Assistance à la visée pour arme de poing
Les points rouge / vert sur le pistolet
Choisir son point
Le choix du point dépend de deux factures : vos yeux et de l’environnement dans lequel il
sera principalement utilisé.
En cas de faible luminosité ou pour un usage en intérieur, un point vert est favorable, à
l’inverse, en cas d’utilisation en extérieur (ex. soleil), le point rouge est plus facilement
visible.
En plus de la couleur, il existe deux types de point (en terme d’armature), les structures
ouvertes ou fermées.
1. Les émetteurs ouverts (Type RMR, RMO)
Avantages
- plus légère (anodin)
- plus petite
- moins cher
Inconvénient
- Difficile à nettoyer (LED)
2. Les émetteurs fermés (Type ACRO)
Avantages
- facile à nettoyer (une vitre de chaque côté)
- Plus résistant
Inconvénients
- Prix plus élevé
- Encombrement
- Champs de vision réduit
- Plus lourd (anodin)
Il existe plusieurs marques, mais surtout plusieurs qualités d’assistance à la visée pour les
armes de point. Il faut à tout pris éviter les version “airsoft” ou “wish”, même si le prix est
alléchant, ils sont souvent impossible a régler, se dérègle après chaque tirs, explosent
(littéralement, testé et désapprouvé)
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Assistance à la visée pour arme de poing
On peut encore rajouter une un choix, il s’agit de la taille du point, ainsi que le “type” de
point. Pour les armes de poings, on va privilégier un simple point, mais il est également
possible d’utiliser une “étoile” (le point étant sur la cible, l’utilisation d’un réticule permet
d'accroître la précision à plus longue distance), L’utilisation d’un réticule permet aussi de
faciliter l’acquisition (le point étant plus difficile à “trouver”).
En plus du type de réticule que l’on peut trouver, il faut aussi faire attention à la taille du
point, qui se mesure en MOA (minutes of angle)
Plus la taille du point est petite, plus on sera précis, mais plus il sera difficile de l'acquérir. A
l’inverse, un point plus gros perdra en précision (masque une plus grande zone du champ
de vision) mais plus il sera facile à trouver.
Le matériel
L’utilisation d’assistance à la visée implique un matériel supplémentaire.
Une pile de rechange est indispensable si aucun organe de visée
mécanique n’est accessible en cowitness. Il est cependant recommandé
d’avoir des organes de visée mécanique en backup (Certaines armes de
poings prévues pour l’utilisation d’optiques, ou prévue pour l’ajout d’un
silencieux sont déjà équipées).
Attention cependant si vous modifiez votre arme principale avec un point rouge et des
organes mécaniques rehaussés, vérifier que votre holster puisse accueillir votre arme avec
ces modifications. Il n’est pas rare qu’il faille modifier le holser pour laisser passer la partie
avant du point rouge, et il est également courant que les holsters ne laissent pas passer un
guidon plus haut pour le travail en cowitness.
Pensez également à garder l’outil de réglage à proximité de votre arme si il faut faire un
ajustement ou effectuer un réglage différent (change de distance d’engagement)
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Le réglage
Un réglage standard s’effectue à une distance de 10m, cela permet d’éviter de contre visée
sur des distances allant de 0 à 25m.
Afin d’effectuer un réglage optimal, le mieux est de viser un but de la taille du point. Le but
sera donc adapté à la taille du point de votre optique, c’est pour cela qu’il vaut mieux
dessiner un point sur une cible blanche plutôt que d’utiliser une cible de réglage existante.
Une fois le point dessiné à la bonne taille, se mettre à 10m et tirer 5 coups, lentement, en
mettant une attention particulière sur la pression de la détente tout en gardant le point bien
aligné sur le but.
Une fois les 5 tirs effectués, il convient de définir le point moyen de la gerbe. Afin d’être le
plus précis possible, séparer le réglage de la dérive et de la hausse. Par convention, on
règle la dérive en premier.
Il existe plusieurs méthodes pour définir le nombre de cliques à effectuer afin d’amener le
point moyen de la gerbe au centre.
1. Avec le mode d’emploi
La valeur d'un clic est généralement donnée par le fabricant. Cette valeur est
donnée à une certaine distance qu’il faudra respecter pour le réglage.
2. Méthode empirique
Compter le nombre de doigts entre le point moyen et le centre de la cible.
Chaque doigt représente un quart de tour sur la vis de réglage. Cette
méthode est pratique si vous n’avez que très peu de connaissance sur le
matériel utilisé (vous ne connaissez pas la valeur des clics)
3. Définir la valeur d’un clique
Cette méthode nécessite deux séries de tir de 5 cartouches. Une fois la
première série effectuée, rajouter (ou enlever, cela dépend du sens de la
correction) 10 clics sur la dérive puis retirer une série de 5 coups. Ensuite
mesurer la distance entre les deux point moyen, cette distance nous donne la
valeur de 10 clics, donc distance / 10 = valeur d’un clic.
Ensuite, il suffit de mesurer le dernier point moyen avec le centre de la cible
et d’effectuer la conversion des en cliques sur la dérive, puis de faire la même
chose avec la hausse.
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Assistance à la visée pour arme de poing
4. Par simbleautage
Il existe deux façon différente d’effectuer un simbleautage :
- Via les organes mécaniques d’origine, si ceux-ci sont visibles à travers
l’optique, mais cela implique qu’ils doivent être réglés correctement.
- Par le biais d’une cartouche laser
Dans les deux cas, on va utiliser le point à viser (des organes de visée
ou du point de la cartouche laser) pour effectuer le réglage de la
hausse et de la dérive.
Il existe probablement d’autres méthodes pour effectuer ces réglages. Lorsque vous avez
l'habitude, il est évidemment possible d'effectuer moins de tir de réglage, mais idéalement, il
faut trouver un point d’impact moyen (3 tirs suffisent).
Assistance à la visée VS visée mécanique
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles le choix de l’un ou l’autre est judicieux.
- En cas de problème de vue, notamment la presbytie, il est bien plus facile d’avoir le
focus sur la cible que sur le guidon. Il existe une technique qui permet de garder le
focus sur le cible même en visée mécaniques, mais elle demande un peu de travail
sur la vision.
- Garder une vision périphérique. Tirer avec une assistance à la visée permet de
faciliter le tir avec les deux yeux ouverts, et donc de garder en permanence sa vision
périphérique. Il est tout à fait possible de tirer les deux yeux ouverts en organes
mécaniques, mais cela demande un peu de travail sur la vision.
- La vitesse. Tirer avec une assistance à la visée permet “d’anticiper” le tir, on peut
utiliser le point pour faire un “rebond” sur la détente. En fonction du niveau du tireur,
l’acquisition de la visée, le changement de cible, ou le fait de tirer à une certaine
cadence est grandement facilité avec une assistance à la visée.
Il existe toutefois certains désavantages à utiliser une assistance à la visée, à savoir :
- Les assistances à la visée électronique peuvent tomber en panne, se briser, perdre
leur réglage, être à cours de batterie.
- Il faut prendre en considération l’entraxe, à savoir la distance entre le point à viser et
le centre du canon. Cela implique une plus grosse différence de hauteur entre le
point visé et le point touché si le réglage n’est pas effectué à la même distance.
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Assistance à la visée pour arme de poing
Le Montage
Il existe plusieurs montages différents. Certaines armes “Optic Ready” ont une culasse
fraisée pour accueillir une optique, mais bien souvent, il est nécessaire d’ajouter une plaque
d'adaptation entre l’optique et la culasse (généralement fournie avec l’arme).
Il est vivement déconseillé de modifier soi-même une culasse non prévue pour supporter
une optique car cela fragiliserait l’arme en question. Pour le montage, préférez passer par
un armurier afin d’assurer le serrage correcte des vis de montage, ainsi que l’utilisation de
colle à vis (type loctite). Un montage effectué de manière incorrecte pourrait engendrer un
cisaillement des vis, puis une rupture de celles-ci en phase de tir.
Une solution de fixation d’optiques qui viennent en
remplacement de la hausse d’origine est également
possible. Ces systèmes posent un problème surtout au
niveau de l’entraxe et de l’encombrement car le montage
de l’optique se fait beaucoup plus haut. De plus,
l’utilisation répétée peut faire bouger la hausse, donc
tout le système d’optique, si celle-ci ne dispose pas
d’une vis de verrouillage de la hausse (le bras de levier
étant beaucoup plus haut avec l’optique).
Il existe également des supports qui créent une sorte de “châssis” en partant depuis le rail
picatinny à l’avant de l’arme. Ces solutions sont plutôt utilisées en IPSC car la surépaisseur
de l’arme liée au châssis ne permet pas de rentrer dans un holster conventionnel. Il est donc
important d’utiliser un holster adapté pour ce type de montage (type holster de pontet).
Les armes modernes tendent de plus en plus à s'adapter aux optique, et on trouve de
nombreuses armes de point “Optic Ready” qui ne nécessitent plus de plaque d’adaptation
pour le montage de l’optique.