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Guide d'Analyse de Risques pour Entrepôts

Ce document présente les lignes directrices pour la réalisation d'une analyse de risques pour les entrepôts soumis à autorisation. Il fournit notamment un tableau d'analyse de risques type pour un entrepôt standard ainsi que des définitions et éléments méthodologiques pour évaluer la probabilité, l'intensité, la cinétique et la gravité des accidents potentiels.

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Guide d'Analyse de Risques pour Entrepôts

Ce document présente les lignes directrices pour la réalisation d'une analyse de risques pour les entrepôts soumis à autorisation. Il fournit notamment un tableau d'analyse de risques type pour un entrepôt standard ainsi que des définitions et éléments méthodologiques pour évaluer la probabilité, l'intensité, la cinétique et la gravité des accidents potentiels.

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Document de travail du GT entrepôt

GUIDE POUR LA REALISATION D’UNE ANALYSE DE RISQUES


---------
ENTREPOTS SOUMIS A AUTORISATION

Le guide a été réalisé en 2007-2009 par le groupe de travail entrepôts. Ce document est
destiné à servir de base pour les analyses des risques réalisées dans le cadre des dossiers
individuels.

Il comporte notamment un tableau d’analyse de risques de référence, concernant un


entrepôt « type », constitué d’un bâtiment comportant plusieurs cellules, une chaufferie
et un local de charge. Cependant, un travail spécifique est toujours nécessaire pour
garantir l’exhaustivité de la démarche et l’adaptation du document aux caractéristiques
du site concerné.

La méthode préconisée est une méthode d’analyse préliminaire des risques (APR), qui a
été jugée suffisante dans le cas des entrepôts relevant uniquement du régime de
l’autorisation. Pour les entrepôts entrant dans le champ de l’arrêté du 10 mai 2000
(SEVESO), le guide peut servir de base, mais un travail plus approfondi concernant le
stockage de produits dangereux doit être effectué.

Le document pourra être révisé ou complété par le groupe de travail, en fonction du


retour d’expérience ou d’éventuelles modifications réglementaires.

Références réglementaires :

Arrêté du 5 août 2002 relatif à la prévention des sinistres dans les entrepôts couverts soumis à
autorisation sous la rubrique 1510.

Circulaire DPPR/SEI du 21 juin 2000 relative aux ICPE

Circulaire et instruction technique du 04/02/1987 relative aux entrepôts couverts.

Arrêté du 29 septembre 2005 relatif à l’évaluation et à la prise en compte de la probabilité


d’occurrence, de la cinétique, de l’intensité des effets et de la gravité des conséquences des accidents
potentiels dans les études de dangers des installations soumises à autorisation.

Circulaire DPPR/SEI2/MM-05-0316 du 7 octobre 2005 diffusant l’arrêté du 29 septembre 2005.

Circulaire DPPR/SEI2/CB-06-0388 du 28 décembre 2006 relative à la mise à disposition du guide


d’élaboration et de lecture des études de dangers pour les établissements soumis à autorisation avec
servitude et des fiches d’application des textes réglementaires récents.

Circulaire du 4 mai 2007 concernant le porter à connaissance « risques technologiques » et la maîtrise


de l’urbanisation autour des installations classées

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Document de travail du GT entrepôt

Circulaire du 8 juillet 2009 concernant la maîtrise de l’urbanisation autour des entrepôts

1. CONTEXTE REGLEMENTAIRE

Comme précisé dans l’article L 512-1 du code de l’environnement, les études de dangers doivent
décrire la probabilité, l’intensité, la cinétique et la gravité des accidents.

Le guide propose des éléments de méthode permettant de répondre à ces nouvelles exigences de
façon proportionnée aux enjeux.

2. DEFINITIONS ET ELEMENTS DE METHODE

Quelques définitions permettent de mieux comprendre les termes utilisés dans le document. Ces
définitions sont extraites du glossaire annexé à la circulaire du 7 octobre 2005 diffusant l’arrêté du 29
septembre 2005. Pour chaque définition, un exemple ou des précisions concernant les entrepôts sont
donnés en italiques.

Événement redouté central (ERC) :


Evénement conventionnellement défini, dans le cadre d'une analyse de risque, au centre de
l'enchaînement accidentel. Généralement, il s'agit d'une perte de confinement pour les fluides et d'une
perte d'intégrité physique pour les solides. Les événements situés en amont sont conventionnellement
appelés « phase pré-accidentelle » et les événements situés en aval « phase post-accidentelle ».

Dans un entrepôt, on peut considérer que l’événement redouté central est l’incendie d’un îlot de
stockage.

Événement initiateur :
Evénement, courant ou anormal, interne ou externe au système, situé en amont de l'événement
redouté central dans l'enchaînement causal et qui constitue une cause directe dans les cas simples ou
une combinaison d'événements à l'origine de cette cause directe. Dans la représentation en « nœud
papillon » (ou arbre des causes), cet événement est situé à l'extrémité gauche.

Exemples d’événements initiateurs dans un entrepôt : ignition par une cigarette, échauffement sur un
circuit électrique.

Phénomène dangereux :
Libération d'énergie ou de substance produisant des effets, au sens de l'arrêté du 29/09/2005,
susceptibles d'infliger un dommage à des cibles (ou éléments vulnérables) vivantes ou matérielles,
sans préjuger l'existence de ces dernières. C'est une « Source potentielle de dommages » (ISO/CEI
51)

Exemple de phénomènes dangereux dans un entrepôt : incendie d’une cellule provoquant un flux
thermique, incendie d’un bâtiment provoquant un flux thermique, explosion de chaudière générant
une surpression.

Effets d'un phénomène dangereux :


Ce terme décrit les caractéristiques des phénomènes physiques, chimiques,... associés à un
phénomène dangereux concerné : flux thermique, concentration toxique, surpression....

Intensité des effets d'un phénomène dangereux :


Mesure physique de l'intensité du phénomène (thermique, toxique, surpression, projections). Les
échelles d'évaluation de l'intensité se réfèrent à des seuils d'effets moyens conventionnels sur des

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Document de travail du GT entrepôt

types d'éléments vulnérables [ou cibles] tels que « homme », « structures ». Elles sont définies, pour
les installations classées, dans l'arrêté du 29/09/2005. L'intensité ne tient pas compte de l'existence
ou non de cibles exposées. Elle est cartographiée sous la forme de zones d'effets pour les différents
seuils.

Les principaux seuils d’effets concernant les entrepôts sont reproduits ci-dessous :

Effet thermique sur les structures :


• 5 kW/m², seuil des destructions de vitres significatives ;
• 8 kW/m², seuil des effets domino (1) et correspondant au seuil de dégâts graves sur les structures ;
• 16 kW/m², seuil d'exposition prolongée des structures et correspondant au seuil des dégâts très graves
sur les structures, hors structures béton ;
• 20 kW/m², seuil de tenue du béton pendant plusieurs heures et correspondant au seuil des dégâts très
graves sur les structures béton ;
• 200 kW/m², seuil de ruine du béton en quelques dizaines de minutes.
(1) Seuil à partir duquel les effets domino doivent être examinés. Une modulation est possible en fonction des
matériaux et structures concernés

Effet thermique sur l'homme :


• 3 kW/m² seuil des effets irréversibles délimitant la « zone des dangers significatifs pour la vie humaine »
;
• 5 kW/m², seuil des effets létaux délimitant la « zone des dangers graves pour la vie humaine »;
• 8 kW/m², seuil des effets létaux significatifs délimitant la « zone des dangers très graves pour la vie
humaine ».

Effet toxique sur l’homme (seuils déterminés en fonction des substances et de la durée d’exposition- référence
fiches seuils de toxicité aiguë INERIS) :

• seuils des effets irréversibles délimitant la «zone des dangers significatifs pour la vie humaine» ;
• seuils des effets létaux correspondant à une concentration létale 1 % délimitant la «zone des dangers
graves pour la vie humaine» ;
• seuils des effets létaux significatifs correspondant à une concentration létale 5 % délimitant la «zone des
dangers très graves pour la vie humaine».

Effets de surpression sur les structures :


• 20 hPa ou mbar, seuil des destructions significatives de vitres (1) ;
• 50 hPa ou mbar, seuil des dégâts légers sur les structures ;
• 140 hPa ou mbar, seuil des dégâts graves sur les structures ;
• 200 hPa ou mbar, seuil des effets domino (2) ;
• 300 hPa ou mbar, seuil des dégâts très graves sur les structures.

Effets de surpression sur l'homme :


• 20 hPa ou mbar, seuils des effets délimitant la zone des effets indirects par bris de vitre sur l'homme (1) ;
• 50 hPa ou mbar, seuils des effets irréversibles délimitant la « zone des dangers significatifs pour la vie
humaine » ;
• 140 hPa ou mbar, seuil des effets létaux délimitant la « zone des dangers graves pour la vie humaine »
mentionnée à l'article L. 515-16 du code de l'environnement ;
• 200 hPa ou mbar, seuil des effets létaux significatifs délimitant la « zone des dangers très graves pour la
vie humaine » mentionnée à l'article L. 515-16 du code de l'environnement.
(1) Compte tenu des dispersions de modélisation pour les faibles surpressions, il peut être adopté pour la surpression de 20
mbar une distance d'effets égale à deux fois la distance d'effet obtenue pour une surpression de 50 mbar.
(2) Seuil à partir duquel les effets domino doivent être examinés. Une modulation est possible en fonction des matériaux et
structures concernés.

Cinétique :
Vitesse d'enchaînement des événements constituant une séquence accidentelle, de l'événement
initiateur aux conséquences sur les éléments vulnérables.

La cinétique de déroulement d'un accident est qualifiée de lente si elle permet la mise en œuvre de
mesures de sécurité suffisantes, dans le cadre d'un plan d'urgence externe, pour protéger les
personnes exposées à l'extérieur des installations objet du plan d'urgence avant qu'elles ne soient
atteintes par les effets du phénomène dangereux.

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Document de travail du GT entrepôt

Dans les entrepôts soumis à autorisation (non AS), la cinétique des phénomènes dangereux tels que
l’incendie d’une cellule ou l’incendie d’un bâtiment ne peut être caractérisée facilement. L’occurrence
de ces phénomènes suppose la défaillance d’une ou plusieurs mesures de maîtrise des risques. Ces
défaillances (par exemple défaillance de la détection ou du compartimentage) sont susceptibles, en
l’absence de plan d’urgence, de conduire à une apparition des effets dans un délai incompatible avec
la mise à l’abri des personnes. On considèrera donc que la cinétique des accidents au sens de l’arrêté
du 29 septembre 2005 est rapide.

Gravité :
On distingue l'intensité des effets d'un phénomène dangereux de la gravité des conséquences
découlant de l'exposition des personnes à ces effets.
La gravité résulte de la combinaison en un point de l'espace de l'intensité des effets d'un phénomène
dangereux et de la vulnérabilité des personnes potentiellement exposées.

Exemple d'intensité : le flux thermique atteint la valeur du seuil d'effet thermique létal à 50m de la
source du flux.
Exemple de gravité : 3 personnes exposées à des effets irréversibles, ce qui correspond à une classe
de gravité « sérieux »

L’annexe III de l’arrêté du 29 septembre 2005 définit une échelle d’appréciation de la gravité des
conséquences à l’extérieur du site :

Dans le cas où les trois critères de l'échelle (effets létaux significatifs, premiers effets létaux et effets
irréversibles pour la santé humaine) ne conduisent pas à la même classe de gravité, c'est la classe la
plus grave qui est retenue.

Le principe général est de compter les personnes potentiellement exposées aux effets.
La fiche n°1 (paragraphe 1.8) annexée à la circulaire du 28 décembre 2006 décrit une méthode de
comptage. Pour les entrepôts simplement soumis à autorisation (non AS), une méthode simplifiée
peut être utilisée, selon le type d’urbanisation des terrains couverts par les zones d’effets :

Habitat très peu dense : 20 personnes par hectare


Habitat semi-rural : 40-50 personnes par hectare
Zone urbaine : 400-600 personnes par hectare
Zone urbaine dense : 1000 personnes par hectare

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Document de travail du GT entrepôt

Cette estimation ne dispense pas d’ajouter la contribution des voies de circulation et des zones
d’activités :

Routes : 0.4 personne par tranche de 100 véhicules/j par km


Voies ferrées : 1 train équivaut à 100 véhicules. Compter le nombre de trains quotidiens.
Voies navigables : 0.1 personne permanente par km exposé et par péniche/jour.
Chemins de randonnées : 2 personnes pour 1 km par tranche de 100 promeneurs/jour en
moyenne.
Zones d’activités (industries et autres activités ne recevant pas habituellement de public) :
prendre le nombre de salariés (ou le nombre maximal de personnes présentes simultanément
dans le cas de travail en équipes), le cas échéant sans compter leurs routes d’accès.

Le GT recommande d’ajouter également les ERP selon leur capacité d’accueil lorsque celle-ci est
définie. Pour les ERP de catégorie 5, la règle suivante est appliquée :

10 personnes par magasin de détail de proximité (boulangerie et autre alimentation, presse,


coiffeur)
15 personnes pour les tabacs, cafés, restaurants, supérettes, bureaux de poste.

Probabilité d'occurrence d'un phénomène dangereux :


Au sens de l'article L.512-1 du code de l'environnement, la probabilité d'occurrence d'un accident est
assimilée à sa fréquence d'occurrence future, estimée sur l'installation considérée.
L’annexe I de l’arrêté du 29 septembre 2005 définit des classes de probabilité :

(1) Ces définitions sont conventionnelles et servent d'ordre de grandeur de la probabilité moyenne d'occurrence observable
sur un grand nombre d'installations x années. Elles sont inappropriées pour qualifier des événements très rares dans des
installations peu nombreuses ou faisant l'objet de modifications techniques ou organisationnelles. En outre, elles ne
préjugent pas l'attribution d'une classe de probabilité pour un événement dans une installation particulière, qui découle de
l'analyse de risque et peut être différent de l'ordre de grandeur moyen, pour tenir compte du contexte particulier ou de
l'historique des installations ou de leur mode de gestion.
(2) Un retour d'expérience mesuré en nombre d'années x installations est dit suffisant s'il est statistiquement représentatif de
la fréquence du phénomène (et pas seulement des événements ayant réellement conduit à des dommages) étudié dans le
contexte de l'installation considérée, à condition que cette dernière soit semblable aux installations composant l'échantillon
sur lequel ont été observées les données de retour d'expérience. Si le retour d'expérience est limité, les détails figurant en
italique ne sont en général pas représentatifs de la probabilité réelle. L'évaluation de la probabilité doit être effectuée par
d'autres moyens (études, expertises, essais) que le seul examen du retour d'expérience.

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Document de travail du GT entrepôt

Exemple d’attribution d’une classe de probabilité pour un événement se produisant dans un entrepôt :

Evènement considéré : incendie d’un îlot. D’après le retour d’expérience on peut estimer que la
fréquence d’occurrence est de 5.10-3(0,005 incident par an), en considérant qu’un incendie peut se
produire au maximum une fois tous les 20 ans pour une cellule, sur une dizaine que peut contenir
l’installation=>classe de probabilité B.

Fonction de sécurité :
Fonction ayant pour but la réduction de la probabilité d'occurrence et/ou des effets et conséquences
d'un événement non souhaité. Les fonctions de sécurité peuvent être assurées à partir de mesures de
maîtrise des risques techniques, de mesures de maîtrise des risques organisationnelles (actions
humaines), ou par la combinaison des deux. Une même fonction peut être assurée par plusieurs
mesures de maîtrise des risques.

Mesure de maîtrise des risques :


Ensemble d'éléments techniques et/ou organisationnels nécessaires et suffisants pour assurer une
fonction de sécurité.

Prévention
Mesures visant à prévenir un risque en réduisant la probabilité d'occurrence d'un phénomène
dangereux.
Protection
Mesures visant à limiter l'étendue ou/et la gravité des conséquences d'un accident sur les éléments
vulnérables, sans modifier la probabilité d'occurrence du phénomène dangereux correspondant.

NB : des mesures de protection peuvent être mises en œuvre « à titre préventif », avant l'accident,
comme par exemple un mur réduisant les distances d’effet thermique.

Niveau de confiance:
Le niveau de confiance est calculé à partir de la classe de probabilité. Cette classe de probabilité est
déterminée pour une efficacité et un temps de réponse donnés. Un niveau de confiance de 1
caractérise un fonctionnement correct dans 90% des sollicitations et permet de décoter la probabilité
de l’événement d’une classe (numériquement d’un facteur 10) .

Exemple entrepôt : on considère l’incendie de l’îlot (fréquence de l’événement 0,005 - classe B de


probabilité-voir exemple dans la définition de la probabilité) et une seule mesure de maîtrise des
risques : un système d’extinction automatique qui empêche la propagation à l’ensemble de la cellule.

Exemple 1 : on considère que le système d’extinction est efficace dans 90% des cas (échec de
l’extinction 1 fois sur 10). Le niveau de confiance de ce système est 1 (NC1). L’incendie de la cellule
sera coté en classe de probabilité C, car la fréquence maximale d’occurrence est égale à 5.10-4(0,005
x 0,1).
Classe de proba B
marche
Incendie éteint

Classe de proba B

Incendie de l’îlot

Moyens d’extinction
(NC: 1)
Incendie de cellule
Marche pas
Classe de proba C

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Document de travail du GT entrepôt

Exemple 2 : on considère que le système d’extinction est efficace dans 99% des cas (échec de
l’extinction 1 fois sur 100). Le niveau de confiance est de 2 (NC2). L’incendie de cellule sera coté en
classe de probabilité D car la fréquence maximale d’occurrence est égale à 5 10-5(0,005 x 0,01).
Classe de proba B
marche
Incendie éteint
Classe de proba B

Incendie de l’îlot

Moyens d’extinction
(NC: 2)
Incendie de cellule

Marche pas
Classe de proba D

3. PRESENTATION DE L’ANALYSE DES RISQUES

L’approche des risques inclut des causes de deux ordres :

1/ Des causes d’origine externe, liés à l’environnement (séisme, foudre, neige,…) et aux
infrastructures (bâtiment, installations, voies, équipements divers) ;
2/ Des causes d’origine interne, selon l’activité théorique d’un site (description fonctionnelle).

La malveillance n’est pas traitée dans le cadre de la réglementation sur les installations classées.
Toutefois des mesures préventives doivent être prévues par l’exploitant.

L’Analyse Préliminaire des Risques (APR) nécessite dans un premier temps l’identification des
éléments dangereux présents sur le site, notamment :
- les substances combustibles stockées dans les cellules ;
- les équipements dangereux comme par exemple les stockages de liquides ou gaz
inflammables nécessaires au fonctionnement de l’entrepôt, la fourniture d’utilités (atelier de
charge, chaudière…) ;
- les opérations dangereuses associées à l’exploitation de l’entrepôt (chargement-
déchargement, manutention, activité d’emballage…).

A partir de ces éléments dangereux, l’APR vise à identifier, pour un élément dangereux, une ou
plusieurs situations de dangers. Dans le cadre de ce document, une situation de danger est définie
comme une situation qui, si elle n’est pas maîtrisée, peut conduire à l’exposition de cibles à un ou
plusieurs phénomènes dangereux.

Pour chacune de ces situations de dangers, le rédacteur de l’étude doit déterminer les causes et les
conséquences, puis identifier les mesures de maîtrise des risques existantes ou projetées sur le
système étudié.

Un exemple d’analyse de risques est présenté dans un tableau de synthèse, joint en annexe 1 au
présent document.

Le tableau est construit autour de l’événement « incendie de cellule »

Le déversement des eaux d’extinction et l’incendie de plusieurs cellules, évènements secondaires par
rapport à l’incendie de cellule, sont traités dans le paragraphe 3 situé à la fin du tableau.

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Document de travail du GT entrepôt

Les en-têtes du tableau correspondent aux définitions données dans la circulaire DPPR/SEI2/MM-05-
0316 du 7 octobre 2005. Les mentions en italique indiquent les mesures de maîtrise des risques
imposées par les textes réglementaires.

Les mesures de prévention et de protection proposées ne sont pas exhaustives. Elles constituent l’état
des dispositifs les plus fréquemment installés sur les sites.

La présence de matières dangereuses (aérosols, alcools,...) en quantités dépassant les seuils de


classement des rubriques spécifiques (liquides ou gaz inflammables, toxiques,...) n’est pas traitée
dans l’analyse des risques. Dans ce cas, des mesures de maîtrise des risques spécifiques doivent être
mises en oeuvre, sur la base des arrêtés de prescriptions générales correspondants (ex: cellules
dédiées à chaque catégorie de substances, cellules de plus faible volume, dispositifs d’extinction
spécifiques...).

3.1 POTENTIELS DE DANGERS

3.1.1 Effet toxique

fumées lors d’un incendie

3.1.2 Effet thermique

produits et matériaux de construction combustibles,


Moteurs thermiques ou électriques (chariots de manutention),
installations électriques (courts circuits),
chaufferie (fioul ou gaz),
équipements liés au picking et préparation de commandes (four, palettiseur, convoyeur, …),
véhicules
stockages de substances dangereuses en faibles quantités (liquides ou gaz inflammables, produits
toxiques, générateurs d’aérosols,…).

3.1.3 Surpression

Dégagement d’hydrogène lors de la charge des batteries de chariots de manutention électriques,


Fuite de gaz ou explosion de chaudière en chaufferie,
Explosion réservoir de gaz
Générateurs d’aérosols (projections)

3.1.4 Pollution du milieu naturel

produits liquides,
eaux et mousses d’extinction.

3.2 EVENEMENTS INITIATEURS

Le tableau présenté en annexe 2 présente les principaux évènements initiateurs.

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Document de travail du GT entrepôt

3.3 IDENTIFICATION DES PHENOMENES DANGEREUX ET DE LEURS EFFETS

Le tableau ci-dessous regroupe les principaux effets attendus en fonction des phénomènes dangereux
et des produits considérés. L’analyse est limitée aux matières les plus fréquemment stockées dans les
entrepôts :
matières relevant des rubriques 1510, 1530, 2662 et 2663,
aérosols et liquides inflammables en faibles quantités.

Phénomènes Matière Effets redoutes


Effets thermiques, dégagement de fumées, perte
Incendie Bois de visibilité, propagation,pollution par les eaux
d’extinction
Effets thermiques, toxicité des fumées, perte de
Incendie Matières plastiques visibilité, propagation,pollution par les eaux
d’extinction
Effets thermiques, toxicité des fumées, perte de
Autres matériaux
Incendie visibilité, propagation,pollution par les eaux
combustibles
d’extinction
Effets thermiques, toxicité des fumées, perte de
Incendie Liquides inflammables visibilité, propagation,pollution par les eaux
d’extinction
Effets thermiques aggravés,
Générateurs
Incendie propagation,projections, pollution par les eaux
d’aérosols
d’extinction

Explosion Combustibles (gaz, Effets thermiques, surpression, projections


fioul, …), hydrogène

L’étude caractérisera au minimum la probabilité, la cinétique, les effets (toxiques et


thermiques) et la gravité des phénomènes dangereux.

Conformément à la circulaire du 8 juillet 2009 concernant la maîtrise de l’urbanisation


autour des entrepôts, dans le cas des entrepôts non SEVESO conformes à toutes les
dispositions (sans aucune dérogation) de l’arrêté du 5/08/2002, les phénomènes
dangereux retenus pour le porter à connaissance sont (voir justification au paragraphe
3.6.2) :

Incendie de cellule (effet toxique et effet thermique)


1
Incendie d’une cellule et des cellules adjacentes , soit 3 cellules en configuration classique
(effet toxique et effet thermique)

Si l’exploitant envisage d’installer des écrans thermiques, il conviendra d’étudier les effets thermiques
dans les 2 configurations suivantes :
avec défaillance des écrans thermiques
sans défaillance des écrans thermiques
La circulaire prévoit de prendre en compte les effets atténuateurs des écrans thermiques de la
première cellule s’ils sont REI240, et de la seconde cellule s’ils sont REI120.

L’étude de dangers peut donc se limiter à la caractérisation des phénomènes dangereux


ci-dessus.

Les zones Z1 et Z2 visées à l’article 4 de l’AM du 5/08/2002 sont également basées sur
ces phénomènes.

1
Cellules qui ont un coté commun avec la cellule de référence

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Document de travail du GT entrepôt

L’étude caractérisera également les phénomènes dangereux concernant les installations connexes
(soumises à déclaration ou non classées) tels que « explosion en chaufferie, explosion d’un réservoir
de gaz » lorsqu’ils sont susceptibles d’être provoqués par l’incendie d’une ou plusieurs cellules.
Lorsque ces installations sont protégées par des murs REI 120 et portes EI120 ou situées
à une distance > 10 m, les phénomènes dangereux correspondants ne seront pas étudiés.

Pour la caractérisation des effets toxiques on prendra en considération les configurations


atmosphériques suivantes : A3, B3, B5, C5, C10, D5, D10, E3, F3.
Les effets en hauteur seront étudiés lorsque l’environnement du site le justifie (présence d’immeubles
de grande hauteur dans une zone de 100 m autour du site).

3.4 NOEUD PAPILLON INCENDIE

Un nœud papillon « type » caractérisant l’incendie de cellule et l’incendie de plusieurs cellules est
proposé en annexe 3. Chaque branche peut éventuellement être détaillée en fonction des spécificités
du site.

3.5 SYNTHESE DES DISPOSITIFS DE SECURITE

Le tableau présenté en annexe 4 détaille, pour chaque fonction de sécurité, quelques-unes des
mesures techniques ou organisationnelles correspondantes.

3.6 COTATION DES EVENEMENTS ET BARRIERES

Le groupe de travail recommande de coter l’événement redouté central (incendie d’un


îlot) et les mesures de maîtrise des risques en aval, c’est-à-dire les mesures de maîtrise
des risques qui interviennent après que cet événement se soit produit.

L’approche sera qualitative et se situera dans les limites fixées par les textes en vigueur (et ceux qui
pourraient les modifier ou les compléter), notamment l’article 4 de l’arrêté du 29 septembre 2005 et la
circulaire du 28 décembre 2006 (fiche n°7).

L’adoption de dispositifs conformes aux textes réglementaires et aux normes en vigueur


ainsi que le respect des cotations retenues dans le guide permet de réaliser une étude
simplifiée, sans avoir à justifier les critères de performances et les niveaux de confiance
des mesures de maîtrise des risques.

Toutefois, l’exploitant doit apporter toutes les justifications si l’installation s’écarte par sa
conception des standards étudiés dans le guide ou s’il retient des cotations en probabilité
plus faibles et/ou des niveaux de confiance plus élevés.

3.6.1 Cotation de l’événement redouté central « incendie d’un îlot »

Selon l’approche qualitative développée à l’annexe I de l’arrêté du 29 septembre 2005, cet événement
est à classer comme événement probable (classe de probabilité B) pour les entrepôts conformes à
l’arrêté du 5 août 2002, car cet événement peut se produire pendant la durée de vie de l’installation.

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Document de travail du GT entrepôt

3.6.2 Cotation des mesures de maîtrise des risques aval

Les fonctions décrites dans ce paragraphe figurent également sur le nœud papillon en annexe 3.
Les guides et normes de référence français les plus importants concernant les mesures techniques
sont les suivants :
règle APSAD R1 « extinction automatique à eau type sprinkleur »
règle APSAD R7 « détection automatique d’incendie »
règle APSAD R12 « extinction automatique à mousse »
règle APSAD R15 « ouvrages séparatifs coupe-feu »
règle APSAD R16 « fermetures coupe-feu »
règle APSAD R17 « désenfumage »
guide pratique D9 (INESC/FFSA/CNPP) pour le dimensionnement des besoins en eau
guide pratique D9A (INESC/FFSA/CNPP) pour le dimensionnement des rétentions

Les conformités à d’autres règles et normes en vigueur reconnues équivalentes pourront être
acceptées.

Les modes commun de défaillance des mesures de maîtrise des risques peuvent être négligés.

Fonction de sécurité F9 : Eviter la propagation à la cellule et éteindre l’îlot

Éviter la propagation à la cellule et éteindre l’îlot /rack


(intervention personnel et/ou extinction automatique)

Incendie de
l’îlot ou du Incendie de
rack la cellule

On considère deux types de mesures de maîtrise des risques permettant d’assurer cette fonction de
sécurité :
détection automatique+intervention par du personnel formé avec extincteurs ou RIA
détection+extinction automatiques

cas n°1 : détection automatique+intervention par du personnel formé :

Cette mesure de maîtrise des risques ne peut être prise en compte que si du personnel sensibilisé,
formé et entraîné aux situations d’urgence est présent en permanence sur le site (un gardien seul ne
suffit pas) et peut agir en moins de quinze minutes. Elle constitue une mesure de maîtrise des risques
humaine. Le personnel agissant en situation d’urgence, le niveau de confiance attribué à cette mesure
de maîtrise des risques peut être au maximum de 1 (extinction dans 9 cas sur 10, décote d’une classe
de probabilité) selon les dispositions de la fiche n°7 annexée à la circulaire du 28 décembre 2006.

Cas n°2 : Détection+extinction automatiques :

Deux grandes catégories sont à considérer :


sprinklage (y compris sprinklage ESFR)
détection+extinction automatiques à mousse à haut foisonnement

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Document de travail du GT entrepôt

La mesure de maîtrise des risques « sprinklage » sera prise en compte si l’installation est conforme
aux normes en vigueur, réceptionnée par un organisme compétent, et si l’exploitant s’engage à
maintenir l’installation conformément à ces règles (vérifications périodiques). Dans ce cas le niveau de
confiance retenu tiendra compte des données statistiques existantes (données assureurs notamment).
Actuellement, les bases de données assureurs mentionnent un fonctionnement sans échec des
systèmes de sprinklage dans 95 à 97% des cas (dans certains cas les assureurs mentionnent un échec
lié au nombre de têtes de sprinkleurs impliqués, mais il y a eu contrôle de l’incendie).

Le niveau de confiance sera de 1 et pourra être porté à 2 sur justification particulière, prenant en
compte notamment la notion de redondance pour les organes essentiels des sources (pompes,
réserves d’eau, pressostats,…). Un document présente en annexe 5 les principales règles et normes
en vigueur concernant les installations de sprinklage.

La même approche est recommandée pour les systèmes d’extinction automatique par mousse.

Fonction F10 : contenir l’incendie dans la cellule.

Contenir l’incendie dans la cellule


(intervention services incendie +compartimentage)

la mesure de
maîtrise des risques Effets thermiques,
Incendie de fonctionne toxiques, perte de
la cellule
visibilité

la mesure de maîtrise
des risques ne
fonctionne pas
Effets thermiques,
Incendie des toxiques, perte de
cellules adjacentes visibilité
ou du bâtiment

Cette fonction peut être assurée par deux dispositifs mis en œuvre de façon concomitante : le
dispositif de compartimentage et l’intervention des services d’incendie et de secours. Elle permet
d’éviter la propagation de l’incendie aux cellules voisines.

Dans la plupart des cas, le dispositif de compartimentage assure la non-propagation de l’incendie


pendant une durée inférieure à la durée de l’incendie de la cellule.

Il n’est pas possible de considérer que le dispositif de compartimentage et l’intervention des services
d’incendie et de secours constituent deux mesures de maîtrise des risques distinctes.

La mesure de maîtrise des risques regroupe donc la mise en œuvre de plusieurs dispositifs
organisationnels et techniques, qui doivent répondre aux critères d’efficacité, testabilité, maintenance
et vérification définis à l’article 4 de l’arrêté du 29 septembre 2005 :

détection et alerte des services d’incendie et de secours


portes coupe-feu (EI 120 au minimum)
mur coupe-feu (REI 120 au minimum)
dispositifs visant à limiter la propagation par la toiture (bandes de protection et dépassement des
murs)
réseau et/ou réserves d’eau

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Document de travail du GT entrepôt

moyens mis en œuvre par les services d’incendie et de secours

Certains de ces dispositifs sont fondés sur une intervention humaine en situation d’urgence, et la
défaillance d’un dispositif technique peut entraîner la défaillance de la mesure de maîtrise des risques.
L’exploitant doit également justifier que le délai d'intervention des services d’incendie et de secours
est en adéquation avec la vitesse de propagation de l'incendie. La stratégie d’extinction doit recueillir
l’avis favorable du service d’incendie et de secours. Le niveau de confiance attribué à cette mesure de
maîtrise des risques pourra être au maximum de 1, selon les dispositions de la fiche n°7 annexée à la
circulaire du 28 décembre 2006.

Selon l’approche probabiliste, la présence de cette mesure de maîtrise des risques (MMR) suppose la
prise en compte de deux phénomènes dangereux :

phénomène dangereux avec défaillance de la MMR (incendie des cellules adjacentes avec une
décote sur la probabilité)
phénomène dangereux avec fonctionnement de la MMR (incendie de la cellule, sans décote
concernant la probabilité).

Conformément à la circulaire du 4 mai 2007 et à la circulaire du 8 juillet 2009 concernant


la maîtrise de l’urbanisation autour des entrepôts, pour les entrepôts non SEVESO
conformes à l’AM du 5/08/02, on étudie uniquement l’incendie d’une cellule et des
cellules adjacentes.

Ex : Dans une configuration classique, on étudie l’incendie de 3 cellules. Si l’incendie de cellule est
coté en proba C, l’incendie de 3 cellules est cotée en proba E, car ce phénomène suppose la
défaillance de 2 MMR avec un niveau de confiance NC de 1. Chaque dispositif de compartimentage
(mur + portes + toiture) peut être considéré isolément, car le mode commun de défaillance issu d’un
défaut de conception est limité par les prescriptions de l’arrêté.

Incendie
1 cellule
PROBA C
Incendie 3 cellules PROBA E

NC1 NC1

Justification : la défaillance simultanée d’un nombre de dispositifs de compartimentage supérieur à 2


peut être exclue selon la règle d’exclusion définie par la circulaire du 4 mai 2007 (référence au filtre
PPRT). Lorsque tous les dispositifs de compartimentage fonctionnent, ceux-ci assurent la non-
propagation à plus de 3 cellules pendant une durée minimale de 4 heures permettant la mise à l’abri
des personnes. Dans le cas intermédiaire (défaillance d’un dispositif de compartimentage), la non-
propagation à plus de 3 cellules est assurée pendant une durée minimale de 2 heures.

Fonction F11 : éviter la pollution des eaux et des sols

Cette fonction ne concerne pas l’atteinte directe des personnes et sera cotée uniquement en
probabilité, car il n’existe pas de méthodologie permettant de caractériser les effets.
Les dispositifs assurant cette fonction (dispositif de recueil des eaux polluées, bassins de rétention,
vannes et procédures associées) devront cependant répondre aux critères de cinétique, efficacité,
maintenance et vérifications définis à l’article 4 de l’arrêté du 29 septembre 2005.

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Document de travail du GT entrepôt

Fonction F12 : limiter les effets thermiques

limiter les effets thermiques


(mur ou merlon+intervention services
incendie )

la mesure de maîtrise des risques


Incendie d’une ou fonctionne
plusieurs cellules Effet thermique réduit

la mesure de
maîtrise des risques
ne fonctionne pas Effet thermique

Cette fonction diffère de la fonction F10, c’est une fonction de protection.

Pour remplir cette fonction durant toute la durée de l’incendie, deux mesures doivent être mises en
œuvre de façon concomitante : écran thermique et intervention des services d’incendie et de secours
garantissant l’intégrité du dispositif.

La fonction de sécurité regroupe donc la mise en œuvre de plusieurs mesures de sécurité


organisationnelles et techniques, qui doivent répondre aux critères d’efficacité, testabilité,
maintenance et vérification définis à l’article 4 de l’arrêté du 29 septembre 2005 :

détection et alerte des services d’incendie et de secours


écran thermique réseau et/ou réserves d’eau
moyens mis en œuvre par les services d’incendie et de secours

Certains de ces dispositifs sont fondés sur une intervention humaine en situation d’urgence, et la
défaillance d’un dispositif technique peut entraîner la défaillance de la mesure de maîtrise des risques.
L’exploitant doit également justifier que le délai d'intervention des services d’incendie et de secours
est en adéquation avec la vitesse de propagation de l'incendie. La stratégie d’extinction doit recueillir
l’avis favorable du service d’incendie et de secours. Le niveau de confiance attribué à cette mesure de
maîtrise des risques pourra être au maximum de 1, selon les dispositions de la fiche n°7 annexée à la
circulaire du 28 décembre 2006.

Selon l’approche probabiliste, la présence de cette mesure de maîtrise des risques suppose la prise en
compte de deux phénomènes dangereux :

phénomène dangereux avec défaillance de la mesure de maîtrise des risques (avec les flux
thermiques maximum et une décote sur la probabilité)
phénomène dangereux avec fonctionnement de la mesure de maîtrise des risques (avec des flux
thermiques réduits, sans décote concernant la probabilité).

Pour les entrepôts non SEVESO conformes à l’AM du 5/08/02, on n’étudiera pas la
défaillance des écrans thermiques suivants :
merlons
murs (sans ouverture autre que les issues de secours) lorsque ceux-ci répondent aux
dispositions de la circulaire du 8 juillet 2009 concernant la maîtrise de l’urbanisation
autour des entrepôts.

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