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Machines Électriques

Ce document traite de circuits magnétiques et de machines électriques. Il présente notamment les notions de champ magnétique, de matériaux ferromagnétiques, de circuits magnétiques et le fonctionnement des machines à courant continu et asynchrone.

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Royaume du Maroc

Université Hassan 1er

Machines Électriques

Professeur Hattab MAKER


Ch1 : Circuits magnétiques
I. Introduction
1. Notion de champ magnétique
Les physiciens ont introduit la notion de champ magnétique pour
décrire l’interaction entre les aimants.
Le premier aimant crée
un champ magnétique B lignes de
dans son environnement champ magnétique
S N

B
Ce champ magnétique agit sur
un autre aimant. La force
magnétique tend à aligner
l’aimant dans la direction du
champ magnétique B.
Une des expériences qui permet
de caractériser ce champ est
celui de la limaille de fer : on
pose un aimant au milieu de
limailles de fer éparpillées et il
se dessine alors ce qu'on
appelle les lignes de champ
ou lignes de force. En fait, le
champ magnétique créé par
l'aimant transforme chaque
grain de limaille de fer en de
petits aimants qui s'alignent
naturellement selon le champ
magnétique.
2. Champ magnétique créé par les courants électriques

Oersted a observé que le passage d’un courant électrique à proximité


d’une aiguille aimantée faisait dévier cette aiguille, donc créait un
champ magnétique. Les lois de l’électromagnétisme permettant de
calculer le champ magnétique crée par un courant ont été données par
Ampère, Biot et Savart ….
Exemple: champ magnétique d’un solénoïde, analogue à un aimant

S N

I I
3. Polarisation magnétique des matériaux

La polarisation magnétique d’un matériau


lors de son exposition à un champ
magnétique H est caractérisé par le
vecteur d’induction B, exprimé par:

B = 𝝁0 (1+X) H = 𝝁0 𝝁r H = 𝝁H

H = Champ d’excitation magnétique (A/m)

B = Champ d’induction magnétique (T)

X = Susceptibilité magnétique

𝝁0 = Perméabilité du vide (H/m)


𝝁r = Perméabilité relative
Diamagnétisme  < 0 , très petit 10-6
(Bois, Plastique, Cuivre,….)

Paramagnétique  > 0,  10-4 à 10-2


(Aluminium, Or,..)

Ferromagnétisme  > 0, grand  10000


(Fer, Nickel, Cobalt,…)
II. Matériaux Ferromagnétiques
1. Processus d’aimantation et de désaimantation
Un matériau ferromagnétique est constitué d’un grand nombre de
domaines (domaines de Weiss) présentant chacune une polarisation
dans une certaine direction (équivalentes à des petits aimants). Les
frontières entres les domaines sont appelées parois (paroi de Bloch)

Lorsque le matériau ferromagnétique n’est pas magnétisé, les effets


des petits aimants s’annulent entre eux
Sous l’action d’un champ magnétique H créé par le passage d’un
courant i dans un bobinage, les parois séparant les domaines se
déplacent de telle manière à favoriser l’orientation imposée par
l’excitation. A certain valeur de i, l’aimantation arrive à saturation.
Si le courant i est supprimé, l’aimantation interne ne revient pas à zéro.

En résumant ce processus: la courbe d’aimantation se stabilise à un cycle


d’hystérésis.

Br : champ magnétique rémanent,


Hc : l’excitation coercitive.
2. Matériaux ferromagnétique doux et durs

Les matériaux magnétiques durs se


désaimante difficilement, on les utilisera pour
fabriquer des aimants permanents.

Les matériaux magnétiques doux se


désaimante facilement et seront siège de pertes
par hystérésis faibles, on les utilisera pour
construire les circuits magnétiques des
machines de l’électrotechnique.
III. Circuits magnétiques
1. Circuits magnétiques homogènes et linéaires, Relation d’Hopkinson
Les circuits magnétiques homogènes linéaires sont essentiellement
réalisés avec un seul matériau ferromagnétique doux, car il permet
d’obtenir des inductions élevées.

Relation d’Hopkinson
avec 
L
 .S
H 
1

Ni  .
2. Analogie avec les circuits électriques
3. Inductance

L’inductance est, en régime linéaire, la grandeur de proportionnalité


entre le courant dans le bobinage et le flux dit « total » intercepté par le
bobinage.

N2
L

4. Réalisation d’entrefer

Un entrefer est une mince couche d’air d’épaisseur e dans un circuit


magnétique. Il permet de repousser la saturation dans le circuit
magnétique à un courant élevé, mais avec l’inconvénient de la
diminution de l’inductance.

N2
L
éq
e

éq   fer  air


5. Circuits magnétiques en régime alternatif sinusoïdal
L’effet de la f.e.m. induite est tel qu’il s’oppose à la variation de flux qui
le produit.
 S  S
V V
N N

 La loi de Lenz 
Bext Bext
d
e
dt

 IBind
I Bind
En régime alternatif sinusoïdal, la relation entre la valeur efficace de la
tension aux bornes du bobinage et l’induction maximale (la valeur
maximale de l’induction sinusoïdale) est exprimée par:

V  4 ,44. f .Bmax .N .S
6. Inductance de fuite
Le flux de fuite dans un circuit magnétique correspond à des lignes de champ
qui se referment partiellement dans l’air. Il est représenté par une inductance
dite de fuite.

t  N .c   f

d t dc d f
u  N. 
dt dt dt

Lm : Inductance magnétisante,
di di
Lf : Inductance de fuite, u  Lm  L f
dt dt
7. Inductance mutuelle
Dans un circuit magnétique contenant plusieurs bobinages, une variation de
courant dans un bobinage quelconque induit une variation de tension dans
tous les bobinages. On parle donc d’inductance mutuelle.

di1 di2
u1  L1  M 12
dt dt

L1 : Inductance propre du 1er bobinage,

M12: Inductance Mutuelle entre le bobinage 1 et


le bobinage 2,
8. Modèle linéaire d’une bobine à noyau de fer
Le modèle linéaire d’une bobine à noyau de fer introduit une résistance Rf
représentant les pertes fer (pertes par hystérésis et pertes par courants de
Foucault).

Pertes par hystérésis : PH Pertes par courants de Foucault :


PCF
9. Circuits magnétiques déformables
(conversion électromécanique)
Soit un courant circulant dans un enroulement monté sur un circuit
magnétique contenant une pièce mobile. Le flux magnétique créé
provoque une force susceptible de centrer la partie mobile dans
l’entrefer afin de minimiser la réluctance du circuit magnétique.

1 2 dL  1 2 dL x 
C i F i
2 d 2 dx
Ch2 : Machines à courant continu
1. Constitution d’une machine à courant continu

Le bobinage inducteur : la circulation de courant continu «


courant inducteur » Ie dans ce bobinage permet la création du flux
dans la machine. L’inducteur peut être réalisé à base d’ aimants
permanents.
Le bobinage induit : permet la circulation, grâce au système «
balais/collecteur » d’un courant continu fixe et perpendiculaire au
flux
2. Principe d’une machine à courant continu

S
N Direction de la force (Couple) agissante sur les
conducteurs
Exemple1 : bobinage imbriqué
Exemple2 : bobinage imbriqué
3. Dessin simplifié d’une machine à courant continu
4. Schémas équivalents de la machine, fonctionnements en
moteur et en génératrice
5. Bilans de puissance dans la machine à courant continu et
rendement
Ch3 : Machines asynchrone
1. Champs tournant
Les machines électriques à courant alternatif (alternateurs, moteurs
synchrones et asynchrones, etc.) reposent en grande majorité sur le
principe du champ tournant
2. Construction du moteur
Le stator : Est composé de trois enroulements identiques
décalés d'un angle de 2π/3 alimentés par un système de
tensions triphasées déphasées de 2π/3

Le rotor : Le rotor est composé d’un empilage de tôles en acier avec


rainures. Dans ces rainures se trouvent des barres qui possèdent des
formes de coupe différentes ( a ,b , c et d) conductrices électriques
en cuivre ou en aluminium
3. Vitesse de champs tournant en fonction de nombre de pôles

2. . fs fs : la fréquence des tensions statoriques.


s 
p p : le nombre de paire de pôles.
4. Glissement

s   N s  N
g 
s Ns

Ω : Vitesse de rotation du rotor en rad/s.


N : Vitesse de rotation du rotor en tr/min.

5. Fréquence des courants rotoriques


fr  g . f s
6. Schéma équivalent

f  fs
7. Schéma équivalent simplifié
8. Expression des puissances et des couples sous tension et
fréquence constantes

V1
Expression du courant : I ,
2
I 
,
2 2
 ,

  L2
R
 R 1  2

 g 

Expression de la puissance transmise au rotor : Pr

R ,2 , 2
Pr  3.V1.I1. cos   Pjs  Pfs  3. .I 2  C em . s
g
Expression des pertes joule au rotor au rotor : Pjr
8. Expression des puissances et des couples sous tension et
fréquence constantes

Expression du couple électromagnétique C em

3.R ,2 .V12 1
Cem 
g.s  R2 
, 2

 R1    L2
 g 

Expression du couple électromagnétique maximal (Si on néglige la valeur de la


résistance des bobinages statoriques)

3.V12
Cem max 
2.s .L
9. Caractéristique couple-vitesse
9. Caractéristique couple-vitesse
Ch4 : Machines synchrone
1. Fonctionnement
Il repose sur le principe du champ tournant
2. Vitesse de champs tournant en fonction de nombre de pôles
3. Fonctionnements moteur et alternateur, écoulement des
puissances et rendement
3. Fonctionnements moteur et alternateur, écoulement des
puissances et rendement
4. Diagramme de Fresnel

E 2  V  R.I. cos   Xs .I. sin   Xs .I. cos   R.I. sin 


2 2

E  K kapp.Nc .f .

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