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Introduction à la poésie française

Ce document introduit les concepts fondamentaux de la poésie française, notamment les formes métriques comme l'alexandrin et le décasyllabe, les dispositions des vers comme la strophe, et les éléments sonores comme la rime, l'assonance et l'allitération.

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Introduction à la poésie française

Ce document introduit les concepts fondamentaux de la poésie française, notamment les formes métriques comme l'alexandrin et le décasyllabe, les dispositions des vers comme la strophe, et les éléments sonores comme la rime, l'assonance et l'allitération.

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Abdelali

La Poésie:
Introduction
La poésie ne se laisse pas facilement cerner. Son domaine est vaste puisque le roman, le
théâtre, et même l'essai peuvent être poétiques. D'autre part, elle ne se limite pas aux
productions littéraires, mais concerne aussi la vie dans son ensemble, comme le souligne un
grand poète français du XXe siècle, Saint-John Perse :"Plus que mode de connaissance, la
poésie est d'abord mode de vie, et de vie intégrale. Le poète existait dans l'homme des
cavernes, il existe dans l'homme des âges atomiques : parce qu'il est la part irréductible de
l'homme".
Allocution au Banquet Nobel du 11 octobre 1960.

Toutefois, cette expression souveraine de l'harmonie du monde, de l'homme et de son langage


s'écrit souvent dans un certain nombre de formes fixes, et obéit à des règles précises. Nous
commencerons donc par répertorier quelques-unes des formes les plus courantes de la
tradition poétique française.

La mesure des vers (métrique)


Des premiers textes conservés (Séquence de Sainte Eulalie, vers 880) à la seconde moitié du
XIX e siècle, la poésie est presque toujours versifiée. Le vers est une unité syllabique et
rythmique, c'est-à-dire qu'il comporte un nombre déterminé de syllabes qui lui confèrent sa
spécificité et sa musicalité. Pour identifier un vers, il faut en compter les syllabes.
Ex. : "C'était l'heure tranquilles oùles lions vont boire." (Victor Hugo) est un alexandrin, c'est-
à-dire un vers composé de 12 pieds (ou syllabes)
· On ne peut toutefois compter et prononcer les syllabes d'un énoncé en vers comme celles
d'un énoncé en prose. Dans ce cas, le vers d'Hugo n'aurait plus 12 mais 10 syllabes.

le cas du "e" muet

La syllabe comportant un "e" muet ne compte pas en fin de vers (ex. : le "-re" de "boire" dans
le vers d'Hugo) ou si, à l'intérieur du vers, le "e" se trouve devant une voyelle ou un h muet
(ex. : le "e" de "tranquille"). Mais elle compte si, à l'intérieur du vers, le "e" se trouve devant
une consonne ou un "h" aspiré (ex. : "-re" de "l'heure tranquille").

Diérèse ou synérèse ?

Le mot "lion" compte une syllabe en français courant. II peut arriver qu'il en compte deux en
poésie : c'est le cas ici : li-ons. On parle alors de diérèse, laquelle consiste à prononcer les
voyelles "i" et "u" en les distinguant des groupes qui les suivent
"vi-o-lent".
En revanche, lorsque de tels mots sont prononcés à l'intérieur d'un vers comme dans le
langage courant (lion : 1 syllabe, illusion : 3 syllabes), on parle de synérèse.
La diérèse a souvent une portée signifiante. Elle attire l'attention sur un mot important, qui
prend une valeur particulière dans le vers.
Les différents types de vers
Abdelali

Selon leur nombre de syllabes, on distingue plusieurs types de vers.

L'alexandrin Ce vers de 12 syllabes est le plus usité. ex:


"Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous,
Que le jour recommence et que le jour finisse
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice."
(Racine, Bérénice, 1670)

Décasyllabes et octosyllabes Ces vers de 10 et 8 syllabes, plus rapides et plus vifs,


gagnent en légèreté ce qu'ils perdent de la solennité de l'alexandrin. On les trouve souvent
dans le poème de la chanson.
Ex. : Octosyllabes Décasyllabes
"Adieu la Cour, adieu les dames "Je vis, je meurs, je me hâte et me noie,
Adieu les filles et les femmes, - J'ai chaud extrême en endurant froidure
Adieu vous dis pour quelque temps, La vie m'est et trop molle et trop dure,
Adieu vos plaisants passe-temps, J'ai grands ennuis entremêlés de joie".
Adieu le bal, adieu la danse, Louise Labé, XVIe siècle.
Adieu mesure, adieu cadence,
Tambourins, hautbois, violons, N.B. "Vie" = 2 syllabes, cf. p. 36
Puisqu'à la guerre nous allons,"
C. Marot, XVle siècle.

Alexandrins, octo etdécasyllabes sont les mètres les plus courants . Mais certains poètes ont
également utilisé des mètres impairs, de 7, 9 ou 11 syllabes surtout. Les vers inférieurs à 6 ou
7 syllabes sont plus rares. Leur utilisation répond à des exigences ponctuelles, à la recherche
d'effets.
La disposition des vers
le changement de mètres

· Le poème trouve une certaine cohérence dans son unité métrique, mais les poètes peuvent
aussi avoir recours à une diversité métrique. Ces changements de mètres à l'intérieur d'un
poème produisent des effets de variété, de rupture, de balancement. Ainsi, La Fontaine au
XVII e siècle utilise tour à tour l'alexandrin; l'octosyllabe et le décasyllabe.
"Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la tortue
Aller son train de sénateur.
Elle part, elle s'évertue.
Elle se hâte avec lenteur".
"Le lièvre et là tortue".

la strophe
Définition : la strophe est un ensemble de vers, complet quant aux rimes et généralement
quant au sens.
Les vers d'un poème peuvent être groupés en ensembles séparés par des blancs, selon
l'agencement des vers (suite de vers égaux ou, au contraire, alternance de mètres différents) et,
bien sûr, selon la disposition des rimes (cf. cidessous). On parle alors de strophes. Les
Abdelali

principales strophes sont


le distique : strophe de 2 vers ---------le sizain : strophe de 6 vers
le tercet : 3 " --------------------------le septain : " 7 "
le quatrain : " 4 "---------------------- le huitain : " 8 "
le quintil : " 5 "--------------------------le dizain : " 10 "

Lorsqu'une même strophe, généralement courte (distique, tercet ou quatrain) revient


régulièrement dans un poème, on parle de refrain.

la rime:

Définition : la rime est la répétition, à la fin de deux vers, de la dernière voyelle accentuée et,
le cas échéant, des consonnes prononcées qui la suivent.
Ex. : chapeau / poteau --> voyelle o + consonne zéro
blanc / flan --> voyelle an + consonne zéro
art / bazar - voyelle a + consonne r
Ne riment pas : banc / banque --> voyelle an #voyelle an + consonne k
art / arc --> voyelle a + consonne r voyelle a + consonnes rk

On distingue 2 types de rimes

- la rime féminine : lorsque le dernier mot des vers se termine par une syllabe muette (= qui
contient un "e" muet)

- la rime masculine : celle qui n'est pas féminine; ex. : bois / voix - amour / toujours.

Les poètes jouent généralement sur l'alternance de rimes masculines et féminines. Ils peuvent
également varier la disposition des rimes. On distinguera ainsi

- les rimes suivies ou plates

"Dans le vieux parc solitaire et glacé a


Deux formes ont tout à l'heure passé. a
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles b
Et l'on entend à peine leurs paroles. b
Dans le vieux parc solitaire et glacé c
Deux spectres ont évoqué le passé." c

Paul Verlaine, Fêtes galantes, 1868, "Colloque sentimental".

- les rimes croisées

"Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme a
Ecoutez la chanson lente d'un batelier b
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes a
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds." b

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913, "Nuit rhénane".

- Les rimes embrassées


Abdelali

"J'ai longtemps habité sous de vastes portiques a


Que les soleils marins teignaient de mille feux b
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, b
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques." a

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, 1857. "La vie antérieure".

N'étant faite que pour l'oreille, la rime n'a pas à tenir compte de la graphie, comme l'indique
l'exemple suivant:
"A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
Alfred de Vigny, "La mort du loup", 1843.

- Qualité de la rime

Rime pauvre : 1 élément commun : poteau - beau : o


Rime suffisante : 2 éléments communs : art - bazar: a + r
Rime riche : 3 éléments communs : soeur - douceur : s + eu + r calme- palme :a+l+m

La rime ne doit pas être considérée comme un jeu gratuit. Etudier les rimes d'un texte consiste
certes à identifier leur disposition et leur qualité, mais surtout à analyser les rapports de sens
qui existent entre les mots ainsi associés.
"Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les. jours de malheur."
Méditations, 1820, "Le lac".
Dans ces vers de Lamartine, les mots "ivresse" et "vitesse" sont associés par la rime et par le
sens; en revanche, les mots "bonheur" et "malheur", reliés par la rime, sont opposés par le
sens.

Assonance et allitération
La forme est donc porteuse de sens. II faudra partir de ce principe pour comprendre la valeur
des phénomènes sonores de répétition internes au vers qui sont l'assonance (répétition de
voyelles) et l'allitération (répétition de consonnes). Ainsi, dans ce vers de Racine,
l'allitération en S donne au vers un pouvoir d'évocation sonore qui redouble le sens de la
phrase
"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?", Andromaque
D'une manière plus générale, assonances et allitérations témoignent, par la cohérence sonore
qu'elles établissent, du caractère total de l'art poétique, qui ne néglige aucune des ressources
du langage. Par le jeu des alternances et des symétries sonores, elles contribuent à créer chez
le lecteur l'impression d'une plénitude de l'expression poétique
La phrase et le vers
· Comme nous l'avons dit précédemment, le vers forme une unité rythmique et métrique. II ne
coïncide donc pas nécessairement avec la structure syntaxique de la phrase. Dans le cas des
mètres amples (alexandrins, décasyllabes), la phrase peut avoir la même longueur que le vers;
ou celui-ci peut épouser le découpage d'une phrase en proposition. Exemples:
"Un sanglot rôde et court par delà l'horizon.
A peine quelques toits font comme un archipel.
Abdelali

Du vieux clocher retombe une sorte d'appel.


L'épaisse église semble une basse maison".
Charles Péguy, Présentation de la Beauce d Notre Dame de Chartres, 1913

"Les morts cachés sont bien dans cette terre


Qui les réchauffe et sèche leur mystère."
Paul Valéry, "Cimetière marin", 1922.

Mais il peut y avoir discordance entre la phrase et les vers. On parle alors d'enjambement
(exemple 1), de rejet (exemple 2) ou de contre-rejet (exemple 3) selon l'ampleur ou la place
de la discordance.
EX. 1) Enjambement:
"Les beaux habits du soir un à un que l'on quitte
Tombe nt, indolemment sur l'aube des planchers."
Louis Aragon, Le Roman inachevé, 1956.

Ex. 2) Rejet:
"Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse."
Arthur Rimbaud, Ma bohème, 1870

Ex. 3) Contre-rejet:
"Souvenir, souvenir que me veux-tu ? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone."
Paul Verlaine, Nevermoore, 1866.

Ces divers types de rapports entre vers et phrases sont susceptibles d'interprétations diverses.

Vers la poésie contemporaine


Nous venons de présenter quelques règles élémentaires de la versification. Mais la poésie ne
se réduit pas à la métrique, ni aux formes où la tradition littéraire l'a longtemps fixée. De plus
en plus nombreux furent les poètes qui, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle,
cherchèrent à s'affranchir de la forme versifiée et rimée et préférèrent recourir à la "prose
poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux
mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la
conscience" (Baudelaire), ou au vers libre, c'est-à-dire libéré des contraintes métriques de la
versification traditionnelle. La rime, la ponctuation même sont souvent absentes des poèmes
contemporains, et l'exploration des possibilités du langage prend parfois des formes jusque-là
peu usitées, sinon inconnues.
Dès le début du XXe siècle, Apollinaire dispose certains de ses textes de manière à former,
avec les mots, une représentation figurée des objets qu'il évoque. Ces poèmes sont appelés
calligrammes.

Des poètes comme Claudel, ou Saint-John Perse, délaissant l'alexandrin, cherchent dans la
forme plus ample du verset -dont la mesure, variable, tient aux exigences du souffle autant
qu'à celles du sens- une harmonie plus profonde entre le rythme du texte et celui du corps, ou
la respiration du monde.
"C'étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
Abdelali

De très grands vents en liesse par le monde, qui n'avaient d'aire ni de gîte,
Qui n'avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,
En l'an de paille sur leur erre... Ah ! oui, de
très grands vents sur toutes faces de vivants !
Saint-John Perse, Vents, 1946

On ne peut pas présenter ici, en quelques lignes, ni réduire en formules le prodigieux


foisonnement d'invention et les bouleversements qui marquent, depuis Baudelaire et
Rimbaud, l'écriture de la poésie. Une simple comparaison entre ces quelques vers de Paul
Eluard ou ce poème de René Char et les textes cités dans les paragraphes précédents permettra
de prendre la mesure du chemin parcouru:
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Ciel dont j'ai dépassé la nuit
Plaines toutes petites dans mes mains ouvertes
Dans leur double horizon inerte indifférent
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Je te cherche par-delà l'attente
Par-delà moi-même
Et je ne sais plus tant je t'aime lequel de nous deux est absent.
Paul Eluard, L'amour la poésie, 1929

L'adolescent souffleté

Les mêmes coups qui l'envoyaient au sol le lançaient en même temps loin devant sa vie, vers
les futures années où, quand il saignerait, ce ne serait plus à cause de l'iniquité d'un seul. Tel
l'arbuste que réconfortent ses racines et qui presse ses rameaux meurtris contre son fût
résistant, il descendait ensuite à reculons dans le mutisme de ce savoir et dans son innocence.
Enfin s'échappait, s'enfuyait et devenait souverainement heureux. Il atteignait la prairie et la
barrière des roseaux dont il cajolait la vase et percevait le sec frémissement. Il semblait que ce
que la terre avait produit de plus noble et de plus persévérant, l'avait, en compensation,
adopté.
Il recommencerait ainsi jusqu'au moment où, la nécessité de rompre disparue, il se tiendrait
droit et attentif parmi les hommes, à la fois plus vulnérable et plus fort.
René Char, Les matinaux, 1959.

Sans doute ne peut-on lire un poème de Ronsard (XVIe s.) de la même manière qu'un texte de
Françis Ponge (XXe s.) ou d'André Breton (XXe s.) et l'histoire de la poésie moderne est
davantage faite de ruptures que de continuités. Encore faut-il considérer qu'il n' y a pas de
ruptures absolues. Selon le mot de Mallarmé (XIXe s.), les poètes cherchent à "donner un sens
plus pur aux mots de la tribu". Un poète est aussi un lecteur, comme vous, passionnément
attentif à la résonance dans les formes - qu'elles soient libres ou contraintes - de cette
inlassable interrogation du monde que portent les voix diverses de la poésie. Ainsi l'art
poétique est-il avant tout, pour l'écriture comme pour la lecture, l'instrument d'une sensibilité
qui sans lui resterait muette.
SONNET correspondances, Charles BAUDELAIRE, les fleurs du mal, 1857.
Définition sonnet: poème à forme fixe, composé de deux quatrains et d'un sizain disposé
sous forme de deux tercets. Disposition classique des rimes: abba- abba - ccd - eed (ede). La
mesure des vers est indifférente (le plus souvent alexandrins).
Abdelali

Conseils pratiques pour l'étude d'une oeuvre poétique complète

Fiche méthodologique pour aborder l'étude

· A noter par écrit

Indications d'ordre général:


- renseignements biographiques sur l'auteur;
- date de parution de l'oeuvre et mise en place (événements principaux, etc.);
- oeuvres du même auteur (titres);
- titres de quelques oeuvres connues, datant de la même époque.
· A faire sans noter
- Lecture du texte, attentive, et complète si possible;
- Rapprochement avec d'autres textes ou formes poétiques, et rattachement, s'il y a lieu, et s'il
n'y a pas d'ambiguïté, à un genre poétique;
- Intentions possibles que l'on peut prêter à l'auteur, et choix d'une perspective de lecture
(étant entendu que le sens du poème est le poème même).
· A relever et noter
- Le titre de l'ouvrage, en précisant si possible l'orientation qu'il pourrait donner à la lecture;
- Les éventuelles reprises, dans le texte, du titre ou de mots du titre;
- S'il s'agit d'un recueil comportant des poèmes séparés
- le titre (éventuel) des parties du recueil
- le titre des différents poèmes (ou les premiers mots).

NB : On pourra, pour cela, analyser la table des matières en faisant des rapprochements, en
repérant des thèmes, etc.
· A rechercher et noter
- Les thèmes et les mots clés (c'est le point le plus important) : voir dans le texte ou les textes,
en fonction des impressions de la première lecture, les images, comparaisons, situations,
expressions ou mots et séries de mots qui reviennent de manière frappante ou notable
(même si la fréquence n'est pas un indice infaillible), sonorités, assonances, allitérations, etc).

Voici quelques repères


- point de vue d'où semble se situer l'auteur;
- personnages, récits, dialogues éventuels;
- images, comparaisons, mots qui suggèrent des thèmes, relatifs en particulier:
- aux différents règnes (humain, animal, végétal, minéral);
- aux quatre éléments de l'ancienne physique (le feu, l'eau, l'air, la terre);
- aux différentes activités humaines (agriculture, industrie, commerce, etc).
- les moyens employés pour la mise en relief de ce qui a été noté (contexte, place dans le
poème ou le vers, situation par rapport à la rime, constructions particulières, présence ou
absence de signes de ponctuation, etc.);
- ce qu'un critique appelle les impertinences, c'est-à-dire les anomalies par rapport à une
norme qui serait celle du langage quotidien.
Exemple:
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse . Hugo, "Booz endormi", 1859.
Dans le langage courant, une gerbe (de blé) étant une chose, ne peut être avare, ni haineuse,
ces mots désignant un vice (l'avarice) ou un sentiment (la haine). II s'agit d'une figure de style
(métonymie); mais l'intérêt de cette figure, c'est qu'elle met ici en relation le domaine de
Abdelali

l'humain et celui d'un type particulier de choses : les choses de la nature dominée par
l'homme; la gerbe est un faisceau de blé, donc d'une plante, naturelle mais domestiquée par
l'homme.
Dans l'étude d'une oeuvre entière, on ne peut pas faire de relevés complets; il convient de
choisir des exemples caractéristiques.

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