Mangrove de front de mer à Sonnerutiu
albu, abritée de la houle par un récif
corallien. Secteur de Ifaty-Songoritelo,
au nord de Tuléar àMadagascar.
Photo :Jacques Iltis
A C T U A L I T É S
N" 55 - 1998
La mangrove à Madagascar : une richesse Dossier central
naturelle à ménager Manioc et génie génétique : de nouveaux
Riziculture coloniale, crevetticulture gènes pour une culture millénaire
d'aujourd'hui, la mangrove de Madagascar Une équipe de l'Orstom travaille à améliorer
constitue de longue date, un milieu naturel génétiquement la résistance et la producti-
propice aux activités économiques. Des vité du manioc. Ce tubercule, cultivé
chercheurs de l'Orstom et leurs partenaires depuis l'Antiquité, constitue la base ali-
malgaches, ont étu- mentaire d'un dixième de la planète, dans
dié cet écosystème les zones tropicales. Son
très particulier pour importance devrait
évaluer la meilleure encore s'accroître dans les
adéquation entre années à venir, compte-
exploitation tenu de la dynamique
Galatheide du genreMzmidu.
Ce groupe de crustacés est une et préservation. démographique des pays
des composantes caractéristiques du Sud.
des peuplements de la zone bathyale
supérieure. Photo : Pierre Laboute
3
Les Amérindiens, acteurs de leur santé
ak Venezuela
Pour faire accepter et adopter le système de
La faune de profondeur des îles prévention et de soins moderne, par les
Marquises populations amérindiennes, des chercheurs
Les chercheurs de l'Orstom Qntdécouvert de l'Orstom et leurs partenaires vénézuéliens,
des espèces animales inconnues dans les ont étudié les représentations de la maladie
Directeur de la publication : eaux profondes qui bordent l'archipel des et la thérapeutique
Guy Jacques Marquises. Les campagnes exploratoires traditionnelle. Ils
Rédactrice en chef : ont pu alors adapter
Catherine Fontaine le message et
Rédacteur : Olivier Blot - - tous les
impliquer
Orstom : 213, rue La Fayette acteurs de la société
75010 Paris indienne.
Té1 : O 1 48 03 77 77
Fax DISC : O 1 40 34 69 13
3
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blot @ paris. paris. orstom. fr
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ISSN 0758 833 X
Commission paritaire
NO 1864 ADEP
Imprimerie : Québécor
La mangrove
une richesse
Dans le cadre d’une coopération entre I’Orstom
et le Centre’ National de Recherches sur
__ . . . . .
l‘Environnement (CNRE), basé d Antananarivo>
une étude intégrée de 1‘écosystèmede mangrove
dam l‘ouest malgache a étéentreprise en 199~La
.. . --
-................
... mangrove malgnche coz~vreenviron 325O00 hec-
tares mais sa r4artition est extr&w”t tranchée :
98 76 desformations se situent au bord du Canal
de Mozambique, le reste dans le nordest et en
quelquespoints de la côte orientale.
a dissymétrie de la mangrove résulte de condi-
tions géomorphologiques et.de marée très dif-
férentes de part et d’autre de la Grande Ile. Sur
Mangrowe d’embou- la façade occidentale, l’ampleur de la marée
chure fluviale : est maximale dans le nord-ouest et décroît
d6cembre 1991.
Embouchure
régulièrement vers le sud :4,50m à l’ouestde
de la Kabatomena. Majunga, 3,20 m à Tuléar. Les marais maritimes se
Mangrove barP.&! par découvrent alors sur des superficies largement supé-
une fI&chede s6di- rieures à celles de la mangrove proprement dite. ,
ments sableux d8vi6s
vers le Nord, avec LA MANGROVE,
une pseudo-I^Ie en UN MILIEU À USAGES MULTIPLES
amande.
Jusqu‘à la période coloniale, la mangrove mal-
...................... gache est restée un milieu d’intérêt secondaire. Les
riverains ne l’exploitaient qu‘en période de mauvaise
mer ou de disette dans l’arrière-pays, la mangrove
Mangrove dense, assurait alors la soudure. Entre pêcheurs et paysans,
à peuplement mono-
prévalait une complémentarité économique, conso-
spécifique de
Rhizophora mucronata lidée par des échanges matrimoniaux entre les deux
en bordure de chenal groupes. Les produits de la mangrove étaient par
de marée. Secteur ailleurs et demeurent partie intégrante de la phar-
de Bemangily. macopée traditionnelle.
2 O R S T O MA C T U A L I T É S
LA MANGROVE À MADAGASCAR : UNE RICHESSE NATURELLE À MÉNAGER
Mangrowe de front de
mer, prot6g6e de la
houle par un recif
corallien et un cordon
littoral. Secteur de
Sarodrano, au sud de
Tulh.
ronnement have bee
swamps since 1991,
dynamics and state
resources.
Signe avant-coureur, au XV siècle, dans un ter-
ritoire maritime dominé par les musulmans, du bois
de palétuviers de la côte ouest a été exporté en Arabie
et dans le Golfe Persique. C'est à l'époque coloniale
que sont apparues les activités visant à exploiter d'une
manière intensive des ressources du marais maritime
ou àvaloriser les grands espaces dont celui-ci dispose.
Les écorces de Rhizophoracées, riches en tanins, ont
été prélevées entre 1903 et le début de la Deuxième
Guerre Mondiale. Pendant cette période, près de 200 Between 1920 and 1950, Wester-
000 tonnes ont été exportées, principalement vers ners cleared large areas of man-
l'Allemagne, avec un pic à 53 O00 tonnes en 1911 et grove to create European-style pol-
des à-coups liés à l'épuisement periodique de la res- ders growing rice and coconut
source. Entre 10 O00 et 20 O00 hectares de mangrove palms, but the polders were aban-
ont été détruits à cette époque. La régénération natu-
relle de la formation étant, malgré tout, rapide dans hile, migrants to the Tsiri- s
les sites fréquemment submergéspar la marée, les stig- delta began growing rice a
mates de cette destruction sont, à présent, effacés. polders, making combined c
L'extraction du sel marin, concentré et perpé-
tuellement renouvelé dans les eaux de nappe des
tannes*, est antérieure à la colonisation. Mais, par le
biais de techniques importées du nord-ouest de l'Inde
(Gujarat), elle est alors devenue pratique courante
ORSTOM ACTUALITÉS 3
LA MANGROVE À MADAGASCAR : UNE RICHESSE NATURELI
Exploitation "qlvi-
cole" d'une mangrove
.à Rhizophora ~ U C Y Q -
nata dans la région de
Maromandia (Mord-
Ouest). Juillet 1996.
......................
L'embouchure du
Manambolo image
SPOT du 24-04-88
Le Manambolo, fleuve
situé à la latitude de
Tananarive, débouche
sur le Canal de
Mozambique par l'inter.
médiaire d'un petit
delta, à l'avant duquel
un cordon sableux
protège des palétuviers
colonisant les dépôts
vaseux récents.
En amont, se succèdent
des cordons plus
anciens (rouge
moyen), parallèles au
.....................
rivage et entaillés par Battistini R., 1996. Gbographie, 704 p.
le fleuve. Les eaux de Paléogéographie et Ranaiweson d., 1995.
crue s'accumulent à varibté des milieux natu- Quelques caractéris-
l'arrière des cordons, rels B Madagascar et tiques des sols de man-
dans une plaine dans les îles voisines : grove du Centre-Ouest
d'inondation densé- quelques donnees de de Madagascar. Public.
ment couverte par la base pour I'Btude du Progr. Mangrove
végétation (rouge vif), biogbagraphiquede la CNRE-Orstom,
et dans une lagune "région malgache". Antananarivo, 33 p.
(bleu-vert) traversée Actes du Coll. Intern. multigr.
par des chenaux à Biogéographiede Rawslelonanahary H.,
mangroves. Madagascar, Orstom, 1996.
Coll. et Séminaires, L'approvisionnementen
Les compositions
Paris, 1-1 7. bois de palétuvier du
colorées SPOT ont été
Herwieu d., 1968. firaisana de Morondava
I
réalisées par Mamy
Contribution B I'étude de (bois de service, bois de
Rakoto (Orstom-SEAS,
l'alluvionnementen chauffe) : quantification
La Réunion).
milieu tropical. Mémoires et impacts sur I'écosys-
ORSTOM, no24,465 p. t8me. Mém. de DEA, Fac.
Iltis d., 1995. Quelques des Sciences,
aspects caracteristiques Antananarivo, 73 p.,
des mangroves de annexes.
Madagascar. Bull. Acad. Weiss H., 1972-1973.
Nationale Malgache, Etude phytosociologique
numéro spécial 1995, des mangroves de la
Antananarivo, 61-67. région de Tulbar
Lebigre &NI., 1990. (Madagascar). Téthys,
Les marais maritimes du Marseille-Endoume,
Gabon et de suppléments no3, 297-
Madagascar. These Univ. 319, no5,315-334 et
Bordeaux 111, Inst. de 467-526.
4 ORSTOM ACTUALITBS
des marais. Si les défrichements sont dorénavant pros-
crits par les agents forestiers; l’interdiction s’appa-
rente à un voeu pieux, car les lopins se multiplient,
simplement dissimulés derrière un rideau de palétu-
viers volontairement conservé sur la berge. Après
3-4ans de culture, l’invasiondu sol par les adventices
et les crabes incite les paysans à déserter leurs par-
celles et à rechercher, de plus en plus près de la mer,
des terres neuves. Cette pratique a conduit à la des-
truction progressive de milliers d’hectares de man- Mangrove pionnière,
grove. Cependant, la reconstitution rapide du cou- 1995. Vase molle
vert a effacé les traces des déboisements les plus colonide par des
anciens. Pendant que la riziculture s’intensifie, dans plantules de
la basse Tsiribihina, comme en lisière d’autres marais Sonnerafia alba.
Secteur de Maharivo.
côtiers, des activités nouvelles, insérées dans des mar-
chés internationaux en croissance, marquent à leur
tour la mangrove et ses abords de leur empreinte.
Desde 1991, el Qrstom y el Centre mente las tierras de cultivo son aban-
National de Recherches sur l’Environ- donadas 3 o 4 aRos mas tarde, al ser
nement de Madagascar se dedican al invadidas por maleza O plagas de can-
estudio de los manglares en este pais, grejo. Estas prácticas han ido des-
de los cuales el 98% de las 325XKlO truyendo paulatinamente miles de
ha existentes se hallan en la costa hectareas de manglar, aunque Bste
oeste; los estudias se centran en las vuelva a crecer rápidamente re
ders coloniaux furent aménagés dans certaines embou-
chures fluviales du nord-ouest (Sambirano, Loza). Les
secteurs à palétuviers, défrichés, endigués, drainés et
dessalés, cédèrent la place à des cocoteraies et des
rizières. Ces dernières sont aujourd’huien grande par-
tie abandonnées et reconquises par la mangrove. Dans
le delta de la Tsiribihina, des migrants ont introduit
un type de riziculture sans polders, combinant apports
fluviaux et maritimes. Dans ce système, encore vivace,
la rizière profite, après défrichement de la mangrove,
de l’inondation saisonnière par une eau dessalée ou
très légèrement saumâtre et des apports fertilisants
O R S T O MA C T U A L I T É S5
LA MANGROVEÀ MADAGASCAR : UNE RICHESSE NATURELLE À MÉNAGER
AUTRES MARAIS DE LA COTE OUEST
(en patant de I'Entrême-Sud)
1 Bevoalavo
2 Androka
3 Mangoro
4 Tuléar
5 Manombo
6 Tsingilofilo
7 Belo-sur-Mer (6O00 ha)
8 Maharivo
Les marais à mangroves 9 Soahany ( 2 400 ha)
10 Cap Saint-Andre (6 O00 ha)
11 Maroalika
(Miener-l972-modifi4) 12 Baly-Soalala (7 500 ha)
13 Boeny (7 O00ha)
......................
I
Mahamavo
Mariarano
l4 Tsianikara
15 Nannda (3 O00 ha)
16 NosyLava
17 Peninsule d'Ampasindava
18 Nosy-Be (1 200 ha)
19 Cap Sainc-S6bascien
20 Baie du Courrier
21 Cap d'Ambre
MARAIS DELA C6TE EST
22 Baie de Di6go Suarez
23 Rigny (1 250 ha)
24 Lokia Mangerivy
25 lharana
26 Manompana et Sainte-Marie
27 Tolagnaro
Mangrove
LA RUÉE VERS L'OR ROSE exploitent conjointement cette ressource avec des
'
interactions complexes et variées qui vont de la com-
Parce qu'elles abondent en nutriments et qu'elles pétition à la collaboration. Une exploitation opti-
leur fournissent un abri naturel, les embouchures à male impliquerait, de part et d'autre de la limite des
mangrove constituent un écosystème privilégié pour 2 milles, que la pêche industrielle s'intéresse au stock
la croissance des crevettes pénéides. La côte nord- de la plate-forme continentale, et la pêche en pirogue
ouest et, dans une moindre mesure, celle du centre- à celui du rivage. Mais l'emballement est tel que les
ouest concentrent de telles potentialités, qualifiées chalutiers ne respectent pas toujours cette limite et
par certains d'or rose. La crevette est à présent l'un que, de leur côté, les pirogues pêchent parfois en
des premiers produits d'exportation du pays (41 mil- dehors de la période d'ouverture officielle. La crevette
lions de $ e n 1991, près de 60 millions en 1995). est très exploitée dans certaines zones et il est pos-
Chalutiers industriels et pirogues traditionnelles sible que les captures aient atteint leur maximum dans
d'autres. Face à ce double problème, l'administration
Tanne
....................................
tropical la moins fréquem-
P
propose des mesures visant CO jointement à régle-
menter l'accès à la ressourcp t à développer la pro-
duction de crevettes d'éleGage.
Extraction de sel sur
le tanne* de la lagune Terme d'origine sén6ga- ment submergée et aux L'augmentation régulière, au niveau mondial, de
de Belo-sur-mer. laise, désignant la partie eaux et sols générale- la demande en crevettes et, parallèlement, la varia-
1994. d'un marais maritime ment sursalks. bilité des captures rendent le développement de
6 ORSTOM ACTLJALITÉS
l’aquaculture souhaitable dans une certaine mesure. les plus convoités. Toutefois, les ponctions les plus L’estuaire
A Madagascar, cette activité a toutefois démarré tar- néfastes pour l’environnement côtier sont celles effec- de la Betsiboka image
divement. Deux fermes seulement sont opération- tuées spontanément à proximité des lieux habités : SPOT du 30-05-91
Le cours de la
nelles : l’une depuis 1993, l’autre depuis 1997. Une petit bois de chauffe, pieux de palissade, etc. L‘utili-
Betsiboka, premier
seule espèce, Penaeus monodon, d’excellente valeur sation de ce bois de faible valeur est l’expressiondes fleuve de Madagascar
commerciale est élevCe actuellement. Plus de 50 O00 difficultés économiques des populations côtières par l’importance du
ha de tannes seraient aménageables en bassins de gros- débit, s’achève par un
sissement, pour une production potentielle estimée Jacques Iltis grand delta emboîté
à 50 O00 tonnes -plus de 6 fois le total des captures Orstom, Département ICRessources, dans un large
actuelles de la pêche industrielle. Tirant probable- Environnement, Développement ” UR estuaire. Le delta est
ment la leçon d’ échecs survenus dans d’autres pays, Dynamique et usages des écosystèmes marins un complexe d’îles en
forme d’amandes,
suite à des destructions massives de mangrove dans et littoraux ” couvertes par la
de telles entreprises, les opérateurs malgaches ont Joséphine Ranaivoson mangrove et submer-
limité les défrichements. Aucun phénomène anor- CNRE, Département ‘ I Ecosystèmes aquatiques gées lors des crues.
mal d’érosion accélérée, de salinisation ou d’acidifi- et littoraux ” La formation de ces
cation des sols, n’a été détecté aux alentours des fermes I í îles ’I résulte d’un
-dont, par ailleurs, l‘état sanitaire des produits semble alluvionnement latéri-
satisfaisant. En revanche, la perspective d’unemploi tique intense et des
mouvements de
à la ferme ou d’un travail annexe a provoqué un afflux
marée. Des peuple-
de population à la périphérie des sites. I1 s’ensuit,dans ments à Avicennia
un contexte qui n’est pas sans rappeler certaines ruées marina (rouge vif)
historiques vers les métaux précieux, une pression fixent le substrat
subite et totalement incontrôlée sur les ressources et vaseux. Ilss’espacent,
les espaces environnants. puis disparaissent
I1 est manifeste aussi que, depuis le début des dans la partie cen-
années 90, les coupes de bois de mangrove sont en trale, en raison de la
salinité élevée du sol.
augmentation sensible autour des centres urbains
Sur la rive gauche du
de la côte, de Tuléar jusqu’à Diego-Suarez. Une part fleuve, des dépres-
des prélèvements s’effectue sur des chantiers d’ex- sions marécageuses
ploitation créés en vue de la commercialisation, soit restent en eau durant
de pièces destinées à la construction (perches, gau- toute la saison sèche
lettes), soit de charbon de bois. Les peuplements (noir et bleu foncé)).
denses à Rhizophoracées du nord-ouest sont, à ce titre, Morphologie et végé-
tation traduisent une
dynamique fluviale et
Le programme Mangrove CNWE=Ords ...........................................
littorale particulière-
ment tourmentée.
Une convention avec le le déroulement du pro- et d’une grande partie malgré tout, peu modifié
Ministère malgache de la gramme sur le terrain : la du nord-ouest, cette par l’homme, les man-
recherche appliquée au dynamique et l’état de région possède encore groves du nord-ouest
développement a fixé le santé de I’écosystème ; de grands pans de forê1 justifiaient également
cadre de la coopération d’autre part, l a dyna- dense. Du fait de I’exis- d’une action de
entre le Centre National mique des systèmes tence de ressources recherche. Dans cette
de Recherches sur d’exploitation des res- forestieres sur la terre partie de l’île, elles font,
l’Environnement (CNRE), sources de cet écosys- ferme proche, la man- en effet, l’objet d’une
basé a Antananarivo, et tème. Les axes précités grove est encore large- exploitation systéma-
I’Qrstom (Département constituent également le ment exempte de prélè- tique, liée aux besoins
Ressources, Environnement, cadre conceptuel de la vements intempestifs. croissants en bois
Développement), dans phase finale du pro- L’équipe CNRE-Qrstom d’oeuvre et en charbon L
l’optique d‘une “étude gramme, consacrée à la a mis en evidence l’état de bois des centres
intégrée de I’écosystème synthèse des résultats. de santé globalement urbains et a la raréfac-
de mangrove dans Une portion de la zone satisfaisant de ce seg- tion des ressources Séchage de
l’ouest malgache”. côtière du centre-ouest a ment de littoral et le ligneuses de terre charbon de palétuvier
A I’équipe initiale, est été sélectionnée : le dynamisme de sa cou- ferme. L’équipe en a
Xylocarpus granatum
venu se joindre le Menabe central, région verture végétale. Elle a effectué le constat dans
destiné au petit centre
urbain de Maromandia ,-
Département d’ecologie naturelle et historique également constat6 la région du Boina,
(Nord-Ouest).
et de biologie végétales ayant pour chef-lieu localement une intensi- autour de Mahajanga,
de la Faculté des Morondava, une agglo- fication de la pression et dans celle du Sambi-
sciences d’Antanana- mération de près de humaine et écono- rano, àhauteur de
rivo. Deux axes de 50 O00 habitants. A la mique. En regard d’un Maromandia.
recherche ont structuré différence du sud-ouest environnement côtier,
ORSTOM A C T U A L l T h S 7