Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Théorie générale
Exercice 1 - Du tableau de variations à la courbe - L/Math Sup - ?
Sur le tableau, on voit que le seul point stationnaire est celui qui correspond à t = 0, c’est-
à-dire le point (1, 0). On ne sait pas déterminer, à la seule lecture du tableau de variations, si
la courbe admet une tangente en ce point. En revanche, pour les autres valeurs de t, √ la seule
√ 1 3 3
qui conduit à une tangente parallèle aux axes est t = 3, c’est-à-dire le point (− 2 , − 2 ). En
ce point, la tangente est parallèle à l’axe des ordonnées. Il existe des branches infinies pour
t tendant vers 1 (par valeurs inférieures et supérieures), et pour t tendant vers +∞. On ne
peut pas déterminer la nature des branches infinies pour t tendant vers 1. En revanche, le
comportement au voisinage de +∞ nous dit que la droite d’équation x = 0 est asymptote à la
courbe.
Une courbe qui correspond est la suivante :
Exercice 2 - De la courbe au tableau de variations - L/Math Sup - ?
t −∞ −1 0 1 +∞
x0 (t) − − 0 + +
2
x(t) +∞ & %
& %
y(t) −∞ % & +∞
& %
y 0 (t) + 0 − − 0 +
Exercice 3 - Branches infinies - L/Math Sup - ?
La courbe paramétrée est définie sur ] − ∞, −3[∪] − 3, 3[∪]3, +∞[. On étudie donc les
branches infinies au voisinage de 4 valeurs de t :
– Pour t tendant vers −3, y(t) tend vers −5/2 et x(t) tend vers −∞ si t tend vers −3
par valeur inférieure, et vers +∞ si t tend vers −3 par valeurs supérieures. La droite
d’équation y = −5/2 est donc asymptote à la courbe pour t tendant vers −3.
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
– En 3 : cette fois, à la fois |x(t)| et |y(t)| tendent vers +∞ si t tend vers 3. On va étudier
comment se comporte le quotient. On a :
y(t) t(t − 2)(t + 3) 2
= 3
→ .
x(t) t 3
De plus,
2 t(t2 + 3t − 18) t(t + 6) 3
y(t) − x(t) = = → .
3 3(t − 3)(t + 3) t(t + 3) 2
On en déduit que la droite d’équation y = 23 x + 32 est asymptote à la courbe (pour t → 3).
– Pour t tendant vers +∞, on a encore |x(t)| et |y(t)| qui tendent vers +∞, et le calcul
précédent donne :
y(t) t(t − 2)(t + 3)
= → 1.
x(t) t3
On calcule cette fois
t(t − 6)
y(t) − x(t) = → 1.
(t − 3)(t + 3)
La droite y = x + 1 est asymptote à la courbe pour t tendant vers +∞. Le raisonnement
est complètement similaire pour t tendant vers −∞.
Exercice 4 - Recherche de point double - L/Math Sup - ??
Notons x(t) = 2t − t12 et y(t) = 2t + t2 . On cherche deux réels non-nuls distincts t1 et t2
tels que x(t1 ) = x(t2 ) et y(t1 ) = y(t2 ). Le système est équivalent à
2(t − t ) = t22 −t21
1 2 t21 t22
2(t − t ) =
1 2 t2 − t21 .
2
On simplifie par t1 − t2 (qui est non-nul), et on pose s = t1 + t2 et p = t1 t2 . Le système devient :
(
−2 = ps2
−2 = s.
Les solutions sont s = 2 et p = 1 ou p = −1. t1 et t2 sont donc solutions de l’équation
– x2 + 2x + 1 = 0 si p = 1. Mais on trouverait alors t1 = t1 = −1, cas qui est à exclure
puisqu’on impose t1 6= t2 . √ √
– x2 + 2x − 1 = 0 si p = −1. Ses racines sont −1 + 2 et −1 − 2.
On conclut donc que la courbe admet un point double dont les coordonnées sont
√ √ √ √
x(−1 + 2) = x(−1 − 2) = −5 et y(−1 + 2) = y(−1 − 2) = 1.
Exercice 5 - Équation cartésienne - L/Math Sup - ??
On va raisonner par double inclusion. Soit (x, y) un point dans le support de la courbe
paramétrée, c’est-à-dire qu’il existe t ∈ R tel que
t t3
x= et y = .
1 − t4 1 − t4
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Alors on remarque que y = t2 x, c’est-à-dire, pour x 6= 0, t2 = y/x. On en déduit
y/x x3 y
x2 = = .
(1 − y/x)2 (x2 − y 2 )2
Ainsi, si x 6= 0, tout point (x, y) de la courbe vérifie la relation (x2 − y 2 )2 = xy. Cette équation
est également vérifiée si x = 0, car dans ce cas on a aussi nécessairement y = 0.
Réciproquement, soit (x, y) un point du plan vérifiant (x2 − y 2 )2 = xy. On doit trouver un réel
t tel que
t t3
x= et y = .
1 − t4 1 − t4
On peut supposer x 6= 0 (sinon y = 0 et on peut choisir t = 0), et aussi y 6= 0. On remarque
ensuite que x et y sont de même signe car xy doit être positif. On considère alors un réel
positif u tel que u2 = y/x (qui est positif). Un tel choix nous vient de la première partie de la
démonstration. On a alors
u2
(x2 − y 2 )2 = u2 x2 ⇐⇒ x4 (1 − u4 )2 = u2 x2 ⇐⇒ x2 = .
(1 − u4 )2
Prenant la racine carrée, on trouve qu’il existe ε ∈ {−1, 1} tel que
εu εu3
x= et y = .
1 − u4 1 − u4
On obtient bien le résultat voulu, en posant t = εu.
Exercice 6 - Point le plus proche de l’origine - L/Math Sup - ???
Posons u(t) = kf (t)k2 = hf (t), f (t)i. L’énoncé nous dit que u admet un minimum en t = t0 .
De plus, u est dérivable, et sa dérivée est
u0 (t) = 2hf (t), f 0 (t)i.
−−−−−→
En t0 , point où u admet son minimum, sa dérivée est nulle. Ainsi, OM (t0 ) est orthogonal à
f 0 (t0 ), et ce dernier vecteur dirige la tangente à la courbe paramétrée en M (t0 ) puisque ce point
est un point régulier.
Étude locale
Exercice 7 - Points d’inflexion - L/Math Sup - ?
Notons f (t) = (t − 2)3 , t2 − 4 de sorte que
f 0 (t) = 3(t − 2)2 , 2t et f 00 (t) = 6(t − 2), 2 .
3(t − 2)2 et 2t ne s’annulent jamais simultanément. Ainsi, tous les points de la courbe sont
ordinaires. On va maintenant déterminer quand les vecteurs f 00 (t) et f 0 (t) sont colinéaires. Pour
cela, on calcule le déterminant de ces deux vecteurs qui vaut :
3(t − 2)2 6(t − 2)
= −6(t − 2)(t + 2).
2t 2
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Ce déterminant est non-nul lorsque t 6= 2 et t 6= −2. Les seuls points d’inflexion possibles sont
donc pour t = 2 et t = −2. Pour t = 2, on a f 0 (2) = (0, 4) et f (3) (2) = (6, 0), vecteurs qui ne sont
pas colinéaires, et donc ce point est un point d’inflexion. Pour t = −2, on a f 0 (−2) = (48, −4)
et f (3) (2) = (6, 0), vecteurs qui ne sont pas colinéaires, et donc ce point est aussi un point
d’inflexion.
Exercice 8 - Tous les cas ? - L/Math Sup - ?
Pour chaque arc, on notera t 7→ f (t) l’application correspondante.
1. On a f 0 (0) = (1, 1), f 00 (0) = (4, 4) qui est donc parallèle à f 0 (0), et f (3) (t) = (−6, 0) qui
n’est pas parallèle à f 0 (0). Ainsi, on a affaire à un point d’inflexion.
2. On a f 0 (0) = (−1, 0) et f 00 (0) = (2, 2) ; ces deux vecteurs ne sont pas parallèles et on a
affaire à un point ordinaire.
00
3. On a f 0 (0) = (0, 0) : le point est un point singulier. De plus, f (0) = (−2, 0) et f (3) (0) =
(−12, 0), vecteurs non parallèles. Le point (0, 0) est un point de rebroussement de première
espèce.
4. On a f 0 (0) = (0, 0), f 00 (0) = (2, −4), f (3) (0) = (18, −36), colinéaire à f 00 (0), et f (4) (0) =
(24, 24), non colinéaire à f 00 (0). Le point (0, 0) est donc un point de rebroussement de
deuxième espèce.
Tracés de courbe
Exercice 9 - Astroïde - L/Math Sup - ?
On va commencer par réduire le domaine d’étude le plus possible. Notons x(t) = cos3 t et
y(t) = sin3 t. Alors les fonctions x et y sont 2π-périodiques, on peut donc restreindre le domaine
d’étude à [−π, π]. On remarque ensuite que y(−t) = −y(t) et x(−t) = x(t). On peut donc
restreindre le domaine d’étude à [0, π], on déduira le reste de la courbe par une symétrie d’axe
(Ox). De plus x(π −t) = −x(t) et y(π −t) = y(t). On peut à nouveau réduire l’intervalle d’étude
à [0, π/2], puis faire une symétrie d’axe (Oy). Enfin, on a x(π/2 − t) = y(t) et y(π/2 − t) = x(t).
On peut donc encore réduire l’intervalle d’étude à [0, π/4], puis faire une symétrie par rapport
à la première bissectrice du repère.
Étudions maintenant les fonctions x et y sur l’intervalle [0, π/4]. Elles y sont dérivables, de
dérivée
x0 (t) = −3 cos2 t sin t et y 0 (t) = 3 sin2 t cos t.
Ceci permet de dresser le tableau suivant :
t 0 π/4
x0 (t) 0 −
1 √
x(t) & 4
2
√
2
y(t) 4
0%
y 0 (t) 0 +
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Le point correspondant à t = 0, de coordonnée (1, 0), est donc un point stationnaire. On
détermine la tangente en ce point en étudiant la limite de y 0 (t)/x0 (t) lorsque t tend vers 0.
Mais,
y 0 (t)
= tan t → 0.
x0 (t)
En (1, 0), la courbe admet donc une tangente horizontale. On peut vérifier à l’aide de dévelop-
pements limités que (1, 0) est un point de rebroussement de première espèce pour la courbe. On
obtient finalement le tracé suivant :
Exercice 10 - Lemniscate de Bernoulli - L/Math Sup - ?
t 3 t
1. Notons x(t) = 1+t 4 et y(t) = 1+t4 . On commence par remarquer que x et y sont deux
fonctions impaires. Il suffit donc de construire la courbe pour t ∈ [0, +∞[, et on déduira
le reste du tracé par symétrie par rapport à l’origine. De plus, un calcul facile prouve que,
pour t 6= 0, on a
1 1
x = y(t) et y = x(t).
t t
Les points M (t) et M (1/t) sont donc images l’un de l’autre par la symétrie par rapport à
la première bissectrice du repère. Pour réduire l’intervalle d’étude, il reste à trouver une
partie J de R tel que J ∪ g(J) = R+ où g(t) = 1/t. Et J =]0, 1] convient. On va donc
étudier la courbe simplement sur l’intervalle [0, 1].
2. Le calcul des dérivées donne :
(1 − 3t4 ) t2 (3 − t4 )
x0 (t) = et y 0
(t) = .
(1 + t4 )2 (1 + t4 )2
On obtient le tableau de variations suivant :
1
t −0 √
4 1
3
x0 (t) + 0 −
x(t)
0 % & 12
1
y(t) %
0 %
y 0 (t) 0 + +
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
On obtient donc une tangente horizontale en (0, 0) et il n’y a pas de branche infini ni
de point stationnaire à étudier. On peut également remarquer que, puisque la courbe est
symétrique par rapport à la première bissectrice, sa tangente au point où la courbe coupe
la bissectrice est perpendiculaire à cette droite. Voici le tracé obtenu, après symétrie :
Exercice 11 - Exponentielle et fonctions trigonométriques - L1/Math Sup - ??
On note x(t) = exp(sin(2t)) et y(t) = exp(cos(t)). On remarque que ces deux fonctions sont
périodiques de période 2π, on peut donc restreindre l’intervalle d’étude à [0, 2π]. D’autre part,
les dérivées sont
x0 (t) = 2 cos(2t) exp(sin(2t)) et y 0 (t) = − sin t exp(cos(t)).
Le tableau de variations est donc le suivant :
t 0 π/4 3π/4 π 5π/4 7π/4 2π
x0 (t) + 0 − 0 + 0 − 0 +
e 1
x(t) e 1 % & 1/e %
1% & 1/e %
e √ √ e
2
& e2 √ √ e 2/2 %
2 2
y(t) & e− 2 e− 2 %
& 1/e %
y 0 (t) 0 − 0 + 0
On obtient donc la courbe suivante :
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Sur la courbe, il semble bien que le point (1, 1) soit un point double. Vérifions par le calcul. On
cherche t1 , t2 ∈ [0, 2π[ tels que
( (
exp(sin(2t1 )) = exp(sin(2t2 )) sin(2t1 ) = sin(2t2 )
⇐⇒
exp(cos(t1 )) = exp(cos(t2 )) cos(t1 ) = cos(t2 )
Intéressons-nous d’abord à la deuxième équation. Elle implique que t2 = t1 + 2kπ ou t2 =
−t1 + 2kπ, avec k un entier relatif. Mais puisque t1 et t2 sont deux réels distincts de [0, 2π[, la
première égalité est impossible, et la deuxième ne peut être vrai que pour k = 1. On a donc
t2 = −t1 + 2π, et t1 doit vérifier l’équation
sin(2t1 ) = sin(−2t1 + 4π) = sin(−2t1 ).
Cette équation entraîne que 2t1 = −2t1 + 2lπ ou 2t1 = π + 2t1 + 2lπ, avec l un entier relatif. Le
deuxième cas est impossible. Il reste donc 4t1 = 2lπ, dont les solutions dans [0, 2π[ sont t1 = 0,
à exclure car alors t2 = 2π, t1 = π/2, t1 = π, à exclure également car dans ce cas t2 = t1 = π,
et t1 = 3π/2. En t = π/2 et t = 3π/2, on trouve bien le point double (1, 1).
Exercice 12 - Cardioïde - L/Math Sup - ?
On remarque d’abord que les deux fonctions x et y sont 2π-périodiques (on a noté x(t) =
2 cos t − cos 2t et y(t) = 2 sin t − sin 2t). On peut donc restreindre l’intervalle d’étude à [−π, π].
De plus, x(−t) = x(t) alors que y(−t) = −y(t). On peut donc restreindre l’intervalle d’étude à
[0, π], puis effectuer une symétrie par rapport à l’axe (Ox). Les fonctions x et y sont de classe
C ∞ sur R. Leurs dérivées sont
x0 (t) = −2(sin(t) − sin(2t)) = 4 sin(t/2) cos(3t/2)
y 0 (t) = 2(cos(t) − cos(2t)) = 4 sin(3t/2) sin(t/2).
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
On remarque alors que x0 est positive sur [0, π/3], et négative sur [π/3, π]. De même, y 0 est
positive sur [0, 2π/3], et négative sur [2π/3, π]. On en déduit le tableau de variations suivant :
t 0 π/3 2π/3 π
x0 (t) 0 + 0 − − 0
3/2
x(t) 1 % & −1/2
& −3
√
√ 3 3/2
y(t) 3/2 % & 0
0%
y 0 (t) 0 + + 0 −
Il y a un point stationnaire en t = 0. Pour déterminer la tangente en ce point, on étudie
y 0 (t) sin(3t/2)
0
= → 0.
x (t) cos(3t/2)
Il y a donc une tangente horizontale en ce point (par symétrie de la courbe par rapport à l’axe
(Ox), on sait même qu’on a affaire à un point de rebroussement de première espèce). Il y a
par ailleurs une tangente verticale au point (−3, 0), correspondant à t = π. On obtient donc le
tracé :
Exercice 13 - Courbe de Lissajous - L/Math Sup - ??
On va commencer par réduire l’intervalle d’étude. On pose x(t) = sin(2t) et y(t) = cos(3t).
Les fonctions sin et cos étant 2π-périodiques, on peut clairement réduire l’intervalle d’étude à
[−π, π]. De plus, on a x(−t) = −x(t) et y(−t) = y(t). On peut donc se restreindre à tracer la
courbe sur [0, π], puis faire une symétrie par rapport à (Ox). Enfin, on a x(π − t) = −x(t) et
y(π − t) = −y(t). On peut donc encore réduire l’intervalle d’étude à [0, π/2], puis effectuer une
symétrie par rapport à O.
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
L’étude des variations des fonctions x et y sur l’intervalle considéré est particulièrement simple,
les dérivées étant x0 (t) = 2 cos(2t) et y 0 (t) = −3 sin(3t). Elles changent de signe respectivement
en π/4 et π/3. On obtient le tableau de variations suivant :
t 0 π/4 π/3 π/2
x0 (t) + 0 − −
1 √
x(t) 0 % & 3/2
& 0
1 √
y(t) & − 2/2 0
& −1 %
y 0 (t) 0 − − 0 +
Il n’y a pas de branches infinies à étudier, et pas non plus de points√stationnaires. En revanche,
dans l’intervalle [0, π/2], on a une tangente verticale au point (1, − 2/2)
√ (correspondant à t =
π/4), et une tangente horizontale aux points (0, 1) (pour t = 0) et en ( 3/2, −1) (correspondant
à t = π/3). On en déduit le tracé suivant pour la courbe (on a mis en trait plus épais la partie
correspondant à t ∈ [0, π/2]).
Exercice 14 - Folium de Descartes - L/Math Sup - ??
t2
1. Notons x(t) = f ract1 + t3 et y(t) = 1+t3
. Un calcul facile prouve que, pour t 6= 0, on a
1 1
x = y(t) et y = x(t).
t t
Les points M (t) et M (1/t) sont donc images l’un de l’autre par la symétrie par rapport à
la première bissectrice du repère. Pour réduire l’intervalle d’étude, il reste à trouver une
partie J de R tel que J ∪ g(J) = R où g(t) = 1/t. Et J =] − 1, 1]\{0} convient. On va
donc étudier la courbe simplement sur l’intervalle ] − 1, 1].
2. Le calcul des dérivées donne :
(1 − 2t3 ) 2 − t3
x0 (t) = et y 0
(t) = .
(1 + t3 )2 (1 + t3 )2
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
On obtient le tableau de variations suivant :
1
t −1 0 √
3 1
2
x0 (t) + + 0 −
22/3
3
x(t) 0% & 1
2
−∞ %
1
2
21/3
y(t) +∞ 3 %
&0%
y 0 (t) − 0 + +
2/3 1/3
On obtient donc une tangente horizontale en (0, 0) et une tangente verticale en ( 2 3 , 2 3 ).
On obtient également une branche infinie lorsque t → −1+ . Comme les deux coordonnées
tendent simultanément vers l’infini, on étudie la limite de
y(t)
= t → −1.
x(t)
On calcule ensuite :
t(1 + t) t
y(t) + x(t) = = 2 → −1/3.
(1 + t)(t2 − t + 1) t −t+1
1
La droite d’équation y = −x − 3 est donc asymptote à la courbe. De plus,
1 1 (t + 1)2
y(t) − −x(t) − = × 2 .
3 3 t −t+1
Cette quantité est positive pour t → −1+ , et donc la courbe est située au-dessus de son
asymptote. Voici le tracé obtenu, après symétrie :
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Exercice 15 - La cycloïde - L/Math Sup - ??
1. Notons x(t) = R(t − sin(t)) et y(t) = 1 − cos(t). On remarque que x(t + 2π) = x(t) + R2π
et que y(t + 2π) = y(t). Il suffit donc d’étudier et de tracer la courbe pour t appartenant
à l’intervalle [−π, π]. Le reste du tracé s’en déduit alors par des translations de vecteurs
(R2kπ, 0), avec k ∈ Z.
On peut encore restreindre le domaine d’étude en remarquant que x(−t) = −x(t) et que
y(−t) = y(t). On peut donc restreindre le domaine d’étude à [0, π], puis effectuer une
symétrie par rapport à (Oy) pour en déduire le tracé sur [0, π].
Les fonctions x et y sont dérivables sur R, le calcul des dérivées donne
x0 (t) = R(1 − cos t) et y 0 (t) = R sin t.
On en déduit le tableau de variations suivant :
t 0 π
x0 (t) 0 + 2R
x(t) Rπ
0%
y(t) 2R
0%
y 0 (t) 0 + 0
Au point (x(π), y(π)), la courbe admet donc une tangente parallèle à l’axe des abscisses.
Le point (0, 0) est lui un point stationnaire. Pour déterminer la tangente en ce point, on
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
peut déterminer la limite en 0 du quotient y 0 (t)/x0 (t). Mais, pour t 6= 0,
y(t) 1 − cos t 2 cos2 (t/2)
= = = cotan(t/2).
x(t) sin t 2 sin(t/2) cos(t/2)
Ceci tend vers +∞ quand t tend vers 0, et donc la courbe admet une tangente verticale
au point (0, 0).
On peut aussi, si on connait les développements limités, chercher la nature exacte du
point. On a
t3 t2
x(t) = R + o(t3 ) et y(t) = R + o(t3 ).
6 2
Ainsi, notant f (t) = (x(t), y(t)), on a f 00 (0) = (0, R) et f (3) (0) = (R, 0). Un vecteur
tangent est donc (R, 0), et puisque f 00 (0) et f (3) (0) ne sont pas colinéaires, on a affaire à
un point de rebroussement de première espèce. On obtient finalement le tracé suivant :
2. Notons C(t) la position du centre de la roue, P (t) le point de contact avec l’axe (Ox),
et M (t) le point de la roue qui au temps t = 0 coïncide avec O. On va démontrer que
pour t ∈ [0, 2π], M (t) = (x(t), y(t)). On commence par remarquer que, puisque la roue
avance à vitesse constante R, alors C(t) = (Rt, R). Donc, on en déduit que P (t) = (Rt, 0).
D’autre part, puisque la roue roule sans glisser, l’arc P (t)M (t) a pour longueur Rt. On
−−−−−−→ −−−−−−→ −−−−−−→ −
en déduit alors que l’angle (C(t)M (t), C(t)P (t)) vaut t. D’où (C(t)M (t), →
e1 ) = t + π/2.
−−−−−−→
On en déduit les coordonnées de C(t)M (t) :
−−−−−−→
C(t)M (t) = (R cos(−t − π/2), R sin(−t − π/2)) = (−R sin t, R cos t).
Il suffit finalement d’appliquer la relation de Chasles, puisqu’on connait les coordonnées
de C(t), pour en déduire les coordonnées de M (t).
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Exercice 16 - Branches infinies et point singulier - L/Math Sup - ???
Remarquons d’abord que la courbe ne semble pas présenter de symétrie facile qui permette
de réduire son intervalle d’étude. Le calcul des dérivées donne
1 (t − 1)(t + 1) 1 (t − 1)(t2 + t + 1)
x0 (t) = 1 − = et y 0
(t) = 1 − = .
t2 t2 t3 t3
On en déduit le tableau de variations suivant :
t −∞ −1 0 1 +∞
x0 (t) + 0 − − 0 +
+∞ +∞
x(t) −2 & 2%
−∞ % & −∞
+∞ +∞ +∞
y(t) − 12 % & 32 %
−∞ %
y 0 (t) + 2 + − 0 +
On obtient des branches infinies pour t tendant vers 0 et ±∞. Commençons par étudier la
branche infinie au voisinage de +∞. On a
y(t) t + 2t12
= → 1.
x(t) t + 1t
Ensuite, on a
1 1
y(t) − x(t) = − + 2 → 0.
t 2t
Ainsi, la droite d’équation y = x est asymptote à la courbe paramétrée, et de plus, puisque
y(t) − x(t) ≤ 0 pour t grand, la courbe est située au-dessous de son asymptote. De même, pour
t → −∞, on obtient que la même droite d’équation y = x est asymptote à la courbe. Mais cette
fois, la courbe sera située au-dessus de l’asymptote.
Étudions maintenant la branche infinie pour t → 0+ . On a alors :
y(t) t + 2t12 1
t2
× (2 + t3 ) 1 2 + t3
= = = × → +∞.
x(t) t + 1t 1
t × (1 + t2 ) t 1 + t2
La courbe admet donc une branche parabolique d’axe (Oy). C’est la même chose pour t → 0− .
Le tableau nous montre également que la courbe admet une tangente verticale au point (−2, −1/2).
Enfin, le point (2, 3/2) est un point singulier. Pour déterminer la tangente à la courbe en ce
point, on peut étudier la limite en 1 de
y(t) − y(1) 1 2t3 − 3t2 + 1
= × 2 .
x(t) − x(1) 2t t − 2t + 1
On obtient (c’était attendu) une forme indéterminée, mais on peut factoriser les deux polynômes
sachant que 1 est racine de chacun. En réalité, 1 est même racine double, et on peut factoriser
l’expression en
y(t) − y(1) 1 3
= × (2t + 1) → quand t → 1.
x(t) − x(1) 2t 2
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Exercices - Courbes paramétrées : corrigé
Ainsi, au point (2, 3/2), la tangente a pour coefficient directeur 3/2.
Si l’on est plus savant, on peut aussi effectuer ce calcul en utilisant les développements limités.
En effet, si on note f (t) = (x(t), y(t)), alors f 00 (1) = (−2, −3) dirige la tangente en (2, 3/2). On
peut même remarquer que f (3) (1) = (6, 12) ne lui est pas colinéaire, et donc qu’on a affaire à
un point de rebroussement de première espèce.
On obtient finalement la courbe suivante :
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