Université Africaine Ministère de l’Enseignement Supérieur
Des sciences Politique et de Management Union-Travail-Justice
Droit Civil de la Famille
Thème : Les effets du
Mariage
NOMS DES EXPOSANTS SUIVI PAR :
BOUKE-BU-BOUKE Karls Darell Mlle NZANG EYEGHE
MOMBO MOMBO Jean Elie
MOULANGA MAGANGA Naomy Michelle
MPAGA MPAGA Juan Amos
BODI Solange Lady
MANFOUMBI Fille Esther
EKIAYONG NGUEMA Marie Laure
MBA NGOUE Claude
SIMA ONDO Levi Elisés
LEFEVRE Colladr Jordy
INTRODUCTION
Traditionnellement, le mariage est l’union légitime de l’homme et de la femme
résultant d’une déclaration ou reçu en forme solennelle par l’officier d’état civil.
Le mariage a généralement un impact significatif sur les conjoints eux-mêmes
mais aussi sur les enfants de ces derniers et les tiers.
De ce fait, comment se manifestent-ils ?
Au cours de nôtre exposé, nous tenterons de démontre comment se manifestent
ces effets à l’égard des conjoints eux-mêmes d’une part, et d’autre part,
comment ils se manifestent à l’égard de leurs enfants et des tiers
PLAN DE L’EXPOSE
INTRODUCION
I. LES EFFETS À L’ÉGARD DES CONJOINTS
1/ Les droits et les devoirs des époux
2/ La gestion du patrimoine
II. LES EFFETS À L’ÉGARD DES ENFANTS ET DES TIERS
1/ Les effets du mariage à l’égard des enfants
2/ Les effets du mariage à l’égard des tiers
CONCLUSION
I. LES EFFETS DU MARIAGE À L’ÉGARD DES CONJOINTS
Le mariage peut avoir des effets variés sur les conjoints. En se mariant ,
les époux sont liés par des engagements dont découlent les droits et les
devoirs (A) et aussi la gestion du patrimoine(B).
A- LES DROITS ET LES DEVOIRS DES ÉPOUX
Les droits et les devoirs des époux sont définis par la loi. Le contrat du mariage créé
entre époux des liens personnels. En effet, la loi impose aux époux de nombreux types
de devoirs conjugaux auquel ils ne peuvent pas de dérobés. Entre autres on a :
LE DEVOIR DE COHABITATION
Le devoir de cohabitation va au-delà de la simple communauté de vie. La communauté
de vie englobe aussi le devoir conjugal et généralement l’élément affectif. En effet, le
refus des relations sexuelles par un époux constitue une faute qui justifie le divorce ou
séparation de corps et expose l’auteur à la condamnation à des dommages-intérêts,
étant entendu que la finalité du mariage est aussi la création d’une famille. Cette
obligation n’est pas susceptible d’exécution forcée, ni même d’astreinte, même sous
une forme atténuée. Tout fois, parfois le refus des relations sexuelles peut- être
considéré comme légitime en cas d’impuissance ou de maladie transmissible. De
même, un accord entre époux peut justifier à l’abstinence. Toutefois, le devoir
conjugal doit être accompli avec modération, et tout cas sans excès et surtout sans
brutalité
LE DEVOIR AU RESPECT
Le devoir de respect mutuel entre époux est une valeur cardiale. Elle est en tête des
devoirs et est une manifestation de la déclaration universelle des droits de l’homme qui
consacre la dignité humaine. Le devoir de respect implique que chaque époux fasse
preuve d’un comportement respectueux envers l’autre en ne portant pas atteinte à son
honneur, sa moralité, sa dignité et d’une manière générale à son intégré physique ou
psychologique
LE DEVOIR DE FIDÉLITÉ
L’article 252 du code civil dispose que les époux se doivent mutuellement fidélité tant
que le mariage n’est dissout définitivement par une décision de justice. La fidélité est
un devoir qui s’impose aux époux de la même manière, en particulier sous le régime
de monogamie. La fidélité est avant tout une fidélité sexuelle qui interdit l’adultère.
L’infidélité peut être à la fois matérielle et moral : l’infidélité matérielle suppose un
commerce sexuel consommé avec un partenaire autre que son conjoint. L’infidélité
morale suppose des intrigues amoureuses ou une attitude trop timide avec un tiers sans
consommation de la relation sexuelle
LE DEVOIR DE SECOURS ET ASISTANCE
LE DEVOIR DE SECOURS
Il est expressément prévu par le code civil gabonais pendant le mariage (252). Pendant
le mariage, le devoir de secours pense-t-on se confond avec la contribution aux
charges du mariage. Mais, cette analyse est parfois critiquée. Une partie minoritaire de
la doctrine estime qu’il n’y a pas de différence entre les devoirs d’assistance et de
secours.
LE DEVOIR D’ASSISTANCE
Il est prévu par l’article 252 du code civil français. Il s’agit d’un devoir matériel et
moral que se manifeste au cours du mariage à apporter une aide dans le travail et des
soins en cas de maladie ou d’infirmité. Les époux durant le mariage se doivent
mutuellement affection et dévouement. Le manquement au devoir d’assistance est
sanctionné civilement. Il s’agit d’une faute grave qui peut justifier le prononcé du
divorce ou de séparation de corps.
LE DEVOIR DE PROTECTION
Il s’agit d’une émanation du statut de chef de la famille du mari. En cette qualité, le
mari a le devoir d’assumer la protection de la femme. Il est possible d’y voir la
construction sociologique de la société autour de l’homme fort.
B- LA GESTION DU PATRIMOINE
La gestion du patrimoine dans le mariage est encadrée principalement par le régime
matrimonial choisi par les époux. Ce régime détermine la manière dont les biens sont
possédés, gérés et partagés durant le mariage et en cas de divorce ou de décès de l’un
des conjoints. Voici une vue d’ensemble des régimes matrimoniaux les plus courants
et de leur impact sur la gestion du patrimoine :
Communauté des biens : Dans un régime de communauté de biens, tous les biens
acquis durant le mariage sont considérés comme propriété commune des deux époux.
Cela inclut les salaires, les revenus de biens immobiliers, et les gains de placements.
Les biens acquis avant le mariage, ainsi que les dons et les héritiers, restent
généralement la propriété exclusive de l’époux qui les a reçus.
Séparation des biens : Dans un régime de séparation de biens, chaque époux conserve
la propriété individuelle de tous les biens qu’il possède avant et pendant le mariage.
Chaque conjoint gère son patrimoine de manière autonome.
Participation aux acquêts : une séparation de biens durant le mariage, mais à la
dissolution du mariage par divorce ou décès, chaque époux a droit à la moitié de
l’enrichissement du patrimoine de l’autre pendant la durée du mariage.
Régime dotal : moins commun d’aujourd’hui, le régime dotal était traditionnellement
utilisé dans certains pays, principalement dans les régions spécifiques. Il implique
qu’une dot est apportée par la femme ou pour elle dans le mariage, et que le mari en a
l’administration.
Conseils pour la gestion du patrimoine matrimonial :
La communication : une communication ouverte sur les finances
Planification financière : établir des objectifs financiers communs et travailler
ensemble pour les atteindre.
Consultation professionnelle : consulter des avocats ou des notaires pour choisir le
meilleur régime matrimonial et pour toute modification éventuelle.
Contrats prénuptiaux : envisager un contrat prénuptial ou postnuptial pour préciser la
gestion des biens.
La gestion du patrimoine dans le mariage nécessite donc une compréhension claire des
implications légales du régime matrimonial choisi et une gestion concertée et
transparente des ressources financières par les époux.
II- LES EFFETS À L’ÉGARD DES ENFANTS ET DES TIERS
Le mariage a des implications significatives non seulement pour les époux mais
également pour leurs enfants et pour les relations avec les tiers (comme les entreprises,
les institutions financières, et la société en général). Voici un aperçu des effets du
mariage à l’égard des enfants et des tiers :
Les effets à l’égard des enfants :
Filiation et légitimité :
Le mariage confère automatiquement la légitimité à tous les enfants nés ou conçus
pendant le mariage. Cela simplifie des démarches administratives pour l’établissement
de la filiation.
Autorité parentale :
Les époux partagent généralement l’autorité parentale sur leurs enfants, ce qui inclut
les décisions concernant l’éducation, la santé, et le bien-être général des enfants :
Sécurité et Stabilité :
La cadre juridique du mariage offre une structure stable pour l’éducation et le
développement des enfants, avec des droits successoraux clairement définis et une
protection en cas de décès d’un parent.
L’obligation d’entretien et d’éducation :
Les parents mariés ont l’obligation légale de subvenir aux besoins de leurs enfants,
incluant nourriture, éducation soins médicaux et sociaux jusqu’à leur majorité ou au-
delà, selon les lois locales.
Les effets à l’égard des tiers :
Responsabilités financières :
Les créanciers peuvent considérer les époux comme une seule entité pour les dettes
contractées dans l’intérêt du foyer. Cela dépend cependant du régime matrimonial
choisi.
Contrats et transactions légales :
Certains contrats et engagements légaux peuvent nécessiter le consentement des deux
époux, surtout ceux qui touchent la gestion des biens communs ou le domicile familial.
Statut social et légale :
Le mariage peut influencer le statut légal, par exemple, en matière d’immigration et de
citoyenneté, où un conjoint peut parrainer l’autre pour des raisons de regroupement
familial.
Implications fiscales :
Les époux peuvent avoir des avantages fiscaux, tels que déclaration de revenus
conjointes qui peuvent réduire leur charge fiscale globale.
Avantages sociaux et professionnels :
Les avantages liés à emploi, comme les assurances ou les prestations de retraite,
peuvent s’étendre au conjoint et parfois aux enfants.
Reconnaissance légale et protection :
Le mariage assure une reconnaissance et une protection légales dans diverses
situations, y compris dans les décisions médicales d’urgence où les époux ont souvent
le droit de prendre des décisions au nom de l’autre.
CONCLUSION
Le mariage structure donc profondément les relations familiales et sociales. Il
confère des droits et des devoirs qui visent à protéger les membres de la famille
et à clarifier les relations avec les tiers, ce qui contribue à la stabilité sociale et
économique. Ces effets varient grandement selon les lois locales et le régime
matrimonial choisi, soulignant l’importance d’une bonne compréhension de ces
aspects avant et pendant le mariage.