Mémoire
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Option : Botanique-Ecologie
Par :
Sous la codirection de :
Le présent travail n’aurait jamais été possible sans le concours d’un certain nombre de
personnes. Il est le fruit d’un long processus qui a nécessité le soutien de quelques personnes
envers lesquelles aucun n’acte, aucun mot ne peut suffire à exprimer ma gratitude. Toutefois,
nous tenons à leur dire merci ici, notamment :
De nombreuses études ont été menées pour évaluer la dépendance des populations aux
ressources forestières (Hussain et al., 2019). Dans le bassin du Congo, Endamana et al.,
(2016) ont montré que les produits forestiers non ligneux (PFNL) contribuent au revenu de
plus de 45 à% et 55 % des ménages bantous et autochtones respectivement des communautés
riveraines des paysages transfrontaliers en Afrique centrale. En RDC, les résultats de
(Mendako et al., 2022) ont révélé que 89,76 % des ménages de l'échantillon étaient impliqués
dans des activités liées à la forêt. Au Malawi, Fisher (2004) a montré que 30 % de la
population dépendait fortement des forêts et des ressources associées pour satisfaire ses
besoins quotidiens.
Au Cameroun, Tieguhong et Nkamgnia (2012) ont montré que les revenus issus de
l'exploitation des ressources forestières contribuaient à hauteur de 44,44 % au revenu total des
ménages dans la périphérie du parc national de Lobéké. Cette dépendance peut s'expliquer par
le fait que près de 58% des populations africaines vivent dans des zones rurales
(Anonyme/Banque mondiale, 2023) et que leurs activités socio-économiques sont étroitement
liées à la gestion des ressources forestières. Ces activités comprennent notamment
l’exploitation forestieres non règlementée, les mauvaises techniques de collecte des PFNLs, la
surexploitation, la conversion des terres forestières en terres agricoles, etc. . Ces activités ont
des conséquences sur la biodiversité des PFNL et compromettent la durabilité de leur
exploitation (Tchatat et al.,1999), pourtant la gestion durable de ces PFNL pourrait donc être
préconisée comme option alternative pour le renforcement de l’économie locale et contribuer
ainsi à la conservation de la biodiversité (Tchatat et al., 1999). Ainsi, le Parc National de
Lobéké (PNL) subit de nombreuses pressions et menaces dues à l’ampleur de ces activités
mais aussi aux actes illégaux qui y sont perpétrés à l’intérieur (Faune et Patrie, 2010).
L’évaluation de la dépendance des PFNL est l’essentielle non seulement pour la conservation
des ressources, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistances et pour maximiser les
bénéfices économiques, sociaux et environnementaux de ces ressources, tout enmais
également pour assurerant leur durabilité et tout en réduisant la dépendance des populations
vis-à-vis des ressources forestières.
Le PNL étant considèrée comme l’une des aires protégées les plus importantes
d’Afrique centrale en termes de biodiversité ;, les communautés locales vivant dans les zones
périphériques de ce Pparc dépendent des ressources naturelles pour leur subsistance, y
compris les PFNL. Cette dépendance des communautés locales vis-à-vis des PFNL peut ainsi
entraîner une pression accrue sur les ressources forestières et compromettre alors la
conservation de la biodiversité dans le Parc National de Lobéké. Les activités de collecte des
PFNL peuvent entraîner une surexploitation de certaines espèces végétales, réduisant ainsi
leur disponibilité et affectant les équilibres écologiques (Tchatat et al., 1999). De plus, la
dépendance des communautés locales vis-à-vis des PFNL peut être liée à des problèmes
socio-économiques tels que la pauvreté et le manque d’alternative économique durable. Ces
communautés peuvent alors s’appuyer sur les ressources forestières pour leur subsistance en
raison d’un accès limité aux opportunités économiques (Gelan, 2023 ; Mendako et al., 2022 ;
Mendako et Tian, 2022).
A côté des revenus issus de différentes activités () menées dans cette zone, les PFNL
contribuent également à l’économie familiale des populations locales à travers ses multiples
usages.
Afin d’expérimenter une approche de gestion durable des Produits Forestiers Non
Ligneux (PFNL) dans la périphérie du PNL, il s’est avéré nécessaire de faire un inventaire des
ressources PFNL, afin d’évaluer qualitativement et quantitativement leur disponibilité et de
déterminer leurs contributions dans les moyens de subsistances des communautés locales. A
cet effet, les questions ci-dessous ont été posées :
- Les Produits Forestiers Non Ligneux tels que Ricinodendron heudelotii (ndjansang),
Gnetum africanum (okok), Irvingia gabonensis (manguier sauvage) sont utilisés par
les populations locales à la périphérie du PNL ;
- Les Produits Forestiers Non Ligneux contribuent de façon significatives au moyen de
subsistance des populations locales ;
- L’âge du chef de famille, le niveau d’éducation, l’appartenance ethnique et la taille du
ménage sont les facteurs significatifs dans la dépendance DE CES DERNIERS.
- caractériser les produits forestiers non-ligneux dans les zones d’intérêt cynégétiques à
gestion communautaires ;
- déterminer le niveau de dépendance des populations de la périphérie des zones
d’intérêts cynégétiques à gestion communautaire vis-à-vis des ressources forestières ;
- déterminer les facteurs qui influencent cette dépendance.
Chapitre I. REVUE DE LA LITTERATURE
I.1. Définitions des concepts
I.1.1. Parc National
Un Parc National est une portion de territoire dont la conservation de la faune, la flore,
du sol, du sous-sol, de l’atmosphère et en général, du milieu naturel présente un intérêt
particulier qu’il importe de préserver contre tout effort de dégradation naturelle, et d’enlever à
toute intervention susceptible d’en faire dégénérer l’aspect, la composition et l’évolution
(Faune et Patrie, 2010) .
Les aires protégées de la catégorie II (Parc National) sont de vastes aires naturelles ou
quasi naturelles mises en réserve pour protéger des processus écologiques de grande échelle,
ainsi que les espèces et les caractéristiques des écosystèmes de la région, qui fournissent aussi
une base pour des opportunités de visite de nature spirituelle, scientifique, éducative et
récréative, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales
(Dudley, 2008).
Les zones d’intérêt cynégétiques à gestion communautaire sont définies comme étant
des forêts non classées du domaine national et les forêts classées du domaine forestier
permanent, et ayant une superficie entre 40 000-140 000 hectares, faisant l’objet d’une
intégration de la conservation de la biodiversité au développement durable gérée par les
communautés villageoises pour une gestion durable des ressources (Patrice et Logo, 1994).
[Link]èces ligneuses
Une espèce ligneuse ou ressource ligneuse est une plante qui fabrique en grande
quantité des lignines, macromolécules organique donnant à la plante sa solidité, et dont le bois
est le principal matériel de structure. La notion de plante ligneuse est une catégorisation
végétale intuitive, qui évoque immédiatement les arbres, arbustes et arbrisseaux. En
botanique, ligneux s’oppose à herbacée, c’est-à-dire qui désigne ce qui est de la nature du bois
au contraire de l’herbe. Dans le cadre de cette étude, sont considérées comme espèces
ligneuses : les arbres, les arbustes, les arbrisseaux, les sous-arbrisseaux, les herbes géantes et
les lianes.
[Link] floristique
L’inventaire floristique est une liste exhaustive des espèces végétales présentes dans
une zone géographique donnée (Ngabo et al., 2014). Selon Boulos, [Link] Tison, (2005),
l’inventaire floristique est la synthèse la plus complète possible des données recueillies sur la
présence et la répartition de tous les taxons végétaux sur un territoire donné.
La dépendance vis-à-vis des produits forestiers est liée aux multiples rôles que ces ressources
locales jouent dans les moyens de subsistance des populations locales. Par l’exemple l’accès
au terre forestières peut être important pour la production agricole, la collecte des PFNLs, la
transformation des produits, la préparation et pour les revenus (Faso et al., 2013).
I.1.10. Disponibilité
La disponibilité est un terme qui désigne la quantité et la qualité des produits
accessibles aux populations qui en dépendent pour leur subsistance (Kouakou, 2020). La
disponibilité des PFNLs renvoit à la quantité et la qualité de produit forestier non ligneux
accessible aux populations locales et autochtones qui en dépendent pour leur subsistance. La
disponibilité des PFNLs peut être influencée par plusieurs facteurs tels que le type de milieu
forestier, la distance à parcourir pour la récolte, le diamètre des arbres, la saisonnalité, la
pression humaine, la gestion durable. Cette disponibilité est important pour la sécurité
alimentaire, la santé, le revenu, la culture et la conservation de la biodiversité des
communautés forestières (Zapfack et al., 2017)
Champignons
Services forestiers
- Gnetum africanum, qui est une liane qui pousse dans les milieux forestiers ombragés,
et est considéré comme un légume aux feuilles riches en protéines et en éléments
minéraux consommé dans toute l’Afrique centrale et représentant l’un des plus gros
marchés des PFNL au Cameroun (Kanmegne et al., 2007) ;
- Les fruits issus de Irvingia gabonensis ( manguier sauvage), qui sont comestible
semblables à la mangue appréciés pour ces noix oléagineuses et riche en protéine
parfois incorporées dans les sauces sous forme de poudre (Eboutou et al., n.d.) ;
- les graines oléagineuses du fruit de Ricinodendron heudelotii (ndjansang), consommé
au Cameroun comme un condiment important pour différents sauces (Djeugap et al.,
2013) ;
- Eleais guineensis (palmier à huile), qui est à usages multiples donc principalement ses
noix sont utilisées et qui sont riche en protéines, vitamines et fer.
I.2.2.2. Usage médicinal des PFNL
Les PFNL jouent un rôle essentiel dans la médecine traditionnelle en contribuant
potentiellement à la fourniture des matières premiers d’où sont extraits les principes actifs par
les industries pharmaceutiques (Didier et al., 2011). Plusieurs plantes, écorces, racines,
feuilles possèdent des propriétés thérapeutiques et sont couramment utilisées par les
communautés locales et urbains de façon spécifique pour le traitement et/ou prévention de
certaines maladies(Betti, 2017; Lejoly, 2010). Ces derniers citent entre autre :
- Milicia excelsa, utilisé au Cameroun et ses environs dont les extraits d’écorce sont
actifs dans le traitement de la gale, démangeaisons ;
- Astonia boonei, donc écorce et la serve sont utilisés dans le traitement du paludisme
ainsi que le mal de ventre ;
- Baillonella toxisperma, dont écorce permet de traiter le mal de dos.
Le service canadien des forêts estime la valeur commerciale courante des PFNL à
environ 241millions $ annuellement (John, 2000). Il évalue la possibilité de mise en marché
de 500 à 600 PFNL potentiel, pour une valeur marchande de près de 1 milliard de dollars.
Leur mise en valeur permettrait alors de créer de 100000 à 200000 emplois.
I.4. Historique de la gestion des ressources naturelle par les populations locales
Historiquement les communautés rurales de la zone périphérique du Parc ont toujours
eu une forte conscience des risques et problèmes liés à la gestion des ressources naturelles
(Nsioh et al., 2021) . La gestion communautaire des ressources naturelles s’appuie sur un
ancrage territorial visant à donner sens à la notion de communauté ; elle n’évite cependant pas
un nombre de risque non négligeable relatifs à la manipulation.
L’histoire de la gestion des ressources naturelles par les populations locales remonte à
des milliers d’années ; avant l’arrivée de l’agriculture et de l’industrialisation, les
communautés tribales et indigènes vivaient en harmonie avec la nature et géraient leurs
ressources de manière durable (Giazzi et al., 1948). Les populations locales avaient une
connaissance approfondie des écosystèmes dans lesquels elles vivaient et comprenaient
l’importance de préserver la biodiversité et les ressources naturelles pour assurer leur propre
vie en utilisant les pratiques agricoles traditionnelles, comme la rotation des cultures et
l’agroforesterie, qui permettaient de maintenir la fertilité des sols et de prévenir l’érosion
(André, 2002) .Cependant, avec l’arrivée de la colonisation et de l’exploitation des ressources
naturelles à grande échelle, les populations locales ont été marginalisées et leurs droits de
gestion sur les ressources ont été souvent ignoré car les gouvernements et les entreprises ont
souvent imposé des politiques et des pratiques qui ont conduit à la surexploitation des
ressources et à la dégradation de l’environnement
Le Cameroun se donne alors des moyens pour atteindre les objectifs de la conservation
de la biodiversité. Ainsi, le choix s’est fait sur la création et l’aménagement des aires
protégées et l’aménagement des forêts naturelles. Au PNL, la conservation de la diversité
biologique est importante pour le service de conservation, et cette conservation s’est rendue
pénible à cause des activités répétées des populations locales.
Tableau I : liste des catégories des aires protégées selon UICN (Dudley, 2008)
Le PNL est, comparativement aux aires protégées du Cameroun d’une histoire récente
(Faune et Patrie, 2010). Cependant, il a bénéficié depuis environ une décennie de diverses
formes d’attention à la fois des pouvoirs publics et de la communauté internationale qui
constituent autant d’éléments à considérer :
I.8.3.2. Sol
Les sols de la région de Lobéké sont indurés et recouverts par endroits de cuirasses
ferrugineuses. Ce sont des sols ferrallitiques dérivés de roche métamorphique ancienne. Ils
sont acides, argileux avec une faible teneur en azote et en base échangeable (Laclavère, 1979)
(Faune et Patrie, 2010) ; leur couche d’humus est relativement mince . On rencontre par
endroit des sols hydromorphes.
I.8.3.3. Hydrologie
Les cours d’eau drainant la région de Lobéké alimentent les rivières Sangha et Ngoko,
deux affluents du fleuve Congo. La sangha à l’Est reçoit les eaux des rivières Lobéké, Lobila
et Moko-Paka tandis que la Ngoko au Sud reçoit celle de Djombi et de Boulou.
I.[Link]. Flore
Le résultat des inventaires botaniques atteste la présence de 764 espèces végétale
appartenant à 102 familles (Harris,1999 ;WCS,1996)(Faune et Patrie, 2010). Il est signalé que
parmi ces espèces, entre 2 à 5 espèces sont endémiques. La répartition en type morphologique
ressort une diversité élevée des espèces arborescentes et arbustives (440 espèces) par rapport à
celle des autres groupes (respectivement 161et 163 espèces de lianes et d’herbacées).
Parmi les espèces arborescentes, les arbres commercialisés tels que l’Ayous
(Triplochiton scleroxylo), l’Iroko (Chorophora excelsa), le Sapeli (Entandrophragma
cylindricum) et l’Azobé (Lophira alata) sont très bien représentées.
Comparé à d’autres sites, la flore du PNL est différente d’environ 55% à celle de la
région du Mont Cameroun et du Parc National de Korup. Elle est assez semblable à celle de la
réserve du Dja, exception faite du taux des espèces de la forêt atlantique qui est plus élevé
dans le Dja (Faune et Patrie, 2010).
I.8.3.5. Faune
La faune du PNL la plus étudiée est constituée des mammifères, des poissons, des
oiseaux, des amphibiens, des reptiles, des crustacés et des lépidoptères mais seul les
mammifères et les poissons seront présentés dans le cadre de ce travail.
- Mammifère
Ils est démontré que les éléphants se déplacent entre le PNL et d’autres sites
d’attraction situés en périphérie, à travers les corridors dont certains sont assez bien localisés
(Faune et Patrie, 2010), et certains de ces corridors sont perturbés par les activités
d’exploitation forestière dans la périphérie. Des traversées régulière du fleuve Sangha par les
éléphants vers le ou provenant du Parc National de Nouabale-Ndoki (Congo) sont observées
en saison sèche.
- Poisson
Les Baka et leurs voisins ont en commun de grande connaissance sur « la vie » des
animaux et des plantes. Ces connaissances sont fondées sur de longues périodes et
expériences de la vie en milieu forestier. Elles ont pu dans le passé constituer un socle d’un
système de gestion rationnelle des ressources forestières. Elles sont aujourd’hui à la base de
tous les travaux d’inventaires des ressources biologiques réalisées dans la région. Elles sont
indispensables au guide en tant que des pisteurs, des prospecteurs pour la conduite des
expéditions.
Les communautés locales sont issues de deux (02) principaux ethnies dominantes à
savoir les Bagando et les Baka.
II.3. Méthodes
Pour mener à bien cette étude, et atteindre ses objectifs, la méthode de collecte,
d’analyse et de traitement de données suivante a été retenue.
II.3.1. Collecte des données secondaires
La collecte des informations de source secondaire relatives à la présente étude, s’est
faite à la lecture des documents disponibles sur le sujet, ou ayant une relation avec la
conservation et la gestion des aires protégées. Ceci s’est fait dans plusieurs bibliothèques
notamment celles du Ministère des Forêts et de la Faune et du Center for International
Forestry Research(CIFOR). A cela s’ajoutent les ouvrages, les rapports d’études, les
mémoires de masters, des thèses de doctorats ainsi que les informations recueillies au
laboratoire d’écologie et de systématique botanique de l’université de Yaoundé I et sur
différents moteurs de recherche liés à l’outil informatique.
L’identification des espèces s’est faite à partir des clés d’identifications et des
caractères discriminants tels que les fruits, les feuilles, l’odeur, l’écorce, les exsudations
(entaille).
L’équipe de comptage est constituée de cinq personnes. Un pointeur qui prend les
notes, aligne avec le GPS un jalon. Arrivé au début de chaque transect, le pointeur se met sur
la ligne de base. Chaque compteur prend une extrémité du décamètre dont la longueur est
ajustée à la largeur de la placette de l’inventaire (5m). Les limites de la placette sont balisées à
l’aide de branche et feuille peint et les ligneux contenus dans cette placette rectangulaire sont
repérés. Le pisteur ouvre le transect et avance sous l’orientation du boussolieboussole.
Une fois le jalon piqué, les deux prospecteurs marchent de part et d’autre de la ligne
de base en identifiant en langue locale tous les PFNLs à l’aide des caractères discriminants
tels que les fruits, les feuilles, odeur et entaille (écorce) et en mesurant la hauteur et la
circonférence.
Le choix des quatre villages retenus pour l’étude s’est basé sur le fait que ce sont les
villages représentatifs en termes de populations, en termes de diversités ethniques et en termes
de diversification des activités et donc toutes les pratiques qui se déroulent dans la zone. A
l’intérieur de ces villages, le choix des ménages étaient faite à partir des données reçues du
chef concernant le village.
Les données ont été dépouillées manuellement, puis introduites et encodées dans
Excel 2013, ensuite pour chaque paramètre, l’effectif des personnes enquêtés et les fréquences
des réponses ont été déterminées. Les superficies de terres cultivées et les principaux PFNL
collectés ont été déterminées. Les fréquences des différents paramètres influençant la
dépendance aux PFNLs à la périphérie du PNL ont été déterminées et les fréquences des
principauxde principales activités menées à la périphérie du PNL ont été déterminées.
Lors des enquêtes socio-économique, 4 des 20 villages situés en périphérie du PNL
ont été couverts. Dans chaque village, 20 familles étaient retenus pour les enquêtes socio-
économiques soit 80 familles enquêtées.
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10
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Type morphologique (TM) : plantule (P) ; herbe (H) ; arbuste (A) ; arbre (Ar) ; Code
végétation (CV) : FD : forêt dense ; F : fourrés ; FVAED :Formation végétale aquatique
d’eau douce ; FA : formation arbustive ; FB : formation buissonnante ; FH : formation
herbeuse ; SA :savane (herbeuse ; arbustive, arborée, boisée) ; MFS : mosaïque forêt-savane ;
GF : galerie forestière ; IF : ilot forestier ; HM : habitat modifié ; PL : plantation ;
Circonférence (Cir.) ; Hauteur (H)
1) Utilisez –vous les arbres (ou herbe) de votre forêt ? (oui ou non)
2) Quels sont les noms des arbres que vous utilisez se trouvant dans cette forêt ?
Arbre Herbe utilisé Partie(s) Usage (sert à Autre lieu ou on
N° utilisé utilisée(s) quoi ?) peut trouver
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Type morphologique ( TM) : Plantule (P) ; herbe ( H) ; arbuste(A) ;arbre(Ar) ; Code
végétation (CV) : FD : forêt dense ;F : fourrés ; FVAED : formation végétale aquatique
d’eau douce ; FA : formation arbustive ; FB : formation buissonnante ; FH : formation
herbeuse ; SA : savane( herbeuse ; arbustive ; arborée ;boisée) ; MFS : mosaïque forêt-
savane ; GF : galerie forestière ; IF : ilot forestier ; HM : habitat modifié ; PL :
plantation ;Circonférence ( Cir) ; Hauteur (H)
Annexe 2 : Trame d’enquête socio-économique administrée aux populations locales
Questionnaire d’enquête sur la dépendance des communautés locales de la périphérie des zones d’intérêts
cynégétiques de la périphérie du Parc National de Lobéké
Nom de l’enquêteur…………………………………Nom de l’arrondissement………………………………
N° ou nom du ménage …………………Date :…………………coord GPS Lat……….. ……Long……
1. IDENTIFICATION
1.1. Nom du village/campement ……………………………………………
1.2. Sexe : (IS1)M /_/ (IS2)F /_/
(du chef de ménage ou de la personne qui a répondu aux questions si autre que le chef de ménage)
1.3. Depuis combien d’années la famille réside-elle dans ce village ? (IA)……………………
1.4. Quelle est votre religion ? (IR)
1.5. Quel est votre âge ?
1.6. Quel est votre profession ?.................................................................................
1.7. De quelle ethnie appartenez-vous ? (IE)………………………………………………….
1.8. Taille de la famille, alphabétisation et scolarisation (IF)
Niveaux d’étude et nombre d’enfants et de femmes
Secondaire Secondaire
Sans niveau Primaire Supérieur
1er cycle 2nd cycle
Taille de la
famille
Chef de
ménage
Épouse 1
Épouse 2
Épouse 3
Nombre NP P NP P NP P NP P NP P
d’enfants G F G F G F G F G F G F G F G F G F G F
dans le
ménage
Autres Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre
personnes
vivant dans le ……………….. ……………….. ……………….. ……………….. ………………..
ménage
NP : enfants non permanents au domicile ; P : enfant permanent au domicile G : garçon ;F : Filles
1.9. Activités principales du ménage
1.9.1. En saison sèche IAS (veuillez indiquer l’ordre d’importance Ex : 1,2 ou3)
Agriculture /_/ pêche /_/ chasse /_/ cueillette des PFNL /_/ Elevage /__/
Exploitation et vente de bois /__/autre (à préciser) /_/……………………………………………
1.9.2. En saison des pluies IAP
Agriculture /_/ pêche /_/ chasse /_/ cueillette des PFNL /_/ Elevage /__/
Exploitation et vente de bois /__/ autre (à préciser) /_/…………………………………………
2. Donner le revenu mensuel du ménage pour chaque activité (montant en FCFA) CAP
2.1. Quelle est le revenu moyen de chaque activité pour votre ménage (montant en FCFA)?
/_/ la vente des produits agricoles /__/ La vente du bois
/_/ la vente des produits d’élevage /__/ L’exploitation des PFNL
/_/ la vente des produits de chasse /__/ la vente du miel
/_/ la vente des produits de pêche /__/ l’artisanat
Autre à préciser :…………………………………………………………………….……………
2.2 Donnez une estimation du revenu total du ménage par mois en FCFA………………………….
3. AGRICULTURE
3.1. Quel type d’agriculture pratiquez-vous ? AP
Agriculture de rente /__/ Agriculture vivrière /__/ Culture irriguée (maraîcher) /__/
Autre (à préciser) …………………………………………………………………………………
3.2. Ou cultivez-vous ? Proximité de maison /__/ éloigné des maison/__/. Si éloigné à quelle distance et
pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
3.3. Qu’est-ce qui se trouvait dans la parcelle avant votre champ ?....................................................................
3.4. Que cultivez – vous ? AC
Maïs /__/ Arachide /__/ Plantain /__/ Cacao /__/ Café /__/ Légumes /__/
Manioc /__/ ; Macabo /__/ Banane /__/ Patate /__/ Autres (préciser) …………………………………………
3.5. Classez par ordre d’importance (donner les proportions %) la destination de vos produits récoltés AD
/_/ vente /_/ consommation /_/ dons
Autres …………………………………………………………….……………………………
3.6. Quel est la proportion des produits agricoles vendus (%) et estimer sa valeur en FCFA ? AP
3.7. Pratiquez – vous le brûlis (brûler les herbes avant de cultiver) ? Oui /__/ Non /__/ AB
3.8. Utilisez – Vous les engrais et les pesticides ? Oui /__/ Non /__/ AEP
3.9. Les terres cultivées vous appartiennent – elles ? Oui /_/ Non /_/ .En partie /_/ ATA
3.10. Si Non, A qui appartiennent –elles ? …………………………………………………ATAN
3.11. Quelle est la superficie de vos terres cultivées ? …………………………………AST
3.12. Quel est le processus d’acquisition des terres dans votre village ? héritage/__/ Dons /__/ Achat/__/
3.13. Donner une estimation de la production agricole par saison AEP
Estimation de la superficie Nombre de sacs ou régimes Prix moyen par
cultivée récoltés en moyenne / an sac ou régimes
Maïs
Arachide
Cacao
Café
Plantain
Macabo
Légumes
Patates
Manioc
Bananes
Autres (à préciser)
1
Les déplacements sur de longues distances sont réduits. L’éleveur a un domicile fixe
2
les troupeaux se déplacent afin de pâturer les jeunes pousses du type graminéen résultant des précipitations pluviométriques et de recherche
les points ou les réserves d’eau
3
4
Il se distingue de l’élevage nomade par le fait que le troupeau, au lieu de se déplacer qu gré des circonstances, accomplit au cours de
l’année un circuit qui le ramène annuellement à son point de départ
4.3. Classez par ordre d’importance (donner les proportions %) la destination de vos produits récoltés AD
/_/ vente /_/ consommation /_/ dons
Autres …………………………………………………………….……………………………
4.4. D’après vous comment peut-on résoudre ces problèmes ?……………………………EFR
………………………………………………………………………………………………………
4.5. D’après vous, comment peut-on faire pour améliorer l’élevage de sorte qu’il puisse satisfaire les besoins
(consommation et argent) de toute la famille ? …………………EAF
……………………………………………………………………………………………………….
4.6. D’après vous, le nombre d'éleveurs a-t-il augmenté ou diminué ces dernières années ?
Il a augmenté /__/ Il a diminué /__/ Il est resté inchangé /__/ EAD
4.7. Les éleveurs ont-ils des problèmes avec d’autres personnes ? Oui /__/ Non /__/EP
4.8. Si Oui, Avec qui ? EPO
Avec d’autres agriculteurs /__/ Avec des pêcheurs /__/
Avec les administrations (Services de conservation Parc, Agriculture, Elevage et Pêche) /__/
……………………………………………………………………………………………………
5. PECHE
5.1. Quels sont les types d’activité de pêche PT
Pêche individuelle /__/ Pêche collective5 /__/
5
Pêche pratiquée par tous les pêcheurs de la communauté qui les gère ainsi que ceux venant d’ailleurs. Elle se fait à l’aide d’un seul type
d’outil, et le poisson capturé est individuel
6
Pêche pratiquée exclusivement par la communauté qui les gère. Elle se fait à l’aide d’un seul outil de pêche et les produits bénéficient à
cette communauté
En saison de pluie et pendant la montée des eaux (périodes de crues ) /__/
5.4. Savez – vous que certaines techniques de pêche que vous utilisez sont punis par la loi ?
Oui /__/ Non /__/ PT
Carpe
Capitaine
Sole
Silure
Autres à préciser
5.8. Quels sont les cours d’eaux ou mares d’eaux dans lesquels les habitants du village font la pêche ?
…………………………………………………………………………PCE
5.9. Qui est autorisé à pêcher dans ces cours d ‘eaux ou mares d’eau? PAP
/_/ Autochtone. /_/ Tout résident du village. /_/ Village voisin. /_/ Autre………………..
5.10. D’après vous, le poisson est-il aussi abondant que dans le temps de vos grands-parents ?
/_/ abondant /_/ moyen /_/ passable /_/ rare /_/ absent PPA
Expliquer………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
5.11. Y a-t-il certains poissons en voie de disparition ou qui ont disparu ? /_/ Oui /_/ Non PVD
Si oui, lesquels ? ……………………….……………………………………………………PVDO
5.12. Quels sont les poissons préférés ici dans la famille ? …………………………………PPF
…………………………………………………………………………………………………
5.13. Remarquez-vous une diminution de la ressource en poisson ? Oui /__/ Non /__/ PDP
Si oui ,de quelle espèce ?......................................................... Depuis quand ? ……………………
……………………………………………………………………………………………………….
6. Collecte des PFNL
Quels sont les PFNL que vous récoltez dans la forêt ?
PFNL Mensuel (2023)
Qté (kg) Qté Qté Temps Prix de Lieu de Techniques
produite/an consommée/an vendue/an mis pour vente recolte/distance de recolte
(kg) (kg) la recolte (fcfa)
(jrs)
Okok (paquets
de 2,5kg)/an
Njanssang
(sceau de
5l=4kg)
7. AUTRES ACTIVITES
7.1. Donnez les revenus en une année des activités suivantes si vous les pratiquez AAR
Activités Quantité (ou production) par an Revenus par an
Vente de bois
commerce
Artisanat
Collecte et vente de miel
Chasse
Tansport
Maux ventre
Douleur musculaire
Grippe
Toux
Diarrhée
Blessures (antibiotiques)