EXERCICE N° 1 (5 points)
→ → →
Dans l'espace E rapporté à un repère orthonormé (o, i , j , k ) , on donne les points A(1,-1,2) et
B(1,1,-2).
1) Donner une représentation paramétrique de la droite (AB).
2) Soit P le plan passant par A et perpendiculaire à la droite (AB) et Q le plan dont une
équation cartésienne est : x-y+2z+6=0
a - Donner une équation cartésienne du plan P.
b - Vérifier que le plan Q passe par le point B et est parallèle au plan P.
3) On considère la sphère (S) tangente en B au plan Q et dont l'intersection avec le plan P est
le cercle de centre A et de rayon 2 3 .
On désigne par I le centre de la sphère (S) et par (a,b,c) les coordonnées de I.
a - Montrer que le point I appartient à la droite (AB).
b - En déduire que b=-a et c=2a.
c - Montrer que IB2-IA2=12 et en déduire que : a-b+2c=3.
d - Déterminer alors les coordonnées du point I et écrire une équation cartésienne de la
sphère (S).
EXERCICE N° 2 (5 points)
1) Résoudre, dans l'ensemble "?des nombres complexes, l'équation :
2z2-2(1+i)z+1/2 +i =0
2) Soit ? un réel de l'intervalle [0,? /2] et E? l'équation :
2z2-2(1+2cos? +2i)z +cos? +i=0 avec z? " .
a- Montrer que l'équation E? admet une racine réelle que l'on calculera.
b- Calculer l'autre racine en fonction de ? .
→ →
3) Dans le plan complexe rapporté à un repère direct (o, u , v ) , on considère les points A et M
d'affixes respectives 1/2 et cos? +i.
π
a - Déterminer l'ensemble des points M lorsque le réel ? varie dans l'intervalle [0, ].
2
b- Calculer AM en fonction de ? et en déduire la valeur de ? pour laquelle la distance
AM est minimale.
PROBLEME (10 points)
ex
Soif f la fonction numérique définie sur IR par : f ( x ) =
1+ e x
→ →
On désigne par (C ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (o, i , j ) où l'unité de
longueur est 4 cm.
1) Dresser le tableau de variation de f.
2) Soit I le point de coordonnées (0,1/2).
a - Vérifier que I appartient à (?C)
b - Montrer que I est un centre de symétrie de (C ).
1 1
c- Montrer que la tangente (T) à la courbe (C ) au point I a pour équation : y = x +
4 2
3) Dans cette question on se propose d'étudier les positions relatives de (C ) et (T).
a - Montrer que pour tout réel x, on a : f'(x)? 1/4.
1 1
b - Soit x un réel strictement positif. Montrer que l'on a : f(x)≤ x +
4 2
c - En déduire les positions relatives de (C ) et (T).
4) Tracer (C ) et (T).
5) Calculer, en cm2, la mesure de l'aire de la partie du plan limité par la courbe (C ), la
tangente (T) et les droites d'équations respectives : x = 0 et x = 2.
∫f (x + log n )dx
1 n
6) Pour tout entier non nul n, on pose u n =
n 0
x
ne
a - Vérifier que f(x + Log n)= .
1 + ne x
b - Calculer un en fonction de n.
c - Calculer la limite de un quand n tend vers + ? .
I) De quoi s'agit-il ?
Représentation paramétrique d’une droite
Equation d’un plan. Position relative de deux plans. Position relative d’un plan et d’une
sphère.
Equation d’une sphère. Calcul de distances.
II) Indications et commentaires
1) Représentation paramétrique de la droite (AB).
→ →
Traduire M(x,y,z) ∈ (AB) par : il existe α∈ IR tel que AM =a AB . Ou bien : on peut appliquer
directement les formules : une représentation paramétrique d’une droite est de la
x = x0 + aa
→ a
forme : y = y 0+ ab (a∈ R) avec (x0,y0,z0) coordonnées de A (ou de B) et AB bc
on obtient
z = z 0 + a c
x = 1 − 2α
alors le système suivant : y = − 1 + 2α (α∈ IR)
z = 2 − 4α
2) a) Equation cartésienne de P :
− 2
→
* Le vecteur 2 est un vecteur normal à P; donc une équation cartésienne de P est de la
AB
− 4
forme : -2x +2y -4z +d = 0 où d est un réel à déterminer.
* Pour obtenir d, traduire que A ∈ P.
Remarques : En général, pour traduire qu’un point appartient à un plan, on écrit que les
coordonnées du point vérifient l’équation du plan c’est-à-dire remplacer x,y et z par ses
coordonnées.
* On peut remplacer un vecteur normal à un plan par un autre vecteur (colinéaire au 1er) et
dont les coordonnées sont plus simples.
* Trouver qu’une équation cartésienne de P (la plus simple) est alors : «P : - x+y-2z +6=0».
b) Vérification que Q passe par B
Utiliser la remarque plus haut pour vérifier que B∈ Q
Vérification que Q est parallèle à P.
1
L’équation de Q permet de conclure que →n −21
est un vecteur normal à Q.
Vérifier que →n et AB
→ sont colinéaires.
Conclure que P//Q.
3) a) Montrer que I appartient à (AB)
Dans ce cas il s’agit de prouver que I, A et B sont alignés.
I est le centre de la sphère tangente à Q en B donc (IB)⊥ Q. or P//Q donc (IB) ⊥ P et puisque
(AB) ⊥ P on conclut que (IB) // (AB) et par suite I, A et B sont alignés, ainsi I∈ (AB).
b) Déduction des relations b=-a et c=2a
Traduire que I∈ (AB) par le fait que les coordonnées de I vérifient la représentation
paramétrique de (AB) trouvée en première question. Ce qui donne un système de 3 équations
à 4 inconnues a, b, c et α, en éliminant α, on obtient : b= -a et c = 2a.
c) montrer que IA2 - IB2 = 12.
Penser à utiliser la formule donnant le rayon r du cercle d'intersection d'une sphère de rayon R
de centre I et d'un plan P.
Rappel : on a : (r = R 2 − d 2 , d= d(I,P))
On sait que IA = d(I, P) (car (IA) ⊥ P et A ∈ P) et IB= R (sphère tangente à Q en B).
Appliquer la formule donnant la distance de 2 points à l’aide de leurs coordonnées pour
exprimer IA2 et IB2 en fonction de a, b et c. Remplacer alors dans la relation IA2 -IB2 = 12 qui
donne : a-b+2c = 3 (ne pas oublier de simplifier).
d) Calcul des coordonnées de I
Les 2 relations obtenues dans la question 3°)b) permettent de transformer la relation 3°)c) en
une équation du 1er degré en a et par la même de calculer a
1 1
on obtient : a= ; b=- et c = 1 d'où I(1 ,− 1 ,1) .
2 2 2 2
* Equation cartésienne de (S).
On calcule le rayon de (S) qui est IB.(Trouver IB= 27 ).
2
Appliquer la formule donnant l’équation d’une sphère connaissant son rayon et les
coordonnées de son centre.
1 2 1 27
D'où S : ( x − ) + ( y + ) 2 + (z − 1) 2 = .
2 2 2
De quoi s'agit-il ?
Equation du 2ème degré dans " (numérique et paramétrique).
Représentation dans le plan complexe.
Calcul de distance.
II) Indications et commentaires
1) Résolution dans " de l'équation :
1
2z2-2(1+i)z+ +i=0
2
Penser plutôt à calculer ∆’et non ∆ ; (Les calculs seront plus simples).
1 1
Vérifier que ∆’= -1 = i2 et par suite z' = et z'' = + i
2 2
1 1
Ecrire SC = { ; +i}
2 2
2) a) Montrer que Eθ admet une racine réelle
Appeler x la racine réelle et remplacer z par x dans Eθ.
2x 2 − (1 + cos θ) x + cos θ = 0 (1)
Ce qui donne le système :
1 - 2x = 0 (2)
1
Résoudre (2) et vérifier que la valeur trouvée vérifie (1)
2
1
Donc est une solution réelle de Eθ.
2
b) Calcul de la deuxième racine de Eθ.
L’équation (E) est de la forme az2 +bz +c=0 (a ∈ "*). Si z’et z’’sont solutions de (E) alors
b c
z’+z ’’= - et z’×z’’= .
a a
1
Appliquer l’une des relations précédentes pour trouver z'' = cosθ+i sachant que z’= .
2
π
3) a) Ensemble E des points M (cosθ+i) lorsque θ varie dans [0, ].
2
Appeler x et y coordonnées de M
on obtient :
x = cos θ
M(x, y) ∈ E ⇔ y = 1
π
0 ≤ θ ≤
2
π
Ne pas oublier que 0≤θ≤ ⇔ 0≤x ≤1.
2
En déduire que E=[IJ] avec I(0,1) et J(1,1).
b) Calcul de AM
Se rappeler que AM = |z M -zA|.
1
Trouver donc que AM = (cos θ − ) 2 + 1 .
2
- Calcul de θ pour que AM soit minimale
1
Remarquer que (cosθ - )2 +1 ≥ 1
2
π
Ceci permet de conclure que AM est minimale pour θ = .
3
I) De quoi s'agit-il ?
Fonction en exponentielle
Tangente à une courbe, centre de symétrie
Calcul d'aire
Suite définie par une intégrale.
II) Indications et commentaires
1) Tableau de variation de f
Pour dresser le tableau de variation d’une fonction, on doit préciser Df , justifier que f est
continue et dérivable sur les intervalles qui composent Df , calculer sa dérivée et étudier son
signe, puis calculer les limites et les valeurs aux bornes.
ex
Pour la fonction x a
1+ ex
ex
on a Df = IR. Justifier que f est continue et dérivable sur IR et que : ∀ x∈ IR, f'(x)=
(1+ e x )2
qui est positif.
Prouver que x→lim− ∞ f(x)=0 (appliquer lim e x = 0 résultat du cours) puis lim f(x)=1 (mettre
x→ − ∞ x→ + ∞
x
e en facteur au dénominateur et simplifier).
D'où le tableau de variation suivant :
2°) a) Vérification que I∈ (C )
Se rappeler que : I(x0, y0)∈ (C) ⇔ x0 ∈ Df et y0=f(x0).
Il suffit donc de calculer f(0) pour conclure que I∈ (C ).
b) Vérifions que I est centre de symétrie de (C )
Rappel : I(x0, y0) est un centre de symétrie d’une courbe C f
ssi ∀ x ∈ Df on a 2 x0-x ∈ Df et f(2x0-x)=2y0-f(x).
Dans le cas où Df = IR, il suffit de signaler que : puisque Df = IR
on doit prouver que f(2 x0-x)=2y0-f(x).
Pour le cas du problème : f(2× 0-x )= f(-x), il suffit donc de comparer f(-x) et 1- f(x).
Conclure alors que I est centre de symétrie de (C ).
c) Montrer que (T) la tangente à (C ) en I a pour équation y= 1 x+ 1
4 2
Il suffit d’appliquer la formule de l’équation de la tangente à une courbe en I qui est dans ce
cas : y = f’(0)(x-0) + f(0).
1 1
Vérifier alors que : (T) : y = x + .
4 2
3) Il s’agit d’étudier les positions relatives de (C ) et (T).
En général, si y=f(x) est l’équation de (C ) et y=ax+b l’équation de (T), les positions relatives
sont données par le signe de l’expression f(x)-(ax+b).
1 1
Dans le cas du problème le signe de f(x)- ( x+ ) nécessite des étapes qui sont données par
4 2
les questions a, b et c.
1
a) Montrer que ∀ t ∈ IR f'(t) ≤ .
4
1
Penser à étudier le signe de f'(t) - .
4
(e t − 1) 2
On trouve que cette expression a le signe de −
4(e t + 1)2
qui est évidemment négative ou nulle.
Conclure.
1 1
b) Montrer que ∀ x ∈ IR on a f(x) ≤ x + .
4 2
1
Partir de l’inégalité f'(t) ≤ et intégrer sur [0,x]
4
On rappelle que : si f(x) ≤ g(x) pour x ∈ [a,b] alors ∫ab f ( x)dx ≤∫ab g ( x)d x et que
x
∫0 f ' (t )dt =f(x)-f(0) .
1 1
Conclure que f(x) ≤ x + .
4 2
c) Déduction des positions relatives de (C ) et ( T ) :
Remarque : Déduire c’est utiliser les résultats précédents pour conclure.
1 1
Déduire alors de l’inégalité f(x) ≤ x + pour x ∈ IR+, que (C ) est située au dessous de (T)
4 2
sur IR+.
Utiliser la symétrie centrale SI pour déduire que (C ) est située au dessus de (T) sur IR -
Ne pas oublier de mentionner que (C ) et ( T ) se coupent en I.
4) Tracé de ( C ) et ( T ).
Préciser les asymptotes.
Respecter l’unité (4 cm).
Faire un petit tableau de valeurs pour x>0 (ou pour x<0) seulement et compléter la courbe par
la symétrie (SI).
Ne pas négliger le côté esthétique de la courbe et surtout utiliser 3) pour construire
correctement ( C ) et ( T ).
5) Calcul de l'aire de la partie du plan comprise entre ( C ), ( T ) et les droites
d’équations respectives x=0 et x=2.
Rappel : Pour calculer l’aire d’une partie du plan comprise entre 2 courbes représentatives de
2 fonctions f et g et les droites d’équations respectives x = a et x = b, on calcule
b
∫a f ( x ) − g ( x ) dx .
1 1
Donc, en désignant par A cette aire on a : A = ∫02 f ( x) − x + dx
4 2
1 1
Tenir compte du signe de f(x) – ( x + ) sur IR+.
4 2
2 ( )
Pour conclure que : A = ∫0 1 x+ 1 − f(x) dx x 16 cm2
4 2
2
Trouver que A=(24 + 16Log ) cm2.
e + 1
2
ne x
6) a) Vérifier que f(x+Log n) =
1 + ne x
Penser à calculer f(x+logn) en utilisant les propriétés de la fonction exponentielle
(eLog a =a et e a+b=ea.eb).
Déduire le résultat demandé.
b) Calcul de un
1 n
un = ∫ f ( x + Logn)dx .
n 0
u'
Remarquer que f(x + Logn) est da la forme ce qui donne :
u
1+ nen
un =
1
[ ]
Log (1 + ne x ) 0 = 1 Log
n
n
1+ n pour n∈ IN*.
n
c) Calcul de lim u
n→ + ∞ n
Penser à mettre en facteur nen , ne pas oublier que Log ea = a, vérifier que :
1
1+
lim
n
= lim 1n n + Log ne
=1 .
n → + ∞ n→ + ∞
1
1+
n
D’où
lim u = 1
n→ + ∞ n