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Analyse 2

Ce document présente plusieurs propositions et définitions sur la convergence des intégrales impropres. Il introduit la notion d'intégrale impropre et donne des critères de convergence ainsi que des propriétés comme la linéarité et le changement de variables.

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Analyse 2

Ce document présente plusieurs propositions et définitions sur la convergence des intégrales impropres. Il introduit la notion d'intégrale impropre et donne des critères de convergence ainsi que des propriétés comme la linéarité et le changement de variables.

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1 Intégrales impropres – si l’intégrale impropre de g sur [a, b[ est convergente, alors l’intégrale impropre de

f sur [a, b[ est convergente.


Sauf mention contraire, on considère des fonctions à valeurs dans C. – si l’intégrale impropre de f sur [a, b[ est divergente, alors l’intégrale impropre de g
sur [a, b[ est divergente.
Définition 1.1.
1. Soit a ∈ R, Proposition 1.6 (Fonction équivalentes). Soient f et g deux fonctions continues et
R xb ∈ R ∪ {+∞}, avec a < b, et f une fonction continue sur [a, b[. Si la Rb
limite de a f (t)dt existe lorsque x tend vers b, on dit que l’intégrale impropre de positives sur [a, b[, équivalentes en b. Alors l’intégrale impropre a f est convergente si
Rb
f sur [a, b[ est convergente, et on note et seulement si l’intégrale impropre a g est convergente.
Z b Z x Proposition 1.7 (Convergence absolue). Soit f une fonction continue sur [a, b[. Si l’in-
f (t)dt = lim f (t)dt. Rb Rb
tégrale impropre a |f | est convergente, alors l’intégrale impropre a f est convergente.
a x→b a
Proposition 1.8 (Intégration par parties). Soient f et g deux fonctions continues sur
2. Soit a ∈ R ∪ {−∞}, b ∈ R, avec a < b, et f une fonction continue sur ]a, b]. Si la ]a, b[, F une primitive de f , G une primitive de g. On suppose que les deux limites
Rb
limite de x f (t)dt existe lorsque x tend vers a, on dit que l’intégrale impropre de suivantes existent :
f sur ]a, b] est convergente, et on note
A = x→a
lim F (x)G(x); B = lim F (y)G(y).
b b y→b
Z Z x>a y<b
f (t)dt = lim f (t)dt.
a x→a x Rb Rb
Alors l’intégrale impropre a F g converge si et seulement si l’intégrale impropre a fG
3. Soit a ∈ R ∪ {−∞}, b ∈ R ∪ {+∞}, a < b, et f une fonction continue sur ]a, b[. Soit converge, et dans ce cas,
Z b Z b
c ∈]a, b[. Si les intégrales impropres de f sur ]a, c] et sur [c, b[ sont convergentes, F g = (B − A) − f G.
alors on dit que l’intégrale impropre de f sur ]a, b[ est convergente, et on note a a

Z b Z c Z b
Proposition 1.9 (Changement de variables). Soit f continue sur ]a, b[ et φ bijection
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt. de ]α, β[ dans ]a, b[ de classe C 1 , strictement monotone sur ]α, β[. Alors l’intégrale de f
a a c sur ]a, b[ converge si et seulement si l’intégrale de (f ◦ φ)φ′ converge sur ]α, β[, et dans
ce cas,
Cette définition ne dépend pas du choix de c. Z b Z β
f (x)dx = f (φ(t)) |φ′ (t)| dt.
Proposition 1.2 (Fonctions de Riemann). a α
R1
– L’intégrale 0 xα dx converge si et seulement si α > −1. Définition 1.10 (Semi-convergence). On dit que l’intégrale de f est semi-convergente
R +∞
– L’intégrale 1 xα dx converge si et seulement si α < −1.
Rb
sur [a, b[ si l’intégrale a f est convergente bien que l’intégrale de |f | ne soit pas conver-
gente sur [a, b[.
Proposition 1.3 (Linéarité). Soient f et g deux fonctions continues sur [a, b[. Si les
Rb Rb R +∞ sin x R +∞ |sin x|
intégrales impropres a f et a g sont convergentes, alors pour tous λ, µ ∈ C, l’intégrale Exemple 1.11. L’intégrale 0 x dx converge, mais pas l’intégrale 0 x dx.
Rb
impropre a (λf + µg) est convergente et on a Proposition 1.12 (Comparaison série – intégrale). Soit f une fonction continue sur
[1, +∞[, positive et décroissante. On a l’encadrement
Z b Z b Z b
(λf + µg) = λ f +µ g. (1) Z n+1 Z n
a a a f (x)dx 6 f (1) + · · · + f (n) 6 f (1) + f (x)dx.
1 1
Remarque 1.4. Il faut prendre soin de vérifier les hypothèses. Par exemple, l’inté-
R π/2 R π/2 +∞ R +∞
grale impropre (en 0) 0 1−cos x
dx converge, contrairement aux intégrales 0 dx x2 et
P
x2 Par conséquent la série f (k) converge si et seulement si 1 f (x)dx converge.
R π/2 cos x k=1
0 x2 dx qui ne convergent pas.
+∞
k α converge si et seulement si α < −1.
P
Proposition 1.5 (Critère de comparaison). Soient f et g deux fonctions continues et Exemple 1.13. La série
k=1
positives sur [a, b[ telles que ∀x ∈ [a, b[, f (x) 6 g(x). Alors

1 2

Exercices 4. En observant que In est décroissante, en déduire que In ∼ 2n .
Z +∞ √ Z +∞
1.1. Étudier la convergence des intégrales suivantes et calculer celles qui convergent : 2 π 2 √
5. En déduire que e−x dx = , puis que e−x dx = π.
0 2 −∞
1 +∞
Z 1
r Z
dx 2x log x
Z
1−x Z +∞
(a) (i) x dx (p) dx 2
0
Z π/4
1 − x2 −1 1+x 1 1 + x2 1.4. Pour n ∈ N, on pose In = xn e−x dx.
dx Z 1 0
(b)
Z π/2 3
sin 3x log x

tan x (j) dx (q) p dx 1. Montrer que cette intégrale est convergente pour tout n ∈ N.
0
sin2 2x 0 x(1 − x)3
Z 1
tan x − 1
0 2. Rappeler la valeur de I0 calculée à l’exercice précédent. Calculer I1 .
(c) dx +∞ +∞
Z Z
5/2 sin x arctan x 3. Exprimer In en fonction de In−2 .
0 x
1
(k) dx (r) arctan x
dx
Z 1
log x 1 + x2 1
(d) dx
0 4. Calculer I2n et I2n+1 .
Z +∞
0 (1 + x)
2 +∞
esin x log x
Z
Z 1 Z +∞
Z 1 (l) dx (s) p dx log x log x
x−1 0 x 0 x(1 + x)3 1.5. Montrer que les intégrales 2
dx et dx sont convergentes et
(e)
log x
dx
+∞ 0 1+x 1 1 + x2
+∞
x2
Z Z
Z 03 dx que leur somme est nulle. Z
1+ 1+x
√ (m) √ (t) dx +∞
(f) √ dx 1 x 4x2 + x + 1 −∞ 1 + x4 log x
1+x−1 En déduire la valeur de dx.
0
Z π/2
Z +∞
dx
Z +∞
x − E(x) 0 a + x2
2
(n) (u) dx
(g) tan x dx 0 (1 + ex )(1 + e−x ) 1 x2 Z π/2
Z0 π Z +∞ Z +∞ 1.6. Montrer que l’intégrale I = log(sin x) dx est convergente.
sin x dx e−x dx 0
(h) √ (o) dx (v) Z π/2 Z π/2
0 1 − 2t cos x + t2 −∞ 1 + x2 −∞ (1 + x2 )2
log 12 sin 2x dx.

Montrer que I = log(cos x) dx, puis que 2I =
1.2. Étudier la convergence absolue et la convergence des intégrales suivantes : 0 0
En déduire la valeur de I.
Z e 1 1
dx
Z Z
(a) 1 1.7. On pose
(g) e−1/x dx (l) sin log x dx
log x x
Z1 +∞ 0 0 Z π/2 Z π/2  2 Z π/2  2
dx sin(2n + 1)t sin nt sin nt
(b)
Z +∞
ex
Z +∞ √
x dx In = dt, Jn = dt, Kn = dt.
log x (h) dx (m) 0 sin t 0 sin t 0 t
Z e+∞ 0 ch x 0 log(1 + x) sin 1
x2
cos x a) Montrer que In+1 − In = 0 et que
(c) √ dx 0  Jn+1 − Jn = In . En déduire la valeur de Jn .
0
b) Montrer que L = lim sin12 t − t12 existe et calculer sa valeur.
Z
x sin x
Z
1 1 + 2 cos x
Z +∞ (i) dx (n) dx t→0
sh x ch x
(d) cos(x2 ) dx −∞ −∞ c) Montrer qu’il existe une constante A telle que pour tout t ∈]0, π2 ],
1 Z +∞ Z 0 2  2
ex log(1 + x2 ) dx
Z 1 
log x (j) log x sin x dx (o) sin nt sin nt
(e) dx 0 06 − 6 A.
0 sin x
−∞
Z +∞ sin t t
Z +∞ 1
dx
Z
2
(f) (k) e−x cos x dx (p) 1
sin 1
dx d) En déduire que la suite (Kn − Jn ) est bornée.
−∞ ch x −∞ 0
x x
R nπ/2 sin x 2
e) Soit un = 0 x dx. Exprimer un en fonction de Kn . Déduire de a) et d)
1.3. 1. À l’aide de l’inégalité et > 1 + t, montrer les inégalités l’existence et la valeur de limn→+∞ un , puis celle de 0
R +∞ sin x 2
dx.
x
Z √n  R +∞ sin x
f) Déduire de ce qui précède la valeur de 0 x dx.
n Z +∞ Z +∞
u2 2 dx
Bn = 1− du 6 e−x dx 6 An = 2 n
. Z b
0 n 0 0 1 + xn dx
1.8. Pour a < b, montrer l’existence de I(a, b) = p .
√ √ a (x − a)(b − x)
2. À l’aide des changements de variables x = n tan θ et u = n sin θ calculer les Calculer I(−1, 1) puis I(a, b) par un changement de variables.
Z π/2
Z 2π
intégrales An et Bn en fonction de In définie par In = (cos t)n dt. dt 2π
0 1.9. Pour a 6= b, montrer que 2 2
= 2 .
0 a − 2ab cos t + b |a − b2 |
3. Montrer que nIn = (n − 1)In−2 et en déduire que la suite (nIn In−1 ) est constante.

3 4
2 Suites de fonctions Remarque 2.6.
1. La convergence uniforme entraı̂ne la convergence simple.
Dans ce qui suit, sauf mention explicite du contraire, les fonctions sont toujours
définies sur un intervalle I de R, et à valeurs dans C. 2. Pour montrer qu’un supremum tend vers 0, il n’est pas nécessaire de le calculer,
mais seulement de le majorer. Dans la pratique, il sera souvent possible de trouver
une suite vn telle que sup |fn (x) − f (x)| 6 vn , et de montrer que vn tend vers 0
2.1 Convergence simple x∈I
lorque n → +∞.
Définition 2.1. On dit que la suite de fonctions (fn ) converge simplement vers f si
pour tout x de I, la suite (fn (x)) converge vers f (x) lorsque n → +∞. Théorème 2.7 (Critère de Cauchy uniforme pour les fonctions). La suite (fn ) converge
uniformément sur I si et seulement si
Cette définition se traduit à l’aide des symboles mathématiques :
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N : ∀n > n0 , ∀ℓ > 1, sup |fn+ℓ (x) − fn (x)| 6 ε. (7)
∀x ∈ I, ∀ε > 0, ∃n0 ∈ N : ∀n > n0 , |fn (x) − f (x)| 6 ε. (2) x∈I

Attention : n0 dépend de ε, mais aussi de x. On peut maintenant répondre à la première question (3).
nx
Exemple 2.2. Sur I = [0, +∞[, fn (x) = 1+nx . Théorème 2.8 (Interversion des limites). On suppose que (fn ) converge uniformément
Le problème qui se pose : la fonction limite f hérite t-elle des propriétés des vers f sur I. Soit x0 un point ou une extrémité de I. On suppose que pour tout n,
fonctions fn (continuité, dérivabilité, intégrabilité) ? Et si la réponse est affirmative, yn := lim fn (x) existe. Alors la suite (yn ) est convergente et on a lim f (x) = lim yn .
x→x0 x→x0 n→∞
a-t-on, suivant les cas :
Corollaire 2.9. La limite uniforme d’une suite de fonctions continues sur I est elle-
lim f (x) = lim fn (x0 ) (3) même continue sur I.
x→x0 n→+∞
f ′ (x) = lim fn′ (x) (4) Corollaire 2.10. Si une suite de fonctions continues converge sur I vers une limite qui
n→+∞
Z Z n’est pas continue sur I, alors la convergence n’est pas uniforme sur I.
f (x) dx = lim fn (x) dx (5) Exemple 2.11. fn (x) = xn converge uniformément sur [0, a] avec a < 1, mais pas sur
I n→+∞ I
[0, 1].
On peut constater que ces questions se résument à une interversion de limites.
Exemple 2.3 (contre-exemple pour la continuité). fn (x) = xn sur I = [0, 1]. 2.3 Intégration et Dérivation
q
Exemple 2.4 (contre-exemple pour la dérivabilité). fn (x) = x2 + n1 sur R. On peut répondre affirmativement à la question (5).
Théorème 2.12. Soit (fn ) une suite de fonctions continues sur [a, b] convergeant uni-
On est ainsi conduit à introduire des notions de convergence plus contraignantes qui
formément
R x sur [a, b] vers une fonction f . Alors la suite de fonctions (gn ) définie par
permettront d’obtenir ces propriétés. Rx
gn (x) = a fn (t) dt converge uniformément sur [a, b] vers g(x) = a f (t) dt. En particu-
lier
2.2 Convergence uniforme Z b Z b
f (t) dt = lim fn (t) dt
n→+∞
Le caractère uniforme de la convergence va être obtenu en imposant que le n0 de (2) a a
soit indépendant de x ∈ I : On peut répondre affirmativement à la question (4).
Définition 2.5. La suite de fonctions (fn ) converge uniformément vers f sur I si la Théorème 2.13. Soit (fn ) une suite de fonctions de classe C 1 sur [a, b] telle que la
suite (sup |fn − f |) converge vers 0 lorsque n → +∞. suite (fn (x0 )) converge en au moins un point x0 de [a, b]. Si de plus (fn′ ) converge
I
uniformément sur [a, b], alors (fn ) converge uniformément sur [a, b] vers une fonction f
Cette définition se traduit à l’aide des symboles mathématiques : qui est C 1 sur [a, b] et on a
f ′ (x) = lim fn′ (x).
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N : ∀n > n0 , sup |fn (x) − f (x)| 6 ε. (6) n→+∞
x∈I

5 6
Exercices sin x
2.7. Soit (fn ) une suite de fonctions définies sur R+ par fn (x) = .
x + n1
2.1. Étudier la convergence
 simple et uniforme des suites de fonctions a) Montrer que (fn ) converge uniformément sur tout intervalle [a, 1] avec a > 0.
 x si 0 6 x 6 n, b) Montrer pour x ∈ R+ que |fn (x)| 6 1, puis déduire de la question a) que
a) fn (x) = −x + 2n si n < x 6 2n,
 02 si 2n < x. 1 1
 Z Z
n x si 0 6 x 6 n1 , lim fn (x) dx = lim fn (x) dx.
b) fn (x) = n→∞ 0 0 n→∞
1
 x si n1 < x 6 1.
1 1 + sin x
 2nx si 0 6 x 6 2n ,
c) Soit (gn ) une suite de fonctions définie par gn (x) = .
1 1
c) fn (x) = 2 − 2nx si 2n < x 6 n, x + n1
0 si n1 < x 6 1. R1

Donner un équivalent de 0 gn (x) dx quand n → +∞.
2.2. Soit une suite de fonctions (fn ) définie sur R par fn (x) = arctan(nx). x n
2.8. Soient I = [0, 2] et fn (x) = 1+x n . Montrer que (fn ) converge simplement sur I.
a) La suite de fonctions (fn ) converge t-elle uniformément sur R ?
Sur quels sous-intervalles la convergence est-elle uniforme ? Montrer que
b) La suite de fonctions (fn ) converge t-elle uniformément sur ]0, +∞[ ?
c) La suite de fonctions (fn ) converge t-elle uniformément sur [a, +∞[ pour a > 0 ? Z 2
lim fn (x) dx = 1.
2.3. Mêmes questions pour les suites de fonctions (fn ) et (gn ) définies sur R par n→∞ 0

x x2 2.9. Déterminer la limite de la suite de fonctions (fn ) définie sur [0, 1] par fn (x) =
fn (x) = q ; gn (x) = q n n+1

x2 + 1
x2 + 1 4n (x2 − x2 ) Trouver des intervalles de [0, 1] sur lesquels la convergence est uniforme.
n n
Z x
t
2.4. On définit une suite de fonctions (fn ) sur [0, π/2] par 2.10. On pose un (x) = dt.
0 t + n
a) Montrer que (un ) converge uniformément sur tout intervalle [0, a] avec a > 0.
fn (x) = n sin x(cos x)n .
b) Vérifier ce résultat par un calcul direct d’intégration.
Étudier sur [0, π/2] la convergence simple de la suite de fonctions (fn ). En considérant
R π/2 2.11. Soit (fn ) une suite de fonctions continues sur [0, 1] convergeant uniformément sur
la limite de 0 fn (x) dx), étudier la convergence uniforme sur [0, π/2] de la suite (fn ). [0, 1] vers une fonction f . Est-il vrai que
2.5. Montrer que la suite de fonctions (fn ) définie par Z 1
1− n Z 1
 2 1 lim fn (x) dx = f (x) dx
x sin nx si x 6= 0 n→∞ 0 0
fn (x) =
0 si x = 0
1
dx
Z
converge simplement sur R. La convergence est-elle uniforme sur [a, b] ? Sur R ? 2.12. Existence et calcul de lim In où In = .
n→∞ 0 1 + x + .... + xn
2.6. Soit α ∈ R et (fn ) une suite de fonctions définie sur [0, 1] par fn (x) = nα xn (1 − x). 1
nex + xe−x
Z
a) Pour tout α ∈ R, montrer que la suite (fn ) converge simplement sur [0, 1]. 2.13. Existence et calcul de lim In où In = (x3 + 1) dx.
n
b) Montrer que supx∈[0,1] fn (x) = fn ( n+1 ).
n→∞ 0 n+x
c) Pour quelles valeurs de α la suite (fn ) converge-t-elle uniformément sur [0, 1] ? Z 1
2n x
d) Pour α > 1, montrer que (fn ) converge uniformément sur [0, a] pour tout a < 1. 2.14. Existence et calcul de lim In où In = dx.
n→∞ 0 1 + n 2n x2
e) Pour 1 6 α < 2, montrer que
Z 1 Z 1
lim fn (x) dx = lim fn (x) dx
n→∞ 0 0 n→∞

bien que les hypothèses de convergence uniforme qui permettraient cette interversion ne
soient pas satisfaites (ce qui est par contre le cas si α < 1).

7 8
3 Séries de fonctions Proposition 3.5. Soit
+∞
P
uk (x) une série de fonctions simplement convergente sur I.
k=0
Dans ce qui suit, sauf mention explicite du contraire, les fonctions sont toujours
!
+∞
P
définies sur un intervalle I de R, et à valeurs dans C. Cette série converge uniformément sur I si et seulement si sup uk (x) converge
x∈I k=n+1
+∞
P vers 0 lorsque n → +∞.
Définition 3.1. Par série de fonctions uk (x), on entend la suite de fonctions
k=n0
La proposition 3.5 se traduit à l’aide des symboles mathématiques, en notant que le
(sn )n>n0 formée des sommes partielles
caractère uniforme de la convergence va être obtenu en imposant que le n0 de (2) soit
n
X indépendant de x ∈ I :
sn (x) = un0 (x) + ...... + un (x) = uk (x).
+∞
k=n0 X
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N : ∀n > n0 , sup uk (x) 6 ε. (11)
x∈I
k=n+1
3.1 Convergence simple
+∞
P Remarque 3.6.
Définition 3.2. La série de fonctions uk (x) converge simplement vers u(x) sur I si 1. La convergence uniforme entraı̂ne la convergence simple.
k=0
n
la suite des sommes partielles
P
uk (x) converge simplement vers u(x) lorsque n → +∞. 2. Pour montrer qu’un supremum tend vers 0, il n’est pas nécessaire de le calculer,
k=0 mais seulement de le majorer. Dans la pratique, il sera souvent possible de trouver
+∞
+∞
P
1 une suite vn telle que sup uk (x) 6 vn et de montrer que vn tend vers 0
xk converge vers u(x) =
P
Exemple 3.3. Sur I = [0, 1[, la série 1−x . x∈I k=n+1
k=0
lorque n → +∞.
Le problème qui se pose : la limite u hérite t-elle des propriétés des fonctions uk +∞
(continuité, dérivabilité, intégrabilité) ? Et si la réponse est affirmative, a-t-on, suivant
P
Théorème 3.7 (Critère de Cauchy uniforme pour les séries). La série uk (x) converge
les cas : k=0
uniformément vers u(x) sur I si et seulement si
+∞
X
lim u(x) = uk (x0 ) (8) n+ℓ
x→x0
X
k=0 ∀ε > 0, ∃n0 ∈ N : ∀n > n0 , ∀ℓ > 1, sup uk (x) 6 ε. (12)
+∞ x∈I
X k=n+1
u′ (x) = u′k (x) (9)
+∞
k=0 P
Définition 3.8. On dit qu’une série de fonctions uk (x) converge normalement sur
Z +∞ Z
X k=0
u(x) dx = uk (x) dx (10) +∞
P
I k=0 I I si la série numérique sup |uk (x)| est convergente.
k=0 x∈I

On peut constater que ces questions se résument à une interversion de limites. +∞


P
Remarque 3.9. Pour montrer la convergence normale de uk (x), il n’est pas néces-
k=0
3.2 Convergence uniforme saire de calculer sup |uk (x)|, mais seulement de le majorer par le terme général d’une
x∈I
+∞
P série convergente.
Définition 3.4. La série de fonctions uk (x) converge uniformément vers u(x) sur
k=0
n
P Proposition 3.10. Toute série normalement convergente sur I est absolument conver-
I si la suite des sommes partielles uk (x) converge uniformément vers u(x) lorsque gente sur I.
k=0
n → +∞. Théorème 3.11. Toute série normalement convergente sur I est uniformément conver-
gente sur I.

9 10
Remarque 3.12.
1. Attention la réciproque du Théorème 3.11 est fausse.
2. Il est conseillé d’étudier la convergence normale avant toute autre méthode.
On peut maintenant répondre à la première question (8).
Théorème 3.13. Si une série de fonctions continues sur I converge uniformément,
alors sa limite est continue sur I.
Corollaire 3.14. Si la limite d’une série convergente de fonctions continues sur I n’est
pas continue sur I, alors la convergence n’est pas uniforme.
Théorème 3.15 (interversion des limites pour les séries). On suppose que la série
P
uk (x) converge uniformément sur I. Soit x0 un point ou une extrémité de I. On
k P
suppose que pour tout k, vk := lim uk (x) existe. Alors la série vk est convergente et
x→x0 k
P P
on a lim uk (x) = vk .
x→x0 k k

3.3 Intégration et Dérivation


On peut répondre affirmativement à la question (10).
+∞
P
Théorème 3.16. Soit uk une série de fonctions continues sur [a, b] convergeant
k=0
uniformément sur [a, b] vers une fonction u. Alors la suite de fonctions (vn ) définie par
Rx Pn R x +∞
P
vn (x) = a uk (t) dt converge uniformément sur [a, b] vers v(x) = a uk (t) dt. En
k=0 k=0
particulier
Z +∞
bX +∞ Z
X b
uk (t) dt = uk (t) dt
a k=0 k=0 a

On peut répondre affirmativement à la question (9).


Théorème 3.17. Soit (uk ) une suite de fonctions de classe C 1 sur [a, b] telle que :
+∞
P
1. la série uk (x0 ) converge en au moins un point x0 de [a, b],
k=0
+∞
u′k (x) converge uniformément sur [a, b].
P
2. la série
k=0
+∞
P
Alors la série uk (x) converge uniformément sur [a, b] vers une fonction u qui est de
k=0
classe C 1 sur [a, b] et on a
+∞
X

u (x) = u′k (x).
k=0

11 12
+∞
Exercices X
 k+1 b) Montrer que la série u′k (x) converge sur R.
 2 (x − 2−k−1 ) pour x ∈ [2−k−1 , 2−k [, k=0
k −k+1
3.1. Pour k ∈ N, soit uk (x) = 2 (2 − x) pour x ∈ [2−k , 2−k+1 [, +∞
X
0 sinon. c) Calculer u′ (0) et u′k (0). Que peut-on en conclure ?

a) Faire une figure représentant u0 (x), u1 (x), u2 (x). k=0
+∞
X +∞
b) Montrer que la série uk converge simplement sur R vers une fonction u. X (−1)k −kx
3.9. Montrer que pour x > 0, la fonction définie par f (x) = e est C ∞
k=0 1 + k2
c) La fonction u est-elle continue ? Que peut-on en conclure ? k=1
(prouver dans un premier temps qu’elle est C 2 puis exprimer f ′′ en fonction de f ).
3.2. On considère la série de terme général uk (x) = (−1)k k −x . Z 1 α+k
a) Montrer qu’elle converge si et seulement si x > 0. x
3.10. Soit α > 0. Montrer que l’on a lim dx = 0, puis que, pour x 6= −1 et
b) Montrer qu’elle converge absolument si et seulement si x > 1. k→∞ 0 1 + x

c) Montrer qu’elle converge normalement sur [a, +∞[ si et seulement si a > 1. k ∈ N, on a


1 xk+1
d) Montrer qu’elle converge uniformément sur [a, +∞[ si et seulement si a > 0. 1 − x + x2 − ...... + (−1)k xk = + (−1)k
1+x 1+x
+∞
X 1 enfin que
3.3. Pour x > 0, on pose u(x) = . Montrer que lim u(x) = 0. Z 1 α−1 +∞
k + k 2 x2 x→+∞ x X 1
k=1 dx = (−1)k
0 1+x α+k
k=0
3.4. Pour α > 0, β > 1, x > 0, discuter suivant les valeurs de α et β la convergence
k α xβ en montrant au préalable que l’intégrale et la série convergent.
simple et uniforme de la série de fonctions de terme général uk (x) = .
1 + k 2 x2
3.11. Pour x > 0, k > 0 et a 6= 0, on définit uk (x) = e−kx sin ax.
(−1)k +∞
3.5. Montrer que la série de terme général uk (x) = 2 converge uniformément sur
R
a) Montrer que les intégrales vk = |uk (x)| dx sont convergentes.
x +k 0
R, mais normalement sur aucune partie de R. +∞
P
x b) Montrer que la série vk est convergente.
3.6. Pour x ∈ R et k > 0, on pose uk (x) = . k=1
(1 + x2 )k c) Vérifier que l’intégrale
a) Montrer que la série de terme général uk (x) est convergente sur R. Z +∞
sin ax
b) La convergence est-elle normale sur R ? dx
0 ex − 1
c) La convergence est-elle uniforme sur R ?
d) Montrer que la convergence est uniforme sur [a, +∞[ pour tout a > 0. converge et donner sa valeur comme somme d’une série numérique.
e) Sur cet intervalle, la convergence est-elle normale ?
3.7. Pour α < 2 et x > 0, on pose uk (x) = x2−α e−kx .
a) Montrer que la série de terme général uk (x) est convergente.
b) Montrer que cette série converge normalement sur ]0, +∞[ si et seulement si α < 1.
c) Cette série converge-t-elle uniformément pour α = 1 ?
x3
3.8. Soit uk (x) = .
(1 + kx2 )(1+ (k + 1)x2 )
+∞
X
a) En décomposant cette fraction en éléments simples, montrer que la série uk (x)
k=0
converge vers une fonction u dérivable sur R.

13 14
3.12. Pour n > 1 on considère la suite de fonctions (fn ) définie par
n
1 − nx

si 0 6 x < n,
fn (x) =
0 si x > n.

a) Montrer pour 0 6 x < n (par exemple avec l’inégalité des accroissements finis) :
 x n  
0 6 e−x − 1 − 6 e−x n 1 − ex/n (1 − nx ) .
n
b) En déduire pour 0 6 x < n :
 x n x2 e−x
0 6 e−x − 1 − 6 .
n n
c) Montrer que la suite (fn ) converge uniformément vers e−x sur [0, +∞[.
Z +∞
d) Montrer que pour s > 0, l’intégrale Γ(s) = e−x xs−1 dx est convergente et
0
que Z +∞
Γ(s) = lim fn (x) dx.
n→∞ 0
e) Montrer que
n
x n s−1 n!
Z 
1− x dx = ns
0 n s(s + 1).....(s + n)
f) En déduire que
ns
sΓ(s) = lim
n→+∞ (1 + s)(1 + s ).....(1 + s )
2 n

g) Soit un le terme général d’une série absolument convergente telle que 1 + un 6= 0


pour tout n. Montrer que la suite de terme général

pn = (1 + u1 )(1 + u2 )......(1 + un )
+∞
Q
tend vers une limite p 6= 0. On note p = (1 + un ).
n=1
h) Montrer qu’on peut rendre le produit infini apparaissant dans f) absolument
s
convergent en remplaçant le terme général (1 + ns ) par (1 + ns )e− n . En déduire la formule

e−γs
sΓ(s) = Q+∞ s
n=1 (1 + ns )e− n

où
1 1
γ = lim (1 + 2 + ... + n − ln n)
n→+∞

désigne la constante d’Euler.

15 16
4 Séries entières Théorème 4.8. Si l’on pose cn =
n
P
an−k bk , la série entière
+∞
P
cn z n a un rayon de
k=0 n=0
Définition 4.1. On appelle série entière (de la variable complexe z) toute série de ′
convergence au moins égal à min(R, R ) et pour |z| < min(R, R ), on a l’égalité : ′
+∞
fn , où fn (z) = an z n avec an ∈ C.
P +∞ +∞
! +∞
fonctions de la forme
!
X X X
n n n
n=0 cn z = an z bn z .
n=0 n=0 n=0
4.1 Rayon de convergence
+∞ 4.3 Dérivation et intégration des séries entières
an z n une série entière, et z0 un point de
P
Théorème 4.2 (lemme d’Abel). Soient +∞ +∞
n=0
an z n et nan z n−1 ont même rayon de convergence.
P P
Proposition 4.9. Les séries
C tel que la suite (an z0n )n∈N soit bornée. Alors, pour tout z ∈ C tel que |z| < |z0 |, n=0 n=1
+∞
an z n est absolument convergente. De plus, pour tout nombre réel r tel que +∞ +∞
P
la série 1
an z n et n+1
P P
n=0 Corollaire 4.10. Les séries n+1 an z ont même rayon de convergence.
+∞ n=0 n=0
an z n est normalement convergente dans le disque fermé |z| 6 r.
P
0 < r < |z0 |, la série Remarque 4.11. Il est souvent utile de faire un changement d’indices
n=0
+∞ +∞ +∞ +∞ +∞
X
n−1
X
n
X 1 n+1
X 1
n an−1 z n .
P
Définition 4.3. On appelle rayon de convergence de la série entière an z la borne nan z = (n + 1)an+1 z ; an z =
n=0 n=1 n=0 n=0
n + 1 n=1
n
+ n
supérieure R ∈ R ∪ {+∞} de l’ensemble des réels positifs r tels que la suite (an r )n∈N
soit bornée. En se ramenant aux fonctions de la variable réelle x définies par une série entière, on
+∞ a donc le résultat suivant, conséquence du Théorème 2.13 et de la Proposition 4.9 :
an z n une série entière de rayon de convergence R.
P
Proposition 4.4. Soit +∞
an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. Alors
P
n=0 Théorème 4.12. Soit
– pour |z| < R, cette série entière est absolument convergente, n=0
+∞
– pour |z| > R, elle est divergente. la fonction de variable réelle f (x) =
P
an xn est indéfiniment dérivable sur ] − R, +R[
1 1 n=0
Théorème 4.5. Avec les conventions 0 = +∞ et +∞ = 0, on a
1 et, pour tout x ∈] − R, +R[ et tout entier k > 0, on a
– Si |an | n
admet une limite ℓ quand n → +∞, alors R = 1ℓ , +∞
an+1
admet une limite ℓ quand n → +∞, alors R = 1ℓ .
X
– Si an f (k) (x) = n(n − 1)......(n − k + 1)an xn−k .
n=k
+∞
zn
P
Exemple 4.6. La série entière n a pour rayon de convergence R = 1. Autre En particulier f (k)
(0) = k!ak .
n=1
méthode : la série diverge pour z = 1 (d’où R 6 1) et converge pour z = −1 (d’où +∞
an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. Alors
P
R > 1). Théorème 4.13. Soit
n=0
+∞
an xn est intégrable sur tout intervalle compact
P
la fonction de variable réelle f (x) =
4.2 Opérations sur les séries entières n=0
+∞ +∞ [a, b] inclus dans ] − R, +R[ et on a
an z n et bn z n deux séries entières de rayons de convergence respectifs
P P
Soient Z b +∞ Z b
n=0 n=0 X
R et R′ . f (t) dt = an tn dt.
a n=0 a
+∞
(an + bn )z n a un rayon de convergence au moins
P
Théorème 4.7. La série entière La fonction f admet comme primitive sur l’intervalle de convergence les applications
n=0
′ ′
égal à min(R, R ) (l’égalité ayant lieu si R 6= R ) et pour |z| < min(R, R ) : ′ de la forme
+∞
X xn+1
+∞ +∞ +∞ x 7→ C + an ,
n+1
X X X
(an + bn )z n = an z n + bn z n . n=0
n=0 n=0 n=0 où C est une constante.

17 18
Exercices
4.1. Déterminer le rayon de convergence des séries entières
X nn X  
1 X X
a) z n ; b) cos nα z n ; c) n! z n ; d) z n! ;
n! n
n>0 n>1 n>0 n>1
n2
X n! X (−1)n
e) z 2n+1 ; f) 1+ z n.
1.3 . . . (2n + 1) n
n>0 n>1

4.2. Calculer le rayon de convergence et la somme des séries entières suivantes


X X sin n X
a) (3n + 1) x3n ; b) xn ; c) (sin n) xn ;
n!
n>0 n>0 n>0
X X X n2 + 3n − 1 xn
d) (2n + 3n )xn ; e) (3 + (−1)n )2n xn ; f) .
n+3 n!
n>0 n>0 n>0

4.3. Calculer le rayon de convergence et la somme des séries entières


X X X nx2n
nxn n2 xn
(2n + 1)!
n>0 n>0 n>1

4.4. Déterminer le rayon de convergence et la somme des séries entières


X (−1)n X 1
x2n xn
2n(2n − 1) n(n + 1)(n + 2)
n>1 n>1

4.5. Calculer la somme des séries


X 1 X 1
n
2 (n + 1)(n + 2) (4n)!
n>0 n>0

4.6. Calculer le rayon de convergence et la somme des séries entières


X 1 X 2n + 1
xn xn−1
2n + 1 2n − 1
n>0 n>1

19 20
5 Fonctions développables en série entière 5.2 La fonction exponentielle
La fonction exponentielle est définie, pour z ∈ C, par la série absolument convergente
5.1 Série de Taylor
X zn
Définition 5.1. Soit f une fonction de R dans C indéfiniment dérivable sur un voisinage exp(z) = .
de 0. On appelle série de Taylor de f en 0 la série entière n!
n>0

X f (n) (0) En particulier


xn . exp(0) = 1.
n!
n>0
Proposition 5.8. Pour tous a, b ∈ C,
Question : Cette série est-elle égale à f (x) au voisinage de 0 ? Il est d’abord nécessaire
que soient remplies les deux conditions suivantes : exp(a) exp(b) = exp(a + b).
1. Il existe un voisinage de 0 sur lequel f est indéfiniment dérivable. Cette propriété justifie la notation
2. La série de Taylor de f a un rayon de convergence non nul.
ez = exp(z).
Remarque 5.2. La première condition n’entraı̂ne pas nécessairement la deuxième (voir
exercice 5.1). Proposition 5.9. Pour tout z ∈ C

Remarque 5.3. Ces deux conditions ne sont pas suffisantes (voir exercice 5.2). ez = ez ; |ez | = eRe z > 0.

Théorème 5.4. Soit f : R → C. S’il existe r > 0 tel que Proposition 5.10. Pour tout t ∈ R,
1. f est indéfiniment dérivable sur ] − r, +r[, eit = e−it ; eit = 1.
!
n
r
2. il existe M > 0 tel que pour tout n > 0, sup f (n) (x) 6 M,
x∈]−r,+r[ n! 5.3 Séries entières usuelles
alors f est développable en série entière au voisinage de 0 : pour tout x ∈] − r, +r[,
+∞ X xn
1 X
+∞ (n)
f (0) n = xn , R = 1; ex = , R = +∞.
1 − x n=0 n!
X
f (x) = x . n>0
n=0
n!
+∞ +∞
X
k x2k X x2k
n cos x = (−1) , R = +∞; ch x = , R = +∞.
Remarque 5.5. Comme rn! tend vers 0 lorsque n → +∞, la deuxième condition du (2k)! (2k)!
k=0 k=0
théorème 5.4 est vérifiée lorsqu’il existe M ′ > 0 tel que
+∞ +∞
X x2k+1 X x2k+1
(n) ′ sin x = (−1)k , R = +∞; sh x = , R = +∞.
∀n > 0, sup f (x) 6 M . (2k + 1)! (2k + 1)!
x∈]−r,+r[ k=0 k=0
+∞ +∞ 2k+1
Exemple 5.6. f (x) = ex .
X x2k+1 X x
arctan x = (−1)k , R = 1; argth x = , R = 1.
2k + 1 2k + 1
k=0 k=0
Pour obtenir le développement en série entière de certaines fonctions, on peut utiliser
+∞ +∞
une équation différentielle vérifiée par la fonction en question, et procéder ensuite au 1 X X xn
calcul des coefficients an par identification. = (−1)n xn , R = 1; ln(1 + x) = (−1)n−1 , R = 1.
1 + x n=0 n=1
n
Exemple 5.7. f (x) = (1+x)α (α réel non entier) sur l’intervalle ]−1, 1[ vérifie l’équation +∞
différentielle (1 + x)f ′ (x) − αf (x) = 0 avec f (0) = 1.
X α(α − 1) · · · (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + x , R = 1, α ∈ R.
n=1
n!

21 22
Z +∞
Exercices 5.8. Calculer l’intégrale suivante I = ln(1 + e−x ) dx.
+∞ 2 0
e−n ein x
est C ∞ sur R.
P
5.1. a) Montrer que la fonction f définie par f (x) = On pourra poser e−x = u et développer en série entière, puis intégrer sur un intervalle
n=0
b) Supposer que le rayon de convergence de sa série de Taylor soit > 0 et montrer approprié.
grâce au lemme d’Abel qu’il existe x > 0 tel que ∀N > 0 5.9. Développer en série entière la fonction
N +∞
X 2 X f (k) (0) k 1 + x2
e−n en x
6 x < +∞ f (x) =
n=0
k! (1 + x)3
k=0

c) Conclure. (décomposer en éléments simples). En déduire la valeur de la série numérique


0 si x = 0,

+∞
5.2. On définit une fonction f par f (x) = − x12
X
(−1)n 2−n (n2 + n + 1).
e si x 6= 0.
Montrer que f est C ∞ sur R et que sa série de Taylor en 0 a un rayon de convergence n=0

infini. Montrer que f ne coı̈ncide sur aucun intervalle ouvert centré en 0 avec cette
5.10. Soit (an ) la suite de réels définie par
dernière.
5.3. Montrer que pour |x| < 1 : a0 = 1, a1 = 3, an = 3an−1 − 2an−2 pour n > 2.

x2 − x + 1 a) Montrer par récurrence que |an | 6 4n pour tout n; en déduire que la série entière
1 + x + 2x2 + ..... + nxn + ... = . +∞
(1 − x)2 P
an z n a un rayon de convergence R > 14 .
n=0
5.4. Développer les fonctions suivantes en série entière au voisinage de 0, en précisant b) Montrer que pour |z| < R, la somme de cette série entière est 1
1−3z+2z 2
l’intervalle sur lequel le développement est possible c) En déduire une expression explicite de an en fonction de n.
1 ln(1 + x) ex +∞
f1 (x) = ; f2 (x) = ex sin x; f3 (x) = ; f4 (x) = ; 5.11. Calculer la somme f (x) de la série entière
P x3n
(en dérivant 2 fois, montrer
1 + x + x2 1+x 1+x (3n)!
n=0
5.5. En utilisant le développement en série entière de la fonction arctan x et en montrant que f vérifie une équation différentielle que l’on résoudra).
sa convergence uniforme sur [0, 1], montrer la relation
5.12. Montrer que l’équation différentielle 3xy ′ + (2 − 5x)y = x admet une unique
+∞ solution f développable en série entière sur R, qui est aussi la seule solution de l’équation
X (−1)n π
= . prolongeable par continuité en 0.
n=0
2n + 1 4

5.6. a) Montrer que pour a, b > 0 entiers,


Z 1
(−1)b b!
xa (ln x)b dx = .
0 (a + 1)b+1
b) En déduire
Z 1 X
x−x dx = n−n .
0 n>1

5.7. Trouver les solutions développables en série entière, dont on déterminera le rayon
de convergence, de l’équation différentielle

4xy ′′ + 2y ′ − y = 0 ; y(0) = 1.

23 24
6 Séries de Fourier 6.3 Polynômes et séries trigonométriques
Définition 6.6. On note e(x) = e2iπx et on appelle polynôme trigonométrique toute
6.1 Fonctions continues par morceaux N
P
expression de la forme P (x) = cn e(nx), avec cn ∈ C.
Soit I = [a, b] un intervalle compact de R. On dit qu’une fonction f de I dans C est n=−N
continue par morceaux si l’on peut décomposer I en un nombre fini d’intervalles
Si P un polynôme trigonométrique, ses coefficients cn sont donnés par la formule
[a0 , a1 ], [a1 , a2 ], . . . , [an−1 , an ], Z 1
cn = P (x) e(−nx) dx.
avec a = a0 < a1 < ..... < an−1 < an = b de sorte que f soit continue en tout point 0

intérieur à ces intervalles et que pour les points ai les limites à gauche (resp. à droite) Peut-on généraliser à des séries les propriétés des polynômes trigonométriques ?
f (a− +
i ) (resp. f (ai ) ) existent. L’intégrale d’une telle fonction est alors définie par la Définition 6.7. On appelle série trigonométrique toute expression de la forme
formule
Z b n−1
X Z ak+1 +∞ N
f (t) dt := fk (t) dt
X X
f (x) = cn e(nx) := lim cn e(nx).
a k=0 ak N →+∞
n=−∞ n=−N
où fk est la fonction continue dans l’intervalle [ak , ak+1 ], qui coı̈ncide avec f sur ]ak , ak+1 [. Lorsque la limite existe, on dit que la série trigonométrique est convergente.
L’intégrale de f ne dépend pas des valeurs de f aux points de discontinuité. Il n’est
+∞
donc pas nécessaire d’imposer des conditions aux valeurs de f aux points de discontinuité. Proposition 6.8. Soit (cn )n∈Z des nombres complexes vérifiant
P
|cn | < +∞. La
Cependant, pour avoir une théorie unifiée, il peut être utile de modifier les valeurs aux n=−∞
points de discontinuité. +∞
P
fonction f définie par f (x) = cn e(nx) est continue, périodique de période 1 et ses
n=−∞
Définition 6.1. On dit qu’une fonction f de I dans C est équilibrée ou normalisée si R1
en tout point x ∈ I elle admet une limite à gauche et à droite, telles que coefficients cn sont donnés par la formule cn = 0 f (x) e(−nx) dx.
Définition 6.9. Soit f une fonction périodique de période 1 continue par morceaux.
f (x) = 21 (f (x− ) + f (x+ )). On appelle
– coefficients de Fourier de f les nombres complexes
6.2 Fonctions périodiques Z 1
cn (f ) = f (x) e(−nx) dx,
Définition 6.2. Une fonction f de R dans C est périodique de période T > 0 si pour 0
tout x ∈ R, f (x + T ) = f (x).
– série de Fourier de f la série trigonométrique
Par changement de variables, on peut se limiter à étudier les fonctions périodiques +∞
X
de période 1. cn (f ) e(nx),
n=−∞
Exemple 6.3. f (x) = cos 2πx, f (x) = sin 2πx, f (x) = e2iπx , f (x) = tan πx, f (x) =
x − E(x) (partie fractionnaire de x). – sommes partielles de la série de Fourier de f les sommes :
N
Définition 6.4. Une fonction f de R dans C périodique de période 1 est continue par X
SN (f )(x) = cn (f ) e(nx).
morceaux sur R si sa restriction à [0, 1] est continue par morceaux.
n=−N
Proposition 6.5. Soit f une fonction périodique de période 1 continue par morceaux. Proposition 6.10. Si f est périodique de période 1, continue sur R et C 1 par morceaux,
Alors pour tout α ∈ R, alors cn (f ′ ) = 2iπn cn (f ).
Z α+1 Z 1
f (t) dt = f (t) dt. On aimerait répondre aux questions suivantes :
α 0
1. À quelles conditions la série de Fourier d’une fonction f est-elle convergente ?
2. Dans l’affirmative, f est-elle égale à sa série de Fourier ?

25 26
6.4 Produit scalaire hermitien Proposition 6.17. Soit f une fonction périodique de période 1 continue par morceaux.
Alors, pour tout ε > 0, il existe une fonction g périodique de période 1 et continue sur
Le cadre naturel de la théorie des séries de Fourier est celui des fonctions périodiques
R, telle que kf − gk2 6 ε.
de période 1, de carré intégrable sur [0, 1]. Nous nous limiterons dans ce cours au cas
particulier des fonctions périodiques de période 1 continues par morceaux et équilibrées. Théorème 6.18 (Weierstrass). Toute fonction continue sur R et périodique de période
Ces fonctions forment un espace vectoriel dans lequel on peut définir un produit scalaire 1 est limite uniforme d’une suite de polynômes trigonométriques.
et une norme par
Proposition 6.19. Soit f une fonction périodique de période 1 continue par morceaux.
Z 1 Z 1 1/2 Pour tout ε > 0, il existe un polynôme trigonométrique P tel que kf − P k2 6 ε.
2
hf | gi = f (t)g(t) dt, kf k2 = |f (t)| dt .
0 0 Théorème 6.20. Pour toute fonction f périodique de période 1 continue par morceaux,
on a
Proposition 6.11 (Inégalité de Cauchy-Schwarz). Soient f et g deux fonctions pério- lim kf − SN (f )k2 = 0.
diques de période 1 continues par morceaux et équilibrées. Alors |hf | gi| 6 kf k2 kgk2 , N →+∞

c’est-à-dire Théorème 6.21 (Identité de Parseval). Pour toute fonction f périodique de période 1
Z 1 Z 1 1/2 Z 1 1/2 continue par morceaux,
Z 1 +∞
f (t)g(t) dt 6 |f (t)|2 dt |g(t)|2 dt . |f (t)|2 dt =
X
|cn (f )|2 .
0 0 0
0 n=−∞
Proposition 6.12. Soient f et g deux fonctions périodiques de période 1 continues par
Remarque 6.22. C’est donc l’égalité qui a lieu dans l’inégalité de Bessel.
morceaux et équilibrées, et λ ∈ C. Alors
– kf k2 = 0 si et seulement si f = 0, Corollaire 6.23. Deux fonctions f et g périodiques de période 1, continues par mor-
– kf + gk2 6 kf k2 + kgk2 , ceaux, et équilibrées sont égales si et seulement si elles ont les mêmes coefficients de
– kλf k2 = |λ| kf k2 . Fourier.

Proposition 6.13 (Relation de Pythagore). Soient f et g deux fonctions périodiques


de période 1 continues par morceaux et équilibrées, telles que hf | gi = 0, alors 6.6 Convergence ponctuelle
2 2 2
Théorème 6.24. Soit f une fonction continue périodique de période 1 dont la série de
kf + gk2 = kf k2 + kgk2 . Fourier est absolument convergente. On a pour tout x ∈ R,
+∞
6.5 Convergence en moyenne quadratique f (x) =
X
cn (f ) e(nx).
Proposition 6.14. Les fonctions en définies sur R par en (x) = e(nx) forment un −∞

système orthonormal : pscalaireem en = 1 si m = n et 0 sinon. Corollaire 6.25. Soit f une fonction périodique de période 1 continue sur R et de classe
N
P C 1 par morceaux. Alors f est somme de sa série de Fourier sur R.
Proposition 6.15. Si P = cn en est un polynôme trigonométrique, alors
n=−N Théorème 6.26 (Riemann-Lebesgue). Soit f une fonction périodique de période 1
continue par morceaux. Alors
N
2 2
X
kP k2 = |cn | . lim cn (f ) = lim cn (f ) = 0.
n→−∞ n→+∞
n=−N
Théorème 6.27 (Dirichlet). Soit f une fonction périodique de période 1 de classe C 1
Proposition 6.16 (Inégalité de Bessel). Pour toute fonction f périodique de période 1 par morceaux. Alors pour tout x ∈ R,
continue par morceaux,
+∞ Z 1 +∞
f (x− ) + f (x+ )
|cn (f )|2 6 |f (t)|2 dt.
X X
cn (f ) e(nx) = .
−∞ 0 n=−∞
2

27 28
+∞
Exercices 6.6. On considère la série trigonométrique f (t) :=
P (−1)n
e(nt).
(n!)2
n=0
6.1. Calculer la série de Fourier de la fonction périodique de période 1 définie par a) Montrer que cette série converge pour tout réel t, et que sa somme f est périodique
de période 1.

 −1 si − 1/2 < x < 0
f (x) = 0 si x = 0 ou x = 1/2 b) Montrer que f est de classe C 2 sur R et que f est solution de l’équation différen-

1 si 0 < x < 1/2 tielle
(E) y ′′ (t) − 4π 2 y(t) e(t) = 0.
En déduire la relation :
X (−1)n π Soit g : R 7→ C une solution périodique de période 1 de classe C 2 , de l’équation (E).
= . On désigne respectivement par
2n + 1 4
n>0 X X
cn (g) e(nt) et cn (g ′′ ) e(nt)
6.2. Soit f la fonction périodique de période 1 définie par f (x) = x(1−x) pour 0 6 x < 1. n∈Z n∈Z
Calculer les coefficients de Fourier de f . En déduire la somme des séries ′′
les séries de Fourier de g et g .
+∞ +∞ +∞
X 1 X 1 X 1 c) Pour n ∈ Z, calculer cn (g ′′ ) en fonction de cn−1 (g).
; ; . d) En utilisant un résultat du cours, exprimer cn (g ′′ ) en fonction de cn (g).
n=1
n2 n=0
(2n + 1)2 n=1
n4
e) En déduire, pour tout n ∈ Z, une relation entre cn (g) et cn−1 (g).
6.3. Soient α un nombre complexe non entier et f la fonction périodique de période 1 f) Calculer, pour n ∈ Z, cn (g) en fonction de co (g).
définie par f (x) = cos 2παx pour −1/2 6 x < 1/2. En déduire les formules g) En déduire l’espace vectoriel des solutions complexes périodiques de période 1 de
l’équation différentielle (E).
+∞ +∞
1 X 1 π 1 X (−1)n N
π cot απ = + 2α ; = + 2α . P
α α2 − n2 sin απ α α2 − n2 6.7. (Preuve du théorème de Dirichlet) On pose DN (x) = e(nx).
n=1 n=1 n=−N

6.4. a) On note f la fonction paire, périodique de période 1, définie par f (x) = x pour a) Montrer que
0 6 x 6 1/2. Calculer la série de Fourier de f et trouver la valeur de la somme sin π(2N + 1)x
DN (x) = si x ∈
/ Z; DN (x) = 2N + 1 si x ∈ Z,
+∞ sin πx
X 1
b) Montrer que
n=0
(2n + 1)2 Z 0 1/2 1/2
1 1
Z Z
b) On note g la fonction impaire, périodique de période 1, définie par g(x) = x pour DN (x) dx = DN (x) dx = DN (x) dx = .
−1/2 0 2 −1/2 2
0 6 x < 1/2. Montrer que g est équilibrée. Calculer la série de Fourier de g et, pour
x ∈]0, 1/2[, comparer le résultat obtenu avec celui de la question a). c) Soit f une fonction périodique de période 1 et continue par morceaux. Montrer
que
6.5. Soit f une fonction impaire, périodique de période 1, de classe C 1 sur [0, 1/2], et Z 1/2
telle que f (0) = f (1/2) = 0. SN (x) = f (x − y) DN (y) dy.
−1/2
a) Exprimer le coefficient de Fourier cn (f ′ ) en fonction de cn (f ).
b) Écrire l’identité de Parseval pour f et pour f ′ . d) En déduire, en posant φ+ (y) = f (x + y) − f (x+ ), φ− (y) = f (x − y) − f (x− ),
c) En déduire que que
Z 1 Z 1
2 1 2 1
Z 1/2
|f (t)| dt 6 |f ′ (t)| dt. SN (x) − + −
f (x ) + f (x ) = (φ+ (y) + φ− (y)) DN (y) dy
0 4π 2 0 2 0
d) Montrer que les fonctions f vérifiant les hypothèses ci-dessus et telles que e) Conclure à l’aide du théorème de Riemann-Lebesgue, appliqué à la fonction
Z 1 Z 1
2 1 2 φ+ (y) + φ− (y)
|f (t)| dt = 2 |f ′ (t)| dt ψ(y) = ,
0 4π 0 sin πy
sont de la forme f (t) = λ sin 2πt, avec λ ∈ C. lorsque f admet une dérivée à gauche et à droite en x.

29 30
+∞ α
Examen de mai 2005 (Durée : 3 h 00). X n
2. Montrer que pour tout α ∈ R, la série est convergente.
n=1
3n
A 3. Montrer que la fonction f est de classe C ∞ sur R, et exprimer sous forme d’une
1. Calculer le rayon de convergence des séries entières suivantes : série les dérivées f (2r) et f (2r+1) pour tout entier r > 0.
4. Montrer en justifiant soigneusement la validité du calcul que
+∞ +∞
X X n! n Z π/2 +∞
a) n2 z n , b) z . X 1
(2n)! f (x) dx = 2 32k+1
.
n=0 n=0 0 (2k + 1)
k=0
1
2. Développer en série entière la fonction f (z) = . Examen de juin 2005 (Durée : 2 h 00).
1 − 3z + 2z 2
Préciser le rayon de convergence de la série obtenue.
3. Calculer la somme de chacune des séries entières suivantes, en justifiant soigneu- A
sement les étapes du calcul : 1. Calculer le rayon de convergence des séries entières suivantes :
+∞ +∞ +∞ +∞
X 3 + (−1)n n X zn (2n)! n
n(n + 1) xn .
X X
a) x , b) a) , b) z .
n=1
2n+1 n=1
(n + 8)3 (n!)2
n=0 n=0

2. Calculer le développement en série entière de la fonction arctan(x2 ), et préciser


B son rayon de convergence.
+∞
On considère la fonction f périodique de période 1, définie par f (t) = t2 pour t ∈
X xn
3. Calculer la somme de la série entière , en justifiant soigneusement les
[−1/2, 1/2[. n=1
n(n + 1)
1. Tracer le graphe de la fonction f sur l’intervalle [−2, 2]. étapes du calcul :
2. Calculer les coefficients de Fourier cn (f ) pour n ∈ Z.
B
3. Expliquer pourquoi f est somme de sa série de Fourier sur R.
+∞
On considère la fonction f périodique de période 1, définie par f (t) = t(1 − t) pour
X 1 t ∈ [0, 1[.
4. En déduire la valeur de 2
.
n=1
n 1. Tracer le graphe de la fonction f sur l’intervalle [−2, 2].
+∞ 2. Calculer les coefficients de Fourier cn (f ) pour n ∈ Z.
X 1
5. Énoncer l’identité de Parseval. En déduire la valeur de . 3. Expliquer pourquoi f est somme de sa série de Fourier sur R.
n=1
n4
+∞
X 1
4. En déduire la valeur de .
C n=1
n2
+∞ +∞ +∞
dx sin x 1
Z Z X
Étudier la convergence des intégrales : a) p , b) √ dx. 5. Énoncer l’identité de Parseval. En déduire la valeur de 4
.
0 x(1 + x2 ) 0 x n=1
n

D C
cos(n2 x) +∞ √
x
Z
Pour tout x ∈ R et tout entier n > 1, on pose un (x) = . 1. Étudier la convergence de l’intégrale dx.
3n 1 + x2
+∞ Z0 +∞
cos x
P
1. Montrer que la série un (x) converge uniformément sur R. On note f (x) la √ dx.
n=1 2. Étudier la convergence de l’intégrale
0 x
somme de cette série.

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