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Cours GP SONWA

Ce document présente le plan d'un cours de gestion de projets. Il définit les concepts clés comme les objectifs d'un projet, les parties prenantes et l'importance de la gestion de projet. Le plan du cours couvre des sujets comme l'analyse du cycle de vie du projet et l'ordonnancement.

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Cours GP SONWA

Ce document présente le plan d'un cours de gestion de projets. Il définit les concepts clés comme les objectifs d'un projet, les parties prenantes et l'importance de la gestion de projet. Le plan du cours couvre des sujets comme l'analyse du cycle de vie du projet et l'ordonnancement.

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Cours : GESTION DES PROJETS

Classe : LP CM
Enseignants : POUMENI Achie Blaise

Objectif du Cours :

Le but de ce cours de gestion de projets est multiple :


- Permettre aux apprenants de se familiariser à l’environnement du projet et de
s’organiser en conséquence
- Connaitre les principaux outils, les principales méthodes et techniques de conduite
d’un projet
- Maitriser les principaux éléments et étapes d’un projet.

On présentera les techniques d’ordonnancement, d’analyse de projets, de suivi de


projets et de gestion du risque.

Plan du Cours

Chap. I : généralités

Chap. II : analyse du projet : cycle de vie du projet

Chap. III : l’ordonnancement des projets

Chap. IV : la gestion du risque et qualité


Chapitre I : généralités
Le but de ce chapitre est de définir les concepts clés en donnant les objectifs de
chacun de ces éléments.

I) Projet : définition, caractéristiques, objectifs et typologies


1) Définition

« un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble d'activités


coordonnées et maîtrisées, comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but
d'atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques, incluant des contraintes de
délais, de coûts et de ressources. ». ; (Norme ISO 9000). En d’autres termes, c’est
« L’ensemble des actions à entreprendre afin de répondre à un besoin défini dans des délais
fixés ».
2) Caractéristiques d’un projet
Le projet présente un certain nombre de caractéristiques ; ainsi :
- Il est objectif
- Il est réaliste
- Il est limité dans le temps
- Il est unique
- Il est complexe
3) Objectif du projet et facteurs d’échec d’un projet
a) objectifs
Dans tout projet, on peut identifier trois catégories d’objectif nécessaire à sa réussite :

- Les objectifs de performance technique relatifs au respect des spécifications


fonctionnelles et des caractéristiques techniques du produit. On se définit
ainsi un niveau de qualité en ce qui concerne, par exemple le respect de tolérance, la fiabilité
du produit, la facilité d’usage,. . . etc
- Les objectifs de délai sont une composante très importante pour le client.
- Les objectifs de coût sont primordiaux, notamment dans le cadre d’un contrat à prix
non révisables ou dans le cas d’un projet interne.
Le schéma du triangle magique des projets est donc le suivant : (insérer schéma)
Qualité

Coût délai

Ces trois catégories d’objectif sont fortement liées. Par exemple, il est plus facile
de respecter des objectifs techniques si le délai imparti est plus grand ou si les ressources
mises en œuvre sont plus nombreuses et donc plus onéreuses.
Remarque : Il faut noter que la réalisation d’un objectif se mesure par un indicateur ;
et un bon indicateur doit être vérifiable.
Un bon objectif doit lui aussi répondre à un certain nombre de critères : être Spécifique
(propre à un contexte, rattaché à l’activité), Mesurable (peu être quantifiable, indicateur de
mesure), Atteignable (ne pas être une simple vue d’esprit), Réalisable (s’assurer que les
conditions sont favorable à l’atteinte de l’objectif), limité dans le Temps et dans l’espace
(préciser la période d’atteinte).
En bref, un bon objectif doit être SMART.
b) Facteurs d’échec d’un projet
Plusieurs facteurs peuvent entrainer l’échec d’un projet :
- Mauvaise estimation des délais et des coûts
- Indicateurs de mesures insuffisants
- Planification des ressources, des tâches insuffisantes
- Manque de contrôle de l’avancement
- Manque de contrôle de qualité
- Manque de communication avec les parties concernées conduisant à des livraisons ne
correspondant pas aux souhaits des clients.
4) Typologies de projet
Plusieurs types de projet sont à distinguer ; ainsi on peut retenir de façon globale:
- Les projets soft ou immatériel : initiatives fondées sur les services (secteur tertiaire).
A titre d’exemple, on note : le transport, le tourisme, l’enseignement, la finance, la
diplomatie, restauration……
- Les projets hard : initiatives fondées sur les techniques et les transformations (secteur
secondaire).
- Projet structurant : projet capable de générer ou appuyer d’autres projets et
rassembler des acteurs d’horizons différents autour d’un objectif commun.
Exemple : quand il ya des routes, l’énergie, l’eau ; les projet d’investissement
suivront.
- Projets productifs : projets qui entrainent des avantages économiques.
- Projets publics et sociaux : ce sont des projets qui visent à améliorer la qualité de vie
de la population.
- Projets dépendants : Deux projets sont dits dépendants, ou complémentaires ou
encore contingents si l’acceptation ou le rejet de l’un, entraine l’acceptation ou le rejet
de l’autre. (verrerie et boisson alcoolisée).
- Projets indépendants : Deux projets sont dits indépendants, si on peut techniquement
envisager la réalisation simultanée de l’un et de l’autre. Tel est généralement le cas de
deux projets visant à satisfaire des besoins différents (une savonnerie et une sucrerie)
II) Charte de projet et parties prenantes d’un projet.
1) Charte de projet ou cahier de charge: définition et rôle, éléments clés, limites et
recommandations
a) Définition et rôle
La charte de projet est un document d’entente entre une organisation ou une personne
qui fournit un produit ou un service et une organisation cliente qui demande et reçoit le
produit ou le service. Elle permet d’obtenir l’engagement formel des parties prenantes aux
projets.
b) Eléments clés
 Exigences fonctionnelles
- Les fonctions à remplir (le « QUOI »)
- Les caractéristiques attendues : performance, fiabilité, sécurité, etc
- Les exigences concernant l’utilisation : facilité d’emploi.
 Exigences techniques
- Les contraintes techniques exigées par le client (matériels et logiciel utilisés,
interface...)
- Les contraintes techniques externes (normes, règlements, règles de l’art…)
c) Limites
- Le cahier des charges ne met pas forcément en évidence les priorités business du
client.
- Le besoin client peut évoluer surtout si le projet dure trop longtemps.
d) Recommandations

Au-delà de la liste des besoins, allez chercher :


- les enjeux pour le client : pourquoi ce projet ? Qu’en attend-il ? Gains financiers,
avantage concurrentiel, gain d’image ….?
- les priorités des fonctions demandées par le client (faites le lien avec les enjeux).

2) Les parties prenantes d’un projet


Les parties prenantes d’un projet sont les acteurs sur qui le projet à un effet et qui en ont sur
le projet. Il s’agit notamment du (des) promoteurs, du groupes cible (bénéficiaire ou clients),
des réalisateurs (personnels d’appui), des décideurs (cadres, administrateurs), des partenaires
techniques ou financiers.
Les parties prenantes sont identifiées en répondant aux questions suivantes :
- Qui a pris l’initiative du projet ?
- Qui seront les bénéficiaires du projet ?
- Qui sont intéressées dans l’intervention du projet ?
- Qui participeront dans l’intervention du projet ?
- Qui pourraient se sentir menacés par l’intervention du projet ?
- Qui peut contribuer à l’intervention ?
- Qui œuvrent dans le même domaine d’activités ?
III) Gestion de projet : définition et objectifs.
1) Définition
La gestion de projets est l’ensemble des actes organisationnels nécessaires à
l’accomplissement du projet. En d’autres termes la « gestion de projet » ou « conduite de
projet » est le mode d’organisation garantissant que le projet réalisé par le maître d’œuvre
répond aux attentes du maître d’ouvrage.
Remarque :
- Maitre d’ouvrage (client) : responsable (bénéficiaire) ou propriétaire de l’ouvrage
réalisé. Il commande et finance le projet. Il fixe les objectifs, le budget, les délais.
- Maitre d’œuvre (fournisseur): entité ou personne en charge de la réalisation de
l’ouvrage. Il reçoit la mission du maitre d’ouvrage d’assurer la conception et le
contrôle de la réalisation d’un projet. il est responsable de la qualité, des coûts et
délais.
- Maitre d’ouvrage délégué : c’est une personne appelée par le maître d’ouvrage pour
pallier son manque d’expérience
- Chef projet (acteur de terrain) : c’est le coordonnateur, le facilitateur, ou le chef
d’orchestre qui s’engage à organiser et fédérer les ressources (humaines, matérielles,
financières) afin d’atteindre les objectifs. Il est responsable de l’état d’avancement du
projet. Il est sous l’ordre du maitre d’œuvre. Il est l’interface entre maitre d’œuvre et
maitre d’ouvrage.

2) Objectifs de la gestion de projet


L’objectif d’une gestion de projet consiste donc à assurer la coordination des acteurs et
des tâches dans un souci d’efficacité et de rentabilité. Pour y parvenir, le gestionnaire de
projet doit disposer d’un tableau de bord (outil d’aide à la décision et à la prévision) ; car il
lui permet de prendre connaissance de l’état et de l’évolution du système qu’il pilote, de
déceler les perturbations et de prendre des décisions d’orientation.
Illustrer tableau de bord
Pour mieux gérer un projet, il faut procéder à son découpage
IV) Découpage du projet
1) définition

Découper le projet c’est diviser chaque élément du projet (produit, tâche, équipe,
coût…) en éléments plus faciles à maîtriser. Il s’agit de désigner un responsable par élément,

fixer des objectifs pour chacun d’eux. Mais cela nécessite de coordonner et de maîtriser les
interfaces entre chaque élément (cf. rôle du chef de projet).
2) les structures de découpage du projet
Trois sont à distinguer selon les normes internationales :
- PBS (Product Breakdown Structure) ou Structure de décomposition du produit : c’est
la manière de représenter le résultat visé du projet (quels sont les livrables du projet ?)
- WBS (Work Breakdown Structure) ou structure de décomposition du travail : elle
permet de découper les taches (quelles sont les taches ?)
- OBS (Organisation Breakdown Structure) ou structure de décomposition de
l’organisation : elle permet d’organiser les moyens à utiliser (qui fait quoi ?)
Chap.2 : analyse du projet : cycle de vie du projet
Le cycle d’un projet est l’ensemble des phases de ce projet. En d’autres termes c’est
l’ensemble des phases par lesquelles passe un projet. Il s’agira dans ce chapitre de donner une
définition précise des phases du projet et par la suite faire allusion à la planification des
projets par objectif (PPO).

I) Les étapes d’un projet : cas d’un projet de création d’entreprise (commerciaux)
Pour répondre à une exigence de qualité, un projet doit suivre différentes phases au
terme desquelles des points de contrôle sont définis. Le processus de développement d’un
projet peut être découpé de la manière suivante : identification, étude de marché, étude
technique, étude financière, analyse économique, la réalisation.
Remarque :
Il faut noter que l’étude de marché, l’étude technique, l’étude financière et l’analyse
économique constitue l’étude de la faisabilité du projet. Cette étude nécessité l’application
de la méthode de résolution du type QQOCQC : Quoi (taches à effectuer), Qui
(responsabilité, main d’œuvre), Où (localisation), Comment (source de financement du
projet), Quand (durée de réalisation idéale du projet), Combien (coût de réalisation du projet).
1) Identification
Elle porte sur l’idée de projet. Cette phase correspond à la première maturation de
l’idée de projet.
2) Etude de marché
a) définition
L’étude de marché est l’ensemble des méthodes permettant de collecter, traiter, et
analyser les informations concernant le marché.

Grace à cette étude, l’entreprise pourra : connaitre les acheteurs, la concurrence,


l’environnement et les autres intervenants sur le marché ; ce qui lui permettra de mieux
orienter ses choix et ses actions.

Les études de marché utilisent des techniques quantitatives telles que le sondage, les
panels, et des techniques qualitatives telles que les entretiens individualisés, les réunions de
groupes.

b) définition de quelques concepts et instruments de mesure du marché


b-1) définitions des concepts
- non consommateur absolu : ce sont des personnes qui n’achètent pas un produit pour
des raisons profondes (physiques, religieuses, ou morales)
- non consommateur relatif : personnes qui ne consomment pas un produit mais rien
n’interdit qu’ils le consomment dans l’avenir (manque d’information, problème de
budget)
b-2) Instruments de mesure
- Marché potentiel = marché de la profession plus non consommateur relatif
- Population totale = marché potentiel plus non consommateur absolu
Chiffre d ' Affaire de l' entreprise
- Part de marché =
Chiffre d ' Affaire de l a profession
Avec CA de l’entreprise = quantité vendue × prix unitaire
Et CA de la profession = ∑CA des entreprises
3) Etude technique
Elle porte sur :
- L’analyse du processus de fabrication
- Evaluation des investissements (charges immobilisées, terrain et aménagements,
construction, matériel et mobilier de bureau, matériel roulant, ….)
- Evaluation du BFR (besoin en fond de roulement) : Il s’agit des besoins de
fonctionnement du projet sur une période donnée, à partir du démarrage.

4) Etude financière
Elle porte sur :
 Etude du coût total du projet
- Pour les projets industriels :
CT = BFR + Investissement
- Pour les projets commerciaux :
CT = FR + Investissement
 Etablissement des modes de financement du projet : financement direct ou
financement indirect. (expliquer)
 Etablissement du compte d’exploitation prévisionnel : production en valeur (CA),
consommation intermédiaire, charges d’exploitation (eau électricité, téléphone,
carburant…), charges de personnel. (illustrer)
 Détermination du seuil de rentabilité :
Le SR correspond au niveau de chiffre d’affaire à partir duquel l’entreprise n’enregistre ni
profit, ni perte.
SR = Chiffre d’Affaire * Charges Fixe / Marge sur Coûts variables
Marge sur coûts variables = Chiffre d’affaires – Charges variables
 Plan de trésorerie :

Le plan de trésorerie permettra au promoteur d’anticiper les problèmes de trésorerie. Il s’agira


de prévoir les dépenses mensuelles à engendrer pour chaque poste de dépense. (Illustrer)
 Analyse de la rentabilité
Elle est faite grâce au calcul des indicateurs suivant :
 VAN (Valeur Actuelle Nette)
C’est la richesse créer ou déduite à la suite de la réalisation d’un projet. En d’autres termes,
c’est l’augmentation de la richesse de l’entreprise du fait de la réalisation d’un projet.

Calcul de la VAN
n
CFt
VAN= -I0+∑
t =1 ( 1+i )t
–1 –2 –3 –n
ou VAN = C1 (1+i) + C2(1+ i) + C3(1+ i) + …. Cn (1+ i) - I0

CF t
I0=Dépense initiale ou investissement initiale, i le taux d’actualisation, recette ou cash
(1+i)
flow actualisé, t la durée de vie du projet.

Règle de décision:
- Lorsque la VAN d’un projet est positive, on dit que le projet est créateur de richesse et
donc il est acceptable
- Lorsque la VAN d’un projet est négative, on dit que le projet est destructeur de
richesse et donc il est rejeté.
- Face à plusieurs projets, on retient celui qui présente la VAN la plus élevée parmi les
projets acceptables.

La VAN est un critère peu judicieux lorsque les projets présentent les dépenses
initiales différentes. Face à une telle réalité, il est préconisé l’utilisation de l’indice de
profitabilité.

 Indice de profitabilité

C’est un critère de choix lorsque les projets présentent les I0 différentes.

L’indice de profitabilité est un indicateur qui renseigne sur la création de richesse d’un projet
par unité de capital investit.

CFt n
∑ VAN
IP = (1+i)t = 1+
I0
car ∑ ( CFt)t =Io+ VAN
Io t =1 1+i

Règle de décision:

- IP>1, le projet est créateur de richesse ou rentable


- IP<1, le projet est destructeur de richesse
- Face à plusieurs projets, on retient celui qui présente l’IP le plus élevé parmi les
projets acceptables.
 Le taux interne de rentabilité (TIR)

C’est la rémunération par le projet de chaque unité de capital injectée dans sa réalisation. Il
est égal au taux d’actualisation qui annule la VA N.

Avec
 Fluxi montant du i-ième flux de trésorerie,
 i le numéro du Fluxi encaissé,
 N le nombre de Flux (hors investissement),
 I investissement initial (à la date 0)
 et TRI le taux de rentabilité interne recherché.

 Délai de récupération

C’est la durée de temps après laquelle l’investisseur recouvre la totalité des sommes investies.
C’est aussi la durée de temps après laquelle la somme des cash-flows actualisés égalise la
dépense initiale.
I K
CFt
0−¿ ∑ t
( 1+i )
D=K + t=1
¿
CF K+1
(1+i ) K +1

Utiliser l’interpolation linéaire

Règle de décision :

- Lorsque le délai de récupération est inférieur à la durée de vie, le projet est acceptable.
- Lorsque le projet est rejeté, l’on ne peut calculer le délai de récupération.
- Face à plusieurs projets, on retient celui qui présente le délai de récupération le plus
court.
5) Analyse économique

Le promoteur doit évoquer dans cette partie la contribution du projet de la collectivité.


Il s’agira de mettre en valeur l’intérêt du projet pour l’économie nationale. Ainsi on pourra
évoquer :
- Contribution du projet à la Valeur Ajoutée Nationale
- Effets du projet sur la balance des paiements
- Les effets sociaux du projet : nombre d’emplois crées par le projet ce qui contribue à
la lutte contre la pauvreté.

6) La réalisation

Il s’agit de la phase opérationnelle de création de l’ouvrage. Elle est menée par la


maître d’œuvre, en relation avec le maître d’ouvrage. Cette phase commence par l’étude
détaillée, puis la programmation, et se clôture par la phase de test et la validation du
projet.

Exercice d’application

II) La planification des projets par objectif (PPO)


1) Définition
La planification est l’organisation dans le temps de la réalisation des projets dans un
domaine précis, avec des objectifs fixés, avec des moyens limités sur une durée et des délais
respectés. La méthode PPO est une logique d’analyse de type cause à effet : si on veut
atteindre des objectifs, il faut savoir à quels types de résultats cela renvoie. Pour atteindre des
résultats, un certain nombre d’activité sont nécessaire. Cette méthode s’adapte aussi bien aux
petits qu’aux grands projets.
2) Les étapes de la méthode PPO
Cinq étapes de la méthode PPO sont à distinguer :
a) L’analyse de la participation
C’est une étape fondamentale ; elle est déterminante par la suite. Elle permet d’identifier tous
les acteurs qui peuvent jouer un rôle dans le projet.
b) L’analyse des problèmes
Cette étape permet de mettre en évidence les problèmes important que le projet doit résoudre.
c) L’analyse des objectifs
Cette étape permet de transformer le problème en objectif. Si le problème est formulé de
manière positive, il devient un objectif. Dans une analyse de cause à effet, cette étape fait
ainsi apparaître des relations de type Moyen-Fin
d) Analyse des alternatives
A cette étape il faut maintenant choisir la stratégie du projet. Plusieurs causes peuvent en effet
être à l’origine du problème central. Il s’agit de déceler de quelle façon attaquer la
problématique pour que le projet soit réalisable.
e) Le schéma de la planification du projet
A l’issu de la quatrième étape, on dispose de tous les éléments nécessaire pour établir le cadre
du projet. Ainsi, après une identification des activités, la logique consiste en la mise en place
d’indicateurs objectivement vérifiables et des sources de vérification. Il s’agit ensuite
d’identifier les facteurs externes qui permettraient d’évaluer la faisabilité du projet
3) Avantages et inconvénients de la méthode PPO
a) Avantages
- La PPO définit clairement les problèmes pour une compréhension commune de la
problématique (débats, négociation, consensus)
- La PPO définit clairement les moyens et les objectifs pour permettre une évolution
objective des projets (travail collectif, transparence, pas d’intérêt quel que soit le
projet)
b) Inconvénients
-La logique d’analyse cause à effet de par sa rigueur intellectuelle peut être inaccessible à
certains auteurs.
-Elle peut également être trop étroite pour certains, trop rigoureuse pour d’autres.
Chap. 3 : ordonnancement de projets
Lors de tout projet de grande envergure (construction d’un bateau, d’un avion, d’un
bâtiment,...), un problème crucial qui se pose est celui du calendrier d’exécution des taches.
Le problème est de déterminer dans quel ordre doivent s’enchaîner les diverses taches de
manière à minimiser le temps total d’exécution du projet (planification).
Dans ce chapitre, nous présenterons les principales techniques de planification de projets, à
savoir la méthode PERT, la méthode GANTT (Henri GANTT américain). Ces outils
permettent de suivre l’exécution des tâches et leur enchainement de façon à effectuer des
éventuels ajustements en cas de nécessité. (faire aussi allusion à la méthode probabiliste).
I) L’ordonnancement par la méthode PERT
1) Définition et utilité
Le PERT est un sigle anglo-saxon qui signifie « Program Evaluation and Review Technic ».
Il est traduit en français par «Technique d’Ordonnancement des Tâches et contrôle des
programmes». Il se définit comme une méthode consistant à mettre en ordre sous forme de
réseau plusieurs tâches qui grâce à leur dépendance et à leur chronologie concourent toutes à
l’obtention d’un produit fini. Comme utilité, il permet de clarifier l’enchainement des
différentes opérations du projet, de faciliter la coordination, le contrôle puis d’améliorer les
prévisions de durée et de coût.

2) Les principes de construction d’un réseau PERT


Le réseau PERT est matérialisé par un graphe. Un réseau est constitué par des étapes
et des tâches.

 Etapes
On appelle étape le commencement ou la fin d’une tâche. Elle est symbolisée par un rond O à
l’intérieur duquel est inscrit un chiffre correspondant au degré d’évolution dans la réalisation
du projet.

 Tâches
Une tâche est le déroulement dans le temps d’une opération symbolisée par une flèche
( ) sur laquelle seront indiqués l’action à effectuer et le temps de réalisation de cette
tâche ( A(5) ).

Les tâches, suivant leur disposition dans un réseau peuvent être :

- Successives :
Les tâches sont successives lorsqu’elles se déroulent les unes après les autres, séparées par des
étapes.
- Simultanée :
Les tâches sont simultanées lorsque plusieurs d’entre elles peuvent commencer en même
temps en partant d’une même étape.

Tache fictive : tache de durée nulle indispensable au tracé du réseau PERT.

- Convergentes :
Les tâches sont convergentes lorsque plusieurs d’entre elles aboutissent à une même étape.

3) Analyse du chemin critiques (taches sans marges) et des battements


a) Chemin critique
C’est le chemin le plus long allant de l’étape de début à l’étape de fin. C’est l’ensemble des
taches à surveiller en premier si l’on veut respecter le délai minimum de réalisation du projet.
En d’autre terme, c'est l'ensemble des tâches pour lesquelles toutes les marges sont
nulles c’est dire dont les dates de début au plus tôt et au plus tard, les dates de fin au plus tôt
et au plus tard sont confondues.

b) Les battements

Les battements ou marges sont la possibilité qu’à une tache d’être retardée sans impact sur
le projet.

On calcul généralement deux types de battement : l’intervalle de flottement et les marges


totales et libres.

- Intervalle de flottement : il se calcul sur les étapes ou sommet

I.j = date au plus tard de j- date au plus tôt de j = d’j- dj; où j est l’étape
Remarque : date au plus tard = date limite à laquelle doit être atteinte l’étape ;
Date au plus tôt = délai nécessaire pour atteindre une étape terminée.
- La marge totale : c’est le retard acceptable dans le démarrage d’une tache sans que le délai
global de réalisation du projet soit affecté. En d’autre terme c’est la marge qui ne modifie
pas la durée totale du projet si elle est prise.
Marge total = date de fin au plus tard – date de fin au plus tot
= date de debut au plus tard – date de debut au plus tot.
Ou encore Mt (i,j) = d’j-di- d(i,j) avec d(i,j) la durée de la tache allant de l’étape i à
l’étape j. elle se calcule sur des opérations (entre deux étapes cad l’étape antérieure i et
l’étape postérieure j) et non sur les étapes

- marge libre : marge qui ne remet pas en cause la date au plus tôt des taches suivantes.
C’est la partie de la marge totale que l’on peut utiliser sans affecter la marge des taches
suivantes.
Marge libre = date de debut au plus tot de la tache suivante – date de fin au plus
tot de la tache courante
Ou encore Ml (i,j) = dj- di- d(i,j)

II) Planification par la méthode GANTT


1) Définition et utilité
Le diagramme de Gantt est un outil permettant de modéliser la planification de tâches
nécessaires à la réalisation d’un projet. Il permet de modéliser les tâches d’un projet sous
forme de barre sur une échelle chronologique et de représenter leur indépendance. Il permet
en outre d’associer les responsabilités à chacune des tâches.
2) Les principes de construction du Gantt
Le temps estimé pour une tâche se modélise par une barre horizontale dont l’extrémité
gauche est positionnée sur la date prévue de démarrage et l’extrémité droite sur la date prévue
de fin de réalisation. Les tâches peuvent s’enchaîner séquentiellement ou bien être exécutées
en parallèle.
Dans le cas où les tâches s’enchaînent séquentiellement, des relations d’antériorité
peuvent être modélisées par une flèche partant de la tâche en amont vers la tâche en aval. La
tâche en aval ne peut être exécutée tant que la tâche amont n’est pas réalisée.
Il est généralement possible (et utile) de faire apparaître des ressources humaines ou
matérielles, sur le diagramme, afin d’estimer les besoins et donner une idée du coût global.
En abscisse on a l’axe du temps et en ordonnées on a soit les tâches, soit les personnes
affectées aux tâches.

Exercices d’application

Remarque : exemple de logiciel utilisé dans la gestion de projet

Ms-Project (Microsoft-Project): est l'outil de gestion de projet le plus répandu dans le grand
public, il permet la réalisation des diagrammes de Gantt, des réseaux PERT, la gestion des
ressources et l'optimisation de la planification
Chapitre 4 : gestion du risque et qualité

Ce chapitre a pour but d’analyser les risques lié à un projet et les moyens nécessaire pour
l’atteinte de l’objectif de qualité lors d’un projet.
I) L’analyse du risque
L’analyse des risques d’un projet est une démarche systématique qui vise à identifier
les risques associés à un projet, à les analyser et mettre en œuvre des mesures de mitigation
appropriées pour mieux les gérer
1) Définition du risque
Le risque du projet correspond à un événement ou une situation dont la concrétisation
incertaine aurait un impact positif ou négatif sur au moins un des objectifs du projet tels que
les délais, le coût, le contenu ou la qualité. En d’autres termes, le risque est la menace pour le
succès d’un projet générée par une situation ou un événement susceptible de se produire.
2) Types de risque
Dans le cadre de la gestion de projet on identifie généralement deux types de risques :
Risque positif et risque négatif.
a) Risque positif et stratégies à adopter dans ce cas
Dans le cadre de la gestion de projet, le risque positif correspond à des occasions ou
des opportunités. En cas de risque positif, les stratégies sont : L’exploitation, le partage,
l’amélioration
b) Risque négatif et stratégies à adopter
Dans le cadre de la gestion de projet, le risque négatif correspond à des menaces. En
cas de risque négatif, les stratégies sont : l’évitement, le transfèrement et l’atténuation.
3) Outils d’identification des risques
Il existe deux outils d’identification du risque à savoir : La technique de DELPHES et
l’entretien
a) Technique de DELPHES : définition, processus et importance
- Définition : C’est un moyen qui permet à arriver à un consensus d’expert.
- Processus : Les experts en risque de projet participent à cette technique de manière
anonyme. Un facilitateur utilise un questionnaire afin de solliciter des idées sur les risques
important du projet. Les réponses sont récapitulées puis rédigées vers les experts pour
davantage de commentaire. La répétition de ce processus permet d’atteindre un consensus.
- Importance : La technique de DELPHES aide à réduire la distorsion des données et éviter
qu’une personne en particulier ait une influence excessive sur les résultats
b) L’entretien
Cette technique permet de collecter les données sur les risques. Cette collecte peut se
faire à partir d’un questionnaire ou d’un guide d’entretien.
II) La qualité
Dans le cadre de la gestion d’un projet, l’assurance qualité a pour objectif d’éviter les
erreurs et les gaspillages ; et pour mission de veiller à ce que les clients n’obtiennent pas de
produits de mauvaises qualité.
Quand aux principes de l’assurance qualité, ils consistent à :
- Ecrire ce que l’on veut faire
- Faire exactement ce que l’on a écrit
- Vérifier la conformité de ce que l’on a fait avec ce qu’on a prévu faire
- Enregistrer
1) Définition et principes de la qualité
a) Définition
Ensemble des caractéristiques d’un produit qui lui confère l’aptitude à satisfaire les
besoins explicite et implicites des clients. En d’autres termes, c’est le degré de conformité des
caractéristiques d’un produit aux exigences (Fonctionnelles et techniques).
b) Principes
La qualité repose sur 8 principes énoncés dans la norme ISO 9001 version 2008 à
savoir :
- L’amélioration continue : Elle consiste en l’augmentation de la performance interne et la
satisfaction des clients
- L’orientation client : Elle se traduit par la mise en place d’un véritable processus de
communication avec les clients
- Le leadership : L’entreprise doit définir des objectifs motivants et créer des valeurs
partagées avec son personnel. Ceci permet une réelle implication du personnel
- L’approche processus : Elle consiste à déterminer les processus de l’entreprise, leurs
interactions et des critères de surveillance.
- Approche système : Il est question de gérer l’entreprise comme un système de processus
interdépendants en vue d’un objectif donné. Ceci permet d’améliorer son efficacité et son
efficience
- Développer les relations mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs : Il est nécessaire de
comprendre les intérêts des partenaires afin d’augmenter ensemble la capacité à créer de la
valeur.
- Approche factuelle pour la prise de décision : Il faut s’appuyer sur des informations fiables
pour prendre des décisions. Elles doivent donc être disponibles et fiables.
- Implication du personnel : Il est important de faire comprendre à chacun son rôle et son
importance, de les responsabiliser et mettre en place des méthodes pour les valoriser dans leur
implication.
Remarque : ISO signifie : International Standard Organisation. Sa date de création est
1947 et l’année de sortie la première norme système est 1987.

2) Démarche qualité et objectifs d’une démarche qualité


Une démarche qualité est un processus volontaire et participatif d’amélioration
continue nécessitant une implication totale des acteurs de l’entreprise ; du salarier au
dirigeant, en passant par les manageurs
La démarche qualité se décline sur une série d’actions permettant à l’entreprise de :
-Améliorer sa compétitivité
-Améliorer son organisation
-S’adapter aux évolutions commerciales, réglementaires et à son environnement
3) Outils d’une démarche qualité
Sachant que la planification des projets n’est pas une activité linéaire, il faut utiliser
l’outil scientifique représenté par un des principes de la qualité à savoir la roue de DEMING.
La roue de DEMING nous indique que pour toute planification, nous devons améliorer de
façon continue à travers le PDCA c'est-à-dire Plan- Do- Check- Act ; autrement dit :
- Plan : planifier et préparer le travail à effectuer ; établir les objectifs, définir les tâches à
exécuter.
- Do : faire, réaliser ; exécuter les tâches prévues.
- Check : vérifier les résultats ; mesurer et comparer avec les prévisions.
- Act : agir, corriger, prendre les décisions qui s’imposent.

Pour mieux gérer et atteindre l’objectif de qualité, le chef projet doit communiquer ;
cette communication peut être à la fois interne et externe. La communication interne est
l’échange des informations entre l’équipe du projet et les autres parties prenantes impliquées
dans le projet (chef de projet, comité de pilotage…) ; tandis que la communication externe
l’échange des informations entre l’équipe du projet et les autres parties prenantes non
impliquées dans le projet (bénéficiaire, expert, administration…)

En définitive les principales techniques dont la maîtrise est indispensable pour la


bonne conduite d’un projet sont : les techniques de planification, les techniques d’analyse de
risques, les techniques de communication

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