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Évolution et défis de la IVème République

Ce document décrit la difficile élaboration de la Constitution de la IVe République française et son régime parlementaire impossible en raison de l'instabilité gouvernementale. Il présente ensuite la genèse de la Ve République suite aux insuffisances de la IVe République et le renforcement de l'exécutif dans la Constitution de 1958.

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Thèmes abordés

  • Réformes institutionnelles,
  • Référendum,
  • Suffrage universel,
  • Coalitions,
  • Égalité homme-femme,
  • Régime politique,
  • Rationalisation du parlementar…,
  • Pouvoir exécutif,
  • Évolution politique,
  • Partis politiques
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Évolution et défis de la IVème République

Ce document décrit la difficile élaboration de la Constitution de la IVe République française et son régime parlementaire impossible en raison de l'instabilité gouvernementale. Il présente ensuite la genèse de la Ve République suite aux insuffisances de la IVe République et le renforcement de l'exécutif dans la Constitution de 1958.

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FICHES DROIT CONSTITUTIONNEL S2

LA IVÈME RÉPUBLIQUE

SECTION 1 : LA DIFFICILE ÉLABORATION DE D’UNE CONSTITUTION

I) ADOPTION DE LA NOUVELLE CONSTITUTION

3 solutions possibles :
- Revenir aux lois constitutionnelles de 1875 (logique car ordonnance de 1944 = Rép n’a jms cessé d’exister)
- Élire une assemblée constituante aux pouvoirs illimités (comme 1789 ou 1870)
- Élire une assemblée constituante aux pouvoirs limités

Référendum du 25 octobre 1945


Voulez-vous que l’assemblée élue à ce jour soit constituante ?
Approuvez-vous que les pouvoirs publics soient jusqu'à la mise en vigueur de la nouvelle Constitution organisée
conformément au projet de loi ci-contre ? (si « non » AC pvr illimités, ni « oui » AC pvr limités)

Rejet nette d’un retour à la IIIème République -> volonté d’une nouvelle Constitution (pvr limités)

Constitution provisoire du 2 novembre 1945 et projet de Constitution du 19 avril 1946


Régime parlementaire avec monocamérisme et monocéphalisme (+ institutions provisoires en attendant que l’AC adopte
la nouvelle Constitution)
2 partis importants : socialistes et communistes (donc Constitution fortement emprunte d’une vision de gauche)
Retour à la République de l’an I, nouvelle déclaration des droits mélangeant DDHC et nouveaux droits éco et socio (défait
le parallèle de la Constitution de l’an I qui ne reprends pas la DDHC)
Volonté de réduire le pouvoir du chef d’État (=exécutif)
Responsabilité du Conseil des ministres que devant la Chambre (pas devant le chef de l’État)
Finalement = constitutionnalisation de la pratique de la IIIème République (régime d’assemblée)
Perte du projet de Constitution le 5 mai 1946 par référendum
Une deuxième assemblée constituante va être élue

Constitution du 27 octobre 1946


Deviendra la Constitution de la IVème République
Est adopté à une petite majorité de « oui » (apparait + rejetée qu’adoptée)

II) LES TRAITS GÉNÉRAUX DE LA CONSTITUTION

o 110 articles précédés d’un préambule (qui rappelle la fidélité du peuple fr à la DDHC et renvoie à des principes fondamentaux,
intègre des droits et libertés qui se réfèrent aux besoins de l’après-guerre : civils et politiques (égalité homme-femme) et
économiques et sociaux (droit de travailler))
o Création du comité constitutionnel (7 membres élus par AN et 3 membres élu par le comité de la République)
En pratique, CC pas très efficace car parlementaires encore marqués par la IIIème République
Le juge ordinaire va se faire garant de la Constitution (contrôle la constitutionnalité d’actes de droits privé ou admin)
o Cette Constitution se situe en opposition relative avec les lois constitutionnelles de 1875 (évolution des pratiques + mette le
Président de côté)

SECTION 2 L’IMPOSSIBLE RÉGIME PARLEMENTAIRE

I) LA VOLONTÉ D’INSTITUER UN RÉGIME PARLEMENTAIRE MONISTE ET RATIONALISÉ

o Inspiration de l’Allemagne (entre deux-guerre) -> parlementarisme rationalisé (véritable gouv pr éviter les dérives)
o Pouvoir législatif = bicaméral (chambre basse suff universel direct & Conseil de la République élu par un collège)
o Pouvoir exécutif = Président de la République (7 ans) et Président du Conseil nommé par PR et investi dans l’AN
Désormais Président du Conseil n’est plus le résultat de la pratique mais de la Constitution
o Droit de dissolution du PR à la demande du PC après élaboration des ministres et avis des deux assemblées (il faut aussi que 2
crises ministérielles soient intervenues dans une période de 18 mois après les 18 premiers mois de la législature)
o Au sein de l’exécutif : PC a plus de pouvoirs, au sein du législatif : AN a plus de pouvoirs

II) LA PRATQUE INTITUTIONNELLE

o Instabilité gouvernementale : toute aussi forte que sous la IIIème République (22 cabinets vont se succéder avec une durée
maximale d’un an et 4 mois et minimum 10 jours)

Raisons qui ont conduit à cette forte instabilité ministérielle :

- Le système du vote calibré : les cabinets vont préférer démissionner dès qu’ils sont en majorité relative/minorité sans attendre
une dissolution de majorité absolue dû à un abus de confiance. Cette pratique va conduire à une erreur de tir car le
gouvernement d’Edgar Faure va être renversé non pas à la majorité relative mais à la majorité absolue.

- La double investiture : PC demande l’investiture à l’AN et soumet tout son gouv à une nouvelle investiture

- Plus de consensus entre les 3 grandes forces (droite gaulliste, SFIO et parti communiste -> tripartisme), les petits partis
reprennent le pouvoir. Ex : parti radical

o Tentative de renforcement de l’Exécutif

- Limiter le pouvoir législatif du Parlement (art. 13 de la Constitution de 1946 : interdit au Parlement de déléguer son pouvoir)
2 mécanismes :
> Loi du 17 août 1948 « André Marie » = système de lois cadres (le Parlement défini les grands principes et orientations
et l’Exécutif défini les domaines d’applications)
> Revenir aux décrets-lois de la IIIème République (violation de l’art. 13 de la Constitution)

7 décembre 1954 : réforme qui renforce le parlementarisme rationalisé et le pouvoir du Conseil (Chambre haute destinée à limiter les abus
révolutionnaires de la Chambre basse).
Navette parlementaire rétablie.
Si le gouvernement est renversé dans les 2 ans de son investiture -> dissolution automatique.

LA GENÈSE DE LA VÈME RÉPUBLIQUE

SECTION 1 : LE SOUCIS INITIAL DE RÉVISER LA CONSTITUTION DE LA IVÈME RÉPUBLIQUE

I) L’ATONIE DES INSTITUTIONS DE LA IVÈME RÉPUBLIQUE

- Processus de décolonisation par les armes (guerre d’Indochine, guerre d’Algérie)


- Régime d’assemblée caractérisée par une primauté du Parlement (incapacité à gérer la décolonisation)
- Situation politiquement instable : cabinet de Félix Gaillard renversé remplacé par celui de Pierre Pflimlin
- Comité de salut public placé à Alger composé de militaires
- René Coty (PR) appelle CDG à être PC au risque de démissionner s’il n’est pas investi.
- Passage d’un pouvoir aux mains des civils à un pouvoir militaires
- CDG exige des réformes, révisions de la Constitution, les rédacteurs cherchent à encadrer le pouvoir de CDG

II) LA LOI CONSTITUTIONNELLE DU 3 JUIN 1958

De Gaulle accepte de prendre la présidence du Conseil, le pouvoir constituant accepte de lui confier le fait de réviser selon un système
dérogatoire mais avec des limites prédéterminées.

5 conditions de fonds :
- Suffrage universel = source du pouvoir
- Séparation de l’Exécutif et du législatif (éviter les erreurs du régime de Vichy où tous les pouvoirs étaient aux mains de Pétain)
- Le gouvernement doit être responsable devant le Parlement (régime parlementaire, pas de régime présidentiel à l’américaine)
- Indépendance du pouvoir judiciaire
- Organisation des rapports de la République avec le peuple qui lui est associé (processus de décolonisation)

3 conditions de formes :

- Projet de révision soumis à l’avis d’un comité consultatif constitutionnel (composé de 2/3 de parlementaires -> on prend en
compte leurs avis, ce n’est pas que le gouv)
- Projet de Constitution soumis à l’avis du Conseil d’État
- Révision soumise au référendum (le peuple lui-même doit se prononcer, pas uniquement les représentants)

2 autres lois vont être adoptées :


Loi accordant au gouv des pouvoirs spéciaux en Algérie (état d’urgence)
Loi accordant les pleins pouvoirs législatifs pendant 6 moi au chef du gouvernement

SECTION 2 : LA RÉACTION DE LA CONSTITUTION DE LA VÈME RÉPUBLIQUE

I) LES ACTEURS DE LA RÉDACTION

Première influence : CDG (lutter contre le régime des partis, restauration d’un PR véritable chef de l’État, placé au-dessus des
contingences politiques, garant des institutions et ayant un lien particulier avec le peuple, qu’il puisse agir directement)
Deuxième influence : Michel Debré (garde des sceaux dans le gouv de 1958 puis PM, favorable à un renforcement de l’Exécutif
particulièrement du PC -> renforcement du parlementarisme rationalisé)

II) LES ÉTAPES DE LA RÉDACTION

Rédaction très brève (à peine 3 mois pour l’adoption)

SECTION 3 : LES CARACTÈRES INITIAUX DE LA CONSTITUTION DE LA VÈME RÉPUBLIQUE

I) LE RENFORCEMENT DE L’EXÉCUTIF

Exécutif bicéphale
o Chef de l’État et chef du gouv ont tous les deux un pouvoir fort, « Il s’agit de donner un pouvoir à la République » Michel Debré, chef
d’État = « clé de voute des institutions » selon Debré (art. 5)
o Gouvernement (plus de Cabinet) présidé par un PM (plus de Président du Conseil) qui gouverne (art. 20 al. 1), rejoint un peu le RU)

II) LA RATIONALISATION DU PARLEMENTARISME

o Parlementarisme rationalisé (mettre fin à la souveraineté parlementaire et les abus qui en ont découlé)
o Maintien d’un régime parlementaire
o Pas le même système qu’au RU ou en All mais volonté de pouvoir créer une majorité liée au gouvernement

Mécanismes destinés à ce que le législateur respecte le domaine du règlement


1) Permet au gouvernement de demander au CE ou au CC de délégaliser une disposition législative → il est possible de la remettre
à bon niveau.
2) Permet de refuser en cours de procédure parlementaire toute proposition de loi ou tout amendement qui est un règlement.
3) Encadrer la mise en jeu de la responsabilité du gouvernement (Art. 49 et 50 de la Constitution) -> un gouvernement ne peut
être mis en minorité qu’à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale.

o Volonté de subordonner la loi à la Constitution


o Création du Conseil constitutionnel (qui n’est plus politique car plus présidé par le PR comme avant avec le CCC)
= « canon sur le Parlement »

III) LA RÉINTÉGRATION DU PEUPLE

o Volonté de dépasser le régime représentatif


o Dernier alinéa de l’art. 2 citation de Lincoln « Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple »
o Art. 3 -> référendum
o PR responsable devant le peuple

IV) UNE CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE ET DE LA COMMUNAUTÉ


o Titre 13 de la Constitution
o Mettre en place une sorte de Commonwealth à la française en permettant aux anciennes colonies de choisir entre divers statuts
o Choix entre : garder le statut d’outre-mer, statut de département ou États-membres de cette communauté
o 11 territoires choisissent la participation à la Communauté en tant qu’État : Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Haute Volta,
Madagascar, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad
o La Guinée refuse l’adoption de la Constitution et devient indépendante
o 3 instances : Conseil Exécutif, Sénat, Cour arbitrale
o Avec la suite du processus de décolonisation la communauté va cesser d’exister dès 1960 mais titre relatif à la communauté
abrogé le 4 août 1995

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