EIES Projet Eau Potable Cotonou Phase III
EIES Projet Eau Potable Cotonou Phase III
Ingénieurs Conseils
Bénin – www.igipafrique-bj.com
Projet N°EIE 08 (17007)
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 1
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
INTRODUCTION 18
3 APPROCHE METHODOLOGIQUE 33
3.1 Démarche opérationnelle 33
3.1.1 Recherche documentaire 33
3.1.2 Sectorisation de la zone d’intervention 33
3.1.3 Collecte des données physiques et biologiques 33
3.1.4 Enquêtes de terrain 34
3.1.5 Concertations publiques 36
3.2 Démarche adoptée pour l’analyse environnementale 36
3.2.1 Identification des composantes environnementales susceptibles d’être affectées par
les activités du projet 36
3.2.2 Analyse et évaluation des impacts 37
3.2.3 Définition des mesures d’atténuation et de maximisation 38
3.3 Démarche adoptée pour la Gestion des risques et accidents 38
3.4 Etablissement d’un plan de gestion environnementale et sociale 39
7.2.6 Enjeux liés au cadre et aux conditions de vie des ménages 102
7.2.7 Enjeux de durabilité du service de l’eau dans la zone du projet 103
10.6.2. Terrassement pour gros œuvre, transport et mise en remblai des terres 153
10.6.3. Exécution de tranchées - Pose de canalisations enterrées et aériennes -
Remblaiement et réfection de voirie 154
10.6.4. Travaux de gros œuvre y compris toitures 156
10.6.5. Pose d’équipements électriques et électromécaniques 158
10.6.6. Peinture industrielle - Revêtement d’étanchéité 159
10.7. Analyse des risques specifiques Liés à l’exploitation 161
10.8. Mesures générales de prévention et minimisation des risques pendant
l’exploitation 163
10.9. Mesures spécifiques à chaque type d’activités en phase d’exploitation 164
FIGURES
CT Continental Terminal
ASSURANCE QUALITÉ
N° d’acquisition : AQ 528
Promoteur : SONEB
Ingénieurs Conseils
La Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) assure depuis 2004 le captage, le transfert,
le traitement et la distribution de l’eau potablepour 69 des 77 communes du territoire urbain
national.
La SONEB appuyée par l’Etat et ses partenaires financiers meten œuvre depuis 2006 le Projet
de renforcement du système d’Alimentation en Eau Potable de Cotonou et ses
agglomérations, dont l’objectif général est de fournir 70 l d’eau potable par personne et par
jour à la population de Cotonou et ses agglomérations à l’horizon 2025.
Une première phase « d’urgence » a été réalisée entre 2006 et 2010, puis une deuxième phase
de 2010 à début 2015. Elles ont permis de sécuriser les installations existantes et d’augmenter
la capacité de production et globalement la desserte en eau dans un contexte urbain en rapide
évolution.
Une population en constante progression, en particulier dans les communes périphériques de
Cotonou
1
Rapport d’activités 2015 - SONEB
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 13
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
76% à partir du voisinage, les puits captant la nappe phréatique n’étant utilisés que pour 4%
des ménages.
A titre de comparaison, à Abomey-Calavi, 40% des ménages enquêtés ont accès à l’eau
potable par branchement SONEB, pour 26% dans la concession et 14% par le voisinage.
L’usage de puits est de 57%, dont 26% de puits protégés et 31% non protégés.
A noter que les points d’eau publics ne sont quasiment pas utilisés par les ménages enquêtés à
Cotonou et seulement par 3% des ménages à Abomey-Calavi.
Dans ce contexte, l’effort pour augmenter le taux de raccordement des ménages doit être
appuyé à Cotonou pour un accès de chaque ménage à un branchement et dans les communes
limitrophes, pour réduire l’utilisation de ressources en eau souterraines non contrôlées et
susceptibles de porter atteinte à la santé publique, et tenir compte de l’accroissement de la
population qui pourrait dépasser 1.260.000 habitants dans la zone du projet en 2025. Cet
objectif justifie la mise en œuvre de la phase III du projet AEP Cotonou.
La SONEB a assuré la continuité et l’évolution du service de l’eau sur les 10 dernières années
Le système d’AEP exploité par la SONEB s’est développé depuis une dizaine d’année. Le
champ captant de Godomey composé de 23 forages pour une production de 2 590 m³/h affecté
par la remontée progressive du biseau salée a justifié la création du nouveau champ captant de
Ouèdomis en service en 2012. Il estconstitué de 15 forages assurant une production de
2 560 m³/h. L’eau pompée est traitée dans deux usines de traitement (Godomey et Vèdoko)
installées à Cotonou, puis refoulée vers quatre secteurs de distribution alimentés en pression
vers quatre châteaux d’eau.
Entre 2006, année de démarrage du projet, et 2015, le métré de réseau a augmenté de 39%, le
nombre d’abonnés de 76%, le volume d’eau vendu de 40%, alors que la population a augmenté
de moins de 20% sur la période. Le service de l’eau a été globalement assuré en quantité et
qualité aux abonnés. Des efforts devraient cependant être menés pour améliorer le rendement
hydraulique des réseaux de distribution, les pertes s’élevant à près de 33% sur le secteur
hydraulique DDAL alimentant la zone du projet2.
Le coût du service permet à la frange la plus vulnérable d’accéder à une trentaine de litres par
jour pour 5,8 personnes représentant un ménage moyen dans la zone du projet, à un coût de
3
198 FCFA, soit 0,14% du seuil de pauvreté monétaire en 2015, pourcentage a priori
supportable par une majorité des ménages à faibles revenus.
3Nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire, à savoir 140 800 FCFA par mois en 2015 à
l’échelle du pays – Source : EMICoV-Suivi 2015
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 14
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Il est resté stable à Cotonou (25,9% en 2011 à 25,7% en 2015), s’est relativement aggravé
dans la commune d’Abomey Calavi (de 18,4% à 24,4% pour 41,3% pour l’ensemble du
département de l’Atlantique), et dans la commune de Sèmè-Podji(de 19,3% à 24,1% pour
27,6% pour l’ensemble du département de l’Ouémé).
La zone du projet semble donc moins touchée par la pauvreté monétaire comparée au milieu
urbain en général, avec un écart de de 10% (en moyenne 25% contre 35%), reflétant le
dynamisme de la capitale économique du pays et de ses agglomérations.
En 2014, selon les données de l’INSAE, le taux d’accès à des toilettes améliorées 4 était de
20% dans le Département de l’Atlantique (Abomey-Calavi), et de l’Ouémé (Sèmè-Kpodji) et
37% dans le département du Littoral (Cotonou).
Les enquêtes réalisées dans la zone d’étude revèlent que 44% des ménages enquêtés
disposent de latrines privées à fosse ventillée, 13% des latrines privées à fosse non ventilées,
13% utilisentles latrines à chasse, 7% font leur besoin dans des latrines suspendues ou sur
pilotis et 23% défèquent à l’air libre.
La gestion des boues de vidange des latrines est assurée par des opérateurs privés. Dans la
zone du Grand-Nokoué, regroupant les communes d’Ouidah, d’Abomey-Calavi, de Cotonou, de
Sèmè-Podji et de Porto-Novo, 45 entreprises disposant d’une flotte de 63 camions vidangeurs
ont été dénombrées en 2011qui desservent environ 47% de la population dans cette zone5.
La commune de Sèmè-Podji abrite par ailleurs la seule station de traitement des boues de
vidange en service dans l’arrondissement d’Ekpé. mise en service en 1994 par la société
SIBEAU, elle recevait en 2013 plus de 3 fois sa capacité nominale de traitement, les effluents
traités étant rejeté dans la mer située à moins de 10 mètres.
La gestion des eaux usées ménagères est également inadaptée. 75% des ménages enquêtés
rejettent les eaux usées dans la nature, 12% évacuent leurs eaux usées dans les caniveaux
lorsqu’ils existent, 8% utilisent la cour de leur maison et seulement 6% des ménages disposent
d’une fosse dite « septique » mais recueillant vraisemblablement toutes les eaux ménagères y
compris les eaux de toilettes (fosses toutes eaux).
Enfin, la gestion des déchets ménagers dans la zone du projet est portée depuis 2011 par la
mairie de Cotonou à travers le projet de Gestion des Déchets Solides Ménagers à Cotonou
(PGDSM). La pré-collecte est assurée en porte à porte par des ONG qui déposent les déchets
collectés, à hauteur d’environ 40% à Cotonou. Mais l’absence de filière globale depuis la
collecte jusqu’au traitement est à l’origine de très nombreuses zones de dépôt sauvages
disséminés dans l’espace urbain, malgré une valorisation informelle des déchets recyclables ou
réutilisables, appuyée par les ONG, fortement développée dans la zone du projet.
Ainsi, les enquêtes montrent que 76% des ménages rejettent leurs déchets dans la nature, et
seulement 12% bénéficient d’un service de pré-collecte des déchets.
4Chasse d’eau vers un système d’égout avec canalisations/fosse septique/latrine à fosse, Latrine
améliorée à fosse ventilée (VIP), Latrine avec couvercle, Toilette à compostage
5Projet d’amélioration de la gestion des boues de vidange du Grand-Nokoué dans le cadre d’un
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 15
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
L’accès à un assainissement adapté apparait comme une priorité majeure après l’accès à l’eau
potable dans la zone du projet. Les activités liées à la gestion des eaux usées ont démarré
avec l’élaboration des plans directeurs d’assainissement de Cotonou, d’Abomey-Calavi et de
Sèmè-Podji.
2 - Objectifs du projet
Dans ce contexte, les objectifs spécifiques de la phase III du projet définis par une étude de
faisabilité réalisée en 2015 sont i) de mobiliser les ressources en eau souterraines nécessaires
pour satisfaire aux besoins de 2025 par la réalisation et le raccordement de deux nouveaux
forages dans le champ captant de Ouèdo, ii) de mettre à niveau les capacités de traitement et
de stockage d’eau traitée par la réalisation de tours de dégazage et d’une bâche de stockage
dans les usines de traitement , iii) de développer la desserte en eau des quartiers périphériques
les moins bien desservis par le renforcement des réseaux primaires, secondaires et tertiaires et
l’installation de 35 000 branchements particuliers pour les futurs usagers et iv) d’assurer la
continuité du service de l’eau pour les abonnés en sécurisant les besoins en énergie électrique
et en améliorant le suivi de l’exploitation du système.
La mise en œuvre du projet nécessite pour satisfaire aux obligations légales du pays et du
partenaire financier, la Banque Européenne d’investissement, la réalisation d’une étude
d’impact environnemental et social (EIES). L’étude a donné lieu à une consultation publique sur
les zones d’intervention, à des enquêtes de terrain auprès des futurs usagers et riverains, à des
visites de terrain pour étudier l’occupation des sols sur les emprises du projet.
On note par ailleurs l’absence de prescriptions formelles d’occupation du sol par l’intermédiaire
de périmètres de protection rapprochée et éloignée, qui pose question devant l’importance de
cette ressource en eau patrimoniale qui pourrait desservir 500 000 personnes en 2025, dans un
contexte d’urbanisation galopante.
La partie « traitement » du projet concerne les deux stations de Godomey et Vèdoko, qui
subissent actuellement les impacts d’un mauvais assainissement de la ville : la présence d’un
dépotoir et lieu d’aisance bordant la limite de la station de Godomey, générant de fortes
nuisances olfactives et des envols, et une évacuation des eaux pluviales inadaptée pour la
station de Vèdoko, à l’origine d’inondations récurrentes en période de fortes pluies.
La partie « réseau » du projet comprend la pose d’une canalisation de refoulement de 710 mm
sur 9 km à partir de la station de Vèdoko à travers Cotonou, et le long d’emprises publiques où
sont installés de nombreux artisans et commerçants informels mais toutefois assujettis à la
patente. Le déplacement temporaire voire permanent, si l’autorité publique décide de les
réinstaller, des « baraques » pour la pose de la canalisation occasionnera des impacts
temporaires sur les activités économiques informelles.
Ces enjeux devront être traités en amont pendant la phase de préparation du projet, en
parallèle avec la réalisation des études techniques et le recrutement des Entreprises.
En phase de travaux, les enjeux principaux pour le milieu physique concernent la qualité de
l’air, qui sera impactée par la pollution et la poussière générée par les véhicules de transport et
engins de chantier.
Les sols seront également potentiellement impactés temporairement et ponctuellement par un
déversement accidentel de produit polluant et dégradé de manière permanente et ponctuel sur
les zones de décapage pour les plates formes de forages, les zones de terrassement pour les
ouvrages de génie civil et les fouilles pour la pose des canalisations.
Les eaux de surface sont limitées à une zone de marécage que traversera la canalisation de
refoulement, zone sans intérêt particulier et polluée par les rejets anthropiques (eaux usées,
lessivage des voies, lixiviats issus des déchets ménagers).
Les eaux souterraines du champ captant de Ouèdo sont moyennement vulnérables aux travaux
de forages, si les fluides utilisés pour le forage sont biodégradables, et peu vulnérables aux
pollutions des sols compte tenu de la protection argileuse superficielle.
La nappe phréatique sub-affleurante en zone côtière est polluée, impropre à la consommation
et ne devrait pas être impactée par les activités du projet en dehors des désordres hydrauliques
générés par les rejets d’eaux usées sur le sol ou la voie publique qui augmenteront après
réalisation des branchements, et pourront aggraver les inondations en cas de forte pluie et de
nappe haute, sans compter les risques de prolifération de moustiques, vecteur du paludisme.
Les travaux génèrent plus ou moins de risques pour la santé des employés et des riverains
selon le type d’activités (forages, pompages, transports, terrassements, travaux de gros et
second œuvre, pose de canalisations enterrées ou aériennes, réfection de voiries, installations
d’équipements électromécaniques et électriques). Les risques les plus élevés sont liés aux
travaux de forage et les travaux en élévation.
Par ailleurs, les nuisances et pollutions de l’air auront un impact négatif temporaire et ponctuel
sur la santé et le cadre de vie des employés et riverains.
Les travaux auront également des impacts négatifs sur les activités économiques le long de la
canalisation de refoulement, sur les accès, la circulation perturbée temporairement et
ponctuellement par les déplacements d’engins et de transport, la pose des canalisations ou la
réfection des chaussées.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 17
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
A contrario, les impacts du projet seront largement positifs par l’opportunité d’emploi pendant
les travaux, par l’amélioration de la santé des usagers ou le développement d’activités
économiques facilitées par l’accès à l’eau en phase d’exploitation du service par la SONEB.
L’accompagnement des populations riveraines sera facilité par la mise en place d’un comité de
suivi des recommandations des consultations publiques pour les 4 secteurs d’intervention
délimités lors de la phase de consultation publique.
La formalisation des périmètres de protection en s’accompagnant d’une communication avec
les riverains, une fois ceux-ci connectés au forage n°7, participera à la sécurisation du champ
captant.
Les acquisitions foncières donneront lieu à un juste dédommagement honoré avant le
démarrage des travaux.
L’accompagnement des occupants des emprises publiques le long de la canalisation de
refoulement se fera dans un souci de concertation et paix sociale.
Les risques en phase de travaux et dans une moindre mesure pendant l’exploitation, seront
minimisés par i) le balisage des chantiers, ii) le port d’Equipements de Protection Individuelle
(EPI) adaptés au type de travaux, iii) le respect du plan d’intervention en cas de sinistre, iv) le
respect des procédures liées au transport et à l’usage des matériels et matériaux, à l’hygiène et
à la sécurité pour le personnel, formulées dans le Plan d’Hygiène Santé et Sécurité (PHSS) et
v) au contrôle et à l’entretien des véhicules de chantier.
Parmi les mesures d’accompagnement, on veillera à réaliser les travaux nécessaires au
raccordement des riverains du champ captant de Ouèdo au forage F07, à traiter
l’assainissement pluvial de la station de Vèdoko et le dépotoir de la station de Godomey, et à
mettre en œuvre des mesures d’amélioration du rendement des réseaux de distribution pour
éviter les fuites accidentelles et chroniques qui fragilisent techniquement et économiquement le
service.
Enfin, il est recommandé d’accompagner le raccordement des usagers à des campagnes de
sensibilisation à l’hygiène et la promotion de l’assainissement amélioré, voire de conditionner le
subventionnement des branchements à la mise en place de système d’assainissement
respectueux de l’environnement urbain.
INTRODUCTION
.
Le présent rapport constitue la version provisoire de l’étude d’impact
environnemental et social (EIES) de la phase III du « Projet de renforcement du
système d’Alimentation en Eau Potable de Cotonou et ses agglomérations »
financée par la Banque Européenne d’Investissement.
La troisième phase du projet fait suite à unepremière phasemise en œuvre de
2006 à 2010 et à une seconde phase de 2010 à début 2015qui ont permis
d’augmenter la capacité de production,de développer et desécuriser les
installations de traitement, de stockage et de distribution d’eau potable de la
population croissante de la capitale. Cette augmentation de population liée à une
progression de l’urbanisation impose de poursuivre les travaux de renforcement et
de sécurisation de la desserte en eau potable.
Les procédures en termes d’environnement dans le pays, défendues par l’Agence
Béninoise de l’Environnement (ABE) imposent la réalisation d’une EIES pour les
projets d’AEP de cette ampleur.
Le rapport a donc pour objet, selon la procédure en vigueur, de décrire dans un
premier temps le contexte, le cadre d’exécution et les objectifs du projet, puis l’état
des lieux du milieu récepteur dans la zone d’intervention pour ses composantes
physiques, biologiques en général et humaines en particulier. Dans un second
volet, il s’agit après avoir justifié la pertinence du projet, d’identifier et d’évaluer les
impacts potentiels et de proposer les mesures d’adaptation ou d’atténuation qui
permettront d’en limiter les impacts pour toutes les phases d’exécution du projet,
depuis sa préparation jusqu’à l’exploitation du service de l’eau à partir des
nouvelles installations.
Enfin, les modalités de mise en œuvre des prescriptions environnementales
spécifiques sont décrites dans le cadre du plan des risques d’accidents
technologiques et d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 19
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Au Bénin, comme dans la plupart des pays au Sud du Sahara, on constate une
croissance rapide des villes, et une urbanisation le plus souvent non ou peu
contrôlée, donnant lieu à un développement inégal et anarchique de nouveaux
quartiers non viabilisés.
Par ailleurs, l’une des orientations stratégiques de développement (OSD 2006-
2011) du pays est de "réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie" à travers
ledéveloppement des infrastructures économiques et sociales avec entre autres
objectifs « l’amélioration de l’accès à l’eau potable et assainissement.
Dans ce cadre, la politique nationale d’eau potable vise notammentl’amélioration
du taux de raccordement des populations au réseau d’eau potable et le
renforcement des capacités de production des systèmes d’alimentation en eau
potable, ce qui a justifié la mise en œuvre du Projet de renforcement du
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 22
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
La phase III du projet a débuté en 2015 par une étude de faisabilité7 commanditée
par la Banque Européenne d’Investissement pour en préciser les objectifs et définir
la consistance des travaux à mener pour satisfaire aux besoins en eau de
l’agglomération à l’horizon 2025.
Pour répondre à l’objectif général, les objectifs spécifiques de la phase III sont de :
mobiliser les ressources en eau souterraines nécessaires ;
mettre à niveau les capacités de traitement et de stockage d’eau traitée ;
développer la desserte en eau des quartiers périphériques les moins bien
desservis par :
o le renforcement des réseaux primaires, secondaires et tertiaires ;
o l’installation de branchements particuliers pour les futurs usagers.
assurer la continuité du service de l’eau pour les abonnés en
o sécurisant les besoins en énergie électrique ;
o améliorant le suivi de l’exploitation du système.
Médias
La presse et les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la mise en œuvre
des projets de développement et dans la vie sociale des béninois. Dans la
conduite des évaluations environnementales, et dans le cadre du projet, ces
structures pourront être sollicitées dans l’information et la sensibilisation de la
population.
Le Code de l’Eau dispose notamment que « les ouvrages de captage des eaux
souterraines équipés à l’aide des moyens mécanique de puisage ou exploitant une
nappe aquifère sont soumis à la déclaration de propriété (chapitre 3–section 1 -
articles 8). Le code décrit les procédures de demande d’autorisation de réaliser un
captage dans la même section.
La Loi portant gestion de l’Eau dispose : « dans tous les projets de valorisation de
mobilisation de protection et de conservation des ressources en eau, l’Etat et les
collectivités territoriales encouragent la participation des personnes physiques et
morales de droit privé du secteur national de l’eau sous réserve que des
considérations d’intérêt et d’efficacité ne s’y opposent » (article 12).
La même loi prévoit dans son chapitre 3 intitulé du statut juridique de l’eau que :
« les puits, forages, abreuvoirs, fontaines ou bornes fontaines et autres points
d’eau affectés à l’usage du public ou à un service public ainsi que leur périmètre
de protection immédiate font partie de domaine public de l’eau » (articles 18, 47,
48,49, 50, 51).
Les décrets N°2011-623 du 29 septembre 2011 et N°2011-671 du 5 Octobre 2011
déterminent les limites des dépendances du domaine public de l’eau et fixent les
procédures de délimitation des périmètres de protection.
La Loi portant Code de l’Hygiène Publique organise entre autres l’hygiène des
denrées alimentaires, celle des installations industrielles et celle relative aux
contrôles de police sanitaire.
Elle institue la Police sanitaire dont les agents sont chargés entre autres, de
rechercher et de constater les infractions à la législation de l’hygiène.
Le code foncier définit le droit de propriété comme« un droit fondamental dont nul
ne peut en être privé que si ce n’est pour d’utilité publique et contre juste et
préalable dédommagement ». Il définit également les modalités d’acquisition et de
transmission des biens fonciers (articles 8 et 9).
Le code définit également le domaine public et son régime juridique. L’Etat et les
Collectivités territoriales sont garants de leur domaine public et de leur domaine
privé respectifs et des servitudes sont établies au profit du domaine public de l’Etat
et des Collectivités territoriales (Titre V du code, articles 260—283).
Le code foncier précise que «L’atteinte au droit de propriété peut consister en une
expropriation pour cause d’utilité publique, une limitation du droit de propriété dans
un but d’aménagement urbain ou rural et en l’édiction de servituded’utilité publique.
S’il échet, l’Etat, les Communes ou collectivités territoriales disposent du droit
d’exercer les atteintes à tout droit de propriété… », à charge pour ces autorités de
se conformer au régime juridique de l’expropriation (articles 210-258) ou des
dispositions des articles 260-264 en cas de limitation du droit de propriété dans un
but d’aménagement urbain ou rural et en l’édiction de servitudes d’utilité publique
(article 259).
On distingue :
le Décret N°2001-096 du 20 février 2001 portant création, attributions, organisation
et fonctionnement de la police environnementale qui a pour but de rechercher, de
constater les inflations en matière d’environnement et de faire sanctionner leurs
auteurs.
Ces cellules créées auprès de chaque département ministériel, de chaque
Collectivité décentralisée et Services déconcentrés de l’Etat servent de veilles
environnementales auprès desdites structures.
Les lois sont renforcées par des normes nationales auxquelles le promoteur doit
faire conformer ses activités pour ne pas provoquer une dégradation irréversible
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 32
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
3 APPROCHE METHODOLOGIQUE
1 Champ de Ouèdo 80 25
Système de refoulement de
2 120 37
l’eau vers le réseau Akpakpa
Réseaux de distribution
3 100 106
primaires et secondaires
TOTAL 300 168
Nbre de
Zone Quartiers ménages
enquêtés
Nombre
N° Personnes ressources
d'entités
1 Chefs d’Arrondissement 2
2 Chefs quartier/villages/Conseillers 18
L’ensemble des données collectées sur le terrain, lors des enquêtes et lors des
consultations publiques confrontées aux données bibliographiques et statistiques
permettent de dresser un état des lieux de la zone d’intervention du projet,
d’identifier et de catégoriser les composantes du milieu récepteur susceptibles
d’être affectées par les activités du projet dans le cadre de l’analyse
environnementale.
Les sources d’impact sont définies comme toutes les interventions humaines
susceptibles de modifier directement ou indirectement une composante du
milieurécepteur physique, biologique et humain. Leur identification estréalisée à
l’aide de la liste de contrôle de Bisset (1986).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 37
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Dans un 2éme temps, la liste de contrôle est complétée par la matrice de Léopold
qui permet de croiser les composantes du milieu avec les sources
d’impactspotentielles générées par les activités des différentes phases du projet à
savoir :
la phase de démarrage ou de préparation du projet qui regroupe les activités
devant être menées avant le démarrage des travaux ;
la phase de travaux (des forages et autres infrastructures et pose
d’équipements divers) ;
la phase d’exploitation qui correspond aux activités liées à la production d’eau
potable, sa distribution, au suivi et l’entretien des infrastructures et
équipements, ainsi que la gestion administrative et financière du service.
On pourra également distinguer les effets directs qui traduisent les conséquences
immédiates du projet, dans l'espace et dans le temps des effets indirects résultant
d'une relation de cause à effet ayant à l'origine de l’impact.
Parmi les effets directs, on peut distinguer la consommation d’espace sur l’emprise
du projet, la disparition d’espèces végétales, les atteintes au paysage, les
nuisances au cadre de vie des riverains…ainsi que les effets liés à l’exploitation et
à l'entretien de l’équipement (pollution de l’eau, de l’air et de sols, production de
déchets divers, modification des flux de circulation.
Les effets indirects peuvent concerner des territoires éloignés du projet ou
apparaître dans un délai plus ou moins long notamment au plan socio-économique
comme la modification des activités, l’évolution des zones urbanisées et des
espaces ruraux, les incidences sur la qualité de vie des habitants.
L'identification, l'évaluation et la quantification de ces impacts seront réalisés à
partir des éléments et informations collectées pendant l’état initial pour le projet
dans sa globalité et dans le détail des différents aménagements (infrastructures
ponctuelles et linéaires).
évaluation du risque qui résulte de la mise en danger pour les personnes, les
biens et le milieu naturel, en termes de probabilité d’occurrence et de gravité
potentielle. Les niveaux de probabilité peuvent aller de « très improbable » à
très probable » et les niveaux de gravité de « faible à très grave », en fonction
d’une grille d’évaluation des risques ;
croisement de la probabilité et de la gravité, qui donne le niveau de risque et
par conséquent le niveau de priorité pour la mise en place de mesures de
sécurité ;
Proposition de mesures générales de prévention et de minimisation des risques
et de mesures spécifiques à chaque type d’activités en phase de travaux et
d’exploitation.
Les mesures proposées pour traiter les risques importants et élevés devraient être
intégrées aux cahiers des charges des entreprises adjudicataires des travaux.
Pluviométrie
Dans la zone d’étude,le nombre de jours moyen annuel de pluie varie de 71 (Toffo
au Nord-Ouest du plateau d’Allada) à 94 (Cotonou au Sud du plateau Allada).
Dans les limites du plateau d’Allada et ses environs, les précipitations moyennes
annuelles sont comprises entre 1100 mm (plateau) et 1200 mm (bande littorale).
La pluviométrie moyenne se situe entre 1150 et 1200 mm à la station de Cotonou.
Température
Les vents
On distingue les flux régionaux liés aux champs de pression des vents locaux. Les
statistiques restent limitées à la seule station de Cotonou. Les vents qui
prédominent par leur fréquence sont (statistiques ASECNA, 2008) :
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 44
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Sur le plan morphologique, les sites du projet se répartissent sur la plaine côtière
et une portion du plateau de terre de barre (plateau d’Allada pour Ouèdo).
La plaine côtière
Les plateaux de terre du Bas-Bénin font suite à la plaine côtière par un talus.
D’altitude comprise entre 20 et 200 m, ces plateaux monoclinaux légèrement
inclinés vers le sud sont entaillés par des vallées orientées nord-sud.
Ils se subdivisent en deux séries : une série nord et une série au sud séparées par
la dépression de Lama. Au nord, on distingue les plateaux de Kétou, d’Abomey, de
Zangnanado et Aplahoué. Au sud, les plateaux de Pobè-Sakété, d’Allada et de
Lokossa/Athiémé.
Le Plateau d’Allada où se trouve Abomey Calaviet le champ captant de Ouédo
occupe une position centre-sud dans le bassin sédimentaire côtier. Il est vallonné
par quelques cours d’eau qui le drainent superficiellement depuis sa partie centrale
vers les zones périphériques. On y rencontre de nombreuses dépressions fermées
qui sont dispersées sous forme d’entonnoirs sur tout le plateau. Elles se
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 45
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Hydrologie
Le Plateau d’Allada est délimité à l’Ouest comme à l’Est par les vallées lacustres
plus ou moins deltaïques des complexes Sô- Lac Nokoué et Ouémé-Lac Ahémé
(figure 14). Il est intérieurement vallonné par quelques cours d’eau intermittents
(Bakamè, Dati, Todouba, Kpotoumé-Gbamé, Anadji etc.) qui le drainent
superficiellement depuis sa partie centrale vers les zones périphériques. Sa limite
sud est occupée en grande partie par la lagune Djonou qui reste pérenne tout au
moins dans son cours inférieur (embouchure avec le lac Nokoué).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 46
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Géologie
Les dépôts sédimentaires côtiers du Bénin font partie du vaste bassin sédimentaire
qui s’étend entre le Ghana à l’Ouest, et le Nigéria à l’Est (Slansky, 1962). Ces
dépôts de structure monoclinale sont compris entre le Quaternaire et le Crétacé.
Le Continental Terminal, d’âge mio-pliocène (- 5 à – 10 M. d’années), constituant
le plateau d’Allada, repose en discordance angulaire sur le substratum Lutétien
(éocène – 45 M. d’années - IRB, 1967).
Les dépôts du Continental Terminal sont des dépôts détritiques terrigènes
structurés en trois couches de granulométrie différente (Boukari, 1998), soit de
haut en bas :
une couronne de Terre de Barre de 15 à 20 m d'épaisseur moyenne au
sommet, mélange d'argiles kaoliniques et de sables quartzeux à grain fin à
moyen avec une coloration ocre caractéristique ;
une couche sablo-argileuse d'épaisseur très variable passant de quelques
mètres à une cinquantaine de mètres, mais toujours présente, avec de rares
intercalations argileuses ;
une couche franchement sableuse enfin, avec cependant des intercalations de
niveaux lenticulaires argileux plus ou moins fréquentes.
Les argiles prennent de l’importance dans le secteur de transition entre le
plateau et la plaine littorale. Cependant, il semble y avoir une continuité litho-
stratigraphique d’ensemble entre les deux couches inférieures du Continental
Terminal du plateau (sable argileux et sable franc) et les couches de la plaine
littorale (nature lithologique et pendage voisins), continuité lithologique qui ne
présage pas de l’âge et de l’origine des deux ensembles de dépôts. Cette
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 47
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Sens d’écoulement
naturel de la nappe
Pompages d’essai
Les pompages d’essai, réalisés de février à juin 2012, ont permis de déterminer les
débits d’exploitation de la nappe captée globalement entre 60 et 150 m . Ils ont été
réalisés conformément à la méthodologie classique en la matière :
Pompage en 6 paliers de débits croissants de 1h30 enchainés permettant de
déterminer le débit « critique » au-delà duquel les pertes de charges et donc le
rabattement augmentent rapidement risquant un dénoyage des crépines
susceptible d’endommager durablement l’ouvrage ;
Pompage de 72 heures à un débit inférieur au débit critique permettant de
suivre l’évolution du rabattement de la nappe sur la durée, et sa remontée
après arrêt du pompage pendant 6 heures.
Les mesures prises ainsi que le suivi des niveaux dans 8 piézomètres de 100 à
120 m de profondeur réalisés autour des forages d’exploitation ont permis de
déterminer les caractéristiques hydrodynamiques des ouvrages et d’évaluer leur
débit d’exploitation en cas de pompage simultané, en tenant compte de leur
influence réciproque.
A noter qu’il n’y a pas eu, à notre connaissance, de mesures dans les puits
domestiques pendant les essais réalisés pour le champ captant, malgré la
recommandation faite dans le cadre de l’EIES phase II.
Le débit global maximum d’exploitation a été fixé à 2 580 m3/h pour les 16 forages
répartis dans le tableau suivant par ouvrage. Il représente environ 73% du débit dit
critique évalué à 3680 m3/h selon l’interprétation des pompages d’essai.
La simulation hydrodynamique réalisée suite aux pompages d’essais a montré que
le rabattement de la nappe produit par le pompage dans un forage sur les autres
forages varie de 0 à 4 m. L’influence est globalement plus importante pour les
forages situés dans la partie médiane du champ captant (maximale pour le F016).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 51
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Le champ captant de Ouédo est exploité depuis octobre 2012. Les équipements
de télégestion mis en place en phase II permettent de suivre entre autres le
volume pompé (m3), le temps de marche des pompes (heures), le débit moyen
d’exhaure (m3/h), le nombre de défaut. A titre d’exemple, le relevé du forageFO1
est présenté page suivante, pour le mois de mai 2016.
Ces paramètres sont recueillis par jour et par forage, sauf pour le forage n°7 qui
est suivi manuellement et qui alimente le lotissement d’habitat social situé dans le
secteur du champ captant.
DIRECTION REGIONALE DE COTONOU
SERVICE
Etude d’Impact DE PRODUCTION
Environnemental - du
et Social (EIES) FORAGES
Projet AEPALIMENTANT
Cotonou Phase III GODOMEY 52
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
FICHE DE SUIVI HEBDOMADAIRE DE LA PRODUCTION
Du 01/05/2016 13:00
Tableau 5 : Fiche de suivi de forage à distance (forage FO1 de Ouèdo)
Au 01/06/2016 12:59
Le 01/06/2016 14:00
Forage FO1
A contrario, les forages F10 et F14 et dans une moindre mesure F06 présentent
des niveaux dynamiques inférieurs à ceux mesurés en 2012, là encore une
vérification de l’étalonnage s’impose.
Pompages d'essai
Exploitation le 20/06/16
2012
Débit Débit
N° forage Débit
Niv. Dyn. d'exploit. d'exploit. Niv. Dyn. Niv. Dyn.
d'exploit.
en m moy. en max en moy en m max en m
en m3/h
m3/h m3/h
FO1 200 30 158 222 28,4 34,8
FO2 200 29,8 104 168 Capteur out
FO3 140 36,6 117 138 34,8 43,6
FO4 140 38,9 131 144 33,8 40,8
FO5 200 36,8 153 162 26,9 33,1
FO6 200 38,2 174 222 19,8 30,4
FO7 120 37,5 Données manquantes
FO8 200 41,8 166 192 26,7 39
FO9 140 42,5 108 114 56,5 57,4
FO10 140 40,8 123 144 16,8 19
FO11 250 37,9 Débimètre out 16,7 24,9
FO12 100 42,3 92 114 26,6 37,4
FO13 100 47,3 Pompe en panne
FO14 100 52,8 86 96 11,8 15,8
FO15 250 37,3 157 186 31,8 33,5
FO16 200 40,2 114 174 43,6 45,3
Total 2680 1683 2076
Critère de
Indice Valeur Note
vulnérabilité
Epaisseur de la zone
V1 17 m 3
non saturée
V2 Nature de la ZNS Argile 0
V3 Type de nappe Libre 2
Perméabilité de
V4 10-4 m/s 3
l'aquifère
Relation avec le réseau
V5 Non 0
hydrographique
Total 8
A noter que :
la nappe captée est globalement protégée des pollutions superficielles par la
présence d’une couche superficielle argileuse variant de 6 m (F09 et F010) à
30 m (F01) ;
La capacité de traitement par la nappe d’une pollution diffuse n’est pas prise en
compte. Dans le cas de l’aquifère multicouches du CT, cette capacité est a
priori relativement forte.
Les analyses réalisées pendant les pompages d’essai montrent que les eaux
brutes sont agressives (pH moyen entre 4 et 5 avec environ 105 mg/l de CO2 libre)
et peu minéralisées.
Le traitement consiste à neutraliser l’eau brute des forages par aération puis
dosage de chaux et à désinfecter l’eau neutralisée avant distribution par dosage
d’hypochlorite de calcium.
Le laboratoire d’analyse de la SONEB mesure le pH, la conductivité, la
température, la turbidité, le TAC et la bactériologie deux fois par jour sur les eaux
brutes, les eaux dégazées, les eaux traitées, avant refoulement, et
quotidiennement sur le réseau de distribution.
Les eaux distribuées sont conformes aux normes en vigueur dans le pays, au
moins pour les caractéristiques organoleptiques et physico-chimiques mesurées.
Par ailleurs, le laboratoire de la SONEB installé à l’usine de Vèdoko réalise des
analyses physico-chimiques complètes sur l’ensemble des forages exploités tous
les 3 mois.
Les analyses obtenues montrent que la qualité des eaux brutes pour les
paramètres mesurés ne s’est pas dégradée depuis début 2015. On constate en
effet que le pH moyen des eaux pompées s’établit à 6,4, le CO2 libre à 58 mg/l et
que la conductivité moyenne montre une légère inflexion, de 75 à 70 µS/cm. On
note enfin l’absence de nitrates, indicateur de l’absence de pollution d’origine
agricole.
A noter toutefois que le laboratoire n’a pas la capacité de mesurer les
micropolluants type pesticides et que les données analytiques ne sont
apparemment pas compilées en version informatique et sauvegardées.
Superficie Superficie
Evolution
Occupation du sol en ha en ha
en %
(2006) (2016)
Agglomération 193 776 302%
Plantation 639 1 419 122%
Mosaïque de champs
1 449 2 145 48%
et jachères
Prairie marécageuse 337 359 7%
Champs et jachères
2 843 742 -74%
sous palmier
Plan d'eau libre 0 8
Carrière 0 12
Total 5 461
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 58
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les reliques forestières sacrées en voie de disparition sont aujourd’hui les rares
témoignages de la physionomie passée de la végétation et de la richesse floristique de la
région. Mais elles ne se retrouvent pas sur les sites du projet, ou la jachère arbustive
prédomine.
En dehors des forêts, il existe des formations végétales formées de bush arbustif dans
lequel on retrouve Fagara xantoxiloïdes ; Malothus opposifolius ; Securine gavirosa et
Dialium guineense.
On y rencontre également comme indiqué précédemment des plantations de Tectona
grandis et de Elaeis guineensis, palmiers à huile en voie de destruction, d’acacia et des
champs de cultures vivrières.
Les zones marécageusesprésentent les espèces Typha australis,Ipomea aquatica,
Paspalum vaginatum, Kyllinga peruviana, Canava liarosea, Costus spicatus,Thalia
welwichii, Musa sp et parfois Carica papaya et Nymphea sp qui flottent à la surface des
eaux. Ces zones situées à au moins 300 m des forages ne sont pas menacées par le
champ captant.
(a) Lambeau de forêt au nord du champ (b) Zone marécageuse au sud du champ
captant captant
Sur les sols déboisés à majorité hydromorphe, la végétation est réduite en un tapis
herbacé, des mosaïques de cultures et de jachères.
(e) Champ de manioc et plantation de Cacia (f) Plantation de Cacia exploitée pour le
bois de chauffe
4.3.3 Faune
Plusieurs espèces ont été identifiées par les chasseurs et les riverains. Il s’agit du lièvre,
de l’antilope, des reptiles tels que Python sebae(Hon en fon), Python regius (Dangbe en
fon),Varanusniloticus (varans ou Vê en fon) etc., des rongeurs, surtout les écureuils.
Rappel de la règlementation
Les normes relatives à la protection des captages d’eau du Bénin fixées par décret sont
rappelées ci-après :
Le périmètre de protection immédiate(PPI) des eaux souterraines dénommé “Zone I”
vise à garantir la sécurité des installations contre toutes formes de détérioration et à
empêcher des déversements ou des infiltrations de substances polluantes à l’intérieur
ou à proximité du point d’eau. Le rayon de cette zone dépend des caractéristiques
hydrodynamiques de la nappe. Celui-ci est compris entre 10 et 50 mètres. Selon la
nature des roches, la seule activité autorisée dans cette zone est celle liée à
l’exploitation du captage.
Le périmètre de protection rapprochée(PPR) des eaux souterraines dénommé “Zone
II” protège le point d’eau contre la migration souterraine de substances polluantes. Il
est théoriquement déterminé en fonction des caractéristiques hydrodynamiques de
l’aquifère et de la vitesse de transfert entre le point d’émission d’une pollution et le
point de prélèvement. Le rayon de la Zone II est fonction de la capacité d’épuration de
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 61
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
la couverture. Il est compris selon le décret entre 300 et 400 mètres. Dans la Zone II,
ne sont tolérées que les activités agricoles non utilisatrices de produits de synthèse. Il
y est interdit toutes les activités polluantes.
A noter que l’étude hydrogéologique réalisée par TERRABO en 2011 avant la
réalisation du champ captant a proposé l’instauration de périmètres de protection
rapprochée sur une bande de 100 m de part et d’autre des deux lignes de forages et
d’un rayon de 200 m autour du forage situé en amont hydraulique.
Le périmètre de protection éloignée(PPE) des eaux souterraines dénommé “Zone III”
constitue un renforcement complémentaire pour de la protection contre les pollutions
permanentes ou diffuses dans la zone d’alimentation du captage. Ce périmètre est
subdivisé en deux sous-zones : Zone IIIA d’un rayon d’environ 2 km et la Zone IIIB
d’un rayon de l’ordre de 4 à 5 km. Toute activité susceptible de porter atteinte de
manière directe ou indirecte à la qualité de l’eau est interdite dans ce périmètre au
titre du décret sus-mentionné.
L’étude TERRABO recommandait en 2011 que ses limites se conforment aux
dispositions réglementaires, sans restrictions particulières imposables en ce qui
concerne les activités humaines.
A noter qu’apparemment, aucune validation légale de la limite des PP et des contraintes
d’occupation des sols n’a été réalisée pour un champ captant de cette importance.
Compte tenu de l’enjeu que représente le champ captant de Ouèdo pour la ville de
Cotonou, la mise en place d’une telle règlementation ne peut qu’être appuyée,
après réalisation des deux nouveaux forages.
Les forages en exploitation à Ouèdo sont protégés par une clôture en dur en bon état
formant un quadrilatère d’environ 10 m de côté. En général, les sites sont bien aménagés
et bien assainis.
Environ 20 à 25 m
Local
d’exploitation
Forage
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 62
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Vue extérieure d’un PPI type (1) Vue intérieure d’un PPI type (1)
Vue extérieure d’un PPI type (2) Vue intérieure d’un PPI type (2)
Plantations dans l’emprise d’un PPI (1) Plantations dans l’emprise d’un PPI (2)
Planche 2 : Etat des forages existants Ouèdo en 2016
Chaque ouvrage dispose d’un agent de sécurité qui assure en même temps la propreté
des lieux et la protection des infrastructures. Des petits jardins plantés de maïs, tomate,
piment, haricot, etc. sont parfois aménagés par les gardiens, apparemment sans faire
usage de produits phytosanitaires.
Il faut toutefois noter que la construction en limite de la clôture de certains forages
ne permet pas de respecter pas la distance minimale règlementaire de 10 m par
rapport au forage.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 63
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les riverains du champ captant ne disposant pas d’un accès au réseau SONEB,
l’approvisionnement en eau dans la zone est assuré par des puits ou des forages privés.
17 puits privés entourant les forages du champ captant de Ouédo ont été visités en mai
2016 (période de la saison des grandes pluies).
Leur profondeur a été mesurée et l’état de tarissement évalué à partir des témoignages
des usagers. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant.
A noter que deux forages privés ont également été identifiés au voisinage des forages
9 et 15.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 64
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Prof.
Ouvrage N° Position Commentaires
en m
Forage F03 139 Crépine à partir de 85,3 m - NS = 19,9m
Dans un premier temps, raccorder les populations concernées à partir du forage F07
du champ captant de Ouédo et de la station de traitement déjà réalisés dans le cadre
de la phase II du projet. Ce forage et la station de traitement alimentent actuellement
en eau potable le lotissement d’habitat social limitrophe. La capacité du forage n°07
(120 m3/h exploitables) devrait permettre d’alimenter en plus les populations par la
pose de l’ordre de 5 km de canalisations en diamètre 90mm. La SONEB est en
attente d’un plan de lotissement de la part des représentants des populations
concernées pour décider de réaliser cette extension.
Dans un second temps, les travaux de renforcement d’AEP d’Abomey Calavi dont les
études préliminaires ont été réalisées, et dont les financements sont partiellement
acquis, intègrent pour partie la zone du champ captant. Les travaux seront réalisés
à moyen terme (probablement au moins 3 ans).
La position exacte des deux forages à construire FC1 et FC2 pour le renforcement du
champ captant de Ouèdo dépend des investigations géophysiques qui devraient être
réalisées préalablement à la foration.
Toutefois, leur implantation devrait s’inscrire dans une zonecirculaire d’environ 500 m de
rayon : au sud du forage F1 pour le FC1 et au nord-ouest du forage F12 pour le FC2.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 67
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Des habitations sont installéesde part et d’autre de la conduite d’eau existante qui se
prolonge actuellement jusqu’au forage F1, et autour de la zone projetée pour le forage
FC1. L’habitat est toujours relativement dispersé.
Le forage FC2 sera implanté sur un versant du plateau d’Allada autour des coordonnées
UTM : X = 415522 et Y = 717025, entre 300 et 500 m au nord-ouest de F012. La
topographie est relativement plane, les pentes observées sont de l’ordre de 1 à 2 %.
Les unités d’occupation identifiées sont constituées des champs et jachères (environ
55% de la superficie) et de plantation, notamment de Cacia exploitées pour le bois de
chauffe (45% environ de la superficie). La ligne de haute tension passera à l’Est du
forage.
Les habitations éparses sont installées aussi de part et d’autre de la future conduite
d’eau existante et du forage à construire.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 68
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Figure 16 :
Occupation du sol autour du forage FC2
En résumé, la zone du champ captant de Ouèdo est marquée par une anthropisation
accélérée ces dix dernières années, et qui devrait se poursuivre avec pour
conséquence :i) l’augmentation et la densification des agglomérations autour des axes de
circulation, qui sont également les zones d’implantation des captages ; ii) par la
diminution des espaces boisés encore marqués par les plantations de palmiers à huile et
de Cacia pour le bois de chauffe, au profit des mosaïques de cultures et de jachères ; et
iii) la raréfaction de la faune sauvage traditionnelle concentrée dans les forêts sacrées,
ou vers le marécage de Togba, en dehors de la zone d’intervention du projet.
Le champ captant de Ouèdo, y comprisles deux nouveaux forages prévus en phase III,
est ainsi appelé à court terme à être situé en zone d’agglomération de type résidentielle
relativement dense.
Les forages actuels, bien que disposant d’une protection immédiate adéquate, méritent
une protection rapprochée mieux définie, validée règlementairement et avec des
restrictions d’occupation mieux contrôlées et appliquées.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 69
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
L’étude détaillée de l’occupation du sol dans la zone urbaine du projet concerne les
usines de traitement de Godomey et Vèdoko et la zone d’implantation connue de la
canalisation de renforcement du réseau primaire, de diamètre 710 mm.
Compte tenu que la position exacte des canalisations dans la zone de renforcement du
réseau secondaire et tertiaire dans les arrondissements concernés n’est pas connue,les
risques environnementaux potentiels du projet identifiés dans la zone d’implantation
connue du réseau primaire sont supposés similaires, mais minimisés compte tenu du
diamètre réduit des réseaux secondaires et tertiaire, qui permet de limiter les emprises
nécessaires et le temps de pose, réduisant ainsi les risques.
Dépotoir Bassin
Future bâche d’infiltration
Pompe de
relevage des
eaux pluviales
Futur groupe
électrogène
Entrée
Figure 18 : Plan d’occupation de l’usine de Godomey
Planche 4 : Aperçu sur les environs immédiats de l’usine de traitement d’eau à Godomey
L’usine de Vèdoko reçoit les eaux pompées sur le champ captant de Ouèdo. La chaîne
de traitement est identique dans son principe à celle de Godomey.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 71
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Futur groupe
électrogène
Futur transformateur
Les exutoires principaux des eaux pluviales de la station se situent le long de la route à
4 voies située en limite sud du site. Le bassin de rétention qui les collectait ainsi que les
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 72
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
eaux pluviales de la voirie a été fermé par le propriétaire, ce qui engendre des
inondations dans la zone en cas de forte pluie, y compris dans la station.
Cependant, la circulation reste possible et les équipements de stockage et de traitement
ne sont pas menacés. Les équipements électromécaniques et les bureaux sont jusqu’à
ce jour protégés des conséquences des inondations.
Là encore, une solution globale pour l’assainissement du secteur doit être trouvée,
d’autant que les tours de dégazage devrait créer de nouvelles surfaces
imperméables.
Usine de
Vèdoko
Plusieurs unités d’occupation du sol sont identifiées le long de cette portion (Carrefour
Akossombo-début marécage).
Lesunités d’occupation du tronçon 1 sont pour la plupart dans la servitude publique ou
dans l’emprise du passage de la future conduite. Elles devront être dégagées au cours
des travaux. Il s’agit entre autres de baraques, d’ateliers de mécanique automobile,
motos ou vélo.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 73
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
L’emprise de la future conduite le long du tronçon n°2 est occupée par la zone
marécageuse,une aire de stationnement de gros porteurs et des baraquesoccupées par
des commerçantes de fruits et de charbon de bois.
Le tronçon n°3 est bordé par des baraques, des aires de stationnement (voitures, gros
porteurs et tricycles), la limite Sud du marché Gbégamey, des commerçantes de fruits, le
marché de bois d’œuvre et une portion réservée au jardinage.
Il faut signaler que dans le secteur du marché Gbégamey, l’occupation de l’emprise de la
conduite par les vendeuses (condiments, divers fruits etc.)est totale.
Ce tronçon vers Missèbo comprend cinq grandes unités d’occupation du sol sur l’emprise
de la future conduite: une zone de vente d’articles communément appelés « venus de
France » (appareils électroménagers, des vélos, etc.), des ateliers, des baraques,
l’espace libre devant la mosquée occupée lors des prières et un espace clôturé par des
grillages.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 75
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Figure 25 : Tronçon n°4 du carrefour bourse du Travail au petit carrefour après la mosquée
Zongo
Ce tronçon comprend cinq grandes unités d’occupation du sol à savoir : des baraques,
une zone de stationnement de voitures, un caniveau à ciel ouvert,des ateliers de
mécanique auto et des sites de teinture de bazin et autres tissus.
Figure 26 : Tronçon n°5 du carrefour suivant la mosquée Zongo vers Carrefour Jonquet
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 76
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
On distingue sur ce tronçon : des baraques, l’église Béthel, la BGFI Bank, l’usine
SODITEX, l’hôpital HOMEL, l’Institut Géographique National (IGN) et la traversée du
chenal de Cotonou qui sera réalisée en aérien sous le pont.
L’emprise de la future canalisation est bordée par des baraques, des aires de
stationnement (voitures, gros porteurs), des espaces occupés pour la vente des appareils
électroménagers, des arbres d’alignement comme Acacia sp et Cassia sp et un atelier de
réparation des appareils électriques.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 77
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Ville de Cotonou
Commune d’Abomey-Calavi
Commune de Sèmè-Podji
La commune de Sèmè-Podji comptait 65 000 habitants en 1992,115 240en 2002 et
224 200 habitants en 2013.
Le taux d’accroissement annuel s’établit ainsi à 5,9% entre 1992 et 2002 et à 6,3% entre
2002 et 2013, indicateur d’une croissance soutenue dans la dernière décennie.
Elle s’explique par un fort accroissement naturel, mais aussi par la forte attraction
qu’exerce la commune sur les migrants de Cotonou et Porto-Novo. Pour ces derniers, la
commune de Sèmè-Podji constitue une zone de recours face à la rareté et à la cherté du
logement dans ces grandes agglomérations.
Les deux arrondissements les plus peuplés,Agblangandan et Epkè (plus de 30 000
habitants), sont ceux situés à proximité de Cotonou, montrant l’influence de la capitale
économique.
La population est jeune, 63% de la population a moins de 25 ans alors que celle âgée de
plus de 55 ans ne représente que 5,16 %. Les femmes y sont par ailleurs majoritaires
(51,5%).
Pour une superficie de 250km², la densité atteint 896 hab/km2 en 2013.
En supposant un taux de croissance annuel moyen de 4% jusqu’en 2025 (comparable à
celui de l’étude de faisabilité de la phase III du projet), la population de Sémé-Podji
pourrait donc dépasser 350 000 habitants à cette échéance.
L’agglomération constituée par Cotonou, Abomey-Calavi et Sèmè-Kpodji pourrait donc
approcher 2 000 000 habitants en 2025.
A noter que la mise en œuvre de la phase III du projet devrait permettre d’alimenter
environ 1 260 000 habitants en eau potable à Cotonou, Agblangandan, Ekpé(commune
de sèmè-Kpodji) et Godomey (Commune d’Abomey-Calavi), soit environ 63% de la
population totale des trois communes.
Ville de Cotonou
Cotonou s’est développée depuis la fin du siècle dernier à partir de quelques villages de
pêcheurs. Partie de simple comptoir, la ville a rapidement accru ses activités
commerciales et a développé une structure typique des villes coloniales : un centre
commercial autour du Warf et des équipements, l’habitat africain à la périphérie urbaine
et une zone industrielle à l’Est. Le développement Cotonou s'est ensuite fait par
l’extension et la densification de la trame urbaine et par l’occupation spontanée des
zones périphériques.
La capitale économique du Bénin concentre environ 75% des entreprises industrielles du
pays dont les cimenteries, la brasserie, l’usine de transformation de coton, etc., le siège
des établissements financiers (banques et assurances), le principal port de commerce et
l’aéroport international.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 80
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Infrastructures linéaires
Le réseau routier de Cotonou est le plus dense du Bénin. On distingue trois catégories de
routes i) les Routes Nationales Inter-Etats (RNIE), souvent revêtues de bitume ii) les
routes nationales, pavées ou bitumées et iii) les routes secondaires qui relient les routes
nationales ou Inter-Etats aux zones résidentielles ou d’activités économiques, le plus
souvent revêtues en latérite.
Le réseau ferroviaire comporte deux lignes côtières, de Cotonou vers Porto-Novo à l’Est,
et de Cotonou vers Ouidah à l’Ouest et une ligne Sud-Nord Cotonou – Parakou, qui
dessert également le Port de Cotonou, réhabilité ces dernières années, et présentant une
fréquentation de 4 trains en moyenne par jour.
Commune d’Abomey-Calavi
Infrastructures linéaires
Abomey–Calavi est traversée par deux routes inter-états bitumées (RNIE2 et RNIE3).
L’intérieur de la commune est desservi par des pistes de desserte rurale ou urbaine
généralement en mauvais état en l’absence de drainage des eaux de ruissellement.
D’une manière générale, le réseau viaire de la commune est encore peu développé à
cause du retard dans l’ouverture des voies de communicationet à la lenteur des
opérations de lotissement.
Commune de Sèmè-Podji
L’habitat urbainse rencontre surtout le long de l’artère principale Cotonou – Porto- Novo
et surtout dans l’Arrondissement d’Agblangandan, où l’habitat moderne remplace
progressivement l’habitat traditionnel rural.
A l’intérieur des autres arrondissements, l’habitat reste encore majoritairement rural et
groupé, caractéristique descommunautés Xwla, malgré un développement soutenu de
l’habitat moderne.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 82
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Infrastructures linéaires
Les établissements publics recensés dans la commune sont i) les bureaux de poste à
Sèmè et à Ekpè ; ii) le bureau de la SBEE,de la SONEB de BENIN-TELECOM à Sèmè ;
iii) le centre national de sécurité routière à Ekpè ; iv) le centre de santé communal de
Sèmè ; v) la Circonscription Scolaire de Sèmè-Podji ; vi) le Centre Communal de
Production Agricole (CeCPA) ; vii) la Brigade territoriale de Gendarmerie ; viii) la Recette
Perception et ix) le centre communal pour la protection de la nature.
Bien que situé à proximité de la capitale économique, Sèmè-Podji est encore peu
couverte par les réseaux d’eau potable et d’électricité.
Ville de Cotonou
Commune d’Abomey-Calavi
manioc, ananas, arachide, riz, palmier à huile, sorgho, etc.) et d’un cheptel également
diversifié (bovin, caprin, porcin, ovin, volaille, lapins et aulacodes).
La pêche est peu développée dans la commune bien que des potentialités existent :
plans d’eau riches en poissons et exploitables (lac Nokoué, façade maritime) et la
disponibilité de bas-fonds pouvant abriter des trous à poissons.L’utilisation des engins
prohibés (filets à petites mailles), l’encombrement et le comblement du lac Nokoué dus à
l’installation des Acadjasparticipe à la baisse de la production halieutique.
L’exploitation de carrières de sable, de gravier et de latérite s’est développée avec le
secteur de la construction. Elle est désorganisée et non contrôlée et contribue à la
dégradation des sols et de l’environnement.
L’abondance des produits agropastoraux favorise l’essor ducommerce d’Abomey–Calavi,
par l’intermédiaire de nombreux marchés locaux.
Par ailleurs, la proximité de Cotonou a favorisé la création de petites et moyennes
d’unités de production d’huile de palme, de transformation de manioc et de fabrication
d’engrais.
Dans le domaine de l’artisanat, on retrouve les activités de prestations de services
relevées précédemment pour Cotonou.
Pour les activités traditionnelles, on distingue les activités de tissage de nattes et de
paniers, de fumage de poissons, de production d'huile de palme. Ces activités sont
exercées par la population féminine organisée parfois en coopératives.
Commune de Sèmè-Podji
L’enquête modulaire intégrée sur les conditions devie des ménages (EMICoV-Suivi 2015)
montre une tendance à l’aggravation des conditions de vie des populations, en milieu
rural et milieu urbain.
Ainsi, pour le milieu urbain correspondant à la zone du projet, l’indice de pauvreté
monétaire10 s’est accru de 4,5% entre 2011 et 2015, s’élevant à 35,8% (INSAE), pour
40,1% à l’échelle du pays.
Il est passé de 25,9% à Cotonouen 2011 à 25,7% en 2015, de 18,4% dans la commune
d’Abomey Calavi à 24,4% (41,3% pour l’ensemble du département de l’Atlantique), et
19,3% à 24,1% dans la commune de Sèmè-Podji(27,6% pour l’ensemble du département
de l’Ouémé).
La zone du projet semble donc moins touchée par la pauvreté monétaire comparée au
milieu urbain en général, avec un écart de plus de 10 points, reflétant le dynamisme de la
capitale économique du pays et de ses agglomérations.
A noter toutefois que l’indicateur traduisant l’ampleur des privations en termes de confort
général du logement, de possession de biens durables et d’hygiène, s’est globalement
amélioré sur la période, en raison notamment d’une amélioration globale dans l’accès
aux infrastructures de base. Il est passé de 26,4% à 20,5% entre 2011 et 2015 en milieu
urbain, dont 24,3 à 16,6 dans le département de l’Atlantique, 20,1 à 21,5 pour le Littoral,
et de 20,1 à 16,7 pour l’Ouémé.
En 2014, selon les données de l’INSAE, le taux d’accès à une source améliorée d’eau 11
était de 75% dans le Département de l’Atlantique (Abomey-Calavi), de 78% dans le
département de l’Ouémé (Sèmè-Kpodji) et 99% dans le département du littoral
(Cotonou).
Ces taux importants sont toutefois à relativiser quant à la qualité de la desserte en eau.
La desserte en eau des populations de Cotonou et ses agglomérations est assurée par
des puits traditionnels et modernes, des pompes à motricité humaine, des forages privés
et par le réseau de la SONEB à travers des bornes fontaines et des branchements
particuliers.
Les puits constituent la source traditionnelle des populations de la zone du projet. Les
puits non protégés sont équipés de simples cordes au bout desquelles sont accrochées
des seaux, tirés directement ou par l’intermédiaire d’une poulie pour les puits modernes.
On les rencontre en général dans les concessions des zones périurbaines.
Installées dans le cadre des programmes d’hydraulique villageoise avec l’appui des
partenaires au développement, les pompes à motricité humaineapprovisionnent
également les populations des zones rurales.
Moins importants en nombre que les deux sources précédentes, les forages individuels
sont installés dans des domaines privés en zones rurales ou des unités agropastorales.
Les réseaux de la SONEB constituent cependant la principale source d’alimentation en
eau potable des populations citadines. Deux systèmes d’AEP couvrent la zone du
projet en 201512 :
Le système « DDAL » qui alimente Cotonou (1735 km de réseau), Godomey(226 km)
et Calavi (300 km) ;
Le système « DDOP » qui dessert partiellement Sèmè-Podji à travers 70 km de
réseau.
3
Le volume d’eau pompée en 2015 était de 34,8 millions de m pour le système DDAL
alimentant Cotonou et les agglomérations environnantes (hors Sèmè-Podji) pour 23,1
millions facturés, soit un rendement global technique (volume facturé sur volume produit)
de 66,4%.
Ce rendement devrait être amélioré, l'état d'un réseau étant en effet jugé mauvais lorsque
son rendement est inférieur à 60%, insuffisant entre 60 et 70%, moyen entre 70 et 80%
et bon au-delà de 80%13.
La population peut accéder à l’eau potable par des branchements privés ou par le biais
des bornes fontaines. Fin 2015, le nombre d’abonnés actifs était de 100 146 à Cotonou,
14 895 à Godomey, 17 691 à Calavi et 2 578 à Sèmè-Podji.
La desserte par bornes fontaines est marginale. Dans la zone d’étude, elle ne concerne
que 3 bornes fontaines pour un volume facturé de 1 343 m3 en 2015.
11Branchement domestique à un réseau, robinets publics ou bornes fontaines, puits tubés ou forages, puits
protégés, sources protégées et eau de pluie
12 Rapport d’activités SONEB de 2015
13http://www.eau-seine-normandie.fr/
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 87
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Puits
Nb mé- SONEB SONEB Robinet Puits
Secteur non Total
nages maison ailleurs public protégé
protégé
Cotonou Est 38 26% 74% 0% 0% 0% 100%
Cotonou Ouest 33 12% 79% 0% 6% 3% 100%
Abomey-Calavi 35 26% 14% 3% 26% 31% 100%
Moyenne 21% 56% 1% 11% 11%
14
Le taux supérieur à 100% pour Cotonou peut s’expliquer par une consommation facturée moyenne supérieure
à 70l/j/p, les données disponibles ne permettant pas de distinguer les gros consommateurs des usagers
domestiques.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 88
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Figure 30: Evolution des volumes d’eau facturés par la SONEB depuis 2006
Par ailleurs, le métré de réseau a augmenté de 39% sur la même période, en particulier
dans les arrondissements périphériques concernés.
Année
Secteur Différence %
2006 2015
Cotonou 1311 1734 423 32%
Godomey 139 226 87 63%
Sèmè-Podji 16 71 55 344%
Total 1466 2031 565 39%
SONEB, 2015
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 89
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
En 2014, selon les données de l’INSAE, le taux d’accès à des toilettes améliorées 15 était
de 20% dans le Département de l’Atlantique (Abomey-Calavi), et de l’Ouémé (Sèmè-
Kpodji) et 37% dans le département du littoral (Cotonou).
Les enquêtes réalisées dans la zone d’étude revèlent que 44% des ménages enquêtés
disposent de latrines privées à fosse ventillée, 13% de latrines privées à fosse non
ventilées, 13% utilisentdes latrines à chasse, 7% font leur besoin dans des latrines
suspendues ou sur pilotis et 23% défèquent à l’air libre.
Malgré l’absence de réseau d’assainissement collectif, on note depuis 1990 une relative
amélioration dans la gestion des eaux usées avec l’apparition de nombreuses sociétés
privées de vidange des boues des fosses septiques et des latrines à fosses étanche à
l’aide de camions vidangeurs plus ou moins performants. Ces sociétés collectent les
eaux usées et boues pour les déposer dans la station de traitement des eaux usées de la
Société Industrielle d’Equipement et d’Assainissement Urbain (SIBEAU).
Cependant, la vidange manuelle reste fortement pratiquée par des vidangeurs procédant
nuitamment à l’enfouissement des excrétas des ouvrages autonomes dans la cour ou
devant les habitations sur la voie publique.
75 % des ménages enquêtés rejettent leurs eaux usées dans la nature,y compris sur la
voirie, 12 % les évacuent dans les caniveaux (surtout dans les quartiers équipés) et 8 %
utilisent la cour de leur maison. Seuls 6% disposent d’une fosse dite « septique » mais
recueillant vraisemblablement toutes les eaux ménagères (fosses toutes eaux).
15Chasse d’eau vers un système d’égout avec canalisations/fosse septique/latrine à fosse, Latrine améliorée à
fosse ventilée (VIP), Latrine avec couvercle, Toilette à compostage
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 90
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Cotonou est confronté à un problème récurrent de drainage des eaux pluviales, très limité
vers la mer ou la lagune, aggravé par une urbanisation soutenue. Pendant la saison
pluvieuse, de nombreux quartiers sont inondés ce qui entraine le déplacement
involontaire temporaire ou permanent de populations vers les cités périphériques. Les
ménages qui restent sur place sont exposés à une recrudescence des maladies
hydriques.
Le problème n’est pas de la même envergure dans les communes d’Abomey Calavi et de
Sèmè-Podji, mais reste sérieux, étant donné qu’il n’existe pratiquement pas
d’infrastructures de drainage des eaux pluviales le long de la voirie.
Malgré les efforts consentis par l’Etat au cours des dernières années par la construction
des canalisations d’évacuation des eaux pluviales, la situation reste toujours
préoccupante, en l’absence des investissements nécessaires pour une prise en compte
globale du problème.
Site de dépôt illicite de déchets (1) Site de dépôt illicite de déchets (2)
les infections respiratoires aigües (IRA) dont la fréquence croit d’année en année, en
lien avec une mauvaise qualité de l’air due à la présence de microparticules
(minérales, métaux lourds, gaz d’échappement) en suspension, associées à une forte
humidité. Selon MEHU-ABE (2002), la variabilité du taux de prévalence des IRA entre
2013 et 2015 se situe entre 27 et 29 % ;
les maladies gastro-intestinales et diarrhéiques, indicateurs de mauvaises pratiques
d’hygiène, d’un accès à l’eau potable limité corrélé à de mauvaises conditions
d’assainissement, occupent la troisième position. Les maladies diarrhéiques, la
dysenterie bacillaire et amibienne, sont surtout enregistrées en fin de saison
pluvieuse.
Les enquêtes ménages ont permis de corroborer les résultats statistiques sur la seule
zone du projet à partir de la prévalence des maladies des quinze jours précédant les
enquêtes :
chez les adultes, le paludisme est en tête de toutes les affections, suivi des affections
respiratoires puis des maladies diarrhéiques à Cotonou, qui arrivent en 2eme position
à Abomey-Calavi ;
chez les enfants de 0 à 5 ans, le paludisme arrive en 1ere position, suivi par les
maladies diarrhéiques pour l’ensemble des ménages enquêtés.
La forte prévalence du paludisme dans la zone d’étude estlà encore liée à
l’assainissement et au site de résidence. Les populations vivent en partie dans des zones
marécageuses où les larves de moustique se développent plus facilement.
A noter enfin que 95% des ménages enquêtés ont déclaré qu’ils sont confrontés aux
problèmes de maladies hydriques dans leur quartier. Les causes de ces maladies
énoncées sont ;i) une eau de puits trouble, ii) une mauvaise hygiène ; et iii) la mauvaise
qualité de l’eau de boisson.
En résumé, on peut constater logiquement que l’augmentation du taux de
couverture en eau potable, comme à Cotonou, permettradifficilement de diminuer
la prévalence des maladies d’origine hydriques si elle ne s’accompagne pas de
l’amélioration de l’hygiène et de l’accès à un assainissement adapté dans les
ménages.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 93
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Enfin, sans projet, la couverture de 100% des besoins de la population fixée par les
Objectifs de Développement Durable (ODD) pour 2030 sera compromise.
Le tableau suivant résume les impacts positifs et négatifs de l’absence de phase III.
Milieu Récepteur
Effet positif Effet négatif
récepteur d'impact
Multiplication de puits privés non contrôlés et pollués
Eau Néant
Surexploitation du champ captant actuel
Milieu Air Pas de
biologique et
Sol perturbation
physique Pollution des sols due à la prolifération des puits pollués
Faune dues aux
Flore travaux
Pénurie d'eau ou eau de boisson non conforme
Santé Néant responsable d'un manque d'hygiène et de maladies
d'origine hydrique
Pertes financières dues au temps d'accès à l'eau potable
Pas de Pertes financières pour soigner les maladies hydriques
Milieu humain Activités déplacement et Vente d'eau non contrôlée à l'origine d'une augmentation
économiques perturbation des coûts du service de l'eau
des activités Pertes d'opportunités d'emploi liées aux travaux
dues aux Pertes financières pour la SONEB
Cadre et travaux
Conflits sociaux liés au manque d'eau potable
conditions de vie*
* y compris paysage (cadre de vie) et nuisances (conditions de vie)
Dans ce contexte, la mise en œuvre de la phase III du projet telle qu’elle a été définie par
l’étude de faisabilité en concertation avec la SONEB, dans la mesure où elle vise aux
objectifs de l’Etat dans la continuité des phases précédentes et qu’elle participe
significativement à l’atteinte des ODD, en permettant l’accès à l’eau potable à domicile
pour environ 350 000 habitants des trois communes en 2025 est parfaitement justifiée.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 95
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Elle comprend toutes les activités nécessaires pour un démarrage des travaux dans les
meilleures conditions, à savoir i) des activités de maîtrise d’œuvre, pourles études
techniques (APS – APD) etla sélection des entreprises de travaux, et ii) des activités
d’accompagnement pour l’acquisition des terrains pour les forages, la libéralisation de
l’emprise et des accès qui serviront à faire passer les conduites et autres équipements, et
l’information des populations concernées. A noter que la libération des emprises se fera
progressivement en fonction de l’avancement de la pose des canalisations.
à des travaux de gros et de second œuvre pour les ouvrages de génie civil, y compris
le raccordement aux réseaux, les peintures et revêtement d’étanchéité ;
à la pose de canalisations, majoritairement enterrées et parfois aériennes (passage
de ponts), et des ouvrages hydrauliques annexes (vannes, ventouses, vidanges…) y
compris le remblaiement et la réfection des chaussées après remblai ;
à la pose d’équipementsélectromécaniques et électriques, à savoir des pompes, des
groupes électrogènes, un transformateur, et d’équipements électroniques et
informatiques visant à la sécurisation et la continuité du service de l’eau ;
à des déplacements générés par le transport de matériel, matériaux ou personnel
pour toutes les composantes du projet ;
à l’installation et au repli des chantiers.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 97
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Principales
Objectif Composante Description
activités
Fourniture et installation d’un troisième
Installation d’un transformateur de 630 KVA pour satisfaire
transformateur (Vèdoko) aux besoins en énergie electrique de l’usine
de Vèdoko
Pose
Améliorer la
Fourniture et installation d’un groupe de d’équipements
continuité et le
Installation de 2 groupes secours de 1000 KVA à Godomey et 1500 électriques,
suivi du service
électrogènes de secours KVA à Vèdoko pour assurer la continuité du électroniques et
de l’eau
service en cas de coupure de l’électricité électromécaniques
Installation d'un système d’alerte par
Renforcement et extension
messagerie et d’un synoptique numérique
du système de télégestion
du système de télégestion
Principales
Objectif Composante Description
activités
Fonctionnement, entretien et
maintenance des stations
de pompage
Les pistes d’accès si elles sont nécessaires, seront tracées sur une zone à
vocation de lotissement ;
Les installations en milieu urbain sont enterrées pour les canalisations et dans
l’enceinte des usines existantes de la SONEB pour la bâche et les tours de
dégazage, dont la hauteur ne dépassera pas les installations existantes.
Ainsi les principaux enjeux pour le milieu physique et biologique sont liés à l’air,
les eaux souterraines et les sols.
Bien que l’impact généré ne soit pas directement issu des activités du projet, une solution
devrait être étudiée dans le cadre de l’exécution du projet, car les envols provenant du
dépôt nuisent à la propreté du site, ont potentiellement un impact sanitaire sur le
personnel, sans parler des impacts paysagers et des mauvaises odeurs.
Il convient donc de noter que d’une manière générale, les impacts positifs forts du
projet en terme de santé publique par l’amélioration de l’accès à l’eau risquent
d’être minimisés par les interventions limitées dans le domaine de
l’assainissement urbain pour la gestion des excrétas, des eaux usées et des eaux
pluviales.
Le cadre de vie pourra être momentanément et localement perturbé par les nuisances
provoquées par les travaux, à savoir principalement la poussière et la pollution
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 103
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les enquêtes publiques ont montré la réticence des populations riveraines du champ
captant de Ouèdo de laisser réaliser les deux forages prévus dans la phase III s’ils ne
bénéficient pas d’un accès à l’eau potable par la SONEB.
L’argument d’une baisse de l’eau dans les puits dans lesquels ils puisent, même s’il
pourrait être réfuté par des investigations complémentaires à celles réalisées pendant
l’étude, ne les convaincra pas et les risques de troubles sociaux voire d’actes malveillants
vis-à-vis des installations de la SONEB sont importants si les travaux démarrent sans
qu’une solution soit mise en œuvre.
Il a été montré que la solution la plus adaptée est le raccordement au forage et à la
station de traitement du forage F07. La SONEB et les autorités locales devraient au plus
vite se rencontrer pour avancer sur le prérequis d’un plan de lotissement de la voirie.
A noter enfin que l’étude de faisabilité de la phase III mentionne (page 28) que les
capacités des 15 forages actuellement exploités sur le site de Ouèdo permettent
d’assurer si besoin les besoins en eau à l’horizon 2025 sont (estimés à 2 975 m3/h) et
que les deux forages complémentaires sont justifiés pour renforcer la disponibilité de la
ressource.
Le creusement des deux puits supplémentaires pourrait donc être suspendu à une
solution pérenne de l’approvisionnement en eau des riverains du champ captant, ce qui
n’empêche pas de démarrer les travaux de renforcement de la desserte, d’autant que les
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 104
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Le rapport d’activité 2015 de la SONEB montre qu’en dehors des arrêts du service dus
aux coupures de courant, les interruptions de fourniture d’eau dus à des casses ou
programmées (pour travaux) totalisent 43 jours de perturbation partielle du service sur le
secteur hydraulique DDAL dans la zone du projet, soit environ 12% du temps de service.
La durée moyenne d’interruption est de 1h45 pour les casses, et de 1h15 pour les
coupures programmées.
Les arrêts de service, d’une manière générale, ne semblent pas pouvoir affecter la santé
des usagers.
Par ailleurs, la SONEB affiche un taux de recouvrement honorable des factures de 87 %
dans son rapport financier 2015.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 105
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
N = Négatif P=Positif
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 108
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
1. Phase de préparation
1.1.P.1 Solutions techniques et dimensionnement
Etudes techniques et sélection adaptés aux enjeux
1.1
des Entreprises 1.1.P.2. Mise en œuvre de la phase III dans les délais
et l'enveloppe prévue
1.2.P.1. Prise de conscience des enjeux du projet par
Information des populations et les groupes cibles concernés
1.2
concernées 1.2.P.2. Prise en compte des recommandations
énoncées pendant les consultations publiques
Acquisitions foncières des
1.3.P.1. Protection immédiate de la ressource en eau
1.3 zones de forages et leurs
assurée
accès
1.4.P.1. Réaménagement durable de l'espace public
Libération des servitudes
urbain améliorant le cadre de vie
1.4 publiques pour la pose des
1.4.P.2. Accès et circulation facilités dans l'espace
canalisations
public urbain après réaménagement
2. Phase de travaux
2.1.P.1. Opportunités d'activités économiques pour les
Installation et gestion des
2.1 locaux pendant le chantier (locations, restauration,
chantiers et base vie
commerce…)
Réalisation des travaux de
2.2
forages 2.2 à 2.9.P.2. Amélioration des revenus des travailleurs
Réalisation des pompages impliqués
2.3
d'essai
Transport (matériaux /
2.4
équipements / personnel) 2.2 à 2.9.P.3 Renforcement du chiffre d'affaires des
Terrassements - Déblais / entreprises
2.5
remblais et mise en dépôt
Travaux de gros et second
2.6
oeuvre des usines de 2.2 à 2.9.P.4. Création d'emplois temporaires ou
Pose de canalisations pérennes
2.7
enterrées et aériennes et
2.8 Réfection de voirie
2.2 à 2.9.P.5. Renforcement des capacités des
Installation d'équipements entreprises et du personnel
2.9
électromécaniques et
Remise en état des sites et
2.10 2.10.P.6. Restauration des sols et végétation
repli
3. Phase d'exploitation
Fonctionnement, entretien et 3.1.P.1. Protection de la qualité des ressources en
3.1 maintenance de la station de eaux souterraines
pompage 3.1.P.2. Pérennité des quantités d'eau disponibles
Fonctionnement, entretien et
3.2 maintenance des usines de 3.2.P.1. Pérennité de la qualité de l'eau distribuée
traitement
3.3.P.1. Amélioration de la desserte en eau à domicile
Entretien, réparations des / de la santé publique
3.3 réseaux et pose de 3.3.P.2. Embauche de personnel SONEB
branchements 3.3.P.3. Développement d'activités économiques liées
à l'eau potable
3.4.P.1. Adéquation des besoins et des ressources sur
Suivi de l’exploitation
3.4 le long terme
(télégestion / qualité de l'eau)
3.4.P.2. Pérennisation du service de l'eau
Importance
Intensité Etendue Durée
absolue
Permanente Forte
Régionale Temporaire Forte
Momentanée Forte
Permanente Forte
Forte Locale Temporaire Moyenne
Momentanée Moyenne
Permanente Forte
Ponctuelle Temporaire Moyenne
Momentanée Mineure
Permanente Forte
Régionale Temporaire Moyenne
Momentanée Moyenne
Permanente Moyenne
Moyenne Locale Temporaire Moyenne
Momentanée Moyenne
Permanente Moyenne
Ponctuelle Temporaire Moyenne
Momentanée Mineure
Permanente Forte
Régionale Temporaire Moyenne
Momentanée Mineure
Permanente Moyenne
Faible Locale Temporaire Moyenne
Momentanée Mineure
Permanente Mineure
Ponctuelle Temporaire Mineure
Momentanée Mineure
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 113
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les impacts négatifs significatifs couvrent le milieu humain pour les acquisitions foncières
dans la zone de Ouèdo et la libération des servitudes publiques préalable à la pose des
canalisations.
Bien que l’acquisition des terrains nécessaires à la réalisation des deux forages, la
délimitation des Périmètres de Protection Immédiate (PPI) et leurs accès ne devrait pas
dépasser 0,5 ha, les propriétaires auront potentiellement à subir la perte de terres
cultivables ou constructibles.
La libération des servitudes publiques aura un impact négatif temporaire sur les activités
du secteur informel identifiées le long des canalisations de refoulement, que l’autorité
publique accepte la réinstallation sur place ou dans un autre secteur. Elle générera par
ailleurs des troubles temporaires de la circulation des personnes et des biens et
possiblement des troubles sociaux en cas de résistance des occupants.
La résistance des riverains aux travaux de forage peut également intervenir dans la
zone de Ouèdo si aucune évolution sur leur desserte en eau potable n’est
constatée dans la phase préparatoire. Les risques potentiels, outre des troubles
sociaux, pourraient aller jusqu’à des actes malveillants vis-à-vis des captages
actuels, générée par intrusion dans le Périmètre de Protection Immédiate (PPI) des
forages ou par pollution d’un puits situé à proximité d’un forage.
1. Phase de préparation
Acquisitions foncières des I Moyenne
1.3.N.1. Perte de terres cultivables ou
1.3 zones de forages et leurs E Locale Moyenne
constructibles
accès D Permanente
I Forte
1.4.N.1. Perturbation des activités économiques
E Locale Moyenne
voire perte d'emplois des occupants informels
D Temporaire
Libération des servitudes 1.4.N.2. Perturbation de la circulation des I Forte
1.4 publiques pour la pose des personnes et des biens pendant la libération de E Locale Moyenne
canalisations l'espace public D Temporaire
1.4.N.3. Opposition des occupants pendant la I Forte
libération des servitudes publiques (forages / E Locale Moyenne
canalisation de refoulement D Temporaire
Les impacts négatifs significatifs couvrent toutes les activités de travauxpour le milieu
physique et biologique et le milieu humain.
En phase de travaux, les eaux souterraines sont potentiellement menacées par une
pollutionaccidentelle, par l’introduction directe d’un fluide polluant (huile) avec les fluides
(boue) utilisés pendant les opérations de forage.
Les impacts sur la nappe sont directs, temporaires en raison de la capacité intrinsèque
d’autoépuration de la nappe, d’étendue ponctuelle et d’intensité moyenne, soit un impact
global moyen.
Les risques de pollutions accidentelles des sols sont liés au transport et au stockage de
produits, matériaux et matériels pendant toutes les phases du projet et à l’utilisation
d’engins de chantiers pendant les travaux y comprisles ateliers de forage, par
déversement de produits polluants.
Les activités impactant directement les sols et la végétation sont également liées :
au décapage préalable à la réalisation des forages et des ouvrages de génie civil ;
au creusement des tranchées pour la pose des canalisations ;
aux remblais des tranchées ;
Aux zones de stockage des déblais.
Les impacts sont directs sur les sols, locaux et permanents pour le décapage et le
creusement des tranchées temporaires, locaux et temporaires pour une pollution directe
pendant les travaux.
Les impacts sur les sols liés aux activités de transport et de terrassement sont
globalement d’importance moyenne.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 115
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
L’impact de l’ensemble des activités liées aux travaux sur le paysage est d’intensité faible,
ponctuelle et temporaire, sauf pour la pose des poteaux électriques et transformateurs
pour raccorder les pompes des deux forages, et les usines de traitement, dont la durée
est permanente. Toutefois, l’impact global reste mineur.
Les impacts des travaux sur le milieu humain concernent en particulier les risques
d’accidents liés à toutes les activités menaçant la santé du personnel de chantier ou des
riverains, traités dans l’étude des risques.
D’une manière générale, les impacts sont directs, d’intensité moyenne à forte en fonction
de l’activité (travaux de forages, travaux aériens…), l’étendue est locale et la durée
temporaire ou permanente en fonction des effets sur la personne (blessures, fractures,
lésions, pertes sensorielles temporaires ou permanentes, asphyxie, mort). L’importance
globale est d’ordre moyenne à forte.
Le cadre de vieet les conditions de vie des ménages pourront être momentanément et
localement perturbés par les nuisances provoquées par les travaux, à savoir
principalement le bruit, la poussière et la pollution atmosphérique provoqués par les
engins de chantiers et les terrassements en général et les odeurs dans le cas d’ouverture
de fouilles.
Le cadre de vie pourra également être perturbé par l’arrivée de personnel étranger à la
zone, ce qui pourrait potentiellement occasionner des conflits avec la population locale.
Les activités de terrassements pourraient être à l’origine d’une destruction de réseaux
existants (eau, électricité) à l’origine d’une interruption temporaire et locale des services.
Les impacts négatifs directs pour le cadre et les conditions de vie sont d’intensité
moyenne, d’étendue locale et de durée temporaire, pour un impact global d’importance
moyenne.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 116
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Dans la mesure où les consignes liées aux conditions d’exploitation et de suivi des
ressources en eaux en terme qualitatif et quantitatif sont respectées 24h/24h, les impacts
négatifs sur le milieu physique et biologiqueen phase d’exploitation sont limités. Les outils
de télégestion constituent à ce titre un gage de pérennisation des ressources en eau et
du service.
Les équipements qui seront construits (forage, bâche, tours de dégazage) ne devraient
pas générer de pollution ou de nuisances olfactives directes à part lors de l’utilisation des
groupes électrogènes en cas de coupure de courant, générant des impacts mineurs sur la
qualité de l’air.
Les impacts négatifs sur les ressources en eau proviennent d’une pollution diffuse due à
un non–respect des consignes d’usage du sol et du sous-sol dans les périmètres de
protection immédiate et rapprochée comme :
une fuite diffuse d’un réservoir d’hydrocarbures enterré par exemple à l’aplomb des
PPI ou d’une habitation proche ;
l’activité agricole par l’utilisation non maîtrisée de produits phytosanitaires (herbicides,
fongicides, pesticides).
L’impact potentiel est d’intensité moyenne, d’étendue ponctuelle et de durée temporaire,
soit un impact global d’importance moyenne.
Les impacts des travaux sur le milieu humain concernent,comme pour les travaux, les
risques d’accidents liés à toutes les activités d’exploitation menaçant la santé du
personnel de chantier ou des riverains, également traités dans l’étude des risques.
L’importance globale des impacts est moyenne.
L’augmentation des rejets d’eaux usées des ménages nouvellement raccordés au réseau
d’eau potable et les fuites ont un impact indirect d’intensité forte et locale sur les maladies
d’origine hydrique par la stagnation des eaux sur la voirie. L’impact sera temporaire mais
cumulativement permanent tant que des investissements sur les réseaux de collecte des
eaux usées et pluviales ne sont pas réalisés.
L’importance globale des impacts est moyenne à forte.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 119
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Impacts sur les accès, la circulation, les activités économiques, le cadre et les
conditions de vie des ménages
De la même manière, l’augmentation des rejets d’eaux usées des ménages nouvellement
raccordés au réseau d’eau potable et les fuites ont un impact direct d’intensité moyenne
et locale, sur les inondations en cas de pluies et nappe haute. L’impact est indirect sur le
milieu humain, temporaire mais cumulativement permanent tant que des investissements
sur les réseaux de collecte des eaux usées et pluviales ne sont pas réalisés.
L’importance globale des impacts est moyenne.
Rappelons également que l’exploitation actuelle des forages aurait un impact négatif non
avéré sur la nappe phréatique exploitée par les riverains du champ captant. Cet impact
selon la perception des riverains pourrait être aggravé par l’exploitation de deux nouveaux
forages. L’intensité de l’impact est forte compte tenu du blocage possible des travaux,
d’étendue locale et d’une durée permanente tant que les riverains ne sont pas raccordés
à une source d’eau potable.
L’importance globale de l’impact est forte.
Rappelons enfin que les impacts d’un assainissement déficient touchent indirectement les
activités d’exploitation de la SONEB dans les usines de traitement :
ils aggravent les risques d'inondation liés aux eaux pluviales de l'usine de Vèdokodéjà
importants, où les surfaces imperméabilisées devraient relativement augmenter par la
réalisation des tours de dégazage. L’l’impact est d’importance moyenne ;
ils génèrent de fortes nuisances aux abords immédiats de l’usine de Godomey en
raison de la présence du dépôt d’ordures et lieu d’aisance. L’impact est de forte
importance.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 120
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
en 50 jours, durée jugée raisonnable pour pouvoir circonscrire la pollution avant qu’elle
n’atteigne le captage (par pompage dans un piézomètre par exemple).
Ainsi, la position de l’isochrone 50 jours permet de délimiter un cercle si le gradient
hydraulique est nul ou une ellipse dans le cas contraire à l’intérieur duquel des
contraintes particulières d’occupation du sol et d’activités seront appliquées pour limiter
au mieux les risques de pollution.
De la même manière, l’isochrone 200 jours est utilisé pour délimiter le périmètre de
protection éloignée, où des contraintes d’occupation du sol et d’activités sont appliquées.
La méthode dite de Wyssling appliquée pour les forages du champ captant actuel et pour
les deux forages prévus d’être construits pendant la phase IIIpermet d’évaluer les axes
de l’ellipse des isochrones comme illustré dans le schéma suivant(So et Su). La méthode
est décrite en annexe 4 – Volume II.
16D’après le « guide méthodologique à l’usage des communes relatif à la mise en place d’un
dispositif de protection des zones de captage d’eau potable » - 2010
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 123
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
les deux nouveaux forages FC1 (forage sud) et FC2 (forage nord-ouest) devront être
implantés à au moins 300 m des forages existants limitrophes F01 et F012 ;
la protection immédiate réalisée dans le cadre de la phase II est adaptée pour les
deux nouveaux forages ;
la protection rapprochée des deux nouveaux forages, compte tenu de la configuration
du champ captant, est constituée d’une bande de terrain de 120 m autour de
l’ensemble des forages du champ captant ;
la protection éloignée des deux nouveaux forages, compte tenu de la configuration du
champ captant, est constituée d’une bande de terrain de 240 m autour des forages du
champ captant ;
les prescriptions d’occupation du sol et d’activité dans les différents périmètres
recommandées dans le guide sont reprises en annexe 5 ;
ces prescriptions devront être traduites dans un arrêté municipal selon la méthode
proposée dans le guide.
Compte tenu de l’enjeu stratégique patrimonial du champ captant, la promulgation
d’un décret spécifique fixant les modalités de la mise en place des périmètres de
protection des captages d’eau potable, proposé également dans le guide, est
largement recommandée.
Dans tous les cas, le bureau d’étude en charge des études hydrogéologique
d’implantation et de contrôle des travaux de forages devra étudier et valider la
délimitation des périmètres de protection rapprochée et éloignée.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 124
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Activités source
N° Impacts positifs (P) Mesures de maximisation (M)
d’impacts
1. Phase de préparation
En phase de travaux, les mesures de maximisation des effets positifs concernent l’appui
au développement des activités locales mentionnées lors des réunions publiques par
l’incitation i) du personnel des entreprises à s’approvisionner localement et ii) des
entreprises à recruter de la main-d’œuvre locale.
Par ailleurs, la remise en état des sites avant repli devrait s’accompagner d’un
aménagement paysager des usines de traitement.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 125
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Activités source
N° Impacts positifs (P) Mesures de maximisation (M)
d’impacts
2. Phase de travaux
2.1.P.1. Opportunités d'activités
Installation et gestion
économiques pour les locaux pendant le 2.1.M.1. Inciter le personnel à
2.1 des chantiers et base
chantier (locations, restauration, s'approvisionner localement
vie
commerce…)
2.2 à 2.9.P.2. Amélioration des revenus
2.2 à des travailleurs impliqués 2.2 à 2.9.M.1. Obliger les entreprises à
Réalisation des travaux
2.9 2.2 à 2.9.P.4. Création d'emplois recruter la main-d'œuvre locale
temporaires ou pérennes
Remise en état des 2.10.P.6. Restauration des sols et 2.10.M.1. Réaliser un aménagement
2.10
sites et repli végétation paysager dans les usines de traitement
Activités source
N° Impacts positifs (P) Mesures de maximisation (M)
d’impacts
3. Phase d'exploitation
Fonctionnement,
entretien et 3.2.P.1. Pérennité de la qualité de l'eau 3.2.M.1. Compiler numériquement les
3.2
maintenance des distribuée données analytiques et les sauvegarder
usines de traitement
3.3.M.1. Subventionner les branchements
3.3.P.1. Amélioration de la desserte en sous réserve d'un assainissement adapté
Entretien, réparations
eau à domicile à la parcelle / mettre en œuvre des
3.3 des réseaux et pose
campagnes de sensibilisation à l'hygiène
de branchements
3.3.P.2. Embauche de personnel
3.3.M.2. Acquérir du matériel logistique
SONEB
Suivi de l’exploitation 3.4.P.1. Adéquation des besoins et des 3.4.M.1. Réaliser le schéma directeur
3.4
(télégestion / qualité de ressources sur le long terme 2025 - 2035
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 126
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
La plupart des mesures énoncées ci-après sont détaillées dans l’étude de risques
présentée dans le chapitre suivant.
Les engins de transport et les engins de chantier devront respecter les normes
d'émissions des véhicules en termes de bruits, de fumées et de pollution et les limitations
de vitesse prescrites pour éviter les poussières. Le cas échéant, les plateformes seront
arrosées pour limiter la poussière.
Les risques de pollution des sols et des eaux souterraines par les engins de chantiers
seront minimisés par le respect des procédures mises en place par les entreprises,
contrôlées par le maître d’œuvre et le client en ce qui concerne :
l’utilisation,le contrôle et l’entretien des engins et équipement de chantier ;
l’utilisation de produits biodégradables pour les travaux de forage ;
l’utilisation et le stockage des produits potentiellement polluants.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 127
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les risques d’accidents générés par toutes les activités liées aux travaux seront réduits
par le balisage des zones de chantier, le port des équipements de protection individuelle
(EPI), le respect des consignes liées à l’utilisation des engins et matériels, à la
manutention des matériaux,et les impacts compensés par le respect des consignes et du
plan d'intervention en cas de sinistre, détaillés dans l’étude des risques.
Les perturbations dans les accès, les déplacements et les activités des riverains seront
réduites par l’information de la population, le balisage desaccès aux chantiers et
l’adaptation des circuits et des interventions aux déplacements des riverains.
Les risques de conflits entre le personnel et les riverains seront réduits par l’information
et la sensibilisation du personnel, également évoqués dans l’étude des risques.
Les risques de destruction de réseaux enfouis pendant l’ouverture des fouilles seront
réduits par la détection préalable des réseaux enterrés et la surveillance permanente des
chantiers de fouilles et terrassement.
Les nuisances provoquées par les travaux, à savoir principalement le bruit, la poussière
et la pollution atmosphérique seront limitées par le respect des normes d'émissions des
véhicules en termes de bruits, de fumées et de pollution et les limitations de vitesse
prescrites pour éviter les poussières. Au besoin, les plateformes seront arrosées pour
limiter la poussière.
Comme en période de travaux, les risques de pollution des sols et des eaux souterraines
seront minimisés par le respect des procédures mises en place par la SONEB liées à
l’utilisation,le contrôle et l’entretien des engins et équipementliés à l’exploitation et liées à
l’utilisation et le stockage des produits potentiellement polluants.
Le suivi de l’occupation des sols dans les périmètres de protection rapprochée en
référence aux prescriptions des arrêtés municipaux limitera les risques de pollutions
accidentelles ou diffuses par les riverains.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 128
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Comme en phase de travaux, les risques d’accidents générés par toutes les activités liées
à l’exploitation seront réduits par le balisage des zones de chantier, le port des EPI, le
respect des consignes liées à l’utilisation des engins et matériels, la manutention des
matériaux, et les impacts compensés par le respect des consignes et du plan
d'intervention en cas de sinistre, détaillés dans l’étude des risques.
L’impact de l’influence présumée de l’exploitation des forages sur les puits exploités par
les riverains de Ouèdo sera compensé pendant la période des travaux par le
raccordement de la zone au forage F07.
L’augmentation des maladies d’origine hydrique due à l’augmentation des rejets d’eaux
usées des ménages nouvellement raccordés pourra être minimisé, dans l’attente des
investissements nécessaires pour l’assainissement des eaux usées et pluviales de la ville,
en améliorant le rendement hydraulique du réseau et les capacités d'intervention de la
SONEB en cas de casse ou de fuites (matériel de détection notamment).
Mesures sur les accès, la circulation, les activités économiques, le cadre et les
conditions de vie des ménages
Les risques d'inondation liés aux eaux pluviales de l'usine de Vèdokoseront minimisés par
l’étude et la mise en œuvre de solutions globales d’évacuation des eaux usées en
remplacement du bassin d’orage supprimé pendant la période des travaux.
Enfin, les nuisances liées au dépôt d’ordures et lieu d’aisance aux abords immédiats de
l’usine de Godomey devront également être traitées pendant la période des travaux.
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
1. Phase de préparation
Etudes techniques
1.1 et sélection des
Entreprises
Information des
1.2 populations et
concernées
Acquisitions I Moyenne
1.3.C.1. Procéder à un juste
foncières des 1.3.N.1. Perte de terres cultivables ou E Locale
1.3 Moyenne dédommagement préalable au démarrage
zones de forages constructibles
D Permanente des travaux
et leurs accès
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
2. Phase de travaux
I Faible
2.1.N.1. Nuisances dues aux déplacements E Ponctuelle Mineure
D Momentanée
2.1.N.2. Risques d'accidents ou de pollution I Moyenne
2.1.C.2. Respecter les consignes de
des sols due à un stockage inadapté de E Ponctuelle Moyenne
Installation et stockage (cf étude de risques)
produits polluants D Temporaire
gestion des
2.1
chantiers et base I Moyenne 2.1.C.3. Adapter les circuits et les
vie 2.1.N.3. Perturbations dans les accès, les
E Ponctuelle Moyenne interventions du chantier aux déplacements
déplacements et les activités des riverains
D Temporaire des riverains
I Moyenne 2.1.C.4. Sécuriser les chantiers et les bases
2.1.N.4. Conflits entre les employés et les
E Ponctuelle Moyenne vie - Sensibiliser le personnel (cf étude de
riverains
D Temporaire risques)
I Faible
2.2.N.1. Perturbations dans les accès et
E Ponctuelle Mineure
déplacements pour les riverains
D Temporaire
I Faible
2.2.N.2. Dégradation des sols et de la
E Pontuelle Mineure
végétation
D Permanente
Réalisation des
2.2 I Moyenne
travaux de forages 2.2.N.3. Pollution de l'air et nuisances dues 2.2.C.3. Respecter les normes d'émissions
aux forage et aux déplacements (fumées, E Ponctuelle Moyenne des véhicules (bruits, fumées) et limitation
bruits, poussières) D Momentanée de vitesse (poussières)
I Moyenne 2.2.C.4. Respecter les consignes d'usage
2.2.N.4. Pollution des sols et de la nappe et de stockage du matériel et matériaux (cf
E Locale Moyenne
pendant la foration étude de risques) / Utiliser des produits
D Temporaire biodégradables
2.2.N.5. Risques d'accidents pendant les I Moy à Forte Moyenne à 2.2.C.5. Baliser le chantier - Exiger le port
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 131
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
opérations de forage menaçant la santé des E Ponctuelle forte des EPI - Respecter les consignes et du
travailleurs ou des riverains plan d'intervention en cas de sinistre (cf
D Temp à Perm. étude des risques)
I Faible
2.3.N.1. Pollution de l'air et nuisances dues
E Ponctuelle Mineure
aux opérations de pompage (fumées, bruits)
Réalisation des D Temporaire
2.3
pompages d'essai I Moyenne
2.3.N.2. Risque d'inondation lié à
E Ponctuelle Mineure
l'évacuation des eaux de pompage
D Temporaire
2.3.N.3. Risques d'accidents pendant les I Moyenne 2.3.C.3. Exiger le port des EPI - Respecter
Réalisation des
2.3 essais menaçant la santé des travailleurs ou E Ponctuelle Moyenne les consignes et du plan d'intervention en
pompages d'essai
des riverains D Temp cas de sinistre (cf étude des risques)
I Moyenne
2.4.N.1. Pollution des sols et de la nappe 2.4.C.1. Contrôler et entretenir les véhicules
E Ponctuelle Moyenne
phréatique pendant les transports de chantier (cf étude des risques)
D Temporaire
I Moyenne 2.4.C.2. Informer la population et adapter
2.4.N.2. Perturbations dans les accès, les les circuits et les interventions du chantier
E Ponctuelle Moyenne
Transport déplacements et les activités des riverains aux déplacements des riverains (cf étude
(matériaux / D Momentanée de risques)
2.4
équipements / I Moyenne
2.4.N.3. Pollution de l'air et nuisances dues 2.4.C.3. Respecter les normes d'émissions
personnel)
aux déplacements (fumées, bruits, E Locale Moyenne des véhicules (bruits, fumées) et limitation
poussières) D Momentanée de vitesse (poussières)
2.4.N.4. Risques d'accidents pendant les I Moyenne 2.4.C.4. Exiger le port des EPI - Respecter
déplacements menaçant la santé des E Ponctuelle Moyenne les consignes et le plan d'intervention en
travailleurs ou des riverains D Temp à Perm. cas de sinistre (cf étude des risques)
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
I Moyenne
2.5.N.2. Pollution des sols et de la nappe 2.5.C.2. Contrôler et entretenir les véhicules
E Ponctuelle Moyenne
phréatique pendant les terrassements de chantier (cf étude des risques)
D Temporaire
I Moyenne 2.5.C.3. Informer la population et adapter
2.5.N.3. Perturbations dans les accès, les les circuits et les interventions du chantier
E Ponctuelle Moyenne
déplacements et les activités des riverains aux déplacements des riverains (cf étude
D Temporaire de risques)
2.5.N.4. Pollution de l'air et nuisances dues I Moyenne 2.5.C.4. Respecter les normes d'émissions
aux déplacements des engins de E Ponctuelle Moyenne des véhicules (bruits, fumées) et arrosage
terrassement (fumées, bruits, poussières) D Temporaire des zones de terrassement (poussières)
I Moyenne 2.5.C.5. Détecter au préalable les réseaux
2.5.N.5. Risques de destruction de réseaux
E Ponctuelle Moyenne enterrés et surveillance permanente des
existants pendant les terrassements
D Temp à Perm. chantiers de fouilles et terrassements
I Moyenne à forte 2.5.C.6. Baliser le chantier - Exiger le port
2.5.N.6. Risques d'accidents pendant les
des EPI - Respecter les consignes et du
terrassements menaçant la santé des E Locale Moyenne
plan d'intervention en cas de sinistre (cf
travailleurs ou des riverains D Temporaire étude des risques)
Travaux de gros et I Moy à Forte 2.6.C.1. Baliser le chantier - Exiger le port
2.6.N.1. Risques d'accidents, ou de maladies
second oeuvre des E Ponctuelle Moyenne à des EPI - Respecter les consignes et du
2.6 pendant les travaux au sol ou aériens
usines de forte plan d'intervention en cas de sinistre (cf
menaçant la santé des travailleurs
traitement D Temp à Perm. étude des risques)
I Faible
2.7.N.1. Perturbation des ressources
E Locale Mineure
naturelles du marécage de Vèdoko - Vodjè
Pose de D Momentanée
canalisations
enterrées et 2.7.N.2. Pollution de l'eau du réseau par I Faible
2.7 infiltration d'eau polluée de la nappe E Locale Mineure
aériennes et
accesssoires superficielle D Momentanée
hydrauliques
I Moyenne 2.7.C.1. Informer la population et adapter
2.7.N.3. Perturbations dans les accès, les
Moyenne les circuits et les interventions du chantier
déplacements et les activités des riverains E Ponctuelle aux déplacements des riverains (cf étude
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 133
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
D Temporaire de risques)
2.7.N.4. Risques d'accidents pendant la pose I Moy à Forte 2.7.C.2. Baliser le chantier - Exiger le port
des canalisations enterrées ou aériennes Moyenne à des EPI - Respecter les consignes et du
E Ponctuelle
menaçant la santé des travailleurs ou des forte plan d'intervention en cas de sinistre (cf
riverains D Temp à Perm. étude des risques)
I Moyenne 2.8.C.1. Informer la population et adapter
2.8.N.1. Perturbations dans les accès, les les circuits et les interventions du chantier
E Ponctuelle Moyenne
déplacements et les activités des riverains aux déplacements des riverains (cf étude
D Temporaire de risques)
2.8 Réfection de voirie
I Moy à Forte 2.8.C.2. Baliser le chantier - Port des EPI -
2.8.N.2. Risques d'accidents dus à la
Moyenne à Respect des consignes et du plan
circulation pendant la réfection des E Ponctuelle
forte d'intervention en cas de sinistre (cf étude
chaussées
D Temp à Perm. des risques)
I Faible
2.9.N.1. Dégradation du paysage par la pose
E Ponctuelle Mineure
de poteaux électriques et transformateurs
D Permanente
Installation I Faible
d'équipements 2.9.N.2. Perturbations des accès et
2.9 E Ponctuelle Mineure
électromécaniques déplacements pour les riverains D Momentanée
et électriques
2.9.N.3. Risques d'accidents liés à la pose et I Moy à Forte 2.9.C.3. Baliser le chantier et exiger le port
au raccordement électrique des équipements Moyenne à des EPI - Respecter des consignes et du
E Ponctuelle
menaçant la santé des travailleurs ou des forte plan d'intervention en cas de sinistre (cf
riverains D Temp à Perm. étude des risques)
3. Phase d'exploitation
3.1 Fonctionnement, 3.1.N.1. Risques d'accidents liés aux I Moyenne Moyenne 3.1.C.1. Exiger le port des EPI et respecter
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 134
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
entretien et opérations d'entretien et de maintenance E Ponctuelle les consignes et du plan d'intervention en
maintenance des cas de sinistre (cf étude des risques)
D Temporaire
stations de
pompage 3.1.N.2. Risques de pollution par non respect I Moyenne
3.1.C.2. Suivre les prescriptions des
des consignes d'usage des sols et sous-sol E Ponctuelle Moyenne
périmètres de protection rapprochée
dans les PP D Temporaire
3.1.N.3. Influence non avérée des pompages I Forte
3.1.C.3. Raccorder les populations
sur la nappe phréatique exploitée par les E Locale Forte
riveraines au forage F07
riverains D Permanente
I Moyenne 3.2.C.1. Exiger le port des EPI et respecter
3.2.N.1. Risques d'accidents liés aux
E Ponctuelle Moyenne les consignes et du plan d'intervention en
opérations d'entretien et de maintenance
D Temporaire cas de sinistre (cf étude des risques)
Fonctionnement,
entretien et I Forte 3.2.C.2. Etudier l'évacuation des eaux de
3.2.N.2. Risques d'inondation liés aux eaux
3.2 maintenance des E Locale Moyenne pluies du site de Vèdoko et réaliser les
pluviales de l'usine de Vèdoko
usines de D Temporaire travaux
traitement
3.2.N.3. Risques sanitaires, sol et paysage I Forte
3.2.C.3. Eliminer le dépotoir en bordure du
dégradés liés au dépôt sauvage de l'usine de E Locale Forte
site de Godomey
Godomey D Permanente
3.3.N.1. Pollution de l'eau du réseau par I Faible
infiltration d'eau polluée de la nappe E Locale Mineure
superficielle D Momentanée
Entretien, I Moyenne 3.3.C.2. Baliser les chantiers - Port des EPI
réparations des 3.3.N.2. Risques d'accidents liés aux
3.3 - Respect des consignes et du plan
réseaux et pose de opérations d'entretien et de réparation des E Ponctuelle Moyenne
d'intervention en cas de sinistre (cf étude
branchements réseaux
D Temporaire des risques)
3.3.N.3. Augmentation des inondations en I Moyenne 3.3.C.3/4. Améliorer le rendement
cas de pluies et nappe haute aggravée par Moyenne hydraulique du réseau et les capacités
les rejets domestiques et les fuites en E Locale d'intervention de la SONEB en cas de
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 135
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Critères N (Intensité
Activités source Importance
Risques et Impacts négatifs (N) I, Etendue E, Durée Mesures de compensation (C)
d’impacts (N)
D)
absence de drainage des eaux pluviales et casse ou de fuites (matériel de détection)
D Temporaire
ménagères dans l'attente l'amélioration de
l'assainissement de la ville
3.3.N.4. Augmentation des maladies I Forte
hydriques par augmentation des rejets d'eau Moyenne à
E Locale
sur la voie publique en absence de collecte forte
des eaux des ménages D Permanente
I Faible
Gestion
commerciale et 3.5.N.1 Risque d'incapacité de paiement du E Locale
3.5 Mineure
financière du service par les usagers
service (abonnés) D Momentanée
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 136
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Gravité
G1 G2 G3 G4
Probabilité
P1
P2
P3
P4
Priorité Acceptabilité
Risque élevé à prendre en
1
compte en priorité
Risque important à prendre
2
en compte
3 Risque acceptable
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
10.3.2. Terrassement pour gros œuvre, transport et mise en remblai des terres
Les risques les plus élevés sont liés aux déplacements des engins de chantier,
potentiellement létaux s’ils heurtent un ouvrier. Les principaux risques spécifiques et
notamment cumulatif concernent la stabilité des fouilles et remblais, en fonction de leur
profondeur et hauteur.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 139
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Tableau 31: Analyse des risques pour les terrassements de gros œuvre et mise en remblais
des terres
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Tableau 34: Analyse des risques pour la pose d’équipements électriques et électromécaniques
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Les risques vis-à-vis des biens et du milieu naturel sont principalement liés :
Au non-respect des consignes d’équipement et de développement des forages, qui
peuvent entraîner le pompage d’une eau chargée provoquant l'usure anticipée des
pompes et une consommation excessive de produits de traitement ;
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 145
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Aux déplacements non ou mal contrôlés des véhicules et engins de chantier sur les
routes d’accès aux chantiers et sur les sites de travaux ;
Aux mauvaises conditions de stockage, manutention, manipulation et transport de
matériaux (stockage de déblais, mauvais arrimage, zone de stockage non
stabilisée…),
qui peuvent être à l’origine de la dégradation directe de biens privés ou publics par
chocs, ou indirectement d’une dégradation de l’environnement par déversement de
produits potentiellement polluant ou nuisibles pour l’environnement ;
A l’utilisation de matériels électriques et de produits inflammables ou potentiellement
polluants ;
A la réalisation de travaux proches de sources d’électricité ou de canalisations d’eau
existantes non ou mal identifiées,
qui peuvent être à l’origine d’incendies ou d’inondations à l’origine de la dégradation
directe de biens privés ou publics, ou d’une dégradation directe de l’environnement
par déversement de produits potentiellement polluant ou nuisibles pour
l’environnement.
Les principales situations de danger, les ENS pouvant en résulter et les dommages
associés pour les biens et l’environnement sont résumés dans le tableau suivant pour
chaque catégorie d’activités. D’une manière générale, la probabilité d’occurrence est plus
faible pour les biens et l’environnement que pour les personnes, qui sont directement
impliqués dans la mise en danger.
Tableau 36: Analyse des risques pour les biens et le milieu naturel
Les gilets fluorescents à haute visibilité pour éviter de se faire renverser par un
véhicule ou un engin de manutention, etc. ;
Ainsi que :
des harnais, enrouleurs, mousquetons, longes et ligne de vie (corde) contre
les chutes de hauteur ;
des protections contre les risques d'électrisation, d'électrocution ou l'électricité
statique : tabourets et tapis isolants, gants d'électriciens, dispositifs de mise à
la terre (bracelets, perches), etc. ;
desgants, lunettes et masque nécessaires contre 1) les projections de
produits chimiques ou biologiques 2) les sources intenses de chaleur et le
risque de feu et 3) les risques de plaie (coupure, abrasion,..).
Le matériel et équipements de sécurité doivent être en parfait étatet porté, ce qui justifie
une formation au port de l'EPI et aux risques contre lesquels il protège.
Un Plan Hygiène Santé et Sécurité (PHSS) établit les modes opératoires envisagés dans
le domaine, renseigne sur les différentes dispositions applicables àl’opération :
intervention sur chantier, hygiène desconditions de travail, secours et évacuation ;indique
les mesures spécifiques à prendre en compte pour prévenir les risques de l’opération dus
à la co-activité, ainsi queles risques propres de(s) l’entreprise(s) encourus par
sessalariés.
Les entreprises mandataires doivent fournir et faire valider leur PHSS au démarrage des
travaux dans un délai spécifié dans les documents contractuels à compterde la réception
du contrat signé par le maître d’ouvrage.
Le PHSS est un outil de travail du chantier. Il concernedirectement les différents
opérateurs du chantier pourune bonne exécution de leurs tâches respectives.
Le responsable de l’exécution des travaux dans l’entreprise utilise le document à titre de
référence permanentependant les travaux.
Les cadres ou les personnels de maîtrise chargés de la réalisationdes travaux l’utilisent
comme un guide décrivant l’ensembledes moyens à mettre en œuvre pour chaque phase
du chantier.
Le personnel de chantier trouve dans le document uneaide à l’accomplissement de ses
tâches. Il constitue également le support opérationnelpour la formation du personnel.
Le PHSS est adressé i) au coordonnateur responsable du volet Sécurité et Santé à
chacune des entreprises, ii) au maître d’ouvrage et le cas échéant iii) aux autorités
compétentes en matière d’hygiène et de sécurité et d’inspection du travail.
Dans tous les cas, au moins un exemplaire du PHSS est tenu en permanence à jour
sur le chantier par chacune des entreprises.
Communication
Information et formation
Chaque employé doit être informé sur les enjeux des travaux, les risques liés aux
travaux, les EPI à sa disposition, les procédures à suivre en cas d’incident/accident, des
équipements et installations médicales mis en place.
Des formations spécifiques à chaque type de travaux et activités et des réunions sécurité
en général au moins une fois par semaine seront assurées par le responsable sécurité du
chantier.
Rapports
Les Entreprises doivent établir et diffuser les consignes en cas d’incident ou d’accident.
D’une manière générale, la démarche est la suivante :
Alerter au plus vite un responsable en précisant le lieu, la nature de l’incident/accident
et l’état du ou des blessés ;
Baliser le lieu de l’accident et s’assurer de l’absence de risques pour les personnes et
les biens (notamment en termes de circulation) ;
Informerles secours par la personne responsable ;
Informer le Maître d’ouvrage et la famille de la situation.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 151
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Les objectifs et les mesures préconisées pour prévenir et minimiser les risques
importants et élevés pour chaque type d’activités mis en œuvre pendant le projet sont
détaillés ci-après.
Tableau 37: Objectifs et mesures de prévention des risques pour les travaux de forages
Danger
Objectifs pour prévenir et minimiser
Mesures à prendre pris en
les risques com pte
Signalisation du chantier - Reconnaissance des abords
Information et autorisations auprès des autorités et services de
2 à 5 et
l'Etat concernés
8
Assurer la sécurité des personnes et Information des riverains
des biens aux abords du chantier
Etat des lieux préalable et mise en évidence des zones à risques 7 et 8
10.6.2. Terrassement pour gros œuvre, transport et mise en remblai des terres
Les mesures de prévention et maitrise des risques pour les travaux de gros
œuvre,transportet mise en remblai des terres concernent i) l’accès aux sites et
l'aménagement des abords ; ii)l’aménagement des zones de circulation et de travail ;iii)
les opérations de déblais et remblais, et iv) l’aménagement des postes de travail.
Tableau 38: Objectifs et mesures de prévention et minimisation des risques pour les travaux de
gros oeuvre
Danger
Objectifs pour prévenir et minimiser
Mesures à prendre pris en
les risques com pte
Accès aux sites et l'aménagement des abords
Information et autorisations auprès des autorités et 1, 2, 6,
services de la SONEB 7 et 8
Assurer la sécurité des personnes et Etat des lieux préalable et mise en évidence des zones à
6, 7 et 8
des biens aux abords du chantier risques
Définition des modalités d'accès des véhicules, engins de
1,2 et 8
chantier
Limiter les risques d’accidents dus à Consultation de la SONEB avant travaux
7 et 8
l’existence connue ou non de câbles, Définition de la conduite à tenir en cas d’incident.
canalisations enterrés et de lignes Repérage des lignes électriques aériennes et canalisations
7 et 8
électriques aériennes existantes. Protections éventuelles à réaliser
Aménagement des zones de circulation et de travail
Établissement du plan de circulation faisant figurer les
accès chantier, les pistes, les zones de stationnement des
Prévenir les risques liés à la circulation Signalisation des points à risques : intersection des 1,2,5 et
des engins pistes, gabarits, d’ouvrages, etc. 6
Information des conducteurs aux consignes de circulation
sur le chantier.
Fournir un accès des ouvriers à des toilettes et un point
Respecter les règles d’hygiène et la d'eau, y compris l'eau de boisson
4
protection aux aléas météorologiques Installation ou mise à disposition d'un bureau de chantier
Consignes d'hygiène et respect des temps de travail
Opération de déblais et remblais
Éviter les accidents et incidents en cours Signalisation des routes et voies d'accès
de transport Repérage des ouvrages d’art à charge ou hauteur limitée
Conduite des engins de chantier par des conducteurs
1,2, 5 et
Prévenir les risques liés à la conduite des disposant des qualifications et autorisation de conduite
6
engins de terrassements (pelles - camions délivrée par l’employeur.
benne, nivelleuses…) Rappel des risques et des mesures de prévention prises
pour chaque phase de travaux (extraction – transport)
Aménagement des postes de travail
Prévenir les accidents corporels Mise à disposition et port des équipements individuels de
Assurer la protection du personnel contre protection (gants, chaussures de sécurité, vêtements de
3
les piqûres, coupures, brûlures, travail, casques, etc.) adapté à chaque type de tâche et en
projections diverses, etc. bon état
Éviter les chutes de plain-pied et les Maintien du chantier en bon état de propreté
chutes de hauteur (dans les fouilles) et Mise en place et utilisation des équipements individuels 3
leurs conséquences assurant le déplacement et la stabilité des ouvriers
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 154
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Éviter les chutes de plain-pied et les Maintien du chantier en bon état de propreté
chutes et leurs conséquences (dans Mise en place et utilisation des installations (planchers de
11 et 2
les fouilles ou noyade lors de la pose travail/passerelles/filets…) et équipements individuels
de canalisations sous des ponts). (harnais..) assurant le déplacement et la stabilité des ouvriers
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 155
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Danger
Objectifs pour prévenir et
Mesures à prendre pris en
minimiser les risques com pte
Approvisionnement du chantier
Signalisation des routes et voies d'accès
Dispositions à prendre en cas de transports exceptionnels
Éviter les accidents et incidents en dont des pièces de grande longueur
1 et 10
cours de transport. Dispositions adaptées d’arrimage du matériel transporté,
colisage, etc.
Repérage des ouvrages d’art à charge ou hauteur limitée
Compatibilité des dispositifs de levage avec le poids et les
dimensions des éléments à mouvoir.
Instructions relatives à l’utilisation d’accessoires spéciaux
Éviter les accidents et incidents en (palonniers, sangles, axes de tourets, vérins, etc.).
cours de déchargement et de Règles particulières de manoeuvre (par ex, en cas de 1 et 3
stockage des matériels et matériaux déchargement à la main de bobines de tubes PEHD)
Guidage des camions notamment lors de l'amenée et repli du
matériel, l'approvisionnement des matériaux, l'évacuation des
déblais, etc.
Assurer la stabilité, la conservation et Choix adapté de l'ordre de rangement, moyens de calage,
3
la reprise aisée des éléments stockés dispositifs de stockage (berceaux, stabilisateurs, racks, etc.).
Démolition des revètements, travaux en fouilles
Limiter les risques d’accidents dus à Consultation de la SONEB avant travaux
l’existence connue ou non de Définition de la conduite à tenir en cas d’incident.
7 et 12
canalisations ou cables électriques Repérage des lignes électriques et canalisations existantes.
enterrés ou aériens Protections éventuelles à réaliser
Respect des profondeurs maximales de fouille et normes de
talutage
Le cas échéant, définition et applications de dispositions
exceptionnelles (talutage, boisage ou blindage de toute
Pallier les risques d’éboulement des
nature, soutènements, fonçage de palplanches, rabattement
terres ou d’effondrement d’ouvrages 4
de nappe, etc.).
existants
Désignation de la personne chargée d’examiner la tenue des
parois des fouilles après une période de pluie.
Indication des points d’évacuation des éventuelles eaux de
pompage.
Pose de canalisations
Prévenir les accidents de toute nature
Moyens mis à la disposition du personnel du matériel de
pouvant survenir au cours des
protection adapté et respect des modes opératoires
manutentions (descente à fond de
(Protection des soudeurs ou de leurs aides, outillage adapté 5 et 8
fouille des tuyaux, et pendant
pour la coupe et le meulage des tubes, consignes pour
l'exécution de certains travaux
l'utilisation de brûleurs et chalumeaux...).
(coupes de tubes, soudures etc.
Prévenir les intoxications, lésions
cutanées ou oculaires, lors de
l’emploi de produits (colles, Respect des instructions, prescriptions ou consignes
5 et 8
décapants, etc.) susceptibles de d’utilisation.
contenir des substances toxiques ou
dangereuses.
Exécution de petits ouvrages de génie civil (regards, chambres,…)
Mise à disposition de matériel ou du personnel suffisant pour
Éviter les manoeuvres de force non
mouvoir les pièces lourdes (vannes, tampons de regards, 9
assistées.
dalles de fermeture, etc.).
Réfection des revêtements
Protéger les ouvriers contre les Instructions relatives à l’adaptation au site, établies en accord
dangers de la circulation si celle-ci avec les services compétents, des règles relatives à la
1 et 10
est maintenue ou rétablie à proximité signalisation des chantiers mobiles.
des lieux de travail Équipement individuel spécifique pour les ouvriers.
Prévenir les risques de brûlures et Respect des consignes de prévention des
d’explosion en cas de mise en oeuvre risques de brûlures ou d’explosion pendant le chauffage des 8
de liants chauds liants hydrocarbonés et pendant leur transport.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 156
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Tableau 40 : Objectifs et mesures de prévention et minimisation des risques pour les travaux
de gros œuvre
Danger
Objectifs pour prévenir et minimiser
Mesures à prendre pris en
les risques com pte
Préparation du site et aménagement des abords
Information et autorisations auprès des autorités et services 8, 9 et
de la SONEB 10
Assurer la sécurité des personnes et Etat des lieux préalable et mise en évidence des zones à
8
des biens aux abords du chantier risques
Définition des modalités d'accès et de stationnement des
9
véhicules, engins de chantier
Approvisionnement du chantier
Signalisation des routes et voies d'accès
Dispositions à prendre en cas de transports exceptionnels
Éviter les accidents et incidents en dont des pièces de grande longueur
8 et 9
cours de transport. Dispositions adaptées d’arrimage du matériel transporté,
colisage, etc.
Repérage des ouvrages d’art à charge ou hauteur limitée
Assurer un approvisionnement normal Définition des modalités de pénétration et de circulation
sans manoeuvre dangereuse, à portée (fléchage, panneaux, etc.) des camions
des engins de levage en évitant les d’approvisionnement, des accès aux zones de stockage 8 et 9
croisements de circulations (véhicules Implantation des zones circulation et de stockage
et piétons, accès voies séparées, etc.). Signalisation interne du chantier
Compatibilité des dispositifs de levage avec le poids et les
dimensions des éléments à mouvoir.
Éviter les accidents et incidents en Instructions relatives à l’utilisation d’accessoires spéciaux
cours de déchargement et de stockage (palonniers, sangles, axes de tourets, vérins, etc.). 8,9 et 10
des matériels et matériaux Etablissement éventuel de règles particulières de
manoeuvre ou de déchargement, comme le béton..
Guidage des camions
Choix adapté de l'ordre de rangement, moyens de calage,
Assurer la stabilité, la conservation et la
dispositifs de stockage (berceaux, stabilisateurs, racks, 10
reprise aisée des éléments stockés
etc.).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 157
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Tableau 41: Objectifs et mesures de prévention et minimisation des risques pour la pose
d’équipements électriques et électromécaniques
Danger
Objectifs pour prévenir et
Mesures à prendre pris en
minimiser les risques com pte
Travaux à proximité de lignes aériennes
Concertation et définition des modalités d'intervention avec
l'opérateur public
Mise en œuvre des mesures de protection retenues (isolement,
Éviter les contacts accidentels avec
mise en place de cordages de rétention, d’écrans, banderoles,
les lignes électriques en exploitation
etc.) ;
situées au voisinage des ouvrages à
Mise en œuvre de consignes générales particulières en cas de
construire
de démontage ou dépose de câbles, de dépose de supports bois 5
ou béton, de conducteurs sur supports à conserver, de consoles
murales, etc.
Définition des mesures à mettre en oeuvre pour la protection du
Éviter l’électrisation du personnel par personnel contre le risque d’induction (tronçons intéressés par le
induction. phénomène, emplacement des mises à la terre d’extrémité,
références à des consignes générales ou particulières, etc.).
Aménagement des zones de circulation et des postes de travail
Permettre au personnel, engins et Définitions et signalisation de la circulation sur le chantier ;
véhicules d’accéder au poste de Fléchage, panneaux ; des emplacements de travail
7
travail dans des conditions
Guidage des camions
satisfaisantes
Vérification de l'arrimage et du calage (déplacement, stockage).
Éviter les incidents et accidents lors
Lors du déchargement :
du transport et de l’approvisionnement 7
- instructions relatives à l’utilisation des accessoires de levage
du chantier.
(élingage, points d’accrochage…)
Prévenir les accidents corporels et
Mise à disposition et port des équipements individuels de
assurer la protection du personnel
protection (gants, Chaussures de sécurité, vêtements de travail, 3
contre les piqûres, coupures,
casques, etc.) adapté à chaque type de tâche et en bon état
brûlures, projections diverses, etc.
Fournir un accès des ouvriers à des toilettes et un point d'eau, y
Respecter les règles d’hygiène et la compris l'eau de boisson
4
protection aux aléas météorologiques Installation ou mise à disposition d'un bureau de chantier
Consignes d'hygiène et respect des temps de travail
Maintien du chantier en bon état de propreté
Éviter les chutes de plain-pied et les
Mise en place et utilisation des installations (planchers de
chutes dans le vide et leurs 1, 2 et 6
travail/passerelles/filets…) et équipements individuels (harnais..)
conséquences
assurant le déplacement et la stabilité des ouvriers
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 159
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Tableau 42: Objectifs et mesures de prévention et minimisation des risques pour les travaux de
peinture et d’étanchéité
Danger
Objectifs pour prévenir et
Mesures à prendre pris en
minimiser les risques com pte
Stockage du matériel et des matériaux
Connaissance des mesures relatives au moyen d’extinction.
Prévenir les risques d’incendie et
Vérification du matériel de lutte contre l’incendie. 9
d’explosion
Stockage adapté des liquides inflammables
Choix adapté de l'ordre de rangement, moyens de calage,
Assurer la stabilité, la conservation et
dispositifs de stockage (berceaux, stabilisateurs, racks, 3 et 9
la reprise aisée des éléments stockés
etc.).
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 160
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
Activités N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
Evaluation du risque
Evênement non souhaitable (ENS) /
Activités N° Principales situations de danger Proba- Gra- Accep-
impact
bilité vité tabiilité
5) Gestion
commerciale et Pertes commerciales mettant en péril
1 Faible recouvrement des factures 2 4
financière des la viabilité du service
abonnés
Les mesures de prévention sont prises par la SONEB pour son personnel exploitant. Elles
devraient théoriquement être adaptées aux risques liés aux activités d’exploitation et
listées dans un document du type Plan Hygiène Santé et Sécurité (PHSS) de la Société.
Les mesures devraient concerner notamment :
Les équipements de protection individuelle et collective ;
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 164
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
En phase d’exploitation, les activités à risque à mener sont potentiellement les mêmes
qu’en phase de travaux et les mesures sont donc équivalentes.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 165
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Mairie de Cotonou
Direction de la
1.1.M.1. Choisir des SONEB
Service de
Etudes critères de sélection Les critères de Mairie d’Abomey-
Taux passation de
techniques et des bureaux sélection des bureaux Pendant les Calavi
1.1 d'exécution SONEB marchés PM
sélection des d'études et des d'études sont adaptés travaux Direction
des contrats publics de la
Entreprises entreprises adaptés aux enjeux Départementale du
SONEB
aux enjeux Cadre de Vie et du
Développement
Durable
(DDCVDD)
1.2.M.1. Mettre en Un comité de suivi
place un comité de des Existence
Avant et Mairies
suivi des recommandations d’une structure
pendant les SONEB SONEB concernées PM
recommandations des consultations de gestion des
travaux ABE
des consultations publiques est mis en plaintes
Concertation publiques place
avec les Mairie d’Abomey-
populations et Calavi
1.2
les autorités Direction
locales 1.2.M.2. Suivre la Départementale du
Plan de lotissement Comité de
concernées réalisation du plan de Phase de Cadre de Vie et du
de la zone de Ouèdo lotissement de SONEB PM
lotissement de la préparation Développement
réalisé Ouèdo
zone de Ouèdo Durable
(DDCVDD)
Institut National de
Géographie (IGN)
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 169
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Mairies
1.4.C.1. Sensibiliser
concernées
les occupants
Direction
Libération des informels de la Les personnes à
Nombre de Avant les Départementale du
servitudes servitude publique et déplacer sont SONEB SONEB PM
plaintes travaux Cadre de Vie et du
1.4 publiques pour des trottoirs avant sensibilisées
Développement
la pose des leur
Durable
canalisations déguerpissement
(DDCVDD)
Mairies
1.4.C.2. Réguler la Pendant la
Entreprise concernées
circulation pendant la La circulation est Nombre libération
chargée des SONEB / MOE Police municipale PM
libération de l'espace régulée d'accidents des
travaux des communes
public emprises
concernées
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 170
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
2. Phase de travaux
Mairies concernées
2.1.C.1. Respecter
Les normes Nombre de Direction
les normes Entreprise
d'émissions des plaintes de Pendant les SONEB / Départementale du
d'émissions des chargée des PM
véhicules sont riverains ou du travaux MOE Cadre de Vie et du
véhicules (bruits, travaux
respectées personnel Développement
fumées)
Installation et Durable (DDCVDD)
gestion des Mairies concernées
chantiers et Direction
base vie 2.1.C.2. Arroser la La base est arrosée Nombre de Départementale du
Entreprise
base pour limiter les pour limiter les plaintes de Pendant les SONEB / Cadre de Vie et du
chargée des PM
émissions de émissions de riverains ou du travaux MOE Développement
travaux
poussières poussières personnel Durable (DDCVDD)
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 171
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Pose de
canalisations
enterrées et
aériennes et
accessoires
hydrauliques
Nombre
d'heures
2.5.C.5. Identifier au
d'arrêt du
préalable les réseaux
Les réseaux enterrés service en
enterrés existants
Terrassements sont préalablement raison des
pour éviter de les
- Déblais / identifiés casses ou Entreprise
détériorer et Pendant les SONEB / SONEB
remblais et Les fouilles et les coupures de chargée des PM
surveiller en travaux MOE Mairies concernées
mise en dépôt terrassements sont réseau travaux
permanenceles
surveillés en est Nombre de
fouilles et les
permanence plaintes
terrassements sur
enregistrés liés
les chantiers
aux casses ou
coupures
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 174
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
3. Phase d'exploitation
3.1.C.1. - 3.2.C.1. -
3.3.C.1. Exiger le Le port des EPI et le
port des EPI, respect des
CNSS
respecter les consignes et du plan Nombre Pendant
SONEB SONEB Mairies PM
consignes et mettre d'intervention en cas d'accidents l'exploitation
concernées
en œuvre le plan de sinistre sont
Fonctionnemen d'intervention en cas effectifs
3.1 t, entretien et de sinistre
3.2 maintenance de SONEB
3.3 la station de 3.1.C.2. Respecter Mairies
pompage les prescriptions de concernées
Les périmètres de Nombre Mairies Mairies
protection des Direction
protection rapprochée d'infractions à Pendant d'Abomey- d'Abomey-
forages (délimitation Départementale du PM
sont respectés et les la l'exploitation Calavi / Calavi /
des périmètres de Cadre de Vie et du
prescriptions suivies règlementation SONEB SONEB
protection Développement
rapprochée) Durable
(DDCVDD)
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 175
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Etat
d’assainisse- Direction Générale
3.3.C.3/4. Améliorer
ment des Pendant de l'Eau
le l'assainissement La ville est assainie SONEB SONEB PM
zones abritant l'exploitation Mairies
de la ville
les concernées
canalisations
3.4.M.1. Réaliser le Logiciel de
Suivi de
schéma directeur télégestion
l’exploitation Le schéma directeur Pendant Direction
3.4 AEP Cotonou et généralisé SONEB SONEB PM
(télégestion / est réalisé l’exploitation Généralede l'Eau
agglomérations 2025 pour toutes les
qualité de l'eau)
- 2035 installations
Réaliser des audits
Suivi Audit Conformité aux
de conformité Pendant
3.5 environnement environnemental normes SONEB SONEB ABE PM
environnementaux l’exploitation
al réalisé nationales
annuels
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 177
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
11.3. RECOMMANDATIONS
Au terme de la présente étude, il importe de faire quelques recommandation à l’endroit
certaines autorités.
1. En cas de casse ou de fuites de la tuyauterie, la commission recommande à la
SONEB d’améliorer le rendement hydraulique du réseau et les capacités de son
intervention, dans l'attente de l'amélioration de l'assainissement de la ville.
2. En vue de la performance en fourniture d’eau potable, il est recommandé à la SONEB
de réaliser ou faire réaliser un contrôle contradictoire de la qualité de l’eau fournie
pour la consommation.
3. Le cadre environnemental autour de la station de traitement d’eau de la SONEB à
Godomey est préoccupant, notamment en ce qui concerne le dépotoir sauvage. La
commission recommande que les autorités communales, la SONEB, le ministère
chargé du cadre de vie et autres acteurs (société civile, ONGs) se concertent pour
l’assainissement autour de ce site.
4. En dehors de la station de Godomey, l’assainissement à l’intérieur même de la station
de Vèdoko est interpellé. La commission exige que la SONEB s’emploie à supprimer
l’inondation sur le site et à procéder à son assainissement.
5. Par ailleurs, la commission recommande que la SONEB réalise le Schéma
d’alimentation en eau potable de Cotonou et ses agglomérations (2025-2035).
6. La commission recommande enfin l’application effective des mesures de sécurité
élaborées.
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du Projet AEP Cotonou Phase III 178
Rapport d’EIES/PGES validé par ABE – Volume I
Après validation des Tdr de l’étude par l’ABE, la concertation publique s’est déroulée les
26 et 27 juillet selon le programme présenté page suivante.
Outre le caractère public des réunions, les groupes cibles identifiés ont été officiellement
invités par l’intermédiaire des chefs d’arrondissements.
Les quatre consultations organisées dans les 4 zones du projet,animées par l’équipe
d’experts en charge de l’étude d’impact environnemental et social et d’une représentante
de la SONEB,ont regroupé 184 personnes.
Dans la zone 1 de Ouèdo, tout en reconnaissant le bien fondé du projet, les populations
ont rappelé avec forte insistance, en présence de la SONEB :
les problèmes liés autarissement des puits suite à la mise en œuvre du champ
captant après la phase 2 du projet ;
leurs revendications qui se résument comme suit : sans l'application de mesure
d'atténuation et de maximisation des impacts de la phase 2, il n'y aura point de phase
3 à Ouèdo.
Dans les zones 2, 3 et 4, les groupes cibles ont pointé l’utilité et la nécessité indiscutable
du projet. Les principales préoccupations exprimées sont liées :
à la sécurité des usagers pendant les travaux;
au déplacement des informels pendant les travaux surtout le long des rails ;
aux problèmes de circulation pendant les travaux ;
à l'occupation de la voie 40 m qui sert de terrain de football ;
le déplacement temporaire de rochers en bordure du cimetière (ces rochers servent à
lutter contre l'érosion) ;
aux mesures d'accompagnement à Ginkomey (surtout pour la fermeture du canal de
drainage des eaux pluviales ;
à la possibilité de mettre sur pied un comité de suivi de l’achèvement des travaux.
Les comptes-rendus et la liste de présence sont présentés dans l’annexe 6 - volume II.
En résumé, les principales observations des populations reprises dans les mesures
compensatoires sont :
La réparation et la réhabilitation des voies et emprises après les travaux ;
La sécurité des personnes et des biens pendant les travaux ;
L’implication de la mairie, des élus locaux et des populations riveraines (comité de
riverains) pour la sensibilisation et le suivi des travaux ;
Le règlement des problèmes d’assèchement des puits et forages de Ouèdo suite à la
phase 2 du projet et la non tenue des promesses de la SONEB vis-à-vis des
populations riveraines pour un accès à l’eau potable.