Cours Et Exercices Corriges de Comptabilite Analytique de Gestion
Thèmes abordés
Cours Et Exercices Corriges de Comptabilite Analytique de Gestion
Thèmes abordés
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INTRODUCTION GENERALE
La comptabilité est un système d’information qui donne une image de l’entreprise à travers ses
opérations susceptibles d’une représentation monétaire. La comptabilité privée comprend :
La comptabilité générale (ou financière) qui appréhende les échanges avec l’extérieur ;
La comptabilité analytique de gestion(CAGE) qui appréhende les opérations internes à
l’entreprise.
La CAGE est un instrument à usage interne tourné vers la gestion des sous-ensembles distingués
dans l’activité de l’entreprise. C’est une technique de traitement des données compatibles qui
permet de fournir tous les éléments de nature à éclairer la prise de décision afin d’éviter la
concurrence et être toujours plus compétitif.
L’Acte Uniforme OHADA relatif au Droit Comptable (AUDC) auquel est annexé le système
comptable OHADA (en abrégé SYSCO) définit la CAGE comme un « système d’analyse et de
traitement autonome de données permettant de calculer des coûts et des résultats analytiques de
nature à fournir des informations utiles à la gestion de l’entreprise. Sa finalité est la gestion. Elle
n’est ni normalisée, ni obligatoire. Sa mise en place est vivement recommandée eu égard aux liens
étroits qu’elle entretient avec la comptabilité générale ».
De ce qui précède, la CAGE doit être adaptée à la structure et à l’activité de chaque entreprise.
Ainsi, il en résulte que les dispositions de la comptabilité analytique sont différentes suivant chaque
entreprise et sont constituées par un éventail de solutions parmi lesquelles l’entreprise doit opérer
des choix et des combinaisons en fonction de ses particularités.
Par rapport à la comptabilité générale dont elle emprunte au départ les données et avec laquelle elle
s’articule, la comptabilité analytique va se distinguer techniquement par le fait qu’au lieu de
recenser des charges classées selon la nomenclature des partenaires extérieurs à la firme
(fournisseurs de matières premières, banques, prestataires de service, fisc, poste et
télécommunications…) c’est-à-dire selon une nomenclature de charges par nature, les charges sont
ici classées et ventilées par destination. L’entreprise n’est plus considérée comme uniforme, mais
comme un assemblage complexe de moyens, de techniques et de responsabilités. Il ne s’agit plus
de savoir si telle charge correspond à une facture payée à tel tiers, mais de déterminer quelle part de
cette charge peut-être attribuée :
- à tel produit ou telle activité ;
- à tel sous-ensemble de l’entreprise (usine, atelier, machine, poste de travail…) ;
- à tel responsable.
Cette analyse des charges permet à l’entreprise de déterminer ses coûts internes qui vont lui
permettre d’avoir la possibilité :
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- soit de fixer ses prix de ventes à un niveau plus rentable quand ils ne sont pas imposés (le
prix de vente proposé aux clients est-il adapté ? N’est-il pas trop faible ?);
- soit dans le cas contraire d’agir sur son coût de revient unitaire en examinant ses différentes
composantes ;
- comment le résultat de l’exercice a été créé ? quelles sont les activités qui sont rentables et
celles qui ne le sont pas ?
- ce produit fabriqué par l’entreprise pour le vendre ; ne serait-il pas plus avantageux de
l’acheter auprès d’un fournisseur ?
Cette dernière alternative est généralement utilisée lorsque l’entreprise se trouve en situation de
concurrence pure et parfaite. L’analyse des éléments constitutifs des coûts unitaires n’est donc
possible que lorsque l’entreprise dispose en son sein d’une comptabilité analytique. La mise en
œuvre d’une comptabilité analytique au sein d’une entreprise répond à un certain nombre
d’objectifs au rang desquels :
- connaître les coûts des différentes fonctions assumées par l’entreprise ;
- déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise ;
- expliquer les résultats en calculant les coûts des produits (biens et services) pour les
comparer aux prix de ventes correspondants ;
- éclairer les prévisions de charges et des produits courants (coûts préétablis et budgets
d’exploitation…).
D’une manière générale, la comptabilité analytique a pour fonction la connaissance des conditions
d’exploitation de l’entreprise, l’évaluation de certains éléments du patrimoine et l’explication des
résultats et elle doit fournir les éléments de nature à établir et à éclairer les prises de décision. Pour
cela, elle apporte son concours dans l’application des méthodes mathématiques et la recherche
opérationnelle.
Ce cours a pour ambition de donner des définitions usuelles et de décrire les principales méthodes
de la comptabilité analytique. Pour cela, il va s’articuler autour de quatre (4) grands chapitres :
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CHAPITRE I : PRINCIPES GENERAUX DE LA CAGE
Bien qu’étant une technique qui permet d’enregistrer les différents flux de l’entreprise dans le cadre
de son activité, la CAGE est avant tout et surtout un système d’information. En effet, lorsque
l’entreprise désire connaître de façon périodique ses résultats et prendre des décisions de gestion
idoines, pour cela, elle se tourne vers la CAGE. Les flux générés par l’activité de l’entreprise sont
de deux catégories :
- les flux externes qui caractérisent les relations que l’entreprise entretient avec ses différents
partenaires économiques et sociaux et qui lui permettent d’organiser et de mettre en place sa
comptabilité générale ;
- les flux internes qui s’intéressent davantage quant à eux à la formation des coûts et de
résultats partiels ou analytiques. L’étude de ces flux est faite à travers la CAGE. Pourtant, il
y a lieu de s’interroger sur un certain nombre de points, question de savoir :
pourquoi l’entreprise peut-être amenée à pratiquer la CAGE ?
quel est l’objet de la CAGE ?
existe-t-il des liens entre la CAGE et la comptabilité générale ?
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La CAGE permet ainsi une réactivité dans la prise de décision de gestion et une rapidité dans la
circulation des informations.
Tout chef d’entreprise désireux de prendre des décisions optimales de façon aussi rationnelle que
possible attend que sa comptabilité analytique lui fournisse des informations relatives aux ventes,
aux charges et aux résultats des ses principaux produits, des ses principales branches d’activités.
Les résultats par produits ou activités sont appelés résultats analytiques ou résultats partiels. Ces
résultats permettent de prendre certaines décisions de façon éclairée :
- développer une production, une activité…
- freiner ou abandonner ne branche d’activité ou un produit ;
- fixer le PV d’un nouveau produit….
Pour connaître ces résultats analytiques, il faut donc rapprocher le PV du produit de son CR
correspondant c’est-à-dire un PV et un coût. Ce rapprochement nous conduit à examiner la notion
de marge (différence entre un PV et un coût).
1. Le prix
Le prix est l’expression monétaire de la valeur d’une transaction ; ce terme s’applique uniquement
aux relations de l’entreprise avec le milieu extérieur, avec ses partenaires d’échange (fournisseurs,
clients, …). Il est le produit d’une négociation sur le marché et peut de ce fait, échapper à
l’entreprise. Ex : prix d’achat aux fournisseurs, prix de vente aux clients…
2. Le produit
Au cours du cycle d’exploitation, terme « produit » désigne les biens et services créés par
l’entreprise :
- à leurs divers d’élaboration : produits en cours, produits intermédiaires, produits finis,
- au terme du cycle de production : produits vendus.
3. Les charges
En comptabilité générale, une charge est la constatation d’un flux de valeurs qui représentent un
emploi définitif et qui a le plus souvent pour contrepartie un décaissement.
4. Notion de coût
L’accumulation des charges sur un produit donne à ce produit une valeur désignée par le terme de
« coût ». Un coût est interne à l’entreprise qui le calcule (ex : coût d’achat, …).
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Les coûts peuvent être classés d’après les éléments sur lesquels ils portent, leur mode de calcul et le
moment de leur calcul.
La CAGE permet de calculer les coûts soit en y incorporant toutes les charges, soit en incorporant
qu’une partie seulement des charges :
- coûts complets s’obtiennent en incorporant toutes les charges ;
- coûts partiels : coûts variables (incorporation des charges qui varient avec la production ou
la vente), coûts directs (incorporation des charges « directement » incorporables.
4.3. Moment de calcul
La CAGE permet de déterminer les coûts postérieurement aux faits qui les ont engendrés, mais
aussi antérieurement à ces faits à l’aide des hypothèses appropriés. Il est alors possible de ressortir
les écarts entre les prévisions et les réalisations.
- coûts constatés : sont calculés postérieurement aux faits qui les ont engendrés. Ils sont aussi
désignés par coûts réels ou coûts historiques ;
- coûts préétablis : sont calculés antérieurement aux faits qui les engendreront. Selon leur
type et selon le mode de leur calcul, ils sont désignés par les expressions « coûts
standards », « devis », « budgets », « coûts prévisionnels ».
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le cas d’une entreprise industrielle : on peut avoir ici le coût d’achat des matières premières,
des approvisionnements, des fournitures diverses, du coût de production (CP) des articles
fabriqués.
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7. Evaluation des biens produits et vendus par l’entreprise
Le contrôle de rentabilité a quant à lui pour objet la détermination du résultat par branche d’activité
ou par produit en comparant pour chaque branche :
Il est rare qu’une entreprise écoule en totalité sa production au cours de la période où elle l’a
fabriquée. Quoiqu’il en soit, il reste en fin d’exercice ou de période des stocks de matières, des
produits en cours de fabrication ou des produits finis (PF) (non encore vendus. L’évaluation de ces
stocks non indispensables pour le calcul des résultats et pour établir le bilan est donnée par le calcul
des PR.
Il peut également arriver à l’entreprise d’évaluer une partie de ses équipements. Il faut dans ce cas
calculer le coût total de production pour le faire figurer à l’actif du bilan de l’entreprise.
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CHAPITRE II : LE RESEAU DE LA COMPTABILITE
ANALYTIQUE DE GESTION (CAGE)
L’entreprise est une unité économique qui réalise des échanges avec son environnement sous la
forme de flux de valeurs entrants (inputs) ou sortants (outputs). Ces valeurs sont transformées à
l’intérieur de l’entreprise, ce qui constitue son objet, et doivent normalement dégager les surplus
nécessaires à sa pérennité. La CAGE s’intéresse plus spécialement aux phénomènes de
transformation des flux en valeurs internes et se donne pour mission d’élaborer et traiter les
informations utiles pour la gestion. Dans le cadre de ce chapitre, nous allons présenter
successivement l’organisation d’une CAGE (Section I), l’examen des charges relatives aux coûts et
CR (Section II), le traitement des charges en CAGE (Section III) avant de terminer par l’examen
des méthodes d’évaluation des matières (Section IV)
I. ORGANISATION TECHNIQUE
Elle est inspirée de la structure fonctionnelle qui résulte d’un découpage de l’entreprise en sous-
systèmes correspondant aux diverses fonctions exercées (approvisionnement, production,
commercialisation…). L’organisation technique de l’entreprise peut se schématiser comme suit
selon qu’il s’agit d’une entreprise mono produit ou d’une entreprise multi produits.
Pour permettre une compréhension simple du problème, nous allons présenter à travers des
organigrammes le processus de calcul des coûts.
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1.2. Entreprise industrielle
Entrepôt
Service Service Entrepôt
Approv de Entrepôt de
MF E S de E de S PFV
matières distributio
productio PF
n n
Prenons une entreprise qui fabrique 2 produits X et Y. Pour cela, elle utilise 2 matières M et N
combinées dans des proportions différentes pour obtenir X et Y. Tous les coûts sont composés de
charges directes et de charges indirectes. Son organigramme est le suivant :
Analy
se
Coût hors
production
Charges
indirect CP C
Coût
es de R
d’ach
at de X de
M M X X
CI
Coût CR
CP
d’ach de
Charges de
directes at de Y
N Y Y
N
En CAGE, le carré ou le rectangle symbolise le calcul d’un coût et le triangle le lieu de stockage.
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II. ORGANISATION DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE
Elle porte sur les différentes étapes de détermination et d’analyse des coûts suivant la taille de
l’entreprise. Toutefois, 2 types sont à spécifier selon qu’on a affaire à une entreprise commerciale
ou industrielle.
Imaginons le cas d’une entreprise exclusivement commerciale qui achète un produit unique en vue
de le revendre en l’état sans transformation. Supposons qu’elle veuille en déterminer le coût de
revient (CR) :
Charges
Indirectes Analy
se
Coût hors
production
C
I
Coût de
Charge Coût revient
s d’achat (CR)
directe
CI : Charges incorporables
Dans ce cas précis, il n’apparaît nulle part un coût de production. L’analyse des charges indirectes
n’a pour but dans ce cas que leur partage entre coût d’achat et coût hors production.
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Charges Analys
e
indirecte
Coût hors
productio
n
CI
Coût de
revient
Charg CP de
Coût
es de
d’ach P
direct M P
at
es
X
Les charges diminuent le résultat mais le dirigeant qui les engage espère grâce à elles assurer un
bon fonctionnement de son entreprise et augmenter le montant des produits qu’il réalise (il faut par
exemple engager un agent commercial compétent que l’on va payer cher afin de réaliser un bon
chiffre d’affaires). Pourtant, les charges doivent être classées pour être analysées de manière fine et
claire. Pour cela, plusieurs critères sont utilisés en comptabilité. Dans cette mesure, on distingue :
-les charges incorporables (CI) ;
-les charges non incorporables (CNI) ;
-les charges supplétives (CS) ;
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-les charges directes (CD) et les charges indirectes (CInd) ;
-les charges de structure et les charges opérationnelles.
En outre, les charges s’opposent aux produits avec lesquels ils forment les composantes du résultat
de la période. La période de calcul des coûts est généralement inférieure à la durée de l’exercice
comptable (mois, trimestre, semaine ou alors le temps nécessaire pour réaliser un produit).
Les charges que la comptabilité prend en compte pour le calcul des coûts sont appelées charges
incorporables ou charges incorporées. Elles sont de deux origines :
-les charges constatées par la comptabilité générale ;
-les charges non prises en compte par la comptabilité générale et considérées comme propres à
la comptabilité analytique encore appelées charges supplétives.
On dit d’une charge qu’elle est incorporable dans un coût quand son montant peut entrer en ligne
de compte pour le calcul de ce coût. Le principe de calcul des charges incorporables est le suivant
« aux charges débitées par la comptabilité générale, il faut retrancher les charges non incorporables,
ajouter les charges supplétives et ajouter les différences d’incorporation pour avoir les charges
incorporables ». Ainsi : CI = CCG – CNI + CS ± différence d’incorporation.
Il est donc question dans ce qui va suivre d’examiner chacun de ces éléments.
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résultat, les charges qui ne sont pas définitivement supportées par l’entreprise (frais de transport
payés par l’entreprise pour être récupérés sur le client, autres débours récupérés, …).
NB : ne pas confondre les charges supplémentaires avec les pertes de matières, des déchets
inévitables pour lesquels le pourcentage est même calculable (chute de cuir en maroquinerie, le
bois dans la menuiserie).
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conventionnels. Le taux à retenir pour cette charge peut être le taux moyen de rémunération
des capitaux empruntés. L’inclusion de cet élément dans les coûts permet des comparaisons
quel que soit le mode de financement utilisé (fonds propres, fonds étrangers…) ;
- de la rémunération conventionnelle des stocks. C’est une charge économique qui
correspond à la rémunération des capitaux immobilisés pour l’acquisition des stocks.
Exemple 1: Une machine a été achetée à 400 000 F. sa durée d’amortissement fiscalement admise
est de 10 ans. Pourtant, le chef d’entreprise estime que cette machine peut servir pendant 8 ans et
vaut actuellement sur le marché 500 000 F. Calculer l’amortissement comptable, l’amortissement
d’usage et la différence d’incorporation sur amortissement.
Solution :
400000 10
Amortissement comptable V0 t 40000
100
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Valeur d'usage de l'immobilisation
De façon globale, Amortissement d'usage
Durée prévue d'utilisation
Exemple 2 : Soit une entreprise qui achète une machine dont la durée comptable d’utilisation est
de 10 ans. L’entreprise se trouve à la 11ème année d’utilisation et la machine a une valeur réelle de
60 000 F et peut encore servir pendant 3 ans. Calculer l’amortissement comptable, l’amortissement
d’usage et la différence d’incorporation.
Solution
- Amortissement comptable = 0 puisque la machine est à sa 11ème année d’utilisation étant
donné qu’elle devrait être utilisée pendant dix ans, donc sa valeur nette comptable est nulle.
des coûts.
La comptabilité analytique permet de déterminer les coûts en substituant aux dotations inscrites en
comptabilité générale les charges étalées selon les critères économiques. Il s’agit par exemple des
dépréciations sur matières, sur produits finis, des usages (frais pour grosses réparations, pertes et
charges accidentelles d’exploitation non couvertes par les assurances…).
Exemple : une entreprise doit engager dans 4 ans les réparations évaluées à 6 400 000 F. Elle doit
alors constituer une provision de 6 400 000 / 4 = 1 600 000 F (charge étalée). Or, pour de raisons de
mauvaise vente de ses produits, elle ne constitue qu’une provision de 480 000 F.
On considère en comptabilité analytique que la charge étalée pour plusieurs exercices est de
1 600 000 F et que la différence d’incorporation qui se calcule par la formule :
Différence d'incorporation Charge étalée - Dotation aux provisions
1600000 480000 1120000
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Si le calcul des coûts est mensuel, il importe pour ces charges que la quote-part à incorporer au
coût soit déterminée. On utilise la méthode de l’abonnement des charges qui préconise la
répartition des charges périodiques sur toutes les périodes de calcul des coûts.
Exemple : Une entreprise prévoit pour l’année N des dépenses de 440 000 F pour l’entretien. Si
elle calcule ses coûts mensuellement sur une période de 11 mois :
La charge mensuelle sera de: 440000 40000 .
11
Il n’est pas évident que la charge d’entretien soit exactement égale à la prévision. Si par exemple,
elle est de 432 000 F,
La différence d'incorporation sera de: 440000 432000 8000 .
NB : On peut ne pas tenir compte des différences d’incorporation dans la formule de calcul des
CI. Dans ce cas, CI = CCG-CNI+CS. Les différences d’incorporation seront utilisées lors de la
concordance des résultats.
Pour procéder à la classification, l’on peut s’y prendre de deux manières différentes : par nature, en
fonction du cheminement de leur incorporation aux coûts.
1. Par nature
Dans ce cas, on distingue généralement : les matières, la main d’œuvre, les autres charges.
Elle concerne la rémunération du travail qui doit intégrer un certain nombre d’éléments liés à :
- l’utilité du travail et son coût
- le temps de travail
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- le système et politique de rémunération etc.
1.3. Les autres charges
Il s’agit des charges de transport, services extérieurs, impôts et taxes, frais financiers, DAP.
Nous pouvons par le schéma suivant résumer le processus d’incorporation des charges aux coûts :
Répartition : les charges indirectes doivent être réparties avant leur imputation aux coûts et cette
répartition se passe dans les centres d’analyse ; ce sera l’objet de la section III de ce chapitre.
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Transport sur achat 220 000
Fournitures d’entretien 120 000
Prime d’assurance 250 000
Charges de personnel 420 000
(Y compris 70 000 liés à un rappel sur salaire du trimestre précédent)
Amortissement (à calculer). Les établissements AFOM & Fils utilisent pour leur production
un matériel acheté à 8 000 000, amortissable linéairement pendant 5 ans. A cette date, on
estime la valeur du matériel à 4 000 000 pour une durée utile de 2 ans.
Dons et libéralités accordés : 80 000
Charge pour vol de stocks : 120 000
Charges pour cause d’utilisation d’un personnel non qualifié : 80 000 ;
Location : les établissements paient annuellement 1 200 000 de loyer de bâtiment et
mensuellement 55 000 pour location d’un petit matériel introuvable sur le marché ;
Impôts et taxes : Patente annuelle : 300 000, Pénalités fiscales pour déclaration tardive de
TVA : 50 000
Intérêts des emprunts (à calculer) : L’entreprise a reçu de la banque SGBC et Fils un crédit
de 5 000 000 rémunéré au taux d’intérêt simple annuel de 12%. Le quart de ce crédit n’a
pas été destiné normalement à l’exploitation de l’entreprise ;
Frais de transport payés pour être récupérés à un client 85 000
SOLUTION
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On dit d’une charge qu’elle est incorporable dans un coût quand son montant peut entrer en ligne
de compte pour le calcul de ce coût.
1200000
Location 55000 3 ------------------------------------------------ 465 000
4
Impôts et taxes
300000 3
Patente ( ) --------------------------------------------------------------- 75 000
12
Pénalités fiscales -------------------------------------------------------------------- 50 000
5000000 12 3
Intérêt sur emprunt ( ) ---------------------------------------------- 150 000
1200
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1600000 12 3
Rémunération des capitaux propres ( ) ------------------------------ 480 000
1200
1800000 3
Rémunération du travail de l’exploitant ( ) ------------------------------ 450 000
12
CS -------------------------------------------------------------------------------- 930 000
L’analyse des charges indirectes se fait à l’aide d’un tableau de répartition. On parle de répartition
des charges indirectes qui s’effectue dans les centres d’analyse. Dans cette mesure, il s’agit de
présenter le schéma de répartition (I) et procéder ensuite à la répartition des charges indirectes (II)
dans ses trois grandes étapes que sont :
- la répartition primaire ;
- la répartition secondaire ;
- le calcul des unités d’œuvre (U.O).
Schéma I Schéma II
Charges Centres
Charges indirectes
indirect d’analyse
es
Art A Art
ETAPE I Répartition primaire B
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ETAPE II Répartition secondaire
2. le centre de travail
C‘est un centre d’analyse qui correspond à une division de l’organigramme de l’entreprise tel que
le bureau, le service ou le magasin. Du point de vue comptable, les centres de travail se divisent en
centres opérationnels et en centres de structure.
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Coût du centre d'analyse
C.U .O
Nombre d'U.O. du centre d'analyse
Les centres opérationnels ci-dessus peuvent être distingués en sections ou centres principaux et
centres auxiliaires :
- les centres ou sections principales sont des sections ou des centres qui fonctionnent au
profit des coûts et dont l’activité concourt e général directement aux trois phases du cycle
d’exploitation (approvisionnement, production et distribution) ;
- les sections ou les centres auxiliaires qui sont des sections ou des centres intermédiaires ou
de secours dont l’activité profite à d’autres sections. Les charges qui y sont portées ne
doivent pas être directement affectées aux coûts. En effet, après un premier regroupement
(répartition primaire), leurs totaux sont virés dans les section ou centres principaux. En
l’absence d’U.O., on calcule un taux de frais en fonction d’une assiette conventionnelle
exprimée en francs pour la répartition de ce centre. Ainsi :
Exemple : Soit un centre administration générale dont on souhaite répartir les charges entre les
coûts de revient proportionnellement aux coûts de production des produis vendus.
Taux de frais = coût du centre administration générale / somme des coûts de production de
produits vendus.
Elle comporte trois phases et réalise dans un tableau de répartition. Il comporte en colonnes les
différentes sections ou centres et en lignes les différences charges indirectes.
Le tableau de répartition présente de la manière suivante :
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Totaux primaires T T1 T2 T3 T4 T5
Répartition secondaire
Vidage section A -T1 A
Vidage section B -(T1+A)
Totaux secondaires T 0 0 T3’ T4’ T5’
Nature de l’U.O.
Nombre d’U.O.
C.U.O.
- Dans un tableau d’analyse, les centres de structure sont placés avant les centres auxiliaires
quand ils fonctionnent au profit d’autres centres, après les centres principaux quand ils
fonctionnent au profit des coûts.
- Les centres auxiliaires sont placés avant les centres principaux.
Le tableau de répartition forme un tout avec trois niveaux ou étapes de travaux. Nous allons
analyser dans ce qui va suivre ces différentes étapes et ce de faon séparée.
1. La répartition primaire
Elle consiste à répartir les charges indirectes par nature aux différents centres, c’est-à-dire ente les
sections auxiliaires et les sections principales. Cela peut se faire en fonction des pourcentages, des
nombres proportionnels, des coefficients proportionnellement à des données (matières utilisées,
surface, poids, volume…) : On parle de clés de répartition.
2. La répartition secondaire
Les centres auxiliaires (et parfois les centres de structure) fournissent des prestations aux autres
centres d’analyse. Le total de leurs charges fait l’objet d’un transfert entre toutes les sections pour
lesquelles ils travaillent. Le classement des sections dans le tableau de répartition doit se faire de
sorte que le déversement dans d’autres sections se fasse de la gauche vers la droite sans retour en
arrière. La répartition secondaire peut se faire à prestations simples ou à prestations réciproques.
Pour trouver le total des charges d’une section, il faudrait nécessairement avoir les charges des
autres sections. Il existe plusieurs méthodes de résolution :
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2.2.1. La méthode algébrique
Elle consiste en la résolution d’un système d’équations de n inconnues pour n sections qui se
fournissent des prestations réciproques. On exprime le coût total d’une section en fonction des
éléments connus du tableau de répartition et des éléments inconnus (prestations fournies pour
d’autres sections). On dispose ainsi de n équations solvables à l’aide d’une équation. Il s’agit en
fait d’un système de n équations à n inconnues, n étant le nombre de sections.
Prestations reçues
CT du centre A après RS Total du centre A avant prestations réciproques + CT
CT du centre B
: Coût total RS : Répartition secondaire
Exemple : deux sections auxiliaires se fournissent des prestations réciproques, pour cela, on peut :
- affecter à la première une fraction du coût initial de la deuxième correspondant aux U.O.
utilisées ;
- calculer le coût unitaire de la première section et affecter à la deuxième le coût des U.O.
fournies par la première ;
- recalculer ensuite le coût unitaire de la première section.
3. Détermination des unités d’œuvre (U.O.)
L’unité est généralement exprimée en unité de temps, unité physique, monétaire dans le cas où une
unité physique ne peut être déterminée. L’unité de mesure permet :
- de fractionner le coût d’un centre d’analyse afin d’obtenir un coût par U.O. ou un taux de
frais ;
- d’imputer le coût d’un centre d’analyse soit à un autre centre d’analyse, soit au coût des
produits à partir du nombre d’U.O. consommées par ce centre ou ce produit.
3.2. Le coût de l’U.O. (C.U.O.)
Le C.U.O. d’une section est le quotient du total des charges de cette section par un le nombre
d’U.O. de cette section, c’est-à-dire :
Montant total (en francs) des charges de la section
CUO =
Nombre d'UO de la section
Le taux de frais peut être exprimé en pourcentage. Le résultat doit être exprimé avec une très
grande précision (prendre jusqu’à 4 décimales)
Charges Prestations
Approvisionnement Atelier A Atelier B Atelier C Distribution
par nature connexes
MF 5 5 5 5 50 30
T 65 5 5 5 10 10
SA 0 10 30 0 10 50
SB 20 0 0 0 30 50
FP 5 5 30 40 10 10
IT 20 0 0 0 30 50
DA 20 5 15 20 20 20
Charges
20 0 0 0 50 30
Supplétives
Les centres de prestation connexes se répartissent entre les centres principaux à raison de 20% pour
l’atelier A, 50% pour l’atelier B, 10% pour l’atelier C et 20% pour la distribution. La nature et
l’importance de l’unité d’œuvre et de l’assiette des frais sont les suivantes :
TAF :
1) Etablir les tableaux de répartition primaire et secondaire des charges indirectes
2) Calculer le coût des unités d’œuvre des centres principaux
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Solution
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Exemple 2 : Prestations réciproques entre les centres auxiliaires par la méthode algébrique
On donne ci-dessous les coûts de section après répartition primaire ainsi que les clés de répartition
secondaire dans une entreprise industrielle.
Sections Force
Montant Adm. Entretien Atelier A Atelier B Dist.
Charges motrice
Totaux
450 000 568 800 997 200 218 000 360 000 3 000 000
primaires
Répartition
secondaire
Administration 10% 5% 15% 20% 50%
Entretien X 10%X 25% 40% 25%
Force motrice 10%Y Y 40% 40% 10%
Solution
Sections Force
Montant Adm. Entretien Atelier A Atelier B Dist.
Charges motrice
Totaux
450 000 568 800 997 200 218 000 360 000 3 000 000
primaires
Répartition
secondaire
Administration -450 000 45 000 22 500 67 500 90 000 225 000
Entretien -723 000 72 300 180 750 289 200 180 750
Force motrice 109 200 -1 092 000 436 800 436 800 109 200
Totaux
0 0 0 902 250 1 176 000 3 514 950
secondaires
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C’est un tableau qui permet de suivre les mouvements de stock en quantité et/ou en valeur
pendant la période (semaine, mois, jours). Il peut se présenter de la manière suivante :
2. Notion d’inventaire
Avec la méthode d’inventaire permanent, l’évolution des stocks est suivie au jour le jour. C’est
ainsi qu’à tout moment le responsable de la gestion des stocks ou le magasinier est en mesure de
dire quel est le montant des sorties de stocks ainsi que le montant des existants en stock.
L’inventaire permanent permet de connaître la marge brute sur marchandises qui est un solde
intermédiaire de gestion.
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Les mouvements d’entrée de stock en magasin sont saisis :
- soit par des bons de livraison reçus des fournisseurs
- soit par des bons de réception établis par le magasin ;
- soit par des bons de réintégration ou de retour.
Ainsi, au terme de l’article 44 de AUDC, à leur sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens
interchangeables (fongibles) sont évalués, soit en considérant que le premier bien entré est le
premier bien sorti (PEPS ou FIFO), soit à leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de production
(CMP).
Chaque nouvelle entrée en stock donne lieu au calcul d’un coût moyen unitaire qui va être utilisé
pour valoriser les sorties jusqu’à la prochaines entrée. Ce CMP est calculé en appliquant la
formule suivante :
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Ce procédé permet la pratique de l’inventaire permanent. Il a l’avantage de permettre le
nivellement de la variation des prix en période de fluctuation de prix.
Par ses liens de proximité, de cohérence et de complémentarité au Plan comptable général français
1982, L’Acte Uniforme OHADA propose en matière d’évaluation des stocks, le CMP de la
période de stockage ou méthode du coût moyen de la période de stockages utilisée en inventaire
intermittent
Elle consiste à :
- calculer le coefficient de variation de stock (k) :
1
La distinction entre les lots des marchandises va se faire ici d’une part en fonction de la date
d’entrée en stock et d’autre part en fonction du coût unitaire afférant aux lots. On comptabilise les
sorties aux coûts d’achat de ces lots. En fin de période, le stock en magasin est valorisé aux
entrées les plus récentes.
Cette méthode convient à la pratique de l’inventaire permanent.
Comme critique, les coûts suivent avec retard les variations des prix. Il est possible après
l’établissement de la fiche de stock de procéder à un contrôle à travers lequel l’on constate ce qui
reste en quantité et en valeur à l’aide de la formule suivante :
Stock final (SF) = Stock initial (SI) + Achats (Entrées) - Sorties
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On peut prévoir en cours de période d’utiliser un coût théorique voisin du prix réel pour évaluer
les sorties. La régularisation de la valeur du stock final se fait en fin de période en fonction du
coût réel calculé. Une bonne gestion des stocks permet à l’entreprise d’éviter les ruptures de
stocks.
En fin de période, on procède à l’inventaire physique du stock en magasin que l’on compare au
stock théorique (compte d’inventaire tel que précédemment présenté). La différence peut être due
aux faits suivants :
- le magasinier peut mouvementer la fiche de stock de la matière X alors qu’il s’agissait de la
matière Y ;
- la sortie de 1345 unités du produit A peut être enregistrée pour 1 435 unités (il y a inversion
de chiffres) ;
- il peut exister des erreurs commises volontairement.
Tous ces éléments peuvent créer des différences d’inventaire qui peuvent être prises en compte au
moment du calcul du résultat net.
En outre, la tenue des comptes de stocks permet d’évaluer les stocks. Pourtant, elle ne dispense
pas d’un contrôle par un inventaire physique intermittent. Des différences peuvent apparaître,
notamment lors de l’inventaire de fin d’exercice, par exemple lorsque les produits ont été détruits
ou ont disparu. Cet inventaire est imposé par les règles fiscales qui conduisent à retenir pour les
calculs de résultats les stocks réels aux coûts moyens. Dans cette mesure, il apparaît donc souvent
des différences qui peuvent être :
- des différences d’incorporation sur matières
Ainsi, dans certains cas, pour le calcul des coûts de production, on substitue à la valeur de sortie
déterminée suivant l’inventaire permanent, une valeur conventionnelle qui constitue une charge
calculée de substitution. Or, c’est la valeur de sortie qui devrait être incorporée au coût et non la
valeur substituée, il en résulte pour ainsi dire une différence d’incorporation dans les coûts.
- Des différences d’inventaire
Grâce à des inventaires extracomptables périodiques qui donnent la valeur et la quantité des
existants réels, le rapprochement des résultats de l’inventaire réel des existants théoriques de
l’inventaire comptable peut faire apparaître des différences d’inventaire. Ces différences peuvent
avoir plusieurs origines :
A l’entrée des éléments stockés : perte partielle au cours du transport ;
Pendant le stockage : évaporation, perte, vol… ;
A la sortie des éléments stockés : mesurage ou pesage approximatif.
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NB :
- Aucune des méthodes ci-dessus n’est parfaite, cependant, elles ont toutes une
implication directe sur les coûts et les résultats ;
- Aucune interdiction n’est faite pour l’usage des autres méthodes par la comptabilité
analytique. Cependant, il convient de retraiter la valeur du SF en fin d’exercice afin
d’obtenir une concordance avec les règles édictées par la comptabilité générale.
- La constance des méthodes est recommandée par l’Acte uniforme, toutefois, on devra
faire une inscription en annexe en cas de changement de méthode.
Application
Dans l’entreprise VICOB, les mouvements de stock du produit X (en sacs) sont les suivants au
mois de mars 2009
01/03 : Stock initial : 1 000 sacs à 2 850 F le sac
05/03 : Bon de réception no4 : 400 sacs à 2 950 F le sac
10/03 : Bon de sortie : 300 sacs
15/03 : Bon de sortie : 600 sacs
19/03 : Bon de réception no5 : 700 sacs à 3 000 F le sac
27/03 : Bon de sortie : 500 sacs
30/03 : Bon de sortie : 100 sacs
TAF :
1) Présenter les fiches de stock en considérant le procédé du CMPACE
2) Présenter les fiches de stock selon le procédé du FIFO
3) Déterminer le coût moyen de la période de stockage et évaluer le stock final
Solution
1) Fiche de stock d’après le procédé du CMP calculé après chaque entrée (CMPACE)
Chaque nouvelle entrée en stock donne lieu au calcul d’un coût moyen unitaire qui va être utilisé
pour valoriser les sorties jusqu’à la prochaines entrée.
Le 05/03, CMPACE
1000 2850 400 2950 2878,57
1000+400
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Q CU Montant Q CU Montant Q CU Montant
1/03 S. I. 1 000 2 850 2 850 000
5/03 B. R. 400 2 950 1 180 000 1 400 4 030 000
10/03 B.S. 300 2 878,57 863 571 1 100 3 166 429
15/03 B.S. 600 2878,57 1727 142 500 1 439 287
18/03 B.R. 700 3 000 2 100 000 1 200 3 539 287
25/03 B.S. 500 2949,40 1474 700 700 2 064 587
30/03 B.S. 100 2949,40 294 940 600 1 769 647
30/03 S.F. 600 1 769 647
L’entreprise VICOB conserve le stock au moins pendant 12 jours. Le stock final devrait être
constitué par les entrées enregistrées à partir du 18 mars (30 – 12). Le CMP de la période de
stockage correspond à celui des entrées du 18 au 30 mars.
CMUP de la période de stockage est égal à 3 000 F car, il y a une seule entrée du 18 au 30 mars.
Valorisation du stock final 600 3000 1800000
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CHAPITRE III : LES COUTS COMPLETS
Le point de départ de la méthode des coûts complets est la saisie des charges et leur analyse pour
le calcul des différents coûts ; car en CAGE, la notion de charges présente quelques particularités.
Les charges sont les éléments qui composent les coûts et coûts de revient et sont inscrites dans la
classe 6 du SYSCO. Ainsi, un coût complet est un coût qui prend en compte l’intégralité des
charges c’est-à-dire les CD et les charges indirectes mieux un coût complet est constitué par
l’ensemble des charges qui peuvent lui être rattachées. On parle de coût complet lorsque les coûts
calculés tiennent compte de toutes les charges supportées par l’entreprise. A cette notion de coût
complet, on oppose celle de coûts partiels où seuls les coûts directs sont pris en considération. A
chaque grande fonction de l’entreprise correspond un stade de détermination des coûts à savoir :
- au stade de l’acquisition, on peut calculer le coût d’achat (Section I) ;
- au stade de la production, on peut calculer le coût de production (Section II) ;
- au stade la distribution, on peut calculer le coût de revient (CR) (Section III)
I. NOTION D’ACHAT
1. Dans une entreprise commerciale
On parle d’achats de marchandises c’est-à-dire des objets achetés pour être revendus en l’état sans
transformation notable ni intégration à d’autres biens et services (cahiers, stylos, …)
NB : Alors que les matières premières sont toujours les CD, les matières consommables
constituent souvent les charges indirectes et sont alors réparties entre les centres d’analyse.
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1.1. Prix d’achat
C’est le prix net de toutes les réductions à caractère commercial (rabais, remise, ristourne). Il
s’agit donc d’un prix hors taxes récupérables. En fait, l’entreprise ne doit faire figurer dans ses
coûts que les impôts et taxes définitivement à sa charge.
Ce sont généralement les frais payés aux tiers avant l’arrivée des marchandises dans l’entreprise
(transport, commission, manutention, douane…).
Elles sont réparties entre les CP de produits ou de commande proportionnellement aux U.O. qui
leur sont fournies par les centres. Les centres de production doivent nécessairement fournir :
- la préparation du travail ;
- la fabrication des biens ou l’exécution des services ;
- le contrôle des essais d’atelier.
Suivant les cas, le coût de ces centres d’études techniques est impliqué aux coûts des services,
c’est-à-dire, lorsqu’ils participent directement à la fabrication ou à la préparation des produits ou
des services (le travail d’ingénierie)
Section
Approvisionnement Production
Eléments
Totaux secondaires 450 000 F 5 500 000 F
Nature de l’unité d’œuvre Kg de matière X et Y achetées Quantités produites
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Nombre d’unité d’œuvre ? ? (1)
Coût de l’unité d’œuvre ? ?
(1) On a fabriqué 1 000 unités de A et 100 unités de B.
- Stock au 01/09 : Matière X : 500 Kg à 448 le Kg ; matière Y : 1 tonne à 260 le Kg ;
- Pour fabriquer 1 000 unités du produit A, on a utilisé pendant la période 3 100 Kg de X et
2 500 Kg de Y.
TAF : Calculer le coût de production de la période, les sorties se faisant au CMP.
Solution
Le calcul du coût de production comporte plusieurs étapes
Sections
Eléments Approvisionnement Production
Débit Crédit
Libellés Quantité P.U. M Libellés Quantité P.U. M
Stock initial 500 448 224 000 Consommation 3 100 544 1 686 400
Achat 3 000 560 1 680 000 Stock final 400 544 217 600
Matière Y
Débit Crédit
Libellés Quantité P.U. M Libellés Quantité P.U. M
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SI 1 000 260 260 000 Sorties 2 500 200 500 000
Achat 6 000 190 1 140 000 SF 4 500 200 900 000
4) Coût de production
Il est fréquent dans la réalité qu’il y ait à calculer des coûts de produits intermédiaires et que
plusieurs ateliers ou usines contribuent à la fabrication de nombreux produits.
Suivant les modalités du processus de fabrication, on peut avoir à calculer plusieurs CP. C’est
ainsi que nous pouvons avoir :
- les coûts par stade de production : le processus de fabrication de fabrication d’un
produit peut comporter plusieurs stades successifs avec ou sans stockages intermédiaires,
de produits semi-finis ou semi – ouvrés dits intermédiaires (à partir du coton, on obtient du
fil simple, puis du fil assemblé, puis du tissu écru et enfin du tissu fini). Ces stades de
fabrication conduisent à calculer successivement :
le coût de production de produits intermédiaires, produits stockés en attendant
d’être utilisés pour la fabrication de PF ou d’autres produits intermédiaires (fil
simple, fil assemblé ou fil écru…) ;
des coûts de production de produits finis ; produits ayant subi les dernières
transformations avant la vente (tissu fini…).
En général, lorsque la fabrication est complexe, il est conseillé de faire de nombreux calculs de
coût de production (CP).
- Le coût global : l’exploitation peut parfois se porter sur des objets ou des services
identiques ; le coût de chaque objet ou de chaque service dans ce cas s’obtient en divisant
le coût total ou global par le nombre d’objets ou de services obtenus. On obtient alors un
coût unitaire moyen à partir d’un coût global. Il arrive aussi bien souvent que
l’exploitation se porte sur des objets différents les uns des autres ; dans ce cas, on calcule
le coût de chaque objet ou de chaque service (la SABC) qui fabrique plusieurs types de
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bières, de boissons gazeuses ou de jus de fruit ; l’on peut calculer le CP de chaque type de
bière ou de jus de fruit ou encore de boissons gazeuses).
- Le coût par commande : certaines entreprises fabriquent sur commande. Dans ce cas, la
fabrication donne lieu à :
la préparation du travail qui se fait en trois phases :
→ Enregistrement des commandes et des délais d’exécution ;
→ La préparation et le lancement des commandes basés sur la tenue d’une
nomenclature (état descriptif détaillé de la fabrication à entreprendre) ;
→ L’exécution de la commande conformément au planning de fabrication.
Les fiches de coût individuelles : pour chaque commande, on établit une fiche de
coût sur laquelle on reporte le coût des matières d’après les bons de sortie, le coût
de la main d’œuvre d’après les bons de travail ; le coût des frais de section
(imputation des frais réels à partir de chaque commande) ;
le compte collectif : il enregistre à son débit le total des dépenses portées dans les
commandes individuelles et à son crédit le coût des commandes livrées aux clients
ou alors entrées en magasin.
II. LES PROBLEMES PARTICULIERS DU COUT DE PRODUCTION
La sommation de tous les éléments de coûts regroupés dans les charges directes et les charges
indirectes ne donnent pas toujours directement le CP. Il est nécessaire d’y apporter parfois
quelques corrections. Il en est ainsi :
- lorsqu’il y a des déchets des matières ou des rebuts dans les objets fabriqués ;
- lorsque la fabrication d’un produit désiré donne en même temps des produits
complémentaires ou sous-produits ;
- lorsqu’à la fin de la période, la totalité de la fabrication n’est pas entièrement achevée.
Compte tenu de ces problèmes, il est alors nécessaire d’affecter une partie des dépenses de
fabrication à la fraction du produit qui reste en cours de fabrication. Ainsi, les sommes des
consommations des matières, des la main d’œuvre et des charges de centre pour la fabrication
d’un produit donné constitue le CP. Ce coût peut être modifié :
- soit par l’existence des déchets ou des sous-produits issus du produit principal ;
- soit par le fait que certains services peuvent ne pas être achevés en fin de période.
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1.2. Définition
Un encours de production ou de fabrication est l’ensemble des articles dont le processus de
fabrication n’est pas achevé ou terminé. Ce sont les produits intermédiaires ou finis qui à la fin de
la période de calcul des coûts (encours final) ou au début de cette période (encours de début ou
initial) ne sont pas achevés. On distingue :
- les encours finals en fin d’exercice ;
- les encours initiaux en début d’exercice.
Pour calculer le CP lorsque la fabrication comporte les encours, on utilise la formule suivante :
CP = Charges de la période + Encours initiaux – Encours finals
L’estimation des encours donne fréquemment lieu à des approximations. On doit partager les
charges de la période entre les produits finis ou terminés et ceux encours en fonction des données
techniques (temps de fabrication, quantités de matières premières incorporées…). Pour cela,
plusieurs méthodes sont utilisées au rang desquelles on retrouve celles qui suivent.
Application : En début de période, 3 400 produits sont mis en fabrication, en fin de période, seuls
2 400 produits sont terminés. Si on suppose par ailleurs que les charges de la période se sont
élevées à 3 000 000 F et que les produits encours de fabrication ont consommé 60% de leurs
charges.
TAF : Trouver le nombre de produits commencés et terminés ainsi que le coût de production
Solution
Mise en fabrication : 3 400 produits
Produits achevés en fin de période : 2 400 produits
Produits inachevés en fin de période : 1 000 produits
Produits complètement achevés : 2 400
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Produits achevés complètement : 1 000 x 60% = 600
Au cours de la période, 2 400 + 600 = 3 000 produits complètement achevés ou bien 3 000
produits commencés et terminés.
3000000
CP des produits commencés et terminés 2400 2400000
3000
3000000
CP des produits inachevés (c'est à dire achevés à 60%) 1000 60% 600000
3000
Soit au total : 2400000 600000 3000000.
Les encours de production représentent 600 000 F sur les 3 000 000 F consommés au cours de la
période.
On tient une fiche de coûts par commande dans le cas des commandes sur lesquelles on inscrit :
le coût des matières premières d’après les bons de sortie ;
le coût de la MOD d’après les bons de travail ;
le coût des charges de centre d’après le relevé des unités d’œuvre.
Si une commande n’est pas terminée, un total provisoire indique le coût de cette commande
encours.
Application : Au début du mois de Février 2012, une entreprise a mis en fabrication 6 000 unités
du produit X, à la fin de la période, 5 000 unités du produit X ont été mises sur le marché.
On donne les informations suivantes :
Encours final : 2 000 unités transformées à :
- 35% en termes de matières premières (MP) ;
- 40% en termes de MOD ;
- 30% en termes de frais de section.
L’encours initial de 1 000 unités était achevé :
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- 80% en termes de matières premières ;
- 75% en termes de MOD ;
- 70% en termes de frais de section.
Les charges engagées dans l’encours initial étaient de 1 900 000 F ; soit :
- Matières premières : 1 000 000 F ;
- MOD : 300 000 F ;
- Frais de fabrication : 600 000 F.
Les charges engagées au cours de la période étaient les suivantes
- Matières premières : 6 500 000 F ;
- MOD : 2 000 000 F ;
- Frais de section : 3 500 000 F.
TAF : Déterminer le coût de production des articles terminés et sortis du circuit de production au
cours de la période en utilisant la méthode du FIFO.
SOLUTION
a) Evaluation des unités produites au cours de la période
Au cours de la période, il n y a que les charges de production qui ont été consommées et ce n’est
que celles-ci qui sont entrées ; soit :
Détermination des quantités par la méthode du FIFO pour le calcul du CP et recherche du
coût des encours finals
MP 200 4000 700 4900 CU ( MP ) 6500000 4900 1326,55
MOD 250 4000 800 5050 CU ( MOD ) 2000000 5050 396, 04
FS 300 4000 600 4900 CU ( MP ) 3500000 4900 714, 28
Remarque: Les encours initiaux sont issus de la période précédente ou antérieure et ces derniers
se trouvent dans les ateliers de production et non dans les magasins de stockage pour qu’ils soient
évalués.
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Désignation Quantités ¨P.U. M
Encours initial (1) 1 900 000
MP 1 000 000
MOD 300 000
FS 600 000
+ Charges de Production (2) 12 000 000
MP 6 500 000
MOD 2 000 000
FS 3 500 000
Encours final (3)
MP 700 1 326,53 928 571
MOD 800 396,04 316 832
FS 600 714,28 428 568
CP des unités sorties du circuit 12 226 029
Le CP des produits semi-finis se détermine suivant le même principe que celui des PF. Ce CP sera
considéré comme élément indirect du CP du Pf auquel il est destiné.
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- le SP est utilisé dans l’entreprise : il peut être utilisé à la place des matières ou des
fournitures analogues achetées à l’extérieur. Sa valeur est alors égale au prix auquel on l’aurait
acheté sur le marché ;
- le SP est directement vendu : le produit de la vente est un bénéfice qui peut soit venir en
majoration au bénéfice du produit principal, soit être déduit du coût de revient de ce produit
principal ;
- le SP est vendu après transformation ou traitement : il faut évaluer son coût initial qu’on
déduit du coût de la fabrication du produit principal. Ce coût initial se calcule de a manière
suivante :
Cout initial du SP = Prix de vente du SP
- Pourcentage estimé du bénéfice et frais commerciaux
- Cout des traitements complémentaires
Lorsque le SP est par contre sans valeur, on le traite comme un déchet.
Il faut cependant relever que le SP se distingue du déchet par son importance et par le fait
qu’une entreprise peut décider de faire de la fabrication d’un SP son activité principale.
Application
La fabrication d’un produit A donne un sous-produit (SP) B, les dépenses engagées ont été les
suivantes :
Charges directes : matières premières (MP) : 874 500 ; main d’œuvre directe (MOD) : 225 000 F ;
Charges indirectes (CI) : 700 000 F. On a obtenu 7 000 unités de produit A et 7 600 unités de
produit B. Le SP a subi un supplément de traitement pour lequel on a engagé les frais suivants :
MOD : 33 000 F et 4 500 de CI. Le SP est vendu à 30 F l’unité et on admet par ailleurs que le
bénéfice et les charges de distribution représentent 25% du prix de vente.
TAF : Déterminer le coût de production du produit A et du sous-produit B
Solution
Pr ix de vente du SP 7600 30 228000
Bénéfices Ch arg es de distribution 25% du prix de vente 25% 228000 57000
CP du SP après traitement 171000
Cout de traitement MOD CI 33000 4500 37500
CP du SP avant traitement 171000 37500 133500
Cout de production total 874500 225000 700000 1799500
D ' où CP du produit A CP total CP du SP avant traitement
1799500 133500 1666500
Cependant, si les produits et SP sont obtenus simultanément au cours d’une fabrication, le partage
du CP peut se faire suivant diverses méthodes :
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- La méthode du CMP
Si les produits sont de valeur sensiblement égale et s’ils s’expriment avec la même unité physique,
on peut se contenter de diviser le coût global de fabrication par le total des unités produites ; on
obtient ainsi un coût moyen appliqué à toutes les unités
Exemple : Soit un coût de production de 48 000 F pour une fabrication de 60 000 Kg se détaillant
comme suit : Produit A : 20 000 kg ; produit B : 15 000 kg, produit C : 25 000 kg
TAF : Déterminer le CP de chaque produit.
Solution
Cout moyen de production 48000 60000 0,8
CF de A 20000 0,8 16000
CF de B 15000 0,8 12000
CF de C 25000 0,8 20000
Exemple : si on sait qu’une tonne de matières donne un produit gazeux et un produit solide à
raison de 10% pour le produit gazeux et 25% pour le produit solide, il est conseillé de répartir les
dépenses de fabrication proportionnellement à ces chiffres.
Lorsque les produits sont de valeurs différentes, on admet que le CP du produit le plus cher doit
être plus élevé. On répartit alors le CP total entre les produits proportionnellement à la valeur de
chaque production calculée au prix de vente.
Exemple : Soit une entreprise dont la fabrication donne 3 produits pour lesquels les charges
totales s’élèvent à 7 200 000 F, la production se détaille comme suit :
- Produit A : 20 000 kg vendus à 125 F le kg ;
- Produit B : 15 000 kg vendus à 100 F le kg ;
- Produit C : 40 000 kg vendus à 200 F le kg
Solution
Valeur de vente
Désignation Coef (2) Montant (1 x 2)
Q P.U. M (1)
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Produit A 20 000 125 2 500 000 0,6 1 500 000
Produit B 15 000 100 1 500 000 0,6 900 000
Produit C 40 000 200 8 000 000 0,6 4 800 000
Total 12 000 000 CP 7 200 000
Coefficient 7200000 12000000 0, 6
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- divers autres éléments (sucre, gaz, sel, papier d’emballage, amortissement….).
Les noix sont achetées brutes en Kg au prix de 7 125 F les 10 Kg. Pendant le décorticage, elles
perdent 25% de leur poids, considéré comme déchets. Pour une période donnée, l’entreprise a
acheté et consommé 40 Kg de noix brutes.
On utilise :
- 0,5 litre d’huile au prix de 800 F le litre par 2 Kg de noix décortiquée ;
- 100 F de divers éléments par Kg de noix décortiquée ;
- de la MOD à raison de 200 F par Kg de noix décortiquée.
La production se fait par sachet de 20 grammes (négliger le poids des matières et considérer qu’il
n’y a aucune perte ou augmentation de poids après le décorticage).
TAF : Déterminer le coût de production total et unitaire (par sachet) dans les hypothèses
suivantes :
1) Les déchets sont sans valeur et leur évacuation a entraîné des charges à raison de 150 F/kg
2) Les déchets sont vendus sans traitement supplémentaire à 500 F le kg.
Solution
1) Calculons le coût de production sans prendre en compte la valeur ou coût des déchets
Calculs annexes :
Noix décortiquées : 40 kg, elles ont perdu 25% de leur poids, il reste 40 kg - 25%x40 = 30 kg.
Le poids des déchets est donc de 25% x 40 kg = 10 kg de déchets
Hypothèse 1 Hypothèse 2
Désignation
Q P.U. Montant Q P.U. Montant
CP 1 500 29 43 500 1 500 29 43 500
Déchets + ou - 10 150 1500 10 500
Coût de production 1 500 30 45 000 1 500 25,66 38 500
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SECTION III : LE COUT DE REVIENT, RESULTAT ANALYTIQUE ET RESULTAT NET
Après le calcul du coût de revient des produits vendus, on calcule le résultat analytique qui va être
rapproché du résultat de la comptabilité générale.
Il s’agit du :
- coût de sortie des produits pour les articles stockés ;
- coût de production (ou d’achat) des produits au cas où le produits serait acheté ou fabriqué
et livré directement au client.
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L’assiette de répartition peut être le coût de production ou coût d’achat des produits vendus ou
encore le coût d’achat…
Il s’agit :
- des produits externes, les VM, des produits finis, des services, des produits accessoires,
des autres produits
- du coût de revient des produits (ou marchandises) vendus.
Certains produits d’exploitation peuvent ne pas être pris en compte pour le calcul du résultat
analytique, on parle de produits non incorporés. Le résultat analytique se calcule par la formule
suivante : RA Pr oduits d 'exp loitation incorporés - Coût de revient
Ce résultat peut être calculé par :
- produit ou groupe de produits ;
- commande ;
- condition de vente ;
- canal de distribution ;
- région de vente de vente ;
- type de déchet ou rebut.
Un produit instable peut être abandonné, modifié ou maintenu dans l’attente d’un produit de
remplacement ou pour d’autres motifs (conservation, d’une marque, d’une clientèle…). Le
résultat analytique global ainsi calculé doit être rapproché du résultat de la comptabilité générale
obtenu au titre de la même période. Très souvent, il s’agit d’une différence d’où la nécessité de
concordance. La concordance est le rapprochement rectificatif des deux résultats.
1. Conditions d’égalité
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- si toutes les charges et les produits de la comptabilité générale sont incorporés au calcul de
coût, des valeurs de stock, des résultats analytiques ;
- si les soldes des comptes d’inventaire permanent correspondent au stock réel en magasin ;
- si toutes les pertes diverses et tous les produits divers de la comptabilité générale sont
incorporés dans la comptabilité analytique.
Toutes ces conditions ne sont pas toujours vérifiées à cause des différences de traitement
comptables.
2. Causes de divergences
IMPUTATION
En - En +
RA X X
Charges non incorporables X
Charges supplétives X
Produits non incorporés X
Pertes diverses X
Profits divers X (1) X
Frais résiduels de section X (1) X (2)
≠ce d’inventaire X (3) X (4)
≠ce d’incorporation de charges X X
TOTAUX A B
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NB : un élément doit être imputé en (+) ou en (-) et X qui le montant est porté à la colonne
correspondante.
1) lorsque le total des charges de la section est > au total des charges imputées ;
2) lorsque le total des charges de la section est < au total des charges imputées ;
3) lorsque le SF théorique ou d’inventaire permanent est > au SF réel (il ya mali) ;
4) lorsque le SF théorique ou d’inventaire permanent est < au SF réel (il ya boni).
Application I : L’entreprise X fabrique deux produits P et Q qu’elle vend aux détaillants et aux
grossistes. Au mois de mars de l’année N, elle a vendu :
- 20 000 articles P (16 000 en gros et 4 000 en détail ;
- 30 000 articles Q (20 000 en gros et 10 000 en détail).
Le coût de production unitaire est de 1 500 pour P et 2 400 pour Q.
Le tableau de répartition des charges comprend les deux sections de distribution :
- Vente en gros dont le total primaire des charges est de 3 000 000 ;
- Vente en détail dont le total primaire est de 2 400 000.
Ces centres reçoivent les prestations de deux centres auxiliaires, à savoir :
- Section publicité ayant fourni 960 000 à la vente en gros et 700 000 à la vente en détail ;
- Section transport sur vente ayant fourni 800 000 à la vente en détail.
Par ailleurs, le coût de distribution comprend les charges directes pour les montants suivants :
- Produit P (vente en gros : 880 000, vente en détail : 800 000) ;
- Produit Q (vente en détail : 1 200 000 ; vente en gros : 1 200 000).
TAF :
1) Présenter l’extrait du tableau de répartition des charges indirectes des sections de
distribution, prendre pour nature de l’unité d’œuvre le CP des produits vendus
2) Calculer le coût de distribution par produit et par mode de vente.
3) Déterminer le coût de revient des produits vendus (unitaire et global).
SOLUTION
1) Extrait du tableau de répartition secondaire
CP
Sections
Montant Ventes en gros Ventes en détail
Charges
Totaux primaires 3 000 000 2 400 000
Répartition secondaire
Section Publicité 960 000 700 000
Section Transport 800 000
Totaux secondaires 3 960 000 3 900 000
Nature U O CP Production Vendue CP Production Vendue
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Nombre U O 72 000 000 30 000 000
CUO 0,055 0,13
2) Calcul du coût de distribution par mode de vente
Produit P Produit Q
Eléments Total
Gros Détail Gros Détail
Charges directes 880 000 800 000 1 200 000 1 200 000 4 080 000
Charges indirectes 1 320 000 780 000 2 640 000 3 120 000 7 860 000
Coût de distribution 2 200 000 1 580 000 3 840 000 4 320 000 11 940 000
Ch arg es indirectes (Ventes en gros du produit P ) 16000 1500 0, 055 13200000
Ch arg es indirectes (Ventes en gros du produit Q ) 20000 2400 0, 055 2640000
Produit P Produit Q
Eléments Gros Détail Gros Détail
Q PU M Q PU M Q PU M Q PU M
CP 16 000 1 500 2 400 000
C Di
CR
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CHAPITRE IV : LES COÛTS PARTIELS
Lorsque le problème se pose de cesser, de diminuer, de maintenir ou alors d’accroitre une
production par exemple ou encore celui de sous traiter ou celui d’accepter ou de refuser une
ristourne demandée par un client. La tentation est forte de se livrer au calcul du coût de revient ou
bien celui du prix de vente pour savoir si telle ou telle vente ou fabrication est rentable. Ce
raisonnement qui est souvent effectué est fallacieux car il ne correspond pas à une évaluation
correcte du coût de la décision pour l’observateur considéré. Le coût de revient en particulier ne
représente pas du fait de l’existence des charges fixes non modifiées par la décision ce qu’on
économiserait en diminuant une production ni ce qu’on dépenserait en l’accroissant.
Pour répondre aux critiques faites aux coûts complets, d’autres méthodes ont été mises au point.
Ces méthodes sont fondées sur la distinction entre le coût fixe te le coût variable entre le coût
direct et le coût indirect aussi sur l’imputation rationnelle des charges fixes. Ces méthodes ont été
fondées pour tenter de mieux prendre en compte et contrôler les effets de distribution de l’activité,
il s’agit d’une analyse en coûts partiels.
La méthode des coûts partiels consiste à analyser la partie jugée pertinente des charges, à
déterminer une marge qui met en évidence la contribution de chaque produit ou chaque activité à
couvrir les charges non réparties ou communes et à former le résultat. Dans le chapitre présent,
nous aborderons successivement :
- la méthode des coûts variables avec le direct costing simple et le direct costing évolué ;
- la méthode des coûts directs ;
- la méthode de l’imputation rationnelle ;
- la méthode du coût marginal.
La méthode des coûts variables est une méthode de la comptabilité analytique qui consiste à
imputer au coût les charges variables à l’exclusion de toutes les charges fixes. Les charges
variables ainsi déterminées sont des coûts partiels. Pour retrouver les coûts complets, il suffit
d’imputer les coûts fixes.
En pratique, les charges directes sont essentiellement variables, elles comprennent notamment la
consommation des matières premières et de la main d’œuvre. Pour ce qui est des charges
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indirectes, elles doivent être réparties dans les centres d’activité en charges indirectes variables
d’une part et en charges indirectes fixes d’autre part. Les coûts reçoivent alors :
- l’affectation des CV indirectes ;
- l’imputation des CV indirectes au prorata des unités œuvre.
Nous prendrons la peine d’analyser les différentes charges par fonction car les charges sont des
composantes des coûts ainsi que le caractère variable ou fixe desdites charges.
Un produit est un bien ou un service créé par l’entreprise. Pour une entreprise fabriquant plusieurs
produits ou plusieurs services, il est de première importance de commencer par répartir les
charges entre les différents produits ou services :
- pour savoir si tous sont semblables lorsque les prix de vente sont fixés indépendamment de
la volonté des dirigeants de l’entreprise ;
- par fixer les prix de vente permettant de réaliser les bénéfices de tous les produits lorsque
l’entreprise peut librement fixer elle-même lesdits prix de vente.
2. Analyse par fonction : le compte d’exploitation fonctionnel
Cas Pratique : Au 31/03/2011, l’extrait des comptes de l’entreprise KOSED donne les
renseignements suivants :
- Stock final : 62 000,
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- ventes de marchandises : 281 000,
- Réduction sur ventes : 20 000,
- 3RO : 7 500,
- Intérêts et dividendes reçus : 14 000,
- produits et profits divers : 10 000,
- Stock initial ; 37 500,
- Achats : 150 000,
- Frais de personnel : 30 000,
- services extérieurs A : 15 000,
- Transports : 2 500,
- services extérieurs B 13 750,
- Charges financières : 10 000,
- Dotations aux amortissements : 12 500.
Les analyses ont abouti aux résultats suivants en ce qui concerne la répartition des charges entre
les différentes fonctions de l’entreprise, d’où le tableau ci – dessous :
Fonctions
Charges par nature Montant total Production Ventes Administration Achats
Transport 2 500 750 1 750
Services extérieurs A 15 000 7 500 2 500 5 000
Services extérieurs B 13 750 5 000 8 750
Frais de personnel 30 000 15 000 3 750 10 000 1 250
Impôts et taxes 17 500 17 500
Charges financières 10 000 10 000
Dotations aux
12 500 6 250 1 250 3 750 1 250
amortissements
TOTAUX 101 250 28 750 13 250 55 000 4 250
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Solution : établissement du compte d’exploitation fonctionnel de KOSED
Charges et CA et Marges
Charges par nature Achats stocks
produits Montant (%)
CA brut 281 000
Réduction sur ventes 20 000
CA net 261 000 100%
SI 37 500
Achats 150 000 +
3 RO -7 500
Achats nets 142 500 142 500 -
SF - 62 000
CSV 118 000
Frais sur achat +4 250
Ca des ventes 122 250 122 250 122 500
M/Ca 138 750 53,16%
Charges fct de production -28 750
M/CP 110 000 42,15%
Charges Fct ventes -13 250
Marge Com 96 750 37,07%
Charges administratives -55 000
Résultat d’exploitation 41 750 16%
Intérêts et dividendes reçus 14 000
Prod Prof divers 10 000 +
Total prod 24 000 24 000
Résultat net 65 750
Ce sont des charges dont le montant reste stable ou à peu près stable quelque soit le niveau
d’activité de l’entreprise (salaire du gardien, amortissements des bâtiments administratifs, loyers
et assurances…). Elles sont liées à l’existence de l’entreprise, de son activité de production ou de
distribution. Elles correspondent pour chaque période à une capacité de production déterminée.
Elles sont indépendantes du niveau d’activité de l’entreprise tant que la structure n’évolue pas par
paliers. Elles augmentent à l’occasion d’un investissement supplémentaire et se réduisent lors
d’un désinvestissement.
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Remarque : la fixité des charges ne s’observe que si dans l’intervalle de définition de l’activité, la
structure et l’organisation de l’entreprise ne changent pas ou peu. D’où le nom de charges de
structure qui leur est donné. Elles ont pour équation Y = b. D’où la RG :
y CFU
Evolution par CF
paliers unitaires
Y = b/x
Y=
b
X X
CFT
2. Les CV ou charges opérationnelles
Ce sont des charges liées au fonctionnement de l’outil de production et/ou de distribution. Elles
Y=b
sont donc fonction du degré d’utilisation et du rendement des moyens employés pour mettre en
activité le potentiel productif de
CF l’entreprise.
globales Leur montant dépend directement du niveau
d’activité de l’entreprise ; donc elles sont considérées comme approximativement proportionnelles
au niveau d’activité de l’entreprise (matières consommées,XMOD, consommation d’énergie, frais
de transport, vente, …).
CV CV
T U
ax
Y = aX y a
x
CVT
CVU
X X
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3. les charges semi-variables ou mixtes
Elles semblent varier, mais sans être proportionnelles à l’activité, c’est pourquoi elles sont
appelées charges semi-variables car elles sont constituées de charges en partie fixe et de charges
en partie variable. Comme exemple, nous avons les consommations d’eau, d’électricité ou de
téléphone (partie fixe : abonnement bimensuels ou trimestriels, partie variable : consommations
proprement dites. Elles ont pour équation : y ax b , d’où la RG :
y CSVU ax b b
y a
x x x
y ax b
CSVU
Pour cela, il est nécessaire de déterminer une grandeur unique et représentative du volume global
de l’activité de l’entreprise. Dans une entreprise commerciale, cette grandeur est le « CA » qui
définit le volume d’activité d’une entreprise. Dans une entreprise industrielle, c’est le nombre de
produits fabriqués.
Cette méthode est née aux E U dans les années 60. L’appellation « direct costing » est source d’un
malentendu qu’il convient préalablement de dissiper. L’adjectif « direct » qui s’applique au coût
doit en effet se traduire non seulement par pas directement affectable aux produits mais
également et surtout pas variable et proportionnel avec la quantité des produits fabriqués. Ainsi
l’expression française correspondante la plus exacte est celle de « méthode des CV. La méthode
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consiste à écarter systématiquement les coûts fixes du calcul des coûts des produits et à les
transférer globalement à la charge du résultat de la période selon le schéma suivant :
CV
CP
CA par produits
Stocks
de
produits
CV des produits
vendus
Cette méthode se traduit, par rapport à celle des coûts complets par une simplification du système
d’analyse. Les sous-répartitions n’étant plus nécessaires et l’attention n’étant portée que sur les
coûts de production des PF, il n’ya plus de centre « auxiliaires » et le nombre de regroupement
comptables est plus faible. L’utilisation du direct costing aboutit à une présentation des résultats
qui fait apparaitre par production une M/CV, qui contribue à la couverture des frais fixes.
Un CV est un coût partiel constitué uniquement par les charges directes et les charges indirectes
qui varient avec le volume d’activité. La différence entre le total des charges et les charges
variables représentent les charges fixes.
Les CF ne sont pas reparties par produit. Elles sont traitées globalement pour la détermination du
résultat. Chaque produit apporte une marge qui constitue une contribution au résultat global. La
M/CV est obtenue par la différence entre le CA et le CV c'est-à-dire qu’elle est proportionnelle au
CA et peut par conséquent s’exprime en pourcentage du CA : on parle de taux de M/CV.
M CV
TM CV 100
CA
M CV CA CV
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La mise en évidence de la M/CV par produit constitue une incitation è vendre et à produire à
priori les articles dont la M/CV est la plus élevée. Quoiqu’il en soit il faut rester conscient de
l’ambiguïté de la notion de charge variable.
Certains auteurs assimilent les coûts de production unitaires calculés par le direct costing au coût
supplémentaire lié à la décision de produire une unité de produit supplémentaire. D’où la tentation
d’utiliser les coûts fournis par le direct costing pour trancher de l’opportunité de choix entre
fabriquer soi-même ou sous-traiter. Mais, on ne doit pas perdre de vue que le CV calculé n’est
qu’un CV moyen valable exclusivement dans une fourchette d’activité restreinte.
Bien plus, la somme des M/CV par produit, déduction faite des CF globaux permet de déterminer
le résultat de l’entreprise. D’où :
n
R M CF globaux M CF CA Ch arg es totales
i 1
CV CV
De façon analytique, la M/CV est un indicateur de gestion qui mesure la performance d’un produit
ou d’une activité. Elle permet de répondre aux questions suivantes :
- quelle est la contribution du produit ou de l’activité à absorber les CF ?
- ce produit ou cette activité est-il rentable ?
- l’entreprise a-t-elle intérêt à développer sa production ou sa commercialisation ou à
supprimer sa production ou sa commercialisation ?
Cependant avant de décider de la suppression d’un produit ou d’une activité, il faut s’assurer que
cette suppression ne va pas entrainer une diminution du résultat global.
La méthode des CV permet d’effectuer aisément des prévisions de calcul des coûts, des résultats
ou du SR. Elle facilite également la prise de décisions.
Le calcul des coûts variables, des M/CV et résultats se présentent dans un tableau appelé compte
d’exploitation différentiel. C’est un compte qui permet de calculer les marges significatives
nécessaires à la prise des décisions.
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Compte de résultat différentiel d’une entreprise industrielle
Eléments Montants %
1 CA X
2 Coût d’achat variable des MV
3 + Autres CV d’approvisionnement
4 = Coût variable des MV - X
5 M/CV d’achat (1-4) = X
6 - CV de distribution - X
7 M/CV (5-6) = X
8 CF - X
9 R d’exploitation (7-8) = X
Cas pratique : Vous disposez des renseignements suivants relatifs à l’entreprise Lynne-Marlène
(entreprise de production)
- Ventilation des CV
Produits
Eléments Montants
A B C
Coût d’achat des matières consommées 155 000 98 000 20 000 37 000
Production 750 000 480 000 120 000 150 000
Distribution 85 000 17 000 38 000 30 000
Totaux 990 000 595 000 178 000 217 000
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A = 120 000 A = 100 000
B = 15 000 B = 18 000
C = 22 500 C = 20 000
Solution
Par produits
Eléments Montants
A B C
CA (1) 2 255 000 1 385 000 375 000 495 000
coût d’achat variable des matières consommées (2) 155 000 98 000 20 000 37 000
CV de production (3) 750 000 480 000 120 000 150 000
Coût variable de pdt° (4) = (2) + (7) 905 000 578 000 140 000 187 000
Variation des stocks de PF (5) -19 500 - 20 000 + 3000 - 2 500
Coût variable de pdt° des pdts vendus (6) =(4) ± (5) 885 500 558 000 143 000 184 500
CV de distribution (7) 85 000 17 000 38 000 30 000
CVT après distribution (8) = (6) + (7) 970 500 575 000 181 000 214 500
M/CV (9) = (1) – (8) 1 284 500 810 000 194 000 280 500
Marges en % 59, 96% 58, 48% 51,73% 56,67%
CF (10) 682 500
Résultat d’exploitation (11) = (9) + (10) 602 000
Remarque Les achats consommés sont évidemment les CV ; les produits financiers sont en
général considérés comme fixes.
Ce classement permet de présenter les comptes d’exploitation ou des comptes de résultat par
variabilité afin de mettre en évidence la M/CV qui contribue à couvrir les charges fixes supportées
au courant de la période étudiée. Il permet également de déterminer le CA à partir duquel
l’entreprise est bénéficiaire : le SR. A partir de ce seuil, l’entreprise est « rentable », en dessous,
elle est déficitaire et au-delà, elle est bénéficiaire. Rapporté au CA réalisé, le SR rend compte du
risque d’exploitation. Ce risque peut également être appréhendé en calculant la date à laquelle le
SR sera atteint. Le SR permet également de procéder à certaines simulations :
- que se passe t-il si les CF ou charges de structure augmentent ?
- que se passe t-il si le prix varie ?
- que se passe t-il si le taux de marge varie ?
Autant d’informations intéressantes pour la prise de décision.
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La construction d’un compte de résultat par variabilité et la prise en compte du SR permet au
gestionnaire :
- d’appréhender le risque d’exploitation ;
- d’élaborer les prévisions, en particulier en cas de changement de structure
(investissement) ;
- de réaliser des calculs de rentabilité.
Le SR d’une entreprise est le CA pour lequel l’entreprise ne réalise ni perte, ni bénéfice. Pour
cette valeur caractéristique, le CA couvre précisément la totalité des charges. Il est aussi appelé
CAC.
Le SR est une mesure de la flexibilité de l’entreprise par rapport aux fluctuations de ses activités
et donc une modalité de mesure du risque. Il peut également prendre le nom de chiffre d’affaires
critique (CAC) ou point mort opérationnel. C’est le point où le CA couvre les charges
d’exploitation, avec un résultat nul, au-dessus de ce seuil, l’activité devient rentable, en d’autres
termes, c’est le niveau d’activités à partir duquel l’activité devient rentable.
Soient X : le CA, CF : les charges fixes, a le taux de charges variables, il vient que :
CV aX , CT aX CF , TM CV 1 a
Au seuil de rentabilité (SR) : CA CT , d’où :
CF
CA CT CA CV CF x aX CF x 1 a CF x
1 a
CF
Or CA x SR SR
TM CV
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3.1.2. Méthode II
De la définition du SR, on peut tirer trois relations caractéristiques:
- CAC CV CF ;
- R=0
- RM CF , si R 0 alors M CV CF .
CV
Procédés de calcul
SR en valeur
CF CA
CF CA M CV CF
SR , or TM CV SR CA
M CV CA M CV TM CV
CA
SR en quantité
CAC CV CF CAC CV CF
CF CF
PVu q CVu q CF q PVu CVu CF q qSR
PVu CVu PVu CVu
3.2. Représentation graphique du SR
Plusieurs graphiques sont possibles, chaque graphique correspondant à une définition différente.
Solution
M CV CA CV M CV 120000000 90000000 30000000
30000000
TM CV 0, 25
120000000
20000000
SR 80000000
0, 25
M/CV
CF
A partir de la relation M/CV = CF (représentation de la M/CV et des CF en fonction du CA
en 106
Dans ce cas, la M/CV est variable par rapport au CA, ce qui implique M/CV est une fonction du
8 X en
A partir de la relation R = M/CV- CF (représentation du résultat en fonction du CA)
M/CV
CF
en 106
Y3 = 0,25X –
Zone de
20 000 000 bénéfice
80 X en
Zone de perte
(SR 106
)
M/CV
-20
CF
en 106
20
Zone de Y = 0,25X +
perte 20 000 000
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80 X en
(S 106
3.3. SR et risque
3.4. Sécurité et SR
Il est possible de calculer à partir du SR la marge de sécurité (MS), l’indice de sécurité (IS),
l’indice de prélèvement (IP) ainsi que le levier opérationnel (LO) ou le coefficient de volatilité à
travers les formules suivantes :
MS CA SR
MS CA SR
IS 100 . Il peut être exprimé en pourcentage et ce pourcentage nous permet de
CA CA
dire quel pourcentage de CA le SR représente.
CF
IP 100 . Il représente le pourcentage du CA qui sert à couvrir les CF.
CA
M CV
LO . Il exprime le pourcentage de variation du résultat obtenu pour une variation en
R
pourcentage du CA ou encore l’élasticité du résultat par rapport au CA, d’où son nom de
coefficient de volatilité.
3.5. SR et date
Le point mort (PM) est la date à laquelle le SR est atteint en supposant un CA qui se réalise
régulièrement au courant de l’année.
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SR
PM 360 . Il permet de savoir avec exactitude à quel moment de l’année le SR est atteint et
CA
de dire combien de temps il reste à l’entreprise pour faire un bénéfice et éventuellement une perte.
Les prévisions et les simulations peuvent porter sur les recherches de valeurs relatives à : un
résultat, un CA, un taux de marge, ou sur différentes modifications des conditions d’exploitation
relatives aux modifications du prix de vente, de certains coûts variables, de la structure et des
charges fixes.
R TM CA CF
CV
Recherche d’un CA ou seuil de résultat : il s’agit d’évaluer le CA qui permettrait d’obtenir
un certain R. comme on parle de SR, on peut parler pour ce CA de seuil de résultat. En utilisant le
CF R
compte de résultat par variabilité, le CA est obtenu par la formule : CA , car :
TM CV
CA Ch arg es totales R CA CV CF R CA CV CF R
TM CV CA CF R
Modification du TM/CV
La modification du TM/CV modifie le SR. Le TM/CV peut varier pour différentes raisons telles
que le changement du prix de vente, le changement du prix d’achat, la variation des coûts
variables,…
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ordinateur ou l’embauche de nouveaux salariés ou, plus simplement, le coût de la structure peut
subir une variation (augmentation des coûts salariaux).
3.7. SR et probabilité
Pour ses prévisions, l’entreprise doit tenir compte de la loi de probabilité de la demande et peut
ainsi calculer la probabilité d’atteindre le SR.
Encore appelée méthode des coûts spécifiques ou de contributions, elle consiste à calculer non pas
les coûts strictement variables des produits, mais les coûts dits spécifiques obtenus en y ajoutant
les CF directes par opposition aux CF communes, c’est-à-dire aux CI. Le coût spécifique est un
coût partiel qui intègre pour chaque produit une CV, mais aussi le CF direct. Les CF indirectes
sont réparties globalement pour la détermination du résultat.
Dans le cadre de cette méthode, il est possible de calculer une marge sur coût spécifique (MCS)
unitaire c’est-à-dire : MCS PV Cout spécifique . Ainsi le résultat de l’entreprise peut être
déterminé par : R MCS CFI . Ce résultat peut être représenté dans un compte d’exploitation
analytique en coût spécifique.
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La méthode des coûts directs ne prend en compte que les charges directes, les charges étant prises
à un niveau global. De ce cadre, il est possible de calculer une marge sur coût direct (MCD)
unitaire qui est égale à la différence entre le PV et le coût direct. A ce titre :
MCD PV Cout direct ; Résultat de l ' entreprise MCD Couts indirects globaux .
Ce résultat peut être présenté dans un tableau appelé compte d’exploitation analytique comme
suit :
Eléments A B Total
CA (1) x x x
Coûts directs (CV+CF) (2) x x x
MCD (3) = (1) – (2) x x x
Coûts indirects (4) x x Coûts fixes
Résultat (5) = (3) – (4) Résultat
I. La relation coût-activité
L’imputation rationnelle (IR) a été conçue comme un correctif au calcul des coûts réels par la
méthode des coûts complets. L’analyse précédemment effectuée a principalement porté sur la
nature des éléments de coûts et sur la combinaison de ces éléments, pourtant, elle a totalement
laissé dans l’ombre l’étude des niveaux d’activité des conséquences de leurs variations sur celui
des coûts. Or, nous savons que parmi les charges, il est possible de distinguer :
- les charges fixes ou sensiblement fixes et quelque soit le niveau d’activité (dans certains
cas) ;
- les CV avec le niveau d’activité.
Tout coût comprenant en principe des CF et des CV, son niveau dépend donc du volume d’activité
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Ces variations sont liées à l’existence des CF si F est le montant des CF imputées à une catégorie
d’articles et si l’on désigne par X le nombre d’articles produits, les CF incluses dans le coût d’un
F
article sont : f . La RG de ce CF unitaire est la suivante.
X
pour x > 0
De ce qui précède, il est clair que l’étude du comportement des charges montre que les CFU sont
décroissantes en fonction de l’activité. Les CR n’échappent pas au comportement des CF quand
f
bien même ils intègrent les charges en privilégiant l’aspect direct ou indirect. Les CR calculés
mensuellement en fonction de l’activité vont donc être différents sans qu’il soit possible de
nommer les causes des variations constatées : Est-ce une simple conséquence mathématique du
comportement des CF ou y a-t-il d’autres causes que doit rechercher le gestionnaire et qui
CV
nécessitent les actes de gestion ?
x
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Pour résoudre ce problème, une technique a été élaborée qui permet d’éliminer l’influence de
l’absorption des CF sur le CR : c’est la méthode de l’IR des CF.
Exemple : un restaurant qui facture en moyenne 2000 repas/ mois, a, mensuellement 9000 FCFA
de CF. Les CV sont de 7 FCFA par repas.
TAF :
1) Présenter un tableau du CRU pour les volumes mensuels d’activité suivants (nombre de
repas) 400, 600, 1 000, 1 500, 2 000, 2 500, 3 000 ;
2) Tracer la courbe correspondante
N.B. : les données sont en 102.
Solution
Volume
400 600 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000
Charges
CVU 7 7 7 7 7 7 7
CFU 9000 X 22,5 15 9 6 4,5 3,60 3
CRU 29,5 22 16 13 11,5 10,60 10
Le tableau 30
et la courbe montrent que le CR s’élève très rapidement lorsque le volume d’activité
« tombé » 20
au dessous de 2000 repas par mois et qu’il s’abaisse légèrement lorsque ce volume
dépasse 2000 repas ; ainsi, les CRU décroissent avec l’activité alors que nous nous situons sur le
10
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0 x : nombre de repas
même palier de CF et donc sur une même structure donnée. La méthode de l’IR des CF va donc
éliminer l’influence de la répartition des CF sur les quantités.
Deux notions fondamentales sont à retenir : l’activité dite normale et le coefficient d’IR
Pour chaque centre d’analyse et dans le cadre d’une structure donnée, les gestionnaires définissent
un niveau d’activité considéré comme représentant les conditions les plus fréquentes d’activité.
Ce niveau est appelé activité normale et sert de référence. Cette notion d’activité normale est la
clé de voûte de toute la méthode de l’IR.
Il est égal au rapport entre l’activité réelle (Ar) et l’activité normale prédéfinie (An), c’est-à-
dire : CIR Ar An .
Les CF seront alors imputées dans les coûts en fonction du C IR. Cette pratique fait assimiler le
comportement des CF à celui des CV.
Exemple
En reprenant l’exemple précédent et considérant 2000 repas comme le nombre de repas de
l’activité normale (An).
TAF : calculer les CIR pour ces différents niveaux d’activité.
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Ar 400 600 1000 1500 2000 2500 3000
CIR 0,2 0,3 0,5 0,75 1 1,25 1,5
CVU 7 7 7 7 7 7 7
CVT CVU Ar 2 800 4 200 7 000 10 500 14 000 17 500 21 000
CF 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000
CF imputées CF C IR 9000 0, 2 1800 9000 0,3 2700 9000 0,5 4500 9000 0,75 6750 9000 1 9000 9000 1, 25 11250 9000 1,5 13500
IR CF CF imputées 7 200 6 300 4 500 2 250 0 -2 250 - 4 500
Total charges 4 600 6 900 11 500 17 250 23 000 28 750 34 500
CUO 11,5 11,5 11,5 11,5 11,5 11,5 11,5
Nous constatons que l’IR permet d’obtenir dans les coûts, un montant de CFU indépendant du niveau d’activité.
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Les différences d’imputation rationnelle (≠ d’IR) calculées représentent la part des CF sous ou sur
imputées dans les coûts par rapport au montant réel de ces dernières. Cette pratique ne modifie
pas le montant réel des CF mais uniquement le montant imputé dans les coûts. Les différences
d’imputation expriment : un coût de chômage ou un boni de sur-activité.
Remarque : lorsque l’on n’utilise pas le système de coût préétabli, la fraction non imputée aux
coûts, appelée coût de la sous-activité, constitue une différence d’incorporation enregistrée au
débit du compte 97
Exemple
Yr v f Ar .
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Coût total Coût rationnel
CR
An Activité (HP)
3. Intérêt de la méthode
Malgré l’utilisation de l’imputation rationnelle des CF, les coûts unitaires varient, il faut en
chercher les causes dans une modification des conditions d’exploitation et donc dans un dérapage
des consommations variables.
Somme toute, la grande difficulté dans la mise en œuvre de la méthode de l’IR des CF est la
définition de l’An. Certes, elle est définit comme une action fréquemment observée lorsque les
conditions d’exploitation sont habituelles mais, il reste encore que l’unanimité soit faite sur cette
mesure. En plus, cette méthode est difficile et lourde à mettre en œuvre et c’est pourquoi très peu
d’e/ses l’utilise dans la pratique.
I. DEFINITION
Le Cm n’est pas un coût constaté en comptabilité mais un coût estimé. Sa détermination résulte
d’une analyse particulière des charges courantes et de l’élasticité de la demande de celles-ci en
fonction du volume.
Le Cm représente le supplément de coût nécessaire à la production d’une unité supplémentaire du
bien. Il représente la différence entre deux coûts totaux successifs, constituant ainsi la variation du
coût total consécutive à une variation de la production. C’est la dérivée du coût total par rapport à
la quantité.
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Considérons :
- un premier niveau de production An auquel correspond un coût total Cn ;
- un deuxième niveau de production An±1 auquel correspond un coût total Cn ± 1, la
différence entre les deux niveaux de production étant d’une unité.
Cm calculé au niveau An Cn 1 Cn
D’où la RG suivante :
CTU ou CMU
Coût
PVU
CVU
CFU
Quantités
La courbe du CMU ou du CTU décroit d’abord, passe par un minimum, puis croît. Il apparaît
donc que la courbe représentative de variation du CTU en fonction des quantités est une fonction
somme passant par un minimum. Si le PV unitaire est constant, l’abscisse de ce Min représente le
niveau d’activité pour lequel ce résultat unitaire est Max. mais dans une entreprise, le problème ne
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se pose pas en termes unitaires mais en termes globaux. Il s’agit de rechercher quel est le niveau
d’activité qui procure un résultat global Max, c’est pour la résolution de ce problème, celui de
l’optimum économique, que l’apport du Cm est déterminant.
x accroissementdduCT
quotient :
C accroissementdesquantités
Si nous supposons que le facteur quantité est divisible en unités infiniment petites,
C C
lim C ' , c'est-à-dire dérivée de C or Cm , nous pouvons donc dire par extension que :
x0 x x
Cm CT ' (Coût marginal est égal à la dérivée du CT).
CT q CT ' CT
CM ' '0 0 (CT ) ' Cm
q q2
CT
Donc : q(Cm) CT 0 Cm
q
CT
Lorsque le CM est minimum, alors : CM Cm .
q
Coût et PV
Cm+Y2
CMU=Y1
Résultat
unitaire
PVU=Y3
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Xm Quantités
IV. Détermination de l’optimum économique
C’est le niveau d’activité pour lequel le profit (résultat global) est maximum. Pour un PV
Re cette globale ( R (q )) PVU q f q , le résultat global est maximum quand sa dérivée est
nulle.
R'(q) 0 si PVU f ' q
c
Désignons par v, le le PV unitaire. Le résultat unitaire s’écrit : v c v . Le résultat total
x
c
s’écrit v x vx C R .
x
Ce résultat total est max lorsque sa dérivée est nulle c'est-à-dire R ' v c ; elle est nulle lorsque
v c c'est-à-dire v Cm . Autrement dit, le résultat Max est obtenu pour la valeur de x qui
f ' q q f q f ' f q
f ' q q f q
q2 '
q
q
q
A l’optimum technique Cm CM .
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The contribution margin informs production and selling strategies by indicating how much a product contributes to fixed costs and profit after covering variable costs. Products with higher contribution margins are prioritized for production and sales focus, as they enhance profitability and can significantly impact the company's financial results. Therefore, companies use contribution margin analysis to optimize resource allocation, pricing strategies, and product mix decisions, ensuring alignment with profitability goals .
Complete cost approaches allocate both fixed and variable costs to products, providing a comprehensive view of costs incurred in production. Partial cost approaches, such as variable costing (méthode des coûts variables), consider only variable costs, treating fixed costs as period expenses. The primary difference lies in the treatment and allocation of fixed costs, which partially cost methods exclude from product costs, focusing instead on contribution margins to cover fixed costs .
Costs and profitability of products are assessed through stages of production by calculating intermediate product costs at each stage of the manufacturing process. This segmentation allows for precise tracking of material usage, labor, and overheads at various production phases. Costs are categorized by these stages, such as raw materials to semi-finished products, enabling detailed analysis and comparison to identify inefficiencies or profitable areas. It facilitates strategic planning for inventory management and production adjustments .
Analytical accounting provides crucial information for decision-making by allowing companies to know their internal costs, determine pricing strategies, and evaluate the profitability of activities. It enables a thorough understanding of cost structures, helps compare production costs with selling prices, and supports future planning through cost forecasts and budgets. Its main objectives include understanding the costs of different company functions, explaining financial results, and using mathematical methods and operational research to support decisions .
The direct costing method simplifies cost analysis by isolating fixed costs from variable costs and attributing only variable costs to product costs. This method reduces the complexity of cost analysis by avoiding the allocation of fixed costs to individual products, thus focusing solely on the variable costs associated with production. Unlike complete cost methods, direct costing requires fewer subdivisions, eliminates auxiliary cost centers, and highlights the contribution margin, aiding in strategic decision-making .
Distinguishing between fixed and variable costs is crucial because it helps in understanding the behavior of total costs in relation to the level of activity. Fixed costs do not change with production volume, while variable costs do, affecting cost-control strategies and financial forecasting. This distinction aids managers in making informed pricing, budgeting, and operational decisions, ensuring efficient resource allocation and financial stability, and aligning production levels with market demand .
The CAGE system offers an analytical approach by differentiating between external and internal flows of data. External flows relate to the company's interactions with economic and social partners and support the organization of general accounting. Internal flows focus on cost formation and partial results, emphasizing the analysis of operational efficiency and cost control. This dual approach helps the company manage comprehensive and relevant data, integrating these insights into strategic and operational decision-making processes .
A company might prefer to purchase a product externally when it operates in a market of perfect competition, where cost efficiency and price competitiveness are crucial. If internal production is not cost-effective or strategically beneficial, and if an external supplier can offer the product at a lower cost or with better quality, offloading manufacturing may improve profitability. Such a decision considers comparative advantages and aligns with cost-effectiveness and resource optimization .
Using average variable costs in direct costing can be misleading as it assumes cost constancy across different production volumes. Decisions based on these costs might not reflect the actual variability at different scale levels, possibly affecting the accuracy of profitability analysis and production decisions. It may provide a simplified view that overlooks cost fluctuations, leading to suboptimal decisions if the production level changes significantly beyond the considered range .
Marginal analysis is significant in manufacturing and cost allocation as it examines the additional costs and benefits of producing one more unit, helping determine the optimal level of production. This analysis focuses on variable costs, ensuring that additional production covers these before contributing to fixed costs and profits. It informs decision-making on pricing, resource allocation, and capacity expansion, enhancing overall operational efficiency and maximizing profit potential .