétés invariantes
Unité de reconnaissance
des visages / comparaisons
Catégorisation
connu / inconnu
Représentations sémantiques
spécifiques de l’identité
“Nœuds sur l’identité”
“Lou-Ann”
Code du nom
IV - Le cas de la prosopagnosie
La prosopagnosie aperceptive est un trouble du traitement du visage qui résulte en l’incapacité à reconnaître
l’objet visage. Le percept du visage ne peut être produit.
Un patient peut déclarer, par exemple, que tous les visages ressemblent à des ovales blancs et plats avec des
yeux sombres. Il est incapable de déterminer le sexe, l’âge ou l’identité de la personne.
La prosopagnosie associative est un trouble du traitement du visage qui résulte en l’incapacité à reconnaître les
visages familiers (de gens célèbres, des amis, de la famille, voire son propre reflet).
Ces patients savent quand ils sont entrain de regarder un visage, mais ne savent pas à qui il appartient, et, pour
identifier la personne, ils doivent utiliser d’autres indices tels que la voix, la silhouette, les vêtements..
La reconnaissance des autres objets n’est pas toujours affectée : la prosopagnosie correspond à un trouble de la
représentation des identités, et serait liée à une lésion du gyrus fusiforme.
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Cours N°5
Grands paradigmes expérimentaux
I - La méthode OHERIC
Après l’obtention de son doctorat au George Peabody College, il délaisse la psychologie pour devenir professeur
en études bibliques. Presque 100 ans plus tard, son travail de thèse a une influence retentissante en psychologie
cognitive. L’effet Stroop est massivement utilisé et étudié en psychologie cognitive.
Observation
Observation de l’époque : nommer une couleur prend plus de temps que lire le nom d’une couleur.
Hypothèse
H1 : On devrait observer des phénomènes d’interférence (comme un accroissement des temps de réactions par
rapport à des stimuli qui ne combinent pas ces deux informations)
(THEORIQUES)
H2 : Un entraînement à se focaliser sur l’information pertinente pourrait permettre de diminuer ces effets
d’interférence (mise en place d’un processus d’inhibition)
Expérience 1
Résultat
Expérience 2
Résultat
Résultats de l’expérience 2 : sur 100 essais au total, il faut 47 secondes de plus (en temps cumulé) pour nommer
les couleurs de mots sur les couleurs des formes (soit 74,3%).
Qualitatif = histogramme
Quantitatif = courbe
Interprétation/Conclusion
Extraits de la discussion :
“ Les associations qui sont formées au cours du développement entre les mots et la réponse de lecture sont plus
efficaces que celles formées entre les stimuli de couleur et la réponse de dénomination.”
“Ces associations étant le produit d’un entraînement, il est raisonnable de conclure que la différence de vitesse à
lire des noms de couleurs et à nommer des couleurs s’explique par la différence d’entrainement dans les deux
activités.”
“Le mot est associé à la réponse spécifique “lire”, tandis que le stimulus de couleur est associé à diverses
réponses : “admirer”, “nommer”, “atteindre”, “éviter”, etc.”
“Ce nouveau protocole de recherche ouvre une voie pour étudier les effets d’interférence et d’inhibition”.
Le tests Stroop est un test neuropsychologique des capacités d’inhibition pour les adultes.
Il est utilisé pour évaluer l’attention sélective (capacité de sélection d’informations pertinentes en présence de
distracteurs chez l’enfant et l’adolescent de 8 à 15 ans).
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(présentation prototypique)
Quel est le chiffre le plus élevé ? Quel est l’animal le plus grand ?
Pour l’animal, on voit d’abord l’image avant de penser au prototype que l’on connaît.
La cible est définie par une seule propriété La cible est définie par une combinaison
élémentaire sur une seule dimension de 2 propriétés élémentaires, 2 dimensions
différentes
Résultats
Exemple
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Automatique Contrôlé
Difficilement inhibée Caractéristiques Peut être interrompue
Brève Dure plus longtemps
L’attention conjointe : elle se développe vers l’âge de 6 mois et serait un processus de base de
l’acquisition de la théorie de l’esprit (Baron Cohen, 1994)
Le pointage : le suivi du pointage du doigt apparaît vers l’âge de 1 an et aurait un rôle fondamental
dans l’acquisition du vocabulaire (Bruner, 1983)
L’indiçage spatial provoqué par les indices sociaux serait aussi difficile à inhiber que celui provoqué
par un indice exogène (Frischen et al., 2007).
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(b) - Indiçage spatial chez les enfants avec TDAH (Marotta et al., 2010)
IV - L’écoute dichotique
L’écoute dichotique est utilisé dans le cadre des études sur la perception auditive, l’attention, le langage.
Elle consiste à placer un participant en situation d’écoute au moyen d’un casque stéréo dans lequel on diffuse
des signaux sonores qui peuvent être différents d’une oreille à l’autre.
Comment comprend-on ce que dit une personne lorsqu’une autre parle en même temps ?
Différentes voix ?
Gestuelles ?
Différentes intonations ?
Différents accents ?
Probabilité de transition (sujet, dynamique, syntaxe ?)
Grâce au paradigme d’écoute dichotique, il est possible d’éliminer tous les facteurs, sauf le dernier.
Capacité à diriger son attention pour suivre un discours ou une conversation dans une ambiance bruyante, par
exemple lors d’une réception ou d’un cocktail, tout en restant conscient des autres signaux sonores.
L’attention est un filtre qui permet au système de sélectionner l’information pertinente (cible) parmi des
informations non pertinentes (distracteurs).
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V - Résumé - sélection
La tâche d’écoute dichotique est une méthode qui permet d’étudier quelle information est sélectionnée.
Les résultats des premières études ont démontré une sélection hâtive, sur la base des caractéristiques physique
de l’information.
Mais, plusieurs travaux montrent que certaines informations dans le message non sélectionné peuvent être
reconnues.
Pour l’effet Cocktail party, certains stimuli peuvent être traités en dépit du fait que l’on doit prêter attention à
une autre conversation.
Notre attention peut même être involontairement capturée par des stimuli négatifs (ex : notre nom) présents
dans le fond sonore.
Treisman (1964) : “l’effet breakthrough” est obtenu quand la filature du message passe d’un canal à l’autre
(souvent relié au contexte sémantique).
La boîte noire
La constante macabre
Cognition incarnée
Enaction
Le système visuel (schéma)
La rétine (schéma)
De l’oeil au cortex visuel
Loi de la ségrégation des objets
Loi de la bonne forme
Les indices monoculaires
Les indices binoculaires
La gestalt théorie
Les 5 Lois de ségrégation figure/fond
6 Lois de l’organisation perceptive
Théorie d’ajustement au gabarit
Prototypes
Les géons de Birderman
Théorie de l’esprit
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