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Profil des Enfants avec Caries Précoces à Lille

Cette thèse étudie le profil d'enfants porteurs de caries précoces reçus dans un service d'odontologie d'un CHU en 2019-2020. L'étude analyse des données cliniques et épidémiologiques de patients. Le but est de mieux comprendre les caractéristiques de cette population et d'améliorer leur prise en charge.

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Profil des Enfants avec Caries Précoces à Lille

Cette thèse étudie le profil d'enfants porteurs de caries précoces reçus dans un service d'odontologie d'un CHU en 2019-2020. L'étude analyse des données cliniques et épidémiologiques de patients. Le but est de mieux comprendre les caractéristiques de cette population et d'améliorer leur prise en charge.

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UNIVERSITE DE LILLE

FACULTE DE CHIRURGIE DENTAIRE

Année de soutenance : 2020 N°:

THESE POUR LE
DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et soutenue publiquement le 30 Septembre 2020


Par Angéline LEBLANC
Née le 07/06/1994 à Lille - France

PROFIL DES ENFANTS PORTEURS DE CARIES PRECOCES REÇUS DANS


LE SERVICE D’ODONTOLOGIE DU CHU DE LILLE EN 2019/2020 :

ETUDE ANCILLAIRE

JURY
Président : Madame le Professeur Caroline DELFOSSE
Assesseurs : Monsieur le Docteur Thomas TRENTESAUX
Monsieur le Docteur Thomas MARQUILLIER
Madame le Docteur Mathilde LOBRY
Président de l’Université : Pr. J-C CAMART
Direction Général des Services de l’Université : A. de LAMOTTE
Doyen : E. BOCQUET
Vice-Doyen : A. de BROUCKER
Responsable des Services : S. NEDELEC
Responsable de la scolarité : M. DROPSIT

PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’U.F.R.

PROFESSEURS DES UNIVERSITES :

P. BEHIN Prothèses

T. COLARD Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

E. DELCOURT-DEBRUYNE Professeur Emérite Parodontologie

C. DELFOSSE Responsable du Département d’Odontologie


Pédiatrique

E. DEVEAUX Dentisterie Restauratrice Endodontie

2
MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES

K. AGOSSA Parodontologie

T. BECAVIN Dentisterie Restauratrice Endodontie

A. BLAIZOT Prévention, Epidémiologie, Economie de la Santé,


Odontologie Légale.

P. BOITELLE Prothèses

F. BOSCHIN Responsable du Département de Parodontologie

E. BOCQUET Responsable du Département d’Orthopédie


Dento-Faciale Doyen de la Faculté de Chirurgie
Dentaire

C. CATTEAU Responsable du Département de Prévention,


Epidémiologie, Economie de la Santé, Odontologie
Légale.

X. COUTEL Biologie Orale

A. de BROUCKER Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

M. DEHURTEVENT Prothèses

T. DELCAMBRE Prothèses

F. DESCAMP Prothèses

M. DUBAR Parodontologie

A. GAMBIEZ Dentisterie Restauratrice Endodontie

F. GRAUX Prothèses

P. HILDELBERT Responsable du Département de Dentisterie


Restauratrice Endodontie

C. LEFEVRE Prothèses

J.L. LEGER Orthopédie Dento-Faciale

M. LINEZ Dentisterie Restauratrice Endodontie

T. MARQUILLIER Odontologie Pédiatrique

G. MAYER Prothèses

L. NAWROCKI Responsable du Département de Chirurgie Orale


Chef du Service d’Odontologie A. Caumartin - CHRU Lille

C. OLEJNIK Responsable du Département de Biologie Orale

P. ROCHER Fonction-Dysfonction, Imagerie, Biomatériaux

L. ROBBERECHT Dentisterie Restauratrice Endodontie

M. SAVIGNAT Responsable du Département des Fonction-Dysfonction,


Imagerie, Biomatériaux

T. TRENTESAUX Odontologie Pédiatrique

J. VANDOMME Responsable du Département de Prothèses

3
Remerciements…

…Aux membres du jury,

4
Madame la Professeure Caroline DELFOSSE

Professeure des Universités – Praticien Hospitalier des CSERD

Section Développement, Croissance et Prévention

Département Odontologie Pédiatrique

Docteur en Chirurgie Dentaire

Doctorat de l’Université de Lille 2 (mention Odontologie)

Diplôme d’Etudes Approfondies Génie Biologie & Médical - option Biomatériaux

Maîtrise de Sciences Biologiques et Médicales

Diplôme d’Université « Sédation consciente pour les soins bucco-dentaires »


(Strasbourg I)

Responsable du Département d’Odontologie Pédiatrique

Vous me faites l’honneur d’avoir accepté la présidence de mon jury de thèse, je vous
en remercie. Ce travail représente mon profond respect pour toute l’équipe du
Département d’Odontologie Pédiatrique dont vous avez la responsabilité. La qualité
de votre enseignement m’a été d’une grande aide pendant mon parcours clinique, et
continuera à l’être durant mon exercice futur.

5
Monsieur le Docteur Thomas TRENTESAUX

Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier des CSERD

Section Développement, Croissance et Prévention

Département Odontologie Pédiatrique

Docteur en Chirurgie Dentaire

Docteur en Ethique et Droit Médical de l’Université Paris Descartes (Paris V)

Certificat d’Etudes Supérieures de Pédodontie et Prévention – Paris Descartes (Paris


V)

Diplôme d’Université « Soins Dentaires sous Sédation » (Aix-Marseille II)

Master 2 Ethique Médicale et Bioéthique Paris Descartes (Paris V)

Formation certifiante « Concevoir et évaluer un programme éducatif adapté au


contexte de vie d’un patient »

Je vous remercie d’avoir accepté de faire partie de mon jury. Mon cursus en
odontologie pédiatrique a été marqué par vos connaissances, votre patience et votre
pédagogie. Veuillez retrouver dans ce travail l’expression de ma plus grande
reconnaissance et de mon plus profond respect.

6
Monsieur le Docteur Thomas MARQUILLIER

Maître de Conférences des Universités – Praticien Hospitalier des CSERD

Section Développement, Croissance et Prévention

Département d‘Odontologie Pédiatrique

-Docteur en Chirurgie Dentaire

Spécialiste Qualifié en Médecine Bucco-Dentaire

Certificat d’Etudes Supérieures Odontologie Pédiatrique et Prévention

Attestation Universitaire soins dentaires sous sédation consciente au MEOPA

Master 1 Biologie Santé – mention Ethique et Droit de la Santé

Master 2 Santé Publique – spécialité Education thérapeutique et éducations en santé

Diplôme du Centre d’Enseignement des Thérapeutiques Orthodontiques


orthopédiques et fonctionnelles

Formation Certifiante Concevoir et Evaluer un programme éducatif adapté au contexte


de vie d’un patient

Formation du personnel de pédiatrie à l'éducation thérapeutique de l‘enfant atteint


d‘une maladie chronique et de ses proches

Lauréat du Prix Elmex de la Société Française d’Odontologie Pédiatrique

Voici l’aboutissement de ce long travail, qui n’aurait jamais vu le jour sans votre
rigueur et votre patience. Vous avez su m’aider en toute circonstance et je vous en
remercie. Vous aider sur cette étude a été plus qu’enrichissant, et c’est avec honneur
que je vous en présente le résultat final. J’espère que cette thèse d’exercice est à la
hauteur de vos espérances, veuillez y retrouver l’expression de ma plus grande
estime. Je vous transmets tout mon courage pour clôturer la fin de ce travail avec
votre thèse de recherche.

7
Madame le Docteur Mathilde LOBRY

Assistante Hospitalo-Universitaire des CSERD

Section Développement, Croissance et Prévention

Département Odontologie Pédiatrique

Docteur en Chirurgie Dentaire

Certificat d’Etudes Supérieures d’Odontologie Pédiatrique et de Prévention – Université Paris V

Master I de Biologie et de Santé – Informatique Médicale – Université Lille 2

Attestation de formation aux soins bucco-dentaires sous inhalation de MEOPA – Université de Lille 2

Vous avez accepté de siéger dans mon jury avec une grande spontanéité et je vous
en remercie. Je vous transmets par ce travail l’expression de ma plus grande estime
et de mon plus profond respect.

8
… A mes proches,

9
Table des abréviations

ACP-CPP (complexe) : Amorphe Calcium Phosphate - Caséine Phosphopeptide.


AG : Anesthésie Générale.
ATR : Atraumatic Restorative Treatment.
caod (indice) : dents cariées, absentes ou obturées.
CHU : Centre Hospitalier Universitaire.
CPP : Couronne Préformée Pédodontique.
CPP : Comité de Protection des Personnes.
CRF : Case Report Form.
CVI : Ciment Verre Ionomère.
Drees : Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques.
EAPD : European Accademy of Pediatric Dentistery.
ECC : Early Childhood Caries.
ETP : Education Thérapeutique du Patient.
HAS : Haute Autorité de Santé.
ICCMS : International Caries Classification and Management System.
ICDAS : International Caries Detection and Assessment System.
ITR : Interim Therapeutic Restoration.
MEOPA : Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote.
NRCT : Non Restorative Caries Treatment.
RCI : Risque Carieux Individuel.
SDF : Silver Diamine Fluoride.
S-ECC : Severe – Early Childhood Caries.
UF : Unité Fonctionnelle.
GHT : Groupement Hospitalier de Territoire.

11
Table des matières
1. Introduction ..................................................................................................... 15
1.1 Définitions ....................................................................................................... 15
1.1.1 ECC .......................................................................................................... 15
1.1.2 S-ECC ...................................................................................................... 15
1.2 Prévalence ...................................................................................................... 15
1.2.1 Au niveau mondial .................................................................................... 15
1.2.2 En France ................................................................................................. 15
1.3 Conséquences de la maladie carieuse............................................................ 16
1.3.1 Individuelles .............................................................................................. 16
1.3.2 Familiales ................................................................................................. 16
1.4 Etiologies ........................................................................................................ 16
1.4.1 Le facteur alimentaire ............................................................................... 16
1.4.2 La susceptibilité individuelle de l’enfant .................................................... 17
1.4.3 Le facteur bactérien .................................................................................. 17
1.4.4 Le facteur temps ....................................................................................... 17
1.4.5 Résumé de l’étiologie de la carie .............................................................. 18
1.5 Les principaux facteurs associés .................................................................... 18
1.5.1 Facteurs non modifiables .......................................................................... 18
1.5.1.1 Biologiques ......................................................................................... 18
1.5.1.2 Cliniques............................................................................................. 18
1.5.1.3 Facteurs socioéconomiques et structure familiale............................... 19
1.5.2 Facteurs modifiables ................................................................................. 19
1.5.2.1 Comportementaux .............................................................................. 19
1.5.2.2 Connaissances en santé orale des parents ........................................ 20
1.5.2.3 Croyances des parents ....................................................................... 20
1.5.2.4 Niveau de littératie .............................................................................. 21
1.5.2.5 Facteurs environnementaux ............................................................... 21
1.5.2.6 Accès aux soins dentaires .................................................................. 21
1.6 La prise en charge des patients ...................................................................... 22
1.6.1 Le Risque Carieux individuel (RCI) ........................................................... 23
1.6.2 Détection des lésions carieuses et évaluation de leur activité ................... 24
1.6.2.1 Examen et diagnostic clinique : la classification ICDAS ...................... 24
1.6.2.2 Examens complémentaires ................................................................ 24
1.6.3 Activité des lésions carieuses ................................................................... 25
1.6.4 Plan de traitement ..................................................................................... 25

12
1.6.5 Traitement ................................................................................................ 25
1.6.5.1 Prévention .......................................................................................... 25
1.6.5.2 Soins restaurateurs ............................................................................ 27
1.6.5.3 Chirurgie ............................................................................................. 28
1.6.5.4 Réhabilitation prothétique et maintien de l’espace .............................. 28
1.6.5.5 Enfants non compliants ...................................................................... 28
1.6.5.6 Résumé du traitement des caries précoces de l’enfant ....................... 30
1.7 Objectif de l’étude ........................................................................................... 31
2. Matériel et méthode ......................................................................................... 31
2.1 Type d’étude ................................................................................................... 31
2.2 Population ....................................................................................................... 33
2.2.1 Mode d’identification des personnes ......................................................... 33
2.2.2 Les critères d’inclusion, de non inclusion, d’exclusion ............................... 33
2.2.2.1 Les critères d’inclusion ....................................................................... 33
2.2.2.2 Les critères de non inclusion .............................................................. 33
2.3 Outil de recueil des données ........................................................................... 33
2.3.1 Origine des données recueillies ................................................................ 33
2.3.2 Nature des données recueillies ................................................................. 34
2.3.3 Justification du recours aux données nominatives .................................... 34
2.4 Méthode de recueil ......................................................................................... 34
2.5 Durée .............................................................................................................. 34
2.6 Analyse des données ...................................................................................... 35
2.6.1 Logiciel ..................................................................................................... 35
2.6.2 Analyses statistiques ................................................................................ 35
2.6.3 Nombre de participants ............................................................................. 35
2.7 La conservation et le stockage des données................................................... 35
2.7.1 Traitements des données recueillies ......................................................... 35
2.7.2. Mode de circulation des données ............................................................ 35
2.7.3 Droit d’accès aux données des sujets et documents sources ................... 35
2.7.4 Conservation des documents et des données .......................................... 36
2.8 Autorisation ..................................................................................................... 36
2.9 Validation du protocole ................................................................................... 36
3. Résultats .......................................................................................................... 36
3.1 Population ....................................................................................................... 36
3.1.1 Age ........................................................................................................... 36
3.1.2 Sexe ......................................................................................................... 37

13
3.1.3 Pays de naissance .................................................................................... 37
3.2 Maladie carieuse ............................................................................................. 37
3.3 Pathologies au long cours ............................................................................... 39
3.3.1 Pathologies au long cours ......................................................................... 39
3.3.2 Traitements au long cours ........................................................................ 40
3.4 Hygiène orale .................................................................................................. 41
3.5 Hygiène alimentaire ........................................................................................ 43
3.5.1 Alimentation .............................................................................................. 43
3.5.2 Boissons ................................................................................................... 46
3.6 Parenté avec l’accompagnant ......................................................................... 51
4. Discussion ....................................................................................................... 52
4.1 Caractéristiques socio-démographiques ......................................................... 52
4.2 Etat de santé ................................................................................................... 54
4.3 Comportements de santé orale ....................................................................... 54
5. Conclusion ....................................................................................................... 56

14
1. Introduction

1.1 Définitions

1.1.1 ECC
La carie précoce de l’enfant, ou Early Chilhood Caries (ECC) est considérée
comme une forme sévère et précoce de la maladie carieuse. Elle est définie par la
présence d’une ou plusieurs dents cariées, dents obturées ou absentes pour raisons
carieuses chez un enfant d’âge préscolaire (0 à 60 mois) (1,2).

1.1.2 S-ECC
On peut décrire la forme comme sévère ou Severe - Early Childhood Caries (S-
ECC) lorsqu’au moins une des conditions ci-dessous est remplie (1–3) :
• Des surfaces lisses sont atteintes chez un enfant de moins de 3 ans,
• Une ou des dents antérieures maxillaires sont atteintes par la carie,
obturées ou absentes pour raisons carieuses,
• L’indice caod (dents cariées, absentes ou obturées) supérieur ou égal
o à 4 chez un enfant de 3 ans,
o à 5 chez un enfant de 4 ans,
o à 6 chez un enfant de 5 ans.

1.2 Prévalence

1.2.1 Au niveau mondial


La littérature internationale (basée sur 72 études) estimait en 2014 la
prévalence à 17% chez les enfants d’un an, augmentant à 63% à 5 ans (4).
La carie est désormais reconnue comme la maladie chronique la plus répandue dans
le monde: 20 à 30% des enfants concentrent toujours 80% des caries dentaires ; la
pathologie touche particulièrement les milieux socio-économiques défavorisés (5,6).

1.2.2 En France
Depuis les vingt dernières années, en France, la prévalence de la maladie
carieuse est en diminution. En effet, en 1987, l’indice CAO (dent cariée, absente ou
obturée sur dents permanentes) était de 4,20, alors qu’il a diminué à 1,94 puis 1,23 en
1998 et 2006 (7).
En 2009, une étude menée en France révélait que la prévalence de la carie était de
12% chez enfants de 4 ans (4).
Selon la Drees, en 2013, 16% des enfants entre 5 et 6 ans avaient encore au moins
une dent cariée, (5,5% une carie et 10,5% deux caries ou plus) et pour les deux tiers
d’entre eux, elles n’étaient pas soignées. Seuls 8% des enfants de cadres en grande
section maternelle avaient au moins une dent cariée, contre 30% pour les enfants
d’ouvriers. De même, 24% des enfants d’ouvriers ont une dent non soignée, contre
seulement 4% chez les enfants de cadres (8).
15
1.3 Conséquences de la maladie carieuse

1.3.1 Individuelles
L’ECC peut avoir des conséquences lourdes chez l’enfant. Les douleurs
peuvent être aigues ou devenir chroniques, nécessitant des consultations en urgence
voire des hospitalisations. Des retards de développement et une diminution de la
qualité de vie sont également des conséquences de la carie précoce. Un cercle vicieux
s’installe une fois la maladie carieuse en place, car les enfants atteints d’ECC sont
plus à risque de développer de nouvelles lésions carieuses que les autres (4). Une fois
la pathologie installée, il s’agit d’un facteur prédisposant majeur de développement de
caries à l’âge adulte. Elle est donc reconnue comme une maladie chronique pour de
nombreux auteurs (9).
Des difficultés à s’alimenter ou à dormir, une réduction d’appétit, une perte de poids,
des problèmes comportementaux et une diminution de l’estime de soi participent à la
diminution de la qualité de vie de l’enfant, en conséquence de sa maladie carieuse
(10).

1.3.2 Familiales
La qualité de vie familiale est également altérée avec la maladie carieuse. Elle
peut avoir des conséquences sociales et économiques importantes sur la famille (11).
De l’anxiété, un sentiment de culpabilité ou de colère peuvent se développer chez les
parents. Des études mentionnent que l’ECC affecterait les activités parentales et
familiales, leurs émotions et pourrait aboutir à des conflits familiaux (12).

1.4 Etiologies
La carie est une maladie infectieuse multifactorielle d’origine bactérienne (1,2).
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé il s’agit d’« un processus pathologique
localisé, d'origine externe, apparaissant après l'éruption, qui s'accompagne d'un
ramollissement des tissus durs et évoluant vers la formation d'une cavité » (13).
Ce ramollissement des tissus durs est amené par la flore buccale pathogène qui
produit des acides lors de la dégradation des sucres fermentescibles ou hydrates de
carbone, amenant une dissolution des surfaces amélodentinaires.
Quatre facteurs sont nécessaires à l’apparition d’une carie selon Keyes :
• le facteur alimentaire,
• la susceptibilité individuelle de l’enfant,
• le facteur bactérien,
• le facteur temps (2,14).

1.4.1 Le facteur alimentaire


Une alimentation à forte teneur en sucres et amidon, favorise la création d’un
environnement acidogène. En conséquence de la baisse du pH, et avec association
de la plaque dentaire, cela entraine la déminéralisation des tissus durs de la surface
de la dent. Un environnement acide prolongé (plus de 20 minutes), empêche la

16
reminéralisation de l’émail, entrainant un effondrement de ce dernier, puis, la formation
d’une cavité (15).

1.4.2 La susceptibilité individuelle de l’enfant


Les recherches tendent à mettre en évidence des relations entre certaines
caractéristiques individuelles de la personne présentant des lésions carieuses, la
rendant plus à risque de développer celles-ci. En effet, certaines périodes sont
propices au développement de la carie, comme la période de minéralisation post-
éruptive, durant environ 2 ans après apparition sur arcade. Le sexe est également un
critère individuel de susceptibilité à la carie : les filles seraient souvent, quel que soit
le milieu culturel, plus atteintes que les garçons (13).
L’état de santé général, peut aussi favoriser l’apparition des caries. Des pathologies
telles que l’obésité, l’anémie ou les carences en vitamine D de la mère durant la
grossesse et l’asthme, notamment par le biais de ses traitements, ont également
tendance à diminuer le flux salivaire et sa qualité. Par ailleurs, il existe des facteurs de
risque communs entre ces pathologies et la carie dentaire (2,16–18).

1.4.3 Le facteur bactérien


Des différences de composition entre les flores bactériennes salivaires des
enfants porteurs de caries précoces et les enfants sains ont été mises en évidence.
Certaines espèces sont présentes en quantité plus importante chez les enfants sains,
et ont été relevées en concentration moindre chez les enfants porteurs de la maladie
(19). La présence de bactéries cariogènes, dans le biofilm des enfants porteurs de
caries précoces, ainsi que dans leur salive, comme le Streptococcus Mutans,
Actinomyces et Veillonella peut en partie expliquer leur pathologie (20). S. Mutans est
notamment connu pour initier les lésions carieuses, en adhérant à l’émail, formant le
biofilm et aidant les autres espèces bactériennes à adhérer (2,19).

1.4.4 Le facteur temps


En plus de la qualité de l’alimentation de l’enfant, c’est la fréquence d’ingestion
d’éléments sucrés qui favorise l’apparition de caries. En effet, le pouvoir tampon
salivaire n’a pas le temps d’agir en cas d’apports trop fréquents d’hydrates de carbone.
Ainsi, la reminéralisation de l’émail ne peut se faire, et les caries se forment (1,2).

17
1.4.5 Résumé de l’étiologie de la carie
Keyes résume les principaux facteurs permettant le développement de la carie
dentaire ; cette approche a été complétée par la suite avec le facteur temps (2,14) :

Caries

Figure 1 : Le schéma de Keyes (2,14)

1.5 Les principaux facteurs associés

1.5.1 Facteurs non modifiables

1.5.1.1 Biologiques
La transmission des bactéries cariogènes, comme Streptococcus Mutans vu
précédemment, chez l’enfant se fait généralement entre 19 et 31 mois. La contagion
peut être verticale, d’origine maternelle, de par l’échange de cuillères, ou le fait de
goûter les aliments. Elle peut aussi être horizontale, via les échanges d’objets mis à la
bouche ou les tétines dans les écoles maternelles et les crèches (1,2,21).
De plus, il semblerait que Candida Albicans soit également un facteur de risque de la
carie précoce. Il a été retrouvé en quantité plus importante chez les enfants porteurs
de la maladie comparativement à ceux indemnes de caries. De plus des études ont
montré une corrélation positive entre la prévalence de C. Albicans et les S-ECC (22).
En accord avec d’autres résultats déjà publiés, une autre étude a montré qu’il pourrait
y avoir une importante relation de synergisme entre C. Albicans et S. Mutans lorsqu’ils
sont tous deux présents dans le biofilm bactérien, le premier facilitant la colonisation
du deuxième (23).

1.5.1.2 Cliniques
Une différence quantitative de salive est parfois un facteur associé à la carie
dentaire. En effet, une diminution du débit salivaire est inversement corrélée à

18
l’apparition de caries (21). Ce flux salivaire, peut en particulier être diminué dans le
cadre de certaines pathologies, comme le diabète (24) ou encore de la prise de
certains médicaments (21).
De plus, des facteurs génétiques entrent également en jeu. Des déficits immunitaires
d’origine génétique peuvent influencer l’apparition de la maladie (13). Certains
désordres génétiques sont aussi à l’origine d’altérations des protéines de l’émail, qui
devient alors plus fragile, favorisant la maladie carieuse (21,25).

1.5.1.3 Facteurs socioéconomiques et structure


familiale
Des études ont montré que l’ECC était plus souvent retrouvée chez les patients
issus d’une famille avec des bas revenus ou appartenant aux minorités ethniques
(26,27). Une prévalence plus importante de la carie dentaire est souvent observée
dans les populations en situation de précarité. Les enfants de parents ouvriers
consultent en majorité un chirurgien-dentiste pour raisons curatives plutôt que
préventive, alors que l’inverse est plus souvent observé chez les enfants de cadres.
La fréquence du brossage des dents est également corrélée au niveau social de la
famille : moins le niveau d’éducation des parents est élevé, moins le brossage est
réalisé fréquemment (8,21,28).
Il en est de même pour les enfants grandissant dans des structures familiales
fragilisées, comme les familles monoparentales, ou dont les parents ont un bas niveau
d’étude, engendrant des lacunes sur les connaissances en santé orale (1,2,11,29).
La position au sein de la fratrie pourrait aussi en partie expliquer l’ECC (2) :
- Si l’enfant est l’ainé, un manque de connaissances des parents peut expliquer
la pathologie
- Si l’enfant est le dernier de la fratrie : un relâchement venant des parents en
termes d’éducation de l’enfant peut entrainer des habitudes d’hygiène
alimentaire et bucco-dentaire moins adaptées

1.5.2 Facteurs modifiables

1.5.2.1 Comportementaux

1.5.2.1.1 Alimentation et grignotage

L’OMS recommande l’allaitement exclusif de l’enfant entre 0 et 6 mois, puis une


introduction progressive des aliments solides jusque 2 ans (30). Cet allaitement
apporte des bienfaits non négligeables durant les premiers mois de la vie, mais si celui-
ci est continué tardivement à la demande de l’enfant, en plus des repas classiques (via
par exemple les pratiques de co-sleeping ou d’endormissement au sein tardif), il
devient délétère pour la santé bucco-dentaire. Le lait, qui contient des niveaux élevés
de lactose, est apporté en continu, et celui-ci est rapidement métabolisé en acide par
les bactéries cariogéniques après chaque apport, empêchant le pouvoir tampon de la
salive d’agir et donc au pH acide de remonter, contribuant au développement des
caries (31).

19
L’apport d’aliments sucrés de manière excessive est hautement corrélé à l’apparition
de caries précoces. Plus ces consommations d’hydrates de carbones sont fréquentes,
plus le risque carieux est important, car la reminéralisation de l’émail ne peut se faire.
Cette consommation peut se faire par différents moyens chez l’enfant : boissons
sucrées (soda, sirops, jus de fruits…) consommées trop fréquemment, tétines de
miel… (1,2)
Cas particulier : les sirops médicamenteux
Certains enfants dont les pathologies générales nécessitent une médication sous
forme de sirop, peuvent voir leur susceptibilité à la carie augmentée. La concentration
en sucres de ceux-ci est très élevée, et si la prise se fait le soir après le brossage,
mais avant le coucher, ils deviennent un autre facteur de risque potentiel (2).

1.5.2.1.2 Brossage

C’est le facteur de risque principal de l’ECC. Il peut être absent ou mal réalisé.
Dans une étude réalisée au Japon, 83% des enfants présentant une S-ECC avaient
une méthode de brossage inadapté (28).

1.5.2.1.3 Comportements et attitudes des parents

Il a également été montré une relation entre les comportements de l’enfant et


celui de ses parents. Avoir des proches avec un mauvais état bucco-dentaire expose
davantage l’enfant à la maladie carieuse. Les mauvais comportements de santé orale
des parents, du fait des relations étroites qu’ils entretiennent avec l’enfant,
conditionnent la santé bucco-dentaire de l’enfant (13).

1.5.2.2 Connaissances en santé orale des parents


Un manque de connaissances en santé orale et des comportements favorables
à adopter est souvent un facteur en lien avec la carie précoce. Les parents doivent
comprendre que la carie est un problème assez sérieux pour devoir être pris en charge
mais également être en mesure de penser que la prévention et le traitement de la
maladie sont efficaces (32,33).

1.5.2.3 Croyances des parents


La culture et les croyances des parents influencent le modèle familial. Les
normes sociales, l’alimentation, le rapport aux systèmes de soins et l’attention portée
à l’hygiène bucco-dentaire sont des facteurs susceptibles d’être modifiés en fonction
de l’appartenance sociale, rendant l’enfant plus ou moins susceptible à la maladie
carieuse (21). La santé orale est influencée par le « locus of control » des parents
[Caractéristique individuelle qui reflète lors d’un évènement ce que le sujet considère
comme relevant de sa responsabilité et de celle des autres ou des circonstances
extérieures] (33).

20
1.5.2.4 Niveau de littératie
La littératie en santé « représente la capacité d’accéder à l’information, de la
comprendre, de l’évaluer et de la communiquer ; ceci afin de promouvoir, maintenir et
améliorer sa santé dans divers milieux et tout au long de sa vie.
Les liens entre la littératie et la santé ne sont plus à démontrer. Les actions de
renforcement de la littératie en santé sont ainsi associées à des résultats sanitaires
améliorés (34). »
Le niveau socioéconomique de la famille influence le niveau de littératie des parents,
les rendant plus ou moins aptes à comprendre les consignes données par les
soignants. De même, il peut parfois être difficile pour les parents de comprendre le
système de soins souvent complexe et les différentes aides auxquelles ils peuvent
prétendre. Ces différents facteurs ne retardent que trop souvent l’accès aux soins,
celui-ci se faisant la plupart du temps par le biais des urgences, bien après le stade
précoce de la maladie (2,9,21,33). Le niveau de littératie influence le niveau de
connaissance en santé orale des parents, et donc leur adhérence aux
recommandations des soignants (33).

1.5.2.5 Facteurs environnementaux


Plusieurs facteurs extérieurs à l’enfant peuvent intervenir dans l’apparition de la
maladie carieuse. Ceux-ci peuvent être des facteurs protecteurs, ou de risque. Par
exemple :
• Fluor
De par son action systémique ou topique, le fluor protège la dent de la lésion carieuse.
En effet, celui-ci renforce la minéralisation de l’émail, notamment lors de la phase
prééruptive, cependant, son rôle le plus important se joue en période post éruptive. Il
permet de faciliter la maturation de l’émail, ou de reminéraliser les caries débutantes
(5,14).
• Tabac
Une étude japonaise a associé le tabagisme maternel à une prévalence plus élevée
de la carie. Le nombre de fumeurs dans la famille a également été associé à un plus
haut risque de caries précoces.
Le tabac diminuerait le niveau de vitamine C, entrainant une croissance des
Streptocoques Mutans, bactéries connues comme cariogéniques (35).

1.5.2.6 Accès aux soins dentaires


Le recours aux soins des populations en précarité est bien trop souvent tardif,
et la consultation initiale se fait dans la majorité des cas aux urgences. La difficulté de
ces personnes à entrer dans le système de soins peut-être une cause de ce recours
tardif. Parfois, un degré d’intégration à la société diminué, notamment pour les
immigrés ne parlant et ne comprenant pas la langue du pays d’accueil, et ne pouvant
donc comprendre les formalités de l’accès aux soins, retarde l’entrée dans un système
de soins complexe (2,9,21).

21
De plus, l’activité pédiatrique restreinte de nombreux dentistes freine la prise en charge
de l’ECC. D’après une étude menée en Côte d’Or, seuls 78% des praticiens
répondants prenaient en charge les enfants de moins de 16 ans (36). Une autre étude
corrobore ces résultats, en y ajoutant que 90% des praticiens ne reçoivent
qu’exceptionnellement les enfants en-dessous de 2 ans, et plus de la moitié ne reçoit
qu’un à quatre patient(s) entre 3 et 5 ans par mois (37).

1.6 La prise en charge des patients


La prise en charge des patients peut être envisagée selon l’ICCMS
(International Caries Classification and Management System). L’ICCMS est un
système de classification et de gestion internationale de la maladie carieuse, dont le
but central est le maintien de la santé buccale et la préservation des structures
dentaires. Elle est basée sur un plan de prise en charge de la carie personnalisé, se
faisant en quatre étapes :
• l’évaluation du risque carieux individuel,
• la détection des lésions carieuses et l’évaluation de leur sévérité,
• la décision du plan de traitement,
• la mise en œuvre des thérapeutiques personnalisées (1,38).

Figure 2 : Prise en charge de la carie selon l'ICCMS (39)

22
1.6.1 Le Risque Carieux individuel (RCI)
Selon l’ICCMS et la HAS, l’évaluation du RCI se fait selon différents critères
(38,40,41) :
• antécédents d’irradiations de la tête et du cou,
• hyposialie,
• mauvaise hygiène bucco-dentaire,
• exposition insuffisante aux topiques fluorés,
• grignotage, consommation fréquente de sodas,
• présence de lésions carieuses actives,
• statut socio-économique, difficultés d’accès aux soins,
• pour les enfants : expérience carieuse importante de la mère,
• sillons anfractueux.
Les patients sont ainsi classés en 2 catégories de Risque Carieux Individuel :
• risque carieux élevé s’ils présentent au moins l’un des facteurs
précédents,
• risque carieux faible s’ils ne présentent aucun de ces facteurs.
La prise en charge de ces patients dépendra de celui-ci.

23
1.6.2 Détection des lésions carieuses et évaluation
de leur activité

1.6.2.1 Examen et diagnostic clinique : la classification


ICDAS
L’ICCMS utilise la classification ICDAS (International Caries Detection and
Assessment System) des lésions carieuses, que nous rappelons ci-dessous (29,38) :
Score Examen visuel Histologie
ICDAS 0 Surface dentaire saine, pas de signe Pas de déminéralisation
évident de carie après séchage et
nettoyage des surfaces dentaires.
ICDAS 1 Premiers changements visuels, Déminéralisation de la moitié
apparaissant après séchage des externe de l’épaisseur de
surfaces dentaires, sous forme d’une l’émail
tâche blanche (1w) ou brune (1b)
ICDAS 2 Changements visuels sans séchage, Déminéralisation dans la
sous forme de tâche blanche (2w) ou moitié interne de l’épaisseur
brune (2b) de l’émail, atteinte de la
jonction émail/dentine
ICDAS 3 Rupture localisée de l’émail sans Atteinte de la jonction
déminéralisation de la dentine sous- émail/dentine : début de
jacente visible déminéralisation de la
dentine dans le tiers externe
ICDAS 4 Dentine cariée visible par transparence Déminéralisation du tiers
sans ou avec rupture localisée de l’émail externe ou moyen de la
dentine
ICDAS 5 Cavité carieuse de taille limitée avec Déminéralisation du tiers
dentine visible cariée moyen de la dentine
ICDAS 6 Cavité carieuse étendue avec dentine Déminéralisation du tiers
cariée visible profond de la dentine
Tableau 1 Classification ICDAS (39)

Cet examen clinique se fait à l’œil nu, ou à l’aide d’aides optiques comme les loupes
grossissantes ou les caméras intra-buccales à fluorescence essentiellement pour le
diagnostic des lésions de types ICDAS 1 et 2 (1).

1.6.2.2 Examens complémentaires


Les examens cliniques pourront être complétés par des examens
complémentaires, tels que :
• tests de vitalité pulpaire (1),
• tests de sensibilité pulpaire : tests thermiques (froid ou chaud), test
électrique (42),
• radiographies : Elles permettent la classification des lésions (initiales,
modérées ou sévères) (39). Elles peuvent être de plusieurs types :
o le cliché rétro-coronaire (ou bite-wing) : notamment pour les
caries proximales (2),

24
o cliché rétro-alvéolaire : c’est une aide au diagnostic en cas de
lésion ICDAS 5 ou 6, pour mettre en évidence une éventuelle lésion
inter-radiculaire ou péri-apicale (1),
o tests bactériens : Ils peuvent aider à la mise en place d’une
thérapeutique adaptée à l’enfant (1,2),
o tests salivaires : analyse de la viscosité, du débit et du pH (1).

1.6.3 Activité des lésions carieuses


L’ICCMS classe les signes d’activité ou d’inactivité de la lésion carieuse selon
la sévérité de la lésion (39).
SEVERITE SELON CARACTERISTIQUES DES LESIONS
L’ICCMS Signes d’activité Signes d’inactivité
Surface de l’émail Surface de l’émail
Lésions initiales et blanchâtre ou jaunâtre, blanchâtre, brunâtre ou
modérées opaque, rugueuse au noire, dure et lisse au
sondage. sondage.
Dentine brillante et dure
Lésions sévères Dentine molle au sondage
au sondage
Tableau 2 Classification de l'activité de la lésion carieuse selon l'ICCMS (38,39)

1.6.4 Plan de traitement


Cette partie de la prise en charge dépend des deux premières. Il est
indispensable de prendre en compte le profil du patient : son âge, ses facteurs de
risques, dont le RCI et les lésions cliniques. Le plan de traitement dépendra de la
catégorie dans laquelle se trouve l’enfant en termes de risque carieux et de la sévérité
et de l’activité des lésions carieuses présentes en bouche (38).

1.6.5 Traitement

1.6.5.1 Prévention

1.6.5.1.1 Action pour agir sur les comportements


de santé orale

Ce sont les différentes stratégies lises en place pour chaque patient, afin
d’éviter la récidive carieuse après traitement des lésions : éducation du patient,
conseil…

25
La HAS recommande pour l’ensemble de la population générale un brossage
biquotidien. Le matériel de brossage doit être adapté à l’âge de l’enfant, notamment la
concentration en fluorures de dentifrices, afin de minimiser le risque de caries et de
fluorose. Leurs recommandations sur le contenu en fluorures des dentifrices selon
l’âge de l’enfant sont les suivantes (40) :
Âge Concentration en fluor (ppm)
Dès les premières dents, à 6 mois 500 ppm, en très faible quantité
6 mois à 2 ans < Ou égal à 500 ppm
2 ans à 6 ans < 1000 ppm
6 à 12 ans 1000 à 1450 ppm
Tableau 3 : Recommandations sur les concentrations en fluor pour les enfants selon la HAS, source personnelle

Cependant, une mise à jour par l’European Academy of Pediatric Dentistery (EAPD)
pourrait bientôt faire changer ces recommandations, avec uniquement un dentifrice à
1000ppm jusque 6 ans, mais en modifiant la quantité de dentifrice utilisé (taille d’un
grain de riz ou d’un petit pois selon l’âge). Au-delà de 6 ans, un dentifrice de 1450 ppm
devra être utilisé (43).
Avant l’apparition des premières dents, la bouche peut être nettoyée avec une
compresse humide ou une lingette prévue à cet effet (1). Lorsque les dents sont
présentes, le brossage (manuel ou électrique), le brossage doit être réalisé par un
adulte entre 0 et 3 ans, puis supervisé jusque 6 ans (40).
Les habitudes alimentaires sont des facteurs à rééquilibrer en priorité en cas de caries
précoces, afin de ralentir leur développement. Idéalement, l’alimentation de l’enfant
suit les principes suivants :
• quatre prises alimentaires par jour,
• pas de biberon sucré ni d’alimentation la nuit,
• limiter le grignotage entre les repas et consommer de l’eau pure pendant et
entre les repas,
• avoir des repas variés et équilibrés,
• éviter l’allaitement tardif à la demande en plus des repas.
La consommation de produits sucrés tels que les bonbons, biscuits ou jus de fruits et
sodas est envisageable mais ne doit se faire que de manière exceptionnelle (1,30,31).

1.6.5.1.2 Application de topiques

L’application de certains topiques peut aider à endiguer la maladie carieuse,


notamment les applications de topiques fluorés, comme le vernis (Duraphat ®). Le
fluor contenu dans ces topiques permet de limiter la déminéralisation de l’émail, ou
même de participer à sa reminéralisation, avec un effet supérieur à un usage
systématique (5). Ces topiques sont particulièrement adaptés aux caries ICDAS 1 et
2, afin de reminéraliser la carie et éviter son évolution vers une lésion cavitaire (29).
D’autres topiques, comme la chlorhexidine ou le xylitol ont un effet préventif face à la
carie mais moindre comparativement à celui du fluor et certains effets secondaires ne
permettent pas une utilisation quotidienne (40,44). Le complexe amorphe calcium
phosphate - caséine phosphopeptide (ACP-CPP), est un dérivé des protéines de lait

26
qui a également un pouvoir reminéralisant. Il est retrouvé dans certains produits
dentaires, comme le Toothmousse ® (45).

1.6.5.1.3 Scellements de sillons

La HAS recommande le scellement de sillons des premières et deuxièmes


molaires permanentes chez les personnes de moins de 20 ans dont le Risque Carieux
individuel est élevé (41).
Il réduit le risque d’initiation de lésion carieuse sur les molaires définitives, et doit être
utilisé sur des dents saines, ou peut être utilisé en scellement thérapeutique sur des
dents dont l’atteinte carieuse est minimale (ICDAS 1 ou 2 non cavitaire) (46). La
réalisation de scellements de sillons est envisageable sur dents temporaires mais en
pratique très peu réalisé.

1.6.5.1.4 Education thérapeutique du patient


(ETP)

L’éducation thérapeutique permet, pour le patient atteint de caries précoces, de


compléter la prise en charge curative, notamment en prévention tertiaire, pour limiter
l’évolution de la maladie, et pour éviter les récidives. Elle intervient secondairement au
diagnostic, et permet au patient, ainsi qu’à ses parents, de développer leurs
connaissances et leurs compétences en santé orale (47). Cela permettra, en plus des
soins restaurateurs, de stabiliser la maladie et de limiter l’apparition de nouvelles
lésions (13). L’ETP aide le patient à améliorer sa qualité de vie et à éviter les récidives
après le traitement curatif (48).

1.6.5.2 Soins restaurateurs


Lorsque la carie est plus volumineuse, les dents nécessitent un traitement
chirurgical, dépendant de la sévérité de l’atteinte. Cependant, le respect du gradient
thérapeutique est indispensable pour en conserver un maximum de tissus sains.

1.6.5.2.1 ICDAS 3 et 4 : microdentisterie

Ces techniques sont dites peu invasives. L’air abrasion ou la sono-abrasion


peuvent être utilisées, permettant de cureter la carie sans délabrer la dent inutilement
(49). Le curetage conventionnel à l’aide de fraises carbure de tungstène ou céramique
sur contre-angle bague bleu est également envisageable, tout en restant le moins
invasif possible.
Les dents nettoyées du tissu carieux pourront ensuite être reconstituées, à l’aide de
verres ionomères ou de résines composites. Ces dernières sont le matériau de choix
si l’isolation de la dent est possible (29). Autrement, un matériau verre ionomère pourra
être mis en place, pour pallier à une éventuelle contamination de la cavité par les
fluides gingivaux ; par ailleurs le relargage d’ions fluorures peut présenter un avantage
carioprotecteur (50).

27
1.6.5.2.2 ICDAS 5 et 6 : macrodentisterie

Le curetage conventionnel reste pour cette catégorie de lésions la technique la


plus utilisée, avec un protocole identique à celui des caries ICDAS 3 et 4. Le traitement
endodontique ne doit être réalisé que lorsque cela est nécessaire. Le curetage complet
de la dentine, autrefois considéré comme étant inévitable peut aujourd’hui rester
incomplet, grâce aux techniques de curetage partiel. Le retrait du tissu carié se fait
uniquement sur les parois verticales, et la carie est laissée en direction pulpaire. La
reconstitution de la dent se fait ensuite de manière classique en respectant
rigoureusement le protocole. Cette technique montre de bons résultats dans le temps
jusqu’à présent (51).
La restauration de ces dents peut se faire avec les mêmes matériaux que
précédemment. Cependant, la nécessité de passer à la Couronne Pédiatrique
Préformée peut s’avérer nécessaire face à un délabrement plus important. Pour plus
d’esthétique, ces couronnes peuvent être choisies en zircone, mais leur coût est plus
élevé et la préparation de la dent plus importante pour les poser (2).

1.6.5.3 Chirurgie
Dans certains cas, la conservation de la dent temporaire cariée n’est pas
envisageable. Il est nécessaire de procéder à l’avulsion dans les cas suivants (1,2) :
• délabrement trop important,
• rhizalyse avancée avec lésion carieuse volumineuse,
• lésion péri-apicale importante ou atteinte de la furcation,
• accident infectieux (cellulite).
L’extraction doit rester un recours de dernière intention, pouvant entrainer nombre
d’effets indésirables aussi bien d’ordre général que local (51–53).

1.6.5.4 Réhabilitation prothétique et maintien de


l’espace
Pour éviter, ou limiter les effets indésirables de l’édentation précoce, un
remplacement des dents est nécessaire.
La période d’arrivée des dents permanentes est à prendre en considération pour voir
si la réhabilitation prothétique est nécessaire ou non. Un mainteneur d’espace peut
être utilisé, notamment si seulement une ou deux dents sont absentes. Si les
édentations concernent plusieurs cadrants, l’indication se tournera plutôt vers une
prothèse pédiatrique (53).

1.6.5.5 Enfants non compliants

1.6.5.5.1 Techniques sans curetage

Des techniques sans curetage avec des rotatifs peuvent faciliter les soins chez
les enfants non compliants, notamment la technique ATR (Atraumatic Restorative
Treatment), utilisant l’excavateur et permettant de se passer d’anesthésie locale (54).

28
D’autres techniques, sans aucun curetage sont aussi envisageables, comme la
technique NRCT (Non Restorative Caries Treatment), nécessitant juste l’ouverture de
la lésion carieuse pour faciliter son accès au brossage, ou la technique de Hall,
permettant de poser une CPP sur une lésion carieuse volumineuse mais arrêtée
(55,56).
Un topique de diamine d’argent à 38% (SDF), peut être également utile car il permet
d’empêcher l’évolution de la lésion carieuse, en faisant passer la carie d’active à
inactive. Cependant, malgré l’arrêt de la progression de la maladie, les lésions déjà
présentes deviennent plus sombres qu’auparavant, pouvant donner un aspect
inesthétique et entrainer un refus des parents (57).

1.6.5.5.2 MEOPA

La sédation par Mélange Equimolaire d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote


(MEOPA) peut être une alternative intéressante à la prise en charge classique au
fauteuil pour l’enfant anxieux ayant besoin de soins dentaires. Les effets secondaires
sont rares et il permet d’éviter une anesthésie générale lorsque l’état buccal est
compatible avec le recours à une telle technique (en particulier un nombre de séances
limité) (58).

1.6.5.5.3 Anesthésie Générale (AG)

Parfois l’Anesthésie Générale (AG) est inévitable pour prendre en charge


l’enfant, mais doit rester une solution de dernier recours. Ses indications sont fixées
par la HAS (59) :
Liées à l’état général du Liées à l’intervention Liées à l’anesthésie
patient locale
- Patient non coopérant - Nombreux actes à réaliser - Contre-indication de
- Besoin urgent de - Drainage de cellulite ou l’anesthésie locale
thérapeutiques médico- d’abcès en urgence
chirurgicales, nécessitant
une gestion des portes
d’entrées infectieuses
- Réflexes nauséeux
prononcés
Tableau 4 : Indications et contre-indications de l'AG, source personnelle

29
1.6.5.6 Résumé du traitement des caries précoces de
l’enfant

Prise en charge globale du


patient

Prévention

Pour tous : Selon le patient :

1. Revoir les habitudes d’hygiène 3. Scellements de sillons,


et le matériel de brossage applications de topiques fluorés
(ICDAS 1 et 2) / ACP-CPP
2. Revoir les habitudes
alimentaires 4. ETP en prévention tertiaire

3. Conseiller sur les fréquences


des visites de contrôle

Prise en charge des lésions


carieuses cavitaires

Soins restaurateurs

Microdentisterie Macrodentisterie

ICDAS 3 et 4 ICDAS 5 et 6

Conservable Non conservable


1. Curetage : Air 1. Curetage 1. Chirurgie
abrasion, sono-abrasion, conventionnel
conventionnel complet ou partiel
2. Réhabilitation
2. Restauration : CVI, prothétique, maintien
2. Restauration
composites de l’espace

CVI, composite CPP


Prothèse Mainteneur
pédodontique d’espace

Enfants non compliants : Techniques sans curetage, ATR, NRCT, Hall…


et/ou MEOPA, AG
Figure 3 : Arbre décisionnel concernant le traitement des caries précoces, source personnelle

30
1.7 Objectif de l’étude
Connaitre le profil de l’enfant porteur de carie précoce a pour but d’améliorer la
prise en charge, en permettant de cibler plus précisément les patients à risque afin
d’améliorer la prévention et la prise en charge globale.
Les données épidémiologiques sur la carie précoce en France sont rares, et la maladie
est associée à des inégalités sociales de santé orale. Les mesures de préventions
actuelles ne ciblent pas les individus étant les plus atteints par la maladie. Il est
impératif d’envisager un nouveau type d’approche pour ces enfants et leur entourage,
pour réduire ces inégalités. Il est nécessaire pour cela de mieux connaitre la population
et ses caractéristiques (33).

2. Matériel et méthode

2.1 Type d’étude


Il s’agit d’une étude observationnelle monocentrique transversale. C’est une
étude ancillaire à l’étude EPIECC : Profil épidémiologique des enfants atteints de
caries précoces, menée dans les Hauts-de-France et dirigée par le Dr Thomas
Marquillier et promue par le CHU de Lille. Elle se déroule au sein du service
d’odontologie.
Tous les patients consécutifs consultant pour une 1ère consultation ou les patients en
cours de soins (état vigile, sédation consciente, avant AG) vérifiant les critères
d’inclusion ont été sélectionnés pour cette étude transversale jusqu’à l’obtention du
nombre de sujets requis. Les parents ont répondu à un questionnaire au décours de
la consultation, le questionnaire a été récupéré à l’issue de cette dernière. Aucun suivi
n’a été prévu pour cette étude.

31
s

Figure 4 : Schéma de l’étude, source : protocole de l’étude EPIECC

32
2.2 Population

2.2.1 Mode d’identification des personnes


Les participants de l’étude ont été identifiés à partir de la file active des patients
âgés de moins de 6 ans, porteurs de caries précoces, qui ont consulté le CHU de Lille
avec un de leurs parents. La population comprenait les patients qui ont consulté pour
une 1ère consultation et les patients en cours de soins (état vigile, sédation consciente,
avant AG). La sélection des patients sera effectuée au CHU de Lille, Service
d’Odontologie, GHT métropole Flandre intérieure, Pôle des Spécialités Médico-
chirurgicales, UF Odontologie Pédiatrique.

2.2.2 Les critères d’inclusion, de non inclusion,


d’exclusion

2.2.2.1 Les critères d’inclusion


Les critères d’inclusion dans l’étude étaient les suivants : être un enfant âgé de
moins de 6 ans, ayant eu un diagnostic de « caries précoces », consultant au CHU de
Lille (région des Hauts-de-France) et accompagné d’au moins un de ses parents (la
mère ou le père).
L’enfant devait être affilié à un régime de sécurité sociale.

2.2.2.2 Les critères de non inclusion


Les enfants n’ont pas été inclus dans l’étude lorsque :
• ils étaient âgés de plus de 6 ans (en raison de la définition de la pathologie qui
ne prend en compte que les enfants âgés de moins de 6 ans),
• lorsqu’ils étaient accompagnés par une personne autre qu’un de leurs parents
(le questionnaire ne pouvant pas être rempli),
• lorsqu’ils présentaient une pathologie ou un handicap important (par exemple
certaines pathologies nécessitent le recours à une sonde de gastrostomie pour
l’alimentation, ce qui modifie les facteurs en lien avec la carie dentaire chez
l’enfant).
Les patients ayant répondu une première fois au questionnaire ne pouvaient plus être
inclus dans l’étude à nouveau. Enfin, les enfants dont les parents ne parlaient pas la
langue française n’ont pas été inclus dans l’étude.

2.3 Outil de recueil des données

2.3.1 Origine des données recueillies


Les données recueillies sont de deux types :
• des données cliniques : l’indice carieux de l’enfant qui consulte,
• des données paracliniques : contexte médical, hygiène orale et habitudes
alimentaires, recueillies à l’aide d’un questionnaire à destination du parent.

33
Ces données ont été recueillies le jour de la consultation après examen de l’enfant et
enquête auprès du parent.

2.3.2 Nature des données recueillies


Les données recueillies concernent le profil de l’enfant.
Les variables sont de deux types :
• variables quantitatives : indice carieux, âge de l’enfant…
• variables qualitatives : genre de l’enfant, pays de naissance de l’enfant,
pathologies médicales au long cours, traitements médicaux au long cours…

2.3.3 Justification du recours aux données


nominatives
Il s’agit d’une étude descriptive transversale observationnelle ancillaire
monocentrique qui ne nécessite pas le recours aux données nominatives.

2.4 Méthode de recueil


L’inclusion correspond au recueil de la non-opposition du patient, au recueil et
à l’exploitation des données dans le cadre du protocole. L’investigateur a expliqué à
partir de la note d’information la recherche à l’enfant et à son représentant légal, puis
après avoir répondu à leurs questions leur a proposé d’y participer. Il s’agit d’une étude
transversale. Les patients n’ont été vus qu’une fois, le jour de leur inclusion dans
l’étude. Cette évaluation n’a duré uniquement le temps de la consultation.
Le recueil des données a compris deux étapes. Les données ont été collectées à l’aide
d’un examen clinique pour les enfants et d’un questionnaire d’enquête pour les parents
(Annexe 1).
La première étape a consisté en un examen clinique de routine de la cavité buccale
de l’enfant. Il s’agit de la procédure habituelle d’examen : les enfants ont été examinés
par l’investigateur dans le service en présence d’un de leurs parents, à l’aide d’un
plateau d’examen fourni par le CHU et constitué d’un miroir, d’une sonde, de précelles
et de compresses. Après validation du diagnostic de caries précoces, les dents ont été
examinées après les avoir séchées à l’aide d’une compresse et sous la lumière du
scialytique afin de pouvoir déterminer l’indice carieux. Cet indice carieux (c1aod/ caod)
indique le nombre de dents cariées (caries de l’émail et/ou de la dentine), absentes ou
obturées pour raison carieuse. Il est compris entre 0 et 20.
La deuxième étape a consisté en une enquête auprès du parent accompagnant
l’enfant. L’investigateur a interrogé le parent en suivant une grille de questionnaire qu’il
a renseignée au cours de la conversation. Le questionnaire recueillera des données
portant sur les caractéristiques du profil de l’enfant.

2.5 Durée
L’ensemble des patients ont été inclus entre le 19 novembre 2019 et le 15
janvier 2020, soit un total de 8 semaines d’inclusion. En moyenne, 6 à 7 patients

34
étaient inclus en une semaine. Ainsi, en 2 mois, 50 patients ont été recrutés pour
atteindre les objectifs.

2.6 Analyse des données

2.6.1 Logiciel
Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide d’un fichier Excel, sous forme
de tableau statistique.

2.6.2 Analyses statistiques


Une analyse descriptive des données collectées a été réalisée. Les variables
quantitatives, soit l’âge, l’indice caod, la quantité journalière de produits et boissons
sucrés consommés ont été décrite par la moyenne et son écart type, la médiane, le
minimum et le maximum, quand cela a été possible. Les variables qualitatives, soit
l’atteinte des surfaces lisses et des dents antérieures maxillaires, la sévérité de la
maladie, les pathologies et les traitements au long cours, le brossage des dents, le
nombre de prises alimentaires par rapport à la quantité conseillée ainsi que la
consommation de produits et boissons sucrés, le sexe, la parenté avec
l’accompagnant et le pays de naissance de l’enfant ont été décrites par les effectifs et
le pourcentage de chaque modalité.

2.6.3 Nombre de participants


Il n’existe pas de méthode consensuelle pour calculer un nombre de sujets pour
ce type d’étude. On fixe, a priori, la taille de l’échantillon à 50 patients, pour en effectuer
une description préliminaire. Les 50 premiers patients inclus dans l’étude initiale ont
été sélectionnés.

2.7 La conservation et le stockage des données

2.7.1 Traitements des données recueillies


Les données ont été saisies simplement manuellement par l’investigateur sur
l’e-CRF.
Les données ont été sauvegardées sous forme informatique sur l’e-CRF pour une
durée indéterminée.

2.7.2. Mode de circulation des données


Les données seront stockées de manière sécurisée dans un fichier informatisé
de type tableur Excel.

2.7.3 Droit d’accès aux données des sujets et


documents sources
L’investigateur de l’étude sera le seul à avoir accès à la liste de correspondance
d’anonymisation.

35
2.7.4 Conservation des documents et des données
A la fin de la recherche, les données resteront conservées pendant 15 ans.

2.8 Autorisation
Nous avons informé l’enfant et le titulaire de l’autorité parentale.
Nous avons proposé au patient (à l’enfant) et au titulaire de l’autorité parentale (ou au
représentant légal) de participer à cette recherche et les avons informés : de l’objectif
et du traitement informatisé des données les concernant qui ont été recueillies au cours
de cette recherche et leur avons précisé également leurs droits d’accès, d’opposition
et de rectification de ces données. Les informations données à l’oral ont été reprises
dans une lettre d’information pour le parent et pour l’enfant et ont été remises au
titulaire de l’autorité parentale. Les informations transmises à l’enfant ont fait l’objet
d’un discours adapté à son degré de compréhension. Nous avons vérifié également
les critères d’éligibilité. Si l’enfant n’a pas émis d’opposition et que le titulaire de
l’autorité parentale est d’accord, ce dernier donne sa non-opposition.

2.9 Validation du protocole


Le protocole a été accepté par le comité de protection des personnes (CPP) et
est enregistré sur Clinicaltrials.gov

3. Résultats

3.1 Population

3.1.1 Age
Sur les 50 patients inclus dans l’étude, la moyenne d’âge était de 4,22 ans. Le
jour de l’inclusion, 2% des patients avaient 1 an (1 patient), 6% avaient 2 ans (3
patients), 32% avaient 4 ans (16 patients) et 50% avaient 5 ans (25 patients) (Tab 5,
fig 5).

Effectif par âge


30
25
20
Effectif

15
10
5
0
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans
Âge

Effectif

Figure 5 : Répartition de la population selon l'âge, source personnelle

36
3.1.2 Sexe
La répartition des patients
selon le sexe est la suivante : 38%
Répartition de la population par genre
de filles ont été inclues, pour 62% de
35
garçons, soit respectivement 19 et
30 31 patients. L’unique patient de 1 an
25 était un garçon. Les enfants de 2
Effectif

20 ans étaient représentées par de 2


15 filles (66,67%) pour un garçon
10 (33,33%), ceux de 3 ans de 2 filles
(40%) pour 3 garçons (60%). Sur les
5
16 patients de 4 ans, il y avait 7 filles
0
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total (43,75%) pour 9 garçons (56,25%)
et pour les enfants de 5 ans, 8 filles
Féminin Masculin
(32%) pour 17 garçons (68%) (Tab
Figure 6 : Répartition de la population par genre, source 5, fig 6).
personnelle

3.1.3 Pays de naissance


Pour la totalité de la population, 2 enfants étaient nés hors France, représentant
4% de l’effectif total. L’un d’entre eux avait 4 ans et l’autre 5 ans. Les 48 autres patients
(96%) étaient nés en France (Tab 5, fig 7).

Sexe Pays de naissance


Effectif
Féminin Masculin France Hors France
1 an 1 (2%) 0 (0%) 1 (100%) 1 (100%) 0 (0%)
2 ans 3 (6%) 2 (66,67%) 1 (33,33%) 3 (100%) 0 (0%)
3 ans 5 (10%) 2 (40%) 3 (60%) 5 (100%) 0 (0%)
15
4 ans 16 (32%) 7 (43,75%) 9 (56,25%) 1 (6,25%)
(93,75%)
5 ans 25 (50%) 8 (32%) 17 (68%) 24 (96%) 1 (4%)
Total 50 (100%) 19 (38%) 31 (62%) 48 (96%) 2 (4%)
Tableau 5 : Description de la population

3.2 Maladie carieuse


L’enfant d’un an avait un caod de 10, au moins une surface lisse et une dent
antérieure atteinte. Il était donc à un stade sévère de la carie précoce (Tab 6, fig 7 et
8).
Les enfants de 2 ans avaient un caod moyen à 10, avec un écart-type de 5,1. L’indice
caod le plus petit s’élevait à 8 et le plus grand à 12, avec une médiane à 10. Les 3
enfants ont été diagnostiqués pour une S-ECC, avec, pour tous, au moins une surface
lisse et une dent antérieure maxillaire cariée (Tab 6, fig 7 et 8).

37
Chez les enfants de 3 ans, le caod moyen était de 8,4, avec un écart-type à 4,69, un
minimum de 4, un maximum de 14 ainsi qu’une médiane de 9. 5 (100%) d’entre eux
avaient au moins une surface lisse atteinte et 4 (80%) une dent antérieure cariée. 4
(80%) enfants de cette catégorie d’âge étaient à un stade sévère de la maladie (Tab
6, fig 7 et 8).

Indice caod
25

20
20 20

16
15 Minimum
12 14 Maximum
11,32
10 10 10 9,75 10,42 Moyenne
10 9
8 10 10
8,4 8,5 Médiane
5
5
5 4
4

0
1 AN 2 ANS 3 ANS 4 ANS 5 ANS TOTAL

Figure 7 : Indice caod, Moyenne, Médiane, minimum et maximum, source personnelle

Pour les patients de 4 ans, la moyenne du caod était de 9,75, avec un écart type de
4,3, un minimum de 5 et un maximum de 16. La médiane se situait à 8,5. 12 (75%)
d’entre eux avaient au moins une surface lisse atteinte, et 10 (62,5%) une dent
antérieure maxillaire atteinte. 15 patients avaient une forme sévère de la carie précoce
(Tab 6, fig 7 et 8).
A 5 ans, le caod moyen était de 11,32, avec un écart-type de 3,94, un minimum à 5,
un maximum à 20 et une médiane de 10. 20 (80%) patients avaient au moins une
surface lisse ou une dent antérieure maxillaire atteinte. 23 (80%) d’entre eux avaient
une S-ECC (Tab 6, fig 7 et 8).

38
Critères de sévérité
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total
Surfaces lisses Dents antérieures maxillaires Sévérité selon le score caod

Figure
Figure88:Critères
Critèresde
desévérité,
sévérité,source
sourcepersonnelle
personnelle

Sur la totalité de l’effectif, le caod moyen se trouvait à une moyenne de 10,42, avec un
écart-type de 4,05, un minimum de 4, un maximum de 20 et une médiane à 10. 41
enfants (82%) avaient au moins une surface lisse atteinte et 38 (76%) une atteinte des
dents maxillaires antérieures. 46 (92%) avaient une forme sévère de la carie précoce
(Tab 6, fig 7 et 8).

Atteinte Atteinte
caod
de des dents
Sévérité
Ecart- surfaces antérieures
Moy Min Max Médiane
type lisses maxillaires
1 an 10 - - - - 1 (100%) 1 (100%) 1 (100%)
2 ans 10 5,1 8 12 10 3 (100%) 3 (100%) 3 (100%)
3 ans 8,4 4,69 4 14 9 5 (100%) 4 (80%) 4 (80%)
15
4 ans 9,75 4,3 5 16 8,5 12 (75%) 10 (62,5%)
(93,75%)
5 ans 11,32 3,94 5 20 10 20 (80%) 20 (80%) 23 (80%)
Total 10,42 4,05 4 20 10 41 (82%) 38 (76%) 46 (92%)
Tableau 6 : Tableau descriptif de la maladie carieuse

3.3 Pathologies au long cours

3.3.1 Pathologies au long cours


Les enfants de 1 an, 2 ans et 3 ans ne souffraient d’aucune pathologie au long
cours (Tab 7 et fig 9).
Dans les patients ayant 4 ans, 3 (18,75%) d’entre eux avaient au moins une pathologie
au long cours. 2 (12,5%) d’entre eux étaient asthmatiques, dont l’un avait également
un (6,25%) souffle au cœur. Un (6,25%) autre souffrait d’épilepsie ou convulsions (Tab
7, fig 9).

39
Les enfants de 5 ans étaient
Pathologies au long cours également 3 (12%) à avoir une
100% pathologie au long cours. L’asthme
90% touchait également 2 (8%) d’entre eux.
80% L’un (4%) des enfants asthmatiques
70%
souffrait aussi d’allergies multiples. Un
60%
50%
(4%) autre enfant avait un déficit
40% immunitaire (Tab 7, fig 9).
30%
20% Au total, 6 enfants (12%) avaient une
10% pathologie au long cours. 4 (8%)
0% avaient de l’asthme, dont 2 associés à
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total
un souffle au cœurs (2%) ou des
Asthme uniquement Pathologie autre allergies multiples (2%). Les 2 autres
Asthme + autre Sains enfants avaient un déficit immunitaire
Figure 99 :Pathologies
Figure Pathologiesau
aulong
longcours,
court, source
source personnelle
personnelle (2%) et de l’épilepsie ou convulsions
(2%) (Tab 7, fig 9).

3.3.2 Traitements au long cours


Les 2 (12,5%) enfants de 4 ans souffrant d’asthme étaient tous traités par
Ventoline® et Flixotide®. Celui souffrant de souffle au cœur n’avait pas de traitement
particulier pour celui-ci mais faisait partie des asthmatiques, et celui ayant de
l’épilepsie ou des convulsions prenait du Keppra® associé à du Rivotril® (6,5%) (Tab
7, fig 10).
Pour les enfants de 5 ans, un sur les 2 faisant
de l’asthme était traité par Ventoline® et
Traitements au long Flixotide® également (4%). Le patient ayant
cours un déficit immunitaire était traité avec du
100% Bactrim®, du Ferrostrane® et du Clairyg®
80% (4%). Aucun traitement au long cours
60% supplémentaire n’était nécessaire pour
40% l’enfant avec les allergies multiples (Tab 7, fig
20% 10).
0%
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total Sur la totalité de la population, 5 enfants
(10%) avaient donc un traitement au long
Pas de traitement
cours. 3 (6%) d’entre eux avaient un asthme
Autre
traité par de la Ventoline® et du Flixotide®. Un
Ventoline + Flixotide
patient (2%) était traité par du Bactrim, du
Figure 10 : Traitements au long cours, source
Figure 10 Traitements au long cours, source Ferrostrane® et du Clairyg® et un autre (2%)
personnelle
personnelle par Du Keppra® et du Rivotril® (Tab 7, fig 10).

40
Pathologie au long cours Traitement au long cours
1 an 0 (0%) 0 (0%)
2 ans 0 (0%) 0 (0%)
3 ans 0 (0%) 0 (0%)
Total : 3 (18,75%) Total : 3 (18,75%)
Ventoline® + Flixotide® : 2
Asthme : 2 (12,5%)
(12,5%)
4 ans Souffle au cœur : 1
-
Autre : 2 (6,25%)
(12,5%) Epilepsie ou convulsion : 1
Keppra® + Rivotril® : 1 (6,25%)
(6,25%)
Total : 3 (12%) Total : 2 (8%)
Asthme : 2 (8%) Ventoline + Flixotide : 1 (4%)
Déficit
Bactrim, Ferrostrane, Clairyg : 1
5 ans immunitaire : 1
(4%)
Autre : 2 (8%) (4%)
Allergies
-
multiples : 1 (4%)
Total : 8 (12%) Total : 5 (10%)
Asthme : 4 (8%) Ventoline® + Flixotide® : 3 (6%)
Souffle au cœur : 1 (2%) -
Epilepsie ou convulsion : 1
Total Keppra® + Rivotril® : 1 (2%)
Autre : 4 (2%)
(8%) Bactrim®, Ferrostrane®,
Déficit immunitaire : 1 (2%)
Clairyg® : 1 (2%)
Allergies multiples : 1 (2%) -
Tableau 7 : Description des pathologies et traitements au long cours

3.4 Hygiène orale


Le patient de 1 an ne se brossait jamais les dents. (Tab 8, fig 11, 12 et 13)
Pour les 3 patients de 2 ans, tous (100%) les parents indiquaient brosser les
dents de leurs enfants. Deux (66,67%) se les brossaient le matin après le petit-
déjeuner et 2 (66,67%) le soir avant le coucher. Aucun d’entre eux (0%) n’étaient
supervisés (Tab 8, fig 11, 12 et 13).
Dans la catégorie des enfants ayant 3 ans, 4 (80%) se brossaient les dents tous les
jours et 1 (20%) ne le faisait jamais. Aucun (0%) ne se les brossait le matin avant le
petit déjeuner, 1 (20%) le faisait après le petit déjeuner. Personne (0%) ne se brossait
les dents le midi après le repas et le soir avant le diner. 4 (80%) se brossaient les dents
le soir avant le coucher (Tab 8, fig 11, 12 et 13).
14 des enfants (87,5%) de 4 ans se brossaient les dents quotidiennement, et 2 (8%)
d’entre eux ne le faisaient jamais. Aucun (0%) ne le faisait avant le petit déjeuner, 8
(50%) se les brossaient le matin après le petit-déjeuner, 1 seul (6,25%) le faisait le
midi après le repas, un autre (6,25%) le soir avant le diner. 13 (81,5%) se brossaient
les dents le soir avant le coucher. 11 (68,75%) des enfants qui se brossaient
quotidiennement les dents étaient supervisés, et 3 (18,75%) ne l’étaient pas (Tab 8,
fig 11, 12 et 13).

41
23 (92%) sur 25 des patients de 5 ans se brossaient les dents tous les jours. 2 (8%)
ne le faisaient jamais. 7 (28%) réalisaient un brossage avant le petit-déjeuner, 14
(56%) après le petit-déjeuner. Le midi après le repas, 3 (12%) d’entre eux se
brossaient les dents. Le soir, un seul (4%) se brossait les dents avant le repas et 21
(84%) le faisaient avant de se coucher. 18 (72%) étaient supervisés lors du brossage
et 5 (20%) ne l’étaient pas (Tab 8, fig 11, 12 et 13).

Brossage quotidien Supervision du brossage


100% 100%

80% 80%

60% 60%

40% 40%

20% 20%

0% 0%
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Brossage quotidien Pas de brossage quotidien Oui Non Pas de brossage

Figure
Figure12
11:Brossage
Brossagequotidien,
quotidien,source
sourcepersonnelle
personnelle Figure
Figure11
12:Supervision
Supervisiondu
dubrossage,
brossage,source
sourcepersonnelle
personnelle

Sur la totalité de l’effectif, 44 (88%) des enfants se brossaient les dents


quotidiennement, 6 (12%) ne le faisaient jamais. 7 (14%) patients procédaient à un
brossage le matin avant le petit-déjeuner, 25 (50%) après le petit-déjeuner. 4 (8%) se
les brossaient le midi après le repas. Le soir, 2 (4%) se brossaient les dents avant le
diner et 40 (80%) avant le coucher. 33 (66%) étaient supervisés et 11 (22%) ne l’étaient
pas (Tableau 8, figures 11, 12 et 13).

1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total


4 14 23 44
Brossage Oui 0 (0%) 3 (100%)
(80%) (87,5%) (92%) (88%)
tous les
1 (20 2 6
jours Non 1 (100%) 0 (0%) 2 (8%)
%) (12,5%) (12%)
7 7
Matin avant PD 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%)
(28%) (14%)
2 1 14 25
Matin après PD 0 (0%) 8 (50%)
(66,67%) (20%) (56%) (50%)
1 3
Midi après repas 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 4 (8%)
(6,25%) (12%)
1
Soir avant diner 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (4%) 2 (4%)
(6,25%)
13
2 4 21 40
Soir avant coucher 0 (0%) (81,50
(66,67%) (80%) (84%) (80%)
%)
11
2 18 33
Oui 0 (0%) 0 (0%) (68,75
(40%) (72%) (66%)
%)
Supervisé
3
2 5 11
Non 0 (0%) 3 (100%) (18,75
(40%) (20%) (22%)
%)
Tableau 8 : Description de l'hygiène orale des patients

42
Rythme journalier du brossage des dents
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Matin Avant PD Matin après PD Midi après repas


Figure
FigureSoir
13
13:Rythme
Rythme
avant journalier
journalier
diner du
dubrossage
Soir brossage
avant de
dedents,
dents,source
coucher sourcepersonnelle
personnelle

3.5 Hygiène alimentaire

3.5.1 Alimentation
Le garçon de 1 an (100%) avait plus de 4 prises alimentaires par jour. Il
consommait 2 produits sucrés quotidiennement (Tab 9, fig 14, 15 et 16).
A 2 ans, les 3 enfants (100%) avaient plus de 4 prises alimentaires dans une journée,
et consommaient des produits sucrés tous les jours. Un (33,33%) en consommait une
fois par jour, un autre (33,33%) 2 fois et le dernier (33,33%) 3 fois par jour (Tab 9, fig
14, 15 et 16).
Une prise alimentaire supérieure à 4 par jour était observée chez 3 patients (60%) de
3 ans. 4 enfants (80%) consommaient des produits sucrés tous les jours. 2 (40%) le
faisaient une fois, un (20%) 2 fois et le dernier (20%) 4 fois et plus par jour. Un patient
(20%) ne consommait pas de produits sucrés tous les jours, mais seulement 2 à 3 fois
par semaine (Tab 9, fig 14, 15 et 16).
Chez les enfants de 4 ans, 13 (81,25%) avaient plus de 4 prises alimentaires par jour.
16 (100%) avaient une consommation journalière de produits sucrés. 6 (36,5%)
mangeaient un produit sucré par jour, 4 (25%) en mangeaient 2 par jour, un (6,25%) 3
par jour et 5 (31,25%) en consommaient 4 fois et plus (Tab 9, fig 14, 15 et 16).
A 5 ans, 14 patients (56%) avaient une prise alimentaire supérieure à 4 par jour. 23
(92%) consommaient des produits sucrés tous les jours, dont 8 (32%) une fois, 12
(48%) 2 fois, un (4%) 3 fois et 2 (8%) 4 fois et plus. 2 patients (8%) n’en avaient pas
une consommation journalière : l’un (4%) n’en mangeait jamais et l’autre (4%) en
mangeait 4 à 6 fois par semaine (Tab 9, fig 14, 15 et 16).

43
Nombre de prises alimentaires
journalières
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Plus de 4 prises par jour Moins de 4 prises par jour

Figure 14 : Nombre de prises alimentaires journalières, source


personnelle

Sur la totalité de l’échantillon, 34 (68%) enfants avaient une prise alimentaire


supérieure à 4 par jour. 47 (94%) consommaient des produits sucrés tous les jours. 17
(34%) le faisaient une fois, 19 (38%) 2 fois, 3 (6%) trois fois, et 8 (16%) 4 fois et plus.
3 patients (6%) ne consommaient pas de produits sucrés tous les jours : un (2%) n’en
mangeait jamais, un autre (2%) 4 à 6 fois par semaine et le dernier 2 à 3 fois par
semaine (Tableau 9, figures 14, 15 et 16).

Consommation journalière Consommation détaillée


de produits sucrés journalière en produits
100% sucrés
90% 100%
90%
80%
80%
70% 70%
60% 60%
50%
50%
40%
40% 30%
30% 20%
10%
20%
0%
10% 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

0% 1 fois/J 2 fois/j 3 fois/j


1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total 4 fois et plus/j Jamais 4 à 6/semaine
Oui Non 2 à 3 / sem
Figure 15 : Consommation journalière de produits Figure 16 : Consommation détaillée journalière en
sucrés, source personnelle produits sucrés, source personnelle

44
Consommation journalière de produits
sucrés (3)

Produits sucrés consommés par jour


4,5
4
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Moyenne Médiane Minimum Maximum


Figure 17 : Consommation journalière en produits sucrés, Moyenne, médiane, minimum et
maximum, source personnelle

1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total


1 3 13 14 34
Oui 3 (100%)
>4 (100%) (60%) (81,25%) (56%) (68%)
prises/jour 3 11 16
Non 0 (0%) (0%) 2(40%)
(18,75%) (44%) (32%)
1 4 16 23 47
Oui 3 (100%)
(100%) (80%) (100%) (92%) (94%)
1 2 8 17
1 fois 0 (0%) 6 (37,5%)
(33,33%) (40%) (32%) (34%)
1 1 12 19
2 fois 1 (0%) 4 (25%)
(33,33%) (20%) (48%) (38%)
1 1
3 fois 0 (0%) 0 (0%) 1 (6,25%) 3 (6%)
(33,33%) (4%)
4 fois et 1 5 2 8
Produits 0 (0%) 0 (0%)
plus (20%) (31,25%) (8%) (16%)
sucrés
journaliers 1 2
Non 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 3 (6%)
(20%) (8%)
1
Jamais 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (2%)
(4%)
4à 1
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (2%)
6/sem (4%)
2 à 3/ 1 0
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (2%)
sem (20%) (0%)
1/sem 0
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%)
ou mois (0%)
Tableau 9 : Alimentation journalière (1)

45
En moyenne, les enfants de 2 ans consommaient 2 produits sucrés par jour, avec une
médiane à 2, un écart-type à 0,74 ; un minimum à 1 produit et un maximum à 3 produits
par jour (Tab 10, fig 17).
Pour les patients de 3 ans, la moyenne se situait à 2 produits par jour pour les enfants
qui consommaient des produits sucrés quotidiennement, avec une médiane à 1,5, un
écart-type de 0,88, un minimum à 1 et un maximum à 4 (Tab 10, fig 17).
A 4 ans, la moyenne des produits sucrés consommés quotidiennement était de 2,3,
avec une médiane située à 2 et un écart-type à 1,23. L’enfant qui en consommait le
moins était à 1 par jour et celui qui en consommait le plus à 4 par jour (Tab 10, fig 17).
Les patients de 5 ans ont obtenu une moyenne de produits sucrés consommés tous
les jours à 1,87 par jour, avec une médiane à 2, un écart-type à 0,73, un minimum à 1
et un maximum à 4 produits par jour. Ceux qui ne consommaient pas ces produits tous
les jours avaient une moyenne et une médiane à 3 produits par semaine, avec un
écart-type à 1. Le minimum était à 0 produit sucré par jour et le maximum entre 4 et
6 produits par semaine (Tab 10, fig 17).
Au total, 2,04 produits par jour étaient consommés en moyenne chez les enfants qui
en prenaient quotidiennement, la médiane se situait à 2, avec un écart-type de 1,06,
un minimum de 1 et un maximum à 4 produits journaliers. Ceux qui ne consommaient
pas de produit sucré tous les jours en mangeaient en moyenne 2 à 3 par semaine,
avec une médiane à identique, un écart-type à 1, le minimum à 0 produit sucré par jour
et un maximum de 4 à 6 produits par semaine (Tab 10, fig 17).

Moyenne Médiane Ecart-type Minimum Maximum


2 ans Oui 2 2 0,74 1 3
Non
3 ans Oui 2 1,5 0,88 1 4
Non
4 ans Oui 2,3 2 1,23 1 4
Non
5 ans Oui 1,87 2 0,73 1 4
Non 3 3 1 0 4à6
Total Oui 2,04 2 1,06 1 4
Non 2à3 2à3 1 0 4à6
Tableau 10 : Alimentation journalière (2)

3.5.2 Boissons
L’enfant de 1 an (100%) consommait uniquement du sirop pendant les repas
(Tab 11, fig 18 et 19).
A 2 ans, les 3 patients (100%) buvaient de l’eau en bouteille pendant les repas. L’un
d’entre eux (33,33%) consommait aussi du jus de fruits (Tab 11, fig 18 et 19).
A 3 ans, un enfant (20%) buvait de l’eau du robinet et 3 autres (60%) de l’eau en
bouteille pendant le repas. Un dernier (20%) consommait du sirop. L’un d’eux (20%),
buvait également du lait pendant le repas (Tab 11, fig 18 et 19).

46
2 enfants de 4 ans (12,5%) consommaient de l’eau du robinet durant le repas, et 12
(75%) de l’eau en bouteille. 2 autres (12,5%) buvaient du jus de fruits. 4 d’entre eux
(25%) consommaient également du soda, 2 (12,5%) du jus de fruits et 5 (31,25%) une
boisson autre (2 du sirop, 1 du yaourt à boire et 1 du lait) (Tab 11, fig 18 et 19).
22 des patients (88%) de 5 ans buvaient de l’eau en bouteille au cours du repas. 2
(8%) consommaient du jus de fruits, et un (4%) de l’eau aromatisée. Parmi eux, un
(4%) buvait également de l’eau en bouteille, un autre (4%) du soda, 5 (20%) du jus de
fruits et 8 (32%) une boisson autre (5 du sirop, un de l’ice tea et 3 du lait) (Tab 11, fig
18 et 19).
Au total, 3 des enfants (6%) buvaient de l’eau du robinet pendant les repas, 40 (80%)
de l’eau en bouteille, 4 (8%) du jus de fruits, 3 (6%) une boisson autre (2 du sirop, et
un de l’eau aromatisée). Parmi eux, un (2%) consommait aussi de l’eau en bouteille,
5 (10%) du soda, 8 du jus de fruits (16%) et 14 une boisson autre (7 du sirop, 5 du lait,
un de l’ice tea et un du yaourt à boire) (Tab 11, fig 18 et 19).

1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total


Eau du 2
0 (0%) 0 (0%) 1 (20%) 0 (0%) 3 (6%)
robinet (12,5%)
Eau en
0 (0%) 3 (100%) 3 (60%) 12 (75%) 22 (88%) 40 (80%)
bouteille
Soda 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%)
Jus de 2
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 2 (8%) 4 (8%)
A fruits (12,5%)
1
0 (0%) 1 (20%) 0 (0%) 1 (4%) 3 (6%)
(100%)
Sirop : 2
Autre
Eau Eau
Sirop - Sirop -
aromatisée aromatisée :
1
Eau du
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%)
robinet
Eau en
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (4%) 1 (2%)
bouteille
Soda 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 4 (25%) 1 (4%) 5 (10%)
Jus de 1 2
0 (0%) 0 (0%) 5 (20%) 8 (16%)
fruits (33,33%) (12,5%)
B
5
0 (0%) 0 (0%) 1 (20%) 8 (32%) 14 (28%)
(31,25%)
sirop : 7
Sirop : 2
Autre Sirop : 5 lait : 5
yaourt à
- - Lait Ice Tea : 1 ice tea : 1
boire : 1
Lait : 3 yaourt à
Lait : 1
boire : 1
Tableau 11 : Boissons au cours des repas

Le garçon de 1 an (100%) consommait des boissons sucrées tous les jours, au rythme
de 4 fois ou plus par jour (Tab 12, fig 20 et 21).

47
A 2 ans, un enfant (33,33%) buvait des boissons sucrées tous les jours, 3 fois par jour.
Les 2 autres enfants de 2 ans (66,67%) n’en consommaient pas tous les jours. L’un
(33,33%) en buvait 2 à 3 fois par semaine et l’autre (33,33%) une fois par semaine
ou par mois (Tab 12, fig 20 et 21).

Boissons consommées au Boissons consommées au


cours des repas (A) cours des repas (B)
50 10
40 8
30 6
20 4
10 2

0 0
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Eau du robinet Eau en bouteille Eau du robinet Eau en bouteille


Soda Jus de fruit Soda Jus de fruit
Sirop Lait Sirop Lait
autre autre

Figure19
18: Boissons
Boissons principales
principales consommées
consommées au
au cours Figure
Figure cours Figure 18
19 :Boissons
Boissonssecondaires
secondairesconsommées
consomméesau
au
des repas,
des repas, source
source personnelle
personnelle cours des repas, source personnelle
cours des repas, source personnelle

2 des patients de 3 ans (40%) consommaient des boissons sucrées quotidiennement,


tous deux 2 fois par jour. Les 3 autres (60%) n’en buvaient pas tous les jours. 2 d’entre
eux (40%) en buvaient 2 fois par semaine et le dernier (20%) une fois par semaine ou
par mois (Tab 12, fig 20 et 21).
6 enfants de 4 ans (37,5%) avaient une consommation quotidienne de boissons
sucrées. Un (6,25%) en buvait une fois par jour, 2 (12,5%) 2 fois par jour, un (6,25%)
3 fois par jour et 2 (12,5%) 4 fois ou plus. Les 10 autres enfants de 4 ans (62,5%) ne
buvaient pas de boisson sucrée tous les jours. Un (6,25%) n’en consommait jamais, 4
(25%) en consommaient 4 à 6 par semaine, 4 autres (25%) 2 à 3 par semaine et un
seul (6,25%) un verre par semaine ou par mois (Tab 12, fig 20 et 21).
A 5 ans, 19 enfants (76%) buvaient des boissons sucrées tous les jours. Pour 13
d’entre eux (52%), leur consommation s’élevait à un verre par jour, pour 3 autres (12%)
à 2 par jour, pour un (4%) 3 par jour et pour 2 (8%) 4 fois ou plus (Tab 12, fig 20 et
21).

48
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total
1 6
Oui 1 (100%) 2 (40%) 19 (76%) 29 (58%)
(33,33%) (37,5%)
1
1 fois 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 13 (52%) 14 (28%)
(6,25%)
2
2 fois 0 (0%) 0 (0%) 2 (40%) 3 (12%) 7 (14%)
(12,5%)
1 1
3 fois 0 (0%) 0 (0%) 1 (4%) 3 (6%)
(33,33%) (6,25%)
4 fois et 2
1 (100%) 0 (0%) 0 (0%) 2 (8%) 5 (10%)
plus (12,5%)
2 10
Non 0 (0%) 3 (60%) 6 (24%) 21 (42%)
(66,67%) (62,5%)
1
Jamais 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (2%)
(6,25%)

0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 4 (25%) 1 (4%) 5 (10%)
6/sem
2 à 3/ 1
0 (0%) 2 (40%) 4 (25%) 4 (16%) 11 (22%)
sem (33,33%)
1/sem 1 1
0 (0%) 1 (20%) 1 (4%) 4 (8%)
ou mois (33,33%) (6,25%)
Tableau 12 : Consommation de boissons sucrées journalière (1)

Sur l’échantillon complet, 29 enfants (58%) buvaient des boissons sucrées


quotidiennement. 14 (28%) le faisaient 1 fois par jour, 7 (14%) 2 fois par jour, 3 (6%)
3 fois par jour et 5 (10%) 4 fois et plus par jour. 21 patients (42%) ne buvaient pas de
boisson sucrée tous les jours. Un seul (2%) n’en buvait jamais, 5 (10%) en
consommaient 4 à 6 fois par semaine, 11 (22%) 2 à 3 par semaine et 4 (8%) un par
semaine ou par mois (Tab 12, fig 20 et 21).

Consommation quotidienne Consommation quotidienne


de boissons sucrées (1) de boissons sucrées détaillée
100% 100%
90%
80% 80%
70%
60% 60%
50%
40% 40%
30%
20% 20%
10%
0% 0%
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total
1 fois
2 fois
Oui Non 3 fois
4 fois ou plus

Figure 21 : Consommation quotidienne de boissons Figure 20 : Consommation quotidienne de boissons


sucrées, source personnelle sucrées détaillée, source personnelle

49
A 3 ans, les enfants qui buvaient tous les jours des boissons sucrées en consommaient
en moyenne 2 par jour, avec une médiane située à 2,5 verres par jour, un écart-type
de 0,85, un minimum de 1 par jour et un maximum de 2 par jour. Ceux qui n’en
consommaient pas tous les jours avaient une moyenne de 2 à 3 verres par semaine,
avec une médiane identique. L’écart-type était situé à 0,58, le minimum à 1 verre par
semaine ou par mois, et le maximum à 2 à 3 verres par semaine (Tab 13, fig 22 et 23).
A 4 ans, les patients qui consommaient des boissons sucrées tous les jours avaient
une moyenne à 2,6 verres par jour, une médiane à un verre par jour. L’écart-type était
de 2,34, le minimum de 1 par jour et le maximum de 4 par jour. Parmi ceux qui ne
consommaient pas de boissons sucrées quotidiennement, la moyenne était située à 2
à 3 verres par semaine, tout comme la médiane. L’écart-type était de 0,99, l’enfant qui
consommaient le moins de boissons sucrées n’en prenait jamais et celui qui en prenait
le plus était à 4 à 6 verres par semaine (Tab 13, fig 22 et 23).
Chez les patients de 5 ans, la moyenne de ceux qui en consommaient le plus
quotidiennement était de 1,42 verres par jour, avec une médiane d’un verre par jour.
L’écart-type était situé à 2,5, le minimum à un verre par jour et le maximum à 4 verres
par jour ou plus. Pour ceux qui ne buvaient pas tous les jours de boissons sucrées, la
moyenne était de 2 à 3 verres par semaine, comme la médiane. L’écart-type était de
0,8, le minimum d’un verre par semaine et le maximum de 4 à 6 verres par semaine
(Tab 13, fig 22 et 23).

Consommation Consommation de
quotidienne de boissons sucrées par
boissons sucrées (2) semaine
6
4,5
Nombre de verre par jour

4 5
3,5
4
3
2,5 3
2
1,5 2
1
1
0,5
0 0
3 ANS 4 ANS 5 ANS TOTAL 3 ans 4 ans 5 ans Total

Moyenne Médiane Moyenne Médiane


Minimum Maximum Minimum Maximum

Figure 23 : Consommation quotidienne de boissons Figure 22


Figure 23 :Consommation
Consommationdedeboissons
boissonssucrées
sucréespar
par
Figure 22 Consommation quotidienne de boissons
sucrées, Moyenne, médiane, minimum et maximum, semaine, moyenne, médiane, minimum et maximum,
sucrées, Moyenne, médiane, minimum et maximum,
source personnelle source personnelle
source personnelle

Sur l’effectif total, la moyenne des enfants qui consommaient quotidiennement des
boissons sucrées était de 1,96 verres par jour, avec une médiane de 2 verres par jour,
un écart-type de 1,15, un minimum d’un verre par jour et un maximum de 4 verres par
jour. Les patients qui ne buvaient pas tous les jours de boissons sucrées avaient une
consommation moyenne de 2 à 3 verres par semaine, tout comme la médiane. L’écart-

50
type était de 0,8, l’enfant qui consommait le moins ne buvait jamais de boisson sucrée
et celui qui en buvait le plus était entre 4 et 6 verres par semaine (Tab 13, fig 22 et 23).

Moyenne Médiane Ecart-type Minimum Maximum


3 ans Oui 2/j 2,5/j 0,85 1/j 2/j

Non 2 à 3/sem 2 à 3/sem 0,58 1/sem ou 2 à 3/sem


mois
4 ans Oui 2,6/j 1/j 2,34 1/j 4/j
Non 2 à 3/sem 2 à 3/sem 0,99 Jamais 4 à 6/sem
5 ans Oui 1,42/j 1/j 2,5 1/j 4/j
Non 2 à 3/sem 2 à 3/sem 0,63 1/sem 4 à 6/sem
Total Oui 1,96/j 2/j 1,15 1/j 4/j
Non 2 à 3/sem 2 à 3/sem 0,8 Jamais 4 à 6/sem
Tableau 13 : Consommation de boissons sucrées journalière (2)

3.6 Parenté avec l’accompagnant


L’enfant d’un an (100%) était accompagné par sa mère (Tab 14, 24).
Deux des patients de 2 ans (66,67%) étaient accompagnés par leur mère. Un autre
(33,33%) était accompagné par sa grand-mère (Tab 14, fig 24).
4 des enfants de 3 ans (80%) sont venus avec leur mère et un (20%) avec leur père
(Tab 14, fig 24).
Chez les enfants de 4 ans, 14 (87,5%) sont venus avec leur mère et 3 (12%) avec leur
père (Tab 14, fig 24).
Les patients de 5 ans étaient 22 (88%) à venir avec leur mère et 3 (12%) à venir avec
leur père (Tab 14, fig 24).
Au total, 43 enfants (86%) sont venus avec leur mère, 6 (12%) avec leur père et un
(2%) avec sa grand-mère (Tab 14, fig 24).

Parenté avec l'accompagnant


100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total

Mère Père Autre

Figure
Figure24
24:Parenté
Parentéavec
avecl’accompagnant,
l'accompagnant,source
source personnelle
personnelle

51
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Total
2 14
Mère 1 (100%) 4 (80%) 22 (88%) 43 (86%)
(66,67%) (87,5%)
Père 0 (0%) 0 (0%) 1 (20%) 2 (12,5%) 3 (12%) 6 (12%)
1
0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 0 (0%) 1 (2%)
(33,33%)
Autre
Grand-
mère
Tableau 14 : Parenté avec l'accompagnant

Lors de l’analyse des résultats, aucune donnée manquante n’a été rapportée.

4. Discussion

Il s’agissait d’une étude ayant pour objectif de mieux identifier les enfants à risque
de caries précoces. Les principales limites de cette étude résident dans le nombre de
sujets restreint et la désirabilité sociale (tendance à se montrer sous son meilleur jour)
qui pourraient être à l’origine de biais (60). Les patients inclus avaient potentiellement
déjà obtenu un rendez-vous avec un chirurgien-dentiste en ville. Après diagnostic, des
conseils d’hygiène et d’alimentation leur ont sûrement déjà été apporté, amenant un
biais le jour de l’inclusion dans l’étude.

4.1 Caractéristiques socio-démographiques


Les résultats concernant la répartition en termes d’âge de la carie précoce, nous
montrent une concordance avec l’étude publiée en 2019 par Tinanoff (4). En effet, la
population était inégalement répartie, les plus grands effectifs se retrouvant à 4 ans et
5 ans, avec respectivement 16 et 25 des enfants qui composaient la population
complète. Les auteurs avaient souligné que l’ECC restait majoritairement non traitée
en-dessous de 3 ans.
Contrairement à ce qui a été écrit dans un précédent article concernant
l’épidémiologie de la carie (13), ici, la carie précoce semblait concerner de manière
plus fréquente les garçons que les filles. Une autre étude réalisée en Roumanie a été
réalisée et publiée en 2011, montrant une légère majorité de garçons par rapport au
nombre de filles, ainsi que dans le sud de l’Italie et en Chine (61–63). En Inde, une
majorité de filles ont été identifiées comme atteintes de caries précoces. Cependant,
l’effectif beaucoup plus important d’enfants de sexe féminin inclus dans cette étude
pourrait expliquer cet écart (64).
Bien que des différences de répartition de la carie précoce en fonction du sexe aient
été mises en évidence, celles-ci restaient minimes alors que nous avons obtenu une
large majorité de garçons porteurs de caries précoces, dans toutes les catégories
d’âge confondues excepté à 2 ans. La majorité de filles présentes dans la catégorie
des enfants de 2 ans pourrait être attribuée au faible effectif représentant cette
catégorie.
Cette disparité entre les sexes présente en particulier dans les locaux du CHU, pourrait
possiblement être octroyée aux différences comportementales des deux genres. En
effet, selon une méta-analyse de psychologie datant de 2006, les garçons sont plus
sujets aux comportements agressifs et antisociaux que les filles, lorsqu’ils ressentent

52
le besoin d’extérioriser leurs émotions (65). Cette différence de comportements
pourrait amener les chirurgiens-dentistes de ville à envoyer plus fréquemment les
garçons à consulter au CHU, que les filles.
De nombreux articles ont relié l’origine ethnique au risque de développer l’ECC
(13,21). Cependant, seuls 4% des enfants inclus dans l’étude sont nés à l’étranger.
Cette faible proportion pourrait être liée au fait que de nombreuses familles d’origine
ethnique étrangère vivent désormais en France depuis assez longtemps pour avoir
des enfants de nationalité Française, sans pour autant que les parents y soient nés.
De plus, une étude menée en Suède identifie comme un des principaux facteurs de
risque de la carie entre 3 et 6 ans, le fait d’avoir un parent né à l’étranger (66). De plus,
les personnes d’origine ethnique étrangère consultent moins car l’accès aux soins est
plus difficile, dû à la barrière de la langue et la difficulté à l’accès aux droits aux
assurances santé (67).
Le caod a tendance à augmenter avec l’âge passant de 8,4 à 11,32 entre 3 et
5 ans. Il en est de même pour l’extrême supérieure. Une étude réalisée à Taïwan
suggère également que le nombre de lésions carieuses a tendance à augmenter avec
l’âge de l’enfant, tout comme dans le sud de l’Italie et en Chine (28,62,63). Cela
pourrait être attribué à la première visite chez le dentiste tardive pour beaucoup
d’enfants, d’autres études mentionnant déjà que l’âge du premier soin est rarement
avant 3 ans attendant des douleurs ou une raison esthétique pour consulter un
chirurgien-dentiste. De même, plus l’enfant vieillit, plus il est exposé aux facteurs de
risques, augmentant l’incidence de caries dentaires, l’expression de la maladie et la
consultation chez le chirurgien-dentiste (68). Par ailleurs, de nombreux chirugiens-
dentistes refusent toujours de prendre en charge les patients très jeunes (69).
Concernant le caod sur la totalité de l’échantillon, bien que légèrement supérieur, celui-
ci est semblable aux résultats trouvés en Roumanie en 2011, avec un caod moyen
compris entre 8,5 et 9,1 selon l’échantillon, bien que seule la S-ECC était au centre de
cette étude (61). En revanche, en Italie ce chiffre était bien inférieur puisque la
moyenne du caod était de 2,68 pour les ECC et de 6,86 chez les enfants avec S-ECC.
En Chine, le caod moyen de l’ECC était de 5,6 et donc inférieur à celui trouvé dans
notre étude, mais celui concernant la S-ECC s’en rapprochait un peu plus, aux
alentours de 8 (62).
Une majorité d’enfants inclus dans l’étude étaient porteurs de critères de sévérité de
la carie précoce. La plupart des enfants porteurs de ces critères ont été diagnostiqués
porteurs de S-ECC. Ceci est en accord avec une étude précédente menée en
Australie, dont une majorité d’enfants avec la même pathologie avaient les dents
antérieures maxillaires atteintes (69). Notre proportion d’enfants au stade sévère de la
maladie se rapproche des chiffres trouvés en 2012 à Taiwan (85%) (28).
Cependant, une étude menée chez les Afro-Américains habitant à Détroit a obtenu un
score de S-ECC inférieur à celui de l’ECC (39% contre 44%, avec 17% d’enfants sains)
(70). Il en est de même pour l’Italie, avec un taux d’ECC compris entre 8,7 et 29,8%,
croissant avec l’âge alors que les taux de la S-ECC s’étendaient entre 1,2 et 3,8%,
toujours selon l’âge (63). La Chine obtient également des chiffres très inférieur de la
S-ECC par rapport à l’ECC, avec un facteur proche de un sur deux (64,5 à 84,5% pour
l’ECC et 33,9% à 43,9% pour la S-ECC) (62).

53
4.2 Etat de santé
Les deux tiers des enfants malades étaient asthmatiques, soit 8% de l’effectif
total. Cependant la prévalence de l’asthme dans la population générale était aux
alentours de 11% chez les grandes sections maternelles en 2012/2013, soit supérieure
de 3% à la prévalence des asthmatiques porteurs de caries précoces dans notre étude
(71). Il n’a pas été possible de cibler l’asthme comme facteur de risque de la carie
précoce.

4.3 Comportements de santé orale


La proportion d’enfants ne se brossant pas les dents quotidiennement était
faible, mais on peut remarquer que plus les enfants sont jeunes, plus leur nombre est
important (excepté à l’âge de 2 ans, mais l’effectif réduit de cette catégorie pourrait
l’expliquer). Ainsi, comme déjà démontré dans de précédentes études, l’âge de mise
en place du brossage quotidien est en lien avec la carie précoce (68). Cependant, la
majorité des enfants se brossant les dents quotidiennement, d’autres facteurs que
l’hygiène orale doivent être pris en compte dans l’ECC. De plus, l’efficacité du
brossage des enfants n’a pas été relevée dans l’étude, et à Taiwan, un pourcentage
important d’enfants porteurs de caries précoces avaient une méthode de brossage
inadaptée (28).
Malgré un brossage quotidien, de nombreux parents ne supervisent pas le brossage
de leur enfant. La proportion d’enfants bénéficiant d’une supervision du brossage
s’accroit de 1 an à 4 ans, puis diminue sensiblement à 5 ans. Ceci peut être expliqué
par sous-estimation de l’utilité du brossage chez les très jeunes enfants, puis lorsqu’ils
sont plus âgés, un sentiment de maturité suffisante pour effectuer le brossage seul
pourrait être ressenti chez les parents, bien que la HAS recommande la supervision
du brossage jusque l’âge de 6 ans, dans les stratégies efficaces en prévention de la
carie (40). En pratique, la supervision du brossage doit parfois être réalisée jusque 8
ans, âge auquel l’enfant a développé une dextérité suffisante. Une relation avait déjà
été mise en évidence entre la supervision et la carie précoce en Chine, en Inde et en
Australie (62,64,72), mais aucune relation entre les deux n’avait été démontrée en
Italie (63).
L’UFSBD recommande deux brossages par jour pendant deux minutes, matin et soir.
Plus que le nombre de brossages quotidien, une bonne méthode de brossage leur
parait plus importante encore (73). Ici, peu d’enfants se brossaient les dents avant les
repas. La plupart se les brossaient le soir avant le coucher, et quelques-uns
complétaient avec un brossage le matin. Seul un très faible pourcentage d’enfants se
brossaient les dents le midi. A Taiwan, une majorité d’enfants S-ECC (61%) se brossait
les dents une fois ou moins par jour (28). En Chine, la carie précoce a été associée à
l’absence de brossage journalier, et en Inde, dans la région du Kerala, les enfants qui
se brossaient les dents au moins deux fois par jour avaient des lésions carieuses
moins sévères que les autres (62,68). En Italie la fréquence de brossage n’a pas été
validée en tant qu’indicateur de carie précoce (63).
Si les habitudes d’hygiène orale sont importantes dans la gestion de la carie précoce,
il n’en est donc pas moins que la supervision par un adulte semble être un facteur
protecteur de la maladie. Puisque la majorité des enfants se brossaient les dents au

54
moins une fois par jour, il aurait été intéressant de regarder si leur méthode de
brossage était adaptée.
La part d’enfants ayant un nombre de prises alimentaires journalières supérieur
à 4 par jour était largement majoritaire. Seul un tiers des enfants s’alimentait moins de
4 fois par jour. En Inde, une association avait déjà été mise en évidence entre une
fréquence d’alimentation supérieure à 10 fois par jour et la sévérité de la carie précoce
(68).
Presque la totalité des patients consommait quotidiennement des produits sucrés.
Dans le détail de cette consommation en produits sucrés, la plupart des enfants en
mangeait entre une et 2 fois par jour. La consommation de ces produits ne nous a pas
semblé être différente en fonction de l’âge des enfants.
En Australie, la consommation quotidienne de produits sucrés a déjà été associée à
la carie précoce, notamment lorsque celle-ci excède les 10% des apports d’énergie
recommandés entre un et 2 ans (74). Cette même association a été retrouvée en Inde,
cependant, la consommation de produits sucrés était bien supérieure à la nôtre,
puisque comprise entre 3 et plus de 10 fois par jour, et la répartition des enfants était
plus importante dans les catégories à forte consommation journalière. Celle-ci a
d’ailleurs été associée dans cette même étude à un plus haut risque de sévérité de
l’ECC. (68) Dans le sud de l’Italie, une association entre la consommation de boissons
sucrées et la carie précoce a également été retrouvée, avec presque 23,5% des
enfants ECC ou S-ECC consommant au moins un produit sucré par jour sur les 65%
d’enfants de l’échantillon atteints de carie précoce, ce chiffre restant tout de même très
inférieur aux nôtres (63). Cette même association a été retrouvée en Chine et aux
Emirats Arabes Unis (26,62). Dans le sud de l’Inde, 99,8% des enfants consommant
régulièrement des aliments sucrés étaient porteurs de caries (64). Au Brésil, les
enfants avec une S-ECC avaient eu une consommation en produits sucrés plus
importante par rapport aux autres avant l’âge d’un an (75).
Cependant, en Suède, seuls 14% des enfants atteints de carie précoce consommaient
des produits sucrés de manière journalière, ce critère n’a donc pas été associé de
manière significative à l’ECC dans cette étude (66).
Si la grande majorité des enfants (80%) buvait au moins de l’eau à chaque
repas, une boisson secondaire, le plus souvent riche en sucres fermentescibles, était
également consommée pour pas loin de 70% de l’effectif total. Aucune différence entre
les types de boissons riches en sucres consommées par les enfants n’a été mise en
évidence.
Plus de la moitié des enfants buvait des boissons sucrées quotidiennement. Près d’un
quart en consommait plus d’une fois par jour. Dans une étude datant de 2011, en
Chine, entre 76 et 82% d’enfants buvant des boissons sucrées quotidiennement
étaient porteurs de caries (76). Au Chili, les enfants consommant des boissons
sucrées souvent avaient plus de caries que ceux qui en buvaient moins de trois fois
par semaine (27).
La grande majorité des patients était accompagné par leur mère. Nos chiffres
dépassaient même ceux obtenus en Corée du Sud, où 77% des accompagnants
étaient des femmes (77).

55
Cette disparité pourrait être expliquée par une participation réduite des pères dans
l’éducation des enfants, encore plus prononcée dans les milieux précaires, notamment
lorsque la mère est sans emploi. De plus, lorsque le père participe à l’éducation de
l’enfant, celle-ci se dirige plus vers les loisirs que les nécessités parentales, telles que
l’accompagnement dans les structures de soins (78).

5. Conclusion

Cette étude nous permet de dresser un profil type de l’enfant porteur de caries
précoces qui consulte le service d’odontologie de Lille : c’est majoritairement un
garçon, âgé de 4 ou 5 ans, de nationalité française accompagné par la mère, avec un
caod moyen entre 9 et 11, ayant un brossage quotidien, mais non supervisé.
Concernant l’alimentation, il consomme des produits sucrés quotidiennement, avec
plus de quatre prises alimentaires par jour, prend des boissons sucrées au cours de
repas et tous les jours.

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61
Table des illustrations
Figure 1 : Le schéma de Keyes (2,14) .................................................................... 18
Figure 2 : Prise en charge de la carie selon l'ICCMS (39) ........................................ 22
Figure 3 : Arbre décisionnel concernant le traitement des caries précoces, source
personnelle .............................................................................................................. 30
Figure 4 : Schéma de l’étude, source : protocole de l’étude EPIECC ....................... 32
Figure 5 : Répartition de la population selon l'âge, source personnelle .................... 36
Figure 6 Répartition de la population par genre, source personnelle ........................ 37
Figure 7 : Indice caod, Moyenne, Médiane, minimum et maximum, source personnelle
................................................................................................................................. 38
Figure 8 : Critères de sévérité, source personnelle .................................................. 39
Figure 9 : Pathologies au long court, source personnelle ......................................... 40
Figure 10 : Traitements au long cours, source personnelle ...................................... 40
Figure 11 : Supervision du brossage, source personnelle ........................................ 42
Figure 12 : Brossage quotidien, source personnelle ................................................. 42
Figure 13 : Rythme journalier du brossage de dents, source personnelle ................ 43
Figure 14 : Nombre de prises alimentaires journalières, source personnelle ............ 44
Figure 15 : Consommation journalière de produits sucrés, source personnelle ........ 44
Figure 16 : Consommation détaillée journalière en produits sucrés, source personnelle
................................................................................................................................. 44
Figure 17 : Consommation journalière en produits sucrés, Moyenne, médiane,
minimum et maximum, source personnelle .............................................................. 45
Figure 19 : Boissons secondaires consommées au cours des repas, source
personnelle .............................................................................................................. 48
Figure 18 : Boissons principales consommées au cours des repas, source personnelle
................................................................................................................................. 48
Figure 21 : Consommation quotidienne de boissons sucrées détaillée, source
personnelle .............................................................................................................. 49
Figure 20 : Consommation quotidienne de boissons sucrées, source personnelle ... 49
Figure 22 : Consommation de boissons sucrées par semaine, moyenne, médiane,
minimum et maximum, source personnelle .............................................................. 50
Figure 23 : Consommation quotidienne de boissons sucrées, Moyenne, médiane,
minimum et maximum, source personnelle .............................................................. 50
Figure 24 : Parenté avec l'accompagnant, source personnelle ................................ 51

62
Table des tableaux
Tableau 1 Classification ICDAS (39) ........................................................................ 24
Tableau 2 Classification de l'activité de la lésion carieuse selon l'ICCMS (38,39) .... 25
Tableau 3 : Recommandations sur les concentrations en fluor pour les enfants selon
la HAS, source personnelle ...................................................................................... 26
Tableau 4 : Indications et contre-indications de l'AG, source personnelle ................ 29
Tableau 5 : Description de la population .................................................................. 37
Tableau 6 : Tableau descriptif de la maladie carieuse .............................................. 39
Tableau 7 : Description des pathologies et traitements au long cours ...................... 41
Tableau 8 : Description de l'hygiène orale des patients ............................................ 42
Tableau 9 : Alimentation journalière (1) .................................................................... 45
Tableau 10 : Alimentation journalière (2) .................................................................. 46
Tableau 11 : Boissons au cours des repas ............................................................... 47
Tableau 12 : Consommation de boissons sucrées journalière (1) ............................ 49
Tableau 13 : Consommation de boissons sucrées journalière (2) ............................ 51
Tableau 14 : Parenté avec l'accompagnant.............................................................. 52

63
Annexes
Annexe 1 – Questionnaire
Numéro anonymisation :
1. Indice caod (0 à 20) :
ECC ou ECC sévère
Au moins 1 dent temporaire cariée, absente (raison carieuse) ou
ECC
obturée chez un enfant < 6 ans
Lorsque :
- Surfaces lisses des dents atteintes < 3 ans
- Ou si une ou plusieurs dents antérieures maxillaires sont
S-ECC cariée, absentes ou obturées
- Ou si l’indice caod > 4 à 3 ans ; > 5 à 4 ans ; > 6 à 5 ans

Ici le caod ne prend pas en compte les lésions initiales mais


uniquement les lésions cavitaires.

2. Contexte médical :
Pathologie(s) ?...............................
Médicament(s) ?................................

3. Hygiène orale : Biquotidienne : OUI NON


Supervisée : OUI NON

4. Alimentation :
Y-a-t-il plus de 4 prises alimentaires par jour ? OUI NON

Habituellement, votre enfant mange-t-il des produits sucrés comme des


gâteaux, des barres chocolatées, des pâtisseries, des viennoiseries, des
crèmes dessert, chaque jour (sans compter les boissons sucrées) ?
Une seule réponse dans la colonne correspondante.
Cette catégorie comprend tous les produits sucrés quelque soit leur forme (par
exemple : confiserie, barre chocolatée, flans, pain au raisin, mousse au
chocolat, etc.) et leur provenance (commerce ou fait maison).
OUI NON
Si oui combien de fois en mange-t-il par
jour ?
Si non combien de fois en mange-t-il ?
1 fois
2 fois
4 à 6 fois par semaine
3 fois
2 à 3 fois par semaine
4 fois ou plus

64
1 fois par semaine ou par mois
Jamais
Que boit-il habituellement au cours des repas ?
Consigne : deux réponses possibles, par ordre d’importance décroissante : A puis B.
Eau du robinet
Eau en bouteille (minérale)
Vin
Bière
Soda (coca…)
Boisson fruitée, jus de fruits
Autres (précisez) ……………………………..
Boit-il des boissons sucrées chaque jour ?
Une seule réponse dans la colonne correspondante.
Cette catégorie comprend les sirops, les sodas, les boissons à base de fruit, les
nectars, etc.
OUI NON
Si oui combien de fois en boit-il par Si non combien de fois en boit-il ?
jour ?
1 fois 4 à 6 fois par semaine
2 fois 2 à 3 fois par semaine
3 fois 1 fois par semaine ou par mois
4 fois ou plus Jamais

5. Enfant
5.1. Quel âge à votre enfant (années + mois) : ……………..
5.2. Sexe : M F indéterminé
5.3. Lien de parenté avec l’accompagnant présent :
Père Mère Autre
6. Dans quel Pays est né votre enfant l'enfant : (cochez)
6.1 France
6.2. Hors France

65
Thèse d’exercice : Chir. Dent. : Lille : Année [2020] – N°:
Profil des enfants porteurs de caries précoces reçus dans le service d’odontologie du
CHU de Lille en 2019/2020 : Etude ancillaire / LEBLANC Angéline. - p. (66) : ill.
(24) ; réf. (78).

Domaines : Odontologie Pédiatrique

Mots clés Rameau : Carie dentaire – Chez l’enfant ; Santé publique bucco-dentaire ;
Enquêtes ; Caries de la petite enfance

Mots clés FMeSH : Caries dentaires-Enfants d'âge préscolaire ; Enquête de santé


dentaire ;

Mots clés libres : Caries précoces - étude

Résumé de la thèse :

La carie précoce est la maladie chronique la plus fréquente de l’enfant. Les conséquences de la
maladie sont nombreuses et lourdes pour l’enfant et sa famille. La prise en charge, souvent trop
tardive est essentiellement basée en France sur une approche clinique de la maladie accompagnée
de conseils de prévention.
Les données sur la carie précoce sont peu nombreuses en France, et il est difficile de cibler les
personnes à risque. Cette étude a pour objectif de faire émerger le profil des enfants porteurs de
caries précoces consultant le service d’odontologie du CHU de Lille dans la région des Hauts-de-
France, afin d’adapter les stratégies de prise en charge.

Il s’agit d’une étude ancillaire à l’étude EPIECC : profil épidémiologique des enfants atteints de
caries précoces, mise en place dans le Service d’Odontologie du CHU de Lille en 2019/2020. Elle
a été réalisée à partir d’un examen clinique de l’enfant et d’un questionnaire aux parents afin de
permettre d’établir un profil des patients.

JURY :
Président : Madame la Professeure Caroline DELFOSSE

Assesseurs : Monsieur le Docteur Thomas TRENTESAUX

Monsieur le Docteur Thomas MARQUILLIER

Madame le Docteur Mathilde LOBRY

66

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