Science : au service de l'homme ou de la nature ?
Science : au service de l'homme ou de la nature ?
JUILLET 2017
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SERIE A4
SUJET I La science est-elle au service de l’homme ou de la nature ?
1- COMPRÉHENSION
1.1- Analyse des
concepts et
expressions -Science = Connaissance rationnelle et objective de l‟univers ; connaissance positive
et rationnelle obtenue soit par démonstration, soit par vérification expérimentale ;
connaissance visant à découvrir des lois ; habileté technique ; connaissance
appliquée ; technoscience.
-Est-elle au service de = offre-t-elle son assistance à ; est-elle utile à ; aide-t-elle.
-L’homme = L‟être humain ; l‟être pensant ; l‟être doué de raison.
1.2- Reformulation -La nature = Le monde physique, l‟univers ; l‟environnement.
-La connaissance visant à découvrir des lois en vue de leur application offre-t-elle ses
bons offices à l‟être humain ou à l‟univers ?
-La science rend-elle service à l‟homme ou à la nature ?
1.3- Problème -La science est-elle utile à l‟homme ou à la nature ?
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B – La science comme étant au service de la nature.
1- La science apporte une assistance à la nature, car elle permet d‟étudier la nature,
de connaître les lois naturelles pour pouvoir agir.
2- La science permet à l’homme de protéger la nature.
-A travers la maîtrise et la promotion de la biodiversité, on évite l’extinction ou
la disparition de beaucoup d‟espèces animales, végétales e et autres.
-Prise de conscience du réchauffement climatique.
-Ethique environnementale qui permet le respect du droit de la nature
(cf. Hans Jonas, Michel Serres).
3- La science permet la régénérescence de la nature.
-A travers l’utilisation des produits chimiques, la science permet de développer et
de protéger la faune et la flore.
-Méthodes pour protéger et conserver la faune.
-Méthodes de production des plans permettant le reboisement.
C- Le double service de la science.
La science rend à la fois des services à l‟homme et à la nature.
..La science, par la connaissance des lois des phénomènes, par ses
applications pratiques, a incontestablement changé, amélioré les
conditions de vie de l‟homme. Elle permet aussi l‟étude de la nature en
cherchant à connaître ses lois.
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SUJET II La conscience individuelle est-elle le reflet de la société à
laquelle on appartient ?
1- COMPRÉHENSION
1.1- Analyse des -Conscience individuelle = Capacité personnelle de porter des jugements d‟ordre
concepts éthique sur ses actes et ceux des autres ; le pouvoir individuel de distinguer ce qui
est bien de ce qui est mal.
-Est-elle le reflet = est-elle le produit ou l‟image ; est-elle la résultante.
-De la société à laquelle on appartient = des circonstances sociales ; de
l‟éducation ; de la communauté humaine de son appartenance ; du milieu social ; des
structures sociales et culturelles.
-La capacité personnelle de porter des jugements d‟ordre éthique sur ses actes et
1.2- Reformulations ceux des autres est-elle le produit de la communauté humaine dont on est issu ?
-La conscience morale individuelle est-elle le produit des circonstances sociales ?
- La conscience morale individuelle est-elle le produit de l‟éducation (de la société) ?
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2- PLAN DÉTAILLÉ A-/ La conscience morale perçue comme le produit des normes transmises par
l’éducation.
1-/ Les sciences sociales ont rendu familière l’idée que nos repères moraux
sont façonnés par notre milieu familial et social.
Emile Durkheim : L‟esprit humain est dans son fond une conscience
collective : « Lorsque la conscience parle, c‟est la société qui parle en nous »
dit-il in Education morale. Il renchérit : « La conscience individuelle n‟est que
l‟écho de la conscience collective. »
Marx et Engels : Nos idées ou consciences individuelles dépendent de la
société, de la « conscience collective » ou sont la production de « l‟idéologie
de la classe dominante » (in L‟idéologie allemande)
Marx : « L‟homme n‟est homme que dans la communauté avec d‟autres
hommes. »
2-/ La conscience individuelle est l’effet de la censure exercée par les parents
sur nos inclinations (ou penchants) biologiques dont la principale est
la « libido ».
Sigmund Freud : Le « Surmoi » est l‟ensemble des interdictions, des tabous
et des contraintes qui expriment aux yeux de l‟enfant l‟autorité parentale et
qui, en se spiritualisant et en s‟extériorisant, deviendront la conscience morale
proprement dite, justifiée par les valeurs sociales.
Alain : L‟idée signifiée par le « Moi » provient de l‟intériorisation du milieu
dans lequel nous grandissons ; ce « Moi » est social ou d‟essence
sociale : « L‟idée du Moi se forme corrélativement à l‟idée des autres … Je
suis toujours pour moi un être fait de l‟opinion autour de moi … l‟existence
sociale me tient par l‟intérieur. » (Etudes)
Transition : Au vu de tout ce qui précède, la conscience s‟explique à partir des
formations sociales dans lesquelles elle s‟insère. La vraie morale ne résulte-t-elle pas
plutôt des valeurs universelles ?
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C-/ Synthèse : La conscience morale provient de deux sources.
Deux morales règnent dans toutes les communautés, dans toutes les sociétés
humaines et souvent sont en conflit parce que l‟une réclame le conformisme et l‟autre
l‟anticonformisme.
Henri Bergson : En toute société, observe-t-il, règne une morale que la
pression sociale tend à nous imposer, qu‟il appelle « une morale close » ou
acquise qui est celle d‟une société enfermée dans le souci de sa
conservation où l‟autorité, la hiérarchie, la fixité sont des mots d‟ordre. Il
montre qu‟au-dessus de « la morale close » en plane une autre qu‟il
appelle « une morale ouverte » (ou innée) sur des perspectives de liberté,
d‟égalité et de fraternité universelle.
Blaise Pascal : « La morale pure ne peut être emprisonnée dans les lois
sociales. »
3- Conclusion
La conscience individuelle trouve son fondement dans l‟éducation, dans la
vie sociale. Mais elle repose sur des valeurs universelles. Cette situation donne
raison à Emmanuel Kant qui soutenait que : « L‟homme est un animal qui a besoin
d‟un maître. » La difficulté vient de ce que ce maître a lui-même besoin d‟un maître.
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SUJET III COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE
I- Compréhension du
texte
1.1- Auteur -G. W. Friedrich Hegel.
1.2- Thème -Art. / Nature de l‟art ou essence de la production esthétique.
1.3- Question -L‟essence, la fin véritable de l‟art consiste-t-elle dans une imitation de la nature ?
implicite -Quelle est la finalité de l‟art ?
-La fin de l‟art n‟est pas d‟imiter la nature, mais de donner aux idées une existence
1.4- Thèse de l’auteur
sensible qui leur corresponde.
-L‟art est l‟expression de la réalité.
Conclusion La fin d‟une œuvre esthétique a longtemps consisté à imiter la nature. Hegel a
essayé de corriger cette opinion pour finalement soutenir que la finalité de l‟art est
de donner aux idées une existence sensible ./.
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SUJET I Les mathématiques expliquent-elles la nature ?
1- COMPRÉHENSION
1.1- Analyse des -Les mathématiques : « Les sciences de l‟ordre et de la mesure », sciences
concepts
hypothético-déductives, sciences abstraites.
-Expliquent-elles : Rendent-elles compte de ; traduisent-elles ; font-elles connaître….
-La nature : L‟ensemble des phénomènes, l‟ensemble des choses qui existent, le
réel.
1.3- Problème
-D‟ordinaire, on pense que les mathématiques expliquent la nature.
-Or, force est de constater que tous les aspects de la nature ne se prêtent pas à la
1.4-Problématique
mathématisation.
Opinion commune -Les mathématiques font-elles connaître réellement la nature ?
Constat
Question
Transition : Au regard de ce qui précède, il est clair que les mathématiques s‟évertuent
à expliquer la nature. Cependant, peut-on vraiment soutenir qu‟elles expriment tous les
domaines de la nature ?
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Les mathématiques échouent à traduire les émotions éprouvées par un individu. En
effet, les artistes peuvent exprimer la joie qu‟ils ressentent, les poètes extérioriser la
tristesse à travers les vers, mais aucune de ces émotions ne peut être quantifiée.
3- CONCLUSION Il est vrai que les mathématiques sont, pour l’esprit humain, une
admirable école de rigueur pour connaître la nature. Mais elles sont
incapables de traduire la nature dans sa totalité. /.
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SUJET II Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?
1- COMPRÉHENSION
1.1- Analyse des concepts -Le travail : L‟activité consciente exercée en vue de la transformation de soi et de la
nature pour les besoins fondamentaux de l‟homme ; l‟activité humaine destinée à
produire quelque chose d‟utile.
-Permet-il : Est-il ce par quoi ; donne-t-il le moyen ou la possibilité de.
-Prendre conscience de soi : Se révéler à soi et à autrui ; se connaître ; se découvrir.
1.2- Reformulation
-Par le travail, l‟homme se découvre-t-il ?
1.3- Problème
-Rôle ou valeur du travail.
-Rôle du travail dans la connaissance de soi.
1.4-Problématique
A. Opinion commune -Généralement, le travail est considéré comme une activité par laquelle l‟homme
prend conscience de lui-même.
- Constat -Mais il est à remarquer que le travail peut aussi être, pour l‟homme, un facteur
d‟assujettissement, d‟aliénation, de destruction et de dépossession de soi.
- Question -D‟où la question : Le travail est-il ce par quoi l‟homme prend conscience de lui-
même ?
2- PLAN DETAILLE
A- Le travail 1-/ Le travail fait de l‟homme un humain. Il permet à l‟homme d‟acquérir des titres
perçu comme variés de noblesse. Par le travail, l‟homme exprime la joie, le bonheur, sa fierté. Le
une activité travail est donc ce par quoi la personnalité de l‟individu s‟extériorise.
par laquelle Pour Hegel et les marxistes, le travail fait de l‟homme un sujet accompli ; le
l’homme travail est un moyen de salut et de réalisation de soi. Dans ‟‟La dialectique du
prend maître et de l‟esclave‟‟, Hegel disait que, par le travail, l‟esclave qui, au
conscience départ, était assujetti à son maître, devient le maître de son maître. Ce qui
de lui-même. signifie que le travail a transformé positivement l‟esclave de sorte que son
(Travail maître dépend désormais de lui. (Cf. Phénoménologie de l‟Esprit de Hegel).
comme 2-/ Il faut dire que grâce au travail, l‟homme cesse d‟être un étranger dans la nature.
moyen de 3-/ Le travail est, pour les hommes, l‟expression d‟une coopération, d‟une
prise de participation à la collectivité dans l‟interdépendance des métiers. Il est à l‟origine des
conscience échanges. Par le travail, l‟homme arrive à faire survivre la longue chaîne sociale. Le
de soi) travail permet à l‟homme de s‟humaniser. (Cf. Bernard Dadié : « Le travail ! Et après
le travail, l‟indépendance mon enfant. »
Emmanuel Mounier disait à ce propos que « tout travail travaille à faire un
homme en même temps qu‟une chose. »
Sous l’angle psychologique, le travail développe les facultés telles
l‟attention, la volonté, l‟intelligence, le courage.
Sous l’angle moral, l‟homme, par le travail, exprime le sens du devoir, de la
responsabilité et de la liberté.
C‟est pour cela qu‟Emmanuel Kant estimait que : « Le travail permet d‟acquérir de
nouvelles adresses et compétences sur le plan moral, social et psychologique. »
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Transition : S‟il est vrai que le travail est source de prise de conscience de soi, n‟est-
il pas aussi un facteur de dépossession de soi ?
B- Le travail comme 1-/ Etymologiquement, le travail est défini comme une souffrance, une peine, une
facteur de perte d‟énergie aussi physique que mentale, une punition ou une torture.
dépossession de soi. La tradition judéo-chrétienne le présentait comme une sanction divine.
Dans Genèse 3 verset 19, le Seigneur Dieu dit à Adam : « Tu mangeras ton
pain à la sueur de ton front ! »
Chez les Grecs, le travail est synonyme de mortification, de servitude. Voilà
pourquoi il est réservé aux esclaves. Hannah Arendt disait à ce propos : « Il
fallait avoir des esclaves à cause de la nature servile de toutes les
occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie. (in La condition de
l‟homme moderne.)
2-/ Avec la Révolution Industrielle, le travail est devenu, dans le monde
capitaliste, un signe de dépersonnalisation et de dépossession de soi. L‟ouvrier est
déshumanisé ; il est aliéné ; il travaille pour son maître et ne jouit pas du fruit de son
travail.
Le travailleur est devenu esclave de la machine. Il agit spontanément en faisant
de petits gestes sans réflexion. De plus, l‟objet qu‟il fabrique lui est étranger, il ne
peut pas le fabriquer seul, il n‟a pas de moyens pour se le procurer. Il a un salaire
dérisoire. Il est renvoyé en cas d‟accident de travail sans indemnité. Le travail est
sans repos, sans congé et sans récréation. A ce propos, Karl Marx dit
que : « L‟ouvrier vend sa force du travail en sacrifiant sa vie. »
Le travail devient un facteur de ruine de l‟esprit et de destruction du corps de
l‟homme au lieu d‟être le signe de réalisation de soi. C‟est dans ce sens que
Georges Friedmann, in Travail en miettes, parle de l‟instrumentalisation du travail.
Selon Daniel Rops : « La dégradation du travail entraine la dégradation du
travailleur. »
Transition : Le travail, pour être un moyen de prise de conscience de soi, ne doit-il
pas être humanisant ?
C- Condition du 1-/ Il est vrai que le travail est le moyen par lequel l‟homme prend conscience de lui-
travail humanisant. même. Il est une nécessité vitale pour l‟homme. Mais le travail, exercé dans des
(Nécessité conditions inhumaines, dégrade l‟homme, le détruit physiquement et spirituellement.
d’humanisation du Ce caractère bivalent du travail fait dire à Alain que : « Le travail est la meilleure et la
travail.) pire des choses : la meilleure s‟il est libre, la pire s‟il est serf. » Et à Albert Camus
de renchérir : « Sans le travail, toute vie pourrit. Mais sous un travail sans âme, la vie
s‟étouffe et meurt. » Selon Villemin : « Je travaille, donc je suis. »
2-/ Pour que l‟homme s‟affirme et se réalise par le travail, il faut créer des conditions
de travail dignes de la personne humaine. Nous pouvons évoquer la règlementation
des horaires, la réduction du temps de travail, la mécanisation du travail à visage
humain, l‟institution des congés payés et autres. C‟est seulement à cette condition
que le travail peut être un facteur d‟indépendance, d‟épanouissement et de prise de
conscience de soi.
3- CONCLUSION Il est vrai que le travail est le moyen par lequel le sujet humain prend conscience de
soi et se réalise. Mais le travail exercé dans des conditions inhumaines dégrade et
avilit l‟homme. C‟est pourquoi nous pouvons dire que le travail ne permet pas
forcément à l‟homme de prendre conscience de lui-même. Pour que l‟homme soit
épanoui dans et par le travail, il faut créer des conditions de travail dignes de la
personne humaine.
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SUJET III COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE
I- Compréhension du texte
1.1- Auteur Nietzsche.
1.2- Ouvrage Humain, trop humain.
1.5- Thèse de l’auteur -C‟est la méthode qui confère à l‟esprit scientifique sa valeur. « C‟est sur l‟intelligence
de la méthode que repose l‟esprit scientifique. »
-Selon Nietzsche, l‟esprit scientifique réside dans la méthode.
c- Nécessité de la c-/ « Il leur suffit de trouver une hypothèse quelconque sur une matière donnée, et
méthode en science / les voilà tout feu tout flamme pour elle, s’imaginant qu’ainsi tout est dit. Avoir une
Présentation du opinion, c’est bel et bien pour eux s’en faire les fanatiques et les prendre dorénavant
fanatisme comme la à cœur en guise de conviction. Ya-t-il une chose inexpliquée, ils s’échauffent pour la
conséquence première fantaisie qui leur passe par la tête et ressemble à une explication ; il en
inévitable du défaut résulte continuellement, surtout dans le domaine de la politique, les pires
de méthode
conséquences. C’est pourquoi tout le monde devrait aujourd’hui connaître à fond au
moins une science ; on saurait tout de même alors ce que c’est que la méthode, et
tout ce qu’il y faut d’externe circonspection. »
Procédés
d’argumentation Dès le début du texte à commenter, Nietzsche relève l‟importance de la méthode en
ère
1 idée : Les science, car celle-ci ne peut se construire en dehors de celle-là. Sans le recours aux
méthodes comme méthodes, d‟après notre auteur, on court le risque de voir les comportements
le fondement de déraisonnables ou les préjugés augmentés. Sans les méthodes, on assisterait, selon
l’esprit scientifique Nietzsche, à « une recrudescence de la superstition et de l‟absurdité. »
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3ère idée : Nécessité Nietzsche exhorte chacun à adopter une méthode dans la recherche scientifique
et dans d‟autres domaines tels la politique.
de la méthode en
science.
2.2- Intérêt
philosophique.
a-/ Mérites Nietzsche a le mérite de montrer l‟importance de la méthode en toutes sciences.
C‟est pour cela qu‟il incite tout savant à recourir à une méthode. La méthode est
donc, pour lui, la caractéristique fondamentale de l‟esprit scientifique.
Abondant dans les même sens, Descartes soutenait que toute science ou
Adjuvants connaissance se construit à base d‟une méthode : « Il est bien préférable de
ne jamais chercher la vérité sur aucune chose que de le faire sans
méthode. » (in Règles pour la direction de l‟esprit.)
- L’importance de la méthode en mathématique. Exemple :
L’axiomatique est une méthode qui permet d‟élaborer les principes
mathématiques.
-Pour Gaston Bachelard, tout se construit en science par la méthode : « En
science, rien ne va de soi. Rien n‟est donné. Tout est construit. » (in La
formation de l‟esprit scientifique.)
b- / Insuffisances Nietzsche a, dans ce texte, ignoré le rôle de l‟intuition dans l‟élaboration de la
connaissance scientifique.
Contempteurs Claude Bernard écrit : « La méthode par elle-même n‟enfante rien. L‟idée
expérimentale résulte d‟une sorte de pressentiment de l‟esprit. »
Robert Blanché affirme : « Les découvertes bouleversantes sont l‟œuvre
d‟un génie qui bouscule les méthodes. »
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SUJET I Les idées sont-elles à l’origine des mathématiques ?
1- COMPRÉHENSION
1.1- Analyse des -Les idées = Les concepts purs, les constructions de l‟esprit.
concepts -A l’origine = A la source, au fondement.
-Les mathématiques = « La science de l‟ordre et de la mesure », Les sciences ayant
pour objet les nombres et l‟étendue.
1.2- Reformulation -Les mathématiques sont-elles fondées sur de pures conceptions de l‟esprit ?
-Les concepts purs constituent-ils la source de « la science de l‟ordre et de la
mesure » ?
1.3- Problème
Origine, fondement, source des êtres mathématiques.
1.4-Problématiques
1-
Opinion commune Du point de vue des idéo-rationalistes, les êtres mathématiques sont de pures
Constat représentations de l‟esprit.
Or, d‟après les empiristes, les mathématiques sont tirées de la réalité concrète.
Question
De cette contradiction on se demande quel serait le fondement des mathématiques.
2-/
Opinion commune On conçoit généralement que les êtres mathématiques sont construits à base des
idées.
Or, à l‟analyse, les êtres mathématiques reflètent aussi certains êtres de la réalité
Constat
concrète.
Question Dire que les mathématiques sont de pures représentations de l‟esprit est-il
soutenable ?
2- PLAN DÉTAILLÉ
A- / Les idées comme fondement des mathématiques.
- Les idéo-rationalistes : Depuis l’origine des mathématiques dans les Ecoles
et Universités gréco-latines, les mathématiques sont traitées comme les
sciences abstraites.
Platon : Les mathématiques sont des sciences issues de la contemplation
des Idées. Elles sont des essences éternelles. Exemple : Les nombres
sont imperceptibles par les sens. Les mathématiques étant des idées, seule
la raison peut les saisir. Les cinq osselets de Socrate, le nombre “5” est
détaché de la réalité.
Descartes : “Les notions mathématiques sont des “idées innées”, les
sciences de la vérité qui existe éternellement.” Descartes inventa
beaucoup de notions mathématiques. “L‟idée véritable d‟un triangle était
déjà en nous.”
Cauchy inventa en trigonométrie, les nombres irrationnels tels que i2
= -1
Transition : Dire que les mathématiques sont des constructions de l’esprit signifie-t-il
que l’expérience sensible n’inspire pas la notion mathématique ?
B-/ L’expérience comme source des mathématiques.
-La nature fournit à l’esprit des êtres mathématiques, ce que soutiennent les
empiristes et les réalistes. Les mathématiques sont tirées directement de
l’expérience concrète. John Stuart Mill écrit : « Les points, les lignes, les cercles que
chacun a dans l‟esprit sont de simples copies des points, des lignes, des cercles qu‟il a
connus dans l‟expérience. »
-Les mathématiques sont tirées de l’observation de la nature. Henri
Poincaré : « S‟il n‟y avait pas de corps solides dans la nature il n‟y aurait pas de
géométrie. »
-Les mathématiques sont d’origine empirique : Le fil à plomb suggère une ligne
droite ; la lune pleine fournit le cercle ; le lac suggère le plan ; un grain de sable fournit
le point ; le tronc d‟arbre coupé en morceaux montre un cylindre. Un berger inculte
sait, par un coup d‟œil, que son troupeau n‟est pas au complet.
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1.2- Reformulation -Est-ce à base de l‟acquis que l‟être humain se détermine en tant qu‟homme ?
-Est-ce grâce à l‟éducation que l‟homme acquiert le caractère humain ?
-L‟homme s‟humanise-t-il par la culture ?
1.4-Problématique
Opinion commune
On a tendance à croire que l‟être humain doit tout ce qu‟il est à l‟ensemble des acquis
au sein de la société.
Constat Or, à l‟analyse, la culture a besoin avant tout de la nature pour faire un homme.
Question D‟où la question : Quelle est la véritable condition d‟humanisation de l‟homme.
2- PLAN DETAILLE
A-/ La culture
1-/ L’homme naît inachevé. Il n’est rien en dehors de la société.
comme condition
L‟homme vient au monde avec une nature inachevée qui ne se réalise qu‟au
d’humanisation de
contact du milieu social. Sans le secours de la culture, l‟homme devient un monstre, i.
l’homme.
e. un être à corps humain mais avec un comportement animal. L‟homme se fait dans la
société. C‟est le point de vue des culturalistes, des sociologues et des
existentialistes.
Thomas Hobbes : « L‟homme est méchant à l‟état de nature, il s‟humanise et
se perfectionne avec la culture. » (in Le Léviathan.)
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Emmanuel Kant : « La discipline transforme l‟animalité en humanité (…) C‟est
l‟acte par lequel on dépouille l‟homme de son animalité. »
Emile Durkheim : « Lorsque la conscience parle c‟est la société qui parle en
nous. »
Lucien Malson : « Avant la rencontre d‟autrui et du groupe, l‟homme n‟est rien
que des virtualités aussi légères qu‟une transparente vapeur. Toute
condensation suppose un milieu ; c‟est-à-dire le monde des autres. » (in Les
enfants sauvages) Les exemples de Kamala, d‟Amala et de Victor de
l’Aveyron montrent que, sans la culture ou l‟éducation, l‟homme ne peut
jamais accéder à l‟humanité.
Karl Marx : « L‟homme n‟est homme que dans la communauté avec d‟autres
hommes. »
Malinowski : « La véritable nature humaine réside dans les structures sociales,
second milieu créé par l‟homme. »
Alain : « Chacun de nous est vêtu de civilisation. »
C-/ Interaction de 1-/ Le naturel et le culturel ne sont pas exclusifs ; ils sont indissociables. On ne
l’inné et de l’acquis saurait négliger ni la nature ni la culture dans la formation complète de l‟homme. La
comme véritable vraie nature de l‟homme réside dans une interaction du biologique et du culturel. Il est
détermination de difficile de dissocier le naturel du culturel dans l‟homme.
l’humanité. L’homme ne se réduit pas seulement à la culture. La culture ne fait
qu’exploiter l’équipement génétique de l’homme pour faire un homme.
François Jacob : « C‟est par une interaction constante du biologique et du culturel
pendant le développement de l‟enfant que peuvent mûrir et s‟organiser les structures
nerveuses qui sous-tendent les performances. » Il ajoute : « C‟est l‟équipement
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génétique de l‟enfant qui lui donne la faculté de parler, mais c‟est son milieu qui lui
apprend une langue plutôt qu‟une autre. » (in Le jeu des possibles)
Serge Moscovici : « La coupure effective de la société vis-à-vis de la nature est une
illusion. » (in Pour une anthropologie fondamentale)
Albert Jacquard : « Le naturel et le culturel ne peuvent être appréciés séparément. »
Friedrich Nietzsche : « Les qualités naturelles et les qualités proprement humaines
sont indissociablement mêlées. »
Maurice Merleau-Ponty : « Tout est fabriqué et tout est naturel chez l‟homme. »
(in Phénoménologie de la perception)
Edgar Morin : « L‟homme est un être bio culturel. »
Claude Lévi-Strauss : « L‟homme est un être biologique en même temps qu‟un
individu social. »
3- CONCLUSION La culture joue un rôle fondamental dans l‟accès de l‟homme à l‟humanité. Il faut
toutefois tenir compte des facteurs biologiques. La véritable humanisation de l‟homme
dépend aussi bien de ses dispositions naturelles que des circonstances de son
existence ./.
………………………………………………………..
SUJET III COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE
I- Compréhension du texte
1.1-Auteur
Epictète.
Manuel, Pensée XXII.
1.2-Ouvrage
1.4- Thèse de l’auteur Le philosophe doit s‟élever au-dessus des railleries et persister dans ses convictions.
Le philosophe doit avoir, dans la société, une attitude de persévérance dans ses idées
afin de susciter l‟admiration de ceux qui le tournaient en dérision.
II- CORPS DU DEVOIR A-/ Structure argumentaire du texte.
2.1- Étude ordonnée 1er Mvmt : « Si tu as le désir de la philosophie, prépare-toi à encourir de ce fait la dérision, les
Procédé railleries de la foule, ses quolibets comme : « Tout d’un coup, il nous est revenu philosophe ! »,
d’argumentation et : « D’où nous vient ce sourcil hautain ? » »
Titre : Les railleries de la foule à l’égard du philosophe.
Arguments :
La pratique de la philosophie expose le philosophe à coup sûr à la raillerie de la
foule.
Epictète prépare ainsi mentalement celui qui a le désir de la philosophie à
s‟attendre à toute forme de plaisanteries malveillantes et à toutes railleries.
On pourrait en déduire que la philosophie est mal perçue par le commun des
mortels.
2èmè Mvmt : « Quant à toi, n’aie pas le sourcil hautain ; tiens-t’en à ce qui te paraît le
meilleur, avec la conviction que Dieu t’a posté à cette place ; et souviens-toi de ceci : si tu
persévères dans ton propos, ceux-là mêmes qui se riaient de toi d’abord finiront par t’admirer ;
mais si tu les laisses prendre le dessus, tu t’attires une double dérision. »
Titre : Attitude convenable du philosophe.
Arguments :
Le philosophe doit avoir une attitude d‟humilité et de modestie intellectuelle.
Il lui faut savoir s‟en tenir à ses idées sans chercher forcément l‟adhésion de la
société.
Le philosophe doit avoir la conviction qu‟il a une mission suprême dans la
société.
En persévérant dans ses idées, le philosophe finit par susciter l‟admiration de
ceux qui le tournaient en dérision.
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2.3- Intérêt philosophique
Mérites
Epictète, philosophe stoïcien, a le mérite de montrer que le philosophe subira
de la part de la société toutes sortes de railleries à cause de l‟incompréhension
de ses idées.
Il a su préparer l‟esprit de ceux qui aspirent à devenir philosophe en les invitant
à la persévérance.
Epictète a pu dépasser la conception illusoire que le commun des mortels a de
la philosophie.
Il ajoute que le philosophe a plutôt une mission transformatrice de la société.
Les adjuvants
Platon : Cf. La dialectique ascendante et descendante : Le retour du
philosophe dans la cité. D‟où son idée de « philosophe-roi. »
Descartes : Rôle civilisateur et humanisateur de la philosophie : « Chaque
nation est d‟autant plus civilisée et polie que les hommes y philosophent
mieux. »
L’UNESCO sollicite l‟enseignement de la philosophie pour développer dans
l‟esprit des hommes les vertus de paix, de tolérance, de respect des
différences.
Les travaux et les écrits des philosophes ont fait émerger les notions de Droit de
l‟Homme, de dignité et de démocratie.
Le philosophe est encore utile aujourd‟hui contre le fanatisme, l‟obscurantisme, les
violences de toutes sortes qui s‟emparent de nos sociétés.
Conclusion
Loin de se laisser abattre par les railleries de la société, le philosophe doit garder
le sens de la persévérance car philosopher, c‟est s‟engager pour la vie, c‟est défendre
les idéaux de paix, de solidarité et d‟humanité . /.
CRITÈRES DE CORRECTION
Compréhension C1 = /6
Méthodologie C2 = /4
Culture philosophique adaptée C3 = /6
Présentation, Style et expression C4 = /4
TOTAL = /20
APPRÉCIATIONS DE NOTES
NOTES APPRECIATIONS
0 Travail nul
1-2 Travail très
mauvais
3-4 Travail mauvais
5-6 Travail très faible
7 Travail très
insuffisant
8-9 Travail
insuffisant
10-11 Passable / Moyen
/ Acceptable
12-13 Assez-bien
14-15 Bien
16-17 Très bien
18-20 Excellent
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