Espaces Vectoriels et Applications Linéaires
Espaces Vectoriels et Applications Linéaires
ESPACES VECTORIELS
&
APPLICATIONS LINEAIRES
Adolphe CODJIA
1 ESPACES VECTORIELS 2
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Dé…nition d’un espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Dé…nition générale d’un espace vectoriel sur un corps commutatif (K; ~; |) 6
1.3.1 Tableau de simularité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Suite liée de vecteurs. Suite libre de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Espaces vectoriels de dimension …nie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5.1 Espace vectoriel ayant un nombre …ni de générateurs . . . . . . . . 10
1.5.2 Base d’un espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5.3 Déterminant d’une suite de vecteurs d’un K-espace vectoriel E de
dimension …nie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.6 Sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6.1 Exemples de sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.6.2 Sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel de dimension …nie . . . 14
1.6.3 Rang d’une suite …nie de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.6.4 Sous-espaces supplémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.6.5 Détermination d’un supplémentaire d’un sous-espace vectoriel . . . 18
1.6.6 Somme de n sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.7 Produit de deux espaces vectoriels sur un même corps commutatif K . . . 19
2 APPLICATIONS LINÉAIRES 20
2.1 Image et Noyau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.1.1 Le théorème noyau-image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2.1.2 Rang d’une application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2.1.3 Projections et symétries linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2 Opérations sur les applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2.1 L’espace vectoriel LK (E; F ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2.2 Composition des applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.3 Espace vectoriel quotient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.3.1 Construction de l’espace vectoriel quotient de E par F . . . . . . . 26
2.3.2 Problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.4 Matrice d’une application linéaire f : E ! F . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.4.1 Utilisation du rang d’une matrice associée à une application linéaire
pour trouver son noyau et son ensemble image. . . . . . . . . . . . 29
2.4.2 Utilisation de l’échelonnage d’une matrice associée à une applica-
tion linéaire pour trouver l’équation caractéristique de son ensemble
image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1
TABLE DES MATIÈRES
i
INTRODUCTION
1
Chapitre 1
ESPACES VECTORIELS
1. Une loi de composition interne sur un ensemble E 6= ?, est une loi " " qui
permettrait de composer deux éléments a, b de E pour avoir comme résultat
a b 2 E ; un élément de E, dans la composition a b ; a et b sont
les opérandes et le résultat est : a b.
2. Une loi de composition externe sur un ensemble E 6= ? au moyen d’un autre
ensemble K est une loi "T " qui permettrait de composer un élément 2 K, b 2 E
pour avoir comme résultat T b 2 E ; un élément de E, dans la composition T b ;
et b sont les opérandes et le résultat est : T b.
Ainsi avec une loi ou des lois de compositions internes ou externes véri…ants
certaines propriétés, on a des structures algébriques.
3. En ce qui nous concerne, nous avons vu, les unes après les autres les structures
suivantes :
Magmas =) Semi-groupes =) Monoïdes =) Groupes =) Anneaux =) Corps
=) Espaces Vectoriels.
NB : =) signi…e : de ce qui précède découle ce qui suit
4. Toutes structures algébriques s’accompagnent d’une sous-structure et de morphisme
de même structures. Ici une sous-structure algèbrique d’une structure algébrique
donnée E est un sous ensemble non vide A E tel que vis-à-vis de lui-même ce sous
ensemble A a la structure de E(exemple un sous-groupe F d’un groupe E, qui serait
vis-à-vis de lui-même un groupe)
2
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
3
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
Objectifs
* Connaître les dé…nitions d’un K-espace vectoriel , d’un vecteur nul,
d’une combinaison linéaire de vecteurs, de famille de vecteurs libre,
liée, génératrice, d’un sous-espace vectoriel d’un K-espace vectoriel,
d’une base d’un K-espace vectoriel , de la dimension d’un K-espace vectoriel,
des coordonnées d’un vecteur dans une base donnée sur un K-espace vectoriel,
avoir un sous-espace vectoriel d’un K-espace vectoriel E, comme un
sous-ensemble de E engendré par des vecteurs de E.
Aussi bien que savoir les déterminer comme tels.
* Savoir déterminer le rang d’une famille …nie de vecteurs d’un K-espace vectoriel.
* Savoir déterminer une base des solutions d’un système d’équations linéaires
homogénes
1.1 Introduction
!
Dans P l’ensemble des vecteurs du plan, on a :
! !
(i) 8!u ;!
v 2 P;! u +! v 2 P on dit que "+" est une loi de
!
composition interne sur P avec les propriétés suivantes :
!
(1) !u + (!v +! w ) = (!u +! v)+! w ; 8!
u ;!v ;!
w 2 P.
!
On dit que la loi "+" est associative dans P
! ! ! ! !
(2) Le vecteur 0 2 P véri…e : 8! u 2 P; ! u + 0 = 0 +! u =! u.
!
On dit que la loi "+" admet un élément neutre dans P qui est ici
! ! !
0 2 P dit vecteur nul de P .
! ! !
(3) 8!u 2 P , on a : ( ! u ) 2 P et ! u +( ! u)=( ! u)+! u = 0.
!
On dit que tout élément ! u 2 P admet un symétrique unique qui est
!
( ! u) 2 P.
!
(4) !u +! v =! v +! u ; 8!u ;! v 2 P.
!
On dit que la loi "+" est commutative dans P
!
Dès lors, on dit que P ; + est un groupe commutatif ou abélien
! !
(ii) 8 2 (R; +; ), 8! u 2 P, ! :u = ! u 2 P on dit que ":" est
!
une loi de composition externe sur P au moyen du corps (R; +; )
avec les propriétés suivantes :
!
(5) 1!u =! u , 8!u 2 P .(1 est l’élément neutre de (R; ))
!
(6) ( ! u)=( )! u , 8!u 2 P , 8 ; 2 R.
!
(7) (! u +! v)= ! u + ! v ; 8 2 K; 8! u ;!v 2 P.
!
(8) ( + ) ! u = ! u + ! u , 8 ; 2 R, 8! u 2 P.
!
On a ainsi une structure d’espace vectoriel sur P et
!
on dit que P ; +; : est un R-espace vectoriel.
Dans la suite on va généraliser la situation ci-dessus dans le sens :
!
1. Remplacer P par un ensemble non vide E, qui muni de "+" loi de
composition interne sur E et ":" loi de composition externe sur E au
moyen d’un corps (K; +; (notée aussi ":")) quelconque. Ici K =(R ou C).
Tel que conformément aux éléments de E on a les propriétés (1) à (8).
et ainsi avoir encore une structure d’espace vectoriel sur E et dire
4
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
5
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
6
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
1.3.2 Exemples
a) Soit K = R ou C et n un entier naturel non nul.
On munit l’ensemble Kn des lois dé…nies par les formules ci-dessous :
8 (u1 ; u2 ; :::::; un ) ; (v1 ; v2 ; :::::; vn ) 2 Kn ;
(u1 ; u2 ; :::::; un ) + (v1 ; v2 ; :::::; vn ) = (u1 + v1 ; u2 + v2 ; :::::; un + vn ) :
8 (u1 ; u2 ; :::::; un ) 2 Kn , 8 2 K;
(u1 ; u2 ; :::::; un ) = ( u1 ; u2 ; :::::; un ) :
Ces lois font de Kn un K-espace vectoriel.
b) L’ensemble C [x] des polynômes à une variable x et à coe¢ cients dans C
est un espace vectoriel sur le corps des nombre complexes, l’addition étant celle
des polynômes et la multiplication par un nombre complexe c le produit
7
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
de c par un polynôme .
Ce même ensemble est aussi un espace vectoriel sur le corps R des nombres réels avec
une loi externe de multiplication par un nombre réel.On dit que C [x] est un espace
vectoriel complexe si son corps de base est C Si le corps de base est R,
on dit qu’on a un espace vectoriel réel.
c) L’ensemble Mpq (K) des matrices de type (p; q) muni de l’addition est un groupe
commutatif en association avec la loi de composition externe
(qui est la multiplicationon par un scalaire complexe ou réel, d’une matrice)
fait de Mpq (K) un K-espace vectoriel avec K = C ou R.
Dé…nition
Soit une suite (x1 ; x2 ; :::::; xn ) de n vecteurs d’un (K; +; )-espace vectoriel (E; +; :) ;
une combinaison nlinéaire de cette suite est un élément de E de la forme :
P
y= i xi = 1 x1 + 2 x2 + ::::: + n xn
i=1
où 1 ; 2 ; :::::; n sont des scalaires de K ce sont les coé¢ cients de
la combinaison linéaire ; aussi dit-on que y est combinaison linéaire des
vecteurs x1 ; x2 ; ::::; xn .
Aussi une suite (x1 ; x2 ; :::::; xn ) de n vecteurs d’un (K; ~; |)-espace
vectoriel (E; ; ) ;une combinaison linéaire de cette suite est un élément
de E de la forme :
y = ( 1 x1 ) ( 2 x2 ) ::::: ( n xn )
où 1 ; 2 ; :::::; n sont des scalaires de K ce sont les coé¢ cients de
la combinaison linéaire.
Exemple
Dans R2 , x = 2 (1; 4) + 7 ( 4; 5) 3 (6; 9) est une combinaison de la
suite de vecteurs((1; 4) ; ( 4; 5) ; (6; 9)).
8
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
avec z réel quelconque, ainsi ((1; 4) ; ( 4; 5) ; (6; 9)) R2 est une suite liée.
2. Soit x (1; 4) + y ( 4; 5) = (x 4y ; 4x + 5y ) = (0; 0)
x 4y = 0
, ) x = y = 0.
4x + 5y = 0
Ainsi ((1; 4) ; ( 4; 5)) est une suite libre.
EXERCICE 1
Montrer que les vecteurs suivants de R3 sont linéairement
dépendants et préciser leur relation de dépendance :
1. u = (1; 2; 1); v = (1; 0; 1); w = ( 1; 2; 3)
2. u = (1; 2; 3); v = (4; 5; 6); w = ( 1; 2; 3)
3. u = ( 1; 2; 5); v = (2; 3; 4); w = (7; 0; 7) ;
Proposition de correction
1. u = (1;22; 1); v = (1;30; 1); w2= ( 1; 2; 3) 3
1 2 1 u 1 2 1 u
Soit A = 4 1 0 1 5 v 4 0 2 2 5 v u
1 2 3 w 0 4 4 w+u
2 3
1 2 1 u
A 4 0 2 2 5 v u
0 0 0 w + u + 2 (v u) ) w + u + 2 (v u) = ~0
w + u + 2 (v u) = ~0 , w + u + 2 (v u) = 2v u + w = ~0 ; donc
la famille fu; v; wg est une famille liée et la relation de dépendance
liant les vecteurs : u; v; w est : 2v u + w = ~0.
2.u = (1; 2;
2 3); v = (4; 5;3 6); w =2( 1; 2; 3) 3
1 2 3 u 1 2 3
Soit B = 4 4 5 6 5 v ' 4 0 3 6 5 v 4u
2 1 3 2 3 w 0 4 6 w+u
1 2 3
'4 0 3 6 5 v 4u
0 0 6 3 (w + u) + 4 (v 4u)
) rang (B) = 3 = card (u; v; w) donc la famille est libre, ici on
n’a pas de dépendance linéaire.
3. u = ( 21; 2; 5); v = (2; 3 3; 4); w
2 = (7; 0; 7). 3
1 2 5 u 1 2 5 u
Soit C = 4 2 3 4 5 v 4 0 7 14 5 v + 2u
7 0 7 w 0 14 28 w + 7u
2 3
1 2 5 u
C 4 0 7 14 5 v + 2u
0 0 0 w + 7u 2 (v + 2u) ) w + 7u 2 (v + 2u) = ~0
w + 7u 2 (v + 2u) = ~0 , w + 7u 2 (v + 2u) = 3u 2v + w = ~0 ; donc
la famille fu; v; wg est une famille liée et la relation de dépendance
liant les vecteurs : u; v; w est :
1 1
3u 2v + w = ~0 , u = (2v w) , v = (3u + w) , w = 2v 3u.
3 2
Propriété 1
Pour qu’une suite de vecteurs x1 ; x2 ; :::::; xn soit liée, il faut et il su¢ t
que l’un d’eux soit une combinaison linéaire des autres.
9
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
10
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
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CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
12
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
Exemple
Soient V1 = (1; 6; 8), V2 = (0; 3; 11), V3 = (0; 0; 5) trois vecteurs du R-espace
vectoriel R3 , et S = (V1 ; V2 ; V3 ) R3 .
Comme cardinal de (S) noté Card (S) = 3 = dim R3 alors on peut évaluer le
déterminant de S : 2 3
1 0 0 1 0 0
det (S) = 6 3 0 = 15. Soit A = 4 6 3 0 5,
8 11 5 8 11 5
t
on a det (S) = det A = det ( A).
On peut donc saisir les coordonnées des Vj en colonne ou en ligne.
Proposition
Soit S = (V1 ; V2 ; ::::; Vn ) une suite de n vecteurs d’un K-espace vectoriel E de
dimension n. Soit une base , de E,
a) Si det (S) 6= 0, alors la suite S est libre ou linéairement indépendante et comme
Card (S) = dim E, donc S est une base de E.
b) Si det (S) = 0, alors la suite S est liée ou linéairement dépendante.
Remarques
Soit une famille de vecteurs d’un K-espace vectoriel E de
dimension n.
1. est une famille libre de E, alors Card ( ) n ;
2. si Card ( ) > n, alors ne peut être une famille libre de E
3. est une famille génératrice de E, alors Card ( ) n.
4. Si Card ( ) < n, alors ne peut être une famille génératrice de E
5. est une base de E, alors card ( ) = n.
13
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
14
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
15
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
2 1 0 0
MF est une matrice associée à la suite ou à2 la famille 3 S2 .
1 0
6 0 1 7
Le rang de MF est la dimension de F , vu 6 4 0 0 5
7
0 0
le rang de MF est 2, donc dim F = 2.
Soit S3 = fe1 ; e2 ; e3 ; e4 ; e5 g
E + F =< e1 ;2 e2 ; e3 ; e4 ; e5 >= vect
3 (S23 ) 3
1 2 3 4 1 0 0 0
6 1 1 1 3 7 6 0 1 0 0 7
6 7 6 7
Soit ME+F = 6 6 2 1 1 1 7 6 0 0 1 0 7
7 6 7
4 1 0 1 2 5 4 0 0 0 1 5
2 3 0 1 0 0 0 0
ME+F est une matrice associée à la suite ou à la famille 2 S3 . 3
1 0 0 0
6 0 1 0 0 7
6 7
Le rang de ME+F est la dimension de E + F , vu 6 6 0 0 1 0 7
7
4 0 0 0 1 5
0 0 0 0
le rang de ME+F est 4, donc dim (E + F ) = 4.
Pour …nir on sait que : E + F = vect (E [ F ) =< E [ F >
dim (E + F ) = dim E + dim F dim (E \ F ) ,
dim (E \ F ) = dim E + dim F dim (E + F ) = 3 + 2 4 = 1.
EXERCICE 2
Préciser si les familles constituées des vecteurs suivants sont liés ou libres.
1. u = (7; 12) ; v = (18; 13) ; w = ( 4; 17)
2. u = ( 1; 0; 2) ; v = (1; 3; 1) ; w = (0; 1; 1)
5 9
3. u = (15; 27; 6; 12) ; v = ( ; ; 1; 2).
2 2
Proposition de correction de l’exo.2
1. u = (7; 12) ; v = (18; 13) ; w = ( 4; 17)
16
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
17
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
18
CHAPITRE 1. ESPACES VECTORIELS
X
n
On dit que la somme Fi est directe si
i=1
8 (x1 ; x2 ; :::; xn ) 2 F1 F2 ... Fn ; x1 + x2 + ::: + xn = 0E )
x1 = x2 = ::: = xn = 0E .
M n
Dans ce cas, on note F1 F2 ... Fn = Fi
i=1
Mn
Aussi tout élément de F1 F2 ... Fn = Fi s’écrit de manière
i=1
unique comme somme d’éléments des Fi .
Proposition
Si les Fi sont de dimension …nie, alors !
Mn M n Xn
Fi est de dimension …nie et dim Fi = dim (Fi ).
i=1 ! i=1 i=1
Xn Xn Xn Mn
Aussi (dim Fi = dim (Fi )), Fi = Fi .
i=1 i=1 i=1 i=1
X
n M
n
Fi = Fi veut dire que l’on a une somme directe des Fi .
i=1 i=1
19
Chapitre 2
APPLICATIONS LINÉAIRES
Objectifs
* Connaître les dé…nitions d’une application linéaire h d’un K-espace
vectoriel E dans un L-espace vectoriel F avec K L,
(généralement on prend K = L ) le noyau( ker h) et l’ensemble-image de h( Im h).
pour …nir savoir les déterminer comme tels.
* Connaître les caractérisations de l’injectivité et de la surjectivité d’une
application linéaire h à travers ker h et Im h.
* Savoir déterminer la matrice d’une application linéaire h d’un K-espace
vectoriel E muni d’une base dans un L-espace vectoriel F muni d’une
base avec K L que je noterai M at (h; ; ) = M (f ).
* Comprendre les liens entre matrices et applications linéaires.
* Savoir déterminer la matrice de passage d’une base à une autre d’un K-espace
vectoriel, puisse qu’un K-espace vectoriel non réduit au vecteur nul admet
une in…nité de bases. Dès lors le choix d’une base d’un K-espace vectoriel est in…ni.
* Savoir déterminer la matrice B d’une application linéaire dans de nouvelles
bases en fonction de sa matrice A dans d’anciennes bases avec B = QAP :
Q et P sont des matrices de passage d’une ancienne base à une nouvelle base.
Aussi déterminer les coordonnées d’un vecteur au biais d’une nouvelle base
en fonction des coordonnées du même vecteur au moyen d’une ancienne base.
L’usage de la matrice de passage d’une ancienne base à une nouvelle base est
de rigueur.
Dé…nition 0 (d’une application linéaire)
Soient (E; >; ?) et (F; ; ~) deux K-espaces vectoriels et
f : E ! F une application de E dans F .
On dit que f est une application linéaire si elle possède les deux propriétés suivantes :
(i) 8x 2 E, 8y 2 E, f (x>y) = f (x) f (y).
(ii) 8x 2 E, 8 2 K, f ( ?x) = ~f (x).
Remarques
(i) et (ii) () 8x, y 2 E, 8 , 2 K, f (( ?x) > ( ?y)) = f ( ?x) f ( ?y)
= ( ~f (x)) ( ~f (y))
(i) et (ii) () 8x, y 2 E, 8 2 K, f (( ?x) >y) = f ( ?x) f (y) = ( ~f (x)) f (y).
Dé…nition 1 (d’une application linéaire)
Soient (E; +; :) et (F; +; :) deux K-espaces vectoriels et
f : E ! F une application de E dans F .
On dit que f est une application linéaire si elle possède les deux propriétés suivantes :
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CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
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CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
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CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
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CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
Exemples
a° ) L’application f : E ! F qui, à tout vecteur x 2 E associe le vecteur nul 0F
de F est linéaire. On a Im f = f0F g et le rang de f est nul.Le noyau ker f = E.
b° ) L’application f de E dans E qui, à tout vecteur x 2 E, associe le vecteur x est
linéaire. Ker f = f0g, f (E) = E. On l’appelle l’identité IdE .
C’est un isomorphisme de E sur E;ou automorphisme de E.
c° ) Si E est un espace vectoriel sur le corps K et a 6= 0 un élément de K,
l’application f :x 7 ! ax est une application linéaire de E sur E et
c’est un automorphisme(homothétie vectorielle):
d° ) Soit F et G deux sous-espaces supplémentaires dans E. A tout vecteur x 2 E;
on peut faire correspondre sa composante y 2 F dé…nie par :
x = y + z, y 2 F , z 2 G.
L’application f : x 7 ! y est une application linéaire de E dans F qu’on appelle
projection sur F parallèlement à G. Le noyau de f est G et l’image f (E) est F .
Si E est de dimension …nie, on véri…e directemnet le théorème noyau-image
sur les dimensions.
e° ) Soit E = Cn [X] le C-espace vectoriel des polynômes complexes de degré
inférieur ou égal à n, avec le polynôme nul. L’application f : P 7 ! P + P 0 ; où P 0 est
le polynôme dérivé de P , est une application linéaire de E dans E; on dit encore que
c’est un C-endomorphisme de E.
On véri…e directement que Ker f = f0g ; il résulte alors du théorème 1 que f est
un automorphisme de E donc est surjective.
f° ) Une application linéaire de E un K-espace vectoriel dans K s’appelle une forme
linéaire sur E (K est un espace vectoriel sur lui-même). Soit f une forme linéaire
non nulle sur un K-espace vectoriel E de dimension n. On a Im f 6= f0g et Im f K ;
donc l’image de f , espace de dimension 1 appelé droite vectorielle
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CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
25
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
26
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
dimension …nie.
2.3.2 Problème
La construction de l’espace vectoriel quotient de E par F donne une solution
au problème suivant : étant donné un K-espace vectoriel E et un sous-espace
vectoriel F , trouver un espace vectoriel E 0 sur K et une application linéaire surjective
f : E ! E 0 dont le noyau est F . Lorsque E est de dimension …nie, on obtient
aisément une solution du problème de la façon suivante : prenant un sous-espace
supplémentaire G de F dans E ; la projection p : E ! G de E sur G
parallèlement à F est une application linéaire surjective de noyau F .
Théorème 3
Soit f : E ! E 0 une application linéaire surjective de l’espace vectoriel E sur
l’espace vectoriel E 0 et F son noyau. L’espace E 0 est isomorphe à
l’espace quotient E=F par un isomorphisme tel que :f = ' ; où ' est
l’application linéaire canonique de E sur E=F . Suivant le diagramme suivant
'
E ! E=F
f
& #
E0
Corollaire 1 du théorème 3
Toutes les solutions du problème sont des espaces vectoriels
isomorphes entre eux.
Corollaire 2 du théorème 3
Si E est de dimension …nie et F un sous-espace vectoriel de E,
on a : dim E=F =dim E dim F , et dim E=F s’appelle la codimension
de F dans E, et se note co dim F , ainsi co dim F = dim E=F .
Dé…nition
Soit f une application linéaire de E ! F deux K-espaces vectoriels de
dimension …nie chacun. On appelle conoyau de f , et on le note Co ker f
l’espace quotient F= Im f . De là si f est surjective alors Co ker = f0F g.
27
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
28
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
2 3
x1
6 7
Ainsi 8x 2 E, 9!x = 4 ... 5 2 Kp matrice colonne qui représente
xp
les coordonnées du vecteur x 2 E dans la base de sorte que
p
X
symboliquement : x = x = xi ei .
i=1
Il sera de même 2
de F 3c’est-à-dire :
y1
6 7
8y 2 F , 9!y = 4 ... 5 2 Kq matrice colonne qui représente
0
yq
les coordonnées du vecteur y 2 F dans la base 0 de sorte que
q
0
X
0
symboliquement : y = y = yi ti .
i=1
De là l’application linéaire f : (E; ) ! (F; 0 ) peut être dé…nie comme suit :
a) f (x) = y on n’a pas utilisé les bases en présence.
0
b) f x = y on a utilisé les bases en présence, ce qui permettra de déterminée
0
f à la donnée de M 0 (f ) en posant : f x = M 0 (f ) x = (f (x)) 0 = y .
Avec les données de f , et 0 on a naturellement M 0 (f ).
Corollaire L’espace vectoriel LK (E; F ) est de dimension …nie n = pq.
Remarques
1° ) Les espaces vectoriels LK (E; F ) et Mqp (K) sont isomorphes mais
cet isomorphisme dépend des bases et 0 choisies dans E et F .
On devrait le noter : M 0 : LK (E; F ) ! Mqp (K).
Il est déterminé par le choix de ces bases.
2° ) Il résulte de la proposition 1 qu’une matrice q p quelconque dont les
coe¢ cients appartiennent à un corps K peut toujours être considérée comme
la matrice d’une application linéaire d’un espace vectoriel E de dimension p
sur K dans un espace vectoriel F de dimension q sur K,
par exemple de E = Kp dans F = Kq .
29
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
2 3 2 3
0 3 2 1 1 0 0 0
6 2 5 1 6 7 6 6 23 13 2 7
6 7 6 7
6 1 3 4 2 7 6 2 3 8 1 7
6 7 6 7
6 1 0 0 0 7 6 0 0 0 1 7
6 7 6 7
6 0 1 0 0 7 6 0 1 0 0 7
6 7 6 7
4 0 0 1 0 5 4 0 0 1 0 5
0 0 0 1 1 3 2 0
30
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
C1 -3C4 - 12 C4 C3 + 13
2 4
C C2 + 23 C
2 3 2 4
1 0 0 0
6 0 1 0 0 7
6 7
6 5 1 29 29 7
6 2 2 2 7
6 3 1 13 23 7
6 2 2 2 7
6 0 0 0 1 7
6 7
4 0 0 1 0 5
1 0 2 3
C4 -C3
2 3
1 0 0 0
6 0 1 0 0 7
6 7
6 5 1 29
0 7
6 2 2 7
6 3 1 13
5 7
6 2 2 7
6 0 0 0 1 7
6 7
4 0 0 1 1 5
1 0 2 1
Evaluons
2 : 3 2 3
3 1 13
5 2 3 3 1 13
5
2 2 0 3 2 1 6 2 2
6 0 0 0 1 7 0 0 0 1 7
A 6 4 0
7 = 4 2 5 1 6 56
5 4
7
0 1 1 0 0 1 1 5
1 3 4 2
1 0 2 1 2 31 0 2 1
1 0 0 0
=4 0 1 0 0 5
1 29
5 2 2
0
Ainsi nous pouvons conclure que rang (A) = rang (f ) = 3 = dim Im f
Et Im f =< (1; 0; 5) ; 0; 1; 12 ; 0; 0; 292
> et ker f =< (5; 1; 1; 1) >.
Ce qui est normal puisque la matrice A étant de type (3; 4) alors
dim E = 4 et dim F = 3 avec f : E ! F application linéaire.
Ici comme dim F = 3 = dim Im f ) Im f = F .
31
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
2 3 2 3
1 2 3 3 y1 1 2 3 3 y1
M =4 1 4 5 7 y2 5 ' 4 0 2 2 4 y2 y1 5
L2 L1
2 0 2 2 4 y3 0 32 2 4 y3
1 2 3 3 y1
M '4 0 2 2 4 y2 y1 5
0 0 0 0 y3 y2 + y1 L3 L2
et alors le système AX = Y est compatible si y3 y2 + y1 = 0
Ainsi Im f = f(y1 ; y2 ; y3 ) 2 R3 ; y3 y2 + y1 = 0g.
32
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
A0 = M at (u; 0 ) = M at 0 0 (u)
= M at 0 0 (IdE u IdE ) = M at 0 (IdE ) M at (u) M at 0 (IdE ).,
1
or M at 0 (IdE ) = M at 0 (IdE ) , donc :
A0 = P 1 AP , A = P A0 P 1 .
Proposition
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension …nie E,
muni d’une base et A = M at (u; ) = M at (u).
u est un automorphisme de E ssi det A 6= 0 et A 1 = M at (u 1 ; ) = M at (u 1 ).
Exercice 2 3 2 3
0 1 1 0 0 0 0 0
6 0 0 1 0 7 6 7
Montrer que les matrices A = 6 7 et B = 6 0 0 1 1 7 sont
4 0 0 0 0 5 4 0 0 0 1 5
0 0 0 0 0 0 0 0
semblables.
Proposition de solution
La solution revient à trouver quatre vecteurs v1 ; v2 ; v3 ; v4 2 R4 tel que :
Av1 = 0, Av2 = 0, Av3 = v2 , Av4 = v2 + v3 et det (v1 ; v2 ; v3 ; v4 ) 6= 0.
Dès lors ;
Av1 = 0, je propose dans la base canonique de R4 , v1 = (0; 0; 0; 1)
Av2 = 0, je propose dans la base canonique de R4 , v2 = (1; 0; 0; 0)
Av3 = v2 , je propose dans la base canonique de R4 , v3 = (0; 1; 0; 0)
Av4 = v2 + v3 , je propose dans la base canonique de R4 , v4 = (0; 0; 1; 0).
0 1 0 0
0 0 1 0
Soit = fv1 ; v2 ; v3 ; v4 g, on a det = = 1 6= 0.
0 0 0 1
1 0 0 0
2 3
0 1 0 0
6 0 0 1 0 7
De là soit P = Ppass( a ) = P = 6 7
4 0 0 0 1 5, alors on a :
1 0 0 0
1
B = P AP , A et B sont semblables.
Remarque :
Soit x 2 E, soient = (e1 ; :::; en ), 0 = e01 ; :::; e0n deux bases de E,
symboliquement on notera :
x= x et 0 = P 0 ici est considérée comme une matrice uniligne :
e1 e2 en et 0 est considérée comme une matrice uniligne :
0
e1 e02 e0n .
Aussi on a : (e0i ) = P 0 (ei ) , 8i 2 f1; 2; :::; ng, (e0i ) et (ei ) sont les
coordonnées de e0i et ei dans la base = (e1 ; :::; en ).
Proposition
) ; 0 =1 e01 ; :::; e0n deux bases de E.
Soient = (e1 ; :::; en0
x1
B x2 C
B C
Soit x 2 E, et x = B .. C= les coordonnées de x dans la base .
@ . A
xn
33
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
0 1
x01
B x02 C
B
0 C 0
et x = B .. C= les coordonnées de x dans la base
@ . A
x0n
0 0
alors x = (P 0 = P ) x , x = P 0 = P 1 x .
Remarque
Soient deux bases = (e1 ; e2 ; :::; en ) et 0 = (t1 ; t2 ; :::; tn ) d’un K-espace vectoriel E
de dimension n.
P 0 = t1 t2 tn où tj constituent la j ieme colonne avec les coordonnées de
tj dans la base . 81 j n,
et det P 0 = det ( 0 ) = t1 t2 tn . Je rappelle que P 0 est la matrice de
passage de la base à la base 0 .
Proposition
Soit S = (V1 ; V2 ; ::::; Vn ) une suite de n vecteurs d’un K-espace vectoriel E de
dimension n. Soit deux base , 0 de E, alors :
det (S) = V1 V2 Vn = det ( 0 ) det 0 (S)
0 0 0
= t1 t2 tn V1 V2 Vn
det (S) = det P 0 det 0 (S).
1
= det P 0 det (M (f )) det P 0
1
= det P 0 det (M (f )) det P 0
1
= det P 0 det P 0 det (M (f ))(car K est un corps commutatif)
= det (M (f )).
1
Aussi T race M 0 0 (f ) = T race P 0 M (f ) P 0
1
= T race P 0 P 0 M (f ) = T race (M (f )).
EXERCICE 1
I. R3 est muni de sa base canonique 0 = f(1; 0; 0) ; (0; 1; 0) ; (0; 0; 1)g.
Soit les systèmes B1 = fv1 ; v2 ; v3 g et B = fe1 ; e2 ; e3 g où
on a : v1 = (1; 0; 1) ; v2 = (1; 1; 1) et v3 = (0; 1; 1) puis
e1 = (1; 2; 0) ; e2 = (0; 1; 0) et e3 = (0; 0; 1)
1. 1) Montrer que B1 et B sont des bases de R3 .
34
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
Proposition de correction
I.
1. B1 = fv1 ; v2 ; v3 g R3 et B = fe1 ; e2 ; e3 g R3 et
card (B1 ) = 3 = dim R3 = card (B).
Ainsi on va évaluer les det (B) et det (B1 ).
1 1 0 0 1 0
det (B1 ) = 0 1 1 = 1 1 1 = 1 6= 0(j’ai fait C1 C2 )
1 1 1 0 1 1
) B1 est une base de R3 .
1 0 0
det (B) = 2 1 0 = 1 6= 0 ) B est une base de R3 .
0 0 1
2.
* 9? ; ; 2 R ;
(3; 4; 5) = (1; 0; 1) + (1; 1; 1) + (0; 1; 1)
=( + ; + ; + + )
35
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
36
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
37
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
38
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
39
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
3
Soit f un endomorphisme de 2 R de matrice3 A dans la base canonique 0 = (e1 ; e2 ; e3 )
1 2 3
dé…nie par : A = 4 1 4 5 5.
2 3 0 2 2
2
Soit X 0 = 4 3 5 les coordonnées d’un vecteur x1 dans la base 0 .
4
1. Calculer f (x1 ) dans la base 0 .
2. Soient u1 = e1 + e2 + e3 , u2 = e1 + 3e2 + 2e3 , u3 = e1 + 2e2 + e3 .
a) Montrer que = (u1 ; u2 ; u3 ) est une base de R3 .
b) Déterminer la matrice de passage P de la base 0 à la base .
c) Déterminer la matrice de passage P 0 de la base à la base 0 .
d) Donner les coordonnées X du vecteur x1 dans la base de deux façons.
e) Déterminer la matrice D de f dans la base de deux façons.
f) Calculer f (x1 ) dans la base , de deux façons.
g) Donner l’expressi on de A à partir de celle de D ci-dessus.
Donner A2 , A3 , A4 en fonction de P , D et P 1 .
Déterminer explicitement An avec n 2 N.
Proposé de solution 2 3 2 3
2 8
1. (f (x1 )) 0 = M at (f; 0 ; 0 ) X 0 = A 4 3 5 = 4 10 5.
4 2
2.
a) Avec = (u1 ; u2 ; u3 ) R3 et Card ( ) = 3 = dim R3 ,
1 1 1
on va calculer det ( ) = 1 3 2 = 1 6= 0, donc est une base de R3 .
1 2 1
b) La matrice 2 de passage3 P de la base 0 à la base est :
1 1 1
P =P 0 =4 1 3 2 5
1 2 1
c) La matrice de passage P 0 de la 0 base à la base
1 0 est :
1 1 1
1
P0 = P 0 = P 0 =P 1=@ 1 0 1 A.
2 31 1 2
1
d) On a X = P 0 X 0 = 4 6 5 d’une façon
7
l’autre 2
façon serait
3 par exemple de noter que
2
X 0 = 4 3 5 = au1 + bu2 + cu3
2 4 3 2 3 2 3
1 1 1
X 0 = a 4 1 5 + b 4 3 5 + c 4 2 5 et en résolvant le
1 2 1
système on trouve bien a 0 = 1, b = 6, 1 c = 7.
0 0 0
e) On a : D = P 1 AP = @ 0 1 0 A d’une façon
0 0 2
40
CHAPITRE 2. APPLICATIONS LINÉAIRES
41
TRAVAUX DIRIGES/Espaces vectoriels et Applications linéaires
Rappels
Sur un K-espace vectoriel E, de dimension n, muni d’une base considérons
une famille S de vecteurs de E. Le rang de S est le rang de la A matrice
constituée en lignes ou en colonnes des coordonnées des vecteurs de S.
On notera que A est une matrice associée à la suite S.
1. S est génératrice de E ssi le rang de S = n = rang (A)
2. S est libre ssi le rang de S =Cardinal de S(CardS)=rang(A)
3. S est liée ssi le rang de S est stritement inférieur au Cardinal de S(CardS)
4. S est une base de E ssi le rang de S = n =Cardinal de S(CardS)=rang(A)
5. Soit F =< S >, alors dim F = rang (S) = rang (A)
EXERCICE 1
Préciser si les familles constituées des vecteurs suivants sont liés ou libres.
1. u = (7; 12); v = (18; 13); w = ( 4; 17)
2. u = ( 1; 0; 2); v = (1; 3; 1); w = (0; 1; 1)
5 9
3. u = (15; 27; 6; 12); v = ( ; ; 1; 2).
2 2
EXERCICE 2
On se place dans R3 est muni de sa base canonique (e1 ; e2 ; e3 )et on dé…nit les vecteurs
w1 = (1; 1; 1) ; w2 = (1; 0; 0) ; w3 = (1; 1; 0) ; w4 = (0; 0; 1) ; w5 = (2; 2; 0).
Pour chacune des familles suivantes dire si elle est génératrice :
S1 = fw1 ; w2 g ; S2 = fw2 ; w5 g ; S3 = fw3 ; w5 g ; S4 = fw4 ; w5 g ; S5 = fw1 ; w2 ; w3 g ;
S6 = fw1 ; w3 ; w4 g ; S7 = fw5 ; w3 ; w1 g ; S8 = fw1 ; w2 ; w3 ; w4 g.
EXERCICE 3
On se place dans R3 est muni de sa base canonique (e1 ; e2 ; e3 ) et on dé…nit les vecteurs
w1 = (1; 1; 1) ; w2 = (1; 0; 0) ; w3 = (1; 1; 0) ; w4 = (0; 0; 1) ; w5 = (2; 2; 0).
Les familles suivantes sont-elles des bases de R3 :
S1 = fw1 ; w2 g ; S2 = fw2 ; w5 g ; S3 = fw3 ; w5 g ; S4 = fw4 ; w5 g ; S5 = fw1 ; w2 ; w3 g ;
S6 = fw1 ; w3 ; w4 g ; S7 = fw5 ; w3 ; w1 g ; S8 = fw1 ; w2 ; w3 ; w4 g.
EXERCICE 4
R3 est muni de sa base canonique (e1 ; e2 ; e3 ).
Soient les vecteurs u1 = (1; 1; 1) ; u2 = ( 1; 1; 0) ; u3 = (1; 0; 1).
1. Montrer que B1 = fu1 ; u2 ; u3 g est une base de R3 .
2. Donner les coordonnées respectives des vecteurs (1; 0; 0) ; (1; 0; 1) et (0; 0; 1)
dans B1 .
3. Soit B2 = fv1 = (0; 1; 1) ; v2 = (1; 0; 1) ; v3 = (1; 1; 0)g.
(a) Montrer que B2 est une base de R3 .
(b) Trouver dans B1 et B2 les composantes du vecteur (1; 2; 1).
EXERCICE 5
R4 est muni de sa base canonique (t1 ; t2 ; t3 ; t4 ). On considère les vecteurs :
e1 = (1; 2; 3; 4) ; e2 = (1; 1; 1; 3) ; e3 = (2; 1; 1; 1) ; e4 = ( 1; 0; 1; 2) ; e5 = (2; 3; 0; 1).
Soient E l’espace vectoriel engendré par e1 ; e2 ; e3 et F par e4 et e5 .
Calculer les dimensions respectives de E, F , E \ F et E + F .
EXERCICE 6
Soit E = f(x; y; z; t) 2 R4 ; x + y z + 2t = 0 et x + y + z = 0 g
a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de R4 .
b) Donner une base et la dimension de E.
EXERCICE 7
42
TRAVAUX DIRIGES/Espaces vectoriels et Applications linéaires
43
TRAVAUX DIRIGES/Espaces vectoriels et Applications linéaires
44
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série A
Exercice 1
Dans R2 , on pose : (x; y) + (x0 ; y 0 ) = (x + x0 ; y + y 0 ) et (x; y) = ( x; 0) ;
2 R: Ces deux lois de composition dé…nissent-elles sur R2
une structure d’espace vectoriel sur R?
Exercice 2
I) Montrer que les vecteurs suivants de R3 sont linéairement
dépendants et préciser leur relation de dépendance :
a) u = (1; 2; 1); v = (1; 0; 1); w = ( 1; 2; 3)
b) u = ( 1; 2; 5); v = (2; 3; 4); w = (7; 0; 7).
II) Préciser si les familles constituées des vecteurs suivants sont liés ou libres.
a) u = (7; 12); v = (18; 13); w = ( 4; 17)
b) u = ( 1; 0; 2); v = (1; 3; 1); w = (0; 1; 1)
5 9
c) u = (15; 27; 6; 12); v = ( ; ; 1; 2):
2 2
III) Déterminer tous les vecteurs (x; y; z) de R3 tels que le système suivant soit libre :
E1 = fx 2 R4 j x2 = 0g ; E2 = fx 2 R4 j x2 0g ; E3 = fx 2 R4 j x1 = x2 + x3 g ;
E4 = fx 2 R4 j x3 x4 = 0g ; E5 = fx 2 R4 j x1 2 Qg ; E6 = fx 2 R4 j x2 = x21 g :
Exercice 4
On considère E = R2 [X], l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal
à 2 à coe¢ cients réels muni de sa base canonique B = (1; x; x2 ).
1. Montrer que B1 = (1; 1 + x; 1 + x + x2 ) est une base de E.
2
2. 0 = 2x1+ 3x + 4 dans la base B1 .
Ecrire f (x)
2
3. Soit P = @ 1 A dans la base B1 ; quelles sont
5
ses composantes dans la base B ?
4. Le système S = (3 + 2x + 2x2 ; 1 + 3x + 2x2 ; 3 5x 2x2 ) est-il une base
de E ? Si non, indiquer une relation qui lie les trois polynômes. Déterminer
la dimension du sous espace vectoriel de E engendré par ce système
Exercice 5
Soit F le sous-espace vectoriel de R3 engendré par les vecteurs :
45
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série A
f (x; y; z) = (x + y; y + z; z 1) ;
g(x; y) = (x; y; m) où m est un paramètre réel.
Exercice 8
Exercice 9
Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 dé…nie par :
46
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série A
2 3
1 2 3
dé…nie par : A = 4 1 4 5 5.
0 2 2
1. Déterminer la matrice dé…nie par : (A I3 ) où I3 est la matrice d’ordre 3
et 2 R.
2. Calculer le polynôme P ( ) = det (A I3 ). En déduire les solutions de
l’équation P ( ) = 0.
3. Déterminer une base de chacun des sous-espaces vectoriels de R3 dé…nis par
E i = ker (f i IdR3 ), où i couvre les solutions de P ( ) = 0
et IdR3 est l’application identité de R3 .
4. Soient u1 = e1 + e2 + e3 , u2 = e1 + 3e2 + 2e3 , u3 = e1 + 2e2 + e3 .
a) Montrer que = (u1 ; u2 ; u3 ) est une base de R3 .
b) Déterminer la matrice de passage P de la base 0 à la base .
c) Déterminer la matrice D de f dans la base par la formule D = P 1 AP .
d) Donner l’expression de A à partir de celle de D ci-dessus.
Donner A2 , A3 , A4 en fonction de P , D et P 1 .
Déterminer explicitement An avec n 2 N.
47
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série B
Exercice 1
Soit R+ muni de la loi de composition interne dé…nie par a b = ab,
8a; b 2 R+ et de la loi de composition externe telle que
a = a ; 8a 2 R+ , 8 2 R.
Montrer que R+ ; ; est un R-espace vectoriel.
Exercice 2
Considérons les opérations suivantes : : R2 R2 ! R2 et : R2 R ! R2 .
Dans quels cas la structure (R2 ; ; ) est-elle un espace vectoriel sur R ?
8 (x1 ; y1 ) ; (x2 ; y2 ) 2 R2 , 8 2 R.
p p 3 p p 5
1. (x1 ; y1 ) (x2 ; y2 ) = 3 x + 3 x
1 2 ; 5 y1 + 5 y2 ; (x1 ; y1 ) = x1 3 ; x1 3
;
2. (x1 ; y1 ) (x2 ; y2 ) = (x1 + y1 ; 0) ; (x1 ; y1 ) = (x1 ; 0) ;
3. (x1 ; y1 ) (x2 ; y2 ) = (y1 + y2 ; x1 + x2 ) ; (x1 ; y1 ) = (y1 ; x1 ).
Exercice 3
Soit E = f(x; y) 2 R2 = y = 2xg: Montrer que E est un sous-espace vectoriel
de R2 et déterminer une base de E:
Exercice 4
On considère R3 muni de la base canonique = fe1 ; e2 ; e3 g :
Soient !
u = e1 + 2e2 + e3 , ! v = 2e1 + e2 e3 , ! w m = me2 e3 ; m 2 R
1) Pour quelles valeurs de m, Sm = f! u ;!
v ;!w m g est-il une base de R3 ?
En déduire que S1 est une base de R3 :
2) Déterminer la matrice de passsage de la base à la base S1 :
3) Déterminer la matrice de passage de la base S1 à la base :
! !
4) Soit H = ( 5; 1; 2). Quelles sont les coordonnées de H dans la base S1 ?
5) On considère l’application linéaire
fm : R3 ! R3 : (x; y; z) 7! (x + 2y + z; 2x + y z; my z):
a) Quelle est la matrice de fm dans la base ?
b) Dans quels cas fm est-elle un automorphisme de R3 ?
En déduire que f0 et f1 sont des automorphismes de R3 :
c) Trouver (x; y; z) tel que f1 (x; y; z) = (0; 1; 7) et calculer ( f1 ) 1 (2; 5; 0):
Exercice 5 0 1 0 1
3 0 2 2 3 1
Soient les matrices : A = @ 4 2 0 A ; B = @ 2 i 2 A;
0 1 1 i 1 i 2 0
0 2 2
@ 2 4 3
C= 3 1 1 A et D = .
5 11 2
3 1 1
1° ) Calculer si possible les matrices suivantes : E = AB et E 0 = BA
que peut-on conclure ?
2° ) Calculer si possible les matrices : F = AD et F 0 = DA.
3° ) Calculer C 3 . En déduire que C n’est pas inversible.
Exercice 6 0 1 0 1
1 2 5 2 0 2
On considère les matrices A = @ 3 2 3 A;B = @ 1 4 2 A
2 6 0 0 1 0
48
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série B
0 1
x
et T = @ y A :
z
1° ) Montrer que A et B Sont inversible et déterminer leur inverse.
Mêmes questions pour C=AB. 0 1
2
2° ) Résoudre dans IR3 l’équation matricielle CT = @ 0 A :
m
Exercice 7
1 1
On considère la matrice A = 2 M2 (R) :
1 0
a) Montrer que A2 = A I2 :
b) Calculer A3
c) Montrer que, si p est un entier positif, on a :
A3p = ( 1)p I2 , A3p+1 = ( 1)p A , A3p+2 = ( 1)p (A I2 ) :
d) Les suites réelles (un ) et (vn ) sont dé…nies par les relations de récurrence :
un+1 = un + vn ; vn+1 = un et par la donnée de u1 et v1 :
Calculer un et vn en fonction de u1 , v1 et n, en particulier
pour n = 3p; n = 3p + 1 ; n = 3p + 2; p 2 N.
Exercice 8
Soit E un R - espace vectoriel de dimension 3 et = (e1 ; e2 ; e3 ) une base de E.
On considère l’application R - linéaire u : E ! E dé…nie par :
u (e1 ) = e1 + e2 + 2e3 , u (e2 ) = u (e1 ), u (e3 ) = e1 e2 .
Soit M la matrice de u dans la base : On pose :
f1 = e2 + e3 , f2 = e1 + e3 , f3 = e1 + e2 et & = (f1 ; f2 ; f3 ).
1) Écrire la matrice M .
2) Calculer la dimension de Ker (u), le rang de u et le rang de M .
3) Montrer que & est une base de E.
4) Soit P la matrice de passage de la base à la base & et
N la matrice de u dans la base &:
4-a) Déterminer les matrices P; P 1 et N:
4-b) Pour tout entier k 1, calculer N k et en déduire M k :
49
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série C
Exercice 1
Sur l’ensemble Pn0 des polynômes à une indéterminée X de coé¢ cients réels,
de degré égal à l’entier positif n, on dé…nit l’addition de deux polynômes P et Q par :
( P )(X) = P (X):
a) Examiner si l’ensemble Pn0 muni de ces deux lois est un espace vectoriel.
b) Même question pour l’ensemble Pn des polynômes à une indéterminée X,
de degré inférieur ou égal à l’entier n. Montrer que l’ensemble In
des polynômes P de Pn tels que :
P (X) + P ( X) = 0
u = ( un )n2N
j = e1 +e2 +:::+ej pour j = 1; 2; :::; n. Montrer que f 1 ; 2 ; :::; ng est aussi un système libre.
50
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série C
E = f( ;2 ; +2 ; )j 2 R; 2 Rg
:
IV) Montrer que les polynômes P1 , P2 , P3 dé…nis ci-après forment une base
de l’espace vectoriel des polynômes
à une indéterminée X, de degré inférieur ou égal à deux :
Exprimer les constantes réelles , , , en fonction des trois réels a, b, c pour que
F soit un sous-espace vectoriel de E. Déterminer alors la dimension et
une base de F .
VI) Soit F le sous-espace vectoriel de R3 engendré par les vecteurs :
u = (2; 1; 0) ; v = ( 1; 0; 1) ; w = (4; 1; 2)
a) Déterminer la dimension et une base de F et écrire la forme générale d’un
élément de F .
b) Montrer que G = f(0; + ; ) j 2 R; 2 Rg est
3
un sous-espace vectoriel de R dont on déterminera la dimension et une base.
c) Déterminer la dimension et une base de la somme et de l’intersection
des sous-espaces vectoriels F et G.
d) Déterminer les coordonnées des vecteurs de la base canonique de R3
dans la nouvelle base de F + G.
X) Dans l’espace vectoriel R3 [X] des polynômes de degré inférieur ou égal à 3,
on considère les polynômes suivants de l’indéterminée X :
51
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série C
P7 (X) = 3 X 3X 2 X 3.
Déterminer la dimension et une base des espaces vectoriels F et G engendré
respectivement par les familles fP1 ; P2 ; P3 ; P4 g et fP5 ; P6 ; P7 g,
puis des espaces vectoriels F \ G et F + G:
VII) Soit F et G les sous-espaces vectoriels de R4 engendrés par les familles
respectives fu1 ; u2 ; u3 g et fv1 ; v2 g ; où :
Exercice 7
Trouver un endomorphisme de R3 dont le noyau soit le sous-espace vectoriel
engendré par les vecteurs u = (1; 0; 0) et v = (1; 1; 1). Est-il unique ?
Exercice 8
Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 dé…nie par :
52
TRAVAUX DIRIGES/COMPLEMENTS d’EXERCICES ; Série C
Calculer, parmi les produits matriciels suivants, ceux qui ont un sens :
1 = (1; 0; 1) ; 2 = ( 1; 1; 0) ; 3 = (2; 1; 1) .
On dé…nit alors l’application f de R3 dans R4 par les images,
exprimées dans la base canonique de R4 :
f ( 1 ) = (1; 1; 1; 0) ; f ( 2 ) = ( 1; 1; 1; 0) ; f ( 3 ) = (0; 1; 1; 1) .
Déterminer la matrice A qui représente f lorsque R3 est muni de la basef 1 ; 2 ; 3 g
et la matrice B lorsque R3 est muni de la base canonique.
A-t-on une relation matricielle entre A et B ?
Exercice 13
On considère l’homomorphisme f de R4 dans R3 dé…ni par :
f (x; y; z; t) = (x + t; x + y + t; y + z + t) .
Déterminer la matrice de cette application linéaire lorsque R4 est
muni de la base formée des vecteurs :
u1 = (1; 1; 1; 1; ) ; u2 = (1; 1; 1; 0) ; u3 = (1; 1; 0; 0) ; u4 = (1; 0; 0; 0)
et R3 de la base :
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Bibliographie
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