MMC2020
MMC2020
MILIEUX CONTINUS
La mécanique des milieux continus fait un usage intensif des champs scalaires, vectoriels et ten-
soriels. Ces outils mathématiques indispensables permettent non seulement d’établir des résultats
fondamentaux indépendamment du référentiel choisi, mais en outre, confèrent aux formules qui les
expriment une concision remarquable.
Grâce à cela, on peut porter son attention sur les phénomènes physiques qu’elles représentent
plutôt que sur les équations elles-mêmes.
Les scalaires, vecteurs et tenseurs ont en effet la propriété d’être invariant lors d’un changement
de base. C’est ainsi que grâce à ces quantités on peut écrire les équations de la mécanique de manière
intrinsèque c’est à dire indépendamment de la base choisie.
Dans ce cours, nous n’aurons pas recours à la forme la plus complète du calcul tensoriel ; nous
n’utiliserons que des systèmes de coordonnées orthogonales, éventuellement curvilignes (par exemple
le système de coordonnées cylindriques ou sphériques), ce qui permet des simplifications considérables
sans introduire de restrictions trop gênantes. En outre, tout les vecteurs et tenseurs considérés seront
toujours à composantes réelles.
Avant de définir ce que sont les scalaires, vecteurs et tenseurs, nous introduisons une série de
définition.
1
1.4. CHANGEMENT DE BASE
défini par :
0
si deux quelconques des indices sont égaux
εijk = +1 si i, j, k forment une permutation paire de 1,2,3
−1 si i, j, k forment une permutation impaire de 1,2,3
1.5 Scalaire
Certaines grandeurs comme la masse volumique ou la température s’expriment par un seul nombre,
qui ne dépend pas de la base choisie. Ce sont des scalaire. De manière plus mathématique, nus
définitions un scalaire comme suit : un scalaire s’est un être mathématique à une seule composante et
invariant lors d’un changement de base.
1.6 Vecteur
Des grandeurs telles que la vitesse ou l’accélération d’un point matériel, un flux de chaleur ou
une force sont caractérisés pa leur direction, leur sens et leur intensité. Ce sont des vecteurs. On les
représente par un segment orienté. Un vecteur possède trois composantes qui dépendent du repère
choisi. Dans la base B = (→ −
e1 , →
−
e2 , →
−
e3 ), on a :
→
−
a = a1 →
−
e1 + a2 →
−
e2 + a3 →
−
e3 (1.10)
e2 ∗ , →
e1 ∗ , →
en utilisant la convention de sommation. Si l’on se réfère à la base C = (→
− − −
e3 ∗ ), on écrira :
→
−
a = a∗i →
−
ei ∗ (1.12)
Il s’agit toujours du même vecteur lais exprimé dans une autre base.
Il est capital de comprendre que lors d’un changement de base, les composantes du vecteur changent
alors que le vecteur lui-même ne change pas. En clair, bien que les ai sont différents des a∗i , on a :
→
−
a = ai →
−
ei = →
−
ai ∗ →
−
ei ∗ (1.13)
A = Aij →
−
ei ⊗ →
−
ej (1.14)
Un tenseur d’ordre 2, est un être mathématique à 9 composantes qui, lors d’un changement de
base →
−
ei = Pij →
−
ej , se transforme selon les formules :
Nous insistons une nouvelle fois sur le fait que P est une matrice et n’a rien a voir avec le tenseur
d’ordre 2. Un tenseur d’ordre 2 est une quantité intrinsèque de la base choisie alors que P est un
tableau de nombre donnant les produits scalaires entre les vecteurs de la première et de la seconde
base : Pij = →
−
ei · →
−
ej .
Cela n’est possible que si les termes diagonaux de A sont nulles : A11 = A22 = A33 = 0.
La symétrie ou l’antisymétrie est une propriété intrinsèque d’un tenseur. Si la matrice représentant
les composantes d’un tenseur dans une base est (anti)symétrique, elle le restera dans tout autre base.
Tout tenseur d’ordre 2, A, peut s’écrire comme la somme d’un tenseur symétrique et d’un tenseur
antisymétrique :
sym asym sym 1 T asym 1 T
A=A +A ; A = A+A ; A = A−A (1.19)
2 2
Le produit contracté (appelé plus couramment produit scalaire) de deux vecteur est un scalaire :
→
−
s=→
−
a · b s = ai bi (1.23)
Le résultat d’un produit contracté est simple à définir. Soit n l’ordre du premier tenseur et m
l’ordre du second (m = 1 pour un vecteur, 2 pour un tenseur d’ordre 2, · · · ). Le résultat d’un produit
simplement contracté est un tenseur d’ordre n+m−2 et le résultat d’un produit doublement contracté
est un tenseur d’ordre n + m + 4. Par exemple, le produit doublement contracté d’un tenseur d’ordre
4 et d’un tenseur d’ordre 2 est une tenseur d’ordre 2 : C = A : B Cij = Aijkl Bkl
Le produit doublement contracté entre un tenseur d’ordre deux antisymétrique et un tenseur
d’ordre deux symétrique donne toujours le tenseur nul.
Le résultat d’un produit tensoriel est simple à définir. Soit n l’ordre du premier tenseur et m
l’ordre du second (m = 1 pour un vecteur, 2 pour un tenseur d’ordre 2, · · · ). Le résultat d’un produit
tensoriel est un tenseur d’ordre n + m. Par exemple, le produit tensoriel de deux tenseurs d’ordre 2
est une tenseur d’ordre 4 : A = B ⊗ C Aijkl = Aij Bkl
NB :
Un tenseur du second ordre T est dit sphérique s’il désigne un multiple du tenseur métrique I.
T = KI (1.25)
• Un tenseur T est dit déviateur (ou déviatorique) si sa trace est nulle : T r(T ) = 0
S : D = KI : D = KT r(D) = 0
• On peut toujours décomposer tout tenseur du second ordre T de manière unique en un tenseur
sphérique et un tenseur déviateur :
T r(T ) T r(T )
T = I +T − I
n n
A·→
−
v = λ→
−
v Aij vj = λvi (1.26)
La valeur λ est appelée valeur principale (ou valeur propre) de A associée à la direction principale
→
−
v . Pour trouver →−v , on écrit la relation (1.26) sous la forme :
(A − λI) · →
−
v =0 (Aij − λδij )vj = 0 (1.27)
L’équation ci-dessous donne trois racines λI , λII , λIII . On calcule les vecteurs propres correspon-
dants en résolvant (1.27). Par exemple, pour λI , on aura :
(A − λI I) · →
−
vI = 0 (1.29)
de → −
vI et −
v→II : ils peuvent prendre une direction quelconque dans le plan de l’espace perpendiculaire
à vIII . Il est alors indiqué de choisir →
−−→ −
vI et −
v→II orthogonaux entre eux dans ce plan. Enfin, dans le
cas où λI = λII = λIII , les vecteurs vI , vII et −
→
− −→ v−→
III sont absolument indéterminés; ils peuvent prendre
des directions quelconques de l’espace, mais on peut toujours s’arranger pour les choisir mutuellement
orthogonaux. Cette situation spéciale n’arrive que si le tenseur A est de la forme A = sI où s est
un scalaire. On a alors λI = λII = λIII = s. Un tel tenseur est appelé un tenseur isotrope. Ses
composantes ne sont pas affectées par changement de base.
En conclusion, nous venons de voir que l’on peut toujours trouver trois vecteurs propres orthog-
onaux pour un tenseur réel symétrique d’ordre 2. La base formée par ces trois vecteurs est appelée
base principale. Dans cette base, les coefficients du tenseur A forment une matrice diagonale dont les
éléments diagonaux sont les valeurs propres :
λI 0 0
[A]I,II,III = P T [A]1,2,3 P = 0 λII 0 (1.30)
0 0 λIII
T =R⊗U =V ⊗R (1.32)
q q
t t
où U = T ⊗ T et V = T ⊗ T sont des tenseurs symétriques définis positifs.
−1 t
Le tenseur R = T ⊗ U es t orthogonal, c’est-à-dire : R ⊗ R = I
On a aussi :
−−→ ∂a →− ∂a →− ∂a →−
• grada = e1 + e2 + e3 = a,i →
−
ei
∂x1 ∂x2 ∂x3
∂2a ∂2a ∂2a
• ∆a = + + = a,ii
∂x21 ∂x22 ∂x23
∂a ∂a ∂a
• div →
−
a = + + = ai,i
∂x1 ∂x2 ∂x3
−→→− ∂a3 ∂a2 →− ∂a1 ∂a3 → − ∂a2 ∂a1 → −
• rot a = − e1 + − e2 + − e3 = εijk akj →
−
ei
∂x2 ∂x3 ∂x3 ∂x1 ∂x1 ∂x2
−→ ∂A11 ∂A12 ∂A13 → − ∂A21 ∂A22 ∂A23 → − ∂A31 ∂A32 ∂A33 → −
• divA = + + e1 + + + e2 + + + e3 =
∂x1 ∂x2 ∂x3 ∂x1 ∂x2 ∂x3 ∂x1 ∂x2 ∂x3
A e →
−
ij,j i
Arr Arφ Arθ
[A] = Aφr Aφφ Aφθ (1.38)
Aθr Aθφ Aθθ
−→−−→−
4. rotgrad→a =0 ∀a
−→−
5. div rot→
a =0 ∀a
−−→ − −→−→→
6. ∆→−
a = graddiv →
a − rotrot−
a
Exercice 2
→
− → − →
− → − →
−
1. Ecrire les composantes des produits tensoriels T = X ⊗ Y et θ = Y ⊗ X de deux vecteurs X
→
− →
− →
−
et Y tels que X = (10, 8) et Y = (−8, 10).
Conclure.
2. Soit (e1 , e2 ) une base d’un espace vectoriel E2 et soient deux vecteurs de E2 :
Exercice 3
Dans un repère d’axe (O, −
→, −
x → − →
1 x2 , x3 ), on considère les trois vecteurs
→
−
u = (0, 1, 1) ; →
−
v = (−1, 0, 1) ; →
−w = (0, −1, 1).
→
− → − → −
où A , B , C sont des vecteurs de composantes :
2b b+c−a 2c
→
− →
− →
−
A = a + b − c B = −2c , C = b − c − a
a+b+c c+a−b a−b−c
A la différence de la mécanique des solides indéformables, la mécanique des milieux continus permet
de prendre en compte les déformations d’un corps et les variations de température qui accompagnent
ces déformations.
Dans un solide indéformable, la distance entre deux points quelconques ne peut varier avec le
temps alors que dans un milieu déformable, cette distance peut évoluer. La cinématique du milieu
continu a pour but d’introduire les outils mathématiques pour décrire une cinématique quelconque et
ce indépendamment des forces qui l’engendrent.
2.2 Configuration
Considérons un référentiel R auquel on associe un repère orthonormé R = (O, → −
e1 , →
−
e2 , →
−
e3 ). La
cinématique classique du milieu continu repose sur la notion de temps et d’espace affine de dimension
trois représentant l’espace physique. L’idée est donc de connaı̂tre la loi d’évolution au cours du temps
de l’état géométrique de l’ensemble des particules ou points matériels formant le milieu continu.
12
2.4. DESCRIPTION DE LAGRANGE
→
−
X (t) = φ(→−
x , t) (2.3)
→
−
φ donne la position de référence ou initiale X (t) du point M0 dans la configuration de référence
Ω0 à l’instant t = t0 , en fonction de la position actuelle →
−x (t) dans la configuration finale à l’instant t.
Les variables indépendantes sont maintenant x1 , x2 , x3 , et t, dans cette description dite d’Euler,
elles sont appelées variables d’Euler.
La représentation eulérienne décrit donc l’évolution d’une grandeur attachée à un point matériel
en un point géométrique fixe dans le milieu. Tandis que le mouvement d’une même particule est suivi
au cours du temps dans la description lagrangienne.
2.6 Trajectoire
L’ensemble des positions géométriques décrites par la particule au cours du temps définit sa trajectoire.
L’équation horaire est donnée par :
→
− →
− →
−
x ( X , t) = ϕ( X , t) (2.4)
2.7 Vitesse
Le vecteur vitesse d’une particule est la dérivée par rapport au temps de sa position actuelle dans le
référentielle R, soit :
−−→
→
− →
− dOM ∂→
−x →− ∂ϕ →−
v ( X , t) = = ( X , t) = ( X , t) (2.5)
dt ∂t ∂t
En considérant les variables Xi indépendantes du temps.
→
−
On peut exprimer le vecteur vitesse → −v (M0 , t) en fonction du vecteur déplacement →
−
u ( X , t).On a :
←
→ →
− →
− →
−
u ( X , t) = →
−
x ( X , t) − X ou
∂→
− − ∂→
u → −x →
−
X, t = X , t ou encore (2.6)
∂t ∂t
→
− − ∂→
→ −
u →−
v X, t = X, t
∂t
Ces définitions traduisent la description lagrangienne du champ des vitesse au point M . On peut
toujours établir une description eulérienne du champ des vitesse. En utilisant la transformation inverse
→
−
X = φ (→−
x , t).
On obtient :
→
− ∂ϕ
v (→
−
x , t) = (φ (→
−
x , t) , t) (2.7)
∂t
qui représente la description eulérienne du mouvement. Elle consiste en une mesure de la vitesse
locale du point matériel considéré.
NB :
Un mouvement est dit stationnaire ou permanent dans un référentiel R, si le champ de vitesse
eulérien est indépendant du temps t soit →
−
v (→
−
x , t) = →
−
v (→
−
x ).
Dans le cas contraire, le mouvement est dit instationnaire.
dA (→
−
x (t), t) ∂A ∂A dxi
= + i (2.11)
dt ∂t ∂x dt
∂A dxi → −−→ − −−→ −
or i
=−
v ⊗ gradA (→
x , t) = →
−
v · gradA (→
x , t)
∂x dt
Soit donc :
dA (→
−
x (t), t) ∂A → −−→ −
= +−
v (→
−
x , t) · gradA (→
x , t) (2.12)
dt ∂t
qui représente une quantité tensorielle.
−−→
On appelle dérivée convective de A, l’expression →
−
v (M, t) · grad (M, t).
→
− − ∂→
→ −
v (→
−
x , t)
a (M0 , t) = →
−
a X, t = (2.13)
∂t
→
− ∂→
−
v (→
−
x , t) →
a (M, t) = →
−
a (→
−
x , t) = +−
v (→
− ¯
x , t) ⊗grad→
−v (→
−
x , t) (2.14)
∂t
En termes de composantes, on a :
dv i ∂v i ∂v i
ai = = + vj j
dt ∂t ∂x
2.12 Illustrations
∂ d
La dérivée est notée pour ne pas la confondre avec la dérivée matérielle .
∂t dt
Les dérivées eulérienne et lagrangienne sont reliées. En effet, on peut écrire :
→
−
→
− →
− →
− ∂ →
−
x X, t
dg ( x , t) ∂g ( x , t) ∂g ( x , t)
= +
| {zdt } ∂t ∂→
−x ∂t
dérivée lagrangienne
∂g (→
−x , t) →
− −−→
= + v gradg (2.15)
| ∂t{z } | {z }
terme d’advection
dérivée eulérienne
La dérivée matérielle de la température est donnée par Ṫ = 2Xt. Pour calculer la dérivée tem-
xt2
porelle eulérienne, on exprime la température en fonction des coordonnées spatiales : T = et
(1 + t)
ensuite, on dérive par rapport au temps, ce qui donne :
∂T (x, t) (2t + t2 )x
=
∂t (1 + t)2
−−→ → t2
gradT · −
v = X
(1 + t)
On vérifie que la somme des dérivées eulérienne et convective rend bien la dérivée lagrangienne.
Soit un milieu matériel subissant l’action de forces extérieures par opposition au mouvement de
solide rigide, on entend par déformation un changement de forme du milieu continu résultant d’une
variation des distances relatives des points matériels au cours du temps. Cette variation de forme peut
se traduit par une variation de longueur ou d’angle.
Figure 3.1:
−−−→
Notons d→ −
r = d→−x = M M 0 l’élément de longueur infinitésimal issu du point M représentant la
position de la particule à l’instant t dans la configuration actuelle ou déformée.
−→ −→
Avant déformation, on a dr0 = dX = dXi → −ei
−→ →
− −
→ →− −→
Après déformation de vecteur matériel, dr0 devient dr = dx = gradϕ X , t dX
−→ ∂xi
Sous forme de composante, on a : dxi = dXj j = 1, 2, 3
∂Xj
→
−
L’application linéaire tangente notée F = gradϕ X , t qui permet d’associer à un vecteur matériel
−→ →
− ∂→−
x
dr0 sa transformée dr. Il est appelé tenseur gradient de déformation. On note aussi F = → −.
∂X
Le tenseur F est un tenseur non symétrique. On a donc :
−
→ −→
dx = F · dX (3.1)
19
3.2. MESURE DES DÉFORMATIONS
dr2 = d→
−x · d→
−
x
→
− t →
−
= F · dX · F · dX
→
− t →
−
= dX t · F · F · dX
→
− →
−
dr2 = d X t · C · d X
t
avec C = F · F .
t
On appelle tenseur de dilatation de Cauchy-Green droit. Le tenseur est noté C et on a C = F · F
Le tenseur C est symétrique.
E est un tenseur du second ordre et symétrique. Il fournit une mesure de la déformation à l’instant
t par rapport à la configuration de référence à l’instant t0 .
1 −t −1 1 −1
On pose e = I −F ·F = I −B
2 2
Le tenseur e se réfère à la configuration actuelle ou de déformation.
Variation de longueur
→
− →
−
Considérons un vecteur matériel de position initiale d→
−r0 = d X = dr0 N orienté suivant un vecteur
→
−
unitaire N .
Après transformation, le vecteur matériel devient d→−r = d→−
x = dr→−n
→
−
On appelle allongement relatif ou dilatation linéaire au point M0 dans la direction N , la quantité
→
−
ε(M0 , N ) définie par :
→
− M M 0 − M0 M00 dr − dr0
ε(M0 , N ) = 0 = (3.4)
M0 M 0 dr0
dr = dx = d→
−
x
1 1
→
− t →
−
= dx · x
2 2 2
= (dx )
→ 1 1
− →
− h
2
→
− →
− i
= d X Cd X 2 = dX N · C · N 2
h→ 1
− →
− → − → −i
= dX N · 2E · N + N · N 2
soit finalement
q q
→
− →
− →
− →
−
dr = dX 1 + 2 N · E · N = dr0 1 + 2 N · E · N
d’où
q
→
− dr − dr0 dr →
− →
−
ε(M0 , N ) = = −1= 1 + 2N · E · N − 1 (3.5)
dr0 dr0
Variation d’angle :
Soit maintenant deux vecteurs−− matériels
−−→
−→2 −→2 −→ −
→ −→ −−−−→ −→
dr0 = dX1 = dX2 et dX1 = M0 M00 = dX1 N1 ; dX2 = M0 M000 = dX2 N2
2
−
→ − →
issus de la position initiale M0 et orientés suivant deux vecteurs unitaires N1 et N2 perpendiculaire.
Après transformation, les vecteurs matériels deviennent :
d→− →=−
r1 = d−
x
−−→
M M 0 = dx1 − →
n
1 1
− −−→00
d r2 = dx2 = M M = dx2 −
→
− −
→ →
n 2
On appelle glissement ou distorsion angulaire au point M0 dans deux directions initialement per-
−
→ − →
pendiculaire N1 et N2 l’angle
−
→ − → π
γ(M0 , N1 , N2 ) = − (−
→
\
n −
→
1 , n2 ) (3.6)
2
d−
→·−
x → −
→ −
\ →
1 x2 = dx1 dx2 cos(dx1 , x2 )
comme −
→
dx1 = dr1 = dr10 1 + ε M0 , N1
On obtient aisément :
−
→ −
→
−
→ − → 2 N 1 · E · N 2
γ M0 , N1 , N2 = Arcsin h −
→i h −
→i
(3.7)
1 + ε M 0 , N1 1 + ε M0 , N2
Dilatation volumique
On appelle dilatation volumique le coefficient :
dV − dV0
θ= (3.8)
dV0
où dV et dV0 sont les volumes élémentaires calculés dans les états actuels autour du point matériel
M et initial autour du point matériel M0 respectivement.
→
− →
−
Soit maintenant deux vecteurs matériels d→ −
r0 1 = d X 1 et d→
−
r0 2 = d X 2 non colinéaires définis à
l’instant initial t0 dans la configuration de référence.
dV = dx1 · d→
−x 2 ∧ d→
−
x3
→− →
−
= JdX 1 · d X 2 ∧ d X 3
dV = JdV0 = det F dV0
Décomposition polaire
Le tenseur gradient de la déformation représente à la fois un mouvement de rotation de solide
et de déformation. Une méthode pour séparer la rotation de la mesure des déformations consiste à
décomposer comme tout tenseur du second ordre, le tenseur F en un produit d’un tenseur de rotation
R orthogonal Rt · R = R · Rt = I et d’un tenseur de déformation pure symétrique et défini positif
U (ou V ). On a :
F = R · Uq=V ·R q
t t
avec U = F F et V = F F
Les valeurs propres du tenseur d’élongation U sont identique à celle de V .
Propriété Dans le cas des déformations infinitésimales, tous les tenseurs de déformations se
réduisent au tenseur ε.
∂xi
Fij =
∂Xj
∂xi
En posant ẋi = = vi , on a:
∂t
∂ ẋi ∂vi ∂vi ∂xk
= =
∂Xj ∂Xj ∂xk ∂Xj
Posons :
∂vi ∂xk
Lik = et Fkj =
∂xk ∂Xj
On obtient : Ḟij = Lik Fkj
Les quantités Lik sont les composantes d’un tenseur appelé gradient de vitesse et noté L. Ainsi on
a:
˙ −1
L=F ·F
Considérons maintenant le tenseur de Cauchy-Green droite qui fournit une mesure de la vitesse de
déformation. Une mesure de la vitesse de déformation sera donnée par sa dérivée, soit :
˙ ∂C t ˙ ˙t
C= =F F +F F
∂t
t t t
=F L·F +F ·L ·F
˙ t t
C =F L+L F
On appelle tenseur des vitesses de déformations ou tenseur des taux de déformation, le tenseur
eulérien symétrique :
1 t
D= L+L
2
D est donc la partie symétrique de L.
On appelle tenseur des vitesses de rotation ou tenseur des taux de rotation, le tenseur anti-
symétrique :
1 t
W = L−L
2
Le tenseur W est la partie antisymétrique de L. Ainsi, on obtient :
L=D+W
En fonction de L, on obtient :
1 t
θ̇ = T rD = T r L + L = T rL
2
ou
θ̇ = T rgrad→
−
v (→
−
x , t) = div →
−
v (→
−
x , t) en description d’Euler
Définition : On définit le vecteur vorticité par :
→
− −→− →
ω = rot→
v (−
x , t)
3.3 Illustration
Exemple 1 : Transformation des vecteurs de base
On note que pour cet exemple, F est uniforme c’est-à-dire qu’il ne dépend pas du point (X1 , X2 )
considéré.
En général, le tenseur F dépend à la fois du temps et du point considéré. Les vecteurs placés
→
− →
− →
− →
−
initialement selon les axes E 1 et E 2 sont transformés à l’instant t = 1 en F · E 1 et F · E 2 . En
considérant l’instant t = 1, on a :
→
− 1 2 3 1 1
F · E1 = =
2 0 3 0 0
→
− 1 2 3 0 1.5
F · E2 = =
2 0 3 1 1.5
Dans notre exemple, le vecteur initialement parallèle à l’axe 1 reste donc parallèle à l’axes 1 et ne
change pas de taille. Par ◦
√ contre, le vecteur initialement parallèle à l’axe 2 tourne de 45 et voit sa
taille multipliée par 3/ 2.
Si l’on considère deux vecteurs →
−e 1 et →
−
e 2 , actuellement, orientés parallèlement aux axes, on peut
se demander quelle était l’orientation de ces vecteurs dans la configuration initiale. Ces orientations
−1 − −1 −
sont données par F · → e et F · →
1 e : 2
−1 →
− 1 3 −3 1 1
[F · e 1] = =
3 0 2 0 0
−1 →
− 1 3 −3 0 −1
[F · e 2] = =
3 0 2 1 2/3
Exemple 2 : Déformation de Green-Lagrange et Euler-Almansi
Toujours pour la transformation donnée précédemment, on peut calculer les déformations pour
t = 1. D’abord les tenseurs droit et gauche de Cauchy-Green :
t 1 2 3 1 13 9
[F ] = [F · F ] = [B] =
2 3 9 4 9 9
et ensuite les déformations de Green-Lagrange et Euler-Almansi :
1 0 3 1 0 9
[E] = [e] =
4 3 7 18 9 −4
Exemple 3 : Interprétation physique des tenseurs de déformation
Revenons une nouvelle fois à la transformation de l’exemple 1 du chapitre précédent. Les déformations
à l’instant t = 1 ont été obtenues dans les exemples précédent. On note que la composante E11 est
nulle. Cela indique qu’un vecteur élémentaire placé selon l’axe 1 dans la configuration initiale ne voit
→
−
pas sa taille évoluer. Ceci est en accord avec le vecteur F · E 1 obtenu précédemment, qui est bien
→
−
de même norme que E 1 . La composante E22 vaut 7/4. Ceci est cohérent car un vecteur initialement
→
− →
− √
selon E 2 et de norme dl = 1 devient le vecteur F · E 2 de norme 3/ 2 et on a bien :
dL2 − dl2
1 7
=
2 dl2 4
Exemple 4 : Décomposition polaire
x1 = 1 (4X1 + (9 − 3X1 − 5X2 − X1 X2 )t)
4
1
x2 = (4X2 + (16 + 8X1 )t)
4
→
−
Pour X 1 = (0, 0) et t = 1, le gradient de la transformation et le tenseur droit de Cauchy-Green
s’ecrivent :
1 1 −5 1 65 27
[F ] = [F ] =
4 8 4 16 27 41
→
− →
−
les extensions λ1 et λ2 sont les valeurs propres et N 1 et N 2 , les vecteurs propres respectives,
donnés par :
→
− 0.8385 → − −0.5449
λ1 = 2.2714 λ2 = 1.2107 [ N 1 ] = [N 2] =
0.5449 0.8385
On vérifie bien que lorsque la déformation est faible (petit t), les trois tenseurs ε , e et E coı̈ncident.
Exercice 2
Soit un milieu soumis à un tenseur de déformation E, dont la matrice dans une base B =
( e 1, →
→
− −
e 2, →
−
e 3 ) donnée est :
3 2 4
[E] = 2 3 4
4 4 1
2
1. Calculer la trace de E, ainsi que son déterminant. Calculer la matrice du tenseur E et en
déduire le deuxième invariant du tenseur. En déduire sans calcul le polynôme caractéristique du
tenseur E.
2. Trouver les valeurs des déformations principales et la forme de la matrice de E dans sa base
principale.
→
−
3. Calculer les coordonnées du vecteur propre b 2 correspondant à la déformation principale in-
termédiaire.
Exercice 3
7. Exprimer les coordonnées initiales à partir des coordonnées actuelles. Calculer le champ de
→
− →− →
− →
−
vitesse V X , t et le champ d’accélération γ X , t en coordonnées eulériennes.
→
−
8. Calculer les tenseurs des taux de déformations eulériens D X , t et des taux de rotation
→−
Ω X, t .
En mécanique des milieux continus lors du mouvement d’un domaine matériel, certaines grandeur
physique comme la masse, la quantité de mouvement et l’énergie se conservent. Ainsi les lois fonda-
mentales en mécaniques des milieux continus fondées sur les principes de conservation sont applicables
pour tous les milieux continus sans faire appel à leur propriété rhéologique. Ces lois peuvent s’écrire
sous forme intégrale ( global )rapportée à l’ensemble du domaine matériel ou différentielle ( locale )
en un point du domaine.
qui n’est rien d’autre que la dérivée totale ou particulaire d’une intégrale de volume , c’est-à-dire
,la dérivée en suivant un domaine dans son mouvement . Cette équation représente l’équation générale
de la conservation d’une quantité A.
29
4.3. PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA DYNAMIQUE
• des efforts à distances caractérisés par un champ de forces massique noté f~(M, t) en description
d’Euler
• des efforts de contact exercés sur la frontière ∂D et caractérisés par un champs de forces sur-
faciques noté ~t(M, t) en description eulérienne. La loi de Cauchy postule que le champ de
contrainte ~t ne dépend pas du point M et de la normal unitaire extérieure ~n(M, t) en M à la
frontière ∂D, c’est-à-dire
4.3.1 Énoncé
Dans un référentiel galiléen, le second principe de Newton, postule que pour tout domaine matériel
D, la somme des torseur de tout les efforts extérieurs est égale à la variation par rapport au temps du
tenseur des quantités de mouvement. Ce principe se traduit par les deux équation suivante :
Z Z Z
d ~
~v (M, t)dm = f (M, t)dm + σ(M, t).~nds
dt D D ∂D
et Z Z Z
d
M~0 M ∧ ~v (M, t)dm = M~0 M ∧ f~(M, t)dm + M~0 M ∧ σ(M, t).~nds
dt D D ∂D
où M0 désigne un point quelconque du domaine D.
La première égalité exprime la conservation de la quantité du mouvement . La seconde équation
traduit la conservation du moment cinétique par rapport à un point fixe M0 .
et on obtient
Z Z Z
d~v
ρ dV = ρf~dV + divσdV
D dt D D
ou en composantes
dv i
ρ = ρf i + divσjij
dt
qui représente l’équation locale de mouvement d’un domaine maté[Link] le champ des déplacements
ne dépend pas du temps t ( problème statique ), l’accélération matérielle est nulle, d~
v
dt = 0 et on obtient
l’équation d’équilibre locale
d~v
ρ~v . = ρ~v .f~ + ~v .divσ
dt
ou
d 1 2
ρ ~v = ρ~v .f~ + ~v .divσ
dt 2
En appliquant le théorème de la divergence, on a
ou
div(σ.~v ) = ~v .divσ + σ : D
Par convention, la normale unitaire ~n à la surface dA est orienté vers l’extérieur du domaine D. La
contrainte a une valeur positive si elle est dirigée vers l’extérieur du domaine D. Dans le cas contraire,
la contrainte est comptée négativement, et est appelée une pression. Ainsi :
Désignons par ~τ le vecteur unitaire du plan de normale ~n. Projetons le vecteur contrainte sur la
normale et sur le plan perpendiculaire.
Définition
On appelle contrainte normale en M pour la direction ~n agissant sur la facette dA, la projection
du vecteur contrainte ~t(M, ~n) sur la normale à cette facette notée
Ainsi on obtient
~t(M, ~n) = ~tn + ~tt
ou
~tt = ~t − ~tn = ~t − tn~n
ou encore
une valeur positive de tn exprime une traction, tandis qu’une valeur négative (tn < 0) indique une
compression agissant au point M pour la facette de direction ~n.
La contrainte en un point M sur une facette définie par la normale ~n est une fonction du point M et
de la normale ~n. En un point M du milieu continu, on peut donc définir une application linéaire σ̄ de
l’espace vectoriel E dans lui-même, qui associe à ~n le vecteur contrainte ~t(M, ~n) , soit
.
σ(M, t) définit ainsi un champ de tenseurs des contraintes en un point M dans un milieu continu.
On appelle tenseur des contraintes de Cauchy le tenseur symétrique du second ordre définit par:
σ̄(M, t) tel que
Le tenseur σ̄(M, t) ne dépend que du point M où il est exprimé. Il représente la description eulérienne
du champ des tenseurs de contrainte .
On peut exprimer les composantes du vecteur contrainte ~t(M, ~n) en fonction des composantes σij
du tenseur des contraintes σ̄(M, t). Ainsi les composantes tj du vecteur contrainte agissant sur une
surface élémentaire définie par ~n sont données par:
tj = ni σij
avec i, j = 1, 2, 3
Les quantités ni sont les cosinus directeurs de la normale unitaire ~n. L’équation précédente est appelée
la formule des contraintes de Cauchy.
Dans la base (~ ei ) le vecteur contrainte prendra la forme
Et le tenseur σ̄ s’écrira
Dans une base propre, orthonormée la matrice formée par les composantes σij prend la forme
diagonale.
σ1 0 0
[σij ] = 0
σ2 0
0 0 σ3
et les contraintes tangentielles sont nulles. Ainsi, la contrainte agissant sur une facette de normale
unitaire dans la direction principale →
−u i , devient :
→
−
t (M, →
−
u i ) = σ(M, t) · →
−
u i = σi →
−
ui
→
−
Où σi représente la contrainte principale dans la direction principale →
−
u i . La contrainte t (M, →
−
u i)
se réduit en valeur à la contrainte normale σi .
où
σDii = tr (σD ) = 0
La partie déviatorique possède les mêmes directions principales que le tenseur des contraintes σ et
représente le cisaillement.
t1 = n1 σ1 , t2 = n2 σ2 , t3 = n3 σ3
ou
t21 t2 t2
2 + 22 + 32 = 1
σ1 σ2 σ3
Cet ellipsoı̈de appelé quadrique des contraintes introduites par Cauchy a pour demi-axes les valeurs
absolues des contraintes principales. Les axes principaux de l’ellipsoı̈de sont les directions principales
du tenseur des contraintes σ.
Pour faire les calculs, on se place dans le repère principal du tenseur des contraintes. Soit σ1 , σ2
et σ3 les contraintes principales au point M avec la condition σ1 ≥ σ2 ≥ σ3 . Les points M1 , M2 et M3
correspondant aux facettes normales aux directions principales sont sur l’axes des contraintes normales.
σ1 σ2 σ3
∆ = σ12 σ22 σ32
1 1 1
où D = (σ1 − σ2 )(σ2 − σ3 )(σ3 − σ1 )
Les contraintes principale étant distinctes, on observe que le déterminant D diffère de zéro.
σ2 + σ3 2
σ2 − σ3 2
t2t + tn − ≥( )
2 2
σ1 + σ3 2
2 σ1 − σ3 2
tt + tn − ≤( )
2 2
σ1 + σ2 2
2 σ1 − σ2 2
tt + tn − ≥( )
2 2
Dans le plan de Mohr, on retrouve aisément
à partir du système
d’inéquations
précédentes les
σ2 + σ3 σ1 + σ3 σ2 + σ1 σ2 − σ3 σ1 − σ3
équations de trois cercles de centre ,0 , , 0 et , 0 et de rayon ,
2 2 2 2 2
σ1 − σ2
et respectivement.
2
Ainsi, lorsque la normale unitaire → −
n varie, le point figuratif M des contraintes doit se trouver dans
l’espace délimité par ces trois inéquations. On constate que la contrainte normale est comprise entre
les valeurs σ3 et σ1 .
On note également que la contrainte tangentielle ou de cisaillement maximale est égale au rayon
du grand cercle, c’est-à-dire :
σ1 − σ3
| Tt |max =
2
Remarque :
• Si deux contraintes principales sont égales, le tricercle de Mohr se réduit à un cercle unique.
• Si les trois contraintes principales sont égales, le tricercle de Mohr se réduit à un point.
La contrainte résultante sur une facette de normale unitaire e~i au point M s’écrit :
F
D’où l’on tire l’égalité σ11 = S
¯S représente un état de
appelée la contrainte hydrostatique ou pression. Si σm > 0, alors σ̄
¯
tension et si σm < 0, σ̄S indique un état de compression.
• Principe de dissipation : une loi constitutive doit satisfaire le second principe de la thermody-
namique, le principe de non-négativité ;
• Principe d’action locale : La contrainte actuelle en un point matériel ne dépend que des variables
définies en ce point et non du voisinage.
Homogénéité :
Un milieu continu est dit homogène si en tout point matériel il possède les mêmes propriétés. Ceci
signifie que la loi de comportement est la même pour tout point matériel.
Isotropie :
Un milieu continu sera dit isotrope si ses propriétés sont invariantes dans une rotation par rapport
aux directions matérielles. Autrement dit la loi de comportement est indépendante de toute direction.
Elasticité :
Un milieu continu est dit élastique s’il recouvre son état initial aussitôt que l’action des efforts
extérieurs est supprimée.
Viscosité
Un milieu continu est dit visqueux s’il se déforme en fonction du temps.
Viscoélasticité
Un milieu continu est dit viscoélastique s’il manifeste simultanément les propriétés d’un fluide
visqueux et d’un solide élastique lorsqu’il se déforme sous l’action des forces extérieures.
Le milieu viscoélastique dissipe de l’énergie au cours de la déformation et ne recouvre sa forme
initiale après suppression des efforts extérieurs.
où on note une dépendance en des gradients successif de ϕ et T en → −x . Dans cette relation ϕ
exprime l’histoire du tenseur des déformation et de l’histoire de la température. Le paramètre τ
appartenant à [0, +∞[ représente ainsi le passé.
Un tel milieu continu dont les propriétés dépendent du présent mais aussi du passé est dit milieu
avec mémoire.
La dépendance de f en → −
x exprime la propriété d’hétérogénéité du milieu continu. Contrairement
au milieu homogène, la lo de comportement n’est plus la même en tout point d’un milieu hétérogène.
La dépendance de f en t traduit le phénomène de vieillissement du milieu matériel.
La caractérisation d’un milieu continu consiste donc à déterminer une forme explicite de la loi
rhéologique en accord avec les observations.
Quelques lois rhéologiques de milieu matériels homogène dits simple c’est-à-dire, dont le tenseur des
contraintes ne dépend que de l’histoire du gradient de la transformation en négligeant les développement
d’ordre supérieur sont proposées dans cette section. Ces lois obéissent aux principes généraux définis
ci-dessus.
où p est une pression et I le tenseur identité. La contrainte est donc un tenseur sphérique.
• Fluide newtonien ou de Stokes
Le tenseur des contraintes pour un fluide en mouvement admet pour loi de comportement :
µ
On pose ξ = λ + 2 , appelé viscosité de volume.
3
dρ
L’équation de la conservation de la masse fournit = 0, c’est-à-dire, ρ = cte
dt
σ = −P I + 2µD (4.17)
• Fluide de Reiner-Rivlin
Un fluide de Reiner-Rivlin est un fluide isotrope non newtonien dont la loi de comportement
s’écrit :
2
σ = α1 (I1 , I2 , I3 )I + α2 (I1 , I2 , I3 )D + α3 (I1 , I2 , I3 )D (4.18)
σ = G(E) (4.19)
Le tenseur de quatrième ordre K est appelé tenseur d’élasticité au point M . Il ne dépend que
des propriétés du milieu.
Où le tenseur de quatrième ordre A est appelé tenseur de complaisance au point M . Ces tenseurs
sont symétrique en i, j ou k, l dont inverses l’un de l’autre.
où λ et µ sont des constantes appelées coefficients de Lamé homogènes à deux contraintes.
La relation (4.21) est dite loi de Hooke ou d’élasticité classique.
Elle est équivalente à :
ν 1+ν
ε=− (T r(σ))I + σ (4.22)
E E
E νE
avec µ = ,λ=
2(1 + ν) (1 + ν)(1 − 2ν)
µ(3λ + 2µ) λ
et E = ,ν=
λ+µ 2(λ + µ)
En thermo-élasticité classique, on suppose que dans un milieu isotrope non contraint, une vari-
ation de température supposée provoque une dilatation isotrope
εT = α(T − T0 )I
T0 est le champ de température dans la configuration initiale non contrainte du milieu continu
en équilibre thermique.
Soit un milieu continu dont l’état de contrainte est homogène et stationnaire (le tenseur de Cauchy
est constant dans l’espace et le temps). On considère au sein de ce milieu un domaine matériel
D, en forme de tétraèdre tel que représenté dans la figure ci-dessous dans un repère cartésien or-
thonormé (O, →
−e 1, →
−
e 2, →
−
e 3 ). Les arêtes parallèles aux axes de la base ont une longueur donnée c. Un
expérimentateur réalise quelques mesures, et constate que :
Figure 4.4:
Exercice 2
On considère un petit cube de centre → −x dans un milieu continu soumis à des contraintes. On
effectue trois expériences de chargement (a), (b), et (c), respectivement caractérisées par les vecteurs
contraintes suivants (σ0 étant une constante) :
→
− − → →
− →
− → →
− →
(a). T (→
x,−
e 1) = 0 ; T (−
x,→
−
e 2 ) = σ0 →
−
e3 ; T (−
x,→
−
e 3 ) = σ0 →
−
e2
→
− − → →
− → →
− →
− →
(b). T (→
x,−
e 1 ) = σ0 →
−
e3 ; T (−
x,→
−
e 2) = 0 ; T (−
x,→
−
e 3 ) = σ0 →
−
e1
→
− − → →
− → →
− → →
−
(c). T (→
x,−
e 1 ) = σ0 →
−
e2 ; T (−
x,→
−
e 2 ) = σ0 →
−
e1 ; T (−
x,→
−
e 3) = 0
1. Exprimer les trois tenseurs de contraintes σ(a) , σ(b) et σ(c) correspondant à ces trois cas de
chargement.
2. On effectue les trois expériences simultanément en superposant les trois systèmes de forces. Ex-
primer le tenseur de contraintes correspondant à cette nouvelle expérience.
3. Calculer le vecteur contrainte exercé sur une petite surface normale à la direction →
−
n définie par
→
− →
− →
− →
−
l’expression n = e 1 + e 2 + e 3 .
5. Donner sans calcul supplémentaire les contraintes principales et les directions principales de
contraintes.
L’objet de la théorie de l’élasticité classique est l’étude des déformations de ces solides élastiques
sous l’effet de forces extérieures. Dans ce cours, nous nous limiterons à l’étude de l’élasticité linéaire
caractérisée par le fait que les configurations de système déformé restent toujours voisines d’une
configuration de référence qui est un état naturel du système, c’est-à-dire un état d’équilibre dans
lequel toutes les contraintes s’annulent. Dans ce contexte, on pourra donc faire l’hypothèse des petites
perturbations(HPP) et confondre les descriptions eulérienne et lagrangienne.
Soulignons aussi que dans le cadre de cette première approche de l’élasticité, nous nous attacherons
principalement à décrire les effets mécaniques( déformations,tensions) se produisant dans les solides en
déformation en nous préoccupant assez peu des phénomènes thermiques qui peuvent se produire simul-
tanément. De manière plus précise, nous allons supposer que la température n’influe sur les relations
entre tensions et déformations dans le solide. Dans ces conditions, nous décrirons les déformations
des solides élastiques au moyen de la seule équation( mécanique) de conservation de la quantité de
mouvement car elle est tout à fait découplée de l’équation (thermique) de conservation de l’énergie.
45
5.2. ENONCÉ DU PROBLÈME
Figure 5.1:
Figure 5.2:
F l − l0
σ= =E pour σ ≥ σel , où E est le module de Young.
S l0
2. Zone AB : Elasticité non linéaire
(a) comportement élastique (retour en O à la décharge)
(b) relation non linéaire entre contrainte et déformation :
F l − l0
σ= =f pour σel ≥ σ ≥ σe
S l0
3. Zone BC : Zone de déformation plastiques
(a) comportement non élastique (pas de retour en O à la décharge)
(b) Après décharge, il subsiste une déformation permanente.
• On va étudier la zone OA. Cette zone correspond à des conditions normales d’utilisation de
nombreux matériaux. Par exemple, pour de l’acier, on a σel de l’ordre de 25 à 60 kgf /mm2 .
Pour de telles contraintes, l’allongement relatif est de l’ordre de 0, 2%. On comprend donc que
l’on va pouvoir faire l’hypothèse des petites perturbations et considérer que les déformations
restent infinitésimales.
On s’intéresse à l’évolution d’un système mécanique qui, à partir d’un état initial non chargé
(les contraintes sont nulles en tout point) va atteindre un nouvel état d’équilibre sous l’action de
sollicitations extérieures. Ces sollicitations extérieures peuvent être :
• l’hypothèse des petites perturbations est applicable:l’état final est très proche de l’état initial et
le gradient des déplacements est faible;
• les effets dynamiques ne sont pas pris en compte(on suppose que le changement est imposé
lentement); le comportement du matériau est élastique isotrope.
Si l’on ne considère pas le couplage des effets thermiques et mécaniques, les équations de l’élasticité
linéaire isotrope sont :
∂2u
Equations de mouvement : ρ 2 = ρb + ∇.σ (3 relations)
∂t
σij = λεkk δij + 2µεij
Loi de Hooke isotrope : ou (6 relations)
v 1+V
εij = − E σkk δij + E σij
1
Equations geometriques : ε = (∇u + ∇uT ) (6 relations)
2
En élasto-statique, les dérivations partielles par rapport au temps s’annulent et les équations de
conservation de la quantité de mouvement prennent la forme d’équations d’équilibre.
−−→ →
− →
−
(λ + µ)grad(div →
−
u ) + µ∆→
−
u + fd = 0 (λ + µ)(ukk ),i + µui,kk + fdi = 0
Ces trois équations sont appelées les équations de Lamé-Navier. En se servant de la formule du
Laplacien, ces équations peuvent aussi être écrites sous la forme :
−−→ −→−→− → − →
−
(λ + 2µ)grad(div → −u ) − µrotrot→ u + fd = 0
Cette forme est avantageuse pour la résolution lorsque l’on sait que le champ de déplacement est
−→− →
−
irrotationnel (rot→
u = 0 ).
Le processus de résolution avec l’approche en déplacement est donc :
1+v v 1 − 2v 1+v v
( σij − σll δij ),mm + σll,ij − (σjk,ik + σik,jk ) + (σll,jk δjk + σll,jk δik ) = 0
E E E E E
ou encore:
(1 + v)σij,mm − vσll,mm δij + σll,ij − (1 + v)(σjk,ik + σik,jk ) = 0
σij,j + fdi = 0
E
σll,mm = εll,mm
1 − 2v
1 v
∆σij + σll,ij + fdl,l δij + fdj,i + fdi,j = 0
1+v 1−v
Ces six équations sont appelées les équations de Beltrami-Michell.
Le processus de résolution avec l’approche de contrainte est donc:
• postuler un champ de contrainte;
• vérifier les conditions d’équilibre en volume;
• vérifier les conditions limites en contrainte;
• vérifier les équations dites de Beltrami-Michell;
• calculer les déformations, puis les déplacements à partir des contraintes;
• vérifier les conditions limites en déplacement.
Remarques :
• On note que lorsque toutes les forces volumiques sont constantes ou nulles, tout champ de
contrainte constant ou linéaire par rapport aux variables d’espace satisfait les équations de
Beltrami-Michell;
• Si les forces olumiques sont nulles, tout champ de contrainte constant vérifie à la fois les équations
d’équilibre et les équations de Beltrami-Michell.
La résolution du système d’équations de 5-2 est souvent extrêmement ardue et il est souvent
intéressant d’essayer de deviner la forme générale de la solution. On propose donc de manière intuitive
une expression de certaines composantes des contraintes et/ou des déformations faisant apparaı̂tre
suffisamment de paramètres indéterminés pour satisfaire aux équations générales et aux conditions
aux limites. Grâce au théorème d’unicité, on peut alors affirmer que, si on trouve une solution, elle
est aussi la seule.
On peut également comprendre qu’il est extrêmement difficile d’imposer les conditions aux limites
réalistes dans un domaine pratique.
Prenons par exemple le cas d’une barre encastrée soumise à son extrémité libre à un couple de torsion
M.
Figure 5.3:
L’extrémité droit de la poutre constitue une partie de la surface extérieure du corps sloide étudié
sur laquelle des forces de contact t sont imposées. Il est cependant pratiquement impossible de
déterminer avec exactitude, pour un dispositif expérimental donné, comment les forces superficielles
se répartissent sur la surface. Dans la pratique, on lève cette difficulté en introduisant le principe de
Saint-Venant(1855) que l’on peut énoncer comme suit :
Si une distribution de forces de contact agissant sur une portion de surface d’un corps élastique
est remplacée par une distribution de forces différente, mais statiquement équivalente à la première,
les effets des deux distributions sont essentiellement les mêmes à une distance suffisamment grande de
la zone d’application.
L’utilisation de ce principe est justifiée par un très bon accord avec les résultats expérimentaux.
Rappelons aussi que l’on dit que deux systèmes de forces sont statiquement équivalents si les forces
résultantes et les moments résultants par rapport à un point fixé sont égaux. Dans le cas de la
torsion, par exemple, quel que soit le mode d’application du couple de torsion, les déplacements et les
contraintes seront les mêmes à une distance de la section terminale égale à quelques diamètres. Dans
le même ordre d’idées, il arrive également que l’on s’autorise à introduire une certaine souplesse dans
l’écriture des conditions aux limites portant sur les déplacements. Par exemple, lorsqu’une partie de la
surface extérieure d’un corps est encastrée, on n’exprimera pas l’annulation de tous les déplacements
sur cette surface mais on se contentera d’annuler le déplacement et la rotation en un point de cette
surface. De même que ci-dessus, c’est la comparaison avec l’expérience des résultats déduits de cette
simplification qui a permis de valider la démarche.
• Traction/compression:
• Cisaillement
• Critère de Von Mises: Le critère de Von Mises est utilisé pour déterminer si un matériau
isotrope subit une plasticification
• Critère de Tsai-Wu: Le critère de Von Mises ne peut s’appliquer qu’à des matériaux isotropes.
Dans le cas de composites ou du bois, les contraintes admissibles dépendent non seulement de
la direction de sollicitation mais également du sens de traction ou compression.
Le critère de Tsai-Wu généralise le critère de Von Mises à des matériaux orthotropes.
Au titre des instabilités, on a:
a) la structure est sollicitée par un chargement qui produit une distribution de contraintes(s).
b) le changement initial est multiplié par un facteur l.
• Longueur de flambement
• Compression et flexion
supérieure de la poutre, comprimée, flambe latéralement et il existe une valeur critique du mo-
ment de flexion( selon le plan de plus grande raideur), comme il existe un effort normal critique
provoquant le flambement pour une barre comprimée, pour lequel la poutre fléchit dans le plan
de sa plus faible raideur et entre en torsion.
Le critère calculé par ICAB Force utilise une formule enveloppe qui permet de combiner les effets
d’une compression et d’une flexion déviée.
• Voilement : Le voilement d’une plaque rectangulaire apparaı̂t lorsque cette plaque est soumise
à une compression uniforme sur deux côtés opposés, parallèlement à son plan moyen; la plaque
se déforme transversalement. Le phénomène de voilement se manifeste par des ondulations, qui
ne sont pas sans rappeler le phénomène de flambement pour des pièces à une dimension, à la
différence près que le voilement se développe plus progressivement, les grandes déformations
n’apparaissant pas brutalement et ne conduisant généralement pas à la ruine de la pièce. Un
effort de cisaillement peut aussi provoquer le voilement.
où χ(a3 ) est une fonction que l’on cherche à déterminer. On note Ω0 , la configuration de référence
→
−
dont est issue Ω. Il n’y a pas de mouvement. On suppose que le déplacement ξ est nul sur la face
d’équation a3 = 0.
On suppose que le comportement rhéologique du milieu, de masse volumique ρ0 , est celui d’un
matériau élastique linéaire isotrope et on note λ et µ ses coefficients de Lamé.
1. Donner l’expression du tenseur des contraintes σ(→
−
a ) en fonction de χ(a3 ) et de ses dérivées.
2. En écrivant l’équilibre des forces et en utilisant les conditions aux limites en a3 = 0, montrer
que χ(a3 ) est une fonction linéaire de a3 .
Exercice 2
Figure 5.4:
• On se place dans la zone centrale du massif pour se prémunir les effets de bord.
→
−
• Champ de déplacement donné par U = (A · X1 + C · X2 )→ −
e1 + (−C · X1 + B · X2 )→−
e2 .
1. Représenter la section du massif contenant le point M , ainsi que les conditions aux limites sur
cette section.
2. Calculer le tenseur des déformations ε̄, et donner ses valeurs principales et ses directions princi-
pales. De quel type de déformation s’agit-il ?
3. Exprimer analytiquement le tenseur de Cauchy σ̄ (utiliser les coefficients de Lamé pour simplifier
les notations).
4. En utilisant les conditions aux limites en contraintes, calculer les expressions des paramètres A
et B. En utilisant les conditions aux limites en déplacement, calculer C.
On considère à présent le cas suivant : un bloc cubique, de côté L est encastré dans un logement
cubique de dimension strictement identique à celle du cube (voir figure). On supposera que le matériau
dans lequel est fait le logement est infiniment rigide. On suppose qu’il n’y a pas adhésion au parois
(ce qui se traduit par l’absence de cisaillement aux parois).
→
− →
− →
−
1. Exprimer les vecteurs contraintes T (M, →
−
e x ), T (M, →
−
e y ) et T (M, →
−
e z ).
3. D’après le tenseur des contraintes trouvé précédement, déterminer le tenseur des déformations
d’après la loi de comportement en élasticité linéaire (homogène isotrope).
Exercice 2:
Le produit tensoriel de deux vecteurs de R3 représente
une matrice carrée d’ordre 3
une matrice carrée d’ordre 2
un vecteur
un scalaire
le produit vectoriel de deux vecteurs
Exercice 3:
Un tenseur euclidien d’ordre 2 symétrique
possède toujours au moins une valeur propre nulle
peut ne pas avoir de valeur propre
a toutes ses valeurs propres positives
a toutes ses valeurs propres réelles
est toujours diagonalisable
Exercice 4:
Un tenseur euclidien d’ordre 2 antisymétrique
possède toujours au moins une valeur propre nulle
possède une trace nulle
a tous ses éléments diagonaux nuls
possède toujours un vecteur dual
est un déviateur
Exercice 5:
Le tenseur C̄¯ des dilatations
est un tenseur symétrique
est un tenseur antisymétrique
est un tenseur lagrangien
est un tenseur eulerien
permet de calculer le taux de dilatation
Exercice 6:
→
− →
−
On considŕe dans la base canonique de R3 , la matrice T et les deux vecteurs U et V donnés
ci-dessous
3 0 0 1 0
→
− →
−
T = 0 0 1 ; U = 0 ; V = 1
0 1 0 0 1
→
−
V est un vecteur propre de T
→
−
U est un vecteur propre de T
→
− →
−
U et V sont orthogonaux
3 est valeur propre de T
3 est la somme des valeurs propres de T
Exercice 7:
Le tenseur C̄¯ des dilatations
peut avoir une valeur propre négative
peut avoir une valeur propre nulle
permet de calculer les contraintes de cisaillement
permet de calculer les angles de glissement
possède un déterminant positif
Exercice 8:
Le tenseur des contraintes de Cauchy
est toujours diagonalisable
peut avoir une valeur propre nulle
possède toujours une trace nulle
est un tenseur symétrique dont toutes les valeurs propres sont positives
est toujours sphérique
Exercice 9:
Un mouvement isovolume signifie que
la vitesse a une composante nulle
la divergence de la vitesse est nulle
le tenseur des dilatations est réduit au tenseur unité
le rotationnel de la vitesse est nulle
la tangente aux lignes de courant est colinéaire à la vitesse
Exercice 10:
L’équation de continuité
traduit la conservation de la masse
exprime l’équilibre des milieux continus
est une traduction du théorème de Reynolds
n’est pas valable pour les solides
est valable pour chaque particule
Exercice 11:
La loi de comportement exprime
la relation entre le tenseur des déformations et déplacement
la relation entre déformation et contraintes
la manière dont un milieu est continu
la relation entre vitesse et accélération
la relation entre les forces de volume et les forces de contact
Exercice 12:
On garde les notations du cours et on travaille dans le repère cartésien habituel. On décrit lemou-
vement d’un milieu continu entre les instants t0 = 0 et t par les relations suivantes dans lesquelles α
est une constante:
x1 = X1 + αt ; x2 = X2 + αt ; x3 = X3
il s’agit de la description lagrangienne du mouvement
il s’agit de la description eulerienne du mouvement
il s’agit à la fois des deux descriptions
il s’agit d’équations paramétriques de trajectoires
le vecteur déplacement entre ces instants a pour composantes (αt, αt, 0)
Exercice 13:
le produit doublement contracté de deux tenseurs d’ordres 2 est un scalaire
le produit contracté de deux vecteurs est un vecteur
le tenseur de Green-Lagrange peut être nul
le principe fondamental de la dynamique donne la conservation de la quantité du mouvement
les forces extérieures de volume dépendent toujours de la surface du domaine