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02/10/2008
Lignes aériennes : matériels
Accessoires
par Christian DAUVILLIERS
Ingénieur retour d’expérience et animation technique liaisons
au Réseau de Transport d’Électricité – Centre National d’Expertises Réseaux (RTE-CNER)
1. Dispositifs de jonction et de dérivation des conducteurs ........... D 4 428 - 2
1.1 Manchons de jonction ................................................................................. — 2
1.2 Dérivations ................................................................................................... — 2
2. Dispositifs d’ancrage .............................................................................. — 2
3. Fixation des conducteurs aux isolateurs .......................................... — 3
3.1 Isolateurs suspendus .................................................................................. — 3
3.2 Isolateurs rigides ......................................................................................... — 4
4. Entretoises ................................................................................................. — 4
5. Accessoires fixés sur les conducteurs............................................... — 5
5.1 Balises lumineuses ...................................................................................... — 5
5.2 Balises diurnes............................................................................................. — 5
5.3 Balises avifaunes ......................................................................................... — 5
5.4 Contrepoids antigiratoires .......................................................................... — 5
5.5 Contrepoids de bretelles ............................................................................. — 5
5.6 Bretelles antivibratoires .............................................................................. — 6
5.7 Amortisseurs « stockbridge » ..................................................................... — 6
5.8 Espaceurs ..................................................................................................... — 6
es principaux accessoires de lignes sont les organes de raccordement des
L conducteurs entre eux (bout à bout ou pour les dérivations) et les organes
de fixation des conducteurs aux isolateurs (en suspension ou en ancrage). Pour
les lignes en faisceau, il faut signaler les entretoises qui maintiennent l’écarte-
ment entre les sous-conducteurs. Enfin, il faut également évoquer les accessoi-
res fixés sur les conducteurs.
Cet article fait partie d’une série sur le matériel des lignes aériennes :
— [D 4 423] « Lignes aériennes : matériels. Isolateurs » ;
— [D 4 425] « Lignes aériennes : matériels. Fondations des supports ».
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1. Dispositifs de jonction Conducteur Manchon
et de dérivation en acier d'acier
des conducteurs
Conducteur Manchon
en Al d'aluminium
Les conducteurs aériens ne sont jamais réunis par soudure ou
épissure. Les dispositifs de jonction doivent avoir une résistance
mécanique au moins égale à 95 % de la charge de rupture assignée Figure 1 – Manchon de jonction comprimé en aluminium-acier
du conducteur sur lequel ils sont montés. Ils doivent en outre con-
duire le courant sans présenter d’échauffements prohibitifs. La
norme NF C 66-800 d’août 1978 (Raccords pour lignes aériennes.
Raccords de jonction, de dérivation et d’extrémité) et la norme
NF EN 61-284 de mai 2000 (Lignes aériennes. Exigences et essais
pour le matériel d’équipement) fixent les caractéristiques que doi-
vent présenter les raccords.
Figure 2 – Manchon d’ancrage
1.1 Manchons de jonction
Les modèles les plus utilisés sont les manchons du type com- 1.2 Dérivations
primé.
Le manchon comprimé (figure 1) est formé d’un tube rond de
métal (en général en alliage d’aluminium pour la jonction de l’alumi-
nium ou de l’alliage d’aluminium, en acier pour la jonction en acier), Les dérivations sont fréquemment réalisées à l’aide de raccords
que l’on comprime par petites passes successives, se recouvrant en deux parties. La première est un manchon comprimé ou serti sur
d’un tiers de leur longueur, à l’aide d’une presse hydraulique. le câble principal. Ce manchon comprend une plage de dérivation
sur laquelle vient se fixer, par boulonnage, la deuxième partie qui
Exemple : ce manchon est utilisé pour tous les types de câbles. Il comprend également une plage de dérivation et un manchon en
est d’un emploi généralisé pour les conducteurs des lignes HTA et bout comprimé ou serti sur le conducteur dérivé.
HTB.
Pour les lignes de faible section ou pour des branchements provi-
Le manchon de type fils en hélice (ou fils préformés) est employé, soires, les raccords sont fréquemment des raccords à serrage direct,
surtout aux États-Unis, pour la jonction des câbles homogènes ou par boulons ou étriers, du câble principal et du câble dérivé. Ces rac-
comportant une âme d’acier de section relativement petite par rap- cords doivent être manœuvrables à distance (travaux sous tension).
port à la partie conductrice. Ce manchon est formé de plusieurs fils
Les raccords à anneau comportent un anneau de serrage pouvant
en alliage d’aluminium, préformés en hélice de diamètre légère-
être manœuvré à distance par une perche isolante.
ment inférieur au diamètre du conducteur. Un manchon comprend
en général une dizaine de fils qui se posent à la main sans nécessiter
de machine ou d’outils spéciaux.
Le manchon étiré est également formé d’un tube rond de métal
recuit que l’on étire sur chacune des extrémités à raccorder au
moyen d’une sorte de filière. Pour les câbles bimétalliques (alumi-
2. Dispositifs d’ancrage
nium-acier ou almélec-acier) les jonctions sont réalisées séparé-
ment sur l’acier et sur la section conductrice.
Les ancrages sont réalisés soit à l’aide de manchons comprimés,
Exemple : ce manchon est employé pour les câbles de faibles sec- étirés ou sertis, fonctionnant sur le même principe que les man-
tions. Il n’est plus installé que très rarement sur le réseau HT. chons de jonction et comportant une plage de raccordement par
boulons (figure 2), soit à l’aide de pinces d’ancrage dans lesquelles
Les manchons du type torsadé ou à coincement conique ne sont
le conducteur est maintenu sur une grande longueur par serrage.
plus utilisés.
Cette technique permet de ne pas couper le conducteur au droit de
l’ancrage. Par contre, du fait du principe même de cette pince, on ne
Il faut noter ici que le bon comportement dans le temps d’un peut atteindre que 90 % environ de la charge de rupture d’un câble
manchon dépend essentiellement de sa bonne mise en œuvre : homogène et que 80 % de la charge de rupture d’un câble avec âme
le conducteur sur lequel il est placé doit être soigneusement d’acier, cette dernière valeur diminuant lorsque le pourcentage
nettoyé et brossé sous pâte de contact, en particulier lors de la d’acier augmente dans le conducteur.
confection de manchons sur des conducteurs vieillis, le net-
toyage de la couche extérieure peut s’avérer insuffisant. En France, les câbles de garde avec circuit de télécommuni-
On préconise alors l’emploi, lors d’une réparation, d’un man- cation incorporé peuvent être aussi accrochés aux supports à l’aide
chon de jonction plus long que le manchon pour câble neuf de manchons de type fils en hélice (ou manchons dits
(manchon dit « allongé ») ou pour certains conducteurs homo- « préformés »).
gènes d’un manchon constitué d’un insert supplémentaire ins-
tallé sur les couches internes du conducteur (manchon dit
« étagé »). La bonne mise en œuvre d’un manchon dépend éga- Comme pour les manchons de jonction, le bon comportement
lement du suivi rigoureux des instructions de réalisation ou des dans le temps d’un manchon d’ancrage dépend essentiellement
notices de montage généralement fournies avec le manchon. de sa bonne mise en œuvre.
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3. Fixation des conducteurs Coupe A-A
aux isolateurs A
3.1 Isolateurs suspendus
Lanterne
Sur les chaînes d’alignement ou d’angle souple (chaîne en aligne-
ment mais avec un angle en ligne faible), le conducteur est fixé au Sabot
moyen d’une pince comportant une gouttière dans laquelle le câble
Berceau
est maintenu soit énergiquement pour éviter tout glissement, soit
par l’intermédiaire d’un dispositif élastique si l’on désire un glisse-
ment contrôlé du conducteur ; cette gouttière peut en général
osciller autour d’un axe horizontal perpendiculaire au câble (pince
oscillante).
La fixation à la chaîne d’isolateurs se fait par l’intermédiaire d’une
pièce L, appelée lanterne (figure 3), qui, dans le cas des pinces non
oscillantes, est solidaire de la gouttière G par construction. Pour
limiter l’inclinaison des chaînes ou leur soulèvement dans le cas de A
pylônes placés dans des points bas voire pour limiter le balance-
ment des chaînes (limitation des oscillations et donc de l’usure entre Figure 3 – Fixation à la chaîne d’isolateurs par une lanterne
les pièces), il est souvent prévu à la base de la lanterne un emplace-
ment où seront accrochés des ensembles de contrepoids en fonte
(un à plusieurs contrepoids installés sous les chaînes).
Les berceaux de pinces de suspension sont pour la plupart réa-
lisés en alliage d’aluminium et parfois en fonte galvanisée. Les lan-
ternes sont en général réalisées en acier galvanisé. Le conducteur,
dont la couche extérieure est généralement en métal mou, est pincé
à l’intérieur de la pince (berceau). Il est donc important d’étudier la
forme du berceau de la pince pour réduire à la fois l’écrasement des
brins en contact avec la gorge de la gouttière du berceau et l’écrase-
ment des brins aux points de contact entre deux couches
consécutives ; il convient donc de respecter les conditions
suivantes :
— la forme de la gouttière doit bien épouser le câble, pour que la
pression se répartisse au mieux sur la circonférence de celui-ci ;
— la gouttière doit avoir un rayon de courbure rendant accepta-
ble les contraintes statiques de flexion apparaissant dans les brins
du câble, et une longueur suffisante pour ne pas dépasser la pres-
sion maximale admissible aux points de contact entre les brins de
deux couches consécutives ; par suite du glissement des brins et
des couches les uns par rapport aux autres, les contraintes statiques
de flexion dans les brins doivent se calculer en prenant pour fibre
neutre l’axe de chaque brin ;
— la pression maximale admissible de contact ne peut être déter- Figure 4 – Pince de suspension : définition de l’angle d’enroulement
minée qu’expérimentalement.
Pour éviter des flexions importantes sur le câble aux deux extré-
mités de la gouttière, celles-ci doivent avoir des arrondis suffisants, dans la conception des pinces. Si elle est dépassée, une des deux
il en est de même pour la pièce mobile appelée sabot ou chapeau, dispositions suivantes est adoptée :
qui maintient le câble dans la gouttière. Une pince est donc aussi — placer sur le même câble deux pinces en série (cas appliqué en
définie par la valeur de l’angle d’enroulement du câble qu’elle peut général sur les phases à un conducteur) ;
accepter. — ancrer les conducteurs.
L’angle d’enroulement y est l’angle que forment, dans le plan du Afin de protéger les supports des lignes HTB contre les efforts lon-
câble, les normales de la déformée du câble aux points d’inflexion gitudinaux importants qui apparaissent en cas de charges dissymé-
(PI) situés de part et d’autre de la pince. Pratiquement, on assimile triques (givre, neige, rupture de conducteur), les pinces de
cet angle à l’angle des tangentes aux chaînettes au point d’accro- suspension sont équipées d’un dispositif élastique appliquant une
chage (figure 4). pression réglable sur le conducteur et permettant de fixer un effort à
partir duquel il y aura glissement du conducteur dans la pince. En
Le choix de la pince doit donc se faire en fonction de la position du
cas de surcharge anormale, le glissement du conducteur réduit
pylône sur le tracé et en vérifiant que, pour le paramètre du conduc-
l’effort longitudinal sur le pylône et évite ainsi sa ruine. La compres-
teur [D 4 420] le plus faible, l’angle d’enroulement du câble sur la
sion est réglée soit par des vis ou écrous à têtes fusibles en alliage
pince est compatible avec la pince choisie.
d’aluminium traité, soit à l’aide de lames de ressort fléchies par des
La valeur de l’angle d’enroulement doit pouvoir satisfaire le plus excentriques commandés par des leviers, soit à l’aide de barre de
grand nombre de cas rencontrés sur le réseau. Une étude statistique torsion (dispositif en voie de disparition) au moment de la mise en
effectuée sur les réseaux HT a montré qu’en France, 99 % des angles place du conducteur. Une pince est donc caractérisée par une valeur
d’enroulement sont au plus égaux à 30˚. Cette valeur est retenue de tarage (ou serrage) déterminée en fonction de la disposition du
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Figure 6 – Isolateur à pince
Figure 5 – Attache croisée bifilaire
support sur le tracé, du paramètre de la ligne et des conditions cli-
matiques retenues. Elle est aussi caractérisée par la charge de rup-
ture nominale du berceau et de la lanterne.
Pour les pinces bloquées, principalement utilisées sur les lignes
HTA, le serrage se fait par l’intermédiaire d’étriers en nombre suffi-
sant pour éliminer tout glissement.
a pour faisceau double
3.2 Isolateurs rigides
Le conducteur est placé sur la gorge latérale de l’isolateur, du côté
du support dans le cas de l’alignement et de façon à ce que la force
de traction du conducteur tende à appliquer celui-ci sur l’isolateur
dans le cas d’un support d’angle. Les attaches sont réalisées à l’aide
de fil d’aluminium demi-dur pour les conducteurs en aluminium-
acier ou en alliage d’aluminium. Le type d’attache dépend de la posi-
tion du support dans la ligne (alignement, angle, traversée, etc.)
(norme NF C 11-201 d’octobre 1996 : Réseaux de distribution publi-
que d’énergie électrique).
La figure 5 donne un exemple d’attache croisée bifilaire.
Un type d’isolateur rigide dit isolateur à pince est équipé à son
extrémité d’une pièce métallique scellée sur l’isolant et comportant
une pince à serrage qui sert à maintenir le conducteur (figure 6). Ce b pour faisceau triple
dispositif permet de faciliter la mise en place du conducteur sur
l’isolateur et simplifie cette opération lors de travaux ultérieurs sous
Figure 7 – Entretoises
tension électrique. En outre, les dégâts occasionnés par les fils de
ligature aux brins des conducteurs par fatigue due aux mouvements
vibratoires sont ainsi éliminés.
nuer les phénomènes d’oscillations de sous-portées (partie du
faisceau comprise entre deux entretoises consécutives), dus à des
vents de vitesse assez élevée. Ces oscillations se présentent sous la
4. Entretoises forme de mouvement des conducteurs dans un plan quasi horizon-
tal, à des fréquences basses proches du fondamental de vibration de
la longueur de la sous-portée, le sous-conducteur au vent ayant un
Les entretoises servent à maintenir l’écartement des conducteurs mouvement en opposition de phase avec le sous-conducteur sous
dans le cas des lignes comportant des phases réalisées à l’aide de le vent. Ces oscillations risquent non seulement d’endommager les
plusieurs câbles, dits sous-conducteurs (figure 7). L’avantage que conducteurs en milieu des sous-portées par chocs répétés, mais fati-
présentent des câbles en faisceau est la diminution des phénomè- guent aussi les entretoises et les fils des conducteurs à la sortie des
nes d’effet couronne. Suivant le nombre des sous-conducteurs par pinces de fixation de l’entretoise sur les conducteurs.
phase, l’entretoise est dite double, triple, quadruple, etc.
La distance entre deux sous-conducteurs successifs du faisceau L’écartement entre deux entretoises successives dans une portée
est de l’ordre de 40 à 60 cm. Certaines études en soufflerie et sur des est généralement choisi entre 50 et 75 m selon la longueur de la por-
lignes expérimentales ont montré qu’il fallait que les sous-conduc- tée, la configuration des deux supports encadrant (portée suspen-
teurs soient distants d’environ 12 à 15 fois leur diamètre pour dimi- due, portée semi-ancrée, portée “sèche”) et les conditions
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Figure 8 – Balise lumineuse
climatiques. Cette distance est donc fonction de la région traversée
(elle diminue lorsque la région est soumise à des surcharges de
givre de plus en plus importantes) ou à des vents fréquents.
De nombreux types d’entretoises sont utilisées dans le monde
entier avec des succès divers. En France, le comportement des
entretoises est vérifié par des essais de laboratoire (une norme
interne à EDF-RTE définit les principaux essais à réaliser) et par des
essais sur des portées réelles situées dans une région soumise à des
vents violents et fréquents.
Les investigations faites au cours des années permettent de déga- Figure 9 – Balise avifaune
ger les principaux critères de bon comportement des entretoises :
— elles doivent être suffisamment rigides pour ne pas se Elles sont dimensionnées en fonction de la tension d’exploitation
déformer sous l’action des efforts apparaissant sur la ligne (en par- de la ligne à équiper et sont constituées de feux fixes de couleur
ticulier sous l’action des efforts électrodynamiques produits par les rouge dont l’intensité lumineuse n’est pas inférieure à 10 cd.
forts courants de court-circuit), mais elles doivent permettre de
légères déformations des conducteurs près des pinces de fixation ;
cela peut être réalisé soit par un serrage élastique de la pince de
fixation sur le conducteur, soit par des articulations élastiques en
5.2 Balises diurnes
matériau synthétique du type néoprène, qui agissent, en outre,
comme amortisseurs ;
Ces pièces permettent le balisage diurne des lignes à proximité
— la forme intérieure de la pince de fixation doit se terminer par
des aérodromes. Elles sont réalisées par des sphères dont le grand
des arrondis afin de ne pas blesser le conducteur ;
cercle à une surface de 0,20 m2 ou par toute autre forme présentant
— elles ne doivent comporter ni arête vive (boulons proéminents
la même surface apparente minimale, quelque soit le point de vue.
par exemple) ni pièces à potentiel flottant, afin que le niveau pertur-
Ces balises rouges ou blanches sont métalliques pour l’ensemble
bateur ne soit pas prohibitif ;
des conducteurs mais peuvent être aussi en plastique pour les
— les articulations en matériau synthétique, en particulier, doi-
câbles de garde.
vent être shuntées, ou le matériau synthétique doit être chargé pour
être rendu conducteur.
5.3 Balises avifaunes
L’écartement des bretelles (ou pont) de continuité des fais-
ceaux est réalisé en général à l’aide d’entretoises de type rigide.
Ces entretoises ne sont pas équipées d’amortisseurs et sont Les balises avifaunes permettent le balisage des lignes sur les
conductrices pour le courant de court-circuit. lieux de migration des oiseaux (figure 9). Ces balises rouges ou
blanches sont constituées d’un fil préformé en matière plastique. La
spirale comprend à ses extrémités deux hélices d’accrochage pour
la fixation sur le câble et des spires centrales de plus grand diamètre
5. Accessoires fixés pour améliorer la visibilité.
sur les conducteurs
5.4 Contrepoids antigiratoires
Il existe plusieurs types de pièces installées sur les conducteurs.
La plupart de ces pièces sont fixées sur le câble à un couple de ser-
Les contrepoids antigiratoires limitent la surcharge de givre ou de
rage contrôlé. Leur bon comportement dans le temps dépend aussi
neige collante autour des câbles. Ils sont constitués d’une pince ou
des critères suivants :
mâchoire pour la fixation sur le câble, d’une tige et d’une masse
— la forme intérieure de la pince de fixation des pièces doit se ter- sphérique (contrepoids). Ils sont dimensionnés en fonction des dif-
miner par des arrondis afin de ne pas blesser le conducteur ; férentes sections de câbles et doivent être montés sur les câbles
— les pièces ne doivent comporter ni d’arête vive ni de boulons avec une garniture de câble (fils préformés en hélice).
proéminents.
5.1 Balises lumineuses 5.5 Contrepoids de bretelles
Ces balises permettent le balisage nocturne des lignes à proximité Ces contrepoids permettent de réduire l’amplitude des balance-
des aérodromes (figure 8). ments des bretelles de continuité (ou ponts) sous l’effet du vent. Ils
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sont positionnés directement sur le câble constituant la bretelle et 5.7 Amortisseurs « stockbridge »
sont dimensionnés en fonction de différentes plages de sections de
câbles. La masse unitaire d’un contrepoids est de 20 kg.
L’atténuation des vibrations éoliennes s’effectue également au
moyen de dispositifs amortisseurs fixés sur les câbles à proximité
des points d’accrochage. Les plus utilisés dans le monde sont
5.6 Bretelles antivibratoires connus sous le nom de stockbridge. Ce sont des masses oscillantes
chargées de modifier les caractéristiques dynamiques du
conducteur et d’absorber l’énergie d’oscillation du conducteur. L’ins-
Les bretelles antivibratoires permettent d’amortir les phénomè- tallation de stockbridge est réalisée à partir d’une étude d’amortisse-
nes vibratoires induits par le vent sur les câbles au droit des chaînes ment qui détermine leur nombre et leur positionnement sur le câble.
de suspension. Elles sont fixées sur les câbles de part et d’autre des
pinces de suspension à l’aide de blocs de bretelles légers adaptés à
chaque section de câbles. Elles sont dimensionnées en fonction du
diamètre du câble sur lequel elles sont posées, du paramètre du 5.8 Espaceurs
conducteur à 15 ˚C et de l’accélération de la pesanteur g.
La bretelle antivibratoire est dite « pendante » lorsqu’elle passe
librement sous la ou les pinces de suspension à une distance suffi- Les espaceurs sont des matériels isolants qui ont pour but de
sante pour éviter tout frottement avec la ou les lanternes de pince. maintenir un écartement minimal entre deux conducteurs de phase
Elle est dite « traversante » lorsqu’elle passe dans la lanterne de ou entre un conducteur et un câble de garde lorsque les distances
pince et repose sur l’axe inférieur de la pince ou lorsqu’elle passe minimales ne peuvent être réalisées. Les espaceurs doivent donc
sur les ensembles de contrepoids et repose sur les galettes de tenir la tension électrique entre phase lors d’une surtension de
contrepoids (cas d’une chaîne de suspension équipée d’un ensem- manœuvre ou d’un choc de foudre, dans toutes les conditions clima-
ble de contrepoids). Dans tous les cas, la bretelle « traversante » est tiques ou atmosphériques envisageables (pollution marine ou/et
équipée de fourreaux en matière plastique thermorétractable afin industrielle éventuelle). Ils doivent également résister aux efforts
de protéger le câble de la bretelle. électrodynamiques développés entre phases en cas de court-circuit.
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