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Similitudes

Ce document définit les similitudes planes comme des applications du plan affine euclidien dans lui-même qui transforment les distances dans un rapport constant et décrit les similitudes directes et indirectes ainsi que leurs caractérisations.

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Ce document définit les similitudes planes comme des applications du plan affine euclidien dans lui-même qui transforment les distances dans un rapport constant et décrit les similitudes directes et indirectes ainsi que leurs caractérisations.

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LES SIMILITUDES PLANES

Site MathsTICE de Adama Traoré Lycée Technique Bamako

I – Définition:

Soit P le plan affine euclidien. S une application de P dans P. On dit que S est
une similitude de P s’il existe un nombre réel k >0, tel que quels que soient
les points A et B distincts d’images respectives A’ et B’ par S, || A' B' || = k
|| AB ||.

( f Similitude de P) ⇔ (∃ k ε ℝ *+ / ∀(A ; B) ε P2 || A' B' || = k || AB || avec ;


(S(A)=A’ ; S(B)=B’) .

1) Théorème:
Etant donnée une similitude S de rapport k (k > 0) ; il existe une homothétie
hk et une isométrie i telle que S= hk o i.

2) Conséquence :
S est une similitude ⇔ son application linéaire associée est sous la forme :
kφ où φ est une isométrie.
- Si φ est un déplacement la similitude est dite directe ;
- Si φ est un antidéplacement la similitude est dite indirecte ;

II – Similitudes directes:

1) Définition :
(S similitude directe) ⇔ ( S est une bijection transformant les distances dans
un rapport constant k et conservant les angles orientés) ⇔ ( S est la
composée d’une homothétie de rapport k positif et d’une rotation de même
centre ) ⇔ (S admet pour écriture complexe z’ = az + b, a ε ℂ, b ε ℂ, dans
un repère orthonormé direct du plan).

2) Exemples et contre-exemples :

• Les homothéties, les Translations, les Rotations et leurs composées


sont des similitudes directes ;

• Les Réflexions ou symétries orthogonales conservent les distances,


mais ne conservent pas les mesures des angles orientés : ce ne sont
pas des similitudes directes.

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3) Caractérisation et reconnaissance :
a)- Comment reconnaître qu’une application S est une similitude
directe :
 S est une bijection transformant les distances dans un rapport constant
k et conservant la mesure des angles orientés ;
 S est la composée d’une homothétie de rapport k positif et d’une rotation
d’angle θ de même centre ;
 S admet pour écriture complexe z’ = az + b, a ε ℂ*, b ε ℂ, |a |= k et
arg(a)= θ.
b)- Comment caractériser une similitude directe S :
≠ B en (A’ ; B’) alors
 Si S transforme un couple (A ; B), A≠
 A' B'
 Son rapport k =
 AB
^
(
Son angle α = AB , A' B'
 )
 Si S admet pour écriture complexe z’= az + b a ε ℂ*, b ε ℂ, dans un
repère orthonormé direct alors :
 Si a = 1, S est une translation ; le vecteur de translation est l’affixe
de b ;
de rapport = mod ule de a = k
 Si a ≠ 1, S est une similitude  .
 d ' angle = arg( a )....................
Le centre de la similitude est l’ensemble des points invariants.

 Dans une base orthonormée directe si l’expression analytique de S est


 x ' = ka1 x − kb1 y + c
de la forme :  la matrice de la similitude directe S k , ϑ est
 y ' = kb1 x + ka1 y + c '

 cos ϑ − sin θ   k cos θ − k sin θ   ka1 − kb1 


A = k  = = .
 sin θ cos θ   k sin θ k cos θ   kb1 ka1 

On aura détA = k2 cos2θ + k2 sin2θ = k2(cos2θ + sin2θ) = k2.


Donc dét A = k2 > 0 ⇔ k = détA .
Le centre de la similitude est l’ensemble des points invariants.
1 cos θ = a
Pour déterminer l’angle θ de la similitude on pose :  .
 sin θ = b1
4) Exercice d’application :
 x'= x + 3 y − 3
Soit f l’application définie analytiquement par :  dans un
 y ' = − 3 x + y + 3
(
repère orthonormé directe O ; i ; j . )
a) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de f .
b) Déterminer son écriture complexe.

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Correction
 1 3
a) A =   ⇒ k = détA = 1 + 3 = 2 rapport = 2
− 3 1 
• Centre (point invariant) :
 0x + 3y = 3 1
 ⇒ x = 1 et y = 1 . Ω  est le centre
− 3 x + 0 y = − 3 1
• Recherche de l’angle :
 1 3  1
   cos α =
 1

3 
= 2 2 2   2 ⇒ α = −π .
− 3  
 1   3 1  sin α = − 3 3
−  
 2 2   2
f = h( Ω; 2 ) o r π . f est une similitude directe de rapport k = 2 et de centre
(Ω;− )
3

1 π
Ω   et d’angle α = − .
1 3
b) Mettons sous la forme de z’ = az + b avec z = x + iy et z’ = x’ + iy’.
x’ + iy’ = ( x + 3 y – 3 ) + i(– 3 x + y + 3 )
= x + 3 y – 3 –i 3 x + iy + i 3
= (1– i 3 )x + ( 3 + i)y – 3 + i 3
= (1– i 3 )x + i(1 –i 3 )y – 3 + i 3
= (1– i 3 ) (x + iy) – 3 (1 – i)
zɅ = (1– i 3 ) z – 3 + i 3 . D’où f est une similitude directe.
• Eléments caractéristiques : a = 1– i 3 ⇒ k =|a|= 1 + 3 =2 ; k = 2 ;
• Ensemble des points invariants :
z = (1– i 3 ) z – 3 + i 3 ⇔ i 3 z = – 3 + i 3 ⇔ z =1+i. Le point
 1
invariant est le point Ω   d’affixe z =1+ i.
 1
• Angle = Arg(a) :
 1 1
 cos α = a = 2
 π
 ⇒ α =− .
sin α = − 3 = − 3 3
 a 2
π
D’où f est une similitude directe de centre Ω de rapport 2 et d’angle : − .
3
III – Similitudes indirectes:
1) Définition :
(S similitude indirecte) ⇔ (S est la composée d’une homothétie et d’un
antidéplacement) ⇔ (S a pour écriture complexe : z’ = a z + b).
2) Caractérisation :
Une similitude indirecte de rapport (module de a) ; son centre (le point
invariant) ; son axe (celui de la symétrie orthogonale entrant dans la
décomposition).

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IV – Nombres complexes et transformations:
1 – Translations
Soient M et M’ deux points d’affixes respectifs z et z’. Le vecteur u d’affixe a.
La transformation : z’ = z + a , avec a ∈ ℂ, définit M’ comme l’image de M par la
translation de vecteur u d’affixe a.
Exemple : Soit t la translation de vecteur u d’affixe z = 2 + i .
u
Déterminer l’écriture complexe de la transformation t.
Soit M’ le point d’affixe z’, image de M d’affixe z par la transformation t.
t ( M ) = M ' ⇔ MM ' = u ⇔ z '− z = z ⇔ z '− z = 2 + i ⇔ z ' = z + ( 2 + i ) .
u u

L’écriture complexe de la translation t est : z ' = z + 2 + i .

2– L’Homothétie :

Soient M et M’ deux points d’affixes respectifs z et z’.


La transformation : z’ = α z , avec α∈ℝ, définit M’ comme l’image de M par
l’homothétie de centre O origine du repère orthonormé (O ; i ; j ) et de rapport α.

Exemple1 :
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O ; i ; j ). On considère l’homothétie h de
centre O et de rapport 3. Déterminer l’écriture complexe de la transformation h .

- Soit M’ le point d’affixe z’, image de M d’affixe z par l’homothétie h .


h( M ) = M ' ⇔ OM ' = 3OM ⇔ z ' = 3 z .
L’écriture complexe de l’homothétie h est : z '= 3 z .

3– L’Homothétie excentrée:
Soient M et M’ deux points d’affixes respectifs z et z’. Soit Ω un point du plan
d’affixe ZΩ .
La transformation : z’– ZΩ = α (z
( – ZΩ ) , avec α∈ℝ, définit M’ comme l’image de
M par l’homothétie de centre Ω et de rapport α .

Exemple 2 :
Soit h l’homothétie de centre Ω d’affixe z Ω = 2 + i et de rapport –2. Déterminer
l’écriture complexe de la transformation h .
- Soit M’ le point d’affixe z’, image de M d’affixe z par l’homothétie h .
hΩ (M ) = M ' ⇔ ΩM ' = −2ΩM ⇔ z '− z Ω = −2( z − z Ω )
z '−(2 + i ) = −2 z + 2(2 + i ) ⇔ z '−2 − 2i = −2 z + 4 + 2i ⇔ z ' = −2 z + 6 + 4i .
L’écriture complexe de l’homothétie h est : z ' = −2 z + 6 + 4i .

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4 – La Rotation :
Soient M et M’ deux points d’affixes respectifs z et z’.
Soit b un nombre complexe de module 1 et d’argument θ .
∀z ∈ℂ b z = e iθ z = z e iθ + Arg ( z ) , ce qui signifie que OM ' = OM et
(OM ;OM ' ) = θ + 2kπ , avec k ∈ℤ.
La transformation : z’ = eiθ z , définit M’ comme l’image de M par la rotation de
centre O origine du repère orthonormé (O ; i ; j ) et d’angle θ .

5 – La Rotation excentrée :

Soient M et M’ deux points d’affixes respectifs z et z’.


Soit b un nombre complexe de module 1 et d’argument θ .
Soit Ω un point du plan d’affixe Z Ω .
La transformation : Z’– ZΩ = eiθ ( Z – ZΩ ) , définit M’ comme l’image de M par
la rotation de centre Ω et d’angleθ .

Exemple :
π
Soit la rotation r de centre A d’affixe Z A = 3i et d’angle θ = . Déterminer l’écriture
2
complexe de la transformation r .

- Soit M’ le point d’affixe z’, image de M d’affixe z par la rotation r .


π
rA ( M ) = M ' ⇔ AM ' = AM et ( AM ; AM ') = + 2kπ
2
π
π  π  i
⇔ z '− z A = b ( z − z A ) avec b = cos   + i sin   = e 2 = i .
2 2

Donc z '− z A = b ( z − z A ) ⇔

z '−3 i = i ( z − 3 i ) ⇔

z '−3 i = iz + 3 ⇔

z ' = iz + 3 i + 3 ⇔

z ' = i ( z + 3) + 3 .

L’écriture complexe de la rotation r est : z ' = i ( z + 3) + 3 .

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