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Mémoire

Ce document décrit la dépendance des communautés locales vivant à la périphérie du Parc National de Lobéké au Cameroun vis-à-vis des produits forestiers non ligneux pour leur subsistance. Il présente le contexte de l'étude, la problématique, les objectifs et les hypothèses de recherche sur l'importance des produits forestiers non ligneux dans les moyens de subsistance des populations locales.

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Ce document décrit la dépendance des communautés locales vivant à la périphérie du Parc National de Lobéké au Cameroun vis-à-vis des produits forestiers non ligneux pour leur subsistance. Il présente le contexte de l'étude, la problématique, les objectifs et les hypothèses de recherche sur l'importance des produits forestiers non ligneux dans les moyens de subsistance des populations locales.

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UNIVERSITE DE YAOUNDE I FACULTE DES SCIENCES

UNIVERSITY OF YAOUNDE I FACULTY OF SCIENCE

DEPARTEMENT DE BIOLOGIE ET PHYSIOLOGIE VEGETALES


DEPARTMENT OF PLANT BIOLOGY

Dépendance des communautés locales des zones


d’intérêt cynégétique de la périphérie du Parc
National de Lobéké vis-à-vis des produits
forestiers non ligneux

Mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de master recherche en Biologie des


Organismes Végétaux

Option : Botanique-Ecologie

Par :

TCHETGA YOUTCHA Jovanie


Licenciée ès Science
Matricule : 19A2330

Sous la codirection de :

Dr MADOUNTSAP TAGNANG Nadège Dr KABELONG BANOHO Louis-


Chargée de Cours Paul-Roger
Université de Douala Chargé de Cours

Année académique 2023-2024


DEDICACE

Mes parents YOUTCHA Constant et SAMEN Marie, et mes tuteurs KAAM


KAMDEM Eric et DJAPA NJEUFA Irène épouse KAAM
REMERCIEMENTS

Le présent travail n’aurait jamais été possible sans le concours d’un certain nombre de
personnes. Il est le fruit d’un long processus qui a nécessité le soutien de quelques personnes
envers lesquelles aucun n’acte, aucun mot ne peut suffire à exprimer ma gratitude. Toutefois,
nous tenons à leur dire merci ici, notamment :

- Pr. AMBANG Zachée, chef de département de Biologie et de Physiologie Végétales


pour la formation que nous avons reçu et les nombreux enseignements qui ont enrichis
nos connaissances ;
- Dr. KABELONG BANOHO Louis-Paul-Roger, pour avoir accepté de superviser ce
travail, pour ses encouragements, l’accent mis sur la qualité de travail et aussi pour
son entière disponibilité malgré ses multiples occupations ;
- Dr. MADOUNTSAP TAGNANG Nadège, pour avoir dirigée ce travail, pour ses
remarques et encouragements ;
- Dr. CHIMI Cédric, pour ses critiques constructives, la lecture du mémoire et ses
remarques ;
- conservateur du Parc National de Lobéké, ses collaborateurs (écogardes) pour leur
accueil et leur conseil, aux populations locales pour leur participation et leur
accompagnement ;
- personnel de CWCS, particulièrement à ceux du bureau de Yaoundé, précisément
ONANA Adolphe le comptable et Wilfried le chauffeur, pour leur accueil chaleureux
et leur encouragement ;
- les membres du jury pour l’attention et le temps accordé à l’évaluation de ce travail ;
- encadreur de terrain, BATAMACK Baruch, pour la confiance accordé, pour
l’orientation et ses encouragements ;
- la famille KAAM, pour leur soutien financier que moral ;
- la grande famille DJIKE, pour leur encouragement ;
- mes frères et sœur Maël, Didier, Kévine, Jean Prosper, pour leur amour et leur
soutien ;
- toute la promotion de la filière Botanique-Ecologie 2023-2024, pour les bons moments
passés ensembles pendant l’année ;
A tous ceux qui de près ou de loin dont les noms ne sont pas cités : Merci.
SOMMAIRE
Introduction
Dans la plupart des pays tropicaux en développement, en particulier ceux du bassin du
Congo, les forêts jouent un rôle important dans les moyens de subsistance de la population
locale en fournissant divers biens et services (Tieguhong et Nkamgnia, 2012; Hussain et al.,
2019 ; Mendako et al., 2022). Malgré l'accélération des progrès agricoles et économiques, les
ressources forestières des pays tropicaux en développement continuent de jouer un rôle
essentiel dans les moyens de subsistance des populations rurales (Hussain et al., 2019).

Dans le monde entier, plus de 2 milliards de personnes dépendent des ressources


forestières pour leur subsistance et pour satisfaire leurs besoins en énergie primaire
(Anonyme/IPBES, 2019). La Banque mondiale (2006) a estimé que 60 millions d'autochtones
dépendent presque entièrement des forêts, tandis que plus de 350 millions de personnes vivant
à l'intérieur ou à proximité des forêts tropicales du monde sont largement tributaires des
ressources forestières. Des données plus récentes concernant les usagers des centres villes et
les habitants des pays développés montrent qu'entre 3,5 et 5,76 milliards de personnes
utilisent des produits forestiers dans le monde (Shackleton et de Vos, 2022). Les résultats
illustrant les chiffres clés de la dépendance soulignent l'importance des ressources forestières
pour les moyens de subsistance des communautés locales.

De nombreuses études ont été menées pour évaluer la dépendance des populations aux
ressources forestières (Hussain et al., 2019). Dans le bassin du Congo, Endamana et al.,
(2016) ont montré que les produits forestiers non ligneux (PFNL) contribuent au revenu de
plus de 45 à% et 55 % des ménages bantous et autochtones respectivement des communautés
riveraines des paysages transfrontaliers en Afrique centrale. En RDC, les résultats de
(Mendako et al., 2022) ont révélé que 89,76 % des ménages de l'échantillon étaient impliqués
dans des activités liées à la forêt. Au Malawi, Fisher (2004) a montré que 30 % de la
population dépendait fortement des forêts et des ressources associées pour satisfaire ses
besoins quotidiens.

Au Cameroun, Tieguhong et Nkamgnia (2012) ont montré que les revenus issus de
l'exploitation des ressources forestières contribuaient à hauteur de 44,44 % au revenu total des
ménages dans la périphérie du parc national de Lobéké. Cette dépendance peut s'expliquer par
le fait que près de 58% des populations africaines vivent dans des zones rurales
(Anonyme/Banque mondiale, 2023) et que leurs activités socio-économiques sont étroitement
liées à la gestion des ressources forestières. Ces activités comprennent notamment
l’exploitation forestieres non règlementée, les mauvaises techniques de collecte des PFNLs, la
surexploitation, la conversion des terres forestières en terres agricoles, etc. . Ces activités ont
des conséquences sur la biodiversité des PFNL et compromettent la durabilité de leur
exploitation (Tchatat et al.,1999), pourtant la gestion durable de ces PFNL pourrait donc être
préconisée comme option alternative pour le renforcement de l’économie locale et contribuer
ainsi à la conservation de la biodiversité (Tchatat et al., 1999). Ainsi, le Parc National de
Lobéké (PNL) subit de nombreuses pressions et menaces dues à l’ampleur de ces activités
mais aussi aux actes illégaux qui y sont perpétrés à l’intérieur (Faune et Patrie, 2010).
L’évaluation de la dépendance des PFNL est l’essentielle non seulement pour la conservation
des ressources, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistances et pour maximiser les
bénéfices économiques, sociaux et environnementaux de ces ressources, tout enmais
également pour assurerant leur durabilité et tout en réduisant la dépendance des populations
vis-à-vis des ressources forestières.

Le PNL étant considèrée comme l’une des aires protégées les plus importantes
d’Afrique centrale en termes de biodiversité ;, les communautés locales vivant dans les zones
périphériques de ce Pparc dépendent des ressources naturelles pour leur subsistance, y
compris les PFNL. Cette dépendance des communautés locales vis-à-vis des PFNL peut ainsi
entraîner une pression accrue sur les ressources forestières et compromettre alors la
conservation de la biodiversité dans le Parc National de Lobéké. Les activités de collecte des
PFNL peuvent entraîner une surexploitation de certaines espèces végétales, réduisant ainsi
leur disponibilité et affectant les équilibres écologiques (Tchatat et al., 1999). De plus, la
dépendance des communautés locales vis-à-vis des PFNL peut être liée à des problèmes
socio-économiques tels que la pauvreté et le manque d’alternative économique durable. Ces
communautés peuvent alors s’appuyer sur les ressources forestières pour leur subsistance en
raison d’un accès limité aux opportunités économiques (Gelan, 2023 ; Mendako et al., 2022 ;
Mendako et Tian, 2022).

A côté des revenus issus de différentes activités () menées dans cette zone, les PFNL
contribuent également à l’économie familiale des populations locales à travers ses multiples
usages.

Afin d’expérimenter une approche de gestion durable des Produits Forestiers Non
Ligneux (PFNL) dans la périphérie du PNL, il s’est avéré nécessaire de faire un inventaire des
ressources PFNL, afin d’évaluer qualitativement et quantitativement leur disponibilité et de
déterminer leurs contributions dans les moyens de subsistances des communautés locales. A
cet effet, les questions ci-dessous ont été posées :

- Quels sont les PFNLs qu’on retrouve dans les ZICGC ?


- QuelLE est la contribution des PFNLs dans les moyens de subsistance des populations
locales ?
- Quels sont les facteurs qui influencent la dépendance des communautés locales vis-à-
vis des PFNL dans la zone ?

De ces questions de recherche découlent les hypothèses de recherches suivantes :

- Les Produits Forestiers Non Ligneux tels que Ricinodendron heudelotii (ndjansang),
Gnetum africanum (okok), Irvingia gabonensis (manguier sauvage) sont utilisés par
les populations locales à la périphérie du PNL ;
- Les Produits Forestiers Non Ligneux contribuent de façon significatives au moyen de
subsistance des populations locales ;
- L’âge du chef de famille, le niveau d’éducation, l’appartenance ethnique et la taille du
ménage sont les facteurs significatifs dans la dépendance DE CES DERNIERS.

Il est donc essentiel de comprendre la nature et l’ampleur de la dépendance des


communautés locales vis-à-vis des PFNL dans les zones d’intérêt cynégétique de la périphérie
du Parc National de Lobéké. Cela permettra de développer des stratégies de gestion durable
des ressources forestières qui tiennent compte des besoins des communautés locales tout en
préservant la biodiversité.

Cette étude a pour objectif général de déterminer la dépendance des populations de la


périphérie des zones d’intérêt cynégétiques à l’égard de ressources forestières

Il s’agira plus spécifiquement DE:

- caractériser les produits forestiers non-ligneux dans les zones d’intérêt cynégétiques à
gestion communautaires ;
- déterminer le niveau de dépendance des populations de la périphérie des zones
d’intérêts cynégétiques à gestion communautaire vis-à-vis des ressources forestières ;
- déterminer les facteurs qui influencent cette dépendance.
Chapitre I. REVUE DE LA LITTERATURE
I.1. Définitions des concepts
I.1.1. Parc National
Un Parc National est une portion de territoire dont la conservation de la faune, la flore,
du sol, du sous-sol, de l’atmosphère et en général, du milieu naturel présente un intérêt
particulier qu’il importe de préserver contre tout effort de dégradation naturelle, et d’enlever à
toute intervention susceptible d’en faire dégénérer l’aspect, la composition et l’évolution
(Faune et Patrie, 2010) .

Les aires protégées de la catégorie II (Parc National) sont de vastes aires naturelles ou
quasi naturelles mises en réserve pour protéger des processus écologiques de grande échelle,
ainsi que les espèces et les caractéristiques des écosystèmes de la région, qui fournissent aussi
une base pour des opportunités de visite de nature spirituelle, scientifique, éducative et
récréative, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales
(Dudley, 2008).

I.1.2. Zone d’intérêt cynégétique à gestion communautaire


D’après le MINFOF, les zones d’intérêt cynégétiques sont les espaces de conservation
et d’exploitation de la faune dans lesquelles sont organisées des activités de chasse, tourisme,
récréatives ou scientifique. Ces zones sont divisées en deux catégories à savoir : zones
d’intérêt cynégétiques (ZIC) et zones d’intérêt cynégétiques à gestion communautaire
(ZICGC).

Les zones d’intérêt cynégétiques à gestion communautaire sont définies comme étant
des forêts non classées du domaine national et les forêts classées du domaine forestier
permanent, et ayant une superficie entre 40 000-140 000 hectares, faisant l’objet d’une
intégration de la conservation de la biodiversité au développement durable gérée par les
communautés villageoises pour une gestion durable des ressources (Patrice et Logo, 1994).

[Link]èces ligneuses
Une espèce ligneuse ou ressource ligneuse est une plante qui fabrique en grande
quantité des lignines, macromolécules organique donnant à la plante sa solidité, et dont le bois
est le principal matériel de structure. La notion de plante ligneuse est une catégorisation
végétale intuitive, qui évoque immédiatement les arbres, arbustes et arbrisseaux. En
botanique, ligneux s’oppose à herbacée, c’est-à-dire qui désigne ce qui est de la nature du bois
au contraire de l’herbe. Dans le cadre de cette étude, sont considérées comme espèces
ligneuses : les arbres, les arbustes, les arbrisseaux, les sous-arbrisseaux, les herbes géantes et
les lianes.

[Link] floristique
L’inventaire floristique est une liste exhaustive des espèces végétales présentes dans
une zone géographique donnée (Ngabo et al., 2014). Selon Boulos, [Link] Tison, (2005),
l’inventaire floristique est la synthèse la plus complète possible des données recueillies sur la
présence et la répartition de tous les taxons végétaux sur un territoire donné.

L’inventaire floristique consiste à recenser et à répertorier toutes les espèces de


plantes présentes dans un lieu donné, qu’il s’agisse d’un site naturel ou d’un espace aménagé
(Anonyme, 2018a).Les données obtenues peuvent être utilisées pour évaluer biodiversité de la
zone étudiée, pour concevoir des stratégies de conservation ou de gestion de l’environnement.

I.1.5. Produit forestier non ligneux


Les produits forestiers non ligneux sont définis ici comme des produits d’origine
biologique (plantes, champignons et animaux) autres que le bois d’œuvre, provenant de
paysages forestiers naturels, modifiés ou gérés et d’autres terres boisées, ainsi que d’arbres
hors forêts. Toutes les parties peuvent être utilisées : pour les plantes, il s’agit des fruits, des
noix, des graines, des feuilles, des tiges, de l’écorce, des essences, des fibres, des résines, des
exsudats, des racines, des fleurs et du bois. Pour les animaux, la chair, les peaux, les poils, les
cornes, les sabots et les plumes sont couramment utilisés (Ros-Tonen et al., 2005b). Dans le
cadre de ce travail seul les plantes sont étudiées.

I.1.6. Ressources naturelles


Les ressources naturelles sont des éléments présents dans la nature qui sont utilisés
par les êtres humains pour satisfaire leurs besoins et leurs activités économiques (FAO, 2010).
Elles peuvent être renouvelables, comme l’eau et le bois, ou non renouvelable, comme les
minéraux et les combustibles fossile. Les ressources naturelles sont essentielles pour le
développement économique et social, mais il est important de les gérer de manière durable
afin de préserver l’environnement et de répondre aux besoins des générations futures
(Vermeulen et al., 2011). Dans cette étude, les ressources naturelles renvoient aux produits
forestiers non ligneux.

I.1.7. Dépendance aux produits forestiers


La dépendance aux produits forestiers fait référence à la dépendance d’une économie,
d’une communauté ou d’un individu à l’égard des produits provenant des forêts. Les produits
forestiers comprennent le bois d’œuvre, le bois de chauffage, les produits non ligneux tels que
les plantes médicinales, les fruits, ainsi que les services écosystémiques fournis par les forêts,
tels que la régulation du climat, la conservation de la biodiversité (Faso et al., 2013).

La dépendance vis-à-vis des produits forestiers est liée aux multiples rôles que ces ressources
locales jouent dans les moyens de subsistance des populations locales. Par l’exemple l’accès
au terre forestières peut être important pour la production agricole, la collecte des PFNLs, la
transformation des produits, la préparation et pour les revenus (Faso et al., 2013).

I.1.8. Peuple autochtone


Les peuples autochtones sont des groupes sociaux et culturels distincts qui partagent
les liens ancestraux collectifs avec les terres et les ressources naturelles ou ils vivent, qu’ils
occupent ou dont ils ont été déplacés. Les terres et les ressources naturelles dont ils dépendent
sont inextricablement liées à leur identité, à leur culture, à leurs moyens de subsistance, ainsi
qu’à leur bien-être physique et spirituel (Panel, 2019). Au Cameroun, les peuples de la forêt
sont les Baka, les Bakola et les Bedzang ; ils sont ainsi appelés parce qu’ils sont les habitants
originels des forêts au Cameroun. Dans le cadre ce travail, sont considérés comme peuple
autochtone les Baka « Pygmées » et leurs voisins les Bagando.

I.1.9. Population locale


Une population locale est un groupe d’individus dans une zone délimitée, plus petite
que l’aire de répartition géographique de l’espèce et souvent au sein d’une population ; il peut
également s’agit d’une population disjointe (Stanley, 2014). Les populations locales sont
partiellement isolées les unes des autres et sont souvent capables de se maintenir pendant
plusieurs générations en l’absence d’immigration d’autres populations. L’extinction d’une
population locale se produit sur une échelle de temps de plusieurs générations.

I.1.10. Disponibilité
La disponibilité est un terme qui désigne la quantité et la qualité des produits
accessibles aux populations qui en dépendent pour leur subsistance (Kouakou, 2020). La
disponibilité des PFNLs renvoit à la quantité et la qualité de produit forestier non ligneux
accessible aux populations locales et autochtones qui en dépendent pour leur subsistance. La
disponibilité des PFNLs peut être influencée par plusieurs facteurs tels que le type de milieu
forestier, la distance à parcourir pour la récolte, le diamètre des arbres, la saisonnalité, la
pression humaine, la gestion durable. Cette disponibilité est important pour la sécurité
alimentaire, la santé, le revenu, la culture et la conservation de la biodiversité des
communautés forestières (Zapfack et al., 2017)

I.2. Généralités sur les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)


I.2.1. Définition
Les termes utilisés pour désigner les ressources forestières autres que le bois d’œuvre
ont beaucoup évolué en fonction du temps et des auteurs. Il existe une série de définitions des
PFNLs. Les produits forestiers non ligneux(PFNLs), également appelés « produits forestiers
autres que le bois », ou bien « produits forestiers secondaires » ou « mineurs » ou
« spéciaux », sont, selon la définition de la FAO, des biens d’origine biologique autres que le
bois, dérivés des forêts, d’autres terres boisées et des arbres hors forêts (FAO, 2015) . Selon
Anonyme (2012), les PFNL sont des biens et services commerciaux ou de subsistance
destinés à la consommation humaine ou industrielle et provenant de ressources renouvelables
et de la biomasse forestières, qui ont toute probabilité d’augmenter les revenus réels et
l’emploi des ménages ruraux. Quant à Anonyme (2000), les PFNLs sont des biens d’origine
biologique(végétale : comprenant les plantes et les champignons, et animale : incluant la
viande, les insectes et les poissons de forêt ), autre que le bois ,dérivés des forêts d’autre terres
boisées(en excluant les produits forestiers exotique qui sont aujourd’hui exploités et que l’on
trouve à l’état naturel dans les forêts du bassin du Congo, tels que (Hevea basiliens) le
caoutchouc et (Cinchona spp.) la quinine. Suivant ces différentes définitions et le cadre de la
présente étude, les PFNL d’origine végétale uniquement ont été exploités (Fig.1).

Produits forestiers Bois industriel, bois de


ligneux feu et charbon de bois

Petits bois (bois de


construction….)

Produits forestiers non Plantes et produits


Produits des
ligneux d’origine végétale
forêts
Animaux et produits
d’origine animale

Champignons

Services forestiers

Fig.1. Classification des produits des forêts (Anonyme, 1999b)


I.2.2. Utilisation des PFNL
Les forêts de l’Afrique centrale s’étendent sur plus de 200 millions d’hectares et
contiennent, en dehors du bois d’œuvre, de grandes potentialités en matière de PFNL pour le
bien-être des populations de la sous-région (Mala, 2008). Elle fournissent à environ 80% de la
population locale des complément nutritifs, des plantes médicinales, de l’énergie domestique,
des matériaux de construction, des biens et des ustensiles divers (Loubelo, 2012). Les PFNL
sont extrêmement importants pour les populations locales au niveau de la mobilisation des
moyens de subsistance et également comme source de revenu et d’emploi. Au niveau locales,
les PFNL sont classés selon leur utilisation finale (médicaments, aliments, boissons,
ustensils,etc…) et les parties utilisées(racines, feuilles, écorces, tubercules) (Anonyme, n.d.).

I.2.2.1. Usages alimentaire des PFNL


La vie des ménages ruraux en Afrique centrale est conditionnée par la gestion d’une
mosaïque de plantes et de cultures destinées à la consommation (Doley, 2022). Les PFNL font
partie des produits les plus consommés par les populations et constituent un trésor nutritionnel
en termes de glucides, protéines, lipides, vitamines et sels minéraux (Garekae et al., 2019).
En fonction des préférences alimentaires, ils sont utilisés comme condiments ou comme plat
principal en participant ainsi à la diversité et à l’équilibre de l’alimentation des populations.
Au Cameroun, les principaux produits sont entre autre :

- Gnetum africanum, qui est une liane qui pousse dans les milieux forestiers ombragés,
et est considéré comme un légume aux feuilles riches en protéines et en éléments
minéraux consommé dans toute l’Afrique centrale et représentant l’un des plus gros
marchés des PFNL au Cameroun (Kanmegne et al., 2007) ;
- Les fruits issus de Irvingia gabonensis ( manguier sauvage), qui sont comestible
semblables à la mangue appréciés pour ces noix oléagineuses et riche en protéine
parfois incorporées dans les sauces sous forme de poudre (Eboutou et al., n.d.) ;
- les graines oléagineuses du fruit de Ricinodendron heudelotii (ndjansang), consommé
au Cameroun comme un condiment important pour différents sauces (Djeugap et al.,
2013) ;
- Eleais guineensis (palmier à huile), qui est à usages multiples donc principalement ses
noix sont utilisées et qui sont riche en protéines, vitamines et fer.
I.2.2.2. Usage médicinal des PFNL
Les PFNL jouent un rôle essentiel dans la médecine traditionnelle en contribuant
potentiellement à la fourniture des matières premiers d’où sont extraits les principes actifs par
les industries pharmaceutiques (Didier et al., 2011). Plusieurs plantes, écorces, racines,
feuilles possèdent des propriétés thérapeutiques et sont couramment utilisées par les
communautés locales et urbains de façon spécifique pour le traitement et/ou prévention de
certaines maladies(Betti, 2017; Lejoly, 2010). Ces derniers citent entre autre :

- Milicia excelsa, utilisé au Cameroun et ses environs dont les extraits d’écorce sont
actifs dans le traitement de la gale, démangeaisons ;
- Astonia boonei, donc écorce et la serve sont utilisés dans le traitement du paludisme
ainsi que le mal de ventre ;
- Baillonella toxisperma, dont écorce permet de traiter le mal de dos.

I.2.2.3. Produit Forestier Non Ligneux source de revenus et d’emplois pour la


population locale
Les PFNL sont d’une importance capitale aux yeux des communautés locales donc la
manifestation la plus probable de la valeur de la forêt en tant que capital (Anonyme, 2008).Le
marché local et international des PFNL est porteur, en ce sens qu’il est caractérisé par une
tendance à l’augmentation de la demande (Mala, 2008). Les PFNL d’origine végétale
contribuent grandement à l’économie familiale au Cameroun. Lubega et al.,( 2022), estime
que les PFNL ont une grande valeur marchande contribuant ainsi à la source de revenu de la
population. Pour une utilisation commerciale, l’exploitation de certains PFNL a permis
d’avoir autres perspectives laissant apercevoir la possibilité d’emploi à temps partiel ou à
temps plein aussi bien pour les hommes et les femmes dans les communautés rurales ainsi que
dans les centres urbains (Anonyme, 2018b).

I.2.3. Facteurs influençant la disponibilité des Produit Forestier Non Ligneux


La disponibilité des PFNL est liée à la gestion de l’environnement naturel dans lequel
on les trouve. Selon Mushi et al.,( 2020), l’exploitation forestière et l’agriculture (conversion
des terres forestiers en plantation) représentent les principaux facteurs influençant la
disponibilité des PFNL. La déforestation et la dégradation des écosystèmes forestiers
réduisent la disponibilité des PFNL en détruisant leur habitat naturel ; il en est de même des
pressions démographiques et économiques qui entrainent une demande accrue de PFNL, ce
qui peut mettre une pression sur leur disponibilité (Nghonda et al., 2023) . L’exploitation
forestiers, les pratiques de récolte non durable, l’agriculture itinérante sur brulis sont les
principaux activités responsables de l’appauvrissement des PFNL en milieu forestier (Arbab
et al., 2021; Fekadu et al., 2021). Pour Mardiyanto, ( 2023), les PFNL faire face aux multiples
difficultés qui sont entre autre : mauvaise technique de récolte, la méconnaissance de la
ressource, contrainte liées à la commercialisation ( secteur mal connu) .

I.3. Importance de la ressource ligneuse


Pour la planète, les forêts jouent un rôle de poumons verts et de réservoirs de
biodiversité ainsi l’arbre est une ressource essentielle pour notre société. L’arbre est une
ressource polyvalent en forêts, qui fournit du bois de chauffe, bois d’œuvre, du fourrage vert
et offrent aussi les produits non ligneux. L’arbre lutte contre l’érosion du sol à travers son
feuillage qui procure une matière organique permettant ainsi de stabiliser et de régulariser
l’hydrologie du sol ; il capte également le carbone et devient des « puits » de carbone qui
contribue à la réduction des gaz à effet de serre (FAO, 2015).

Les arbres étant considérés comme constituant de la biodiversité jouent un rôle


essentiel dans la conservation de la biodiversité ou ils fournissent des biens et des services.
Ainsi, l’arbre est un élément essentiel de la biodiversité en raison de leurs capacités à fournir
un habitat, à réguler le climat, à conserver les sols, à fournir des ressources et à améliorer la
qualité de l’air et de l’eau (Emmanuel et al., 2021).

Les espèces ligneuses jouent également le rôle de multiplication de la surface de la


lumière maximisant ainsi la photosynthèse, protégeant les sols contre l’érosion et fertilisant
les sols. Dans l’extrême-nord du Cameroun, le potentiel ligneux dans la région semble être en
diminution constante même si les densités respectives des espèces exploitées sont encore
élevées dû à la demande accrue en bois de chauffe qui est la seule source d’énergie accessible
par plus de 80% de la population (Madi et al., 2007).

Le service canadien des forêts estime la valeur commerciale courante des PFNL à
environ 241millions $ annuellement (John, 2000). Il évalue la possibilité de mise en marché
de 500 à 600 PFNL potentiel, pour une valeur marchande de près de 1 milliard de dollars.
Leur mise en valeur permettrait alors de créer de 100000 à 200000 emplois.

I.4. Historique de la gestion des ressources naturelle par les populations locales
Historiquement les communautés rurales de la zone périphérique du Parc ont toujours
eu une forte conscience des risques et problèmes liés à la gestion des ressources naturelles
(Nsioh et al., 2021) . La gestion communautaire des ressources naturelles s’appuie sur un
ancrage territorial visant à donner sens à la notion de communauté ; elle n’évite cependant pas
un nombre de risque non négligeable relatifs à la manipulation.

L’histoire de la gestion des ressources naturelles par les populations locales remonte à
des milliers d’années ; avant l’arrivée de l’agriculture et de l’industrialisation, les
communautés tribales et indigènes vivaient en harmonie avec la nature et géraient leurs
ressources de manière durable (Giazzi et al., 1948). Les populations locales avaient une
connaissance approfondie des écosystèmes dans lesquels elles vivaient et comprenaient
l’importance de préserver la biodiversité et les ressources naturelles pour assurer leur propre
vie en utilisant les pratiques agricoles traditionnelles, comme la rotation des cultures et
l’agroforesterie, qui permettaient de maintenir la fertilité des sols et de prévenir l’érosion
(André, 2002) .Cependant, avec l’arrivée de la colonisation et de l’exploitation des ressources
naturelles à grande échelle, les populations locales ont été marginalisées et leurs droits de
gestion sur les ressources ont été souvent ignoré car les gouvernements et les entreprises ont
souvent imposé des politiques et des pratiques qui ont conduit à la surexploitation des
ressources et à la dégradation de l’environnement

Au cours de ces derniers années, il y a eu une prise de conscience croissante de


l’importance de la participation des populations locales dans la gestion des ressources
naturelles car les connaissances traditionnelles et les pratiques durables des communautés
locales sont de plus en plus reconnues comme des outils précieux pour la conservation de la
biodiversité et la préservation des écosystèmes (Nsioh et al., 2021) . Aujourd’hui, de
nombreux projets de conservation et de développement durable intègrent la participation
active des populations locales dans la gestion des ressources naturelles ainsi que des
initiatives de cogestion qui sont mises en place, ou les communautés locales travaillent en
collaboration avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales pour
élaborer des plans de gestion et prendre des décisions sur l’utilisation des ressources (Nsioh et
al., 2021).

La croissance démographique, les changements climatiques, la pauvreté, la technicité


des processus qu’on leur propose en échange de leur pratique et l’absence de solutions
économiques de substitution ont contribué davantage à une exploitation non durable des
ressources.
I.5. Populations locales et ressource ligneuse
Dans la région du Nord Cameroun , le contrôle actuellement exercé sur l’exploitation
de la ressource ligneuse qu’il soit coutumier ou administratif , donne aux populations rurales
un sentiment d’insécurité qui ne les pousse pas à investir dans la pérennisation de cette
ressource (Gautier et al., 2007).

Les populations de la région dépendent fortement de ces ressources qui sont


essentielle pour la majorité de leurs activités. La principale matière première reste et demeure
les ressources ligneuses partant de l’élevage à l’agriculture en passant par la construction des
maisons et campement.

Dans la région de l’Est, les interactions homme-flore sont complexes du fait de


nombreuse fonction que les ressources ligneuses offrent aux populations. Ces ressources
ligneuses offrent des biens et services ainsi que les produits indispensables pour la vie des
populations locales qui sont entre autre : de l’artisanat, fruit sauvage, gomme de sapin et
beaucoup d’autres (Emmanuel et al., 2021). Les populations riveraines du site de Lobéké
utilisent de longue date de diversité des ressources à des fins de subsistance et de plus en plus
de commerce (Faune et Patrie, 2010).

I.6. Objectifs de la Conservation sur la Diversité Biologique(CDB)


La conservation de la diversité biologique se résume en trois objectifs qui sont :

- Conservation de la diversité biologique ;


- Utilisation durable de ses ressources ;
- Partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources
génétique(Jiagho et al., 2023).

Le Cameroun se donne alors des moyens pour atteindre les objectifs de la conservation
de la biodiversité. Ainsi, le choix s’est fait sur la création et l’aménagement des aires
protégées et l’aménagement des forêts naturelles. Au PNL, la conservation de la diversité
biologique est importante pour le service de conservation, et cette conservation s’est rendue
pénible à cause des activités répétées des populations locales.

I.7. Classification des aires protégées


L’UICN(1994) définit six catégories d’aires protégées dont les objectifs diffèrent
d’une catégorie à l’autre. Le Parc National de Lobéké fait partie de l’aire protégée de
catégorie II. Son objectif devrait être la conservation et la protection de l’écosystème ; et son
accès par les communautés ne devrait pas être interdit mais plutôt contrôlé.

Tableau I : liste des catégories des aires protégées selon UICN (Dudley, 2008)

Catégories Types Fonctions


Ia Réserve naturelle intégrale Administrée principalement aux fins
d’étude scientifique
Ib Zone de nature sauvage Administrée principalement aux fins
de protection des ressources sauvages
II Parc national : Aire protégée Administrée principalement dans le
but de préserver les écosystèmes et
aux fins de récréation
III Monument naturel : Aire protégée Administrée principalement dans le
but de préserver des éléments naturels
spécifiques
IV Aire gérée pour l’habitat et les Administrée principalement aux fins
espèces : Aire protégée de conservation avec intervention en
ce qui concerne la gestion
V Paysage terrestre ou marin protégé : Administrée principalement dans le
Aire protégée but d’assurer la conservation de
paysages terrestres ou marin et aux
fins récréatives
VI Aire protégée de ressources naturelle Administrée principalement aux fins
gérées : Aire protégée d’utilisation durable des écosystèmes
naturels

I.8. Présentation du site d’étude


I.8.1. Historique de la création du Parc National de Lobéké
Partant de la préoccupation de conserver la biodiversité sur toute l’étendue du
territoire national, l’Etat du Cameroun s’est basé sur la stratégie de création et de gestion
durable des aires protégées.

Le PNL est, comparativement aux aires protégées du Cameroun d’une histoire récente
(Faune et Patrie, 2010). Cependant, il a bénéficié depuis environ une décennie de diverses
formes d’attention à la fois des pouvoirs publics et de la communauté internationale qui
constituent autant d’éléments à considérer :

- Les premiers études scientifiques avaient permis de démontrer l’importance


écologique exceptionnelle de cette région et d’attirer l’attention sur l’ampleur des
menaces portées aux écosystèmes du fait d’une exploitation forestière irrationnelle et
de la surexploitation des ressources fauniques ;
- Entre 1994 et 1996, l’organisation internationale Wildlife Conservation Society
(WCS) s’est engagée dans la conservation de ce site en lui consacrant un de ses projets
de terrain. Le projet WCS de Lobéké s’était principalement investir dans la réalisation
des études biologiques et socio-économiques de base et l’édification de quelques
infrastructures de gestion ;
- En 1996, le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) et la Coopération Technique
Allemande (GTZ) ont pris le relais du WCS. Leurs interventions s’inscrivent au sein
du Programme de Conservation et de Gestion de la biodiversité au Cameroun
(PCGBC) mis en place en 1994 à la suite du sommet de Rio et de l’Unité Technique
Opérationnelle du Sud-Est ;
- A la faveur du PCGBC, un site prioritaire, dénommé site Sud-Est d’environ
2.300.000 ha incluant les futurs aires protégées de Lobéké, Boumba-Bek et de Nkil a
été démarqué dans la région du Sud-Est par arrêté ministériel n°092/A/MINEF/DAJ
du 9 février 1995. Sa gestion est assurée en collaboration par les services locaux du
MINFOF et les projets Jengi (WWF) et « Protection des Forêts Naturelles dans le Sud-
Est du Cameroun »(GTZ)
- Le processus de négociation du plan d’affectation des terres à aboutir au classement du
Parc National de Lobéké, créé par Décret n°2001/107/CAB/PM du 19 mars 2001 du
Premier Ministre.
- A l’échelle sous-régionale, le PNL fait partie du Tri-national de la Sangha (TNS) ; une
initiative transfrontalière qui découle de la Déclaration des Chefs d’Etat d’Afrique
Centrale réunis à Yaoundé en mars 1999(« Déclaration de Yaoundé »).

I.8.2. Objectifs du Parc National de Lobéké à sa création


Les objectifs du PNL sont : développer les outils de gestion permettant au parc
d’assurer les fonctions écologiques, économiques, et socio-culturelles, renforcer l’édification
du complexe d’aires protégées du Tri-national de la Sangha (Anonyme, 2010).
L’atteinte de ces objectifs passe par une coopération entre les autorités en charge de la
conservation, et la participation effectives des communautés locales ; chaque partie prenante
devrait alors définir ses attentes, et respecter les règles d’accès et de partage.

La gestion participative est difficile car les populations locales pratiquent le


braconnage, la pêche, la collecte du bois, l’agriculture à l’intérieur du parc, elles sont très peu
employées et très peu formées sur les différentes questions de conservation ce qui rend
difficile leur implication dans la gestion du PNL ainsi dont des efforts sont encore à faire,
pour les deux parties afin que le PNL soit bien gérer . Le personnel dédié à la gestion du Parc
est composé des agents du Ministères des Forets et de la Faune ( un conservateur et une
quarantaine d’éco-gardes actifs), et une dizaine de staff du WWF qui apportent leur assistance
technique pour la mise en œuvre conjointe des activités inscrits dans le Plan d’Aménagement
et les Programmes de Travail Annuel (La et Tns, 2015).

I.8.3. Milieu Biophysique


I.8.3.1. Climat
Dans la région du PNL, le climat est typiquement équatorial avec quatre
saisons (Faune et Patrie, 2010). La hauteur maximale des précipitations est d’environ
1.500 mm/an. La grande saison des pluies s’étend de septembre en novembre alors que
la petite va de mars en juin. La grande saison sèche dure de décembre en février et la
petite de juillet en août. Les moyennes mensuelles de température varient de 23 ,.1°C
à 25°C. La température annuelle est de 24°C ; et l’humidité relative de l’air varie entre
60 à 90%. Des taux de saturation peuvent être observés pendant les nuits de saison
sèche.

I.8.3.2. Sol
Les sols de la région de Lobéké sont indurés et recouverts par endroits de cuirasses
ferrugineuses. Ce sont des sols ferrallitiques dérivés de roche métamorphique ancienne. Ils
sont acides, argileux avec une faible teneur en azote et en base échangeable (Laclavère, 1979)
(Faune et Patrie, 2010) ; leur couche d’humus est relativement mince . On rencontre par
endroit des sols hydromorphes.
I.8.3.3. Hydrologie
Les cours d’eau drainant la région de Lobéké alimentent les rivières Sangha et Ngoko,
deux affluents du fleuve Congo. La sangha à l’Est reçoit les eaux des rivières Lobéké, Lobila
et Moko-Paka tandis que la Ngoko au Sud reçoit celle de Djombi et de Boulou.

Les sources de la Lobéké entretiennent un complexe de clairières marécageuses


communément appelées « Bai » en référence à leur nom dans la langue Baka. Le secteur
inondé de ce complexe de marécages a été à tort considéré comme un lac, le lac Lobéké, par
les administrateurs coloniaux (Faune et Patrie, 2010).

I.8.3.4. Végétation et flore


I.[Link]. Végétation
Sur le plan phytogéographique, la région de Lobéké est considéré comme transitoire
entre la forêt sempervirente du Dja et la forêt semi-décidue à Sterculiaceae et Ulmaceae
(Letouzey, 1985). On y retrouve alors :

- Des forêts semi-décidues à Sterculiaceae et à Ulmaceae ;


- Des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec prédominance des éléments
de la forêt semi-décidue ;
- Des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec une prédominance des
éléments de la forêt du Dja.
En plus de ces trois types de forêts dense humides de terre ferme, on rencontre,
disséminées, les autres formations végétales suivants (Harris,1999)(Faune et Patrie,
2010) :
- Les clairières sur sol marécageux ou Bai ou prédominent les herbacées dont
Rhynchospora corymbosa, Kyllinga polyphylla, Scleria verrucosa, Brillantesia sp. ,
Ludwigia erecta. A l’intérieur de cette végétation herbacées se retrouvent, dispersés,
des tiges de Phoenix reclinata, Raphia laurentii, et Pandamus candelabrum ;
- La végétation sur sol régulièrement inondée autour des clairières marécageuses,
composée des tiges de Diospyros spp., Anthonotha macrophylla, Lophira alata,
Terminalia superba et Pericopsis elata ;
- Les forêts mono dominantes à Gilbertiodendron dewwevrei, qui se retrouvent dans des
vallées ou des replats, mais sur terre ferme à l’abri des inondations permanentes ou
temporaires ;
- Les forêts secondaires sur les anciens sites d’exploitation forestière, dominées
principalement par Musanga cecropioides, Terminalia superba, Macaranga spp. ;
- Les forêts sur montagne rocheuse au sein desquelles se retrouvent en abondance les
tiges de Croton mayumbensis, Oncoba crepiniaina et une Apocynaceae lianescente ;
- Les forêts inondable le long de la rivière avec prédominance de Uapaca heudelotii et
Guibourtia demeusi ;
- Les forêts ripicoles à dominance de Irvingia smithii, Trichilia retusa et Cathormion
altssimum ;
- Les forêts marécageuse à Raphia laurentii et Phoenix reclinata.

I.[Link]. Flore
Le résultat des inventaires botaniques atteste la présence de 764 espèces végétale
appartenant à 102 familles (Harris,1999 ;WCS,1996)(Faune et Patrie, 2010). Il est signalé que
parmi ces espèces, entre 2 à 5 espèces sont endémiques. La répartition en type morphologique
ressort une diversité élevée des espèces arborescentes et arbustives (440 espèces) par rapport à
celle des autres groupes (respectivement 161et 163 espèces de lianes et d’herbacées).

Parmi les espèces arborescentes, les arbres commercialisés tels que l’Ayous
(Triplochiton scleroxylo), l’Iroko (Chorophora excelsa), le Sapeli (Entandrophragma
cylindricum) et l’Azobé (Lophira alata) sont très bien représentées.

Comparé à d’autres sites, la flore du PNL est différente d’environ 55% à celle de la
région du Mont Cameroun et du Parc National de Korup. Elle est assez semblable à celle de la
réserve du Dja, exception faite du taux des espèces de la forêt atlantique qui est plus élevé
dans le Dja (Faune et Patrie, 2010).

I.8.3.5. Faune
La faune du PNL la plus étudiée est constituée des mammifères, des poissons, des
oiseaux, des amphibiens, des reptiles, des crustacés et des lépidoptères mais seul les
mammifères et les poissons seront présentés dans le cadre de ce travail.

- Mammifère

Les résultats de l’inventaire faunique mammalienne (Nzooh Dongmo, 2003)


confirment la présence dans le site de Lobéké de 45 espèces de mammifère en dehors des
petits rongeurs, les chiroptères et les insectivores. Parmi les mammifères présents, les
primates (14 espèces), les ongulés (13 espèces) et les carnivores (10 espèces) sont les plus
représentés. Les espèces tels que les gorilles, les chimpanzés, le bongo, le buffle, les éléphants
qui sont les grands mammifères sont également très bien représentés.

Ils est démontré que les éléphants se déplacent entre le PNL et d’autres sites
d’attraction situés en périphérie, à travers les corridors dont certains sont assez bien localisés
(Faune et Patrie, 2010), et certains de ces corridors sont perturbés par les activités
d’exploitation forestière dans la périphérie. Des traversées régulière du fleuve Sangha par les
éléphants vers le ou provenant du Parc National de Nouabale-Ndoki (Congo) sont observées
en saison sèche.

- Poisson

Plus de 134 espèces de poissons appartenant à 19 familles sont actuellement


répertoriées dans la région de Lobéké dont parmi celles-ci, Neolebias sp. (27 %), Hepsetus
odoe (13,.5 %), Hermidromis fasciatus (14 %), Pollimyrus kingsleyae (14 %) sont bien
représentées. Les eaux sont très poissonneuses près des sources de la rivière Lobéké (Faune et
Patrie, 2010).

I.8.3.6. Populations locales


Suivant un modèle ordinaire à l’Est Cameroun, les populations locales de la région de
Lobéké forment traditionnellement un « complexe pluri-ethnique », et composé d’un côté de
la population semi-nomade Pygmées dit « Baka », et de l’autre des populations traditionnels
dit « villageoises » ou « d’agriculteurs », Bantous, composées de Bangando et Bakwélé. Les
deux types de communautés quoique « culturellement et historiquement différentes »vivent en
situation de proximité géographique et pratiquent de nombreux échanges matériels, rituels et
symboliques (Joiris, 2002)(Faune et Patrie, 2010) .

Les Baka et leurs voisins/associés Bangando et/ou Bakwélé résident, en général, au


sein de village communs, situés au bord des routes, ou ils sont cependant établis dans les
localités distinctes. Certaines localités Baka sont implantées en retrait dans la forêt. Des
relations de pseudo-parenté ou d’amitié rituelle, perpétuées de génération en génération,
déterminent une communauté de vie entre les Baka et leurs voisins et il en résulte alors un es
co-exploitation des mêmes espaces forestières par les membres des aïeux Baka et Bantous
associés.

Les Baka et leurs voisins ont en commun de grande connaissance sur « la vie » des
animaux et des plantes. Ces connaissances sont fondées sur de longues périodes et
expériences de la vie en milieu forestier. Elles ont pu dans le passé constituer un socle d’un
système de gestion rationnelle des ressources forestières. Elles sont aujourd’hui à la base de
tous les travaux d’inventaires des ressources biologiques réalisées dans la région. Elles sont
indispensables au guide en tant que des pisteurs, des prospecteurs pour la conduite des
expéditions.

Fig.2. Quelques campements des Baka autour du Parc National de Lobéké


Chapitre II. MATERIEL ET METHODES
II.1. Matériel

II.1.1. Localisation du site d’étude


Le Parc National de Lobéké (PNL) est situé dans le Ssud-Eest du Cameroun avec une
superficie forestière totale de 217850 ha, entre les latitudes Nord de 2 °05’à 2°30’ et les
longitudes Est de 15°33’à 16°11’ (figure 3).

Au point de vue de l’organisation administrative, il est assis dans l’arrondissement de


Moloundou, département de Boumba-et-Ngoko, Régionprovince de l’Est.

Sa zone périphérie se partage entre plusieurs zones de chasse comprenant : à l’Ouest,


trois(03) Zones d’Intérêt Cynégétique à Gestion Communautaire (ZICGC) ; au Nord deux
(02) zones d’intérêt cynégétique (ZIC) et au Sud une (01) zone d’intérêt cynégétique.
Plusieurs Unités Forestières d’Aménagement (UFA) sont définies dans cette zone périphérie,
en superposition aux ZIC et aux ZICGC.

Les communautés locales sont issues de deux (02) principaux ethnies dominantes à
savoir les Bagando et les Baka.

Fig. 3. Carte de localisation de la zone d’étude


II.1.2. Site de l’étude
Le PNL est une aire protégée de catégorie II, selon le classement UICN. Ce Pparc est
une zone qui abrite une flore riche composée d’environ 746 espèces de plantes appartenant à
102 familles et près de 45 espèces de mammifères (Nzooh, 2009). Plusieurs de ces espèces
sont endémiques et le parc possède l’une des plus fortes concentrations d’éléphants et gorilles
d’Afrique. Trois sociétés d’exploitation forestière possèdent cinq Unités de Gestion Forestière
(UGF) situées autour du PNL et couvrant une superficie totale de 354 928 ha ha . Six zones de
chasse récréatives se superposent aux cinq concessions forestières formant la zone
périphérique du PNL .Le PNL et les forêts environnantes sont riches en ressources végétales
et en faunes, qui ont permis à des générations de communautés indigènes de survivre
(Tieguhong et Nkamgnia, 2012) .Mais ce parc est sujet à plusieurs types d’occupation et fait
l’objet de nombreuses pressions tels que le braconnage, la chasse, la pêche illégale,
l’exploitation forestière et exploitation des produits forestiers non ligneux.

Fig.4. Carte de sondage de la zone d’étude


II.2.2. Matériel technique
Un certain nombre de matériels a permis de mener à bien cette étude. Il est constitué
du matériel de collecte et celui du traitement des données.

II.2.2.1. Matériel de collecte de données


Pour mener à bien les différentes activités de l’étude, le matériel de terrain ci-après a été
utilisé:

- un GPS de marque Map Garmin 64 (Global Positionning System). quiCet appareil a


permis de faire les levées de terrain, de retrouver les débuts des transects et de les
suivre ;
- une boussole. Cet appareil nous permetpermettant d’orienter les transects ;
- un décamètre pour la délimitation des transects ;
- un sécateur pour la récolte des échantillons non identifiés ;
- un appareil photo numérique pour la prise de vue ;
- une machette pour l’ouverture des transects, tailler les piquets pour en faire les
jalons, entailler les écorces d’arbres pour l’identification des espèces ;
- un DBH mètre pour mesurer la circonférence des arbres ;
- une perche graduée pour mesurer la hauteur des arbres ;
- des fiches de relevés floristiques pour collecter les données sur le terrain ;
- des fiches d’entretiens pour les enquêtes socioéconomiques avec les populations
locales ;
- des papiers journaux pour conserver les échantillons récoltés ;
- l’alcool à 90 % pour conserver les échantillons non identifiés sur le terrain ;
- un tableau avec coordonnées géographiques (longitude, latitude) des points
d’inventaire ;
- une carte de sondage.

II.2.2.2. Matériel de traitement des données


Les logiciels de traitement de données : Microsoft Office 2013 pour la saisie et
traitement des données, R 4.3.1 pour l’analyse des données, Qgis version 3.14.15 et Distance
version 7.5 pour la réalisation des cartes.

II.3. Méthodes
Pour mener à bien cette étude, et atteindre ses objectifs, la méthode de collecte,
d’analyse et de traitement de données suivante a été retenue.
II.3.1. Collecte des données secondaires
La collecte des informations de source secondaire relatives à la présente étude, s’est
faite à la lecture des documents disponibles sur le sujet, ou ayant une relation avec la
conservation et la gestion des aires protégées. Ceci s’est fait dans plusieurs bibliothèques
notamment celles du Ministère des Forêts et de la Faune et du Center for International
Forestry Research(CIFOR). A cela s’ajoutent les ouvrages, les rapports d’études, les
mémoires de masters, des thèses de doctorats ainsi que les informations recueillies au
laboratoire d’écologie et de systématique botanique de l’université de Yaoundé I et sur
différents moteurs de recherche liés à l’outil informatique.

II.3.2. Collecte des données primaires


II.3.2.1. Collecte des données de l’inventaire floristique
La méthode retenue dans le cadre de cette étude est l’inventaire floristique qui a été
réalisé à la suite d’un échantillonnage systématique basé sur la mise en place des transects de
taille non variable (figure 4). Les transects ont été préalablement définis sur la carte. C’est
ainsi qu’a été placé sur la carte de sondage, des layons horizontaux et parallèles, situé à une
équidistance de 5km et disposés de manière à parcourir la même distance de part et d’autre de
la limite du parc, et de couvrir toutes les zones écologiques de celui-ci. La collecte des
données s’est faite sur une longueur de 2.5km sur une largeur de 2.5m de part et d’autre de la
ligne de base de chaque layon(donc 5m de large), pour un taux de sondage de 0.001% ;ceci
en vue de recenser toutes les espèces ligneuses qui s’y trouvent. Pour ce faire, une équipe de
cinq personnes a été constituée.

Deux coordonnées géographiques représentant le début et la fin de chaque transect


sont enregistrées dans le GPS. Pour atteindre le début du layon, il suffit de sélectionner dans
le GPS le point et de lancer l’opération du craquine. Le GPS indique alors la direction à suivre
et la distance restante à parcourir. Pour retrouver le point initial de chaque transect, une
navigation à l’aide d’un GPS et d’une boussole est nécessaire. Une fois le point initial du
transect retrouvé, un jalon est implémenté pour marquer le début du transect, le point final est
craqué à l’aide du GPS pour avoir la direction du transect. La boussole et le GPS permettent
ainsi à l’équipe de parcourir le transect.

L’identification des espèces s’est faite à partir des clés d’identifications et des
caractères discriminants tels que les fruits, les feuilles, l’odeur, l’écorce, les exsudations
(entaille).
L’équipe de comptage est constituée de cinq personnes. Un pointeur qui prend les
notes, aligne avec le GPS un jalon. Arrivé au début de chaque transect, le pointeur se met sur
la ligne de base. Chaque compteur prend une extrémité du décamètre dont la longueur est
ajustée à la largeur de la placette de l’inventaire (5m). Les limites de la placette sont balisées à
l’aide de branche et feuille peint et les ligneux contenus dans cette placette rectangulaire sont
repérés. Le pisteur ouvre le transect et avance sous l’orientation du boussolieboussole.

Une fois le jalon piqué, les deux prospecteurs marchent de part et d’autre de la ligne
de base en identifiant en langue locale tous les PFNLs à l’aide des caractères discriminants
tels que les fruits, les feuilles, odeur et entaille (écorce) et en mesurant la hauteur et la
circonférence.

II.3.2.2. Mesure des paramètres


Pour chaque PFNL identifiée, les données suivantes sont collectées : la hauteur à
l’aide de la perche graduée ; la circonférence à l’aide du DBH mètre ; degré d’abondance ; et
les coordonnées géographiques de chaque espèce.

La mesure de la circonférence des différents espèces (arbre et arbuste) se fait à


hauteur de poitrine c’est-à-dire à 1.30m. Dans le cas des arbres présentant des contreforts, la
hauteur est mesurée au-dessus des contreforts. Pour les espèces ayant pour type
morphologique les herbes, les lianes, ils elles étaient notésnotées selon le degré de présence
allant de 1-5.

II.3.2.3. Constitution d’un herbier


Un herbier était généralement constitué quand celui-ci était nécessaire pour les
espèces dont l’identification sur le terrain n’était pas facile. Une fois à Yaoundé les espèces
sont identifiées par les spécialistes de systématique de l’université de Yaoundé I. La majorité
des espèces étaient identifiées sur le terrain par les prospecteurs en langue locales, et le
manuel de dendrologie (juin 1990) a permis de connaitre les noms scientifiques des espèces.

II.3.2.4. Données d’enquête socioéconomique


L’approche méthodologique utilisée lors de cette étude est adaptée à la Méthode
Accélérée de Recherche Participative (MARP) (Beaud et Weber, 2003). Il s’agit d’une
méthode systématique et semi-structurée de collecte d’information sur les moyens d’existence
en milieu rural. Si elle n’est pas systématique, elle peut se réduire, et c’est souvent le cas, à
une expérience de « tourisme rural ». A cela s’ajoute les enquêtes individuelles et le porte à
porte dans les ménages.
La collecte des données s’est principalement basée sur un questionnaire détaillé de 6
pages. Celui-ci comprenait des sections sur les variables fondamentales, les renseignements
généraux des ménages et les moyens d’existence comme la production agricole, l’élevage, la
pêche, la collecte des PFNL, les plantes médicinales, la collecte de bois de chauffe et les
autres activités non liées à la forêt. Le questionnaire de base a été élaboré à partir duquel des
sous questions ont été développés sur les questions principales dans le cas où les réponses ne
sont pas interprétables de manière satisfaisante. Cette méthode a permis de mieux cibler la
réalité puisqu’il s’agit d’un dialogue et non d’un interrogatoire avec l’interlocuteur, et que
l’on évite de noter des réponses à des questions mal interprétées par les interlocuteurs ou par
le traducteur. Les sous questions sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, la collecte des PFNL
ont été développées dans ce questionnaire. Un échantillon de 20 ménages a été choisi dans 4
villages de la périphérie du PNL, les ménages sélectionnés étaient donc concernés par le
questionnaire. Une fois dans le village, l’équipe se referait auprès du chef de village pour
avoir les différentes ethnies et les différentes activités des populations. C’est à partir des
données du chef qu’étaient choisis les différents ménages interrogés.

Le choix des quatre villages retenus pour l’étude s’est basé sur le fait que ce sont les
villages représentatifs en termes de populations, en termes de diversités ethniques et en termes
de diversification des activités et donc toutes les pratiques qui se déroulent dans la zone. A
l’intérieur de ces villages, le choix des ménages étaient faite à partir des données reçues du
chef concernant le village.

II.4. Traitement et analyse des données

II.4.1. Données socio-économique

Les données ont été dépouillées manuellement, puis introduites et encodées dans
Excel 2013, ensuite pour chaque paramètre, l’effectif des personnes enquêtés et les fréquences
des réponses ont été déterminées. Les superficies de terres cultivées et les principaux PFNL
collectés ont été déterminées. Les fréquences des différents paramètres influençant la
dépendance aux PFNLs à la périphérie du PNL ont été déterminées et les fréquences des
principauxde principales activités menées à la périphérie du PNL ont été déterminées.
Lors des enquêtes socio-économique, 4 des 20 villages situés en périphérie du PNL
ont été couverts. Dans chaque village, 20 familles étaient retenus pour les enquêtes socio-
économiques soit 80 familles enquêtées.

II.4.2. Inventaire floristique


Les fiches d’inventaire ont été dépouillées manuellement puis saisies à partir d’Excel.
Les classes de circonférences ont été regroupées en dix modalités d’amplitude vingt
centimètre. Ce regroupement a permis d’analyser la structure horizontale du peuplement. Les
hauteurs des arbres ont été regroupées en cinq modalités ce qui a permis d’étudier la structure
verticale des espèces inventoriées. La densité absolue de chaque espèce a été déterminée. La
méthode R a été utilisée pour l’analyse des données de l’inventaire.

I.4.2.1. Densité absolue


La densité absolue indique la valeur

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Annexe 1 : fiche de collecte des PFNL


Région………Département………..….Heure………… N°ZICGC…N°Transect……No m du site……………
Proximited’habitation…………..Nom du [Link] transect (Début) : X ……… Y…… Alt(m)
village………. …..
COVAREF ……………………………………………. [Link] transect (fin): X …………Y …… Alt(m)…..
RELEVE DES DONNEES DES PFNL

INVENTAIRES MULTI-RESSOURCES ET ELABORATION DE TROIS PLANS DE


GESTION SIMPLES POUR LES ZONES DE CHASSE COMMUNAUTAIRES,
LOBEKE, SUD-EST DU CAMEROUN

N° Nom Famille TM Cir. H(m) CV GPS(X) GPS(Y) Alt(m)


scientifique (cm)
de l’espèce

10

11

12
Type morphologique (TM) : plantule (P) ; herbe (H) ; arbuste (A) ; arbre (Ar) ; Code
végétation (CV) : FD : forêt dense ; F : fourrés ; FVAED :Formation végétale aquatique
d’eau douce ; FA : formation arbustive ; FB : formation buissonnante ; FH : formation
herbeuse ; SA :savane (herbeuse ; arbustive, arborée, boisée) ; MFS : mosaïque forêt-savane ;
GF : galerie forestière ; IF : ilot forestier ; HM : habitat modifié ; PL : plantation ;
Circonférence (Cir.) ; Hauteur (H)

ENQUETE ETHNOBOTANIQUE : intérêt alimentaire, commercial ou médicinal des


espèces végétales pour les populations locales

1) Utilisez –vous les arbres (ou herbe) de votre forêt ? (oui ou non)
2) Quels sont les noms des arbres que vous utilisez se trouvant dans cette forêt ?
Arbre Herbe utilisé Partie(s) Usage (sert à Autre lieu ou on
N° utilisé utilisée(s) quoi ?) peut trouver

7
8

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17
Type morphologique ( TM) : Plantule (P) ; herbe ( H) ; arbuste(A) ;arbre(Ar) ; Code
végétation (CV) : FD : forêt dense ;F : fourrés ; FVAED : formation végétale aquatique
d’eau douce ; FA : formation arbustive ; FB : formation buissonnante ; FH : formation
herbeuse ; SA : savane( herbeuse ; arbustive ; arborée ;boisée) ; MFS : mosaïque forêt-
savane ; GF : galerie forestière ; IF : ilot forestier ; HM : habitat modifié ; PL :
plantation ;Circonférence ( Cir) ; Hauteur (H)
Annexe 2 : Trame d’enquête socio-économique administrée aux populations locales

Questionnaire d’enquête sur la dépendance des communautés locales de la périphérie des zones d’intérêts
cynégétiques de la périphérie du Parc National de Lobéké
Nom de l’enquêteur…………………………………Nom de l’arrondissement………………………………
N° ou nom du ménage …………………Date :…………………coord GPS Lat……….. ……Long……
1. IDENTIFICATION
1.1. Nom du village/campement ……………………………………………
1.2. Sexe : (IS1)M /_/ (IS2)F /_/
(du chef de ménage ou de la personne qui a répondu aux questions si autre que le chef de ménage)
1.3. Depuis combien d’années la famille réside-elle dans ce village ? (IA)……………………
1.4. Quelle est votre religion ? (IR)
1.5. Quel est votre âge ?
1.6. Quel est votre profession ?.................................................................................
1.7. De quelle ethnie appartenez-vous ? (IE)………………………………………………….
1.8. Taille de la famille, alphabétisation et scolarisation (IF)
Niveaux d’étude et nombre d’enfants et de femmes
Secondaire Secondaire
Sans niveau Primaire Supérieur
1er cycle 2nd cycle
Taille de la
famille
Chef de
ménage
Épouse 1
Épouse 2
Épouse 3
Nombre NP P NP P NP P NP P NP P
d’enfants G F G F G F G F G F G F G F G F G F G F
dans le
ménage
Autres Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre
personnes
vivant dans le ……………….. ……………….. ……………….. ……………….. ………………..
ménage
NP : enfants non permanents au domicile ; P : enfant permanent au domicile G : garçon ;F : Filles
1.9. Activités principales du ménage
1.9.1. En saison sèche IAS (veuillez indiquer l’ordre d’importance Ex : 1,2 ou3)
Agriculture /_/ pêche /_/ chasse /_/ cueillette des PFNL /_/ Elevage /__/
Exploitation et vente de bois /__/autre (à préciser) /_/……………………………………………
1.9.2. En saison des pluies IAP
Agriculture /_/ pêche /_/ chasse /_/ cueillette des PFNL /_/ Elevage /__/
Exploitation et vente de bois /__/ autre (à préciser) /_/…………………………………………
2. Donner le revenu mensuel du ménage pour chaque activité (montant en FCFA) CAP
2.1. Quelle est le revenu moyen de chaque activité pour votre ménage (montant en FCFA)?
/_/ la vente des produits agricoles /__/ La vente du bois
/_/ la vente des produits d’élevage /__/ L’exploitation des PFNL
/_/ la vente des produits de chasse /__/ la vente du miel
/_/ la vente des produits de pêche /__/ l’artisanat
Autre à préciser :…………………………………………………………………….……………
2.2 Donnez une estimation du revenu total du ménage par mois en FCFA………………………….
3. AGRICULTURE
3.1. Quel type d’agriculture pratiquez-vous ? AP
Agriculture de rente /__/ Agriculture vivrière /__/ Culture irriguée (maraîcher) /__/
Autre (à préciser) …………………………………………………………………………………
3.2. Ou cultivez-vous ? Proximité de maison /__/ éloigné des maison/__/. Si éloigné à quelle distance et
pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
3.3. Qu’est-ce qui se trouvait dans la parcelle avant votre champ ?....................................................................
3.4. Que cultivez – vous ? AC
Maïs /__/ Arachide /__/ Plantain /__/ Cacao /__/ Café /__/ Légumes /__/
Manioc /__/ ; Macabo /__/ Banane /__/ Patate /__/ Autres (préciser) …………………………………………
3.5. Classez par ordre d’importance (donner les proportions %) la destination de vos produits récoltés AD
/_/ vente /_/ consommation /_/ dons
Autres …………………………………………………………….……………………………
3.6. Quel est la proportion des produits agricoles vendus (%) et estimer sa valeur en FCFA ? AP
3.7. Pratiquez – vous le brûlis (brûler les herbes avant de cultiver) ? Oui /__/ Non /__/ AB
3.8. Utilisez – Vous les engrais et les pesticides ? Oui /__/ Non /__/ AEP
3.9. Les terres cultivées vous appartiennent – elles ? Oui /_/ Non /_/ .En partie /_/ ATA
3.10. Si Non, A qui appartiennent –elles ? …………………………………………………ATAN
3.11. Quelle est la superficie de vos terres cultivées ? …………………………………AST
3.12. Quel est le processus d’acquisition des terres dans votre village ? héritage/__/ Dons /__/ Achat/__/
3.13. Donner une estimation de la production agricole par saison AEP
Estimation de la superficie Nombre de sacs ou régimes Prix moyen par
cultivée récoltés en moyenne / an sac ou régimes
Maïs
Arachide
Cacao
Café
Plantain
Macabo
Légumes
Patates
Manioc
Bananes
Autres (à préciser)

3.14. Qu’est-ce qui pose le plus de problèmes en agriculture ? APR


/_/ le manque de fertilisants /_/ le manque d’acheteurs
/_/ le manque de produits phytosanitaires /_/ le mauvais état des routes
/_/ le manque des outils agricoles /_/ le manque d’organisation des populations
/_/ difficulté de conservation des produits récoltés /_/ les mauvaises techniques culturales
/_/ la dégradation des terres (hardés) /_/ manque d’encadrement et d’appui des administrations et des organismes
de développement Autres …………………………………………………………………………………………
3.15. D’après vous comment peut-on résoudre ces problèmes ?................................................ARP
…………………………………………………………………………………….…………..
3.16. D’après vous, comment peut-on faire pour améliorer la production agricole de sorte qu’elle puisse
satisfaire les besoins (en argent et en nutrition) de toute la famille ? ……………AAP
……………………………………………………………………………………………………….
3.17. D’après vous, le nombre d'agriculteurs a-t-il augmenté ou diminué ces dernières années ?
Il a augmenté /__/ Il a diminué /__/ Il est resté inchangé /__/ ANA
3.18. Donner une estimation des dépenses de effectué pour la production agricole (défrichage, labourt, achat des
intrants agricoles etc.)……………………………………… ;
4. ELEVAGE
4.1. Quel type d’élevage pratiquez-vous ? ET
Sédentaire1 /__/ Nomade2 /__/ Semi-nomade3 /__/ Transhumant4 /__/ Porcin /__/ Caprin /__/
Autres (Préciser) ……………………………………………………………………………..
4.2. Quels sont les animaux que vous élevez ? EAE
Espèce animale Nombre Combien de têtes Combien de têtes Prix moyen
approximatif des consommez-vous par pouvez-vous en par tête vendu
bêtes an vendre par an
Bœufs
Moutons
Chèvres
Poules
Canards
chevaux
Porcs

1
Les déplacements sur de longues distances sont réduits. L’éleveur a un domicile fixe
2
les troupeaux se déplacent afin de pâturer les jeunes pousses du type graminéen résultant des précipitations pluviométriques et de recherche
les points ou les réserves d’eau
3
4
Il se distingue de l’élevage nomade par le fait que le troupeau, au lieu de se déplacer qu gré des circonstances, accomplit au cours de
l’année un circuit qui le ramène annuellement à son point de départ
4.3. Classez par ordre d’importance (donner les proportions %) la destination de vos produits récoltés AD
/_/ vente /_/ consommation /_/ dons
Autres …………………………………………………………….……………………………
4.4. D’après vous comment peut-on résoudre ces problèmes ?……………………………EFR
………………………………………………………………………………………………………
4.5. D’après vous, comment peut-on faire pour améliorer l’élevage de sorte qu’il puisse satisfaire les besoins
(consommation et argent) de toute la famille ? …………………EAF
……………………………………………………………………………………………………….
4.6. D’après vous, le nombre d'éleveurs a-t-il augmenté ou diminué ces dernières années ?
Il a augmenté /__/ Il a diminué /__/ Il est resté inchangé /__/ EAD

4.7. Les éleveurs ont-ils des problèmes avec d’autres personnes ? Oui /__/ Non /__/EP
4.8. Si Oui, Avec qui ? EPO
Avec d’autres agriculteurs /__/ Avec des pêcheurs /__/

Avec des éleveurs /__/ Avec les chefs de villages /__/

Avec les Mairies /__/ Avec les Acheteurs /__/

Avec les administrations (Services de conservation Parc, Agriculture, Elevage et Pêche) /__/

Avec d’autres personnes (à citer) …………………………………………………………………..

Commentaires sur le type de problèmes ……………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………

5. PECHE
5.1. Quels sont les types d’activité de pêche PT
Pêche individuelle /__/ Pêche collective5 /__/

Pêche communautaire6 /__/ Autres (à préciser) …………………………………………

5.2. Quels sont les outils de pêche ? PO


Filet /__/ Nasses /__/

Hameçon / Ligne /__/ Pesticides/__/ Epervier /__/

Autre ( à préciser) ………………………………………………………………………………….

5.3. A quel moment de l’année la pêche est –elle pratiquée ? PM


En saison de pluie seulement /__/

5
Pêche pratiquée par tous les pêcheurs de la communauté qui les gère ainsi que ceux venant d’ailleurs. Elle se fait à l’aide d’un seul type
d’outil, et le poisson capturé est individuel
6
Pêche pratiquée exclusivement par la communauté qui les gère. Elle se fait à l’aide d’un seul outil de pêche et les produits bénéficient à
cette communauté
En saison de pluie et pendant la montée des eaux (périodes de crues ) /__/

En saison sèche seulement /__/

En saison sèche et en période de retrait des eaux (périodes de décrues) /__/

5.4. Savez – vous que certaines techniques de pêche que vous utilisez sont punis par la loi ?
Oui /__/ Non /__/ PT

5.5. Si oui, pourquoi la pratiquez – vous ?...................................................................................PP


5.6. Sinon, êtes –vous prêts à changer de techniques ? Oui /__/ Non /__/ PTN
Pourquoi ? ………………………………………………………………………………………….

5.7. Estimation des quantités de poissons pêchés par mois PQ


N° Espèce de poisson Quantité (nombre de quantité vendue par rapport Prix total de la
poissons ou de kilogramme à la quantité pêchée (moitié, quantité vendue
pêché par mois) le quart, la totalité)

Carpe

Capitaine

Sole

Silure

Autres à préciser

5.8. Quels sont les cours d’eaux ou mares d’eaux dans lesquels les habitants du village font la pêche ?
…………………………………………………………………………PCE
5.9. Qui est autorisé à pêcher dans ces cours d ‘eaux ou mares d’eau? PAP
/_/ Autochtone. /_/ Tout résident du village. /_/ Village voisin. /_/ Autre………………..
5.10. D’après vous, le poisson est-il aussi abondant que dans le temps de vos grands-parents ?
/_/ abondant /_/ moyen /_/ passable /_/ rare /_/ absent PPA
Expliquer………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
5.11. Y a-t-il certains poissons en voie de disparition ou qui ont disparu ? /_/ Oui /_/ Non PVD
Si oui, lesquels ? ……………………….……………………………………………………PVDO
5.12. Quels sont les poissons préférés ici dans la famille ? …………………………………PPF
…………………………………………………………………………………………………
5.13. Remarquez-vous une diminution de la ressource en poisson ? Oui /__/ Non /__/ PDP
Si oui ,de quelle espèce ?......................................................... Depuis quand ? ……………………
……………………………………………………………………………………………………….
6. Collecte des PFNL
Quels sont les PFNL que vous récoltez dans la forêt ?
PFNL Mensuel (2023)
Qté (kg) Qté Qté Temps Prix de Lieu de Techniques
produite/an consommée/an vendue/an mis pour vente recolte/distance de recolte
(kg) (kg) la recolte (fcfa)
(jrs)
Okok (paquets
de 2,5kg)/an
Njanssang
(sceau de
5l=4kg)

7. AUTRES ACTIVITES
7.1. Donnez les revenus en une année des activités suivantes si vous les pratiquez AAR
Activités Quantité (ou production) par an Revenus par an
Vente de bois
commerce
Artisanat
Collecte et vente de miel
Chasse
Tansport

7.2. Quels sont les problèmes liés à ces activités ……………………………………………AAP


……………………………………………………………………………………………………….
7.3. Que peut-on faire pour augmenter la production et les revenus de ces activités ? AAAP
……………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………….
8. Espèces ligneuses utilisées en pharmacopée traditionnelle
Espèces utilisées pour Nombres utilisées Etat de sa Problèmes notés Quelles actions pouvons-
traiter ces maladies : par an par régénération Accès(A) nous prendre pour résoudre
ménage Adéquat (A) Disponible(D) les problèmes aperçus ?
Moyen(M) Qualité(Q)
Pauvre(P)
Paludisme

Maux ventre

Douleur musculaire

Grippe
Toux

Diarrhée

Blessures (antibiotiques)

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