0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues87 pages

Qaao

Transféré par

ne rengiz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues87 pages

Qaao

Transféré par

ne rengiz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Museum

Vol XXIII, n° 4, 1970-1971

Models of museums of
science and technology

Modèles de musées de
sciences et de techniques
M U S E U M

MUSEUM, successor to Moiiseion, is published by


the United Nations Educational, Scientific and
Cultural Organization in Paris. MUSEUM serves
as a quarterly survey of activities and means of
research in the field of museography. Opinions
expressed by individual contributors are not
necessarily those of Unesco.
MUSEUM, qui a succédt à Mouseion, est publié à
Paris par l’organisation des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture. MUSEUM,
reme trimestrielle, est à la fois un périodique
d‘information et un instrument de recherche
dans le domaine de la muséographie. Les opi-
nions exprimées pat les auteurs ne reflktent pas
nécessairement celles de l’Unesco.

BOARD OF EDITORS COMITÉ DE RÉDACTION

Grace L. McCann Morley


Georges-Henri Rivikre
MODELS OF MUSEUMS OF SCIENCE AND TECHNOLOGY /
Hugues de Varine-Bohan, Director, Internafional
Council of Afuseunzs ex oficio 1 Directeilr, Conseil MODQLES DE M u S e E s DE SCIENCES ET DE TECHNIQUES
iniernational des musées ex oficio
RMBRE: Editorìal: The model a~zdthe concrete oveet / Bdìtorial:
GEORGES-HENRI
Raymonde Frin, Editor, Programne Specialist,
Alonunzenfs and Museums Section, Unesco I Rédac- L e modèle e t de comret . . . . . . . . . . . . 23 I
teur en chg, spécialiste du programnze, Section des
monzunents et musées, Unesco BSLACZBRE:Scìentz)fc and ct4ltural inzportance of models ìn orar tìme / Iqortance
Anne Erdos, Sub-Editor, Monuments and &firserrms scìentzjìqzde e t cztZtrarelle des nzodèZes dam le motJde d’azjourd’h~iì . . . . 232
Section, Unesco 1 Secrétaire de rédaction, Seciion des
moni~nienfsef mides, Unesco
OTTÓ PETRIK: Models ì t j 4m1seram of science and technology 1 Les modèles datzs l’es
tnztsées de sciences e t de technìques . . . . . . . . . . 236
MUSEUM
PENEL:Classz@ation scheme / Réj&-encesde classz$catìon
CHARLES . . . 25 o
Each number: $3 or yop (stg.). Annual
subscription rate (4 issues or corresponding
double issues): $IO or 23.
[Al MUSEUM NOTES / CHRONIQUE
Le numtro : IO F. Abonnement annuel (4 numt-
ros ou numtros doubles 6quivdents): 35 F. The regional museum as a czdtwal centre / Le musée r&ìonal, centre czdtz~rel
(Edward P. Alexander) . . . . . . . . . . . - 274
Editorial and Publishing Offices Rédaction et
édition : Unesco, place de Fontenoy, 75 Paris-7e
(France) New exhibition of the Dqartment of Egyptian and Oriental Antìquìtìes, Pz4shkìti
Mmeum of Fine Arts, Moscow / L a nowelZe exposìfìon dra D@artement des
antìquìtés éjyptìemes e t orientales au Musée PouchkìtJe des beam-arts, Moscou
(Svetlana HodBaS, Vitalij Deul’) . . . . . . . . . . 284

Museums of Chatidgarb / Les musées de Chand’igah (Grace L. McCann


Morley) . . . . . . . . . . . . . . . 290
0 UneSc0 1971 SHC.7I/[Link]/APSR
Printed in Switxerland
Presses Centrales Lausanne S.A. RESUMEN / PE3K)ME . . . . . . . . . . . [Link]
Models of museums of science
and technology

Modèles de musées
de sciences et de techniques

museum
Volume XXIII No 4 197471
Pump for well, a drawing by Leonardo da Vinci Pompe pour puits, dessin de Léonard de Vinci
(Cod. Afl.).Kindly supplied by the Museo (Cod. Atl.).Ce document nous a été obligeam-
Nazionale della Scienza e della Tecnica “Leo- ment communiqué par le Museo Nazionale
nardo da Vinci”, Milan. della Scienza e della Tecnica “Leonardo da
Vinci”, Milan.
Editorial: The model and the concrete object

Two essential elements are characteristic of museum displays: real things and models.1 by Georges-Henri Rivière
Real things are “those things which we present as what they are, not as models or
images or representations of something else”.z A model is the “representation in
concrete form of some object, phenomenon or concept; it is calculated to reflect the
original in accordance with its purpo~es’~.3
In addition to its theoretical importance, this idea has a practical importance in the
devising and programming of the display in museums of all disciplines, in both
I. cf. G.-H. Rivière, Article 2 of the lecture
developed and developing c o u n t r i e ~ . ~ “Ex$osition” of the Corir~de &lm!oZogie, given in
The Board of Editors therefore welcomed a proposal by the ICOM Committee 1970 at the Institute of Art and Archaeology of
for Transport Museums to devote a special number of Mrdsezwz to the museological the University of Paris (copy available at the
Unesco/ICOTvI Documentation Centre, Unesco
problems of the model, drawn from the results of a recent congress held by this special House, Paris).
~ommittee.~ 2. cf. Duncan F. A. Cameron, “Viewpoint:
Two articles deal successively with the theory of the model, the first general, the The Museum as a Communication System and
Implications for Museum Education”, Ciirafor
second from the standpoint of the museum of science and technology. The number (New York), Vol. I I , No. I, 1968, p. 33-40.
concludes with an album giving examples, according to an interdisciplinary classi- 3. cf. Ottó Petrik‘s article on page 236 of this
fication,G of models in different kinds of museums. issue.
4. cf. for example, r~fzisez4nz, Vol. XX, No. 3,
As it stands, this is a trial number which should be followed up by another of a 1967, p. 179-182, 199-201.
practical nature, containing even more explanatory material. Such a project could 5 . This congress was held in Budapest in
only succeed with substantial participation by museums of different disciplines September 1969.
6. Classification established by Charles Penel,
throughout the world. Any proposals in this connexion would receive the Board of Deputy-Director of the Palais de la Découverte,
Editors’ closest attention. Paris.

Éditorial: Le modèle et le concret

Deux composants essentiels, les choses réelles et les modèles, caractérisent la présen- par Georges-Henri Rivière
tation de musée 1. Les choses réelles sont “ces choses qu’on présente pour ce qu’elles
sont, et non comme modèles ou images de quelque chose d’autre” 2. Les modèles sont
“la concrétisation d‘un objet, d‘un phénomène ou d‘un concept quelconque... de
nature à refléter l’original conformément au but visé” 3.
I. Voir: G.-H. Rivière, artide 2 de la leçon
Au-delà de leur importance théorique, ces notions ont une importance pratique,
“Exposition” du cours de mustologie, profes-
pour la conception et la programmation de la présentation dans les musées de toutes sée en 1970 à l’Institut d‘art et d’archéologie de
disciplines, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développe- l’université de Paris (exemplaire miméographié
ment 4. au Centre de documentation Unesco-Icom,
Paris, Maison de l’Unesco).
Aussi le comité de rédaction a-t-il accueilli avec faveur une proposition du Comité 2. Voir: Duncan F. A. Cameron, “View-
de l’Icom pour les musées des transports, consistant à consacrer aux problèmes point: The Museum as a communication sys-
muséologiques du modèle un numéro spécial de ALwemz, tiré des résultats d‘un récent tem and implications for museum education”,
Cwator(NewYork), vol. 11,no1,1968, p. 33-40.
congrès de ce comité spécialisé 5 . 3. Voir l’article d’OttÓ Petrik, p. 243 du pré-
Deux articles traitent successivement de la théorie du modèle, le premier en général, sent numéro.
le second sous l’angle du musée de sciences et de techniques. Un album conclut le 4. Voir par exemple, dans ï!&4Jell711, vol. XX,
no 3, 1967, p. 179-182 et p. 199-201.
numéro, présentant des exemples de modèles dans le cadre de musées de diverses 5 . Ce congres s’est tenu à Budapest en sep-
disciplines, selon une classification interdisciplinaire G. tembre 1969.
Tel qu’il se présente, ce numéro constitue un essai, que devrait suivre un autre 6. Nous devons cette classification à l’obli-
geance de Charles Penel, sous-directeur du
numéro de caractère pratique, et plus riche encore en matériel d‘expression. Un tel Palais de la Découverte, Paris.
projet ne saurait aboutir qu’au prix d’une participation substantielle de musées de
diverses disciplines, et de diverses régions du monde. Toutes propositions à cet égard
seraient considérées avec la plus grande attention par le comité de rédaction. 23
Scientific and cultural importance of
models in our time

by Béla Czére “The most profitable denarii are those spent in preparing models.” Itwas Michelangelo
himself who put into words 400 years ago this thought, the real sense and importance
of which came to light only in the 20th century.
If we attempt to follow the history of models-although our knowledge in this re-
spect is imperfect and one of our tasks would be to fill the gaps whenever possible-
the idea of having and using models is ancient and models were used very early
indeed for building and architectural purposes. They helped in defining the criteria of
aesthetics, the proportions that give beauty of form, and in early investigations of the
laws of physics, of mechanics and statics, and of nature generally.
It is probable that, if we had enough historical data, we would find that man
began using models almost as soon as he began to think-small, vivid, simplified
versions of realities he had to deal with-and that models form a link between his
first creative impulses and the technical or artistic masterpieces of today.
The 19thand zothcenturieshave seen an unprecedented development of science and
technology. Man gets to know more and more about himself and the nature surround-
ing him, but usually he must first break down immensely complicated realities and
attack them piecemeal, i.e. he must create models. Technology in turn exploits the
knowledge that science discovers, provides the means of intervening in the natural
environment, and the instruments of production, and in so doing, again has resort to
the models in one sense or another.
The experimental model is an important auxiliary for the knowledge of modern
science and techniques. Combined with other means of investigation it helps to
sharpen ideas, to make extensions of scientific knowledge more accurate. The model
offers an analogy. For example, one of two items known to be investigated is better
or simpler, a model incorporating both can be constructed in such a way as to use
the known qualities of the one to throw light on the unknown qualities of this
other.
The exact sciences refer back to models relating to mathematical concepts and
universal laws-whether abstract or concrete-so do the natural sciences (with
regard to reproduction of mineral, botanical, zoological, anthropological speci-
mens) and the interpretation of the laws of nature-for instance biology and ecology;
the social and economical sciences with regard to structures, demography and the
quantitative and qualitative aspects of development, etc.; the philosophical and human
sciences, such as psychology, archaeology, ethnology and history of art.
Models are no less important from the point of view of applied sciences and techni-
I. In transport the use of models has tri- cal sciences-and also transport sciences which interest us more particularly. If the
umphed in such classic domains as hydromech-
anical experimentation in the testing of the hull models were classified following the relationships between matter and the human
resistance of ships, the various aerodynamic mind, it would be possible to distinguish material, perceptible physical models and
experiments in aviation, and in the domain, ideal, i.e. intellectual, theoretical or mathematical models, work in the second group
among others, of the railway: the testing of
reciprocal reactions between locomotive and being much stimulated in recent years by the development of cybernetics which is
track, and recently the experimental models of one of the main incentives of the scientific-technical revolution of the present time.1
hovercraft and high-speed vehicles. In the age of the scientific-technical revolution models continually take on new
In addition to these material models, there has
recently been in museums of science and technol- forms, they not only multiply but become differentiated and specialized to a great
ogy a sharp increase in the use of theoretical and extent. It will thus be necessary to revise the old conceptions and definitions, and
mathematical models for the examination and attempt to clarify development with the terminology in order to follow the rapid
determination of trends, for the establishment
of industrial and administrative procedures, for development. However, increasing importance of models is not only restricted to the
solution of economic and planning problems in fields of scientific, technical or artistic creation.
transport, for obtaining optimum results in Apart from the acquisition of original knowledge through science, there is the
decision-making, and, in general, for exploiting
the results of cybernetics and automation. question of the communication of an ever-growing backlog of knowledge in an ever-
increasing variety of ways, starting from what a child learns in school. Among the
ways in which general education is continued and extended are museums : against a
232 background of shorter working hours and more leisure, the role of museums in the
modern world is changing-including that of such technical institutions as transport
and postal museums.
There is something logically satisfying about models. A working model has unique
powers of demonstration, awakes our interest and facilitates learning. The lesson
has not been lost on those-who deal with advertising and propaganda. The model also
has its own entertainment value: modelling is surely one of the most constructive of
hobbies whether horrIo Zridem is indulging in it simply for his own pleasure or utility
or for something with higher claims. Toy models, of course, and particularly ve-
hicles, are an endless source of entertainment and education to children, and mark
the beginning of a passionate interest in technology-we need only to think of the
range of industries producing model railways, cars, vessels, aeroplanes and so on,
and the technical and aesthetic standards of what they produce.
2. An impressive number of transport
Museums take a natural interest in models, and modern museology requires that museums have acquired much experience and
these institutions show, as far as possible, the past and the present and even the future developed sound traditions in the field of model
as an organic entity. construction and exhibition. These traditions,
however, are not altogether in their favour. A
Museum models must satisfy rigid technical, historical and aesthetical requirements; century-old legacy and old techniques of model
some of them must have an important didactive part to play. Indeed museums act construction and display (including the tradi-
upon the masses both in the fields of learning and of taste education; as scientific tional choice of scale) often prove inhibiting
factors in the development of museums of
institutes they must observe strict standards on both the moral and intellectual levels.2 science and technology.
Museums show real objects, they also show models. Thus begins a dialogue- 3 . The present introduction reflects the
privilege of the museums-between the creations of nature, the creations of man and communication made by the author at the
Seventeenth Congress of the International
the man-made images of them. Association of Transport Museums, held in
This number of zIfzm2tlll has no other aim but to illustrate their rich possibilities.3 Budapest in 1969.
[Tradated from Hmgan'atz]

Importance scientifique et culturelle des modèles


dans le monde d'aujourd'hui

"Les deniers qui rapportent le plus sont ceux que l'on dépense pour confectionner par Béla Czére
des modèles." Cette formule frappante et clairvoyante est de Michel-Ange, qui a su
exprimer il y a plus de quatre cents ans une idée dont le sens profond et la vraie portée
se sont révélés seulement au cours du X X ~siècle.
Notre connaissance de l'histoire des modèles recèle beaucoup de lacunes et l'une
de nos tâches devrait consister à combler celles-ci, du moins dans la mesure où c'est
encore possible. Cependant, la notion de modèle existait déjà sous une certaine forme
dans l'antiquité, et l'on y a eu recours très tôt dans des domaines tels que la construc-
tion et l'architecture. Non seulement les modèles contribuaient à définir les critères
d'esthétique, les proportions et l'harmonie des formes, mais ils ont dû favoriser, dès
l'origine, la compréhension des lois de la nature, celle des phénomènes élémentaires
de la physique, de la mécanique et de la statique.
Si nous disposions d'une documentation historique suffisante, nous constaterions
très probablement que, dès qu'il a eu conscience de son être, l'homme s'est servi de
modèles, représentations simplifiées ou de dimensions réduites d'une réalité rendue
ainsi aisément perceptible, et que les modèles constituent des intermédiaires entre ses
premières impulsions créatrices et les chefs-d'œuvre de la technique ou de l'art
d'aujourd'hui. 23 3
Depuis le X I X ~ siècle, le développement scientifique et technique connaît un
rythme toujours plus rapide. La science permet à l'homme d'approfondir sans cesse la
connaissance qu'il a de lui-même et de son environnement. Or, pour étudier les lois
qui régissent l'univers, l'homme de science est obligé de simplifier la réalité, qui est
infiniment complexe, d'isoler chaque groupe de phénomènes, autrement dit de créer
des modèles. A son tour, la technique crée les moyens de produire des objets et d'agir
sur l'environnement, applique les lois découvertes par la science et, de ce fait, recourt
de nouveau aux modèles dans les diverses acceptions du terme.
Le modèle, que l'on peut qualifier d'expérimental, est devenu un auxiliaire inipor-
tant de connaissance pour les sciences et les techniques modernes. E n liaison avec les
autres moyens d'investigation, il contribue à une plus grande précision des nouvelles
connaissances scientifiques et dans certains cas il est même le seul moyen de les acqué-
rir. L'utilisation des modèles repose essentiellement sur le principe d'analogie. Si, de
deux choses, l'une est déjà connue ou plus simple -donc, plus facile à analyser -on
peut, connaissant le lien d'analogie objectif, réel, qui existe entre elles, et en recourant
au modèle correspondant, étudier plus facilement l'autre, qui est plus complexe et
moins bien connue. Ainsi, le modèle peut jeter un pont entre la théorie et la pratique,
entre l'abstrait et le concret.
Les sciences exactes y recourent pour l'expression des concepts mathématiques et
des lois de l'univers -de même, sous les formes tour à tour abstraites ou concrètes -
les sciences naturelles (pour la simulation des spécimens minéraux, botaniques, zoolo-
giques et anthropologiques, et l'interprétation des lois de la nature, notamment en
biologie et en écologie) ;les sciences sociales et économiques (pour l'interprétation
des structures, de la démographie, des aspects qualitatifs et quantitatifs du dévelop-
pement, etc.) ;les sciences humaines et philosophiques, telles la psychologie, l'archéo-
logie, l'ethnologie et l'histoire de l'art.
L'importance des modèles n'est pas moins grande pour les sciences appliquées,
pour la technique, et pour les sciences des transports, qui nous intéressent plus parti-
culièrement. Si l'on classait ces modèles d'après les liens qu'ils établissent entre la
matière et la conscience de l'homme, on distinguerait des modèles matériels et des
modèles conceptuels, c'est-à-dire abstraits, théoriques ou mathématiques. Ces derniers
ont connu un grand essor avec le développement de la cybernétique, qui constitue un
des principaux moteurs de la révolution scientifique et technique actuelle 1.
Ainsi, à l'époque de la révolution scientifique et technique, les modèles revêtent des
formes toujours nouvelles ; non seulement ils se multiplient, mais, dans une large
mesure, ils se différencient et se spécialisent. I1 va donc falloir réviser les conceptions
et définitions classiques et tenter de clarifier la terminologie afin de suivre cette
évolution très rapide. Cependant, l'importance très grande et toujours croissante des
modèles ne selimitepas aux domainesdela création scientifique, technique, ouartistique.
Au-delà de la connaissance au premier degré, qui relève de la science, la "connais-
I. Dans le cas des transports, les modèles ont sance au second degré'', c'est-à-dire transmise, qui, du point de vue du progrès, revêt
conquis des domaines considérés aujourd'hui
comme classiques. Ils y sont utilisés en particu- une importance incommensurable pour la société, prend également de plus en plus
lier pour les essais de résistance hydrodyna- d'extension, du fait non seulement de l'augmentation rapide des connaissances, mais
mique des carènes de navires et, en aviation, aussi de celle des modes de transmission, depuis l'enseignement scolaire jusqu'aux
pour diverses expériences aérodynamiques ;dans
le domaine ferroviaire, ils servent à étudier, formes les plus diverses de I'éducation populaire, y compris l'action éducatrice des
notamment, l'interaction du véhicule et des rails musées, celle des musées techniques en particulier, au rang desquels figurent les
et, plus rtcemment, ils ont été appliqués aux musées des transports et les musées postaux. Cette action prend une importance
essais de véhicules sur coussin d'air et de voi-
tures pour très grandes vitesses. croissante de nos jours où l'on constate, dans le monde entier, une tendance à la
Parallèlement & l'essor des modèles matériels, réduction des heures de travail et à l'extension des loisirs.
les modèles théoriques ou mathématiques Le modèle contribue certainement à ce que l'on a pu appeler la "délectation
connaissent dans les musées de sciences et de
techniques, depuis quelque temps, un dévelop- logique". Étant accessible aux sens, il a des qualités démonstratrices uniques, il
pement intense : ils trouvent leur application éveille l'intérêt et facilite l'acquisition de connaissances, surtout s'il est animé. Avec
dans l'étude des phénomènes d'écoulement, dans le temps, les modèles s'introduisent partout: même dans le monde des affaires, de la
la gestion et la direction des entreprises, dans
l'étude des problèmes de planification et des publicité et de la propagande. Ils jouent aussi un rôle sans cesse plus grand dans les
questions tconomiques posés par les transports, loisirs ; la construction de modèles fait certainement partie des passe-temps les plus
dans la recherche opérati'onnelle, et en général enrichissants de l'Homo hdem - qu'il s'agisse d'un modeste bricolage ou de la
dans l'exploitation des résultats obtenus à l'aide
de la cybernétique et de l'automatisation. construction de modèles de haute compétition. On sait la grande place qu'occupent
dans le domaine des jouets les modèles réduits, en particulier ceux de véhicules qui
amusent et instruisent nos enfants - et qui sont souvent le point de départ d'une
234 passion pour la technique.
Cela est d'ailleurs confirmé par le développement et le niveau technique et esthé-
tique toujours plus élevé des industries qui fabriquent des modèles réduits de che-
mins de fer, de voitures, de bateaux et d'avions.
Ces modèles sont d'un intérêt particulier pour les musées, et la muséologie moderne
veut que ces institutions présentent, dans la mesure du possible, le passé et le présent,
voire l'avenir, comme une unité organique. Pour cela il faut compléter les collections 2 . Une grande partie des musées des trans-
d'objets originaux, historiques, par un nombre toujours plus grand de modèles. ports possèdent une longue exptrience et des
Les modèles de musée doivent satisfaire à des exigences techniques, historiques et traditions bien établies en matitre de construc-
tion et d'exposition de modeles. Cependant,
esthétiques très sévères, certains doivent jouer un rdle didactique important; en effet, ces traditions n'offrent pas sedement des aspects
les musées exercent une action sur les masses dans les domaines de l'éducation et de positifs. L'hkritage séculaire, les anciennes
la formation du goût et, en tant qu'institutions scientifiques, ils doivent respecter des techniques de construction et d'exposition, y
compris le choix traditionnel des dimensions,
normes rigoureuses sur le plan moral et intellectuel 2. freinent souvent le développement des musées
Les musées exposent des choses réelles, et ils exposent des modèles. Un dialogue de sciences et de techniques.
s'engage, dont les musées ont le privilège, entre les créations de la nature et de 3. La présente introduction reprend les thèses
d'un exposé présenté par l'auteur au 17e congrès
l'homme, et les images que l'homme en fabrique. Ce numéro de rbfztsezoz n'a d'autre de l'Association internationale des musées des
but que d'en illustrer les riches possibilités 3. transports, tenu .j Budapest en 1969.
[Trahit di/hongrois]

BIBLIOGRAPHY / BIBLIOGRAPHIE

AGAFONOV, Ivan. Le nouveau bâtiment du MATSCHOSS, Conrad. Das Deutsche i2lfiserim.


hfuste national d'art de l'URSS / The new Geschichte, Atlfgaben, Ziele. Berlin-&fiinchen,
building of the State Picture Gallery of the VDI-Verlag GmbH. 364 p.
U.S.S.R. z W m w z , vol. XIX, no. 2 , 1966, MINARY,J6zsef. A Magyar Köxlekedési híiqerinz
p. 137-140. moxdotymodell gyüjiemétye. Budapest, I 965.
BERNARDIS, A. De. Using instructional materials 17 p. (Klny.: Magyar Miiszaki hluteumok
and resources edrrcation, no. 4, 1961, p. 211-214. 1964, évi Evkönyvéböl.)
BRAafwELL, R. D.; SHARADA, G. Deri. Museum MINISSI,Franco. The new National Museum of
loan services to schools. The education girarter&, Ghana, Accra 1 Le nouveau Musée national
no. 50, 1961, p. 190-192. du Ghana, Accra. [Link]~,vol. XVIII, no. 3,
CIIORAFAS, D. N. Systems and sinidation. New 1965, p. 160-167.
York-London, Academic Press, 1965. PARSONS, Lee A.; BORHEGYI, Stephan F. The
CSILLAG,Miklós; VARRO,J6zsef. Fratq I., a Milwaukee Public Museum: display of col-
Csdsïári-kirábi Sxabadalma~ottElso" DrinagÖX- lections / Le Milwaukee Public Museum:
hajóxási Társaság elso" g&$ajÓja Frang I., das prtsentation des collections. hfnserrnz, vol.
erste Damnpscht~derk,k. prill. I. Donau-Daqbf- XVII, no. I , 1964, p. 18-32.
schiffahrtsgesellschqff. Budapest, Kozdok, I 968.' PETRIK,Ottó. Alodellexés a technìkában. Budapest,
35 P. Miiszaki Könyvlriadb, 1966. 262 p.
FINZI-CONTINI, B. Si~ni~iiiidìni ed analogie. L'evo- SANDERSON, Robert. Teaching cheinisfry with
hixione del concctto d i modello d l a s c i e q e e nella models. Princeton, N.J., Van Nostrand, 1962.
temica. Trieste, IdFT, 1918. ix + 175 p.
FREY, G. The concept and the role of the model STRAAS, G. Die Modellierung-eine neue Praxis-
in mathematics and natural and social sciences. form der Biologie. Biologie it1 der Schiile, no. IO,
Synzbolische nnd Èkonische Afodelle, p. 89-97. 1963, P. 435-441.
Dordrecht, Reidel, 1961. SZEGÖ, Ferenc. Model technique in railway
KASHNEV, V.; SrAi<ov,V. Technisheskoe modeho- transport. Ganx-hfhag Bidetin, no. 3 j, Sep-
oanie na xanjatgah e, zishebnih nzasterskìh. hloscow, tember 1964, p. 36-44.
Proshveshenie, 1963. 199 p. VAJDA,Endre. Dioráma tervezése a Posfamu-
KEMP,Jerrold E. Planning and prodming airdio- zeumban. Magyar Miiszaki Muzeumolr Evkö-
uisiral materials. San Francisco, Calif., Chand- nyve 1964. dfiiqaki Ejnlkkeket A3ilvándartó CJ
ler, 1963. xi + 169 p. Gyigt; Csopord, p. 114-119. Budapest, 1964.
Models in museums
of science and technology

by Ottó Petrik The speed of technical development raises increasingly complex problems for techni-
cal museums and in particular for transport museums. The weight and bulk of
modern technical equipment and the numerous transport, storage and handling prob-
lems due to its weight and bulk are a serious hindrance to the work of building up
collections of original objects.
With regard to our subject, a transport museum can hardly be expected to house,
for example, a specimen of each distinctive type of steam locomotive, and this is also
true of motor vehicles, aircraft, ships and other means of transport. Its principal aim
will be, therefore, to collect components and major parts of original objects, as well
as documentary material, the number of original vehicles being strictly limited.
This means that greater interest is taken in technical models. Indeed, the museologist
often prefers a technical model to the original itself; a model which shows how
complicated apparatus work is better for the purpose of imparting knowledge. This
being so, models are much more important in technical collections than in museums
concerned with the human sciences, and we shall therefore naturally deal in greater
detail with technical models. Since very little investigation has been done in this
subject as yet, it will be worth while to define its basic principles, in so far as this is
necessary in order to solve practical problems.
We shall start by considering the classification of technical models, for a systematic
study may help considerably to clarify certain fundamental concepts. We shall then
analyse the accepted terminology, before tackling the main problems raised by the
models displayed in technical museums.

Classification of models

All classifications are based on certain characteristics of the objects to be classified,


but these characteristics must be selected in the light of a given criterion. A distinc-
tion may be drawn between intrinsic and secondary characteristics; the former are
usually internal properties of the object and pertain to its function, while the latter
are generally external and pertain to its form.
The term ccnatural”is applied to a classification based on internal characteristics
(see Appendix). The opposite term ((cartificial’y)is applied to the classification
if secondary characteristics are considered-characteristics such as construction
method, alphabetical order, dimensions, cost, geographical distribution, etc.
It may be noted that, for practical reasons, the second kind of classification is
often adopted (for example, in the preparation of glossaries, inventories, etc.), but
this is not relevant to the subject of this article.
The “natural” classification too may be based on various criteria. The two natural
classifications most commonly used in the writings of specialists in our field are
based in one case on the nature of the model and in the other case on the mode’of
representation :
Models may be classified, according to their nature, into two main categories (see
Diagram I of the Appendix)-conceptual models and material models. The for-
mer are also called abstract, theoretical, and often mathematical models; they repre-
sent a physical phenomenon (or even a theory) in an Sbstract way. Examples are
the Ptolemaic system, which is a conception of the structure of the universe offering
an explanation of the phenomena observed, as a model does, and the planetary
representation of the atom which was established by Niels Bohr on the same bases
and is known by his name.
A tangible model is termed ccmaterial’y,as opposed to a conceptual model. For
instance, if Bohr’s model is represented by balls fixed onto a wire frame it becomes a
material model. The museum models in which we are interested clearly fall into this
category.
The mode or principle of representation is another classification criterion often
used for models (see Diagram z of the Appendix). In this respect, specialists generally
differentiate between similar models and analogue models; the first category is sub-
divided into geometrical and physical models, and the second into physical and
mathematical models.
This classification may be justifiable on practical grounds, but I consider its
underlying principle to be incorrect. The point is that in each of the subdivisions a
special case, arbitrarily selected, is placed on the same level as the general case.
Without going into further details about the concepts involved, we may say that
when two or more objects or phenomena are compared we generally speak of simi-
larity if there is a correspondence between physical magnitudes of the same kind,
whereas the term “analogy” is used if there is a reciprocal one-to-one correspondence
between magnitudes which may be of different kinds. Similarity is therefore a special
case of analogy.
There is the same relation between geometrical similarity and physical similarity:
the former is a special case of the latter-the case when similarity may be restricted to
the magnitudes of dimension.
In reality (as is shown by the arrows in the diagram), only two fundamentally
different principles of representation can be distinguished-physical analogy and
mathematical analogy. In the case of the former, there is a one-to-one correspondence
between the physical magnitudes of the model and the respective physical magnitudes
of the original phenomenon (object or process), even if these magnitudes are not of
the same kind; an electric potential may correspond to a certain height of a head of
water. On the contrary, in the case of a mathematical analogy, the two phenomena are
only linked by the similarity between the mathematical formulae describing them.
Models in technical museums are based mainly on geometrical similarity; in other
words, they are in a double sense a special case of physical analogy.
From a practical standpoint, the classification of technical models according to
their use (see Diagram 3 of the Appendix) is much more important. The question now
arises whether this can be regarded as a natural classification. The illustrations prove
that use (or, to be more precise, intended purpose, aim and role) is in fact characteristic
of the different types of models; it is therefore an important criterion.
We propose to examine the classification set out in this diagram. Non-technical
models are all those which represent a non-technical phenomenon, even if they
actually constitute an extremely complex technical device. (An electric or hydro-
dynamic and chemical model of the circulatory system of the blood is not, in our view,
a technical model.) An example of a model produced for a non-technical purpose and
used as an accessory, is a model of a train built especially for a film-shooting project.
Countless other models representing technical [Link] are designed to be used in
industrial or commercial advertising. However, there are no hard and fast dividing lines
between the categories; a miniature aircraft on display in the windows of an airline
company’s offices might also be used as an exhibit in a museum.
Models produced for technical purposes may have a purely scientific or technical
function, but they may also be designed for use in education or in leisure pursuits.
This is the case, for example, when models are built or collected as a hobby (these
are usually working models of vehicles, such as models of racing cars or aircraft,
model ships, aeroplanes, rockets, etc.).
The purpose of purely scientific or technical models is related to the acquisition
and dissemination of knowledge in these fields. Models designed to facilitate the
acquisition of new knowledge-either in the field of scientific research or in that of
the solution of practical problems-are called experimental models. Those which are
used for the communication of knowledge are known as demonstration models;
museum models fall into this second category (see Diagram 4 of the Appendix).
A technical demonstration model may be merely intended to represent a phenom-
enon, but it may also have an educational aim; the difference lies in the level of know-
ledge communicated, and this obviously affects the design of the model. In all cases,
the purpose of both types of model is either to show, in material form, the principle
underlying its construction or operation, or to indicate certain structural features; 237
accordingly, they may represent the structure only or the operation of the original
object, sometimes both at once.
Models in technical museums form a special group of demonstration models.1

Terminology problems
A glance at the writings of specialists in this field shows that the greatest confusion
prevails as regards the terms and expressions applied to models, including those
exhibited in museums. The terminological situation therefore needs to be given
attention.

iModeZ The ancestor of the modern concept of a model appears for the first time in the work
of Vitruvius Pollio entitled De Archia’ectzar6 Libri X,where it has the sense of module
(a unit of measurement). In Chapter III of Book IV, which deals with coIumns, doors
and altars, the module is presented as a relative scale designed to facilitate the
comparison of columns and orders of columns. The module is equal to the length of
the radius of the column at the bottom; within a given order, all the dimension
figures are related to this radius. Consequently, if different columns have identical
modular proportions, they are geometrically similar. It is therefore apparent that
similarity bas always been the distinctive feature of a model.
The word “modeY reappears in the Middle Ages; it assumes different forms in
different languages, but it always means something that is “proportionateyy;technical
models, in the modern sense of the term, came into being at the end of the Middle
Ages. For a long time they were small-scoalemodels, geometrically proportionate to
the original, which were used to enable the person undertaking the construction of a
palace, church or fortress to see clearly and graphically what the building would look
like. Models of more complicated technical achievements, such as bridges and ships,
were soon constructed, as well as architectural models. These were already at a higher
level of development: besides serving as a detailed plan, they were often used to show
how the object worked and, especially when they were relatively large, for conducting
experiments.
In the 18th century, the development of transport facilities led to a radical change
in the design of models: the first models of vehicles to appear were primarily intended
to serve as a means of studying the dynamics of fluids. I n addition to the purely
geometrical traditional mode of representation, designers therefore produced moving
models using energy, and it was soon realized that exhaustive theoretical studies were
necessary in order to discover the laws governing the production and use of such
models. Such studies are still in progress today, and are gradually adding to our
knowledge of the subject.
In addition to physical models, which are based on similarity, it has been found
necessary to use analogue models. At the same time, the meaning given to the term
has been growing very rapidly, and it is more and more common to see,
both in specialized publications and in the columns of the daily press, expressions
such as “model” or maquette of an aircraft or ship, or references to mathematical,
logical, cybernetic or economic models, organizational models or even linguistic and
artistic models.
All things considered, it seems advisable to use the term in its most general sense.
It could be defined as follows: “A model is the representation in concrete form
of some object, phenomenon or concept; it is calculated to reflect (reproduce) the
original in accordance with its purposes.”

Mai8 stmcttire In referring to experimental models, particularly in aerodynamics and in hydrody-


namics, this expression is generally applied to the object represented by the model.
Other terms are also used, such as “original” and “prototype”. The latter, however,
may also denote a full-scale model. In our opinion, the use of the word ‘cprototypeyy
1. See “Technical Models in Museums”, is only appropriate in an industrial or commercial context where it has the meaning
page 240.
of first specimen (sample).
I n the case of technical models, it is probably always in order to use the expression
23 8 “main structure” as the antonym of the concept of a model.
The word maquette comes from the Italian nzacchietta (sketch, draft). As used in “Maq~mYe”
museum work, it is one of the terms on whose use and definition there is most
disagreement.
The word maquette has several uses apart from museums. It can be applied to a
small-scale model of a stage set; to scenery and properties assembled for film-shooting
purposes; in printing, to the draft lay-out of a page or to a cover design prepared with
the materials and in the dimensions to be used in the book. In architecture, the word
denotes a small-scale model of a structure, primarily intended to show masses in
relation to each other. It is interesting to note, in this connexion, that in the article on
architectonic nzaqitettes in the GFeat Soviet Encq‘clopaedia we are told that a detailed
mapette is also called a “model”.
In technical language, and particularly in the language of architectural and engineer-
ing firms, the term mapette is applied to models representing existing installations;
collectors of miniature models use the term in the same sense to denote, for example,
small-scale non-working reproductions of aircraft or ships.
Similarly, maqztette is the name given to temporary display models for exhibitions
(designed, in particular, for commercial advertising purposes) which are sometimes
inaccurate, but often artistic. Lastly, in museums, the objects shown in dioramas are
generally called maquettes: in many cases, they are deliberately distorted in order to
enhance the effect produced (for example, an impression of perspective can be created
by using different scales).
Actually, as far as the function of the model in the museum goes, it matters little
whether the object represented is already in existence or not. In view of the various
meanings given to the word maquette, I suggest the following definition: a geometri-
cally accurate, but usually simplified representation of something which is contem-
plated or already in existence, the representation being most frequently designed to
serve an immediate purpose.

This term, from the Greek dia (= through) and orama (= scene, view), in fact origi- Diorama
nally denoted a picture lit up from behind. The diorama was invented in 1822 by
Daguerre; later, in order to enhance the effect produced, various objects were placed
in front of the picture. In referring to exhibitions, the term “diorama” is applied
today to a life-like scenic representation consisting of a three-dimensional foreground
(human figures, mapettes, etc.), and a painted background.
In the case of technical museums, the term “diorama” is generally applied to the
whole set formed by the figurative foreground and the painted background. The
term is also used to denote the three-dimensional figurative representations of certain
pictures or engravings dating from the Middle Ages or from the beginning of the
modern period which deal with a single subject.

This is the term for models or groups of models which show a process in full detail; Demotistratiotz model
they are usually workable, and can even be operated by visitors to the museum.
I feel that, in order to emphasize the fact that the aim of all models displayed in
technical museums is to impart knowledge, and therefore to serve as a demonstration,
it would be better to describe these as didactic models, although this expression is not
very much used elsewhere.

This term is in current use in technical museums to denote original objects or imita- Reconstrztction
tions relating, in countless different ways, to the history of technology. Their only
common feature is that their scale is I : I.
Of course, in certain industrial contexts, or for example in the case of a transport
network, the word “reconstruction” may simply denote the rehabilitation of a group
of facilities. In the context of museums, it is most appropriately applied to objects
constructed from original components or components taken from different places.
The appropriate term for a full-scale imitation or a copy would be c c r e p r ~ d ~ c t i o n ~ ’ ,
which is in keeping with the way in which the word is used in the language of the
plastic arts and of photography.
I should now like to say a few words about the question of standardization of
terminology.
The peoples of the world speak different languages and use different words to refer 239
t o the same concepts; and sometimes terms having the same origin acquire different
meanings in different languages, particularly in technological matters. It would, of
course, be pointless and improper to attempt, purely for international standardization
purposes, to change expressions which have won acceptance in the various languages;
in any case, new technical terms areusually introduced by one person or one
institution.
On the other hand, it is absolutely essential that, in a given language, a given term
should conjure up the same notion for everyone, including foreigners. This is such
an important point that we shall come back to it further on.

Technical models in museums


Models in technical museums may be classified, according to their intended purpose,
in three categories, as follows: illustrative models; didactic models; models which
are substitutes for the originals (see Diagram 5 of the Appendix).
Illustrative models have exactly the same function in technical museums as in any
other collection or exhibition. They may represent an object or a process; technical
accuracy is not their distinctive feature; they are constructed principally for the general
public, and for this reason they do not play as important a part in the history of
technology as do the models discussed below. Illustrative models, which reproduce
objects, are in fact three-dimensional representations, and as such are more readily
understood than two-dimensional pictures; models which represent a process usually
attempt to re-create the impression of the original. Examples of illustrative models
are nzapettes and cross-section models of all kinds, the miniature railways to be seen
in nearly all transport museums, or the exhibit illustrating the phenomenon of light-
ning. This last example, however, may be regarded as a transition to the next category.
The role of didactic models is to demonstrate the structure or operation of a
mechanism, as we have explained in detail in connexion with demonstration models.
If there is general agreement on what we have said regarding the classification of
exhibits in museums according to their intended purpose, we can consider original
objects presented in a modified form to be didactic models. In this connexion,
“modification” usually involves cutting through the object in order to facilitate
demonstration; the object obtained is also called a model, and this confirms how
much the idea of a model covers nowadays. Examples of this type are to be seen in
many renowned institutions.
Didactic technical models are designed to give information about the objects they
2. Some reproductions are world-famous:
Watt’s first steam engine, dating from 1788 represent; they are often greatly simplified, showing only the essential features. This
(this stands in the old Deutsches Museum in means that even the external and physical similarity between such a modeland the object
Munich and has the original boiler); the Adler represented is often very slight, as in the case of “relief models” which show how
locomotive, built in 1835 (to be seen in the
Nuremberg Verkehrsmuseum); the first Italian different motors function. Of much greater importance are the museum models which
train, dating from 1839 (on view in the Museo I have called substitutes for the original. Their function is as far as possible, to take the
Ferroviario at Roma Termini). It should be place of technical relics of the past which are of interest for students of the history
mentioned that the last of these examples is the
only one termed a reproduction by specialists in of technology, but which, for one reason or another (destruction, lack of space,
this field. expense), cannot be displayed in the museum.
One of the exhibits in the aircraft collection of If reconstructions produced entirely or in part from original components are not
the Hungarian Transport Museum is a very
interesting reproduction of Aladár Zstlyi’s regarded as models, a full-scale reproduction may be the best substitute for the
monoplane (I 909) which was originally housed original.2
in this museum, but was destroyed during the In many cases, models are made of objects or sets of objects of technical interest
Second World War. The engine was retrieved
from the ruins of the building and reconstituted; which are worthy of preservation but which cannot be housed in a museum owing
however, from the standpoint of the history of to their dimensions. Most of the I : 5 models of the famous collection of railway
technology we thought it better to preserve the vehicles in the Budapest Transport Museum were made in apprentices’ workshops,
original separately rather than to use it for a
reconstruction. The original engine and its from the original drawings; they therefore have exactly the same technical value as
reproduction, fitted into the reconstructed air- the original and they also contain all the principal internal parts. When these models
craft, can thus be seen side by side-a pheno- are true copies of the original, not only as regards dimensions and materials, but also
menon which may be the only one of its kind in
the world. from the technological standpoint, they can be said to be perfect substitutes. The
original can be reconstituted from such models without using any other documen-
tation, but of course they are almost as rare as the reproductions we have just
240 discussed.
In conclusion, I should like to add a few words on the conditions to be met by
museum models if they are to be of maximum technical value in this sense.
A proper basis: the construction of the model must be based on documentary mate-
rial of recognized authenticity and on a scientific study. It is impossible to con-
struct a model, even one of inferior quality, without these.
Accurate representation: the model must be a faithful reflection of the original in
respect of method of construction, operation, equipment, materials used and even
manufacturing processes, so that it can be studied by specialists and is of real
demonstrational value for technical training purposes.
Dimensional accuracy: the first step is to decide upon a scale which is suited to the
intended purpose of the model (for example, in the case of railway vehicles it may
be I : j,and in the case of road vehicles, I : 3) and one which will enable the models
constructed totally in every respect with the original; this scale must then be kept
to in every detail.
The choice of the reduction scale is very complicated but interesting; it depends on
many objective and subjective factors. A change of scale affects not only the character-
istic physical quantities, according to the laws of mechanical similarity between the
model and the original, but also the demonstrational value of a model in relation to
the history of technology. After carefully analysing all relevant factors, we can, for each
mode of transport, determine what is the optimum reduction scale for all models
intended for the same purpose.

Proposals

If the museums which are members of the International Association o f Transport


hfuseums (IATM) are to co-operate, even in the performance of the simplest tasks
(such as inventories in museums), it is imperative that the different concepts be
clearly defined at the outset and that a minimum amount of information be available.
We venture to put forward two proposals in this regard.
We propose that the international standardization of terminology be undertaken on
the basis of the classification of technical models we have just outlined. The first
step should be to draw up exact definitions of the technical terms used in each
language; a concise multilingual dictionary could then be published.
We propose that the conditions to be met by models in technical museums be deter-
mined at the international level. I n particular, we consider it necessary to lay down
standard rules (in the form of a recommendation) for reduction scales, comparable
to the rules for technical drawings, which are virtually standardized as regards the
choice of scale. To this end, we propose that all museums make a statistical inven-
tory of each of their collections, showing the scales they adopt in practice and
consider satisfactory. We believe that the resulting data could be profitably
exchanged on an international basis.
Our technical civilization and the problem of the dissemination of technical know-
ledge are amongst the main topics of interest today in all countries, irrespective of
their social system. The progress of technical knowledge is bringing about an
improvement in the level of production and, consequently, in the standard of living.
This is enhancing the importance of all institutions which contribute to the dissemi-
nation of technical knowledge. The transport museum is one such institution; one of
its tasks is to disseminate knowledge by the visual exhibition of objects and
phenomena; one of the means used to this end is the model.
The realization of the proposals evidently requires intensive co-operation.

[Translatedfrom Hmgarian]
I.

Appendix: Possible criteria for the classification of technical models

Nature
a Natural

Principle of Use Type


a Artificial

Technology Order
of model representation

L--!
Model

I
I Conceptual I
w
r-l
u
Material
I
Non-technical

IL
0 Main categories according t o nature of model
Technical purpose Non-technical purpose

II
I1I Model
Scientific-technical Education and
leisure pursuits

Acquisition of knowledge Communication of knowledge


= experimental = demonstrational

@ Classification o f models according t o principle of representation @ Classification of technical models according t o use

Technical demonstration model

Teaching

Aim : Of principle Of construction

Role :
I Structure Operation

@ Classification of technical models for demonstration according t o use


The model i n the technical museum
I I
I

Illustrative Didactic Substitute for the original

Object presented i n Technical Imitation Model having maximum


a modified f o r m model technical value

Construction Of principle Of construction

Structure Operation '.&

@ Classification o f models used in museums of science and technology


Les modèles dans les musées de sciences
et de techniques

Le développement rapide de la technique pose des problèmes toujours plus complexes par Otto Petrik
aux musées techniques et notamment aux musées des transports. Le poids et les
dimensions considérables des équipements techniques modernes, ainsi que les nom-
breux problèmes de transport, de stockage et de manutention qui en découlent, sont
une entrave sérieuse à la constitution de collections d‘objets originaux.
Dans le domaine qui nous intéresse, on ne peut guère concevoir qu’un musée des
transports conserve par exemple un exemplaire de chaque type caractéristique de
locomotive à vapeur; cette remarque vaut aussi pour les voitures automobiles, les
avions, les navires et autres véhicules. On s’attachera donc à réunir surtout des élé-
ments constitutifs, des organes importants d’objets originaux, ainsi que de la docu-
mentation, en limitant strictement le nombre des véhicules originaux. Cet état de
choses accroît considérablement l’intérêt porté aux modèles techniques. D’ailleurs,
du point de vue du muséologue, ceux-ci présentent souvent un avantage sur l’original
lui-même ; en effet, ceux d‘entre eux qui illustrent schématiquement le fonctionne-
ment de mécanismes compliqués conviennent mieux à la transmission des connais-
sances. Dans ces conditions, les modèles ont beaucoup plus d‘importance dans les
collections de sciences et de techniques que dans les musées qui relèvent des sciences
humaines. 11 est donc tout à fait normal que nous nous occupions plus en détail des
modèles techniques. Ce domaine n’ayant été que très peu exploré jusqu’à présent, il
ne sera pas inutile d‘en préciser les bases, dans la mesure où cela est nécessaire pour
résoudre les problèmes pratiques.
Nous commencerons par les questions de classification des modèles techniques;
en effet, une étude systématique peut contribuer dans une grande mesure à clarifier
certaines notions fondamentales. Ensuite, nous analyserons la terminologie usuelle
avant d’aborder les problèmes essentiels posés par les modèles des musées techniques.

Classification des modèles


Toute classification se fonde sur certaines caractéristiques des objets à classer, mais
ces caractéristiques doivent être choisies en fonction d‘un critère. On peut distinguer
les caractéristiques essentielles et secondaires ;les premières sont, le plus souvent, des
propriétés internes et fonctionnelles de l’objet, les autres sont généralementextérieures
et formelles.
La classification qui se fonde sur les caractéristiques internes est qualifiée de “natu-
relle” (voir annexe). Au contraire, on parlera de classification “artificielle ” si ce sont
des signes secondaires qui sont pris en considération tels la technique d‘exécution,
l’ordre alphabétique, les dimensions, le coût, la répartition géographique, etc.
Notons que, pour des raisons pratiques, c’est souvent la seconde qui est adoptée
(par exemple pour l’établissement de lexiques, d‘inventaires, etc.), mais cela n’a pas
d’incidence sur le sujet de notre étude.
La classification naturelle peut aussi être établie d’après divers critères. Celle qui se
fonde sur le caractère du modèle et celle qui repose sur le mode de représentation sont
les plus courantes dans la littérature spécialisée.
Selon leur nature, les modèles peuvent être classés en deux catégories principales
(voir diagramme I de l’annexe) :les modèles ‘ c ~ ~ n ~ e pet t~lesemodèles
l ~ ” “matériels”.
Les premiers sont aussi qualifiés d‘abstraits, de théoriques, et souvent de mathémati-
ques; ils se caractérisent par une représentation immatérielle d’un phénomène physique
(ou même d‘une théorie). A titred’exemple, citons le système de Ptolémée, conception
de la structure de l’univers qui permet, tel un modèle, d’expliquer les phénomènes
observés ;ou bien la représentation planétaire de l’atome établie par Niels Bohr sur les
mêmes bases et qui porte son nom. 243
Par opposition au modèle conceptuel, un modèle réellement tangible est dit matériel.
Ainsi le modèle de Bohr réalisé à l'aide de billes fixées sur une armature en fil de fer
devient un modèle matériel. Les modèles de musée qui nous intéressent appartiennent
manifestement à cette catégorie:
Le mode de représentation ou son principe constitue un autre critère de classement
souvent utilisé pour les modèles (voir diagramme z de l'annexe). Les spécialistes dis-
tinguent généralement à cet égard les modèles semblables et les modèles analogues ;
la première catégorie se subdivise en modèles géométriques et physiques, la seconde,
en modèles physiques et mathématiques.
Cette classification peut se justifier pour des raisons pratiques, mais elle me paraît
incorrecte dans son principe : essentiellement, dans chacune des subdivisions, on
place un cas particulier, choisi arbitrairement, sur le même plan que le cas général.
Sans définir plus précisément les notions en cause, on peut dire que, de la comparaison .
de deux ou plusieurs objets ou phénomènes, on conclut généralement à une similitude
s'il y a correspondance entre des grandeurs physiques de même espèce alors
qu'on parle d'analogie s'il y a correspondance bi-univoque entre des grandeurs qui
peuvent être d'espèces différentes. La similitude est donc un cas particulier de
l'analogie.
La même relation se retrouve entre la similitude géométrique et la similitude
physique: la première est un cas particulier de la seconde, dans lequel la similitude
peut être limitée à des grandeurs dimensionnelles.
En fait, comme le font ressortir les flèches du diagramme, on ne peut donc distin-
guer que deux principes de représentation fondamentalement différents : l'analogie
physique et l'analogie mathématique. La première fait correspondre de fason uni-
voque une grandeur physique du modèle à chaque grandeur physique du phénomène
original (objet ou processus), sans que ces grandeurs soient nécessairement de même
espèce ; en effet, un potentiel électrique peut correspondre à une certaine hauteur de
colonne d'eau. Au contraire, dans le cas de l'analogie mathématique, les deux phéno-
mènes sont liés par la seule similitude des formules mathématiques qui les décrivent.
Les modèles des musées techniques se fondent principalement sur la similitude
géométrique ;autrement dit, ils représentent un cas doublement particulier de l'analo-
gie physique.
D'un point de vue pratique, la classification des modèles techniques d'après leur utili-
sation (voir diagramme z de l'annexe) est beaucoup plus importante. Laquestion sepose
ici de savoir si cette classification peut être considérée comme naturelle. Les illustra-
tions prouvent que l'utilisation -ou plus exactement :la destination, le but et le rôle -
est effectivement caractéristique des différents types de modèles ;elle sert donc de cri-
tère essentiel.
Nous allons examiner la classification établie dans ce diagramme. Les modèles non
techniques sont tous ceux qui représentent un phénomène non technique même s'ils
constituent en fait un dispositif technique extremement complexe-un modèle élec-
trique ou hydrodynamique et chimique du système de circulation sanguine n'est pas,
de notre point de vue, un modèle technique. Comme exemple de modèle à destination
non technique utilisé en qualité d'auxiliaire, on peut citer un modèle de train construit
spécialement pour le tournage d'un film. De nombreux autres modèles représentant
des objets techniques sont destinés à la publicité industrielle ou commerciale. Cepen-
dant, les limites entre les catégories ne sont pas absolument strictes : une maquette
d'avion exposée dans la vitrine d'une compagnie d'aviation pourrait éventuellement
servir aussi de modèle d'exposition dans un musée.
Les modèles à destination technique peuvent avoir une vocation purement
scientifique ou technique, mais ils peuvent aussi être destinés à l'éducation ou aux
loisirs. C'est le cas par exemple, de la construction de modèles pratiquée comme un
sport et des modèles d'amateur (il s'agit, le plus souvent, de modèles animés de
véhicules, par exemple de modèles de voitures ou d'avions destinés à la compétition,
de modèles de bateaux, d'avions, de fusées, etc.).
L'objectif des modèles purement scientifiques ou techniques est lié à l'acquisition
et à la diffusion des connaissances dans ces domaines.-Lesmodèles destinés àpermettre
l'acquisition de nouvelles connaissances - qu'il s'agisse de recherches scientifiques
ou de l'étude de problèmes pratiques - sont appelés modèles expérimentaux. Ceux
244 qui sont utilisés pour la transmission de connaissances portent le nom de modèles de
démonstration ; les modèles de musée entrent dans cette seconde catégorie (voir
diagramme 4 de l’annexe).
Un modèle technique de démonstration peut &re simplement destiné à représenter
un phénomène, mais il peut aussi avoir un but éducatif; la différence réside dans le
niveau des connaissances transmises, lequel a évidemmentune influence sur la concep-
tion du modèle. Les deux types de modèles ont toujours pour objectif soit de concré-
tiser le principe de construction ou de fonctionnement, soit de présenter des particula-
rités de construction ; aussi bien, leur rôle peut être seulement de représenter la struc-
ture ou, éventuellement le fonctionnement de l’objet original, parfois les deuxà la fois.
Les modèles des musées de sciences et de techniques constituent un groupe à part
dans les modèles de démonstration (voir p. 247).

Problèmes de terminologie
En parcourant la littérature spécialisée, on constate que la plus grande confusion
règne dans les désignations et les expressions utilisées à propos des modèles, y com-
pris ceux des musées. Une mise au point terminologique est donc nécessaire.

L’ancêtre de la notion actuelle de modèle apparaît pour la première fois dans l’œuvre Modèle
de Vitruve De nrchitectzmz libri X, avec le sens de module (unité de mesure). Au
chapitre III du livre IV, relatif aux colonnes, aux portes et aux autels, le module est
présent6 comme une échelle relative permettant de comparer colonnes et ordres de
colonnes. En effet, le module est égal à la longueur du rayon inférieur de la colonne
considérée ; i l’intérieur d’un ordre donné, toutes les cotes sont en rapport avec ce
rayon. Par conséquent, si différentes colonnes ont des proportions modulaires iden-
tiques, elles sont géométriquement semblables. Dès l’origine, on voit donc apparaître
la particularité caractéristique du modèle : la similitude.
Le mot “modèle” se retrouve au moyen âge, sous différentes formes dans diverses
langues, mais il garde toujours le sens de “proportionné” ;les modèles techniques au
sens actuel, virent le jour à la fin du moyen âge. Pendant longtemps ce furent des
modèles à échelle réduite, géométriquement proportionnels à l’original, qui servaient
à montrer de fason claire, tangible, l’aspect qu’auraient lepalais, l’église ou la forteresse
à celui qui les faisait bâtir. A côté des modèles d’architecture, on vit bientôt apparaître
des modèles de réalisations techniques plus complexes, tels que ponts et navires.
Ceux-ci représentaient déjà un niveau supérieur d’élaboration : d’une part ils servaient
de projet détaillé, d’autre part ils permettaient souvent de représenter la fonction de
l’objet et de faire des expériences, surtout lorsque leurs dimensions étaient relative-
ment grandes.
Au XVIII~siècle, le développement des transports a entrainé une profonde modihca-
tion de la conception des modèles: les premiers modèles de véhicules qui firent leur
apparition devaient surtout permettre d‘étudier la dynamique des fluides. A côté du
mode de représentation classique, purement géométrique, on eut donc recours à des
modèles dynamiques, qui font intervenir des forces, et Yon constata rapidement que
de sérieuses études théoriques étaient nécessaires pour définir les lois permettant de
réaliser et d’utiliser de tels modèles. Ces études se poursuivent encore de nos jours et
complètent progressivement nos connaissances en la matière.
Outre les modèles physiques qui se fondent sur la similitude, on a été conduit à
utiliser des modèles analogiques. Cette évolution s’est accompagnéed‘un élargissement
très rapide de la notion de modèle et l’on rencontre de plus en plus fréquemment, tant
dans la presse spécialisée que dans les coIonnes des quotidiens, des expressions telles
que ccmodèleyy ou “maquette” d’avion, de navire, modèlematliématique,logique, cyber-
nétique, écononlique, modèle d‘organisation ou même modèlelinguistique et artistique.
En conclusion, il semble judicieux d’utiliser le terme dans son sens le plus général ;
on pourrait le définir ainsi : “Le modele est la concrétisation (représentation) d’un
objet, d‘un phénomène ou d’un concept quelconque; il est de nature à refléter
(reproduire) l’original conformément au but visé.”

Dans le domaine des modèles expérimentaux, notamment en aérodynamique et en Comtructiofiprincibale


hydrodynamique, cette expression s’applique d’une manière générale à l’objet repré-
senté par le modèle. On utilise aussi d’autres termes, notamment “original” et “proto-
type”. Ce dernier peut toutefois désigner aussi un modèle grandeur nature; en
anglais, par exempie, jdL-scale model (prototype). A notre avis, l’utilisation du mot
prototype n’est justifiée que dans un contexte industriel ou commercial où il revêt le
sens de premier exemplaire (exemplaire d‘essai).
Dans le cas des modèles techniques, il semble que l’on puisse toujours utiliser
l’expression “construction principale” comme l’antonyme de la notion de modèle.

Mapette Le mot vient de l’italien macchieta (ébauche, projet). Dans son acception muséolo-
gique, ce terme est l’un de ceux dont l’emploi et la définition sont le plus souvent
contestés.
En dehors du domaine des musées, on connaît plusieurs emplois particuliers de ce
mot : projet à échelle réduite de décors de théâtre ; installations provisoires destinées
au tournage d’un film ; en imprimerie, projet de mise en pages ou projet de reliure
réalisé avec les matériaux originaux et dans les dimensions originales. En architecture,
le mot désigne une représentation sommaire, à échelle réduite, destinée surtout à
mettre en évidence les rapports de masse. I1 est intéressant de noter à ce propos ce
que dit la Grande Encyclopédie soviétique au sujet de la maquette architectonique :
une maquette détaillée porte également le nom de modèle.
Dans le langage technique, en particulier celui des bureaux d‘études, on donne le
nom de maquette aux modèles représentant des installations déjà existantes ; les
amateurs de modèles réduits utilisent ce mot dans la même acception pour désigner
par exemple les reproductions non animées, à échelle réduite, d‘avions ou de bateaux.
D e même, on appelle maquettes les modèles provisoires, parfois peu fidèles, mais
présentant souvent des qualités artistiques, qu’on utilise pour les expositions - à des
fins de publicité commerciale notamment. Dans les musées enfin, les objets présentés
dans des dioramas sont eux aussi appelés généralement maquettes : très souvent, une
déformation volontaire renforce l’effet produit b a r exemple, en utilisant différentes
échelles, on peut donner une impression de perspective).
En fait, du point de vue de la fonction du modèle dans le musée, il importe peu de
savoir si l’objet représenté existe déjà ou non. La comparaison des différentes accep-
tions du mot maquette me conduit à proposer la définition suivante : représentation
géométriquement exacte, mais en général simplifiée, d‘une réalisation existante ou
projetée ayant le plus souvent un but immédiat.

Diorama Ce terme, du grec dia (à travers) et orama (scène, vue), désignait effectivement à l’ori-
gine une image éclairée de l’arrière. Le diorama fut inventé en 1822 par Daguerre ;
par la suite, pour renforcer l’effet produit, on plasa divers objets devant l’image.
Dans le domaine des expositions, on appelle de nos jours diorama une représentation
qui, en associant un premier plan en trois dimensions (personnages, maquettes, etc.)
et un fond constitué par un tableau peintj donne au spectateur une impression de vie.
Dans le cas des musées de sciences et de techniques, on appelle généralement
diorama l’ensemble formé par le premier plan figuratif et la peinture placée en
arrière-plan. On désigne aussi par ce vocable les représentations figuratives à trois
dimensions de certaines illustrations ou gravures à thème technique datant du
moyen âge ou du début des temps modernes, qui sont centrées sur un objet unique.

Modèle de démotzstration C‘est ainsi qu’on dénomme les modèles ou groupes de modèles qui présentent et
explicitent de fason détaillée un processus ; ils sont généralement en état de fonc-
tionner et peuvent même être mis en marche par les visiteurs.
Pour souligner que l’objectif de tous les modèles exposés dans les musées de
sciences et de techniques est de transmettre des connaissances, donc de servir de
démonstration, il serait peut-être plus judicieux de qualifier ces modèles de didac-
tiques, bien que cette expression soit peu usitée par ailleurs.

Recomtitotiotz Dans les musées de sciences et de techniques, on utilise actuellement ce terme pour
désigner des objets originaux ou des imitations intéressant, aux titres les plus divers,
l’histoire de la technique. Leur seule particularité commune réside dans l’échelle I : I .
I1 va sans dire que dans certains contextes industriels, ou par exemple dans le cas
d‘un réseau de voies de communication, le mot “reconstitution” peut désigner sim-
plement la remise en état d‘un ensemble d’installations. S’agissant des musées, ce terme
convient le mieux aux objets qui ont été construits à partir d'Cléments originaux ou
d'Cléments provenant d'endroits différents. "Reproductionyyserait le terme approprié
pour désigner une imitation grandeur nature ou une copie, ce qui correspond d'ail-
leurs à l'usage de ce mot dans le langage des arts plastiques et de la photographie.
Te voudrais maintenant aborder la question de l'uniformisation de la terminologie.
Chaque peuple a sa langue et emploie des mots différents pour désigner les
mêmes notions ; il arrive aussi que des termes de même origine prennent des sens
différents dans diverses langues, en particulier dans le domaine technique. I1 serait
évidemment inutile et abusif de vouloir, aux seules fins d'une uniformisation interna-
tionale, modifier par voie d'autorité des expressions qui ont acquis droit de cité dans
les différentes langues ; d'ailleurs, les nouveaux termes techniques sont en général
lancés par une seule personne ou une seule institution.
En revanche, il est absolument indispensable que, dans une langue donnée, un
même terme évoque la ,même notion pour tout le monde, y compris les étrangers.
Cette question est très importante et nous y reviendrons plus loin.

Les modèles techniques dans les musées


Suivant leur destination, on peut classer les modèles des musées de sciences et de
techniques en trois catégories : modèles illustratifs, modèles didactiques, modèles
remplapnt l'original (voir diagramme 5 de l'annexe).
Les modèles illustratifs ont exactementle même rôle dans les musées de sciences et de
techniques que dans toute autre collection ou exposition. Ils peuvent représenter un
objet ou un processus ; leur caractéristique n'est pas la fidélité technique; ils sont plutôt
construits pour le public et de ce fait ils n'ont pas la même valeur pour l'histoire de la
technique que les modèles dont il sera question plus loin. Les modèles illustratifs
reproduisant des objets sont en fait des représentations à trois dimensions, donc plus
compréhensibles que des images planes ;ceux qui matérialisent un processus sont en
général des montages évocateurs. Comme exemples de modèles illustratifs, on peut
citer toutes sortes de maquettes et de coupes, les circuits de chemin de fer miniature
que l'on trouve dans presque tous les musées des transports, ou encore tel dispositif
illustrant le phénomène de la foudre. Mais on peut considérer ce dernier exemple
comme une transition vers la catégorie suivante.
Le rôle des modèles didactiques consiste à illustrer la structure ou la fonction d'une
installation, ainsi que nous l'avons exposé en détail à propos des modèles de démons-
tration. Si l'on admet ce que nous avons dit de la classification des objets exposés
dans les musées suivant leur destination, on peut considérer que les objets originaux
transformés font partie des modèles didactiques. Transformer signifie ici en général 2. Certaines reproductions ont acquis une
réaliser une coupe pour faciliter la démonstration ;l'objet obtenu est également appelé renommée mondiale: la première machine à
modèle, ce qui montre bien l'extension de la notion de modèle de nos jours. De nom- vapeur de Watt, datant de 1788 (cet objet,
conservé au vieux Deutsches Museum de
breuses institutions renommées fournissent des exemples de ce genre. Munich, posstde la chaudière originale) ; la
Les modèles didactiques de caractère technique sont destinés à expliciter l'installa- locomotive Adler construite en I 8 3 j (exposée au
tion qu'ils représentent ;ils sont souvent très simplifiés, limités à l'essentiel. Dans ces Verkehrsmuseum de Nuremberg) ; le premier
train italien datant de 1839 (présenté au Museo
conditions, même la similitude extérieure, physique, entre un tel modèle et l'objet Ferroviario de Roma Termini). Notons que,
qu'il représente, est souvent très vague ;c'est le cas des "modèles en relief" qui sché- dans la littérature spécialisée, seul ce dernier
matisent le fonctionnement des différents moteurs. Une importance bien plus grande porte le nom de reproduction.
Dans la collection d'avions du Musée hon-
revient aux modèles de musées que j'ai qualifiés de modèles remplacant l'original. grois des transports, on peut voir une reproduc-
En effet, ils doivent remplacer aussi complètement que possible les monuments tech- tion trts intéressante : celle du monoplan $Ala-
niques qui présentent de l'intérêt pour l'histoire des techniques mais qui, pour une dár Zsélyi de 1909 qui était autrefois abrité dans
ce musée, mais fut détruit pendant la seconde
raison ou une autre (destruction, manque de place, coût), ne peuvent être exposés guerre mondiale. On a réussi à retrouver le
dans le musée. moteur de l'avion sous les décombres du bâti-
Si les reconstitutions, réalisées partiellement ou entièrement avec des éléments ment et à le reconstituer; cependant, du point
de vue de l'histoire des techniques, nous avons
originaux, ne sont pas considérées comme des modèles, c'est une reproduction estimé valait mieux l'original
grandeur nature qui peut le mieux remplacer l'original 2. part plutôt que de l'utiliser pour une reconstruc-
Souvent, des objets ou ensembles techniques dignes d'être conservés ne peuvent tion. C'est ainsi qu'on Peut voir côte à côte le
moteur original It sa reproduction, placée dans
être placés dans un musée parce que trop encombrants; on en fait alors des modèles. reconstruit, un tel rapprochement est
La plupart des modèles au I : 5 de la fameuse collection de véhicules ferroviaires du peut-être unique au monde.
Musée des transports de Budapest ont été réalisés dans des ateliers d'apprentissage
d'après les plans originaux ;ils conservent donc toute la valeur technique de l'original 247
et ils renferment également tous les organes internes essentiels. Lorsque ces modèles
sont conformes à l'original non seulement sur le plan des dimensions et de la matière,
mais aussi par leur technologie, on peut dire qu'ils le remplacent parfaitement. A
partir d'un tel modèle, il est possible de reconstituer l'original sans autre documenta-
tion, mais il est évidemment presque aussi rare que la reproduction dont il vient
dêtre question.
E n conclusion, pour avoir leur pleine valeur technique, les modèles de musée
doivent remplir certaines conditions.
Base authentique : le modèle doit être construit sur la base d'une documentation
authentique ayant valeur de source reconnue, et d'une étude à caractère scienti-
fique. L'absence de ces bases rend impossible la construction d'un modèle, même de
qualité inférieure.
Représentation exacte : le modèle doit refléter fidèlement l'original en ce qui concerne
le mode de construction, le fonctionnement, l'équipement, la matière utilisée et
même la technique de fabrication, de telle sorte qu'il puisse être étudié par des
spécialistes et qu'il possède une vraie valeur démonstrative pour l'enseignement
technique.
Exactitude dimensionnelle : il faut d'abord déterminer une échelle adaptée à l'utilisa-
tion prévue -pour les véhicules ferroviaires elle peut être de I : 5 , pour les véhi-
cules routiers de I : 3, par exemple - et permettant de réaliser des modèles cor-
respondant pleinement à l'original ; cette échelle doit être ensuite respectée rigou-
reusement.
Le choix de l'échelle de réduction est très complexe mais intéressant, il dépend de
nombreux facteurs objectifs et subjectifs. Le changement d'échelle influe non seule-
ment sur les quantités physiques caractéristiques, selon les lois de la similitude méca-
nique entre modèle et original, mais aussi la valeur démonstrative pour l'histoire des
techniques. Après avoir minutieusement analysé tous les facteurs, on peut définir, '

au sein de chaque branche des transports, une échelle de réduction optimale pour tous
les modèles d'une même destination.

Propositions
La coopération des musées membres de l'Association internationale pour les musées
des transports (AIMT) exige absolument, même pour les tâches les plus simples (par
exemple l'inventaire des musées), que les différentes notions soient d'abord bien
définies et que l'on dispose d'un minimum de renseignements. Nous nous permettons
de formuler deux propositions à cet égard.
Sur la base de la classification des modèles techniques qui vient d'être présentée, nous
demandons que soit élaborée une terminologie internationale unifiée. Pour cela, il
conviendrait en premier lieu d'élaborer des définitions précises des termes tech-
niques de chaque langue; onpourrait ensuite publie runpetit dictionnairemultilingue.
Nous demandons que les conditions que doivent remplir les modèles des musées de
sciences et de techniques soient fixées sur le plan international. Nous pensons en
particulier qu'il importe de publier une norme (une recommandation) sur les échelles
de réduction, comparable à ce qui existe pour les plans techniques, lesquels, du
point de vue de l'échelle, sont en somme normalisés. A cette fin, nous demandons
que tous les musées établissent un inventaire statistique de chacune de leurs col-
lections, donnant les échelles adoptées en pratique et jugées bonnes. Nous pen-
sons que les résultats pourraient être exploités dans le cadre d'un échange inter-
national d'informations.
La civilisation technique et le problème de la diffusion des connaissances techniques
se trouvent actuellement au premier rang des préoccupations de tous les pays, quel
que soit leur système social. Le développement des connaissances techniques conduit
à une amélioration du niveau de production et, par suite, du niveau de vie. De ce fait,
toute institution qui contribue à la diffusion des connaissances techniques présente
une importance nouvelle. Le musée des transports est une de ces institutions ; l'une
de ses tâches consiste à diffuser les connaissances par la présentation visuelle des
objets et des phénomènes ;un des moyens utilisés à cette fin est le modèle.
La réalisation de ces propositions nécessitent bien évidemment un travail collectif
intense. [Traduit dri hoigrois]
Annexe : Critères possibles de classification des modèles techniques

L Critères d e classification

r-l Naturels I Artificiels I

Caractère Principe d e Utilisation Technologie Ordre


du modèle représentation

Q Q

Technique
1 Modèle

Non t e c h n i q u e

@) Principales catégories d'après la nature d u modèle


A destination technique A destination non technique

I
a Modèle

I
1

1
Analogue

Transmission d e connaissances
I-
Géométrique

@ Classification
' l
Physique
I

cl
des modèles d'après le principe d e représentation
Mathématique

@ Classification
= d e démonstration

&
des modèles techniques d'après leur utilisation

Modèle t e c h n i q u e d e démonstration

Destination : Présentation Enseignement

But :
1 1 1
1
I
I 1

Rôle :

@ Classification des modèles techniques d e démonstration d'après leur utilisation

Le modèle d a n s le musée t e c h n i q u e

Didactique Rempiaçant l'original

Original Modèle Imitation Modèle a y a n t


transformé technique pleine valeur

@ Classification d e s modèles utilisés d a n s les musées d e sciences e t de techniques


1 !

Classification scheme
Références de classification

It is fbe dtig of nmsemns of science and tecbnology to impart to their pzdblic tbe most vivid
and concrete knowledge possible concerning our universe. Demonstrations and models play a
fundamental part in the performance of tbis task, as illustrated here by several texts arratged
accorditg to groups of ideas. In tbe captions of the illzistrations, the transliteration of the
Cyrillic characters bas been done according to tbe International Organixationfor Stmdard-
iyafìoti (ISO) gsteenz.
Les musées de sciences e t techniques se doivent d'apporter ri leur public tine connaissance aussi
vivante e t aussi concrète que possible de notre mivers. Pour ce faire, kt présentation d'expé-
riences e t de nzodèles revêt z m rôle fondamental qa 'illustrent ici quelques documents clas& par
groupes d'idées. Dans les légendes des illustrations, la translittération des caractères cyrilliques
a été faite selon le gstème de l'organisation internationale de nornzdlisation (ISO) .

Collection models
These are usually unique models, bearing witness to a particular stage in the history
of technology, and preserved for that reason. Because of this, it is not normally
possible to allow their internal structure to be examined by the public.

Les, modèles de collection


Ce sont en général des modèles uniques, témoins d'une étape technologique, con-
servés à ce titre. De ce fait leur structure interne ne peut en général être livrée à
l'examen du public.
I. K ~ Z L E K E D&fuZEtJM,
~SI Budapest. Museum
of Communications. Original model of a loco-
motive, built in 1847 for demonstration pur-
poses in Hungary when the steam engine was
still practically unknown.
r. Musée des transports. Modèle original cons-
truit en 1847 d'une locomotive montrant le
fonctionnement de la machine Ir vapeur, alors
inconnue en Hongrie.

2. K ~ Z L E K E DMUZEUM,
~SI Budapest. Museum
of Communications. An original aircraft engine
(foreground), and its reproduction, side by side.
z. Muste des transports. Modele original d'un
moteur d'avion (au premier plan) et sa repro-
duction.

3. BUDAPESTI TÖRTÉNETI MUZEUM, Budapest.


Museum of History. A Roman water organ
(2nd century): (u) the original bronze pipes
incorporated in a reconstruction; (b) a complete
reconstruction.
3. Musée d'histoire. Orgue à eau romain ( I I si&-
~
cle) : (u) reconstitution avec les tuyaux en bronze
originaux ; (b) reconstitution compltte.
4. &TERREICHISCHES BUNDESBAHN MUSEUM,
Wien. Railway Museum. (a) Original carriage
of a horse-drawn tramway operating between
Linz and Budweis (1828); (6) reproduction built
in 1968 for the National Technical Museum in
Prague, but with, for example, a nylon instead
of a leather hood.
4. Musée des chemins de fer : (a)voiture origi-
nale d'un tramway tiré par des chevaux: qui
était en opération entre Linz et Budweis en
1828 ; (6) autre reproduction construite en 1968
pour le Musée technique de Prague, mais avec
certains matériaux de remplacement ;par exem-
ple, les capots sont en nylon au lieu d'être en
cuir.

J. DEUTSCHES'sEuhr, Miinchen. (a) Repro-


duction of the locomotive Ptfing Bi& originally
built by William Hadley in 1813; (6) recon-
struction of the B e d locomotive built by Borsig
in 1844.
J. (a) Reproduction de la locomotive Pu;.S
Bi& construite par William Hadley en 1813 ;
(6) reconstruction de la locomotive B e d cons-
truite en I 844 par Borsig.

6. MUSEONAZIONALE DELLA SCIENZA E DELLA


TECNICA "LEONARDO DA VINCI", Milano. An
exact copy of Pacinotti's original electro-
magnetic equipment (now in Pisa University).
6. Duplicata éxact de l'équipement électro-
magnétique original de Pacinotti conservé à
l'Institut de physique de l'université de Pise.
Illustrative and demonstration models

Les modèles d'illustration et de démonstration

SYNTHESES A N D SYNOPTIC DESCRIPTIONS


These models attempt to describe a general situation and environment comprising
many elements to whose coexistence it is desired to draw attention.

LES SYNTHESES ET DESCRIPTIONS D'ENSEMBLES


Ces modèles se proposent de décrire une situation générale, une ambiance embrassant
de nombreux déments dont la coexistence doit être marquée.

7. I ~ Z L E K E D É SMuzEuhr,
I Budapest. Museum
of Communications. Model illustrating road
construction in Roman times.
7. Musee des transports. Maquette illustrant la
construction d'une route à l'époque romaine

8. N ~ R O D N Í
TECHNICKÉ MUZEUM, Praha. Na-
tional Technical Museum. Reconstruction (using
actual mining materials) of a coal mine, built
in the basement of the museum.
8. Musee national des sciences e t des techniques.
Reconstitution d'une mine de charbon dquipée
d'objets originaux, construite dans le sous-sol
du "&e.

I
I P

9. ICOHASZATIMUZEUX, Miskolc-Diósgyör.
Hungarian Central Museum of Metallurgy.
Plate rolling: (a) drawing by Salomon de Caus
(1615); (b) diorama in the museum.
9. Musée central hongrois de métallurgie.
Laminage des feuilles (a) de métal : dessin par
Salomon de Caus (1615) ; (b) diorama dans le
musée.
II. DEUTSCHES MUSEUM,München. Recon-
struction of the gun deck of a warship (mid-17th
century).
r r . Reconstitution du pont d'un navire de
guerre (milieu du X V I I ~siècle).

12 DEUTSCHES MUSEUM, München. Reproduc-


tion of the steam engine invented by James
Watt in 1788, built together with a Watt-type
boiler in 1810.
r z . Reproduction de la machine i vapeur inven-
tée par James Watt en 1788, montée avec une
chauditre Watt en 1810.

13. DEUTSCHES MUSEUM,München. Recon-


struction of a coal mine in Upper Bavaria (19th
century).
13. Reconsti&tion d'unc mine de charbon en
haute Bavitre (XIXC siècle).
[Link] occurring at Niagara Falls: (a) aerial 11. PALAISDE LA DÉCOUVERTE,
Paris. Model of
photograph; (b) model shon-ing the position an operating theatre.
of the Falls in 1923, with wires showing the
11. ModPle d'une salle d'opération.
positions in 1842 and 1764.
14. Grosion aux chutes du Niagara: (a) photo
aérienne des chutes ; (b) modtle correspondant
à la situation en 1923 ; les fils de fer montrent
l'ttat des chutes en 1842 et en 1764.
.-
COMPLEX E N T I T I E S
These models represent, and make it possible to describe, a complex functional
entity within which a number of sub-entities are by definition combined.

LES ENSEMBLES
Ces modèles représentent et permettent de décrire un ensemble fonctionnel com-
plexe réunissant par sa conception de nombreux sous-ensembles.

16. VERKEHRSHAUS DER SCHWEIZ, LUZern.


Swiss Museum of Transport and Communica-
tions. The planetarium can also be considered
as a functioning model of a special kind. The
control desk of a Longines planetarium and
the Zeiss planetarium.
16. Musee suisse des transports et communica-
tions. Le planktarium peut aussi Stre considere
comme modèle anime : ici le tableau de con-
trôle d'un planetarium Longines et le plantta-
rium Zeiss.

[Link]-century model showing the tech-


nical installations of the Mannheim theatre
operated.
17. Modèle original du S V I I I ~ siècle des instal-
lations techniques du theatre de Mannheim.
18. KÖZLEKEDÉSI MUZEUM, Budapest. Museum
of Communications. The first steamship on the
Danube: (a) painting on a cabin wall of the ship
Carolina (built in Vienna in 181s); (b) model
(scale I : jo) reconstructed after the painting.
18. Musée des transports. Le premier bateau à
vapeur sur le Danube : (a) tableau ornant le mur
d'une cabine du bateau Carolina construit à
Vienne en 1815 ;(6) modèle du bateau construit
d'après le tableau (échelle I : so).

[Link] MUZEJ,Moskva. Polytech-


nical Museum. The nuclear ice-breaker Lenin. A
model of the vesse (scale I : yo), its itineraries,
cut-out maqueddes of the nuclear reactor and
various machines, can all be studied simulta-
neously.
19,Musée polytechnique. Ensemble fonctionnel
complexe : le brise-glace à propulsion nucléaire
Lénine. On peut voir simultanément une carte
des itinéraires, un modkle du navire au I : 50,
la coupe de la maquette du réacteur nucléare
et diverses pièces de machine.
LO. K ~ Z L E K E D ~ ~ S I Budapest. bhseum
MuzEtrhf,
of Communications. Detailed model of a
recently built Hungarian ocean-going vessel
(scale I : go).
20. Musée des transports. Modèle détaillé d'un
navirc de haute mer hongrois récemment cons-
truit (tchelle I : yo).

z r. NÁRODNÍTECHNICKÉ MUZEUBI,Praha.
National Technical Museum. Model of I 8th-
century windmill, used to pump water from
mines.
2.1. Musée national des sciences et des tech-
niques. Moulin i vent du X V I I I ~ siècle pour
pomper l'eau des mines.
22. KOZLEKED~SI MUZEUM, Budapest. Museum
of Communications. Functioning model of a
funicular railway, 1890 (scale I : 8).
zz. Musk des transports. Modèle animé de
funiculaire, 1890 (échelle I : 8).

21

23. VERKEIIRSHAUS DER SCHWEIZ, Luzern.


Swiss Museum of Transport and Communica-
tions. Cut-away model of steam engine for
narrowgauge railway (Briinig Railways, I 909).
z j . Musée suisse des transports et communica-
tions. Locomotive à vapeur pour voie étroite à
crémaillère (Chemins de fer de Briinig, 1909).
Un modèle de démonstration coupé. 25 9
24. Functioning model of a machine for laying
- - . . railway sleepers (scale I : IO).
14. Modtle animé d’une machine qui pose les
traverses de la voie ferrée (échelle I : IO).

2). PALAISDE LA DÉCOUVERTB, Paris. Working


model of a reactor at the Marcoule Nuclear
Centre.
2j. Modèle animé d’une pile atomique du
centre nucléaire de Marcoule.

260
SUB - E N T I T I E S A N D E L EM E N T S
These present and describe an element or group of elements corresponding to a
simple or relatively simple function.
For certain objects of scientific interest, models are a very convenient way of
presenting, in a clear and durable form, elements which are otherwise difficult to
conserve and observe.
L E S SOUS-ENSEMBLES ET É L É M E N T S
Ils présentent et décrivent un élément ou un groupe d'éléments correspondant à une
fonction simple ou relativement simple.
Pour certains objets d'intérêt scientifique, il est commode de recourir à des modèles
dont l'intér6t est de présenter de fason claire et durable des éléments délicats à con-
server et à observer.

26 27
26. KGZLEKEDÉSI
MUZEUM,
Budapest. Sectioned
model for demonstration purposes of a IZO hp
Krupp-Junkers diesel engine.
26. Coupe partielle d'un moteur Diesel Krupp-
Junkers ( I Z O ch), servant de modtle de démons-
tration.

INFORMATION
27. THE CENTRAL AND PROPA-
GANDA INSTITUTE OF THE SOVIET STATERAIL-
WAYS (CINTI), Moscow. Full-scale model of a
reinforced-concrete railway sleeper, partly in
transparent material to show insets and rein-
forcement.
27. Institut central d'information et de propa-
gande des chemins de fer d'Etat soviétiques.
Modele grandeur nature d'une traverse de voie
ferrée en béton armé rialisie partiellement en
matériau transparent pour montrer les arma-
29
tures du béton.

28. PALAISDE LA DÉCOUVERTE,


Paris. Chicken
embryo.
28. Embryon de poussin.
28
29. PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. Plastic
cast of the heart, the blood vessels, the respir-
atory tracts and the lung vessels.
29. Moulage plastique du cœur, des gros vais-
seaux, des voies respiratoires et des vaisseaux
pulmonaires.
261
COMPARATIVE G R O U P I N G S O F MODELS
In the museum, which allows a comparative study, these serve to draw the attention
of an otherwise unobservant public to the development of a particular phenomenon
or of the technical structure of an apparatus.
LES G R O U P E M E N T S C O M P A R A T I F S DE M O D È L E S
Ils correspondent - au sein du musée, qui permet des études comparatives -à la
volonté d‘attirer l’attention d’un public inattentif sur I’évolution d’un phénomène
ou de la technologie d’un appareil.

30. DAIMLER-BENZ MUSEUM,Stuttgart. The


development of the wheel, represented partly
by originals, partly by reproductions.
30.L’évolution de la roue représentée en partie
par des originaux, en partie par des repro-
ductions.

31. KÖZLEREDÉSI MUZEUM, Budapest. Museuin


of Communications. (u) Model of the old
Elisabeth Bridge in Budapest, destroyed during
the Second World War (scale I : 2,000);
(b) model of the new bridge (I : 2,000).
3r. Musée des transports. (u) Modèle de l’ancien
pont Elisabeth, 2i Budapest, détruit au cours de la
seconde guerre mondiale (échelle I : z 000);
(b) modèle du nouveau pont suspendu (même
échelle).

262
32. PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. How
mitosis (indirect cell division) takes place.
32. Division indirecte ou mitose d'une cellule
animale.

33. PALAISDE LA DPCOUVERTE, Paris. Different


stages in thc embryonic dewlopmcnt of the
newt.
31. Diffkrents sradcs du dévcloppemetit em-
bryonnaire du triton.
Schematic models
Les modèles schématiques

O F T H E TECHNOLOGICAL ORGANIZATION O F C E R T A I N COMPLEX E N T I T I E S


DE L'ORGANISATION T E C H N O L O G I Q U E DE C E R T A I N S E N S E M B L E S

34. KOZLEKED~SI MuzEuì-d, Budapest. Museum JJ. VERKEHRSMUSEUM, Nürnberg. Museum of


of Communications. Model of a steamship Communications. Model railway with control
showing the space taken up by the machinery table.
in relation to the whole vessel. JJ. Musée des transports. Modèle de réseau
34. Musée des transports. Modèle de bateau à ferroviaire avec table de commande.
vapeur montrant le volume occupt. par les
machines par rapport à l'ensemble du bâtiment.

36. I < ~ Z L E ~ L D I hIuzEuhr,


~I Budapcst. Museum
of Communications. Alodel of cross-roads at
the Htttgariara Policy ofCoi,,i,/ittizcaafjuo,I exhibition.
Demonstration by relief models has R far greater
impact than technical dralvings or reproduc-
tions in pcrspectivc.
36. MusCe des transports. Modile d'un carre-
four toutier i l'exposition L a pu/i/iliqttc hongroise
dts tm"poris. La dimonstration faitc avec des
modkles en relief est plus efficiente que celle
de dessins techniques ou de reproductions en
perspective.
37. K~ZLEKEDÉSI MUZELJM,Budapest. Museum
of Communications. Model of a three-level
intersection on the Budapest underground rail-
way (scale I : zoo).
j7. Mus& des transports. Modele de l'intersec-
tion i trois niveaux du métropolitain de Buda-
pest (tchelle I : zoo).

3 8. KOH~SZATI MuzEuhf, Miskolc-Diósgyör.


Hungarian Central Museum of Metallurgy.
Operating model of a blast furnace in which
the tapping process can be demonstrated.
j8. Musée central hongrois de mitallurgie.
Modble d'un haut fourneau permettant la
démonstration de la coulte.
O F T H E FUNCTIONING O F THOSE ENTITIES
It is very often pointless to construct models reproducing a complex technological
entity in faithful detail when the purpose is to describe that entity's broad structural
outline (pages 264-265) or functioning (below). Too much detail can even make it
difficult for the visitor to form a. general view. Accordingly, some models deliber-
ately exhibit only the bare essentials of the object they represent.
DU FONCTIONNEhZENT DE CES ENSEMBLES
I1 est bien souvent inutile d'établir des modèles reproduisant très fidèlement un
ensemble technologique lorsque l'intention est d'en décrire les grandes lignes struc-
turales (p. 264 et 265) ou le fonctionnement (ci-après). Le détail risque meme de nuire
à la formation d'un jugement d'ensemble. Pour cela certains modèles s'appliquent à
présenter des structures dépouillées.

39. Part of an actual blast furnace used as a


model: (a) the model; (6) cross-section of it.
39. Modkle illustrant le chargement d'un haut
fourneau ; (a) vue extérieure ; (6) coupe.

266
40. I<BZLEKEDESI Muzsuar, Budapest. Museum
of Communications. Copy of an original
model of an electric tip-wagon made in 1855
for demonstration purposes.
40. Musée des transports. Copie du modèle
original d'un wagonnet électrique. L'original a
étt construit en 1855 et utilisé pour des dtmons-
trations.

41. POLITEHNI~ESKIJ MUZEJ,Moskva. Poly- 42. K ~ Z L E K E DMuzEuaf:


~SI Budapest. Museum
technical Museum. Sectioned, manually oper- of Communications. Schematic demonstration
ated model showing how a locomotive works model of an electronically controlled lock-gate.
(19th century, scale I : y). ,p. Musée des transports. Modèle de démons-
41. Muste polytechnique. Modèle coupt avec tration schtmatist d'une écluse avec contrôle
commande manuelle ( I Z I X ~siècle, échelle I : j) électronique.
illustrant le fonctionnement d'une locomotive.
SCIENTIFIC AND TECHNOLOGICAL MODELS
In certain cases, the model can only aim to convey in conventional terms something
which cannot be represented in real-life form (fig. 43-46).
The theoretical developments of certain disciplines result in the invention of
systems which can be neither understood nor appreciated by the uninitiated. It is
to some extent possible to bring these ideas to life through models which, while
inevitably imperfect, can nevertheless give some idea of them to the layman by
concentrating on aspects that lend themselves most readily to illustration (fig. 47-JI).
L E S M O D I ~ L E SS C I E N T I F I Q U E S ET TECHNOLOGIQUES
Dans certains cas, le modèle doit accepter de traduire conventionnellement ce qu'il
ne peut pas représenter par des Cléments conformes à la réalité (fig. 43-46).
Les développements théoriques de certaines disciplines conduisent à la conception
de systèmes dont l'accès et l'intér$t se trouvent interdits au non-initié. I1 est dans
une certaine mesure possible de matérialiser ces conceptions par des modèles, tou-
jours imparfaits, mais susceptibles de faire appréhender ces conceptions à travers
quelques-uns de leurs aspects le plus facilement illustrables (fig. 4 7 - j ~ ) .

43. PALAIS DE LA DÉCOUVERTE, Paris. Working


model showing the fundamental principles of
eclipses: here the moon has partially entered
the shadow cast by the earth.
43. Maquette animée montrant le principe du
phénomène des éclipses : ici, la Lune est entrée
partiellement dans le cône d'ombre terrestre.

268
[Link] L A D~COUVERTE, Paris. Controllcd
mutation of the fruit fly (Drosophh) caused by
the action of X-rays.
44. Mutation dirigée chez la mouche du vinaigre
(drosophile) sous l'action des rayons X.

4j. PALAISDE L A DÉCOUVERTE, Paris. Explora-


tion of thyroid function by radio-active iodine.
.II/. Exploration de la fonction thyroïdienne par
l'iode radio-actif.

46. POLYTEHNI~ESLIJ MUZEJ, Moskva. Poly-


technical Museum. Two diEerent types of model
illustrating electrical circuits in motor-cars.
46. Musée polytechnique. Deux types de
modeles en relief des équipements Clectriques de
voiture automobile.

. .. .. .
. ... .. . . ... . . -
47. PALAISDE L A D~COUVERTE,
Paris. Illustration
of matheniarical models.
47. Illustr:irion de moddes mathématiques.

48. PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. Model of


a sodium chloride crystal (scale: I : 400,000,000).
48. Modèle d'un cristal de chIorure de sodium
(bchelle : I : 400 o00 000).

49. DEUTSCHES MuSEuhf, Miinchen. The plan,


structure and formal representation of a macro-
molecule.
49. Modtle idéal et modèle matériel; on peut
examiner simultanément le plan, la structure et
la représentation géomitrique d'une macro-
molécule.
JI. PALAIS Paris. The hered-
DE L A DÉCOUVERTE,
itp lottery.
I r . La loterie de l'hérédité.

J O . PALAIS Paris. Molecular


DE LA DÉCOUVERTE,
model of cellulose.
10. Modèle moléculaire de la cellulose.

The experiment
L'expérience
This offers a better access to knowledge of the phenomena which control man's
environment and man himself. It allows the public to make the acquaintance of
simple phenomena at first hand.
Elle permet un meilleur accès à la connaissance des phénomènes qui régissent l'envi-
ronnement de l'homme et l'homme lui-meme. Elle peut permettre au public d'abor-
der lui-même des phénomènes simples.

JI. DEUTSCHES MusEuhi, Miinchen. Model to


demonstrate the principle of the gyroscope.
JZ. Modèle de démonstration : l'application du
principe du gyroscope.
JJ, PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. Compo-
sition of two vibratory movements.
JJ. Composition de deux mouvements vibra-
toires.
PALAIS DE LA DÉCOUVERTE, Paris. De:mc)n-
ttion of a kinetic principle.
Conservation du moment cinétique

EMPLOY T H E SERVICES O F A Q U A L I F I E D DEMONSTRATOR

FAIRE APPEL À U N EXPÉRIMENTATEUR QUALIBIÉ DONT ELLE ILLUSTRE


L' E X P os6

j 7 . PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. Participa-


tion of a visitor in an experiment. Surface
electrodes register variations in electric potential
produced by cerebral activity which are read
from an electro-encephalograph and oscillo-
graph.
17. Participation du visiteur à une expérience :
des électrodes de surface recueillent les varia-
tions de potentiel électrique produit par l'acti-
vit6 cérttbrale. Les tracés s'inscrivent sur l'tlec-
tro-encéphalographe et sur l'oscillographe.

jj. DEUTSCHES MusEuhr, Miinchen. Using up j 6 . PALAISDE LA DACOUVERTE, Paris. Static


to 1.1 million volts to simulate the action of electricity: a visitor receiving z50,ooo volts.
lightning striking a house. j6. Électrostatique : une visiteuse portée i
jj. bfodtle de dtmonstration imitant les effets 7.50 o00 volts.
de la foudre sur des maisons (avec tensions pou-
vant atteindre I,I million de volts).
18. PALAIS Paris. A school
DE LA D~COUVERTE,
group watching experiments in inorganic
chemistry.
18. Un groupe scolaire assistant des expt-
riences de chimie minérale.

j 7 . PALAISDE LA DÉCOUVERTE, Paris. Anatomi-


ca! details of a sheep's heart can be seen by all
of the audience on the television screens.
j 7 . Les détails anatomiques d'un cœur de mou-
ton apparaissent sur les tcrans de télévision.

GIVE T H E VISITOR A N OPPORTUNITY TO TEST HIS KNOWLEDGE

D O N N E R AU VISITEUR U N E O C C A S I O N D E C O N T R ~ L E RS E S C O N N A I S S A N C E S

60. PALAISDE LA DÉCOUVERTE,


Paris. Worlr-
benches for visitors.
60. Tables de travail a la disposition des visi-
teurs.

61. PALAIS DE LA DÉCOUVERTE,


Paris. Electricity
section: a test experiment.
[Link] expérience test dans la section de l'élec-
tricitt.
'73
Museum notes Chronique

The regional museum as a cultural centre

.
“In many towns in America , , the museum or During the 19th century, Americans adopted a
art gallery constitutes, along with the church, vigorous faith in public education, a faith that
the main community centre, where one meets extended to the museum; a 1962 survey showed
neighbours and spends leisure hours acquiring that 80 per cent of all museums in the United
skills and learning hobbies. .. . Anyone asso- States conducted broad-based educational and
ciated with a museum or art gallery there enjoys cultural programmes. These museums obviously
a considerable social status.” Douglas Allen, agreed with Gian-Carlo Menotti that “art
sometime Director of the Royal Scottish should be an act of love toward humanity, not
Museum at Edinburgh, made this remark after a specialized message to the initiated few”.
a. visit to the United States in 1960. Nearly every Regional museums throughout the world
member of the museum profession from over- usually gladly adopted this broadened view of
seas is fascinated by the varied educational the museum’s functions. In collecting objects of
and cultural programmes of American museums, a more or less well-defined region constituting a
62. MORAVSICI MUSEUM,Brno. The opening and especially the regional ones; they often natural, historical and cultural entity, the regio-
ceremony at Mendel‘s Congress in the new Brno constitute true social and cultural centres for nal museum rarely obtained masterpieces of
Opera House (19Gj). their communities. superb quality and universal appeal. Yet
62. Cérémonie d‘ouverture du Congres organisé The museum has come a long way since its regional differences in natural attractions, tra-
en l’honneur de Mendel au nouvel Opéra de first appearance in Europe. The picture galleries ditions, architecture, arts and crafts, costumes
Brno en 1965. and curio cabinets from which it sprang were and foods were important and inspiriting for
playthings of aristocratic collectors and connois- the regional museum’s audience. Area residents,
seurs. The emphasis was ever upon collection, including perceptive children, could take pride
and Lewis Mumford was not far wrong when in regional distinctiveness so much in contrast
he said that the 18th century “in its own phase with the tiresome monotony of many trappings
of sterility converted the curio cabinet of the of modern life such as uniform motorways
country house and the loot heap of the ruling apartment buildings, supermarkets, filling sta-
dynasty into the public museum”. Certainly the tions and neon signs. Regional colour also
founding of the British Museum and the Louvre attracted visiting tourists who are providing a
suggested this conclusion. The museum’s rising proportion of economic support for
audience, in the beginning, was the educated museums.
few-collectors, connoisseurs, and scholars- The Moravian Museum at Brno in Czecho-
and the ordinary citizen entered its solemn slovakia sets an excellent example in stressing
portals with considerable reluctance and timi- its regional heritage. The area is remarkably rich
dity. In colloquial language, “museum” became in the caves and remains of prehistoric man;
a derogatory word, roughly equivalent to hence, the museum conducts excavations and
“mausoleum”, and today the public still com- häs built a separate institute named Anthropos;
plains of “museum feet” and smiles at “museum which includes exhibits such as the unique
pieces”. There is the anecdote of the youngster L”estronice Ve/[Link]-of interest to all scholars-
who, after a school visit to a natural-history and a huge, woolly mammoth, the favourite of
museum, told his mother the teacher had taken every visiting child. Gregor Mendel for ten
them to see a dead circus. years conducted his outstanding experiments in
Yet the museum ultimately developed educa- genetics at the Augustinian Monastery in
tional functions. It not only collected and pre- Brno, and the museum in 1965, on the centennial
served pictures, cultural objects and scientific of Mendel’s most famed publication, established
specimens, but also studied, exhibited and a Mendel Memorial Hall in the old monastery.
interpreted them. In Sweden, Artur Hazelius These unique regional attractions steal the
established Nordiska Museet at Stockholm in limelight from the more usual, though still
1873 and then the first true outdoor or open-air distinctive, collections of architecture, paint-
museum at Skansen. Scandinavian and European ings, farm implements, and costumes of the area
folk museums began to attract a wider audience; (fig. 62).
they employed appealing exhibition techniques, In the United States the development of fifty
developed period rooms, and used music, separate states, each with its own governmental
drama and dancing to enliven their collections system, led naturally enough to the establish-
of folk materials. When the museum appeared ment of regional museums in each of them. An
in the New World in the late 18th century, it outstanding example, but only one among
took on a more democratic form, and public many, is the State Historical Society of Wiscon-
enlightenment or education often became its sin with a central museum at its headquarters in
chief purpose. The early American historical Madison, four branch museums scattered about
societies were proud of American contributions the state including an outdoor museum of
to republican government and society and were Wisconsin life of about seventy-five years ago
determined to preserve in library and museum (fig. 63), and a mobile history museum visiting
I . See Mzi~eum,Vol. XXII, No. I, 1969. p. I.
the evidences of the revolutionary era. Charles the small towns of the state. These museums are
Willson Peale’s Philadelphia Museum tc-ith its rich in prehistoric Indian artefacts, historical
varied and ingenious natural history exhibits portraiture and inconography, and social history,
and forthright historical portraiture pioneered and the Historical Society also maintains vigor-
274 in both museum display and popular education. ous library, archaeological research, historic
site preservation, and publication activities. weavers, potters and goldsmiths actually at regional museums throughout the world havc
The society receives state and private support in work, and music and dance arena (fig. 64). adopted enthusiastically the concept of the
excess of $I million per year. [Link] local Africans call the Uganda Museum museum as an educational and cultural centre.
The world-wide social revolution under way at Kampala2 “the house of charms”; some are The Stora Kopparberg Museum in Falun,‘
since the First World War has caused museums afraid to visit it because of spirits thought to live Sweden, epitomizes the developing course of
everywhere to emphasize education. The devel- there, and others leave offerings in front of the regional museum in the mid-20th century.
oping nations realize the importance of mu- its reconstruction of a popular shrine. Visitors The museum’s collections reflect a province
seums, for in societies where the percentage of join the attendants in playing exuberantly the notable in Swedish political and industrial
literacy is low, the museum is a practical traditional musical instruments (fig. 6~). history (fig. 7 0 ) (the great copper mountain at
approach to rapid public enlightenment. In In India the Madras Government Museum Falun was mined as early as 1288) and renowned
Africa the multiplicity of languages further provides guides for visitors who cannot read as well for its local decorative arts: aall paint-
enhances the significance of objects, and mu- labels, has designed a colourful new children’s ings, wood-carvings, costumes and coppersmith-
seums teach their audiences in a very direct way. gallery with youth-scaled exhibits to give a ing. Upon the basis of a collection rich in these
Developing countries do not possess the ela- glimpse of the entire panorama of Indian life pre-industrial objects, the museum now actively
borate cultural apparatus found in Europe and (fig. 661,and keeps a semicircular auditorium in sponsors a broad programme of handicrafts,
the United States. Often a museum is the only constant use for concerts, dramatic performances graphic arts, folk music and drama. Although
cultural centre for a large region. Many African and various educational activities (fig. 67). A it encourages advanced design in ceramics,
museums, though nationally organized and museum directed towards a largely illiterate metals, wood and textiles, the museum may also
supported, are small and youthfuI; both their audience shouId be general and not overspecial- be the destination of a group of native fiddlers
collections and audiences have strong regional ized; in the Sarawak Museum3 at Kuching in in traditional costume, gathering for an evening
flavour. Thus, the Jos Museum in Northern Ni- Borneo, the multi-racial, extremely interested
geria exhibits the archaeology, art and industrial public wants plenty to look at and argue about.
materials of that region and has a small zoo and This clientele makes its museum a living centre, L. See Merrick Poznansky, “The Uganda Museum,
Almxm, Vol. XVI, No. 3, 1963, p. 149-162 and
botanic garden. Unesco has established there a sometimes overcrowded but exciting and gay Kampala”, William Bishop, “The Uganda Museum, Kampala”, Xumm,
bilingual museum training centre for all (fig. 69). The tremendous surge of the new Vol. X W , NO.2 , 1964, p. 99-105.
Tropical Africa. The indigenous Ghana National literacy attracts young people to the museum 3. See T. Harrisson, “The Sarawak Museum, a Living
Cultural Centre in Kumasi is indeed a regional and has caused its educational programme to Centre in a Far Country”, Alzimim,, Vol. XVI, No. 4, 19G3,
p. 234-246.
museum with its reconstructed Ashanti Chief’s double in five years (fig. 68). 4. See Ainar Stenklo, ‘“The Stora Kopparberg Museum,
house, native hut compound, wood carvers, Thus, progressive museum professionals in Falun”, hlmm, Vol. XX, No. 3, 1967, p. 218-219.
. . . . .. . .” -1 -

63. STATEHISTORICAL SOCIETY MUSEUM, Madi-


son, Wisconsin. The State Historical Society of
Wisconsin has assembled an open-air museum
which includes: (from left to right) the harness
and hardware shop, the millinery store, the bar-
ber’s shop, the pharmacy (with the horse-drawn
omnibus in front).
63. La State Historical Society du Wisconsin a
amtnagé un musée de plein air. De gauche à
droite : les boutiques du bourrelier, du quincail-
lier, de la modiste. Le salon de coiffure et la
pharmacie devant laquelle stationne l’omnibus
hippomobile.

64. GHANANATIONALCULTURALCENTRE,
Kumasi. Demonstration of the Adowa dance
by a traditional dance group.
6 4 Danse adoua exécutée par un groupe de
danseurs traditionnels.
6~. UGANDAMUSEUM,Kampala. Museum
attendants demonstrate thc traditiona .1 musical
instruments.
. membres du personnel du mu:;ée jouent
6 ~ Des
pour le public des instruments de musique
traditionnels.

of playing the old familiar tunes for their own travelling exhibits are all co-ordinated in this
pleasure (fig. 71).Individual and group instruc- programme. The Japanese Museum Law of I 9 3 I
tion in all the arts, an average of twenty exhibi- stated that museums should be concerned not
tions a year, and numerous concerts of provincial only with preservation and exhibition but also
music played by musicians of the region are with research and especially education. A
evidence that the tradition of artistic excellence striking phenomenon of modern Japanese life is
in Dalicsrlia is being not only preserved but the constant presence of groups of well-prepared
energetically extended by its principal regional school children visiting the museums and his-
museum (fig. 72). toric sites of their country. The trips are usually
Yet there are dangers in the concept of the made by rail or bus on school days and closely
museum as a cultural centre. linked with the regular curriculum.
Today some museums, many of them regio- Most regional museums supplement formal
nal and especially in the United States, are lectures with demonstrations and motion
calling themselves art centres. They possess pictures. The Museum of Electricity in Osaka,
few, if any, permanent collections and do little Japan, for example, has exhibits and demonstra-
scholarly research. Instead they arrange travel- tions of the principles of electricity, devotes an
ling or especially organized loan exhibitions entire floor to atomic energy, and possesses a
and frequently offer concerts, films, plays, planetarium and, on the roof, an astronomical
dance programmes and other performing arts telescope. Science museums, all-important in
activities. Thoughtful critics have wondered interpreting the scientific revolution that
whcther these museums, in ceasing to be “the transforms the contemporary world, are still
attics of civilization”, go too far in exhibiting rare outside the Soviet Union, Europe, and the
masterpieces of painting for charity drives or United States.‘j Yet much scientific equipment
balls and in popularizing capsule displays such is plentiful and comparatively inexpensive, for
as Im’t Srience F w ? or Five Nimites of example, the new smaller planetaria that so
American H~J,~o~+J*. If a museum thus abdicates vividly give meaning to the space age. The
its educational function and instead merely museum can furnish continuing education for
66. GOVERNMENT MUSEUM,
Egmore, Madras. entertains, it will not last for long. adults; in Czechoslovakia, for example, “People’s
The Children’s Gallery. A group of school- The educational programmes of most regional Universities” co-operate with the museums in
children in the gallery. museums stress guided tours or gallery talks, providing exhibits, illustrated lectures, films,
nature trails or field trips, for both adults and demonstrations and excursions. This is in line
66. Galerie des enfants. Un groupe d‘écoliers school groups. The latter offer special oppor- with the view of Eastern Europe that an import-
. dans la galerie. tunities; though youngsters lack much adult ant mission of museums is to build socialism
background knowledge, they are excellent spon- and that the popular revolutionary movements,
taneous observers (with minds as absorbent as the history of the rise of labour, and the present
blotting paper) and often constitute the brightest aims of the State should be stressed. In the Soviet
and most inspiring of all museum guests. They Union this enthusiasm for the recent past has
should receive good class-room instruction resulted in “People’s Museums” staffed entirely
before they make their exciting visit, and the by volunteers. Workers, farmers on the collec-
well-run museum will send the class-room tive farms, teachers, agronomists, engineers
teacher advance study kits that include publica- and students spend their leisure time in collect-
5 . See “Museums in the Ukraine”, Aliiseum, Vol. XIX, tions, audio-visual materials, and even actual ob- ing, exhibiting and interpreting materials and
No. 3, 1966. jects. Some of the forty-eight regional museums elect their own museum council and director.
6. See ‘‘Museums of Science and Technology”, ilfumim,
Vol. XX, NO. 3, 1967. in the Ukraine have outstanding educational The People’s Museum of History in Pavlograd
programme^.^ The National Museum of Ulrrai- (Dnepropetrovsk) has a volunteer staf‘f of IOO
nian Art in Kiev, for example, carefully organizes working under the direction of a retired teacher;
school group visits as part of the school cur- these museums are the creation of the people
276 riculum; guided tours, films and slides, and themselves, part of their daily lives.
Many regional art musems conduct adult and of the art museum, and history and science
junior classes of painting, sculpture, decorative museums also can advantageously sponsor them.
arts, handicrafts and puppeteering. In Mexico The cultural activity of a community suffers
the National Institute of Indian Studies n,orks when the performing arts and art centres are
11-ith the National hfuseum of Folk Arts and considered “living” and the already established
Industry, Mexico, D.F., in employing regional museums and galleries “dead”. Thus museum
museums to improve the authenticity and crafts- adult education programmes, relatively new in
manship of folk art objects made in homes and Africa or South-East Asia, are made highly
small shops for the tourist trade.’ The Regional palatable by association with performances of
hruseum at Tlaquepaque, Jalisco, specializes in traditional music, drama and dance. The Sunday
pottery instruction, and that at Uruapan. gamelang concerts in the Djakarta Museum, for
hlichoacin, in mood and lacquer. The new example, lure throngs of delighted Indonesians
Regional hfuseum of the Northwest at Alamos. into the museum.
Sonora, one of several planned museums near A good regional museum fosters education
the United States border, contains beautiful and culture within its malls but also provides
examples of Mexican folk art and attracts visi- extension services that reach throughout its 67. GOVERNMENT MusEubf, Egmore, Madras.
tors from the south-western United States as well area. It may have local branches, affiliates, or The museum theatre is a great resource of the
as natives of Mexico. The government hopes chapters to which it sends exhibitions, lectures, cultural programme.
that the museum will inspire pride in Mexican programmes and performing arts groups. The
cultural contributions and eventually stimulate central museum distributes its publications 67. Le thkâtre du musée est un important élt-
an indigenous regional art. By doing this, throughout the region, perhaps maintains ment du programme culturel.
Mexicans will resist cultural influences from junior clubs in the schools, and conducts regular
north of the border. radio and television programmes. A few regional
Temporary exhibitions, either of a museum’s museums maintain “artmobiles”, “history-
own collection or borrowed or rented from mobiles” or “museomobiles” that carry carefully
outside, attract heavy visitation. They normally chosen exhibits to the small towns and villages
open with a reception, lecture, dinner, or some of the region. Two excellent regional organiza-
other gala event that attracts much public and tions in the United States with varied, wide-
newspaper notice. All this activity has strong spread, and dynamic programmes are the Virginia
social and cultural connotations. The museum Museum of Fine Arts, Richmonds (fig. 7 j , 77).
becomes a fashionable place; the large number and the Illinois State Museum of Natural
of persons studying there, attending special History and Art, Springfield (fig. 76,79).
exhibitions and openings, or in the United There should be a cultural ebb and flow be-
States or the Soviet Union even serving as tween the regional museum and its local affiliates
volunteer staff, gives the place a social and or branches. Local chapter members will make a
cultural aura. Classic, foreign, or avant-garde pilgrimage to the central museum to visit a
films are installed easily in the museum audi- temporary exhibit or attend a concert or play.
torium, or a chamber music series or children’s They may well go to a reception or dine to-
concerts. Denmark‘s Louisiana Museum (foun- gether at the museum. The regional museum, on
ded in 1gj8) held fifty concerts during its first its part, may dispatch a circulating exhibit to its
year, music in an intimate setting made festive local affiliates and send the director, curator, or
with torches in the gardens, flowers, candles and visiting authority for a lecture or perhaps a
a fire burning in the fireplace. The museum also skilled craftsman to conduct a demonstration.
offers films, dramatic performances, jazz, and The Silesian hfuseum in Wroclaw, Poland, has
poetry recitals (fig. 73). The Ethnographical in a period of ten years circulated about one
Museum in Neuchâtel, Switzerland, made the hundred exhibitions to co-operating local
dances of Java, Borneo and Bali “animated museums, houses of culture, workers’ clubs,
hieroglyphs” for the visual arts of the temporary and other community educational and social
exhibition., The Idands of the Gods (fig. 74, 76). organizations in a thousand localities and to a 68. SARAWAK PVfusEuhr, Kuching. Secondary-
A regional museum is usually wise to welcome total audience of a million and a half. As the school children visiting the museum.
the performing arts as part of its programme. performing arts become more common func-
They form a lively supplement to the visual arts tions of the regional museum, it may send a 68. Les éltves d’une kcole secondaire visitant le
musée.

69. SARAWAK h , h S E U & f , Kuching. A Kenyah


maiden performs the hornbill feather dance.
69. Jeune fille Kenyah extcutant la danse des
plumes du calao.

7. See “Daniel Rubin de la B?rb?lld: The National


Museum of Folk Arts and Industry, Mexico”, hftmtdm, Vol.
XV, No. I,1962,p. 38-49.
8. See Muriel El. Christison, “The Virginia Museum of
Fine Arts’ Artmobile, Richmond, Virginia”, A h w a , Vol.
VIII, No. Z , ~grj,p. 12.5-131.
70. STORA KOPPARBERGWERKS MUSEUM, Falun.
Demonstration of the hatcheling of flax for a
school group.
70. Démonstration du sérançage du lin devant
un groupe d‘koliers.

[Link]
MUSEUM,
Falun.
Local fiddlers giving a concert in the foyer of the
museum.
71. Violonistes locaux donnant un concert dans
le foyer du musée.

professional concert or theatre group to its Thus the museums of the United Kingdom form combination of them, has become a community
affiliates, who will make detailed arrangements themselves into area councils in order to use centre that enhances the cultural distinctiveness
for the group’s local appearances. wisely grants from the national government and of the region. It specializes in education and
The chief problem of the museum movement foundations. An area museum council may enlightenment. It differs from the school and the
throughout the world today is what to do about organize circulating exhibits, establish a con- university in that its programme concentrates
the small, inadequately financed and staffed servation laboratory, sponsor co-operative upon the exhibition and interpretation of objects.
local museum. As Sir Edward Boyle, Minister of research projects and promote school services. The tone of its instruction is more individual,
Education in the United Kingdom, remarked re- It may hire a conservator, taxidermist, archae- personal, informal and sensitive than that of the
cently, “Too often local museums are regarded ologist, exhibits designer, or other technical class-room. The museum can combine its
as being lifeless buildings filled with desic- specialist to serve the entire region. The mu- traditional presentation of the visual arts with the
cated objects, and having little attraction except seums within the area communicate with each exciting showmanship of the performing arts.
for devoted and perhaps desiccated scholars”. other about recent acquisitions, objects needed A first-class museum with sensitive perception
The sub-standard community museum, often or available, and special exhibits and pro- of community cultural needs and an articulate
open only a few hours a week with dusty, ill- grammes. Poland has a plan to provide museum programme for meeting them attracts public
preserved collections, old-fashioned glass cases, services for the entire nation with three art and patronage and support. Its varied, many-layered
and sterile programme, tarnishes the image of historical collections as national museums in activities appeal to all age groups and often
the whole museum profession in the eyes of the Warsaw, Poman and Cracow, ten regional secure family attendance. It becomes known as
public. Even when the numerous small outdoor museums of predominantly historical and folk a place where the community goes to enjoy
folk museums of Scandinavia succeed in meeting character in thickly populated centres, and a many of the good and beautiful things of life,
their modest operating expenses, often with the number of local and branch museums. France but a friendly place with a dynamic programme.
enthusiastic volunteer support of the youthful has a similar nationally organized museum The good regional museum also has become
segment of the community, they frequently service with strong regional museums. In the an educational and cultural power-house for its
supply inadequate maintenance so that the old United States, the financing of museums is still hinterland. It actively extends its programmes
structures in their charge slowly deteriorate. largely in private hands, and the dozen regional beyond its walls and co-operates with branches,
In the United States, the small art museum that museum conferences affiliated with the American affiliates and other like-minded organizations to
tries to exhibit a panorama of world art is Association of Museums are purely voluntary spread the influence of its collections and staff.
hampered by the high prices of even third-rate meetings of professionals. There is, however, a The central museum engages in a lively dialogue
paintings and the scarcity of excellent directors; movement in several states to establish co- with its outlying region, and people, objects
too often it becomes a kind of phrenetic art ordinated systems of museums with state funds and ideas flow in both directions. The museum
centre with numerous social activities and fads distributed according to the number of students communicates with this area audience through
but with little sound cultural content. A strong in school groups served by the individual news releases, radio, television, publications,
and active regional museum can furnish the museums. film, exhibitions and other techniques. The
collcctions and technical know-how to trans- Regional museums can work. together to high-grade regional museum maintains cordial
form small, weak local museums into valuable advance museum professionalization in their relations with other area museums, especially
cultural outposts. Knud Jensen, founder of areas. A co-operative conservation laboratory at the small ones, and furnishes leadership in
Louisiana Museum, near Copenhagen, thinks the Allen Art Museum on the campus of Oberlin attaining higher professional standards, the
that the regional museum should become decen- College in Ohio serves eleven museums co-operative solution of common museum
tralized-“sort of a cultural chain-store with and an area within a radius of joo miles. problems, and the wise strengthening of local
branches in the suburbs, the dormitory towns, or Regional museum conferences bring staff mem- efforts.
out in the country”, all blooming local cultural bers together periodically to discuss professional All those who serve a regional museum thus
centres that benefit the programme of the problems and techniques. Sometimes smallermu- have great opportunities to create a refreshing
“mother-museum”. seums send staff representatives to the regional venturesome cultural centre that mill ever seek
Sometimes regional museums help implement museum for observation or an apprentice- truth and beauty. While it preserves the cultural
a national scheme for museum improvement. ship. Informal meetings at conferences fre- objects and traditions of the past, it accentuates
quently result in organizing circulating exhibits their meaning for the present, agreeing with
gathered from museums within the region or Thomas Jefferson that “the earth belongs always
imported co-operativelyfrom outside. to the living generation”.
The good regional museum, then, whether its
278 collections feature art, history, science, or some EDWARD
P. ALEXANDER
Le musée régional, centre culturel

“Dans de nombreusrs villes d’Amérique... le les témoignages de l’tpoqut: rkvolutionnaire.


musée ou la galerie d’art constitue, avec l’tglise, Le Musée Charles Willson Peale de Philadel-
le principal centre communautaire où l’on phie, avec ses expositions variées et ingénieuses
rencontre ses voisins et où l’on passe ses d’histoire naturelle et ses représentations
moments de loisirs en apprenant à bricoler de sans complaisance de l’histoire, a fait euvre de
façon utile et distrayante ... Dans ce pays, qui- pionnier tant en matiere de présentation muséo-
conque participe aux activités d’un musée ou graphique que dans le domaine de l’éducation
d’une galerie d’art, jouit d’une importante populaire. Au cours du X I X ~siècle, les Améri-
considtration sociale”. Ainsi s’exprimait cains se sont mis à croire avec ferveur aux vertus
Douglas Allen, ancien directeur du Royal de l’éducation du public, et cette foi a gagné
Scottish Museum d’Edimbourg, au retour d’un les musées ; une enquéte menée en 1962 a mon-
voyage aux fitats-Unis en 1960. La quasi-tota- tré que 80 ;h de tous les musées des Etats-Unis
lit6 des membres de la profession muséologique ont de vastes programmes éducatifs et cultu-
venus de l’étranger sont émerveillés par la variété rels. Les responsables de ces musées ont certai- MUSEUM,
72. STORAKOPPARBERGWERKS Falun.
des programmes éducatifs et culturels des mustes nement la conviction, comme Gian-Carlo Chamber music concert on ancient instruments.
américains, en particulier des musées régionaux ; Menotti, que “l’art doit etre un acte d’amour The music room also has recording facilities.
ceux-ci sont souvent d‘authentiques centres envers l’humanité, non un message spécialist
sociaux et culturels pour la collectiuité. conçu à l‘intention de rares initits”. 72. Concert de musique de chambre exécutt
Le musée a parcouru un long chemin depuis D’une manihre générale, les musées régio- avec des instruments anciens. La salle de musique
sa première apparition en Europe. I1 est né des naux du monde entier ont volontiers adopté cette est également équipée pour l’enregistrement.
galeries de tableaux et des cabinets de curiosités, conception élargie des fonctions du musée. En
jouets d’aristocrates collectionneurs et amateurs rassemblant des objets provenant d’une rtgion
d’art. Collectionner était toujours considért plus ou moins bien définie, formant une entité
comme l’essentiel et Lewis Mumford ne se naturelle, historique et culturelle, le musée régio-
trompe pas tellement lorsqu’il dit que le nal acquiert rarement des chefs-d’euvre de
X V I I I ~ sitcle, “dans la phase de stérilité qui lui qualité exceptionnelle et d’attrait universel.
est propre, a transformé en musée public le Mais le public de ces musées est très sensible
cabinet de curiosités des résidences seigneuriales aux différences régionales qui concernent les sites
et le butin accumulé par la dynastie gouver- naturels, les traditions, l’architecture, les arts
nante”. Sans doute cette conclusion lui est-elle artisanaux, les costumes et l’alimentation. La
inspirée par la création du British Museum et population locale, mème certains enfants parti-
du Louvre. Le musée était à l’origine fréquenté culièrement réceptifs, peuvent tirer une cer-
par l’élite intellectuelle - collectionneurs, ama- taine fierté de leur particularisme régional qui
teurs et savants - et le citoyen ordinaire ne contraste si fort avec la monotonie lassante de
franchissait son portail solennel qu’avec force nombreuses créations artificielles de la vie
hésitation et timidité. Dans le langage familier, moderne : autoroutes uniformes, immeubles
le terme de “musée” devint péjoratif, presque d’habitation, supermarchés, postes d’essence et
Cquivalent de “mausolée” et le public se plaint enseignes au néon. En outre la couleur Iocale
aujourd’hui encore de la fatigue qu’occasionne attire les touristes qui contribuent ainsi pour
la visite d’un musée et ne peut s’emp6cher d’es- une part croissante au soutien économique des
quisser un sourire en parlant de “pieces de musées.
musée”. Un jeune garçon, au retour d’une visite Le Musée morave de Brno, en Tchécoslova-
avec son école au musée d‘histoire naturelle, ne quie, offre à cet égard un excellent exemple de
racontait-il pas à sa mère que le maître les avait mise en valeur du patrimoine régional. La
emmenés voir un “cirque mort”. Moravie est d’une richesse remarquable en
Cependant, le musée s’est finalement donné grottes et vestiges de l’homme préhistorique. Le
une fonction éducative. I1 ne s’est plus born6 à musée dirige des fouilles et il a construit un
rassembler et à conserver des tableaus, des tdifice distinct, l’Institut Anthropos l, dans
objets culturels et des spkcimens scientifiques, lequel sont exposés des objets uniques tels que
il les a également étudiés, exposts et interprétés. la I’énzu dr I7estrotiice, d‘un grand intérêt pour
En Sutde, Artur Hazelius a crét en 1873, à tous les érudits, ainsi qu’un énorme mammouth
Stockholm, le Nordislra Museet, puis i Skansen à longs poils, favori de tous les enfants. Pen-
le premier véritable musée de plein air. Les dant dix ans, Gregor Mendel a réalisé ses remar-
musées du folklore, dans les pays Scandinaves quables expériences de gtnétique au monastere
et dans le reste de l’Europe, commencerent à des Augustins de Brno et, en 196j, année du
attirer un public plus etendu ; ils utiliskrent centenaire de la publication de son ouvrage le 73. LOUISIANA,
Humlebzk. The Danish Ballet
des techniques d’exposition attrayantes, cré- plus célèbre, le musée a aménagé dans le vieux and Music Festival opened in the museum
&rent dcs salles par époque et utilistrent la monastère, une salle commémorative Mendel. grounds with an outdoor recital.
musique, le théàtre et la danse pour animer leurs Ces phles d’attraction rtgionaux exceptionnels
73. Le Festival de ballet et de musique du
collections. Lorsque le musée fit son apparition prennent le devant de la sctne et rejettent un
Danemark est inauguré au muste par un recital
dans le Nouveau Monde, à la fin du X V I I I ~ peu dans l’ombre les collections plus classiques,
en plein air.
siècle, il prit une forme plus démocratique et se mais non moins inttressantes, d’architecture, de
fixa souvent pour objectif principal d’éclairer ou peinture, d’outils agricoles et de costumes de la
d’éduquer le public. Les premières sociétés région (fig. 62).
d’histoire qui se constituèrent en Amérique Aux Etats-Unis, la formation de cinquante I. Voir A h e m , vol. XXII, no I, 1969, p. I.
étaient fitres de la contribution américaine à la États distincts dotés chacun de son propre sys-
formation de la communautt et du gouverne- tème de gouvernement a conduit assez naturel-
ment républicains, et elles Ctaient décidées à lement à,la création de musées régionaux dans
conserver dans des bibliothtques et des musées chaque Etat. Citons un exemple remarquable 279
parmi tant d’autres : celui de la State Hikorical différentes activités éducatives (fig. 67). Un bien souvent les visiteurs les plus intelligents et
Society du Wisconsin qui possède un musée musée destiné à un public en majeure partie les plus intéressants. I1 est bon qu’une leçon prb-
central à Madison, où elle a son siège, quatre analphabète doit rester dans le général et ne pas paratoire leur soit donnée à l‘école, avant la
musées annexes en divers points de l’État se spécialiser à I’excks. Au musée du Sarawak 3, visite, et que le musée envoie pour cela au
(parmi lesquels un musée de plein air, qui est la à Kuching, dans l’ile de Bornéo, le public maitre des kits Cducatifs comprenant des publi-
reconstitution de la vie que l’on menait dans cet d’origine raciale très diverse et d‘une conduite cations, du matériel audio-visuel et parfois
État il y a environ soixante-quinze ans [fig. 631) esemplaire, veut avoir beaucoup de choses à même des objets. Parmi les quarante-huit musées
et un musée mobile d’histoire qui visite les peti- regarder et à discuter, ce qui fait du musée un régionaux ukrainiens quelques-uns ont des
tes agglomérations. Ces musées sont riches en centre vivant, parfois encombré mais passion- programmes éducatifs remarquables 5 . C‘est
objets de la préhistoire indienne, reprtsentations nant et gai (fig. 69). La vague formidable del’al- ainsi que le Musée national d’art ukrainien de
historiques, iconographie et histoire sociale ; phabttisation draine les jeunes vers le muste qui Kiev organise avec soin des visites de groupes
d‘autre part, la Historical Society déploie une a dû doubler son programme éducatif en cinq ans scolaires qui font partie inttgrante des pro-
grande activité en matikre de services de biblio- (fig. 68). grammes d’enseignement. Parmi ces activitts
thèque, recherches archéologiques, sauvegarde C‘est ainsi que dans les mustes régionaux du éducatives figurent des visites guidées, la
des sites historiques et publications. Elle bénéfi- monde entier, les muséologues ouverts au pro- projection de films et de diapositives et la pré-
cie de subventions publiques et privées qui grès ont adopté avec enthousiasme la conception sentation d’expositions itinérantes. La loi japo-
dépassent annuellement le million de dollars. du musée centre éducatif et culturel. L‘tvolution naise de 19j1 sur les musées stipule que la fonc-
La révolution sociale universelle dont la pre- du musée de Stora Kopparberg, à Falun4, en tion de ces derniers ne se limite pas à la conserva-
mikre guerre mondiale marque l’origine a Suède, résume la voie dans laquelle s’est engagé tion et l‘exposition d’objets, mais comprend aussi
poussé les musées du monde entier à accorder le musée régional au milieu du X X ~siècle. Les des travaux de recherche et surtout des activités
une large place à l’éducation. Les nations en voie collections du musée sont le reflet d’une pro- éducatives. Un phénomkne frappant de la vie
de développement ont conscience de l’impor- vince qui a joué un rôle notable dans l’histoire moderne au Japon est la présence constante dans
tance des musées qui, dans les sociétés où l’anal- politique et industrielle de la Suède (fig. 7 0 ) les mustes et les sites historiques du pays de
phabétisme est tres répandu, offrent un moyen (l’exploitation de la grande montagne de cuivre groupes d’enfants des écoles bien documentés.
pratique d’instruire rapidement la population. de Falun remonte à 1288) et qui est tgalement Les déplacements se font généralement par le
En Afrique la multiplicité des langues augmente renommée pour ses arts décoratifs locaux : train ou en car, un jour de classe, et sont étroite-
encore l’importance de l‘objet et les musées peintures murales, sculptures sur bois, costumes ment liés au programme d‘études normal.
utilisent des méthodes tr&sdirectes d’instruction et objets en cuivre. Riche de sa collection La plupart des musées régionaux complètent
de leur public. Les nations en voie de dévelop- d’objets de l’ère préindustrielle, le musée pa- les conférences qu’ils organisent par des démons-
pement ne possedent pas l’appareil culturel per- tronne actuellement un vaste programme d’acti- trations et des projections de films. Le Musée
fectionné des pays d’Europe ou des Etats-Unis. vités ayant trait à l’artisanat, aux arts graphi- d’électricité $Osaka au Japon, par exemple,
Souvent, le musée est l’unique centre culturel ques, à la musique folklorique et au théàtre. S’il possède des objets et des appareils de démonstra-
d‘une région étendue. Nombre de mustes encourage une conception moderne du travail de tion des principes de l’électricité, consacre un
africains, bien qu’organisés et subventionnés la céramique, des mbtaux, du bois et des textiles, étage entier à l’énergie atomique, possède un
par I’Etat, sont de petits mustes de création le muste est parfois le lieu de rencontre d’un grou- planétarium et a installé un télescope sur son
récente; le caractère régional de leurs collec- pe de violonistes locaux en costume traditionnel, toit. Les musées scientifiques, institutions indis-
tions et de leur public est fortement marqué. venus pour leur plaisir jouer un soir les vieux pensables à l’interprétation de la révolution
C‘est ainsi que le Muste de Jos, dans le Nigéria airs familiers du pays (fig. 71). L’enseignement scientifique qui transforme le monde contempo-
septentrional, expose le matériel archéologique, individuel et collectif de tous les arts, la ving- rain, sont encore rares ailleurs qu’en Union
artistique et industriel de la région et possède taine d‘expositions organisées chaque annte et les soviétique, en Europe et aux États-Unis 6.
un petit jardin zoologique et botanique. nombreux concerts de musique régionale donnés Pourtant, une grande partie du matériel scienti-
L’Unesco y a créé un centre de formation muséo- par des musiciens locaux sont autant de preuves, fique est fabriquée en abondance et à des prix
graphique bilingue destiné à toute l’Afrique non seulement du maintien, mais du dévelop- relativement peu élevés, par exemple, les nou-
tropicale. Le Centre culturel national du Ghana, pement énergique de la tradition de perfection veaux petits planétariums qui démontrent de
situt à Kumasi, est un véritable musée régional artistique de la Dalécarlie par les soins de son manière si vivante la signification de l’ère spa-
où l’on peut voir la reconstitution d‘une maison principal musée régional (fig. 72). tiale. Le musée peut offrir une éducation per-
de chef Achanti, un ensemble de cases indi- Cette conception du musée considéré comme manente aux adultes ; en Tchécoslovaquie, par
gènes, des sculpteurs sur bois, des tisserands, un centre culturel n’est cependant pas sans dan- exemple, les ‘‘universités populaires” organisent,
des potiers et des orfkvres au travail, et où a été ger. Aujourd’hui, certains musées, dont beau- en collaboration avec les mustes, des expositions,
aménagé un emplacement rtservé à la musique coup de musées régionaux, surtout aux Etats- des conférences illustrées, des projections de
et à la danse (fig. 64). Le musée de l’Ouganda Unis, prétendent etre des centres artistiques. films, des démonstrations et des excursions.
à Kampala a été surnommé par de nombreux Ils possèdent peu de collections permanentes, Cette politique est conforme à la conception qui
Africains “la maison des sortilèges”; certains parfois mkme n’en ont aucune et ne font guère prévaut dans les pays de l’Europe de l’Est et
ont peur d’y aller parce qu’ils pensent que des de travaux de recherche. Ils organisent plutôt selon laquelle les musées ont l’importante mis-
esprits l’habitent, d‘autres déposent des offran- des expositions itinérantes ou des expositions sion de construire le socialisme, en mettant l’ac-
des devant la reconstitution d’un sanctuaire po- spéciales d’objets prctés et offrent fréquemment cent sur les mouvements révolutionnaires
pulaire. Les visiteurs se joignent au personnel du concerts, films, pièces de théàtre, programmes populaires, l’histoire de la montée de !a classe
musée pour jouer avec exubérance des instru- de danse et autres représentations artistiques. ouvrière et les objectifs actuels de l’Etat. E n
ments de musique traditionnels (fig. 6 ~ ) . Des critiques inquiets se sont demandt si ces Union soviétique, les musées populaires sont
En Inde, le Musée national de Madras met mustes, cessant d’ktre le “grenier de la civilisa- dotés d’un personnel entikrement bénévole,
des guides à la disposition des visiteurs qui ne tion”, n’allaient pas trop loin en exposant des conséquence de cet enthousiasme pour le passt
savent pas lire les étiquettes ; il a aménagé pour chefs-d‘œuvre de la peinture au bénéfice de récent. Ouvriers, cultivateurs des fermes col-
les enfants, une nouvelle galerie dont les objets campagnes de charité ou de bals de bienfaisance lectives, enseignants agronomes, ingénieurs et
conçus à leur taille, leur donnent un aperçu et en organisant pour le grand public des “expo- ttudiants consacrent leurs loisirs à la collecte,
d’ensemble de la vie indienne (fig. 663, et il sitions-capsules’’ sur des thèmes comme L a l’exposition et l’interprétation d’objets pour le
possède un amphitheatre utilisé en permanence science est zin j e u ou Citiq miniltes d’histoire anzérì- musée, dont ils élisent le conseil et le directeur.
pour des concerts, représentations thtitrales et Gaine. Si un musée renonce ainsi à sa vocation Le Musée populaire d’histoire de Pavlograd
éducative pour ne plus avoir qu’une fonction (Dniepropetrovsk) a un personnel d’une centaine
récréative, son existence ne saurait Etre durable. de volontaires qui travaillent sous la direction
Une place importante est réservée, dans les d’un professeur en retraite. Ces musées sont
z. Voir : Merrick Posnansky, “Le Musée de l’Ouganda, programmes éducatifs de la plupart des musées l’œuvre mime du peuple, ils font partie intt-
Kampala”, A f m t m , vol. XVI, n o 3. 1963, p. 149-162 et
William Bishop “Le hluste de l’Ouganda, Kampala ”, régionaux, aux visites guidées, causeries, excur- grante de sa vie quotidienne.
Aftuserim, vol. XVII, no 2, 1964, p. 99-105. sions sur le terrain et parcours de pistes. Ces De nombreux musées d’art régionaux dis-
3. Voir : Tom Harrison, “Le musée du Sarawak, un activités s’adressent tant aux adultes qu’aux pensent à l’intention des adultes et des jeunes
centre actif dans un pays lointain”, i2fruem, vol. XVI, n o 4 , gens des cours de peinture, de sculpture, d‘arts
groupes scolaires. Ces derniers offrent des
1963, P. 234-246.
4. Voir: Ainar Stenklo “Le musée de Stom Kopparberg, possibilités toutes particulières : bien qu’une dkcoratifs, d’artisanat et d‘animation de marion-
Falun”, A f ” x , vol. XX, na 3 , p. 218-219. grande partie des connaissances de base des nettes. Au Mexique, l‘Institut national d’études
j. Voir : “Les musées d‘Ukraine”, A f t t m m z , vol. XIX, adultes fassent défaut aux jeunes enfants, ceux-ci indiennes coopkre avec le Musée national des
no 3, 1966.
6. Voir: “MusCes de sciences et de techniques”, Afzuemz, se révklent d‘excellents observateurs spontanés arts et industrie populaires, Mexico D.F., pour
vol. XX, no 3, ~ 9 6 7 , (leur esprit absorbe comme le buvard) et sont essayer d’améliorer, grice au concours des mu-

280
7d. MUSBE D’ETHNOGRAPHIE, Neuchâtel. Exhi-
bition: Islafzds the Gods. The Indonesian
dancer’s dress offers contrasts with the Swiss
costumes in the museum’s collections.
7 4 . Exposition : Les iles des diem. La robe de la
danseuse indonésienne contraste avec les cos-
tumes suisses des collections du musée.

71. VIRGINIAMUSEUM
OF FINE ARTS, Rich-
mond, Virginia. One of the museum’s four
“artmobiles” in the Virginia countryside.
7 j . L’un des quatre muséobus dans la campagne
de Virginie.
76. ~ I U S É ED’ETHNOGRAPHIE, Neuchâtel. Dan-
cers from Indonesia came to perform dances of
Jara, Borneo and Bali for theexhibition Islandsof
fhe Gods.
71. Des danseurs venus d’Indonésie exécutent
des danses de Java, de Borneo et de Bali, dans le
cadre de l’exposition Les iles des dieux.

281
77. VIRGINIAMUSEUM OF FINEARTS, Rich-
mond, Virginia. Interior of the “artmobile”.
77. Intérieur du muséobus.

sées régionaux, l’authenticité et la qualité des de films, des représentations théâtrales, des charger un technicien expérimenté d’y faire
objets d’art folklorique fabriqués à l’intention concerts de jazz et des récitals de poésie (fig. 73). une démonstration. En dix ans, le Musée silésien
des touristes dans les foyers domestiques et dans Le Musée ethnographique de Neuchâtel (Suisse) de Wroclaw, en Pologne, a envoyé une centaine
les petits ateliers T. Le Musée régional de a donné des représentations de danses de Java, d‘expositions aux musées locaux, maisons de la
Tlaquepaque (Jalisco) est spécialisé dans l’ensei- de Bornéo et de Bali pour animer l’exposition culture, associations de travailleurs et autres
gnement de l’art de la poterie et celui de temporaire L’$.le des dieux (fig. 74, 76). organisations communautaires à vocation édu-
Uruapan (Michoacán) dans le travail du bois et le Le musée régional est généralement bien avisé cative et sociale, qui collaborent avec lui, tou-
laquage. Le nouveau Musée regional du Nord- de faire une place dans son programme aux arts chant ainsi un millier de localités et au total un
Ouest, situé à Alamos (Sonora), qui appartient au du spectacle. Ceux-ci complètent de façon public d’un million et demi de personnes. A
grou e de musées établis le long de la frontière vivante les arts visuels au musée d’art et peuvent mesure que les arts du spectacle s’intégreront
des ltats-Unis, contient de beaux exemples d’art utilement jouer un rôle analogue dans les musées aux fonctions du musée régional, celui-ci
folklorique mexicain et attire autant de gens du d’histoire et des sciences. Lorsqu’il y a séparation pourra envoyer des troupes de musiciens ou
pays que d’Américains du sud-ouest des États- entre les arts du spectacle et les centres artistiques d’acteurs professionnels à ses annexes qui pren-
Unis. Le gouvernement espère que ce musée fera qualifiés de “vivants” d‘une part, et les musées dront alors toutes les mesures nécessaires pour
naître chez les Mexicains un sentiment de et galeries que l’on considère comme choses en organiser les représentations.
fierté à l’égard des réalisations culturelles de leur “mortes”, d’autre part, l’activité culturelle de la A l’heure actuelle le principal problème dans
pays et stimulera l’épanouissement d‘un art collectivité en souffre. C‘est pourquoi les musées le monde entier, est celui du petit muske local
régional indigène qui permettra au Mexique de inscrivent à leurs programmes d’éducation pour qui manque de ressources financières et de
résister aux influences culturelles s’exerçant à sa adultes, relativement récents en Afrique ou en personnel. Comme le remarquait récemment sir
frontitre septentrionale. Asie du Sud-Est, des séances de musique, de Edward Boyle, ministre de l’éducation du
Les expositions temporaires, soit d’objets de théâtre et de danse traditionnels qui les rendent Royaume-Uni : “Les musées locaux sont consi-
la collection propre du muske, soit d’objets très agréables. Les concerts du dimanche don- dérks trop sowent comme des édifices sans vie,
empruntés ou loués à l’extérieur, attirent un très nés par des orchestres gamelans au musée de encombrés d’objets desséchés, n’ayant d’attrait
grand nombre de visiteurs. Elles sont normale- Djakarta, par exemple, attirent une foule que pour des sptcialistes convaincus et peut-
ment inaugurées par une réception, une confé- d’Indonésiens ravis. être également desséchés.” Le musée local de
rence, un dîner ou une autre manifestation de Un musée regional de qualité ne s’emploie pas second ordre, qui n’ouvre souvent que quelques
gala à laquelle assiste un public nombreux et qui seulement à promouvoir l’éducation et la culture heures par semaine pour donner acces à des col-
éveille l’attention de la presse. Ce genre d’activité dans son enceinte; il organise également des lections poussiéreuses et mal conservées, des
a des incidences sociales et culturelles marquées. services de vulgarisation dans toute la région vitrines surannées et un programme stérile, nuit
Le musée devient un endroit à la mode. Le fait qu’il dessert. I1 peut avoir des annexes, des suc- au prestige de la profession tout entiere. Dans
qu’un grand nombre de personnes y étudient, y cursales ou des sections locales auxquelles il les pays Scandinaves, les nombreux petits
assistent à des expositions età des inaugurations envoie des expositions, des textes de conférences, musées folkloriques de plein air, même lors-
spéciales, ou bien comme aux États-Unis ou en des programmes et des groupes artistiques. Le qu’ils parviennent à couvrir leurs modestes
Union soviktique y offrent bénévolement leurs musée central distribue ses publications dans dépenses de fonctionnement, souvent d’ailleurs
services, confère à cetteinstitutionune sorte d‘au- toute la région, organise parfois des clubs dans avec le soutien enthousiaste et bénévole de la
ra sociale et culturelle. I1 est facile d’organiser à les écoles et met au point périodiquement des jeunesse locale, ont rarement les moyens d‘entre-
l’mditorium du musée des projections de films programmes de radio et de télévision. Quelques tenir convenablement les locaux vitustes qui
classiques, étrangers ou d’avant-garde ou encore musées régionaux possèdent des muséobus qui les abritent, et qui finissent par se détériorer
une série de concerts de musique de chambre diffusent. dans les petites villes et les villages lentement. Aux États-Unis, le petit musée d’art
ou de concerts pour enfants. Le Musée Louisiana des expositions*d’artou d’histoire soigneusement qui s’efforce de présenter un panorama de l’art
au Danemark (fondé en I 9 5 8) a donné cinquante conçus. Aux Etats-Unis, le Musée des beaux- dans le monde se heurte aux prix élevés des
concerts au cours de sa premiere année d‘exis- arts de Richmond (Virginie) [fig. 7r, 771 et le tableaux, m&mede troisième ordre, et à la diffi-
tence, dans un décor intime auquel des projec- Musée d’art et d‘histoire naturelle de Springfield culté de trouver de bons directeurs ;trop souvent
teurs disséminés dans les jardins, des fleurs, des (Illinois) [fig. 78, 791 sont deux exemples il devient une sorte de centre artistique qui se
chandelles et un feu de bois donnaient un air d’excellentes organisations régionales dotées de livre avec frénésie à toutes sortes d’activitts
de fste. Ce musée organise aussi des projections programmes variés, étendus et dynamiques. sociales et d‘engouements dont le contenu cul-
Un courant culturel à double sens devrait turel reste trts médiocre. Un musée régional
s’établir entre le musée régional et ses succur- actif et énergique peut offrir aux petits musées
sales ou annexes locales. Les membres des sec- locaux qui végetent les collections et les connais-
7. Voir :Daniel Rubin de la Borbolla, “Le Musee national tions locales viendraient au musée central pour sances techniques qui en feront des avant-postes
des arts et industries populaires”, A h e r m , vol. XV, n o I, visiter une exposition temporaire ou bien assis- culturels de valeur. Knud Jensen, fondateur du
1962, P. 18-49. ter à un concert ou à une pièce de théâtre. Ils Louisiana Museum, prts de Copenhague, estime
8. Voir : Muriel B. Christison, “Le museobus du Virgi-
nia Museum of Fine Arts, Richmond (Va.)”, Muserim, pourraient même se rendre à une réception ou que le musée régional doit se décentraliser, deve-
vol. VID, n o 2, 1955, p. 125-131. dîner ensemble au musée. De son côté, le musée nir “une sorte de société culturelle dont les suc-
régional peut envoyer une exposition itinérante sursales multiples, dispersées dans les banlieues
à ses annexes locales et demander au directeur, ou à la campagne”, deviendraient elles-mcmes
au conservateur ou à une personnalité de pas- des centres culturels locaux florissants qui enri-
282 sage d’y aller faire une conférence, ou encore chiraient le programme du “musée mtre”.
78. ILLINOIS STATEMUSEUM, Springfield, I&
, nois. The “museomobile” visits a public school.
78. Le muséobus en visite dans une école.

79. ILLINOIS STATEMUSEUM, Springfield, Illi-


nois. Schoolchildren viewing the “museo-
mobile” exhibition on Ilhiois hfafi atid Resorirres.
,79. Écoliers visitant l’exposition du mustobus
dont le thème était L’homnte et les ressozwces
tiafirrrlles de l’ILlìnoìs.
Les musées rtgionaux participent parfois à la Les musées régionaux peuvent coopérer pour les groupes d'âge et attirent souvcnt des familles
mise en Oeuvre d'un programme national d'amé- aider les musées de leurs régions à progresser. entikres. I1 acquiert la réputation d'un lieu où
lioration des musées. C'est ainsi que les musées L'Allen Art Museum, situé sur le campus du les gens vont goùter nombre de joies et de
du Royaume-Uni ont constitué des conseils College Oberlin dans l'État d'Ohio, possède un beautés de l'existence, d'un endroit accueillant
régioiaux afin d'utiliser judicieusement les dons laboratoire commun de conservation qui dessert au programme dynamique.
de l'Etat et des fondations nationales. Ces onze mustes répartis à I 600 kilom6tres à la Le musée régional de qualitd est également
conseils peuvent organiser des expositions iti- ronde. Les conférences de musées régionaux ras- devenu l'animateur Gducatif et culturel de la
nérantes, crter des ateliers de conservation, semblent périodiquement des membres de la pro- région qu'il dessert. La portée de ses pro-
patronner des travaux de recherche en commun fession venus examiner leurs probltmes et leurs grammes déborde largement son enceinte ; il
et favoriser l'organisation de services à l'inten- techniques. Parfois, des petits mustes envoient collabore avec ses annexes et succursales et avec
tion des tcoles. Ils peuvent engager des conser- des représentants de leur personnel au musée d'autres organisations mues par le meme dessein,
vateurs, taxidermistes, archéologues, spécialistes régional pour un stage d'observation ou d'ap- pour étendrc l'influence de ses collections et
de la présentation ou autres techniciens spécia- prentissage. Les conférences sont l'occasion de l'action de son personnel. Le muste central
lisés, qui desserviront toute une region. Les rtunions officieuses qui aboutissent fréquemment entame un dialogue animé avec ses partenaires
musées d'une région se tiennent mutuellement à l'organisation d'expositions itinérantes'd'objets de la région et il en résulte un courant à double
au courant de leurs récentes acquisitions, des fournis par les divers musées de la région ou im- sens de personnes, d'objets et d'idées. Le musée
objets dont ils ont besoin ou qu'ils possèdent et portés en commun. communique avec ce public régional par la voie
de leurs expositions et programmes spéciaux. Le musée régional de qualitt est donc celui qui de la presse, de la radio, de la télévision, des
Le gouvernement polonais se propose de mettre a su devenir, quelle que soit sa spécialisation - publications, films, expositions, etc. Le muste
sur pied, à l'échelle du pays, un réseau cohtrent art, histoire, science ou une combinaison quel- régional de haute qualité entretient des relations
qui comprendra trois musées nationaux d'art et conque de ces disciplines - un centre commu- cordiales avec les autres musées locaux, surtout
. d'histoire situés à Varsovie, Poznan et Cracovie, nautaire qui met en valeur le particularisme avec les petits, et leur indique la voie à suivre
dix musées régionaux principalement historiques culturel de la région. I1 se donne pour vocation pour atteindre un niveau plus élevé, résoudre de
et folkloriques dans les centres à population expresse d'éduquer et d'éclairer. I1 diffère pour- concert les problèmes communs et intensifier
dense et un certain nombre de musées locaux et tant de l'tcole et de l'université, en ce sens que judicieusement les efforts dtployés sur le plan
annexes. La France possède un réseau national de son programme est centré sur l'exposition et local.
musées analogue qui compte des mustes régio- l'interprétation d'objets. L'enseignement qu'il A tous ceux qui sont au service d'un musée
naux florissants. Aux États-Unis, le financement dispense est plus individualisé, plus personnalisé, régional les possibilités ne manquent donc pas
des musées est encore assuré en grande partie moins classique et fait davantage appel à la de faire de cette institution un centre culturel
par des particuliers et les douze conférences de perception sensorielle que l'enseignement sco- d'un caractère nouveau et hardi, toujours en
musees régionaux, organisées dans le cadre de laire. Le musée peut combiner la présentation quête de vérité et de beauté, qui, tout en sauve-
l'Association américaine des musées, sont des traditionnelle des arts visuels et la mise en sckne gardant les objets et les traditions culturels du
assemblees purement bénévoles de sptcialistes. attrayante des arts du spectacle. Un musée de passé, en souligne la signification pour le présent
Un mouvement se dessine toutefois dans plu- premier ordre qui, sensible aux besoins culturels et donne ainsi tout son sens à la réflexion de
sieurs États visant à établir des réseaux coor- de la communauté, met sur pied un programme Thomas Jefferson : "Le monde appartient tou-
donnés de musées qui bénéficieraient de fonds bien agencé de nature à y répondre, ne manque jours aux vivants".
publics répartis d'après l'importance des groupes pas de gagner la faveur et le soutien du public.
scolaires desservis par les divers musées. Ses activités varites et multiples intéressent tous EDWARD
P. ALEXANDER

New exhibition of the Department of Egyptian and Oriental Antiquities,


Pushkin Museum of Fine Arts, Moscow

A new exhibition of the art of ancient Egypt and Two types of showcase, vertical showcases
other ancient civilizations was opened in two (fig. 82, 83) and table showcases (fig. 84), were
large rooms of the Pushkin Fine Arts Museum designed for the exhibits. These cases, made of
early in 1969. cemented glass panes, are unobtrusive, easy
When the museum was built in 1912 these to handle and dust-proof. They have neither
two rooms had been especially designed to dis- metal supports nor heavy ceilings and are illu-
play the art of Egypt and Asia Minor. Therefore, minated from the outside. The light inside the
lotus-shaped columns, reproducing those at showcase, coming from the bottom, eliminates
Luxor, were set up in the first room (fig. to), glare (fig. SI).
and enormous winged bulls (shedou) were placed The front glass panel (2.2 m2, 80 kg) moves
at the entrance to the second room (fig. 81, 88). easily from right to left over one-third of its
The ceiling of the first room is painted in imita- length. Phoroplast has been pressed into the
tion of ancient Egyptian ceilings, while the ceil- groove to make the glass panel slide more easily.
ing of the second room reproduced the overhead Anti-aerosol fabric is used in the vertical show-
cover of an Assyrian courtyard. Both rooms cases to keep dust from penetrating from the
have mosaic floors. bottom. Transparent tape covers the small
In designing the new exhibition, it was deci- cracks between the moving glass panel and the
ded to retain the dark colours of the rooms, showcase proper.
which exclude reflections, set up all-glass cases Inside, the vertical showcases have rods with
enabling the exhibits to be viewed on all sides, brackets (fig. 86). The rods may be attached to
and use spot lighting. the heavy base of the showcase in four places
A n e w principle was adopted of displaying on an arbitrary axis and in three places on a
reliefs inside showcases, as the reliefs on the transverse axis. This makes exhibits of different
walls of the museum have lost all relationship sizes and textures easy to display. Each bracket
with Egyptian architecture and may be viewed moves freely along the bar and has two telescopic
only as separate fragments. This is why it was screws to align the glass shelves. The equipment
decided to draw the attention of the viewer to within the showcase is easily transformed,
284 what they depict by spotlighting them. permitting exhibits to be shown in various ways.
Each table showcase has its own illumination. A visit to the Egyptian hall starts with exhi- Arranged more freely, with greater space
The filters, through which the air circulates, bits of the pre-dynastic period. The showcase between exhibits, the second room is acontrastto
catch dust. Magnifying glasses have been on the left displays objects pertaining to the the relatively crowded Egyptian room. The cold
mounted above some pieces of stone carving sources of Egyptian art: palettes for scribes and terra-cotta colour of the walls harmoniously
and engraved gems to enable them to be exam- stone and clay vessels. Objects connected with unites the Assyrian reliefs with the copies of
ined more closely. The showcases and tables, Egypt’s funerary cult-mummies, canopic vases sculptures of winged bulls that form a part of the
and the podiums and pedestals on which the and statuettes of gods-stand on a low platform room’s interior decoration. Raking light makes
sculptures stand are simple and geometrical, in faced with tufa. It was felt that such a display the low relief stand out clearly (fig. 88).
keeping with the monumental nature of ancient should be placed near the entrance to introduce The room is arranged around a group of
art, but in no way an imitation of it. the visitor immediately to the religious beliefs genuine vases found during excavations at
Rose-coloured tufa and grey basalt were of the ancient Egyptians (fig. 87). Erebuni, an Urartu citadel of the 8th century
chosen for the pedestals. In texture and colour Reliefs from the tomb of Isi, a treasurer in the B.C. (fig. 81).
they harmonize with the mosaic floors and are p h Dynasty, portraying the owner of the tomb Table showcases contain a large collection of
in striking contrast to the airy glass. and the members of his family, are displayed gems. The seals, cuneiform tablets and engraved
The unique statues have been placed on in three showcases (fig. 82). They supplement gems lie on dark-blue cloth that brings out their
pedestals and covered with all-glass hood-cases one another, forming a consecutive story told colours and is a contrast to the terra-cotta walls.
(fig. 80). The lighting approximates the natural in stone. A showcase of statuettes close by Unity of style in the interior decoration of the
light typical of Egypt, and has proved successful, emphasizes the scale of the reliefs. two rooms has been achieved, despite the
as can be seen from the illumination of the Handicrafts and sculptures are grouped diversity of the exhibits on display, by using the
Henenu relief, which is in very low relief. The according to material within a single period same type of exhibit equipment and the same
lighting not only emphasizes the artistic value (the Old Kingdom, the Middle Kingdom and manner of exposition everywhere.
of the exhibits; in numerous instances such as, the New Kingdom): wood, stone, metal, alabas-
for example, the alabaster vases, it brings out the ter, faience and, finally, painted wood (fig. 86).
texture of the material. This brings out their stylistic differences. H O D ~ AAND
SVETLANA S VITALIJDEUL’
The first hall is laid out along two intersecting Objects of applied art, fragments of paintings,
axial lines. Exhibits with the greatest emotional and painted masks are grouped together in a
impact have been placed along these lines. The showcase devoted to Egyptian painting. Two
entrance from the vestibule is flanked by a large painted vases stand on pedestals near by, and
sarcophagus and two statues, a “father and there is a luxurious sarcophagus, decorated with
daughter” group. Both statues are spotlighted, paintings inside and out, under a hood-case.
making them the most significant part of the The whole creates a lively effect, and brings
section in which they stand. Along both sides out the specific features of Egyptian painting.
of the group run showcases with statuettes, All examples of Amarna art have been collec-
which also emphasize the impressive entrance. ted in one showcase: a pillar bearing an inscrip-
Statues of the priestess Rannai and the priest tion, a mask of Akhnaton, faience fragments
Amenhotep stand opposite the entrance to the of architectural components, and spoons. The
second room, at the point where the intersecting exhibit emphasizes the unity of style, artistic
lines of the first room cross. They have been significance and beauty of the art of that period.
placed on an especially heavy pedestal, under The second room, devoted to the ancient
a hood-case. The spotlight illuminating these civilization of Mesopotamia, Urartu, Iran,
two small sculptures, each some forty centi- Parthia and Cyprus, lies at right angles to the
metres high, isolates them within the hood- Egyptian room. There is also a collection of
case, as it were, thereby making them truly terra-cotta vases from Peru and Mexico on show
monumental. in this room. 80. bfUZEJ IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI
PUSKINA, Moskva. Hall of ancient Egypt. Gen-
eral view: a stone sarcophagus is seen in the
foreground at the left, and a statue of a judge
under an all-glass showcase at right. In the back-
ground showcases featuring statuettes and bas-
reliefs of the Old Kingdom.
Bo. La salle de l’Ggypte ancienne. Vue générale :
à gauche, au premier plan, sarcophage de pierre ;
à droite, dans une vitrine tout-glace, statue de
juge. Au fond, vitrines où sont exposés des sta-
tuettes et des bas-reliefs de l’Ancien Empire.
La nouvelle exposition du Département des antiquités égyptiennes et orientales
au Musée Pouchkine des beaux-arts, Moscou

Au début de 1969, une nouvelle exposition, sière par le bas. Les petites fentes entre la vitre
consacrée aux arts de l'ancienne Egypte et coulissante et la vitrine proprement dite sont
d'autres civilisations anciennes, a été inaugurée bouchées à l'aide d'un ruban transparent.
dans deux grandes salles du Musée Pouchkine Les vitrines verticales contiennent des tiges à
des beaux-arts. supports (fig. 86). Celles-ci peuvent étre ratta-
Lors de la construction du musée, en 1912, ces chées à la base de la vitrine en quatre points sur
salles avaient été spécialement conçues pour la un axe arbitraire et en trois points sur un axe
présentation des collections égyptiennes et de transversal. Ce système permet d'exposer des
l'Asie Mineure. On avait donc installé, dans la objcts de diffkrentes dimensions et de divers
première, des colonnes lotiformes, reproduisant materiaux. Chaque support se déplace librement
celles du temple de Louxor (fig. 80) tandis sur la barre et est muni de deux vis télescopiques
que deux énormes bas-reliefs de bœufs qui permettent d'aligner les plaques de verre.
ailés (shedotr) encadraient l'entrée de la deuxittme L'intérieur de la vitrine est facilement transfor-
salle (fig. 81, 88). Le plafond de la première salle mable, de sorte qu'on peut présenter les objets
a une,ornementation imitant celle des plafonds de plusieurs façons.
de l'Egypte antique, et celui de la deuxième Chaque vitrine table est pourvue d'un éclai-
reproduit la décoration interne de la toiture d'une rage spécial ainsi que de filtres à poussière à
cour assyrienne. Les deux salles sont pavées de travers lesquels circule l'air. Des lentilles gros-
mosaïques. sissantes ont étt montées au-dessus de certains
Pour la nouvelle exposition, on a décidé de objets pour que les visiteurs puissent examiner
garder aux murs des salles leurs teintes sombres, les détails des pierres gravkes et des bijoux
qui évitent les reflets fâcheux, d'installer des ciselés. Les vitrines, les tables, les podiums, les
des vitrines tout-glace permettant d'examiner les piédestaux sur lesquels sont posées les sculptures
objets sous tous leurs angles, et d'utiliser un sont simples et géométriques, ce qui correspond
éclairage orientable. On est en effet parti de au caractère monumental de l'art antique sans
l'idée que les reliefs exposés n'ont plus de rapport pour autant le copier.
avec l'ensemble architectural et qu'il faut les Pour les piédestaux, on a choisi du tuf rose
regarder séparément. et du basalte gris, qui s'harmonisent avec les
Deux types de vitrines - des vitrines verti- mosaïques du sol et contrastent vivement avec
cales (fig. 8 2 , 8 j ) et des vitrines-tables (fig. J.+) - le verre transparent.
ont été mis au point. Les vitrines en glaces Les statues les plus belles ont été placées sur
collées sont discrètes, maniables, étanches, sans des piédestaux et prottgies par des cloches tout-
supports métalliques ni plafonds pesants. Elles glace (fig. Bo). L'éclairage adopté donne une
sont éclairées de l'extérieur. Un éclairage inté- lumittre proche de celle du ciel égyptien : ce qui
rieur, par le bas, élimine les reflets (fig. 8 ~ ) . a donné de bons résultats en particulier pour le
Ainsi, les limites des vitrines disparaissent aux relief de Hunen, dont le modelage est peu pro-
yeux du visiteur. fond. L'éclairage ne fait pas seulement ressortir
La glace avant des vitrines (ZJ mttres carrés, l'inttret artistique des objets, mais aussi leur
80 kg) se dtplace facilement vers la droite ou matière, comme dans le cas des vases d'albâtre.
vers la gauche sur un tiers de sa longueur. Dans L'aménagement de la première salle est basé
les vitrines verticales, on a utilisé un tissu anti- sur deux axes qui se croisent, et le long desquels
aérosol qui empêche la pénétration de la pous- ont été placés les objets les plus frappants. Du

81. MUZEJ IZOBRAZITEL'NIH ISKUSSTV IMENI


PU~KINA, Moskva. The hall of ancient civiliza-
tions. In the centre a group of Urartu vases.
81. La salle des civilisations antiques. Au
centre, groupe de vases Urartu.

286
82. MUZEJ IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI
PUSKINA,Moskva. Hall of Ancient Egypt.
Bas-reliefs from the tomb of treasurer Isi (Old
Kingdom). Photo shows the principle of the
distribution of the relief in space inside the
display case andJhe design of the fastening.
82. Salle de 1’Egypte ancienne. Reliefs de la
tombe du trésorier Isi (Ancien Empire). La
photo montre le principe de répartition du relief
dans l’espace intérieur de la vitrine et la cons-
truction de l’attache.

83. MUZEJ IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI


PU~KINA, Moskva. Diagram and cross-section
of a vertical showcase. The system of support
is marked within a circle.
83. Schéma et coupe d’une vitrine verticale. Le
système de support est indiqué par un cercle.
84. hlUZEJ IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IhïENI
PUSKINA,Moskva. Support assembly of the
vertical’ showcase. The diagram shows the
following elements: I. the sliding front window
resting on a special section; 2. the wooden
frame of thc display case; 3. a duraluminium
light disperser; 4. anti-aerosol fabric; fi. a
daylight lamp; 6. a telescopic leg of the display
case faced with polished brass.
X4. Assemblage des supports de la vitrine
verticale : I. vitre mobile du devant placée sur
profil spécial ; 2. châssis de bois de la vitrine ;
3. dispositif de lumikre diffuse en duralumin;
4. tissu anti-aérosol ; T . ampoule lumitre du
jour ; 6. pied mobile télkscopique de la vitrine,
recouvert de laiton poli.
8J. MUZEJ IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI
PUSICINA, Moskva. A diagram of the horizontal
table tshosvcase with a crosssection. Cross-
section: I. daylight lamp with a visor-reflec-
tor; 2. filter through which the air is renewed
inside the case.
8 j . SchCma de la vitrine-table horizontale et
coupe; I. ampoule lumikre du jour à visière
reflétante ; 2. filtre par lequel se renouvelle l’air à
l’intérieur de la vitrine.
86. MUZEJ IZOBRAZITEL'NIH ISKUSSTV IhrENI
PUBKINA, Moskva. Hall of Ancient Egypt. Show-
case with wooden sculptures of the Middle
Kingdom. The photograph shows the internal
case equipment adapted for that particular type
of exhibit.
86. Salle de l'Égypte ancienne. Vitrines avec
sculptures de bois (Moyen Empire). L'instal-
lation inttrieure de la vitrine est adaptée spécia-
lement pour le type des pièces exposées.

côté du vestibule, l'entrée est flanquée d'un Des reliefs provenant du tombeau du tréso-
grand sarcophage et d'un groupe constitué par rier Isi (Ve dynastie) et représentant le proprié-
deux statues, Le père et la/stle, qui sont éclairées taire et les membres de sa famille sont grou-
par un projecteur, ce qui leur confère une impor- pés dans trois vitrines. Ils constituent un tout
tance particulière. Le groupe contraste avec une qui raconte une histoiie gravée dans la pierre.
suite de vitrines contenant de petits objets: cette Pour souligner l'échelle de ces reliefs, on a
disposition vise à donner au visiteur une forte placéà côté une vitrine contenant des statuettes.
impression dks l'entrée. Les objets artisanaux et les sculptures sont
Les statues de la prêtresse Rannai et du prêtre groupés par période (Ancien Empire, Moyen
Amenhotep se dressent devant l'entrée de la Empire et Nouvel Empire), selon le matériau :
seconde salle, au point d'intersection des axes bois, pierre, métal, albâtre, faïence et, pour finir,
de la première. On les a placies sur un piédestal bois peint (fig. 86). Ainsi, l'originalité des styles
massif, et recouvertes d'une vitrine-cloche. Le ressort pleinement. Une vitrine où sont rassem-
projecteur qui éclaire ces deux statues de blés des tchantillons des arts appliqués, des
dimensions relativement modestes, puisque fragments de peintures et des masques peints
chacune a environ 40 centimètres de hauteur, donnent une idée de la peinture égyptienne.
les isole en quelque sorte à l'intérieur de la Tout à côté de cette vitrine se trouvent deux
vitrine-cloche et leur donne un aspect vérita- vases peints placés sur des piédestaux et un
blement monumental. luxueux sarcophage décoré de peintures à l'in-
La visite de la salle de 1'Égypte ancienne com- térieur comme à l'extkrieur et protégé par une
mence par des objets datant de la période pré- vitrine-cloche. L'ensemble est très vivant et met
dynastique. Les palettes d'ardoise utilisées pour en valeur les particularités de la peinture Cgyp-
mélanger les couleurs, les ustensiles de pierre et tienne.
de terre glaise montrent les sources de l'art égyp- Les objets provenant d'Amarna sont groupés
tien. Les objets ayant un rapport direct avec les dans une seule vitrine: une stèle gravée, un
rites funéraires - momies, canopes et statuettes masque d'Akhenaton, des fragments de faïences
de dieux - sont exposés sur un piédestal bas faisant partie d'une construction, des petites
revetu de tuf et dans une vitrine spéciale qui cuillers utilisées pour la toilette. La disposition
occupe tout le coin gauche à I'entrte de la salle. adoptée souligne l'unité de style, la valeur
On a voulu ainsi mettre immédiatement le visi- artistique et la beauté de l'art de cette période.
teur en contact avec les croyances religieuses de La salle des civilisations anciennes de la
288 l'ancienne Bgypte (fig. 87). Mésopotamie, d'Urartu, de l'Iran, de Parthie et
87. b f U Z E J IZOBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI
PUSKINA,Moskva. Hall of Ancient Egypt.
Showcase with objects of funeral cult. Below,
there is a podium with canopies and a built-in
showcase with a priest’s mummy.
87. Salle de YÉgypte ancienne. Vitrine avec des
objets de culte funéraire. Au-dessous, un podium
avec des canopes et une vitrine encastrée abri-
tant la momie d’un prêtre.

de Chypre, fait un angle droit avec la salle égyp- posées sur un tissu bleu sombre qui, de surcroît, 88. ~ I U Z EIZOBRAZITEL’NIH
J ISKUSSTV IMENI
tienne. Elle contient en outre une collection de contraste avec les murs terre cuite. PUSKINA,Moskva. Hall of ancient civilizations.
vases sculptés en terre cuite provenant du Pérou Malgré la diversité des objets prksentés dans 88. Salle des civilisations antiques.
et du Mexique. les deux salles, on est parvenu i donner une
La disposition des objets, plus libre et plus unité de style à leur aménagement, en utilisant
atrée, fait contraste avec l’encombrement relatif le même type d’installations et la même méthode
de la salle égyptienne. La couleur froide, terre d’exposition.
cuite, des muts, relie heureusement les reliefs
assyriens aux moulages des taureaux ailés qui S. HODZAS
et V. DEUL’
font partie de la dkcoration intérieure de la salle.
L’éclairage rasant fait ressortir les bas-reliefs
(fig. 88).
Un groupe de vases dtcouverts au cours des
fouilles de la citadelle Urartu d’Erebuni et
datant du V I I I ~ siècle avant notre ère occupe
le centre de la salle (fig. 81).
Une riche collection de camées est placée dans
des [Link] lumithe diffuse des vitrines
fait ressortir les couleurs des sceaux, des tablettes
à écriture cunéiforme, et des pierres gravées
Museums of Chandigarh

Museum people, museums in general, reflect the scholarly pursuits. An occasional community
uneasy world of today by their own problems has a museum or several museums promising
and what seems an endless questioning among to break new ground and, therefore, despite
those concerned with them about their every differences in conditions, akin in their efforts to
aspect. One has only to leaf though recent comparable museums in the West.
museum publications or to look at the list of Chandigarh is such a place. As a carefully
meetings of various sorts on museums and their planned city, newly laid out in its entirety, and
functions in different parts of the world, during functioning as a seat of state government only
the past couple of years-whether under inter- since 19 5 4, relatively prosperous and with a large
national or national auspices-to read the papers proportion of educated citizens, it provides
prepared for such meetings and the reports among Indian cities a somewhat exceptional
issuing from them, to realize how general is the setting for museum development. It already has
feeling that museums may be, could be or should two excellent museums, new in architecture,
be assuming today a new role in society. What both designed especially for museum use and,
this role is and what form it will take are by no though only inaugurated in 1968, already seeking
means clear and not likely to be for some time to out new ways of serving their community by
come. What is very definite, however, is that appropriate programmes. Their potentialities
everyone believes that museums of every kind are clearly immense and they have already been
must contribute more effectively to contempor- in operation long enough to indicate what their
ary communities than even the most dynamic directions may be. Another museum, novel in
have been able to do anywhere as yet, and espec- conception from the Indian point of view, and
i d y that they do so on their own terms and not long planned, is now to be constructed. With
in the borrowed guise of activity of cultural or the contemporary outlook built into the city
social centres nor of extensions or substitutes for since its inception, these three museums may
educational institutions. It is not that any of well eventually give leadership in new patterns
these roles, which museums have assumed in to the museums of India.
recent times according to local conditions in At present Chandigarh is a Union Territory,
various parts of the world, are considered bad in administered by the Government of India. The
themselves, provided that they meet a need. city was founded after partition of the sub-
Rather they are found now extraneous to the continent in August 1947, on a sparsely settled
“core” function that it is believed that museums plain with a back-drop of distant blue hills,
have and which it is sought to clarify in relation snow-covered in winter, less than an hour by
to contemporary society. air or about five hours by a good road, to the
In India, far distant from the active museum north of New Delhi. It was to be the state
centres in Europe and in North America, but capital of the area of the Panjab included in
having many museums, some with a very long India, as the former capital of undivided Panjab,
history and great importance because of the Lahore, was in Pakistan. The celebrated master
size and quality of their collections, even though of modern architecture, Le Corbusier, was
restricted usually to archaeology and the arts, secured to be architectural adviser for the plan-
and, especially, having an informed and arti- ning and construction of the new capital. He
culate group of museum professionals active established an office there of which Pierre
in regional, national and international profes- Jeanneret, his relative and collaborator, held
sional technical museum organizations, these permanent charge, since he himself could not
discussions likewise are echoed. remain continuously in India. The staff was
India is a country in the process of rapid composed of young Indian architects and assist-
social and technological change. Traditional ants, some of whom still remain in the city’s
museums, in almost complete purity of form services today, for it continues to grow and to
and function, recalling the static international carry on construction.
patterns of museums of the late 19th and early Le Corbusier drew up the plans for the general
20th century, persist, side by side with those layout of the new city and also for its principal
struggling to find a role of active service to the official buildings in the capital area. The univer-
school and general public, without sacrificing sity and some other major buildings in the city,

J9. MUSEUM AND ART GALLERY, Chandigarh.


Building by Le Corbusier, on completion.
J9. Bâtiment de Le Corbusier peu avant son
achèvement.
90. MUSEUM AND ART GALLERY, Chandigarh.
Building by Le Corbusier after landscaping has
been arranged.
90. Bâtiment de Le Corbusier aprks que ses
alentours furent aménages.

AND ART GALLERY,


91. MUSEUM Chandigarh.
Interior: entrance hall with information desk on
ground floor; eshibition on first floor; “bridge”
corridor above.
91. Vue intérieure : hall d’entrée et bureau de
renseignements du rez-de-chaussée ; exposition
au premier étage ; au-dessus, couloir en passe-
relle.

as well as the housing areas, were designed by Chandigarh‘s Museum and Art Gallery is the
Pierre Jeanneret in some cases, and by other third building of this type which Le Corbusier
collaborating architects. Le Corbusier himself designed. The Museum of Western Art in
designed the Museum and Art Gallery of Tokyo was opened in 1 9 ~ 4 .The Municipal
Chandigarh. It was proposed for a location near hfuseum, in Ahmedabad, a building used for
the school of arts in March 1961 by the High exhibitions of various kinds, of which one sec-
Level Advisory Committee for the capital; it was tion on the main floor has been made into a
approved by the Museum Advisory Committee museum for the N. C. Mehta Collection of
late in 1962, and was included for construction miniature paintings and illustrated manuscripts,
in the third Five Year Plan of the Chandigarh given by his family to the Gujarat Museum
Capital Project Scheme. Two threats of war, in Society, has been functioning since the early
1962, and again in 196j, interfered with pro- 1960s. All three museum buildings are impres-
gress, but on 6 May 1968, thanks to wise and sive monumental architecture. The first two
tenacious leadership devoted to the project proved to have some technical problems from I. Chandigarh was awuded definitively to Panjab
since its very beginning, the Museum and Art the point of the museum staffs who had to use State on zg January 1970,by decision of the Union Cabinet
Gallery was finally inaugurated. them. The third, in Chandigarh, was in part after long and difficult discussions and negotiations.
Meanwhile Panjab State was divided into the result of the architect’s learning from previ- However, its present status as a Union Territory is to con-
tinue for five years with both states sharing accommodation
Haryana and Panjab, according to the respective ous experience. But also it is based on a careful for their governments as previously, while Haryana’s capital
language majority areas for Panjabi and Hindi, study designed to assure the particular require- is being constructed and some territorial claims of both
on I November 1966. Chandigarh then became ments considered appropriate by Le Corbusier states based on language are settled. By this decision
Haryana is assured a substantial grant from the centre as
a Union Territory. Both states shared accommo- for a museum for the planned capital, as well as subsidyfor building its new capital and receives territory from
dations for their governments in the secretariat those practical from the viewpoint of those the Panjab, extending its north-western corner, adjacent
building of the capital area while it was being Indian leaders working with him to bring the to West Pakistan, by a rich rice-growing area, including the
decided whether one or the other would have muscum to realization. The result may be towns of Fazilka and Abohar and over a hundred villages.
Other outstanding territorial disputes between the two
Chandigarh as its capital or both would have considered satisfactory as far as provision of states are to be treated separately. Whether the museum will
their separate capitals e1sewhere.l It had fortu- work space and other areas auxiliary to the continue as a national institution or become again a museum
nately been decided at the time of creation of the exhibition galleries are concerned. However, of the state has not been announced.
two states in 1966 that the Museum and Art if Le Corbusier had lived until the time for
Gallery’s collections would remain undivided installation of the exhibitions, and had he been
and the building would be completed for their able to give guidance to the arrangement of the
permanent installation in it as soon as possible. interior, undoubtedly the aspect of the galleries 291
would have been somewhat different from their Empty, with only the painted walls and ceilings,
present appearance. He had obviously had a the building undoubtedly represented a master-
very clear and personal vision of the exhibition piece of organization of enclosed space, which
areas, about which he had had much discussion could be considered a work of art in its own
with the young Indian architects collaborating right.
with him. Unfortunately, he left u-ith them only In the absence of any plans by Le Corbusier
informal sketches, and not the precisely formu- for thk installation it was nccessary to secure an
lated plans of the space divisions, of screens expert to carry out this work. An experienced
when needed, or of other practical adaptations and sensitive display designer and decorator
to the specific requirements of the art material to was secured to do the task.2
be exhibited. The installation is rich, handsome and decora-
The external appearance of the building tive. The space of the interior seems to have
requires no explanation (fig. 89, ya). It is well been somewhat overwhelming and there has
proportioned, massive, handsome. Its plan is been a tendency to diminish it, in favour of a
relatively simple, based on a grid system of more cosy effect. It must be recognized, of
columns and beams forming a square 165 feet by course, that Le Corbusier’s creation of space
165 feet. It has three levels. The ground level, within the building, of its flow from area to
3 3,000 square feet, contains the reception hall, area, and his use for the interior of full walls
storage space, the cafeteria, workshops and respectively painted in .vc-hite,yellow, red and
lecture hall. It is connected with the first floor, black, results in an abstract composition of
the principal exhibition area of 23,000 square great value and overwhelming power but is not
feet, by a ramp in the centre of the building’s an easy setting for exhibiting art. Indeed the
square, rising from the monumental reception arrangement of exhibitions of relatively small-
hall on the ground floor. Here is the public scale works of art in the galleries was very
entrance to the galleries. The second floor, of difficult, and the success achieved merits recogni-
6,500 square feet, accommodating the adminis- tion. The designer has countered the architect’s
trative, curatorial and research offices, is ar- powerful effects of space by somewhat ornate
ranged as a sort of “bridge” spanning only a pedestals of rich woods, and by use of handsome
portion of the first-floor exhibition space, and cases and screens. A built-in series of panels to
thus providing some variation in the height of provide a gallery of reduced scale with special
the galleries. There are service stairways and a lighting for the miniature paintings, is designed
powerful lift for moving exhibition material. to assure exhibition space in height and size more
The main building is to be supplemented eventu- nearly commensurate with their small dimension
ally by smaller buildings, to be placed on the far and minute detail. Only in the contemporary
side of the plaza and its fountains in front of the painting section, where large-scale paintings in
museum building, in space designated by the the collection are shown, has full advantage been
architect to carry out the ground composition taken of the noble proportions of the lofty
for the Museum and Art School complex. They unbroken wall and columns of the building, as
will contain an auditorium and a hall for Le Corbusier designed it. Flexibility and possible
changing exhibitions of contemporary art. need for change have not been overlooked,
The exhibition halls of the Museum and however. Furniture, panels, backgrounds and
Art Gallery have top lighting of carefully cases, all planned with care, very handsome and
regulated intensity, designed to provide flexi- rich, are separate from the structure of the
bility and variation suited to particular types ofart building, and may be rearranged and adjusted to
material exhibited. However, natural light was other exhibition styles in the future (fig. 91,y.z).
intended normally to be employed and is The collections of the Chandigarh Museum
principally admitted from the north-east and and Art Gallery are of fine quality and import-
south-west sides of the building through ant in all the fields included: sculptures in
openings high in the walls of the first floor. stone, terra-cotta, stucco and bronze; miniature
Louvers are arranged to keep out direct sunlight. paintings; modern Indian paintings and sculp-
They are supplemented by a few windows, tures; decorative arts and textiles. A large group
especially at the front of the building and on the of Buddhist sculptures from Gandhara (619
second floor, which provide some variety and a pieces) and some stucco heads (ten) of the same
large quantity of light, but which can be tem- school; terra-cotta objects (ten) and Brahmanical
pered also by louvers. These natural-light and Jaina sculptures from various periods and
sources do, however, have to be controlled and places in India (ninety-two); 447 miniatures and
supplemented, but the over-all effect is agree- a considerable number of the decorative art
able and there is the considerable advantage of objects and textiles represent the share of the
fine, unbroken wall areas to serve as background collections of the Central Museum, Lahore,
for installation purposes. In addition spotlights allotted in 1948 to East Panjab (India), as a
and special lights as required are provided. consequence of p a r t i t i ~ n The
. ~ Gandhara stone
Many of the cases of small sculptures, for sculptures and stucco heads are of particular
example, are individually lighted. importance. They were excavated principally
Colour as well as light was expected from the from Jamalgarhi, Takt-i-Bahi, Sahr-i-Baklob,
first to play a part in the space creation that the Sihi, Shikara Dehri and Charsada, to men-
architect sought for the interior of his building. tion some of the major sites, and constitute
2. He had previously been responsible for successful Le Corbusier did specifically draw up plans for the largest and most representative collection of
exhibitions of folk, decorative arts and h e arts for the All- colour to be used on parts of the ceilings and on Gandhara sculptures in India. No additions have
India Handicrafts Board and the Handicrafts Export Corpor-
ation, New Delhi, and for the Indian pavilions at the New the inside of the four walls, enclosing the princi- been made to this group since 1952. The fine but
York and Montreal world fairs, in 1965 and 1967. pal exhibition space on the first floor. The space small collection of miniatures, brought from
3. The material was stored in Amritsar for several years, was so planned as to provide separate exhibi- Lahore has, however, been increased since 19)2
and then was placed on exhibition in a temporary museum in over six times, from a group of 447 to a total
Simla in [Link] the Panjab State Government moved
tion areas, but there are no dividing walls. Height
into Chandigarh two ye‘ars later no place had yet been provi- of ceiling and pillars indicate the different areas of 2,795. It provides a representative survey of
ded for the collection, so it was for several years exhibited in but allow a flow of space from area to area, and the principal styles and periods of Indian
the Moti Bagh Palace inPatiala until space could be made for “across-building” views. Unfortunately, he left miniature painting, with some emphasis on the
it in the building of the art school, during the construction
period of the new museum. no additional specific directives for adjustment Pahari (Hill) schools, all in typical examples of
of space to objects of different scale, nor did he fine quality. The collection of modern paintings
live to see the building sufficiently near comple- and sculptures likewise has grown steadily and
tion to enable him to visualize the collections represents a sound review of the work of major
292 installed within the spaces that he had created. contemporary Indian artists.
92. MLISEUM AND ART GALLEnY, Chandigarh.
Interior: first-floor exhibition gallery; “bridge”
passage above. Note introductory labels and
comparative materials.
92. Vue intérieure : galerie d‘exposition du pre-
mier étage, avec couloir en passerelle au niveau
supérieur. On remarquera les pancartes explica-
tives et les Cléments de comparaison.

The staff of the Museum and Art Gallery is and additional less-formal exhibition space arc
still small, but it includes a number of members to be added when the supplementary separate
who have had some special museum training buildings across the plaza from this building
and the standard of professional work is high. are finished. The installation of the galleries by
The usual guided lectures are offered; school a professional exhibition designer who was
visits are organized; recently the Department of given almost complete freedom to provide an
Public Instruction of the Union Territory effective setting for the art exhibited is so far
appointed a museum officer to work with the unique in India. Whether it is a satisfactory
museum’s staff to help the schools make better precedent is not yet clear. At least, it has been a
use of the museum’s collections. An expanded success in this particular instance. It must be
programme of educational activities is planned, remembered that the museum had then a staff
for the auditorium and temporary exhibition gal- with no one highly experienced, especially in
lery when completed. Meanwhile the museum’s installation. Moreover the building of over-
staff is studying local conditions with the aim whelming power and majesty, by an architect of
of increasing public interest and wider use of international prestige, did not in any way
the museum and its resources. Little publica- resemble traditional exhibition galleries, and
tion except announcements of exhibitions and presented many problems of scale, and the type
some publicity material has appeared as yet, of requirements for exhibition of the art objects
but catalogues are being prepared. The library, safely and effectively. It should be emphasized
planned carefully in relation to the collections, that the ïMuseum and Art Gallery as it now
and especiallyaell provided with works on Indian stands represents a fine modern museum
painting, had already more than 3,000 volumes ‘“instrument”. The challenge now is to use it
when the museum was inaugurated in May 1968. and its fine art resources of past and present
It has continued to grow. It is open to research well, in a manner appropriate to the city. This is
scholars and [Link] is anticipated that Chandi- the prospect that its alert young members and
garh, as a somewhat unusual Indian city in so those providing leadership for it in the commu-
many ways, may develop the actively participat- nity are actively debating, quite aware that the
ing adult museum public which is so desirable. museum world seems on the verge of changes
In general, there appears to be a high proportion of many kinds.
of educated and relatively prosperous citizens The second museum in Chandigarh of import-
in this city of over IOO,OOO. Ideally they should ance is the Art Museum of Panjab University,
be attracted by their museum and its services designed by the university’s architect B. hfathur.
and activities. He had been a close collaborator of Le Corbusier
The Museum and Art Gallery of Chandigarh and Pierre Jeanneret. Like the Le Corbusier
presents a number of distinctive features. The museum, the university art gallery has been
importance of its building as a monument of planned with care for its use as a university
modern architecture sets it apart from other museum. It is attractive in external appearance
museums of the country, of course. However, (fig. 94). Its galleries on two floors provide a
the firm intention from the beginning of its plan- variety of sizes and shapes, but with excellent
ning to provide the practical requirements of wall space and good lighting (fig. 93, 91).
the contemporary active museum pattern is There is an open paved court which can be used
likewise unique in India so far. Thus adequate for sculpture and an attractive arrangement of
work space, ample and well-arranged storage canals and pools skirting it and the walk-ways
areas, good staff offices, provision for the accom- connecting the galleries (fig. 96, 97). Lighting
modation of research students and scholars, is principally daylight but there is provision for
such comforts for the visiting public as an addition of artificial illumination. This art
agreeable lounge and a cafeteria, have been museum is used to supplement teaching by the
included in the main building. Educational and Department of Fine Arts, but its collections, as
appropriate cultural programmes and activities, well as its size and elegance, give it more 293
M FINEARTS,PANJAB
93. ~ ~ U S E UOF UNIVERSITY,
Chandigarh. Interior view showing lighting
from high windows and staircase to first floor.
93. Vue intkrieure montrant l'éclairage par des
fenêtres haut plactes, et l'escalier conduisant au
premier étage.

OF FINE
94. MUSEUM ARTS,PANJAB
UNIVERSITY, importance than that of the several other excel- that he had been deeply impressed by new
Chandigarh. External view. lent teaching museums in the university. In exhibition and mass communication techniques
94. Vue extérieure. addition to a fine small collection of works of used in the Brussels World Fair of 1978.
painting, sculpture and graphic arts by contem- The museum is now proposed to be carried
porary Indian artists, it has a small but represen- out in relation to his proposals for a building
tative collection of masterpieces of French plan, but the project will bear the title: the
graphic arts. Here students reading about Museum of the Evolution of Life. The plan
contemporary art movements can see them of exhibits is being studied, but in general it is
exemplified in fine colour lithographs signed by proposed that it include the natural and applied
the artists-Picasso, Braque, Chagall, for sciences, geology, the evolution of the earth and
example. Temporary exhibitions of various of animals and man upon it. This scope is
types, but especially of contemporary arts are especially pertinent since there are important
presented. It is for students, but it also appeals very early fossils found in the region of which
to the general art-loving adult public. the university has a large collection and there
There are a number of excellent university are abundant traces of Stone Age man inhabiting
art museums in India, and more are expected to the area in the form of Neolithic tools. It is
develop. However, none aspire to include along planned to make the museum educational,
with Indian art a cross-section of contemporary linking it closely with the university and with
art of the Western tradition, though some the schools of the city. Possibilities of introduc-
reflection of art history, including world art, ing new techniques of exhibition and of educa-
is to be found in the teaching of a very few tion are being explored. Obviously many of the
university art departments. This represents devices used in the West are not possible in
therefore a gratifying broadening of the bases India but the sponsors expect to find means of
for study of art, and the references to contem- accomplishing the museum's general, broadly
porary world art seems not at all out of place in didactic purpose by means of equipment to
the city designed by one of the leaders of world perform equivalent functions from local sources
architecture and which has outstanding build- or. that can be satisfactorily made by the skilled
ings that he has designed. Here too, therefore, it craftsmen found in the Panjab. The possibilities
seems that Chandigarh can show a new aspect, are numerous and exciting, dependent on broad
as far as museums in India are concerned. knowledge, on imagination, on ingenuity and,
The third public museum soon to be construc- especially, on the ability to turn abstract ideas
ted, which is to be located in an area of Chandi- and principles into convincing visual form by
garh near to the Museum and Art Gallery and means of museum skills. No museum of this
the Government Art School, was originally particular scope, combining the life and techno-
called the Museum of Knowledge when Le logical sciences, and from its conception delib-
Corbusier proposed it to the advisory committee erately educational, with a building intended to
in 1959. He had many exciting ideas for it. Some express its purposes and uses, has previously
of the devices he suggested using had been tried been planned for India. Here too it would seem
before, but they were never precisely formulated. that Chandigarh may open up a new museum
Those who talked with him at that time believe pattern. GRACEL. MCCANNMORLEY
Les musées de Chandigarh

Les problèmes que soultvent aujourd'hui les la capitale d'un &at, cette ville relativement pros-
musées, les questions que les muséologues père dont la population comprend une forte
semblent indéfiniment se poser au sujet de tous proportion de personnes instruites est une des
les aspects de leur activité, reflètent l'incertitude grandes villes indiennes qui offrent les conditions
du monde où nous vivons. I1 suffit de feuilleter les plus favorables à un essor des musées. Elle en
les récentes publications muséologiques, de possède déjà deux, installes dans des bâtiments
parcourir la liste des réunions de divers genres d'une architecture nouvelle, spécialement conçus
tant nationales qu'internationales consacrées pour l'usage qui en est fait ; et ces deux institu-
depuis deux ou trois ans, dans différentes parties tions, dont l'inauguration ne remonte pourtant
du monde, aux musées et à leurs fonctions, il qu'à 1968, cherchent déji de nouvelles façons
suffit de lire le texte des communications faites de repondre par une action appropriée aux
à ces réunions et des rapports qui en sont issus besoins de la population. Elles ont manifeste-
pour voir combien est général le sentiment que ment devant elles d'immenses possibilités, et
les musées sont peut-être en train d'assumer un fonctionnent depuis assez longtemps déjà pour
rôle nouveau dans la sociêté, qu'ils peuvent le que leurs orientations majeures commencent à
faire, ou qu'ils doivent le faire. La nature de ce apparaître. Un autre musée, depuis longtemps
rôle, la forme qu'il est appelé à revktir, sont loin projeté et d'une conception nouvelle pour l'Inde,
d'&tre claires ; et sans doute ne le seront-elles doit s'y construire bientòt. Étant donné le
pas de sitôt. I1 n'en est pas moins certain que, caractère d'avant-garde que les architectes de
de l'avis général, les musées de toute espèce Chandigarh ont, dès le début, tenu à donner à la
doivent aujourd'hui apporter à la vie de la com- ville, il n'est pas exclu que ces trois musées
munauté une contribution plus active que n'ont montrent un jour la voie aux autres mustes
pu le faire jusqu'à présent mime les plus dyna- indiens qui voudront rCnover leurs structures.
miques d'entre eux, et qu'ils doivent le faire en Chandigarh est actuellement "territoire de
leur nom et à leur manière propres, sans se l'Union", et administré à ce titre par le gouverne-
ditguiser en centres d'action culturelle ou sociale, ment central de l'Inde. C'est après le partage
sans prétendre prolonger l'œuvre des Ctablis- politique du sous-continent (1947) que la ville
sements d'enseignement ni se substituer à eux. s'est créée au milieu d'une plaine à population
Aucun des rôles que les musées ont récemment clairsemée; elle a pour horizon lointain la ligne
assumes en diverses parties du monde, au gré des bleue de montagnes que l'hiver recouvre de
circonstances localcs, ne nous semble en lui- neige, et la distance qui la sépare de New Delhi
même néfaste du moment qu'il répond à un (au Sud) se franchit en moins d'une heure par
besoin. Ces rôles nous paraissent plutôt étran- avion, ou en quelque cinq heures d'auto le long
gers à ce que nous considérons comme la fonc- d'une bonne route. Elle devait être la capitale de
tion essentielle des musées, fonction que nous la portion du Pendjab incluse dans l'Union
cherchons à définir plus clairement dans ses indienne, attendu que Lahore, capitale de l'an-
rapports avec la société contemporaine. cien Pendjab, appartenait désormais au Pakistan.
Malgré la distance qui la sépare des grand- Pour la planification et la construction de la
centres d'activité muséologique d'Europe et capitale nouvelle, les autorités obtinrent les ser-
d'Amérique du Nord, l'Inde possede de noms vices consultatifs d'un des grands maîtres de
breux musées, dont certains ont derriere eux une l'architecture moderne, Le Corbusier. Celui-ci,
longue histoire; même si leurs collections se ne pouvant rester à demeure en Inde, y installa
bornent en général au domaine des arts e t à celui un bureau permanent dont la direction fut
de l'archéologie, elles sont d'un grand inttr?t, confiée à son parent et collaborateur Pierre
tant par leur qualité que par leur étendue; et Jeanneret et dont le personnel se composait de
comme le personnel de ces institutions comprend jeunes architectes et assistants indiens - cer-
un certain nombre de professionnels éclairés, qui tains d'entre eux sont restés depuis au service
savent exprimer leurs idées et qui participent à de la ville de Chandigarh, qui continue à s'éten-
l'activitk des organisations rtgionales, nationales dre en réalisant de nouvelles constructions.
ou internationales, de spécialistes ou de techni- Ce fut Le Corbusier qui fixa dans ses grandes
ciens des musées, les débats actuels ne sauraient lignes l'implantation de la nouvelle ville et
manquer d'y trouver un écho. dressa les plans des principaux bâtiments offi-
L'Inde connaît de nos jours une évolution ciels à construire dans les quartiers appelés à
sociale et technologique rapide. Certains musées constituer la capitale administrative de la région.
ont presque intégralement conservé leur forme L'université et d'autres grands édifices du reste
et leurs fonctions traditionnelles et prisentent le de la ville furent dessinés soit par Pierre Jeanne-
caractère statique qui était, à la fin du X I X ~sikcle ret, soit par d'autres architectes associés à
et au début du X X ~ , commun aux mustes de l'entreprise. Les plans du Museum and Art
tous les pays ;mais à côte d'eux, il y en a d'autres Gallery furent l'œuvre de Le Corbusier lui-
qui s'efforcent de servir activement les écoles et, même. E n mars 1961, le Comité consultatif
plus géntralement, le public sans rien sacrifier supérieur pour la construction de la capitale
pour autant de leur travail d'lrudition. I1 y a des proposa $'édifier ce Museum and Art Gallery
communautés où un esprit novateur anime un près de l'Ecole des beaux-arts ; cette proposition
ou plusieurs musées, rendant, malgré les diffé- reçut vers la fin de 1962 les approbations
rences de contexte, leurs efforts comparables à requises, et les travaux de construction furent
ceux de certains mustes d'occident. prLvus dans la troisitme tranche quinquennale
C'est le cas à Chandigarh. Entièrement cons- du Chandigarh Capital Project Scheme. Deux
truite à une date récente suivant un plan soi- menaces de guerre, en 1962 et en 1965, en retar-
gneusement Ltudié, devenue en 1954 seulement dkrent l'exécution ; mais grace à la sagesse et iì la
9). M U S E U M OF FINEARTS,PANJ A B UNIVERSITY,
Chandigarh. Interior view of connecting gal-
leries.
9 j . Vue inti:rieure des galeries de communica-
tion.

ténacité que montrkrent dès le debut les respon- avec ce que les dirigeants indiens associés à la
sables de l’entreprise, le Museum and Art réalisation du projet considéraient comme fai-
Gallery put finalement étre inauguré le 6 mai sable. Le résultat de cette opération peut sem-
1968. bler satisfaisant pour ce qui est de l’espace de
La scission de l’ancien État du Penjdab travail disponible et des locaux destinés à com-
d’après la langue parlée par la majorité des pléter les galeries d’exposition. Mais si Le Cor-
habitants - pendjabi au Pendjab, hindi en busier avait été encore vivant lors de la mise en
Hariana - était effective depuis le er novembre place des premières expositions, et s’il avait pu
1966, et Chandigarh était devenu territoire de guider de ses conseils les arrangements intérieurs,
l’Union. Les services administratifs des deux il aurait sans doute donné aux galeries un aspect
derniers Etats se partageaient les bureaux du assez différent de celui qu’elles présentent
secrétariat construit dans la partie “capitale” de aujourd’hui ; car il avait manifestement une
la nouvelle ville, en attendant qu’on eut décidé vision très précise et très personnelle de ce que
si Chandigarh serait effectivement la capitale de devaient être les aires d’exposition, et en avait
l’un d’cux, ou si tous deux auraient ailleurs des souvent discuté avec les jeunes architectes
capitales distinctes l. I1 avait heureusement indiens avec qui il travaillait. I1 ne leur laissa
été convenu lors de la création des deux États, malheureusement que des esquisses assez som-
en 1966, que les collections du Museum and Art maires, sans indications précises sur le découpage
Gallery resteraient indivises et seraient installées de l’espace, sur les écrans à y disposer, ou sur les
de façon permanente dans le bIitiment prévu pour autres façons pratiques d’adapter les locaux aux
elles, dès que l’aménagement en serait terminé. exigences particulières des objets d’art à expo-
Ce bâtiment est, dans l’œuvre de Le Corbu- ser.
sier, le troisième du genre, après le Musée L’aspect exttrieur du bâtiment (fig. 89, 90),
I. Chandigarh a et6 attribué definitivement à l’État du d’art occidental de Tokyo, ouvert en 1914, n’appelle guère de commentaires. I1 est bien
Pendjab le zg janvier 1970 par decisiondu Cabinet del’Union, et le Musée municipal d’Ahmedabad, qui proportionné, massif, agréable à 1’eiI. Le plan
au terme de discussions et négociations longues et dificiles. fonctionne depuis le début de 1960 - il s’agit en est relativement simple; il repose sur une
La ville doit cependant conserver son statut actuel de ter-
ritoire de l’Union pendant cinq ans, et les deux Ëtats conti- en fait d’un bâtiment où ont lieu divers genres “trame” de poteaux et de poutres formant un
nueront d’y avoir leurs administrations centralesenattendant d’expositions, mais une partie de l’étage prin- carré de 5 0 mètres de c¿%é, et comprend trois
qu’on ait pu construire la capitale de 1’Hariana et dtcider du cipal, aménagée en musée, abrite la collection de niveaux. AU rez-de-chaussée, dont la surface
sort de certains territoires revendiques par les deux États, miniatures et d’enluminures dont la famille est de 3 o00 mètres carrbs, on trouve le hall de
pour des raisons linguistiques. Cette décision garantit à
1’Hariana une forte subvention du gouvernement central Mehta a fait don à la Gujarat Museum Society. réception, les réserves, la cafétéria, les ateliers et
pour l’édification dc sa nourelle capitale et lui accorde, aux Ces trois musées de Le Corbusier sont des spéci- la salle de conférences. On accède au premier
dépens du Pendjab, une certaine extension de son territoire mens impressionnants d‘architecture monumen- étage, dont les z zoo mètres carrés constituent
vers le nord-ouest, à la frontière du Palcistan-Occidental.
11 s’agit d’une région prospère, grace à la culture du riz, et tale. Les deux premiers ont posC, à l’usage, cer- le principal espace affect6 aux expositions, par
comprenant, outre les villes de Fazilka et d’ilbohar, une tains problèmes techniques au personnel chargé une rampe amknagée au centre du bâtiment carré
bonne centaine de villages. Le cas des autres territoires que d’en assurer le fonctionnement, mais le troi- et partant du vaste hall de réception du rez-de-
les deux États revendiquent l’un et l’autre sera regle separe- sikme, celui de Chandigarh, a bénéficié à cer- chaussée. C‘est par là que le public atteint les
ment. On ne sait pas encore si le musée continuera àrelever
de l’Union ou redeviendra musée d’État. tains égards de l’expérience précédemment galeries. Au deuxième étage, dont la surface est
acquise par l’architecte. I1 a cn outre fait l’objet de 600 mètres carrts, se trouvent les services ad-
d’une mbticuleuse étude préalable, visant Ii ministzatifs, les bureaux des conservateurs et les
concilier les conditions que devait remplir locaux affectés au travail de recherche; cet étage
selon Le Corbusier, le musée dela future capitale se présente comme une sorte de pont enjambant
U 96. MusEuhf OF FINEARTS,PANJAB UNIVERSITY,
Chandigarh. Ground-floor plan showing: (I)
open court; (2) pools of water; (3) walks
connecting the galleries.
96. Plan du rez-de-chaussée montrant: I. la
cour ciel ouvert ; 2. les bassins ; 3. les allées
reliant les galeries.

une partie seulement du premier etage si bien La couleur comme la lumikre devait, dans
que celui-ci n’a pas partout la mime hauteur de l’intention initiale de l’architecte, contribuer à
plafond. Des escaliers de service et un puissant créer, à l’intérieur du bâtiment, une impression
monte-charge facilitent le transfert des objets d’espace ; Le Corbusier a indiqué de façon prt-
exposés. A ce bâtiment principal, il s’en ajoutera cise les couleurs à employer sur les diverses
plus tard d‘autres plus petits, qui seront cons- parties des plafonds et sur les quatre parois
truits devant le musée, de l’autre côté de la place entourant, au premier étage, la principale aire
ornée de fontaines, dans l’espace où l’architecte d’exposition. Cette aire devait etre aménagte
a prtvu d’implanter l’ensemble constitué par le de manière a permettre plusieurs expositions
musée et 1’8cole des beaux-arts. Ces petits simultanées, mais il n’y a pas de cloisons entre les
bâtiments contiendront un auditorium et une différentes sections ; celles-ci, outre qu’elles se
salle destinée à des expositions, ptriodiquement distinguent par leurs différentes hauteurs de
renouvelées, d‘art contemporain. plafond, sont délimitées par des piliers qui ne
Les aires d’exposition reçoivent du plafond fractionnent pas l’espace mais laissent courir le
une lumière artificielle dont l’intensité se règle regard d’un bout à l’autre du bâtiment. Mal-
de façon précise, et qu’on peut faire varier selon heureusement, Le Corbusier n’a pas laissé
la nature des objets d‘art exposés. Elles sont d’instructions précises sur l’adaptation de l’es-
toutefois normalement éclairées par la lumière pace aux objets de différents ordres de gran-
du jour, qu’elles reçoivent par des baies haut deur ; et au moment de sa mort, la construction
placées sur les faces nord-est et sud-ouest du n’était pas encore suffisamment avancée pour
bàtiment, au niveau du premier étage. Ces baies qu’il pût se représenter les collections à leur
sont pourvues de lames pare-soleil qui permet- place dans l’espace qu’il avait créé. hlême vide,
tent d‘éviter tout ensoleillementdirect. Elles sont temporairement réduit aux surfaces peintes de
complétées, notamment sur le devant du bâti- ses murs et de ses plafonds, l’intérieur de l’édi-
ment et au deuxième étage, par quelques fenêtres fice n’en constituait pas moins un chef-d’œuvre
qui donnent une certaine variéte aux façades et d’organisation d’un espace clos ; c’était déjà, en
admettent une grande quantité de lumière - soi, une œuvre d’art.
qu’on peut d’ailleurs tempérer, ici aussi, au Comme Le Corbusier n’avait laissé aucun plan
moyen de lames pare-soleil. Cette lumikre natu- d’installation, il fallut faire appel à un expert
relle a certes besoin d‘être réglée et complétée, pour exécuter ce travail. On put heureusement z. TI avait précedement orgdnisi- avec succès des expo-
mais l’effet général est agréable à l’œil, et les obtenir le concours d’un professionnel de la sitions d’arts populaires, d’arts di-coratifs et de beaux-arts
grandes parois d’un seul tenant constituent decoration et de la présentation qui joignait le pour l’Al1 India Handicrafts Board et la Handicrafts Export
d’excellents fonds qui facilitent beaucoup la goût à l’expérience =. Corporation de New Delhi, ainsi que pour les pavillons
indiens des expositions universelles de New York et de
mise en place des objets exposts. Au besoin, on L‘installation, assez somptueuse, est d’un bel Montr&al, en 19G5 et 1967.
peut employer des projecteurs et aménager des effet décoratif. Il semble que le responsable se
éclairages spéciaux. C’est ainsi que les vitrines soit senti un peu désemparé devant l’espace
contenant de petites sculptures sont dans bien qu’il avait à garnir ; d’où certaine tendance à le
des cas éclairées individuellement. réduire pour donner à l’intérieur un peu plus 297
97. MUSEUM
OF FINEARTS,PANJAB
UNIVERSITY,
Chandigarh. Interior view showing open
courtyard and pools installed with sculptures.
97. Vue intérieure, montrant la cour à ciel
ouvert et les bassins ornés de sculptures.

d‘intimité. I1 faut bien sûr, reconnaître que temporaines ; arts décoratifs et textiles. Un
l’espace créé par Le Corbusier à l’intérieur du lot important de sculptures bouddhiques (619
bitiment, l’absence de tout cloisonnement entre pikes) du Gandhara, complété par I O têtes en
sections et les couleurs choisies pour les murs stuc de la mème école ; I O objets de terre cuite
pleins - respectivement blanc, jaune, rouge et et 9 2 sculptures brahmaniques et jaïn, datant de
noir forment une composition abstraite diverses époques, proviennent de différentes
remarquable et d’une extraordinaire puissance, parties de l’Inde; 447 miniatures et un grand
mais ne constituent pas le cadre qui se prète le nombre d’objets d’art décoratif et de tissages
mieux à des expositions artistiques. En effet, il représentent la part des collections du Musée
s’est révélé tres dificile de mettre en place dans central de Lahore qui a été attribuée au Pendjab
les galeries les expositions d’Oeuvres d’art de oriental (Inde) en 1948, après la scission poli-
dimensions relativement modestes, et il convient tique du sous-continent 3.
de féliciter le décorateur d’y être aussi bien par- Les sculptures de pierre et les tètes de stuc du
venu. I1 a compensé le puissant effet d’espace Gandhara présentent un intérèt particulier ;
qu’avait obtenu l’architecte par le style assez elles proviennent en majeure partie de fouilles
orné des socles de bois semi-précieux et par la qu’on a faites dans les régions de Jamalghari,
beauté des vitrines et des écrans. I1 a encastré Takt-i-Bahi, Sahr-i-Baklob, Sihi, Shikara Dehri
dans les murs une série de panneaux avec et Charsada, pour ne mentionner que quelques-
éclairage spécial pour la présentation de minia- uns des principaux sites, et elles constituent
tures, créant ainsi pour elles un cadre qui est la plus riche et la plus représentative des collec-
mieux à leur mesure et s’accorde mieux avec tions de sculptures du Gandhara en Inde -
leur recherche infinie du détail. C‘est seulement aucune addition n’y a été faite depuis 1952. En
dans la section de peinture moderne, où sont revanche la collection, précieuse mais restreinte,
exposées des Oeuvres de grandes dimensions, des miniatures transférkes de Lahore en I 9 j2 a
qu’on a pu tirer pleinement parti des nobles plus que sextuplé, passant de 447 à 2 79j
proportions du bâtiment conçu par Le Corbusier, pièces. Elle donne une vue d’ensemble des prin-
avec ses grands murs nus et ses colonnades. On a cipaux styles et des grandes époques de la
veillé cependant à préserver assez de souplesse miniature indienne, notamment des écoles de
pour les modifications qui pourraient s’imposer Pahari (Hill), tous représentés ici par des spéci-
ultérieurement. Les meubles, les panneaux, les mens caractéristiques et de haute qualité. La
3. Ces objets sont restés en depôt à Amritsar pendant fonds et les vitrines - tous de conception collection de peintures et de sculptures modernes
plusieurs années avant d’étre, en 1952,exposés à Simla, dans
un musée provisoire. Lorsque deux ans plus tard le gouver- soignée, de matière noble et de facture délicate s’est, elle aussi, constamment enrichie, et offre
nement de I’8tat du Pendjab s’établit à Chandigarh,onn’avait - restent distincts de la structure de l’édifice, et un panorama judicieusement équilibré de
pas encore trouvh où installer cette collection, qui de ce fait leur disposition pourra &re ultérieurement l’œuvre des principaux artistes indiens contem-
resta exposée pendant plusieurs annees au palais de Moti remaniée pour s’adapter à des expositions d’un porains.
Bagh (Patiala), jusqu’au jour où l’on put la loger dans le bàti-
ment de l’8cole des beaux-arts, celui du nouveau musee nouveau genre (fig. 91, 92). Bien qu’il demeure assez restreint, le person-
&ant alors en construction. Les collections du Museum and Art Gallery nel du Museum and Art Gallery comprend un
de Chandigarh sont de haute qualité et représen- certain nombre de muséologues spécialisés et
tatives de tous les domaines qu’elles embrassent : son travail n’est en aucune façon celui d’ama-
sculptures de pierre, de terre cuite, de stuc et de teurs. Outre les conférences-visites du type
298 bronze ; miniatures ; sculptures indiennes con- habituel, des visites sont spécialement organisées
à l'intention des écoles, et le Département de ressemblait nullement aux salles d'exposition les bases de l'enseignement artistique, et il semble
l'instruction publique du territoire de l'Union traditionnelles et posait encore de nombreux fort naturel qu'on s'intéresse à l'art mondial
a rtcemment adjoint au personnel du musée un probltmes d'échelle : il restait encore à détermi- contemporain dans une ville dont les plans ont
fonctionnaire chargé d'aider les écoles à profiter ner comment les objets d'art pourraient y être étt conçus par un des grands maïtres de l'archi-
davantage des collections. Un programme élargi exposés en toute sécurité et y produire tout leur tecture mondiale et où celui-ci a construit divers
d'activités éducatives est également prtvu pour effet. Soulignons pourtant que le Museum and tdifices remarquables. A cet é g a d aussi Chandi-
le jour où la salle de conférences et la galerie Art Gallery, tel qu'il existe actuellement, consti- garh semble donc indiquer aux musées de l'Inde
destinée aux expositions temporaires seront tue un excellent instrument pour un musée des possibilités de renouvellement.
terminées. En attendant, le personnel du musée rtpondant aus conceptions modernes. I1 s'agit L h troisième musée doit se construire pro-
étudie les conditions locales afin de pouvoir sti- maintenant de bien employer, d'une manitre qui chainement à Chandigarh, n?n loin du Museum
muler l'inttrêt public et inciter la population B se convienne à la ville de Chandigarh, les richesses and Art Gallery et de l'Ecole nationale des
servir davantagc du musée et des ressources qu'il artistiques, anciennes ou modernes, qu'il pos- beaux-arts. Lorsque Le Corbusier en soumit
offre. Les publications se limitent jusqu'à pré- sède. C'est de cctte possibilité que son person- l'idte au comité consultatif, en 19j9, il lui
sent à l'annonce des prochaines expositions et à nel, jeune et dynamique, discute activement avec donna le nom de Musée de la connaissance. I1
quelques documents publicitaires ; mais des les citoyens associés i sa direction, conscients était plein d'idées passionnantesà ce sujet, et pro-
catalogues sont en préparation. La bibliothèque, eux aussi des multiples changements qui sem- posait de doter le nouvel édifice de certains dis-
dont les acquisitions sont soigneusement coor- blent devoir se produire à brève échéance dans positifs déjà essayés ailleurs mais qu'il n'avait
données avec les collections du muste, avait le monde des musées. jamais décrits de façon prtcise. D'après les per-
déjà, au moment uù celui-ci fut inauguré, un I1 existe à Chandigarh un autre musée impor- sonnes auxquelles il en a parlé à l'époque, il
fonds de 3 o00 volumes qui a continué depuis B tant, c'est l'Art Museum de 1'Universitt du semblait avoir été profondément impressionné
s'enrichir. Toutes les personnes, étudiants ou Pendjab, construit suivant les plans de son archi- par les nouvelles techniques de prtsentation et
autres, qui font des recherches y ont accks. tecte B. Mathur, qui avait Ctroitement collaboré de grande information mises en Oeuvre à
Chandigarh, qui digère à bien des égards des avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. Comme l'Exposition universelle de Bruxelles en 195 8.
autres villes indiennes, semble avoir des chances le musée de Le Corbusier, la galerie d'art de Le projet actuel fait suite aux propositions
de parvenir à constituer, autour de son musée, le l'université a été conçue par un architecte sou- de Le Corbusier, bien que le futur musée ait
genre de public adulte dont la participation cieux de l'usage précis auquel elle était destinée. changé de nom : il s'appellera Musée de l'évo-
active est si souhaitable. Sa population - plus Son aspect extérieur est agrtable à l'œil (fig. 94). lution de la vie. On s'occupe actuellement
de IOO o00 habitants - comprend un pourcen- Ses salles réparties sur deux étages, présentent d'élaborer son programme d'exposition, mais
tage exceptionnellement éleve de personnes ins- une certaine diversité de formes et de dimensions l'avis gtnéral est qu'il devrait embrasser les
truites et relativement prosptres, pour lesquelles mais elles sont bien éclairées et leurs surfaces sciences naturelles - notamment la géologie
le musée, les services qu'il assure et les activités murales offrent énormément de possibilités - et les sciences appliquées, l'ivolution de la
qu'il propose devraient avoir de l'attrait. (fig. 93, 91). La sculpture peut trouver place planète et celle des especes animales, y compris
Le Museum and Art Gallery de Chandigarh dans une cour pavée, à ciel ouvert, agrémentée l'homme. Ce choix se justifie par l'abondance,
se distingue des institutions du mkme ordre par d'un ensemble harmonieus de bassins entre dans le sous-sol de la région, de fossiles très
un certain nombre de traits particuliers. L'kté- lesquels on passe d'une salle à une autre (fig. 96, anciens, dont l'université possède une riche
ret que présente son bâtiment en tant que spéci- 97). La lumiitre du jour peut au besoin être collection, et le nombre des outils néolithiques
men de l'architecture monumentale moderne renforcée par un éclairage artificiel. Ce musée découverts aux alentours atteste la présence de
suffirait tvidemment à lui faire, parmi les autres d'art sert à illustrer et compléter l'enseignement l'homme dès Pige de la pierre. On a l'intention
musées indiens, une place à part. En outre, ceux donnt au Département des beaux-arts ; mais de donner à ce muste une orientation éducative
qui l'ont conçu ont tenu d'emblée à ce qu'il rem- par la richesse de ses collections - aussi bien en associant étroitement son activité à celle de
plisse les conditions requises pour pouvoir jouer que par les dimensions et l'élégance de son bati- l'université et des écoles de Chandigarh, et on
Ie r31e actif qui est aujourd'hui dévolu aux ment - il I'emporte sur les autres musées péda- étudie actuellement la possibilité d'y appliquer
musées, et de cela non plus il n'y a pas d'autre gogiques, pourtant remarquables, dont l'uni- de nouvelles techniques de prtsentation didac-
exemple en Inde. Le bâtiment principal offre la versitt est également dotée. Outre une belle tique. Beaucoup des procédés et dispositifs
place qu'il faut pour travailler, de vastes rtserves petite collection de peintures, sculptures et des- utilisés en Occident ne sont évidemment pas
judicieusement aménagées, des bureaux confor- sins d'artistes indiens contemporains, on y voit utilisables en Inde, mais les responsables du
tables pour le personnel ;les chercheurs peuvent une collection - restreinte mais représentative projet espèrent que les buts largement didac-
s'y installer commodément. et le public y trouve - de grandes Oeuvres des arts graphiques fran- tiques du musée pourront être atteints grâce à
un salon agréable et une cafétéria. L'achèvement çais. Les jeunes gens qui étudient l'histoire de un matériel pouvant jouer le même rôle et qu'on
des constructions distinctes qui sont prévues de l'art contemporain en trouvent ici l'illustration pourrait trouver sur place ou faire fabriquer au
l'autre côté de la place permettra d'installer de sous la forme de belles lithographies en couleur, Pendjab même, où les artistes habiles ne man-
nouvelles salles d'exposition de caracttre plus portant les signatures, par exemple, de Picasso, quent pas. L'avenir offre toutes sortes de possi-
modeste que les locaux actuels, et d'ajouter au Braque ou Chagall. On y organise aussi des bilités passionnantes i ceux qui, i des connais-
programme des activités éducatives et culturelles expositions temporaires de divers genres, mais sances étendues, sauront joindre imagination et
de nature approprite. L'aménagement des gale- concernant surtout l'art contemporain. Ce ingéniosité et qui, par-dessus tout, sauront don-
ries par un décorateur professionnel spécialiste musée est en principe destiné aux étudiants, mais ner aux idées et principes abstraits, grâce aux
des expositions -qu'on a laissé presque entière- il attire aussi des visiteurs du dehors, générale- techniques muséologiques, une expression
ment libre de créer le cadre qui lui semblerait le ment des adultes amateurs d'art. visuelle convaincante. C'est la première fois
mieux convenir aux objets à exposer - est I1 existe en Inde un certain nombre d'excel- qu'on projette de créer en Inde un musée de ce
jusqu'i présent un cas unique en Inde, et il est lents musées d'art relevant des universités, et il genre, qui combine les sciences de la vie et les
encore trop tôt pour dire si cet exemple est à est vraisemblable qu'il s'en créera d'autres. sciences technologiques, qui réponde à une
suivre. Dans le cas présent au moins, l'expérience Aucun d'eux pourtant n'a l'ambition de présen- intention initiale délibértment éducative, et dont
a réussi. I1 ne faut pas perdre de vue qu'a ter, en même temps que des œuvres caractkris- l'architecture même vise à exprimer le rôle et
l'époque, le pezsonnel du musée, encore tiques de l'art indien, un aperçu de l'art occiden- l'ambition. Une fois encore Chandigarh semble
embryonnaire, ne comprenait aucun spécialiste tal contemporain, bien que certaines universités, ouvrir aux musées une voie nouvelle.
vraiment expérimentt, surtout en matière à vrai dire trks peu nombreuses, donnent aux
d'amknagement. En outre l'édifice, d'une puis- étudiants de leurs départements de beaux-arts GRACEL. MCCANN
MORLEY
sance et d'une majesté impressionnantes, œuvre quelques notions d'histoire de l'art mondial.
d'un architecte de prestige international, ne On ne peut que se féliciter de voir ainsi s'élargir

299
A U T H O R S I A U T EU RS

BÉLACZÉRE OTTÓ PETRIK


[Link]., [Link]., Dr.S.C. Born in [Link]. Born in Hungary in 1921 he gradu-
Budapest in 1915, he graduated from the ated, from the Military Technical College in
Pázmány Péter University in the Hungarian Budapest, and after the Second World War,
capital, taking the doctorIs degree in political from the Budapest University for Building and
science, and after the Second World War, he Communication, from the latter with distinction.
also graduated from the Budapest Technical As professor and head of department of the
University, becoming doctor of the sciences of technical college, and also as practising design-
communication. He spent nearly two decades in ing and structural engineer, he was active
the services of the Hungarian State Railways, primarily in the field of special bridge con-
working in traffic, commercial and education structions. In this connexion, he has spent some
lines. Following this, he became the literary head two decades studying theoretical and practical
of the Hungarian Transport Publishing House, problems of technical modelling and has been the
Budapest, and later vice-director of the Hungar- expert of a number of institutes on this subject.
ian Scientific Institute for Railway Research. Since reopening of the Hungarian Museum
From 1967 he has been general-director of the of Communication in Budapest in I 966, he has
Hungarian Museum of Communication. His been the head of its Department for Technology
scientific activities embrace the history of com- and Methodology.
munication, economy of communication and
policy of communication. For his merits in Ingénieur dipl6mé. Né en Hongrie en 1921, il a
working out the method of co-ordinating the fait ses Ctudes au Collège militaire technique de
various branches in communication, in I 967, Budapest et, après la deuxikme guerre mondiale,
he was declared, by the Hungarian Academy of a obtenu un diplôme d'architecture et de trans-
Sciences, an academic doctor of the sciences of ports (avec mention pour cette dernière matière)
communication. At present, he is chairman of A l'Universitt. de Budapest. Ses activités de
the Committee on the History of Technical professeur et de chef de service au Collège
Sciences of the Hungarian Academy of Sciences, technique, et aussi de spécialiste de la conception
as well as of the academy's Committee on Railway et d'ingénieur constructeur, ont surtout porté
Traffic, and is also member of the leadership of sur la construction de ponts. I1 a en effet passé
IATM. quelque vingt années à étudier les problèmes
théoriques et pratiques de la crkation de modèles
Dr. rer. pol. Dr. comm. Dr. S. C. Né à Budapest techniques et a été consulté comme expert à ce
en 1915, il a fait ses études dans la capitale hon- sujet par plusieurs institutions. Depuis la réou-
groise à l'université Pázmány Péter, où il a verture en 1966 du Musée hongrois des trans-
obtenu un doctorat de science politique, puis, ports i Budapest, il y est chef du Service de
aprks la deuxième guerre mondiale. il a fait technologie et de méthodologie.
encore un doctorat de science des communica-
tions à l'université technique de Budapest. I1 a
passé près de vingt, années dans les services des
chemins de fer d'Etat hongrois, se consacrant
aux problkmes commerciaux, de trafic et d'en-
seignement. I1 a été ensuite directeur littéraire
de la Maison d'édition des transports hongrois
à Budapest, puis directeur adjoint de l'Institut
scientifique hongrois de recherches ferroviaires.
Depuis 1967 il est directeur général du Musée
hongrois des transports. Ses travaux scienti-
fiques portent sur les aspects historiques, écono-
miques et politiques des transports. Pour avoir
m i s au point une méthode de coordination des
diverses branches des transports, il a reçu de
l'Académie des sciences de Hongrie, en 1965,
le titre honorifique de docteur ks sciences des
transports. I1 est actuellement président du
Comitt. sur l'histoire des sciences techniques de
l'Académie des sciences de Hongrie, ainsi que
du Comité de l'académie sur le trafic ferroviaire,
et est aussi membre de la direction de l'IATM.
Resumen Pes~orvre

EDITORIAL: E L M O D E L O 4 Véase por ejemplo, en Muserim, vol. XX, E n nuestra época ha aumentado considera-
Y L O CONCRETO n.o 3, 1967, p. 179-182 y 199-201 sobre los blemente la importancia del modelado para
museos. las colecciones y los museos técnicos. Esto
por Georges Henri Rivière 5 . Este Congreso se celebró en Budapest en se debe en gran parte a que de los antiguos
septiembre de 1969. medios de transporte -locomotoras y buques
La presentación de un museo se caracteriza 6. Debemos esta clasificación a la cortesía del de vapor, aeroplanos, etc.- que debieran
por dos componentes esenciales : los objetos Sr. Charles Penel subdirector del Palais de la estar en museos, sólo los modelos se pueden
reales y los modelos1. Los objetos reales Découverte, París. exponer en proporción cada vez mayor
son “las cosas que se presentan por lo que debido a la enorme cantidad y al gran tamaño
son en sí mismas, y no como modelos o de los originales.
imágenes de alguna otra cosa” a. Los mode-
los son << la concretización de un objeto, de LA IMPORTANCIA CULTURAL
un fenómeno o de un concepto cualquiera ... Y CIENTÍFICAD E LOS M O D E L O S
de manera que refleje el original de confor-
DE NUESTROS DÍAS
LOS M O D E L O S EN
midad con el fin perseguido” 3. por Béla Czére LOS MUSEOS TÉCNICOS
Aparte de su importancia teórica, estas Refiriéndose al desarrollo histórico del
nociones tienen importancia práctica para la modelado, y del concepto de modelo, el por Ottó Petrik
concepción y la programación de la presen- autor explica que el hombre, como criatura
tación en los museos de todas las disciplinas, Estos museos tropiezan con dificultades cre-
que razona, se sirve de representaciones
tanto en los países desarrollados como en los cientes debido al rápido desarrollo de la
expresivas de la realidad simplificadas y
países en vías de desarrollo 4. técnica. El gran tamaño y peso de la mayor
pequeñas, y, por ello, más fáciles de estudiar :
E n consecuencia, el Comité de Redacción parte del material técnico actual, como tam-
los modelos, desde el mismo momento en bién su alto costo, continuamente reducen
acogió favorablemente una propuesta del que empezó a tener conciencia. E n realidad,
Comité del CIM para los museos de medios el alcance de las colecciones de originales.
los modelos son una etapa intermedia entre Todo esto contribuye a que se preste mayor
de transporte, que consiste en consagrar un la realidad compleja y el conocimiento
número especial de Musecwz a los problemas atención a la importancia de los modelos
deficiente que tiene el hombre de ella, por
museológicos del modelo, a base de los técnicos.
una parte, y la creación humana terminada y Haciendo caso omiso de algunas obras en
resultados de u n congreso celebrado recien- el interés elemental del hombre de forzar su
temente por dicho comité especializado del las que sólo se examinan algunas ramas del
primera idea, su primer concepto, por otra modelado experimental y que sólo se cono-
CIM 5. parte.
La teoría del modelo se trata sucesiva- cen en pequeños círculos, todavía no se ha
El autor examina luego, el conocimiento tratado de manera científica de todo el mode-
mente en dos artículos ;el primero desde un científico, los trabajos de investigación y
punto de vista general y el segundo bajo el lado técnico, especialmente desde un punto
experimentación, el trabajo creador artístico de vista didáctico para estudiar las condi-
aspecto del museo técnico. El número se y científico, la educación, la vida comercial,
completa con un álbum en el que se presentan ciones de difusión del saber técnico. Por
la publicidad y la propaganda,, la carpintería consiguiente, el objetivo principal de este
ejemplos de modelos en museos de diversas por afición, el modelado en el deporte, la
disciplinas, según una clasificación inter- estudio es hacer un detenido exámen de cla-
fabricación de juguetes ; en otras palabras, sificación en esta nueva materia. Con ese fin
disciplinaria 6. todas las esferas donde ha surgido una
Tal como está presentado, este número se estudian los posibles y oportunos criterios
demanda creciente, tanto cualitativa como de clasificación, y partiendo del concepto
constituye un ensayo, que debería ir seguido cuantitativa de modelos.
por otro número de carácter práctico, toda- general de modelo, se trata de establecer un
El autor señala que además del continuo sistema &cado de clasificación de los
vía más rico en materiales de expresión. aumento de los modelos materialistas (sen-
Este proyecto sólo podría ejecutarse median- modelos técnicos, teniendo debidamente en
suales, físicos) y de los modelos ideales cuenta su empleo, es decir, su destino, obje-
te una importante participación de museos (teóricos o matemáticos) ahora en uso,
de diversas disciplinas y de diferentes regio- tivos y tareas directas, para llegar así a un
también se ha producido una diferenciación sistema fácilmente aplicable desde un punto
nes del mundo. E l Comité de Redacción y especialización en gran escala de esos
considerará con la máxima atención todas de vista práctico.
modelos. Es muy importante, pues, revisar Por tratarse de una materia nueva es
las propuestas que se formulen a ese pro- las ideas y definiciones antiguas, los viejos
pósito. necesario examinar la interpretación de los
conceptos de modelos y dar mayor precisión términos aplicados habitualmente, como
a la terminología actual. modelo, maqueta, imitación, diorama,
I. Véase: G. H. Rivière, artículo z de la Ahora deben fijarse requisitos muy altos reconstrucción, reproducción, etc. E n el
lección Exposition du cows de tnuséologie, dada en para los modelos de museos técnicos (entre
estudio se enumera la interpretación co-
1970en el Instituto de Arte y Arqueología de la otros, en los museos de los medios de
Universidad de París (ejemplar policopiado en comunicación), requisitos que son de orden rriente de algunas de esas palabras, y también
el Centro de Documentación Museográfica se critica, pero se necesita evidentemente,
técnico, histórico, estético y didáctico. un estudio más profundo y más general del
Unesco-CIM, París, Casa de la Unesco).
Lamentablemente, las tradiciones de los problema para encontrar una solución al
2. Véase: Duncan F. A. Cameron, View-
museos en esta materia, incluido el anticuado mismo que satisfaga las exigencias de
point : The Museum as a communication sys-
tem and implications for museum education sistema de modelado y exposición, junto con carácter práctico. A este respecto también
Curator (Nueva-York), vol. I I , n.o I, 1968, la habitual selección de escalas, reaparecen
P. 31-40). en algunos casos como fuerza retrógrada
3. Véase el articulo de Ottó Petrik, p. 243 en estos momentos en que está en juego el
del presente número. mejoramiento de los museos. XXIX
es importante que especialistas que conocen Pacinotti, que se conserva en el Instituto de de molino de viento del siglo XVIII, utilizado
distintos idiomas lleguen a establecer una Física de la Universidad de Pisa. para bombear el agua de las minas.
cooperación internacional en la materia. 22. KÖZLEKEDÉSI MuzEuai, Budapest. Museo
La tercera sección del estudio se ocupa Los modelos de ilustracióny demostración de Transportes. Modelo original animado de
concretamente de los tipos de modelos L a s síntesisy descripciones de conjmntos. Estos funicular construido en 1980 (escala I : 8).
técnicos y su clasificación en los museos modelos tienen por objeto describir una 23. VERKEHRSHAUS DER SCHWEIZ, Lucerna.
especializados, y de los requisitos estableci- situación y u n ambiente generales que abar- Museo del Transporte y de las Comunicacio-
dos al respecto. En esta materia deben consi- can muchos elementos cuya coexistencia nes. Modelo de demostración en corte de una
derarse sobre todo los factores relativos a la debe hacerse notar. locomotora de vapor de un ferrocarril de cre-
capacidad demostrativa de los modelos, mallera de vía estrecha (Ferrocarriles de Briinig,
entre los cuales la selección de la escala, por 7. KÖZLEKEDÉSI MUzEuhf, Budapest. Museo de 1909).
ejemplo, tiene un valor determinante que Transportes. Maqueta que ilustra la construc- 24. Modelo animado de una máquina instala-
influye, por otra parte, en algunos proble- ción de una carretera en la época romana. dora de traviesas de ferrocarril (escala I : IO).
mas de la mecánica del modelo, sus fines 8. NÁRODNÍ TECHNICKÉMUZEUM,Praga. a/. PALAIS DE LA DÉCOUVERTE,París. Modelo
didácticos, etc. Museo Nacional de Ciencias y de Técnicas. animado de un reactor atómico del Centro
La oportunidad y la importancia del estu- Reconstrucción de una mina de carbón con Nuclear de Marcoule.
dio queda confirmada por la actividad de los materiales originales, en el subsuelo del museo.
dirigentes del Consejo Internacional de y. KOHÁSZATIMuzEuhl, Miskolc-Diósgyör.
Museos (CIM) que, a propuesta de su asam-
Los subco*zmtos y elementos. Presentan y
Museo Central Húngaro de Metalurgia. Lami- describen un elemento o u n grupo de ele-
blea general, han creado comisiones espe- nado de hojas metálicas : a) dibujo de Salomón
mentos que corresponden a una función
ciales para que estudien los dos problemas de Caus (1615) ;b) diorama en el museo.
simple o relativamente simple.
principales : la unificación de l a terminolo- IO. MUSEO
NAZIONALE
DELLA SCIENZA E DELLA
gía y el tamaño de los modelos y preparen
En el caso de ciertos objetos de interés
TECNICA “LEONARDODA VINCI”, Milán. científico, resulta conveniente utilizar mode-
recomendaciones al respecto aplicables en el a) Dibujo tomado de la obra Le Machine,
los que permiten presentar de una manera
orden internacional. publicada en Roma en 1629 ; b) modelo cons-
truido de acuerdo con dicho dibujo. clara y duradera elementos difíciles de con-
REFERENCIAS DE CLASIFICACI~N servar y de observar de otra forma.
DEUTSCHES MUSEUM, Munich
Los museos de ciencias y técnicas deben ofrecer a II. Reconstitución del puente de un barco de
26. KÖZLEKEDÉSI MUZEUM,Budapest. Corte
su público un conocimiento de nuestro universo lo guerra (mediados del siglo XVII). parcial de un motor Diesel Krupp-Junkers
más vivoy concreto posible. A esos efetos, lapre- 12. Reproducción de la máquina de vapor cons- (I 20 cv), que se utiliza como modelo de demos-
sentacìón de experimentos y modelos desempeña truida por James Watt en 1788. tración.
unpapelfundamental que se ilustra aquí con a&- 13. Reconstitución de una mina de carbón de la 27. INSTITUTO CENTRAL DE INFORLIACIÓN Y DE
nos documentos clas$cados por grupos de ideas. Alta Baviera (siglo XIX). PROPAGANDA DE LOS FERROCARRILES SOVIÉTI-
14. Modelo demostrativo de la erosión en las cos, Moscú. Modelo de tamaño natural de una
Los modeZos de colección cataratas del Niágara. a) fotografía aérea de las traviesa de ferrocarril de hormigón armado,
Por lo general se trata de modelos únicos, cataratas ; 6) modelo correspondiente a la situa- construido en parte con un material transpa-
ción existente en 1923 ; los alambres indican la rente a fin de mostrar la armadura del hormigón.
testimonio de una etapa tecnológica, que se
conservan por ese motivo. Debido a esta posición de las cataratas en I 842 y en 1764. PALAISDE LA DÉCOUVERTE, París
circunstancia, su estructura intima no se I/. PALAIS DE LA DÉCOUVERTE, París. Modelo 28. Embrión de pollo.
puede someter, en general, al examen del de una sala de operaciones. 29. Vaciado en materia plástica del corazón, los
público. 16. VERKEHRSHAUS DER SCHWEIZ, Lucerna.
grandes vasos sanguíneos, las vías respiratorias
Museo del Transporte y de las Comunicaciones. y los vasos pulmonares.
KÖZLEKEDÉSI MUZEUM,
Budapest. Museo de El planetario puede considerarse también como
un modelo animado de un tipo especial ; obsér- Los agrupamientos comparativos de modelos. En
Transportes
vese el cuadro de mando de un planetario el museo, que permite un estudio compa-
I. Modelo original de una locomotora cons- “Longines” y el planetario Zeiss. rado de los modelos, sirven para señalar a
truido en 1847 para mostrar el funcionamiento la atención del público la evolución de un
de la máquina de vapor, que entonces era prácti- Los co@untos. Estos modelos representan y fenómeno o de la estructura técnica de un
camente desconocida en Hungría. permiten describir u n conjunto funcional aparato, que en otro caso pasarían inad-
2. El original de un motor de avión (en primer complejo que, por su concepción misma, vertidas.
plano) y su reproducción. reúne numerosos subconjuntos.
3. BUDAPESTI TÖRTENETIMUZEUM, Budapest. 30. DAIMLER-BEN2 MUSEUM, Stuttgart. La evo-
Museo de historia. drgano hidráulico romano lución de la rueda, representada en parte por
(siglo II): a) reconstrucción con los tubos de [Link] original del siglo XVIII de las insta-
originales y en parte por reproducciones.
bronce originales ; b) reconstrucción completa. laciones técnicas del teatro de Mannheim.
18. KÖZLEKEDÉSI MUZEUM, Budapest. Museo de
31. KÖZLEKEDÉSI MUZEUM,Budapest. Museo
4. ÖSTERREICHISCHES BUNDESBAHN MuSEuaf, de Transportes. u) modelo del antiguo Puente
Viena. a) original de un tranvía tirado por Transportes. El primer buque de vapor que
navegó por el Danubio :a) cuadro que adornaba Elisabeth de Budapest, destruido durante la
caballos que circulaba en 1828 entre Linz y segunda guerra mundiJ (escala I : 2 000) ;
Budweis ; b) reproducción construida en 1968 la pared de una cabina del buque Carolina, cons-
truido en Viena en I 8 I 5 ; 6) modelo del buque b) modelo del nuevo puente colgante (la misma
para el Museo Técnico de Praga con algunos escala).
materiales de sustitución; por ejemplo, la construido con arreglo al cuadro (escala I : JO).
19. POLITEHNIEESKIJ MUZEJ, Moscú. Museo PALAISDE LA DÉCOUVERTE, París
cubierta es de nilón en vez de cuero.
Politécnico. Conjunto funcional complejo: el 32. División indirecta o mitosis de una cklula
J. DEUTSCHES MUSEUM, Munich. u) reproduc-
rompehielos de propulsión nuclear Lenin. Se animal.
ción de la locomotora Pi~fingBi&, construida
originalmente por William Hadley en 1813 ; puede ver simultáneamente un mapa de itinera- 33. Fases sucesivas del desarrollo embrionario
b) reconstrucción de la locomotora B e d cons- rios, un modelo del buque a escala I : 50, un de un tritón.
truida por Borseg en 1 8 4 . corte de la maqueta del reactor nuclear y varias
partes de la maquinaria. Los modelos esquemáticos
6. MUSEONAZIONALE DELLA SCIENZA E DELLA
TECNICA “LEONARDO DA VINCI”, Milán. Copia
2 0 . KBZLEKEDÉSI MUZEUM,Budapest. Museo De la organixación tecnoldgicrs de ciertos conjuntos
exacta del equipo electromagnético original de de Transportes. Modelo detallado de un buque
de alta mar húngaro recientemente construido 34. KÖZLEKEDÉSI MUZEUM,Budapest. Museo
(escala I : so). de Transportes. Modelo de buque de vapor que
21. NÁRODNÍ TECHNICKÉMUZEUM,Praga. muestra el volumen ocupado por las máquinas
xxx Museo Nacional de Ciencias y Técnicas. Modelo en relación con la totalidad del navío.
3 j . VERKEHRSMUSEUM, Núremberg. Museo de sentar de un modo convencional lo que no se medio. Puede permitir al público abordar
Transportes. Modelo de red ferroviaria con puede reflejar con elementos ajustados a la por sí mismo los fenómenos simples.
cuadro de mando. realidad (figs. 43-46).
KÖZLEKEDÉSI MUZEUM,Budapest. Museo de Los progresos teóricos de algunas disci- JZ. DEUTSCHESMUSEUM, Munich. Modelo para
Transportes plinas conducen a la concepción de sistemas demostrar la aplicación del principio del
36. Modelo de un cruce de carreteras en la que no puede comprender ni apreciar el giróscopo.
exposición sobre ?a. polifica híngava de fvanspov- profano. En cierta medida es posible mate-
tes. La demostración con modelos en relieve es rializar esas concepciones mediante modelos PALAIS
DE LA DÉCOUVERTE,
París
más eficaz que la efectuada con dibujos técnicos que, aun siendo siempre imperfectos, per- j 3 . Composición de dos movimientos vibra-
o reproducciones con perspectiva. torios.
miten comprender tales concepciones
37. Modelo de la intersección en tres niveles del mediante algunos de sus aspectos que se
metro de Budapest (escala I : zoo). ~ 4 Conservación
. del momento cinético.
pueden ilustrar más fácilmente (figs. 45-5I).
38. KOHASZATIMUZEUM,Miskole-Diósgyör.
Museo Central Húngaro de Metalurgia. Modelo Ilustrar Zas explicaciones de un experìmentador
de un alto horno que permite mostrar el proceso PALAIS
DE LA DÉCOWERTE,
París cal$cado
de la colada.
43. Maqueta móvil que muestra el principio del
fenómeno de los eclipses ; en esta foto, la luna JJ. DEUTSCHES MUSEUM, Munich. Modelo de
Del funcionamiento de dichos cot&ntos. A ha entrado parcialmente en el cono de sombra demostración en el que se imita el efecto de un
menudo es inútil construir modelos que proyectado por la tierra. relámpago sobre una casa (con tensiones que
reproduzcan con gran fidelidad un conjunto 44. Mutación controlada en la mosca del pueden llegar a I,I millones de voltios).
tecnológico, cuando se quiere mostrar sus vinagre (Drosófila) bajo la acción de los rayos X.
grandes líneas estructurales (páginas 264- 41. Exploración de la función del tiroides por PALAISDE LA París
D~COUVERTE,
265) o su funcionamiento. Los detalles pue- medio del yodo radioactivo. j6. Electrostática : una visitante sometida a una
den ir incluso en detrimento de la formación 46. POLITEHNI~ESKIJ MUZEJ, Moscú. Museo tensión de 2 5 0 o00 voltios.
de un juicio global. Por este motivo en algu- Politkcnico. Dos tipos de modelos en relieve de ~ 7Participación
. de un visitante en un experi-
nos modelos se procura presentar estructu- la instalación eléctrica de los automóviles. mento : mediante electrodos implantados en la
ras simplificadas. superficie se registran las variaciones de poten-
PALAISDE LA DÉCOUVERTE,
París cial eléctrico producidas por la actividad cere-
39. Modelo que representa la carga de un alto bral. Los trazados se observan en el electroence-
47. Ilustración de modelos matemáticos. falógrafo y en el oscilógrafo.
horno ;a) vista exterior ;b) corte.
48. Modelo de un cristal de cloruro de sodio j8. Un grupo de escolares asiste a experimentos
40. KÔZLEKEDÉSI MUZEUM, Budapest, Museo de
(aumentado 400 millones de veces). de química inorgánica.
Transportes. Copia del modelo original de una
vagoneta eléctrica construido en I 85 5 con fines 49. DEUTSCHES MUSEUM, Munich. Modelo ideal
19. Los detalles anatómicos de un corazón de
de demostración. y modelo material; se puede examinar simul-
carnero aparecen en las pantallas de televisión.
táneamente la forma, la estructura y la repre-
41. POLITEHNI~ESKIJ MUZEJ, Moscú. Museo
sentación geométrica de una macromolécula.
Politécnico. Modelo cortado de mando manual
(siglo XIX, escala I : 5 ) para mostrar el funciona- Dar al visitante ana ocasión de conprobar sus
PALAIS DE LA DÉCOUVERTE, París
miento de una locomotora. conocimientos
JO. Modelo molecular de la celulosa.
42. KÔZLEKEDÉSI MUZEUM, Budapest. Museo de
JI. La lotería de la herencia.
Transportes. Modelo esquemático para mostrar PALAIS
DE LA DÉCOUVERTE,
París
el funcionamiento de una esclusa con control
electrónico. 60. Mesas de trabajo a disposición de los visi-
El experìmento tantes.
Los modelos cìentzjfcosy tecnológìcos. En ciertos Facilita el acceso al conocimiento de los 61. Un problema experiment4 en la sección de
casos, el modelo tendrá que limitarse a repre- fenómenos que afectan al hombre y su electricidad.

Crónica
EL MUSEO REGIONAL COMO maestras de extraordinaria calidad y de inte- Estado, además de un “historymobile” que
CENTRO CULTURAL rés universal. Sin embargo, las diferencias hace jiras por las poblaciones pequeñas.
regionales en lo que se refiere a su atractivo Los países en vías de desarrollose dancuen-
por Edward P. Alexander natural, tradición, arquitectura,artes y traba- ta de la importancia que tienenlos museos en
Desde que aparecieron por primera vez en jos de artesanía,indumentariay alimentación sociedades de elevado porcentaje de analfa-
Europa, los museos han evolucionado eran importantes y sugestivas. El Museo betismo. En el Jos Museum de Nigeria
mucho. Las galerías pictóricas y las colec- Moravo, de Brno (Checoslovaquia) consti- Septentrional se organizan exposiciones sobre
ciones de curiosidades que les dieron origen tuye un excelente ejemplo en el que se pone arqueología, arte y productos industriales
se habían constituido como meras distrac- de relieve el patrimonio regional. Es una de la región. En el Centro Nacional Cultural
ciones de coleccionistas y conocedores aris- región donde abundan las cuevas y los de Ghana, instalado en Kumasi se ha recons-
tocráticos hasta que, finalmente, el museo vestigios del hombre prehistórico; por eso tituido una serie de cabañas en las que traba-
empezó a desempeñar funciones educativas el museo organiza excavaciones y sus colec- jan auténticos talladores de madera, tejedo-
y no se limitó sólo a reunir cuadros u objetos ciones hacen hincapié en la prehistoria. En res, ceramistas y artihces del país.
de carácter cultural y científico, sino que se los Estados Unidos de América, el desarrollo El personal profesionalmente más avanza-
dedicó también a estudiar, exponer e inter- de cincuenta Estados distintos y con un do de los museos regionales del mundo entero
pretar esos materiales. sistema gubernamental propio, hizo que en hace suyo el conceptode museo como centro
El museo regional ha adoptado esta amplia cada uno de ellos se crearan museos regio- educativo y cultural. El Museo de Dalecar-
visión de sus funciones. Al reunir objetos de nales. Así, por ejemplo, la State Historical
una región más o menos bien definida, pero Society de Wisconsin cuenta con un museo
que constituye una entidad natural, histórica central en su sede de Madison y con cuatro
y cultural rara vez se adquirieron obras museos anexos sitos en diversos lugares del XXXI
lia, Falun (Suecia) posee una rica colección cional de las artes plásticas con el atractivo [Link]
OF FINE ARTS,Riçh-
de objetos preindustriales y lleva a cabo que ejercen las artes de ejecución (danza, mond (Virginia). Exposición instalada en el
activamente un amplio programa de artesa- teatro, música, etc.), convirtiéndose así en interior del “museomóvil”.
nía, música y teatro populares. Los 48 un foco de atracción y de irradiación educa- 78. ILLINOIS STATEMUSEUM, Springfield (Illi-
museos regionales de la RSS de Ucrania tiva y cultural para la región donde se nois). El “museomóvil” visita una escuela
encuentran; cooperan activamente con los pública.
tienen notables programas educativos, entre
los que cabe citar, por ejemplo, el del Museo museos anexos afiliados así como con otras 79. Estudiantes visitando la exposición titulada
El Honibrey los Recursos de Illìtioìs instalada en el
Nacional de Arte Ucranio, de Kiev. El organizaciones afines con objeto de aumentar
ccmuseomóvil”.
Museo de Electricidad, de Osaka (Japón) la influencia de sus colecciones y personal.
organiza demostraciones sobre los diversos Mantienen relaciones amistosas con otros
empleos de la electricidad, y tiene todo u n museos de la región, en particular con los NUEVA EXPOSICIóN D E L ARTE
piso dedicado a la energía atómica; también más pequeños, y dan normas para elevar el ANTIGUO
posee u n planetario. El Instituto Nacional nivel profesional, buscar en común solucio-
Indigenista de México coopera con el Museo nes para los problemas museológicos y por S. Hod2ag y V. Deul’
Nacional de Artes e Industrias Populares en reforzar racionalmente los esfuerzos locales.
la utilización de los museos regionales para A comienzos de 1969 se abrió una nueva
mejorar la autenticidad y calidad de los exposición del arte del Antiguo Egipto y de
objetos folklóricos que con destino al comer- las civilizaciones remotas. Las muestras se
62. MORAVSKI MUSEUM, Brno (Checoslova-
cio turístico se manufacturan en los hogares quia). Ceremonia inaugural del Congreso Con- exhiben en dos espaciosas salas. Para su
y pequeños talleres. El Museo Regional de memorativo de la obra de Mendel en el nuevo exposición se elaboraron dos tipos d e vitri-
Tlaquepaque (Jalisco) se especializa en la Teatro de la Opera de Brno (1965). nas: las verticales y las vitrinas-mesita.
enseñanza de la cerámica y el Museo de Estas últimas tienen la forma d e paralelepí-
Uruapán (Michoacán) en la talla de madera y 63. STATEHISTORICAL SOCIETY MUSEUM, Madi- pedo de vidrio enterizo de 8 mm. Las lámpa-
el laqueado. son (Wisconsin). El State Historical Society of ras eléctricas están montadas en las paredes
Wisconsin ha organizado un museo al aire libre, de tal modo que su luz se proyecte sobre las
Generalmente u n museo regional obra del que pueden verse (de izquierda a derecha) vitrinas. El alumbrado interno se instala en la
acertadamente incorporando en sus progra- la talabartería y quincallería, la mercería, la
mas las artes de ejecución. El Museo Loui- base de las vitrinas. Los vidrios delanteros
peluquería y la farmacia (detrás del ómnibus
siana de Dinamarca (fundado en I 9 5 8) dio tirado por caballos). pueden fácilmente correrse de u n lado al
cincuenta conciertos durante el primer año. otro. Las vitrinas-mesita y los pedestales de
Los conciertos dominicales de “gamelan” 64. GHANA NATIONALCULTURALCENTRE, algunas esculturas tienen una sencilla forma
en el Museo de Yakarta atraen al Museo a Kumasi (Ashanti). Demostración de la danza geométrica, lo cual corresponde al carácter
muchedumbres entusiastas. Adowa por un grupo de danzas tradicionales. monumental del antiguo arte y al estilo
Un buen museo regional organiza también arquitectónico de las salas.
6j. UGANDA MUSEUM,Kampala (Uganda).
actividades de extensión para atender a toda Empleados del museo haciendo una demostra- Piedra natural -toba rosa y basalto
la zona donde se encuentra. E n los Estados ción de los instrumentos musicales tradicionales. gris- sirvió de material de construcción
Unidos de América, el Museum of Fine para los pedestales. Para algunas esculturas
GOVERNMENT MUSEUM, Egmore (Madras) se fabricaron pedestales individuales con
Arts de Richmond (Virginia) y el State
Museum of Natural History and Art de 66. Exposición infantil: Visita de alumnos de campanas de vidrio y se instaló un alumbrado
Springfield (Illinois), organizan una serie de una escuela. especial.
programas tan variados y amplios como AI organizar la exposición, se quería
dinámicos. E l Museo Silesio de Wroclaw 67. El teatro del Museo desempeña una impor- concordar la arquitectura con el acabado del
(Polonia) ha organizado, durante el último tante función en el programa cultural.’ interior. Para ello se taparon las ventanas de
decenio, u n centenar de exposiciones cir- una pared de la sala y otras se cerraron con
SARAWAK MUSEUM, Kuching (Sarawak)
culantes, que han sido presentadas en museos cortinas de color oscuro; las paredes se
locales, casas de la cultura y clubs de traba- 68. Estudiantes de enseñanza secundaria toman- pintaron de marrón oscuro con matiz vio-
jadores que cooperan con el Museo. do notas sobre una exposición. leta. La ausencia d e luz natural permitió uti-
E n algunos casos hay museos regionales lizar al máximo el alumbrado artificial.
[Link] muchacha kenyah bailando la danza del
que colaboran en la ejecución de los planes abanico “Hornbill”. Las muestras están minuciosamente clasi-
nacionales destinados a mejorar los museos. ficadas conforme al orden cronológico y al
Así, los del Reino Unido han constituido STORAKOPPARBERGWERKS MUSEUM, Falun material que las integra -madera, piedra,
consejos regionales a fin de poder aprovechar 70. Demostración de peinado del lino en una
metal, escayola, loza- lo cual hace descollar
más racionalmente los subsidios del gobierno clase. su estilo original.
o de las fundaciones. Los museos regionales Sólo cierta colección de muestras consti-
7’. (Suecia): Violinistas en el foyer. tuye una renuncia a dicho principio: se
están en condiciones de prestar, cooperati-
vamente, una serie de servicios necesarios: 72. Música de cámara con instrumentos anti- trata de objetos referentes al culto funerario,
el laboratorio de conservación de materiales guos. La sala de conciertos está equipada para que dan a conocer al espectador las ideas
del Allen Art Museum de la Universidad la grabación sonora. religiosas.
Oberlin College, de Ohio, presta servicios a Se debe añadir, además, que al organizar
73. LOUISIANA, Humlebaek (Dinamarca). El
la exposición la idea principal era exhibir las
once museos establecidos en u n radio de Ballet Danés y el Festival de Música se inaugura
unos 800 kms. con un recital al aire libre. muestras de modo que la atención de los
E n dehitiva, cabe afirmar que, inde- visitantes se concentrase en ellas lo mejor
pendientemente de las colecciones que alber-
74. MUSÉED’ETHNOGRAPHIE, Neuchâtel. Expo- posible.
sición : la isla de los Dioses. El traje del bailarín Los organizadores de la exposición alcan-
ga (arte, historia, ciencia o una combina- indonesio contrasta con los vestidos tradicio- zaron buenos resultados porque resolvieron
ción de esas disciplinas) todo buen museo nales den Suiza.
regional constituye u n centro de la comuni- con acierto el acabado del interior de las
dad destinado a poner de relieve las caracte- [Link] OF FINE ARTS,Rich- salas, al conjugar con esmero grupos de
rísticas culturales de la región. E n esos mond (Virginia). Uno de los cuatro “museo- muestras grandes y minúsculas, al emplear
móvil” del Museo en una carretera de Virginia. composiciones de suma originalidad en el
museos se combina la presentación tradi-
[Link]ÉED’ETHNOGRAPHIE, Neuchâtel (Suiza). acabado de los interiores de las vitrinas,
Bailarines nativos de Indonesia, durante la alumbrándolas con gran gusto y, por fin,
exposición especial L a isla de los dioses, dando al utilizar en algunas de las muestras unas
XXXII a conocer danzas de Java, Borneo y Bali. gamas cromáticas de gran expresión.
MUZEJ~OBRAZITEL’NIH ISKUSSTV IMENI tratan de abrir nuevos caminos, tal es el caso están instalados los servicios administrativos
PUSKINA,
Moscú de tres museos de Chandigarh. y de conservación, la biblioteca y una sala de
Situada al norte de Nueva Delhi, a una estudio. Su forma es la de un “puente”
80. Vista general de la sala del Antiguo Egipto.
hora de avión y a cinco horas de carretera, tendido únicamente sobre una parte de las
A la izquierda en primer plano : un sarcófago
de piedra. A la derecha, bajo una campana de la ciudad de Chandigarh, nueva capital del salas de exposición cuyo techo se sitúa de
vidrio, la estatua de un juez. En la profundidad Estado de Penjab, fue construida según este modo a alturas distintas. Las salas de
de la sala : varias vitrinas con muestras minús- planos del célebre arquitecto internacional exposiciones tienen luz zenital instalada de
culas de esculturasy relieves del Antiguo Reino. Le Corbusier, fallecido hace tiempo. Sede modo que pueda regularse según convenga
8z. Sala de las antiguas civilizaciones. En el del gobierno desde 1954,Chandigarh pasó a los objetos expuestos, pero se aprovecha
centro, grupo de vasos de estilo Urartu. a ser “territorio unido” en noviembre de corrientemente la luz natural, tamizada por
82. Relieves de la tumba del tesorero Isi 1966, cuando se efectuó la división del persianas colocadas en las aperturas superio-
(Antiguo Reino). La foto ilustra el principio de Estado de Penjab en dos estados distintos res de las paredes nordeste y suroeste. El
distribución del relieve dentro de la vitrina y la por su lengua; Penjab (donde se habla el efecto combinadode ambas luces, la artificial
construcción del encofrado. penjabí) y Haryana (donde se habla el y la natural, es agradable. Focos y vitrinas
83. Esquemas de la sección de una vitrina verti- hindí). Desde entonces los gobiernos de luminosas completan el sistema de ilumina-
cal. El nudo está marcado con un circulo. ambos Estados han convivido en los edifi- ción.
84. Nudo de la vitrina vertical. En el esquema se cios públicos de la capital, proyectados por Se contó desde un principio con la com-
ven los siguientes elementos : I. Vidrio anterior Le Corbusier, y han compartido la propiedad binación del color y de la luz para crear en el
móvil quedescansaenunperfilespecial; 2. Marco del Museo y Galería de Arte, obra también interior del edificio los valores espaciales
de madera de la vitrina; 3. Lámpara de luz dis- del mismo arquitecto, cuyas colecciones per- concebidos por el arquitecto y el propio Le
persa. Duraluminio; 4. Tejido recogedor de Corbusier indicó los colores para las cuatro
polvo; j. Lhmpara de luz diurna; 6. Pie movil manecieron indivisas. Su prosperidad consi-
(telescópico) de la vitrina, recubierto de latón. rable y el nivel de instrucción relativa- paredes y los techos : rojo, amarillo, blanco
En el esquema se ve también el tejuelo de mente elevado de sus habitantes hacen de y azul. El espacio entero quedaba abierto
caprón. Chandigarh un campo propicio para las para una serie de “perspectivas cruzadas”.
8j. Esquema de la sección de una mesita- actividades museológicas. A principios de Le Corbusier habló también con sus cola-
vitrina horizontal. Con la cifra I está señalada 1968 se inauguraron dos museos : el Museo boradores de la instalación, pero por des-
la liimpara de luz diurna con reflector, con la z y Galería de Arte, obra de Le Corbusier, y el gracia sólo dejó algunos croquis sueltos. No
el filtro que sirve para renovar el aire dentro de la Museo de Bellas Artes de la Universidad de vivió lo bastante para ajustar sus planes a la
vitrina. Penjab, obra del arquitecto indio S. Malthur, finalidad de los edificios y fue preciso confiar
86. Vitrinas con esculturas de madera del Reino que había trabajado con Le Corbusier y es los trabajos de instalación a un decorador de
Medio. La foto muestralos utensilios empleados ahora arquitecto de dicha Universidad. Las reconocida experiencia. La instalación actual
para las muestras de esta vitrina. colecciones de ambos museos son impor- es rica y elegante, pero no saca gran partido
87. Un sector de la sala del Antiguo Egipto. tantes y los edificios constituyen ejemplos de los efectos espaciales previstos por Le
Vitrina con muestras referentes al ritual funera- notables de arquitectura museológica. Corbusier y es algo, sin duda, muy distinto
rio. Abajo un podio con canopes y una vitrina, El Museo y Galería de Arte comenzó con de lo que él hubiese realizado.
incrustada en 61 con la momia de un sacerdote. el lote de esculturas Gándhara y de otras El segundo de los nuevos museos de
88. Vista general de la sala de las antiguas escuelas y las colecciones de miniaturas y de Chandigarhes el Museo de Bellas Artes de la
civilizaciones. piezas de arte decorativo, antes pertenecien- Universidad de Pandjab. Sus galerías están
tes al museo de Lahore, en territorio pakis- situadas en dos plantas y en torno a un patio
LOS MUSEOS DE CHANDIGARH taní, que le correspondieron cuando se divi- interior, pavimentado, decorado con surti-
por Grace L. McCann Morley dió el subcontinente, después de la indepen- dores, que puede utilizarse para exposiciones
dencia, en 1947. Este primer fondo ha al aire libre, por ejemplo de escultura. Sus
Los museos y las personas que hoy trabajan aumentado gracias, en particular, a la adqui- colecciones a r t e contemporáneo indio y
en ellos no escapan a las inquietudes de la sición de miniaturas y a nuevas aportaciones un excelente conjunto de arte gráfico fran-
situación mundial y esto explica la idea, de pintura y escultura india contemporánea cés- son un complemento valioso del pro-
generalmente compartida, de que los museos y de objetos de arte decorativo. Dotado de grama de enseñanza de historia del arte.
han de llenar en la sociedad contemporánea una buena biblioteca el Museo se ha conver- Un tercer museo de Chandigarh fue con-
una nueva función. En qué haya de consistir tido en un centro de educación museológica. cebido y en gran parte proyectado por Le
esa función quizás no esté muy claro, pero Más adelante se celebrarán exposiciones Corbusier como museo de las ciencias.
todo el mundo conviene en que ha de ser temporales en un edificio adyacente, proyec- Originalmente, se había de llamar Museo del
una función que corresponda a los museos tado asimismo por Le Corbusier como parte Saber Humano, pero se quiere ahora darle el
como tales y no como substitutos de centros del completo que forman la Escuela de nombre de Museo de la Evolución de la
culturales o educativos o de otras institucio- Bellas Artes y el Museo. Vida. Sus colecciones serán de ciencias natu-
nes en que se ha tratado a veces de transfor- El Museo y Galería de Arte es el tercer rales, ciencias aplicadas, tecnología y geo-
mar a los museos a fin de satisfacer necesi- museo proyectado por Le Corbusier; su logía y tendrán relación con la evolución de
dades locales. No quiere esto decir que esas éxito como salón de exposiciones ha sido la tierra, delos animales y del hombre. Será
actividades sean malas en sí mismas, sino que, ciertamente mayor que el del Museo de &te, sin duda, un nuevo modelo de museo,
entendidas como se debe, han de parecer Arte Occidental de Tokio o del Museo en el cual se proyecta prestar especial aten-
extrañas a lo que corrientementese considera Municipal de Ahmedabad. Es un edificio de ción a los aspectos educativos.
como “misión” fundamental de los museos. bellas proporciones, maciza estructura y
En la India, país que, pese a la distancia elegante exterior. Su plan es sencillo. Un MUSEUM AND ARTGALLERY, Chandigarh
que le separa de Occidente, cuenta con sistema de vigas apoyadasen columnasforma 89. AI terminarse la construcción del edificio
muchos museos y con un número ya consi- un cuadro de 16j x 165 pies. Tiene tres diseñado por Le Corbusier.
derable, y cada vez mayor, de profesionales plantas. En la planta baja, con una superficie 90. Vista del museo una vez terminado el acon-
competentes en museología, son frecuentes de 33 o00 pies cuadrados, se encuentran el dicionamiento del paisaje.
las discusiones sobre este tema. La India se vestibulo, los almacenes y talleres, la sala de
91. Interior :Vestíbulo de entrada y mostrador
transforma rápidamente y deja de ser una lectura y la cafetería. Partiendo de la planta de informaciónen la planta baja ;sala de exposi-
sociedad agrícola, rural, para convertirse en baja, a uno de los lados del vestibulo, una ción en el primer piso ;arriba pasillo “puente”.
una nación urbana, tecnológicamente orien- escalera conduce a la planta intermedia y a la
tada, que ofrece a los museos grandes opor- entrada de las salas de exposición, con una
tunidades para tomar iniciativas. Entre los superficie de 23 o00 pies cuadrados. En la
muchos museos de tipo tradicional, algunos planta superior de 6 500 pies cuadrados, XXXIII
92. Interior : Primer piso, sala de exposición ; 94. Vista del interior que muestra los ventanales 96. Planta baja con patio abierto, estanques y
arriba pasillo "puente". Obsérvese el panel por donde entra la luz y la escalera que conduce pasos de comunicaciónentre las diversas galerías.
explicativo y los materiales para comparación. al primer piso.
MUSEUM OF FINEARTS,PANJABUNIVERSITY, 97. Vista interior mostrando el patio abierto y
Chandigarh. 91. Vista interior con las galerías que se comu- los estanques adornados con esculturas.
93. exterior. nican.

OT PEflAKI@ïL/I : MAKETbI paTopo, HMO-MO~K, TOM 11, j\r, 1, 1968 r.,


H 3ICCIIOHATbI CTP. 33-40).
3. CM. OTTO neTPEIK, CTP. 8 er0 CTaTbEI
B HaCTORqeM HOMepe.
C. CM., Harrpmep, B ((Mysee)),(B ccnocneg-
HeMH HOMepe O TeXHEIV3CKEIX MyseRX, CTaTbR
O HeMeqKOM MyWe Il CTaTbR 06 MHgHEI).
5. TOT KoHrpecc npoxonm B ByAarremTe
B ceHTR6pe 1969 r.
n m 6 e s ~ oripe-
6. 3Ta KJraCCI@IIK~tïR6 ~ m a
AOCTaBJIeHa l'-HOM (ABoPeJ4
OTKPHTH~) .

HAYYHO-OBWECTBEHHOE
3HAYEHHE MOflEJIEm B HALUY
3nOXY
amop A-p Bejra 3epe

XXXIV
B IIpare, HO, H a n p m e p , c ReBJroHosbInr sep- 18. Koz LE K E D E SI MUZEUM, Bynanem. My8et
XOM BMeCTO KOXElHOI'O. T p a H c n o p T a , IIepsafi napoxon H a A y H a e ;
5 . DEUTSCHES MUSEUM,HeMeqKHfi. ~ y a e i i , u) K a p T m a H a cTeHe KaIoTb1 K o p a 6 m dCapo-
JIHHa)) (IIOCTpOeHHOrO B B e H e B 1815 F ) ;
MIoHXeH. U ) E0IItl-R JIOKOYOTHBa <(&IMRIQHfi
BHJIHH, IIepBOHa~aJIbHOIIOCTpOeHHOrO YHJIb-
b ) MaKeT (B M~CIIITa6e1:50), BOClIpOH3BeneH-
HbIfi II0 3TOM KapTHHe.
RMOM XmJIH B 1813 r. ; b ) PeCTaBPaqHR JIOKO-
MOTHBa ((BOBTO, IIOCTpOeHHOrO ~ O p C e I ' O M B 19. TEXHHVECKHB MYBEB, Mocma. ATOMHM
1844 r. n e n o K o n <(JIeHm>). MaKeT c y A H a (B M a c m a c e
6. MUSEONAZIONALED E L L A SCIENZA E DELLA
1:50), K a p T a MapIIIpyTOB, MaKeT aTOMHOr0
TECNICA (( LEONARDOD A VINCI)), MEIJI~H.
peawopa B paspeae II p a s m s ~ b ~neTang1 e
MaJDMH MOlfFHO BH,I(eTb O~HOBpeMeHHO.
TOYHaR KOlIHR IIOAJIHHHOrO 3JIeKTpOMarHHT-
HOPO 06YpOnOBaHHR IlEUJHHOTM (nOJ(JIEIHH0e 20. K O Z L E K E D E SMUZEURI,
~ ByAaneIIIT. Mysea
HaXO,I(lITCR B yHHBepCHTeTe HH3bI). TpaHCIIOpTa. AeTaJIbHbIfi MaKeT HeAaBHO IIO-
c T p o e H H o r o B e H r e p c K o r o OKeaHcKoro cyma
(B ~ a c m ~ a 61:50).
e
21. NARODNY M u s E u a r , IIpara.
TECHNICKE
HaqJIOHaJIbHbI& TeXHHYeCKHft My3eB. M a K m
BeTpRHOfi MeJIbHHQbI XVIII BeKa, HCIIOJIb3y-
eMO@ AJIR OTKaYKH BOAbI H3 IzIaXT.
Bynanem. MyseB
22. KOZLEKEDESIMUZEURI,
TpaHCIIOpTa. AefiCTByIoIJ.(aR MOneJIb @YHM-
R y n ë p a , OTHocRqerocR K 1890 r. (B Mac-
m ~ a 6 e1:8).
23. VERKEHRSHAUS
D E R SCHWEIZ,
JIIoqepH.
7. KOZLEKEDESI M u z E u n r , B y g a n e m T . BeH-
UBefiQapCKHfi My3efi TpaHCnOpTa H CBFI3Eï.
repCKHB My3eB TpaRCIIOpTa. MaKeT, HJIJIIO-
IIapo~osHJIR ~ ~ K O K O J I ~ BXH~~JI IX ~ ~ Aopor
H ~ M
CTpHpyIOq&Ifi CTPOPTeJIbCTBO AOpOI'II B PSIM-
B paapese ( ~ e ~ ~ e agoporn
~ b ~ e BpIoHma,
CKyIo 3IIOXy.
1909 r).
8. NARODNY MUSEUM,IIpara.
TECHNICKE
24. AefiCTByIOII(aR MOReJIb MaIIIHHhI AJIR
HaIIJIOHaJIbHbIa TeXHSIWCKH& My3efi. PeKOH-
CTPYKqIIR (C EICIIOJIb3OBaHHeM HaCTORqHX
y m a n m x e ~ ~ e s ~ o ~ omnan p o ~(B ~Mac-
~ x
mTa6e 1:lO).
MaTeplIaJIOB H8 IIIaXTbI) YrOJIbHOB IIIaXTbI,
IIOCTpOeHHOfi B lIO,l(BaJIbHOM IIOMeweHHlr. MY- 25. PALAIS D E LA DÉCOUVERTE, IIapnx. AeM-
ae~. CTByIOwm M0,TJeJIb PeaKTOpa B RAepHOM qeH-
T p e B MapKyJIe.
9 . K O H ~ S Z AMUZEUM
TI U ) n p 0 K a T JIEICTOB
MeTama. PHCYHOK C o n o M o H a ne Kayca
(1615 r.); b ) AixopaMa B ~ y a e e . Iloazpynnbe 3~cnouainosa ane~[Link]
10. MUSEO NAZIONALE D E L L A SCIENZA E n p e n c T a s n n m T c0608 II x a p a ~ ~ e p m s y ~ o ~
DELLA TECNICA (1 LEONARDO D A VINCID,
CIIPABKAo KJIACCII~DIIKA~HH 3JIeMeHT HJIIi I'pyIIIIy 3JIeMeHTOB, COOTBeT-
MHJI~H. u) PIXCYHOK ~3 Le Machine ( H a n e s a -
CTBYIOqJIX IIpOCTOfi EIJIlI OTIIOC1ITeJlbHO
Haywo-mexuuuecme ntyaea aon%cnbfi da- TaHHOrO B PHMe B 1629 r . ) ; b ) MaKeT, Cae-
ßamb c s o i ~ u nocem umeJwae xu?û .uo3icHo IIPOCTOfi (PYHKqIIEI.
JIaHHbfli B COOTBeTCTBHH C PHCYHKOM.
i í o ~ e e [Link] 11. xouxpemnbie 3uauim o DEUTSCHES MUSEUM,MIoHxeH OnpegeneHHbIX o 6 a e ~ H~ aop H
~Oro
uatued ßcedieunoü.B amo&&iíonbtuym ponb i i H T e p e c a n1ogem RBJIRIOTCR o q e m ~ ~ 0 6 -
11. PeKOHCTPYKJJHR naxy6b1 BOeHHOrO KO-
irzpaem noxa3 onbima u nioó'eneii, Iûomopbie HHM n y T e & i 11o~a3aB RCHO$~II noarospe-
pa6~1a,rge p a c n o n o x e H b 1 opynm (cepenma
unnrocmpupyiom adecb ueh-omopbie aoiûy- ceMHaAqaToro B e ~ a ) . MeHHOik @OpMe 3JIeMeHTOB, KOTOPbIe H H a W
4veumb5, CObpUUHble no zpynrzaw nonzmiid. T P y g H O X P a H l I T b E1 H3YYaTb.
12. PelIpOnyKqKR IIapOBOrO ABHraTenFI, no-
CTpOeHHOrO )$KeBMCOM YaTTOM B 1788 r.
13. PeKOHCTpyKqlTR YFOJIbHO& IIIaXTbI B Bepx- 26. KOZLEKEDESI M u z E u n I , B y A a n e m T . ne-
H& B a B a p l l I I (ReBRTHaAqaTbdk BeK) .
MOHCTPaqHOHHaR MOAeJIb, IIOKa3bIBaIo,nlaR B
14. MaIceT @fi neMOHCTPaqHE1 3p03Sl5i y Hna- YaCTHYHOM pa3pe3e y3JIbI AH3eJIbHOrO MOTOpa
rapCKETX BOnOlIanOB; U ) @OTOCHHMOH BOAO- MOJ4HOCTbIo B 120 JI. C., IIOCTpOeHHOrO @lip-
n a n o B c canioJreTa; b ) MaKeT, no~a3b1samw~fiMOB KpyIIII-mHKepC.
n o x o x e H E e B o n o n a n o B B 1923 r.; M e T a a m s e - 27. qEHTPAJIbHbIik IXHCTHTYT HAMHO-TEXHEI-
CKHe IIpOBOga IIOKa3bIBaIoT COCTORHHe BODO- YECKOB HHOOPMAJJEIEI COBETCKIX lfFEJIE3HFJX
I I ~ O BB 1842 r. II B 1764 r. nopor (UHHTH), MOCKBa. MoAenb B HaTy-
15. PALAISD E LA DÉCOUVERTE, Ilapm. paJIbHyIo BeJIPNHHy XeJIe3HOnOpO?JXHOfi
KOZLEKEDESI MUZEUM,B y A a n e n r T JIbI II3 srteneso6e~o~a, BbIIIOJIHeHHaR YaCTWIHO
M a K e T onepaqi1oHHoB.
1 . MyaeB TpaHCIIOpTa. nO,I(JIHHHbIB 3KClIOHaT HZ npoapas~oroMaTeptlrana, Y T O ~ ~nIo ~ a 3 a ~ b
16. VERKEHRSHAUS D E R SCHWEIZ, JImqepH.
JIOKOMOTHBa, IIOCTpOeHHOrO B 1847 r. RJIR a p M a T y p y 6eTOHa.
mBeBqapCKH$% My3eil TpaRCIIOpTa SI CBRSZI.
qeneB E e M o H c T p a q u n B B e H r p m , K o r n a napo- TOT n n a H e T a p n B MOWHO T a w s e paccMaTpE1- PALAIS D E L A DÉCOUVERTE, IIapnX
BO3 GXJI ewe HeH3BeCTeH.
BaTb KaK J@CTBYIowYH) MOAeJIb oco6oro P O m . 28. 3M6pnOH qb1nJIeHKa.
2 . n0gJIIiHHbIB aBHE4HOHHbIB ABIIraTeJIb (ne- ~ p M 6 O p H a Rnoma n n a H e T a p n y n i a OJIOHXHH))
29. H n a c T M a c c o s a R Monejrb cepnqa, KPOBR-
penmfi m a ~ LT) p e n p o a y K q m , PRAOM. II nnaHeTapSiyM LI,ePcc.
HbIe COCy@J, AHXaTeJIbHbIB TPaKT H JIeI'OgHbIe
3. BUDAPESTITÖRTÉNETI M u z E u Y , ByAa- c0cygbI.
nemr. P H M C K~ H 0 ~~~~b 1 opraH
i.t (BTOPOBBeK). rpynnbl. 3~cnonamos.~ T I ~I C I I O H ~ T Inpeg-
J
u) IlO,I(JIHHHbIe 6pOH30BbIe TPY6b1, BCTaBJIeH- CTaBJIRIOT c060& It AaIOT B03M03KHOCTb
HbIe B peCTaBpSTpOBaHHyI0 MOAeJIb ; 6 ) IIOJIHaR
CpasuumeJwioe zpynnuposauae m x o n a -
pecTaBpaqas.
X a p a K T e p I I 3 0 B a T b KOMIIJIeKGHJ'IO @YHKqJIO- mos. B ~ y ~ en ep e,f i c T a s n m o r q e n I B O ~ I O W -
HaJIbHYIO rpynny, 06aegrm~1orqy10B ClIJIy HOCTb CpaBHHTeJIbHOrO I'I3y¶eHEIR aKCII0-
4 . OSTERREI~HISCHES BUNDESBAHN MUSEUM, CBO& KOHqeIIqlIII MHOI'O¶HCJIt?HHbIe non- HaTOB, OH0 CJIyX51T RJIR IIPLIBJIe4eHIIR BHH-
BeHa, X e ~ ~ e a ~ o n o p o x ~ y
b s~eiBí . u) I I o p rp37IInbI 3KCIIOHaTOB.
J I K H H M BarOH TpaMBaR H a KOHCKOB TRW, neil-
CTBOBaBIUeI'O M e X n y 3HHUeM 11 BJ'AB&COM
(1828 r.); b ) KOIIHR, IIOCTpOeHHaR B 1968 l'. 17. M a K e T TeXHINeCKHX YCTaHOBOK B T e a T p e
AJIR HaqSIOHaJIbHOrO TeXHPNeCKOrO MY3eR M a H H x e P M a , OTHOCRII~XCR K XVIII s e K y . xxxv
48. MoAenb KpHCTaJIJIa XJIOPHCTO-KHCJIOFO
H a T p n R ( y B e n T e H a B 400 MHJIJIHOHOB pas).

49. DEUTSCHES MUSEUM,MIOHXeH. r h E L H ,


c l c p y w y p a si r e o M e T p m e c K o e ~ a o 6 p a m e ~ n e
MaKpOMOJIeKyJIbI.
30. DAIMLER-BENZ MUSEUM,mTYTI'aPT. b o -
moqm K o n e c a - 9 a c T m H o n p e A c T a s n e H a
OPHI'HHaJIbHWMH 3KCIIOHaTaMIX, YaCTEI4HO pe- PALAIS
DE LA D F ~ O U V E R TI IEa, p ~ m
JIpO~yKqHRMIX. 50. M a K e T MOJIeKyJIbI qeJIJIIoJI03bI.
31. KOZLEKEDESI M u z E u n f . ByAalIeIIITCKHP
51. KOA HaCJIeACTBeHHOCTIX.
~ y s e t Tí p a m n o p T a . a ) M a K e T ApeBHero MocTa
EJIiI8aBeTbI B B y n a n e m T e , paspymemoro BO
BpeMR BTOpOa MIXPOBOP BOaHbI (MaCIIITa6 3~cnepuwexm
1:2000) ; b ) MaKeT HOBOFO IIOABeCHOFO MOCTa O H II03BOJIReT JIySIme 03HaKOMHTbCR C RB-
(TOT me MaCIIITa6). x e H n m m , K o T o p M e p e r y J r n p y I o T YCJIOBLIR
PALAIS D E LA DÉCOUVERTE, IIapEixc oKpywaIoqeP ¶enoßeKa cpepd II ~CJIOBEIR
32. KOCBeHHOe AeJIeHHe IiJIH MIXTO3 XCLIBOTHOfi W H ~ H Hcatroro seaosexa. Bx AellroHcTpa-
KJIeTKH . qHR EIMeeT qeJIbI0 naTb B03MOHEHOCTb
33.Pa3JIFIHbIe CTaAHH aM6PHOHaXbHOFO pas- ny6n11~eCaMO& 03HaKOMHTbCR C IIPOCTbIMZI
BHTHR TPIXTOHOB. IIBJIeHHRMH.

52. DEUTSCHES MUSEUM,MIOHXeH. Mogenb,


3xcnouam~ecxed~zamuuec~ozo mana AeMOHCTpIXpyIOIqaR IIPKHqIXII j@kTB$IH PLipO-
H a y s H b I e GI T e x H o a o r w i e c ~ r t CxeiwbI.
e He-
. 3Kcnonamu mexuuqecRoiï opzaii,uaaipu ne- mona.
KOTOPbIX CJIySaCrX MaKeT MOHEeT JIHImb
Romopax xo4tnfieRcnbix zpynn
~ C J I O B H O nepenasam TO, ¶TO H ~ J I L ~=pep;-
R 53. PALAIS
D E L A DÉCOUVERTE,D a p H m . KOM-
CTaBIITb B P e a J I b H b I X ~ a c m ~ a 6 a(4.
x 43- n03IXqIXFI ABJTx BH6paqIXOHHbIX ABIXmeHIX&.
46). 54. Coxpaemre K m e T m e c K o r o MoMeHTa.
TeopeTmecKoe p a 3 ~ i l ~ ~Hl eeK o T o p b I x
,U,IIC~HIIJIHH IIPHBOXHT K II306peTeHHIO CH-
17pu6ezuymz, R nowoqu [Link]$uguposau-
CTeM, KOTOphle He MOI'yT IIOHRTb II O q e -
u020 o~cnepu~~enmamopa
HHTb JIIOp(I1, HeSHaKOMbIe C BTHM. B OIIpe-
AeJIeHHOP CTeIIeHH BOSMOHEHO BOIIJIOTHTb
3TZi HAeH IIyTeM C03,U,aHlrfl MaKeTOB, KOTO-
pbIe HeEI36ewHO H e RBJIRIOTCR lI,I(eaJIbHbIRlEI
ii TeM H e M e H e e M o r y T H a T b o r r p e A e J r e H H o e
IIpeAcTaBneme, c KoHqenTpaqzIeP H a T e x
acnemax, K o T o p b I e MOXHO nemo npo-
HJIJIIOCTPHPOBaTb (4. 47-51).

@,yuaituu lu ta nu posa nu^ 3mux zpynn. 3a-


s a C T y I 0 6ecno~1e3~0
II3FOTOBJIRTb MaKeTbI,
CJI5iIIIKOM T09HO BOCIIpOIt3BO,l(RlI@le TeXHZi-
s e c K y m COBOKYHHOCT~BO B c e x R e T a m x ,
O C O ~ ~ H H O ,eCJIH qeJIb BISCIIOHHPOBaHHR Aamb ~03nto~~~uocmb
nocemumemo npose-
~ ~ J I K I ~ ~B~ TOM, 9
T C R ~ 0 n6a T ~b xapawe- pumb csou mauua
PIICTHKY, B OCHOBHOM, B CTpyKTflaJIbHOM
( 2 6 6 2 6 5 ) HJIH B l$yHKqHOHaJIbHOM IIJIaHe.
PALAIS D E LA DÉCOUVERTE, I I a p H m

CJIH~OY
60~7~111oe K o m q e c T B o AeTaJreP 60. Pa6osxe MecTa nu noceTmene21.
MOHEeT IIOBpeAZITb obrqeii: K a p T H H e . 61. Pa3AeJI 3JIeKTpLIgeCTBa: ICpOBepO4HbIit 3K-
B 3THX q e J I R x HeKOTOpbIe 3KCIIOHaTbI "pen- CnepIXMeHT.

Xpoma
68. Yuaqxecx cpewefi IIIKOJI~I R a meTame.
SARAWAK MusEuni, Kygmr, CapasaK

69. EeHH&CKaFI AeByIJJKa HCIIOJIHReT TaHeq C


IIePbRMII IITHqbI -
HOCOpOra.

70. YPOK B KJIaCCe, IJOCBSIIpHHbIf JIbHO-


BOACTBY.

71. STORA KOPPARBERGWERKS MUSEUM,Fa-


lun, (mBeqEïR). CKpEIIaqH B AOMe KYJIbTYpbI.
72. KmepHaFI a f y a b ~ ~mnomseMaFI
a, H a cTa-
PHHHbIX HHCTpyMeHTaX. HOMHaTa PaCnOJIa-
raeT TaKXe 060pyAOBaHHeM AnÆ 3ByKO3ElIIIICH.
73. JIYIIBIIAHA, XyMJIe6eK, A a H H R . KOHIJepTOM
IIOA OTKPMTbIM He60M OTKPbIT &lTCKIlfi
(PeCTHBaJlb 6 a n e ~ a
II MY3bIKkI.
MUSÉE D'ETHNOGRAPHIE,
Neuchâtel, Suisse.
[Link] ZIHAOHe3&&KOfi TaHqOBlqHI&I
KOHTpaCTkIpyeT C O IIIBefiI(apCKEIMH KOCTKI-
M~MH. KomeKqiiR niyaes.
VIRGINIA MUSEUMOF FINEARTS,Richmond,
Virginia
75. rIepeABH?KHOfi TeaTp (OAHH EIS WTbrpeX,
npmaAnemalqiix ~ y s e m )H a Aoporax BnprH-
HEIN.

76. MUSÉE ETHNOGRAPHIQUE, Neuchâtel,


TaHqOBIQHqbI, npeAOCTaBJIeHHbIf3IIOCOJIbCTBOM
MHAOHe3HII My3eKI II0 CJIySaKI Cneq&laJIbHO&
BbICTaBKEI OCmpOS Bozoe, IICIIOJIHRIOT TaHqbI
HBH, BopHeo, Bam.
77. BHyTpeHHHfi Blin nepeABHXHOr0 My3eR.
ILLINOISSTATEMUSEUN,Cnpmr(Pmg, Ha-
JIHHOfiC
78. hTOMy3efi npH6bIJI B UIKOJIY.
79. Y¶aIQEIeCs H a BbICTaBKe aBTOMY3eR am8U
u 6oosamcmea [Link],oüca.

HOBAR 3KCII03HqHH OTAEJIA


HPEBHEI'O BOCTOKA

62. MORAVSKIMUSEUAI, Brno, YexocnosaKm.


qepeMomm OTKP~ITHR MeHAeneeBcKoro KOH-
rpecca B HOBOM OA~HIIII onepH €@O, 1965 r.
63. STATEHISTORICAL SOCIETY M U S E U M , Ma-
dison (Wisconsin). IiIcToprrYecKoe 06IQeCTBO
BHCKOHCHHa OpraHIl3yeT My3efi non OTKPbI-
TbIM He60M, KOTOpbIfi BKJIKI¶aeT (CJIeBa Ha-
IIpaBO) Mma3EIH CKO~FIHI,IX TOBapOB II C ~ P Y H ,
~ a r a s mm m n , napmMaxepcKyro H ameay
(HaIIpOTIlB ElIITeKII 3KH11%, 3aIIpRXeHHbIfi
JIOIIIaAbMH).
GHANANATIONAL CULTURALCENTRE,
Kumasi, Ashanti.
64. TaHqeBaJIbHaFI rpyIIIIa HCIIOJIHReT T a H e q
&osa.
UGANDA MusEuai, HaMnana, YraHXa.
65 CJIyWZITeXEI My3eR AeMOHCTpIipyIOT HapOK-
HbIe My3bIKaJIbHbIe IiFlCTpyMeHTbI.
GOVERNMENT MUSEUM,Egmore (Madras).
66. neTcKaz ranepea.
rpynna UIKOJIbHMKOB B narepe.
67. TeaTp My3eR AaeT 6onbmae BO3MOXHOCTH
AJlR OCylqeCTBneHIIR KyJIbTYpHOfi IIpOrpaMMbI. XXXVII
MY3ELI B YAH)JJH"PXE

XXXVIII
Bce IIPOCTpaHCTBO 6 m o OTKpbITO gJIR <(ne- # p a ~ q y s c ~ o rrpoa # n s e c K o r o m x c y c c T s a -
peKpecTHoro)> o63opa ~ ~ ~ H I IOH R . TaKze ~OIIOJIHRIOT y s e 6 ~ y mnporpanmy no ZICTO-
o6cyxga~1CO CBOJIMH COTpYnHIIKaMII BO- pIIII HCKyCCTBa.
npocb~ p a s ~ e r q eO ~G o~p y~g o B a H m , HO, T p e T z I t i ~ y s e tB
i Ymgmapxe 6b1nrrpeg-
K COfiaJIeH$ïIO, OGTaBIIJI TOJIbKO OTgeJIbHbIe TIOXSeH ne Rop61oabe II B OCHOBHOM CIIJIa-
3CKIISbI. O H H e yCIIeJI O C y ~ e C T B I I T bCBOLI HZIPOBaH IiM AJIR H a p H b I X BbICTaBOK. nep-
m a H H B Y K ~ B ~ H H OiMv a T e p I r a z e , II B ero BOHaYaJIbHO OH ROJIFffeH 6hIJI Ha3bIBaTbCR
OTCYTCTBIIe IIpIïrJIalrreH O I I ~ I T H ~ne- I~ M y a e e ~s H a H m . B H a c T o m q e e speim ero
KOpaTOp AJIR O#OpMJIeHIIH. O H 0 RBJIReTCR CO6IIpaIOTCR H a 3 B a T b Myseeni pa3BIITIlR
6ora~b1ai II ~ p a c I I B m f , o g H a K o , cna60 m H 3 H H $1 B HeiU 6 y g y T BHCTaBJIeHH 3KCIIO-
IICIIOJIb3yeT IIpOCTpaHCTBeHHbIe 3@@eKTbI HaTbI, WLJIIoCTPHPYIoI4lTe eCTeCTBeHHbIe
JIe R O p G I o 3 b e II, KOHeqHO, 0 9 e H b OTJIH- H a y m I , n p I m n a g H b I e H a y m II T e x H I m y ,
Y a e T c R OT T o r o , YTO cgenan 6b1 OH cant. reoaorrm, pa3~1ï~11e ~ ~ M J I I I ,m I B o T H o r o
B T O ~ O11&3 HOBHX ~ y a e e Yaqzrrapxa
~ M n p a II s e n o s e K a . I I p e g n o n a r a e T c R , ¶TO
- 3TO Myaeii IICleyCCTBa n e ~ q z a 6 c ~ o r oOH 6 y g e ~B~IIIOJIHFIT~ B OCHOBHOM npocse-
yHmepcrïTeTa. Ero raaepezi p a s ~ e r q a m ~ cTIlTeJIbHbIe
~ #YHKIJIIII 51 BIIOJIHe BepORTHO,
Ha g ~ y x~ ~ a z a ax salepb~~brilr
, &rorqeHbIi:r YTO OH HBI-ITCR ~ y s e eH o~B o r 0 Tirrra B
ABOP c 6accefi~amg a e T B b I c T a B o q H o e npo- CTpaHe.
CTpaHCTBO JIOR OTKPbITbIM H ~ ~ O MHaIIpII- ,
M e p , ~ J I RC K y J I b n T y p . Ero KoJIJIeleqmI-
I I H ~ I I ~ ~ C l eCOBpeMeHHOe
Oe ZICKYCCTBO Eï IIpe- MUSEUM AND ART GALLERY,Chandigarh.
KPaCHaR noq6op~a p a 6 O T COBpeMeHHOI'O 89. &EiHHe, IIOCTpOeHHOe Kop6msbe.

XXXIX
PICTURE CREDITS PHOTOGRAPHES
Frontispiece, 6, loa, b, Museo Nazionale della seum, Niirnberg; 62, Moravski Museum,
Scienza e della Tecnica “Leonardo da Vinci’’, Brno; 63, State Historical Society Museum,
Milano; I , 2,7, 18a, 6, 20, 22, 26, 31a, b,34,36, Madison, Wisconsin; 64, Ghana National
37, 40, 42, Közlekedési Muzeum, Budapest; Cultural Centre, Kumasi; 61, Uganda Museum,
3a, b, Budapesti Történeti Muzeum, Budapest; Kampala; 66, 67, Government Museum,
4a, 6, Osterreichisches Bundesbahn Museum, Egmore, Madras; 68, 69, Sarawak Museum,
Wien; / a , b, 11-13, 49, ~ 2 ,JI, Deutsches Kuching; 70-72, K. G. Svensson, Falun; 73,
Museum, Miinchen; 8, 21, Národní Technické Louisiana, Humlebek; 7 4 , Actualités Suisses,
Muzeum, Praha (21, V6ra Kodetová); 9a, b, 38, Lausanne (R. Schlæfii); 7 j , 77, The Virginia
Kohászati Muzeum, Miskolc-Diósgyör; I / , ZJ, Museum of Fine Arts, Richmond, ,Virginia;
28, 29,323 33,43-1/, 47,489 /o, J I , J3, / 4 . J6-61, 7 6 , W. Hugentobler, Neuchâtel; 78,79, Illinois
Palais de la Découverte, Paris; 16, 23, Ver- State Museum, Springfield, Illinois (78, Charles
lrehrshaus der Schweiz, Luzern; 19, 41, 46, W. Hodge); 80-88, Muzej Izobrazitel’nih
Politehniceskij Muzej, Moskva; 27, The Cen- Iskusstv Imeni Puikina, Moskva; 89-92, Suresh
tral Information and Propaganda Institute of Sharma, Chandigarh 93-97, Museum and Art
the Soviet State Railways (CINTI); 30, Daimler- Gallery, Chandigarh.
Benz Museum, Stuttgart; 31, Verkehrsmu-
Publications de l’Unesco : agents gin6raux / Unesco publications : national distributors

ALBANIAIALBANIE N. Sh. Botimeve Naim Frasheri, HONG KONG Swindon Book Co.. 13-15 Lock Road. NORWAY I N O R e G E All publications Toutes les
TIRANA. KOWLOON. publications : Johan Grnndt Tanum (Booksellers), Karl
ALGERIA/ALGfiRIE Institut pedagoglque national, Johansgate 43, OSLO1. “The Courier” only /“Le Courrier”
HUNGARY I HONGRIE Akademiai Kbnyvesbqlt, seulement : A.S. Narvesens Litteraturjeneste, Box 6125,
11, NB Ali-Haddad (ex-rue Zgatcha), ALGER. Soc¡&é natio- Vdci u. 22, BUDAPEST V. A.K.V. K6nyvtdrosok, Boltla,
nale d’edition et de diffusion (SNED), 3, boulevard Zirout Nepközthasdg u!ja 16, BUDAPE~T VI. OSLO6.
Youcef, ALGER. PAKISTAN The West-Pak Publishing Co. Ltd., Unesco
ARGENTINAIARGENTINE Editorial Losada S.A., ICELANDIISLANDE Snaebjöm Jonsson & Co., H.F., Publications House, P.O. Box 374, G.P.O., LAHORE.
Alsina 1131, BUENOSAmas. Hafnarstraeti 9, REYKJAVIK. Showrooms: Urdu Bazaar, LAHORE,& 57-58 Murree
INDIA/INDE Orient Longman Ltd. : Nicol Road, Ballard Highway, G/6-I, ISLAMABAD;Pakistan Publications Book-
AUSTRALXAlAUSTRALIE Publications :Educational Sup- Estate, BOMBAY 1; 17 Chittaranjan Avenue, CALcUrrA 13; shop: Sarwar Road, RAWALPINDI; Paribagh, DACCA.
plies Pty. Ltd., Box 33, Post Ofice, Brookvale2100,N.S.W. 36 A bíount Road. MADRAS 2: 3/5 Asaf Ali Road. NEW
PerlodlcalslPdriodlques: Dominie Pty. Ltd., Box 33, Post PARAGUAY Melcbor Garcla, Eligio Ayala 1650,Asmc16~.
Office, Brookvale 2100, N.S.W. Sub-agentlSous-agent: Uni- DELHI 1. Sub-depdts I Sous-&pôts: Oxford Book and PERU/PfiROU “The Courier”on1yI “Le Courrier”seu1ement :
ted Nations Association of Australia, Victorian Division, Stationery Co., 17 Park Street, CALCUTTA 16, andlet Editorial Losada Peruana, apartado 472, LIMA. Other
4th Floor, Askew House, 364 Lonsdale Street, MELBOURNE ScindiaHouse, NEWDELHI. Publications Section, Ministry publications / Autres publications :Distribuidora Inca, S.A.,
(Victoria) 3000. of Education and Youth Services, 72 Theatre Communi- Emilio Althaus 470, Lince, casilla 3115, LIMA.
cation Building, Connaught Place, New DELHI 1.
AUSTRIA/AUTRICHE Verlag Georg Fromme & Co. PHILIPPINES The Modern Book Co., 926 Rizal Avenue,
Arbeitergasse 1-7, 1051 WIEN. INDONESIAIl’NDONÉSIE Indira P.T., Djl. Dr. Sam Ratu- P.O. Box 632, MANILA.
langie 37, DJAKARTA. POLAND/POLOGNE OSrodek RozpowszechnianiaWydaw-
BELGIUM/BELGIQUE Jean D e Lannoy, 112, rue du
Trône, BRUXELLES 5. IRAN Commission nationale iranienne pour l’Unesco, nictw NaukowychPAN, Palac Kultury i Nauki, WARSZAWA.
BOLXVIA/BOLIVIE Librerla Universitaria, Universidad 11154, avenue Roosevelt, B.P. 1533, RAN. PORTUGAL Dias & Andrade Ltda., Livraria Portugal,
San Francisco Xavier, apartado 212, SUCRE. IRAQlIRAK McKenzie’s Bookshop, Al-Rashid Street, rua do Carmo 70. LISBOA.
BRAZIL/B&SIL Fundaçã0 Get6lio Vargas, Serviç0 de BAQHDAD. University Bookstore, University of Baghdad, ROMANIAlROUMANIE I.C.E. LIBRI, Calea Victorici
Publicaçöcs, caixapostal21120,Praiade Botafogo 188,Rlo P.O. Box 75, BAQHDAD. no. 126, P.O. Box 134-135, BUCURE$TT.
DE J m m o , GB. WLANDIIRLANDE The National Press, 2 Wellington SENEGALISBMGAL La Maison du livre, 13, avenue
BULGARIA/BULGARIE RaznoImos, 1 Tzar Assen, SOFIJA. Road, Ballsbridge, DUBLIN4. Roume, B.P. 20-60, DAKAR.
BURMA/BIRMANIE Trade Corporation no. (9), 550-552 ISRAEL/ISRABL €?manuel Brown, formerly Blumstein’s SINGAPORE/SINGAPOUR Federal Publications Sdn
Merchant Street, RANGOON. Bookstores, 35 Allenby Road andlet 48 Nachlat Benjamin Bhd., Times House, River Valley Road, S I N G ~ O R9.E
Street, TELA m . SOUTH AFRICA I AFRIQUE D U SUD Van Schaik’s
CAMBODIA/CAMBODGE Seelvoir: Khmer Republic /
R6publique khmke ITALYIITALIE LICOSA (Libreria Commissionaria Sansoni Bookstore (Pty.) Ltd., Libri Building, Church Street, P.O.
S.p.A.,) via Lamarmora 45, casella postale 552, 50121 Box 724, P m n v l .
CAMEROON/CAMEROUN Papeterie moderne, Maller
& CIe, B.P. 495, YAOUNDI?. FIRENZE. SOUTHERN RHODESIA I RHODÉSIE D U SUD Text-
IVORY COAST I COTE-D’IVOIRE Centre d’kdition et de book Sales PVl3 Lrd.. 67 Union Avenue, SALISBURY.
CANADA Information Canada, OTTAWA.
diffusion africaines, B.P. 4541, ABIDJAN PLATEAU. SPAINIESPAGNE AN publications I Toutes les publications:
CEYLON/CEYLAN Lake House Bookshop, Sir Chittam- Ediciones Iberoamericanas S.A., calle de OBate 15
palam Gardiner Mawata, P.O. Box 244, C~LOMBO 2. J A M A I C A l J A ~ Q U ESangster’s Book Stores Ltd., P.O. MADRID20. Distribuci611 de Publicaciones del Consejd
Box 366, 101 Water Lane, KINGSTON. Superior de Investigaciones Cientlficas, Vitrnbio 16,
CHILE/CHILI Editorial Universitaria, S.A., casilla 10220,
SANTIAGO. JAPAN/JAPON Maruzen Co. Ltd., P.O. Box 5050, TOKYO MADRID6. Librerfa del Consejo Superior de Investiga-
INTERNATIONAL, 100-31. ciones Cientlficas, Egipcíacas 15, BARCELONA. “The Courier’
CHINAICHINE The World Book Co. Ltd., 99 ChunCking onlv I “Le Courrier” seulement :Ediciones Liber.,aoartado
-
South Road, section 1, TAIPEH (Taiwan/Formose). KENYA The ESA Ltd., P.O. Box 30167, NAIROBI. 17,- O N D ~ O (Viscaya).
A
COLOMBIA/COLOMBIE Librerla Buchholz Galerfa, KHMER REPUBLIC/dPUBLIQUE KH-RE Librairie SUDAN/SOUDAN Al Bashir Bookshop, P.O. Box 1118,
avenida JimBnez de Qucsada 8-40, apartado nereo 49-56, Albert Portail, 14, avenue Bnulloche, PHNOM-PENH. KHARTOUM.
[Link] Ltda.,Pio Alfonso Garcia, carrera 4.. KOREA/CO&E Korean National Commission for SWEDEN / STJÏ3DE All publications I Toutes les publi-
n.o. 36-119 y 36-125, CARTAQENA. J. Germ& Rodrfguez N., Unesco, P.O. Box Central 64, SEOUL. cations: A/B C. E. Fritzes Kungl. Hovbokhandel, Freds-
oficina 201, Edificio Banco de Bogotd, apartado nacional gatan 2. Box 16356, 103 27 STOCKHOLM 16. “The Courier”
83, GIRARDOT(Cundinamarca). Editorial Losada Ltda, KUWAIT/KOWElT The Kuwait Bookshop Co. Ltd., only I “Le Courrier” seulenient :Svenska FN-Förbundet,
calle 18 A, n.o 7-37, apartado aéreo 5829, apartado nacio- P.O. Box 2942, KUWAIT.
nal 931, [Link]-depots I Sous-dépdts: EdScio La
-
Vasaaatan 15. IV.
. . 101 23 STOCKHOLM 1. Postgiro 18 46 92.
LEBANON/LIBAN Librairies Antoine A. Naufal et Frbres, SWITZERLAND/SUISSE Europa Verlag, Rgmistrasse 5,
Ceiba, Oficina 804, NADELLfN. Calle 37, [Link] 14-73, Oficina B.P. 656, BEYROVW. [Link] Payot, 6, rue Grenus, 1211 G ~ B v 11. E
305, BUCARAMANCIA. Edificio ZaCCOUr, Oficina 736, CALI
LIBERIA/LIBÉRIA Cole & Yancy Bookshops Ltd., P.O. SYRIA/SYRIE Librairie Sayegh, Immeuble Diab, rue du
CONGO @EM. REP. OF THE) I (RÉP. DÉM. DU) Box 286, MONROU. Parlement, B.P. 704, DAMAS.
La Librauie. Institut politique congolais, B. P. 2307
KINSHASA. Commission nationale de la RBpublique ddmo- LIBYA/LIBYE Agency for Development of Publication and TANZANIA I TANZANIE Dar es Salaam Bookshop,
cratique du Congo pour l’Unesco, Ministbre de I’iducation Distribution, P.O. Box 3435, ~ O L I . P.O. Box 9030, DARE 3 SALA4P.L
nationale, KNWASA. LIECHTENSTEIN Eurocan Trust Reg., P.O. Box 5, THAILAND I THALANDE Suksapan Panit. Mansion 9,
COSTA RICA Librería Trejos, S.A., apartado 1313, SAN SCHAAN. Rajdamnern Avenue, BANGKOK.
Josl. Teléfonos: 2285 y 3200. LUXEMBOURG Librairie Paul Bruck, 22, Grand-Rue, TUNISIA / TUNISIE Socidté tunisienne de diffusion,
CUBA Distribuidora Nacional de Publicaciones, Neptuno LUXW~BOU~O. 5, avenue de Carthage, TUNIS.
674, LA HABANA. MADAGASCAR All publications / Toutes les publicatfons : TURKEY/TURQUIE Librairie Hachette, 469 Istiklal
CYPRUS/CHYPRE “MAM”, Archbishop Makarios, Caddesi, Beyoglu. ISTANBUL.
Commission nationale de la République malgache, Minis-
3rd Avcnue, P.O. Box 1722, NICOSIA. tere de I’Bducation nationale, TANANARIVE. “The Courier” UGANDAIOUGANDA Uganda Bookshop, P.O. Box 145,
only I “Le Courrier” seulement: Service des œuvres KAMPALA.
CZECHOSLOVAKIA I TCH~COSLOVAQUIE SNTL,
Spalena 51, PRAHA 1 (Permanent display I Exposition post et priri-scolaires, Ministkre de l’éducation nationale, U.S.S.R./URSS MeZhdunarodnaja Kniga, MOSKVAG-200.
permanente). Zahranicni literatura, 11 Soukenicka,PRAHA 1. TANANARIVE. UNITED ARAB REPUBLIC 1 RÉPUBLIQUE ARABE
For Slovakia only I Pour la Slovaquie seulement :Naklada- [Link]/MALAISIE Federal Publications Sdn Bhd., UNIE Librairie Kasr El Nil, 38, rue Kasr El Nil, LE CAIRE.
telstvo Alfa, Hurbanovo nam. 6, BRATISLAVA. Balai Berita, 31 Jalan Riong, KUALALUMPUR. Sub-depot I Sous-rle’pdt :La Renaissance d’ggypte, 9, Sh.
DENMARK/DANEMARK Ejnar Munksgaard Ltd. Adly Pasha, LE CAIRE.
MALI Librairie populaire du Mali, B.P. 28, BAMAKO.
6 Nsrregade, 1165KQBENHAVN K UNITED KINGDOM I ROYAUME-UNI H.M. Stationery
MALTA/MALTE Sapienza’s Library, 26 Kingsway, Office, P.O. Box 569, LONDON,SEI 9NH Government
DOMINICAN REPUBLIC I d P U B L I Q U E DOMINI- VALLETTA. bookshops: London, Belfast, Birmingham, Bristol, Cardiff,
CAINE Librerla Dominicana, Mercedes 49, apartado MAURITIUS I MAURICE Nalanda Co. Ltd., 30 Bourbon Edinburgh, Manchester.
de correos 656, SANTU DOMINGO. Street, PORT-LOUIS. UNITED -STATES OF AMERICA I ~~TATS-UNIS
ECUADOR/BQUATEUR Casa de la Cultura Ecuatoriana, MEXICO I MEXIQUE Editorial Hermes, Ignacio Mariscal D ’ A m R I Q U E Unesco Publications Center, P.O. Box
Ndcleo del Guayas, Pedro Moncayo y 9 de Octubre, 41, Mkuco, D.F. 433, NEWYORK,N.Y. 10016.
casilla de correo 3542, GUYAQUIL. MONACO British Library, 30, boulevard des Moulins. URUGUAY Editorial Losada Uruguaya, S.A. I Librerla
EL SALVADOR Librería Cultural SalvadoreÏia, S.A., Edi- MONTE-CARLO. Losada, Maldonado 1092 I Colonia 1340, MONTEVIDEO.
ficio San Martin, 6.0 calle Oriente n.o 118, SANSALVADOR.
MOROCCO I MAROC All publications I Toutes les publl- VENEZUELA Librerfa Historia Monjas a Padre Sierra,
ETHIOPIA/€!THIOPlE National Commission for Unesco, cofions: Librairie “Aux Belles Images”, 281, avenue edificio Oeste 2, n.o 6 (frente al Capitolio), apartado de
P.O. B3X 2996, ADDIS ABABA. Mohammed-V, RABAT(CCP 68.74). “The Courier” correos 7320-101, CARACAS.
FINLAND I FINLANDE Akateeminen Kkjakauppa, only (for the teachers) I “Le Courrier” seulement (pour VIET-NAM (REPUBLIC OFMVII~T-NAM (R~PUBLIQUE
2 Keskuskatu, HELSINKI. les enseignants) : Commission nationale marocaine pour DU) Librairiepapeterie Xu51-Thu, 185-193. rue Tu-Do.
l’Unesco, 20, Zenkat Mourabitine, RABAT (CCP 324.45). B.P. 283, SAIGON.
FRANCE Librairie de l’Unesco, place de Fontenoy,
Pms-7e. CCP 12598-48. MOZAMBIQUE Salema & Carvalho Ltda., csixa postal 192, YUGOSLAWA/YOUGOSLAVIE Jugoslovenska Knjiga,
BEIRA. Terazije 27, BEOGM. Drzavna Zaluzba Slovenije, Mestni
FRENCH E S T F I E S I ANTILLES FRANÇAISES NETHERLANDS I PAYS-BAS N.V. Martinus Nijhoff, Trg. 26, LJUBLJANA.
Librairie F6hx Conseil, 11, rue Perrmon, FORT-DE-FRANCELanee Voorhout 9. ‘s-GRAVENHAGE.
I

(Martinique). NETHERLANDS ANTILLES / ANTILLES NÉERLAN-


GERMANY (FED. REP.) I ALLEMAGNE @P. F ~ J DAISES G.C.T. Van Dorp & Co. (Ned. Ant.) N.V.,
Verlag Dokumentation, Postfach 148. Jaiserstrasse 13, WILLEMSTAD (Curaçao, N.A.).
8023 MONCHEN-PULLACH. “Unesco Courier” (German edi- NEW CALEDONIA / NOUVELLE-CALÉDONIE Reprex,
tion only) / “Le Courrier”, édition allemande seulement : avenue de la Victoire, immeuble Painbouc, NOUM~A. BONS DE LIVRES UNESCO
Bahrenfelder Chaussee 160, ~ U R Q - B A . Utilisez les bons de livres Unesco pour acheter des publica-
CCP 276650. NEW ZEALAND I NOUVELLE-Z&ANDE Government tions de caractbre Educatif, scientifique ou culturel. Pour tout
Printing Office, Government Bookshops: Rutland Street, renseignement complémentaire,veuillez vous adresser au Ser-
GREECEIGRËCE Librairie H. Kaufmanu, 28, rue du P.O. Box 5344, AUCKLAND; 130 Oxford Terrace P.O. vice des bons Unesco, place de Fontenoy, 75 Paris-7e (France).
Stade, ATHINAL Librairie Eleftheroudakis, Nikkis 4, Box 1721, CHRISTCHURCH; Alma Street, P.O. Box 857.
ATHINAI. HAMILTON; Princes Street, P.O. Box 1104, DUNEDIN; UNESCO BOOK COUPONS
GUATEMALA Comisi6n Nacional de la Unesco, Mulgrave Street, Private Bag, WELLINGTON. Unesco Book Coupons can be used to purchase all books
6.0 calle 9.27, zona 1, GUATEhíALA. NICARAGUA Libreda Cultural Nicaragüense, calle 15 and periodicals of an educational, scientific or cultural
HAITI/HAlTI Librairie “A la Caravelle”, 36, rue Roux. de Septiembre y avenida Bolivar, apartado 807, character. For full information please write t o : Unexo
B.P. 111, PORT-AU-PRINCE. NAGUA. Coupon Office, place de Fontenoy, 75 Paris-7. (France).

Vous aimerez peut-être aussi