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Sécurité et matériel en chimie générale

Ce document présente les consignes générales de sécurité à suivre dans un laboratoire de chimie. Il décrit le matériel de laboratoire utilisé, notamment la verrerie, et donne des instructions sur la conduite à adopter, comme le port de protections corporelles et le respect des règles de sécurité. Le document présente également les symboles de risques associés aux produits chimiques.

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Sécurité et matériel en chimie générale

Ce document présente les consignes générales de sécurité à suivre dans un laboratoire de chimie. Il décrit le matériel de laboratoire utilisé, notamment la verrerie, et donne des instructions sur la conduite à adopter, comme le port de protections corporelles et le respect des règles de sécurité. Le document présente également les symboles de risques associés aux produits chimiques.

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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

Union – Discipline – Travail

-------------

Université Jean Lorougnon Guédé

UFR-Environnement

LICENCE 1 : PHYSIQUE - CHIMIE

TRAVAUX PRATIQUES DE

CHIMIE GENERALE

EQUIPE PEDAGOGIQUE DE CHIMIE INORGANIQUE (EPCI)


LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

CONSIGNES GENERALES DU LABORATOIRE DE


CHIMIE

Le travail dans un laboratoire de chimie nécessite, pour chaque ustensile ou


appareil utilisé, la connaissance :
*du vocabulaire usuel permettant de le nommer ;
*de son mode d’utilisation précis.
Les différentes mesures ou manipulations sont guidées par des raisonnements théoriques
ou des contraintes techniques mais également par un certain nombre de règles de
sécurité.
I. LA SECURITE AU LABORATOIRE
Une personne travaillant dans un laboratoire de chimie s’expose à un certain nombre
de risques :
*intoxication ;
*explosion ;
*brulures ;
*coupures ;
*allergies et effets à long terme souvent méconnus (produits cancérigènes…).
Ces risques peuvent facilement s’éviter en prenant quelques précautions.
A. PROTECTION CORPORELLE
La chimie de laboratoire est une science de l’observation et de la description des
phénomènes. Il est donc nécessaire lors de toute observation de respecter certaines
règles de sécurité.
 Protection des yeux
 Utiliser des lunettes de sécurité dès qu’il y a un risque de projection.
 Toujours faire attention à l’orientation d’un a essais car des projections peuvent se
produire :
 Ne jamais orienter un tube à essais vers soi.
 Faire attention également à son voisin. Un tube a essais doit être orienté vers le un
mur.
 Eviter de mesurer un volume d’acide ou de base concentré en portant le récipient au
niveau de l’œil.

 Protection des mains et du corps


 Le port d’une blouse en coton est obligatoire. Dans le cas de manipulation
d’acides ou de bases concentrés, l’emploi de gants en matière souple est
nécessaire.
 La plupart des coupures sont dues à la verrerie qui se casse lors de
l’introduction d’un tube de verre

-1-
LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

 Pour éviter cela, on lubrifiera la verrerie avec de la glycérine ou bien on


utilisera de la verrerie rodée.

 Protection de la bouche
Tout liquide doit être aspiré par une propipette ou une poire pipeter. Par conséquent, il
ne faut jamais aspirer une solution commerciale avec la bouche.
 Protection du nez
Il est nécessaire de vérifier préalablement la toxicité des produits sur les pictogrammes
de l’étiquette. Dans la mesure du possible, réaliser les manipulations sous une hotte
aspirante et ne jamais essayer de reconnaitre un gaz à odeur.
 Ne jamais placer le nez directement au-dessus d’un tube à essais.
 Diriger au moyen de la main, les vapeurs diluées par l’air en direction du nez.
B. LE FEU
Attention à la présence de flamme à proximité de solvants organiques ou de liquides
inflammables y compris pour leur chauffage. On utilisera des appareils de chauffage
électrique. (chauffe- ballons, plaques chauffantes…)
Apres utilisation bien refermer les flacons contenant des produits volatils.
II. LE MATERIEL DE LABORATOIRE
Pour réaliser une expérience, il faut utiliser un matériel adapté au protocole proposé.
II.1. MATERIEL GENERAL
Il comprend essentiellement des agitateurs magnétiques, des dispositifs de
chauffage, des bouchons, des capsules en porcelaine, des chronomètres, des creusets,
des noix, du papier-filtre, des pissettes, des propipettes, des spatules et des supports
divers.
II.2. LA VERRERIE
La plupart des ustensiles de laboratoire sont réalisés en verre, choisi pour sa
transparence et son inaltérabilité. A cause de sa fragilité, il est cependant parfois
remplacé par du polypropylène.
 VERRERIE GENERALE
On trouve principalement des tubes à essais, des cristallisoirs, des entonnoirs. Parmi
la verrerie générale, les tubes a essais permettent des manipulations qui ne
nécessitent pas une connaissance du volume.
 VERRERIE GRADUEE
Cette verrerie permet de mesurer rapidement un volume de liquide de façon très
approximation. De nombreux modèles de capacités différentes existent : 10, 25,
50, 100, 250 ml…
On utilise principalement :

-2-
LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

 Les béchers ;
 Les éprouvettes graduées ;
 Les erlenmeyers ou erlens.

 VERRERIE JAUGEE
La verrerie jaugée, qui comprend :
 Les fioles,
 Les burettes,
 Les pipettes
Permet de mesurer les volumes plus précis. La précision est donnée par la « classe » de
l’instrument.
Les principales classes sont dénommées A ou B.
 Classe A : tolérance inférieure 0,2 % sur le volume indiqué
 Classe B : tolérance inferieure 0,5% sur le volume indiqué
Exemples :
Pipette jaugée à trait (classe A)
Capacité V en ml 5 10 20 25 50 100
Tolérance ∆V en ml 0,01 0,02 0,03 0,03 0,05 0,1

Fiole jaugée en verre borosilicaté (classe B)


Capacité V en ml 50 100 200 250 500 1000
Tolérance V en ml 0,06 0,10 0,15 0,15 0,25 0,40

Lecture du volume :
 Pour un liquide incolore, le volume est repéré en plaçant l’œil dans le plan
horizontal correspondant au bas du ménisque.
 Pour un liquide coloré (solution de permanganate de potassium), le volume est
repéré selon le bord supérieur du liquide.

III. CONDUITES A TENIR AU LABORATOIRE


Les manipulations de travaux pratiques doivent être préparées à l’avance en lisant
attentivement les textes, en étudiant leur principe.
Une bonne exécution des manipulations exige, en premier lieu qu’on reconnaisse les
appareils, leur nature, leur principe de fonctionnement et éventuellement leur précision.
 Il faut disposer les appareils avec soin afin de rendre la manipulation aisée
 Pendant la séance, vous devez ni vous promener ni emprunter du matériel d’un
binôme voisin.
 A la fin de la séance remettre le matériel en l’état ou l’avez trouvé (propre)

-3-
LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

 Débrancher les appareils.


 Vider les flacons dont vous vous êtes servis.
 Éteindre les gaz s’il y a lieu.
 Ne jamais gouter un produit chimique ou une solution
 Se laver les avant de quitter le laboratoire.

Voici un exemple de plan de compte rendu :


I- But

II- Principe
Toutes les différentes étapes de la manipulation seront examinées et expliquées sans
oublier d’écrire les équations de toutes les réactions qui interviennent et de les
commenter.

III- Mode opératoire


Les étudiants ne doivent en aucun cas recopier le fascicule et montrer qu’ils savent à
chaque instant ce qu’ils font et pourquoi. Le mode opératoire du fascicule ne doit pas
être appliqué comme une simple recette de cuisine. Les étudiants doivent indiquer les
difficultés rencontrées.

IV- Résultats expérimentaux


Les donner sous forme de tableaux si possibles.

V- Interprétation et exploitation des résultats


Faire le calcul littéral avec le calcul d’erreur littéral et les applications numériques.
Remarques : L’exploitation des résultats nécessite d’abord l’interprétation (c’est
toujours le cas lorsque l’on trace une courbe expérimentale). Il n’est pas logique de
donner l’interprétation d’une courbe par exemple dans le principe ou bien à la fin du
compte rendu. Le calcul d’erreur de toutes les opérations doit être fait.

VI- Conclusion
Il faut vérifier et indiquez ici que le but de la manipulation a été bien atteint. Sinon, il
faut expliquer les sources d’erreurs possibles.

NB : Parfois il est demandé de démontrer une formule utilisée. Ceci ne constitue


pas un travail à part. La démonstration doit trouver logiquement sa place dans le
compte - rendu au moment où intervient la formule.

A des degrés divers, tous les produits chimiques utilisés sont dangereux. Le danger
qu’ils représentent peut-être dû à leur caractère toxique, corrosif ou inflammable. Nous
donnons ici la signification de quelques symboles de risques rencontrés sur les étiquettes
des produits chimiques.

-4-
LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

Une substance comburante ne doit jamais être


Comburant conservée à proximité de substances
combustibles.

Proscrire soigneusement:
- l’inhalation,
Toxique - Le contact avec la peau

Facilement Tenir à l’écart des comburants. Manipuler


loin des flammes, des étincelles et des
infammable sources de chaleur.

Manipuler avec beaucoup de précautions loin des


Explosif flammes, des étincelles, des sources de chaleur.
Eviter les chocs, le frottement.

Eviter inhalation, contact avec la peau,


Nocif, Irritant selon les indications de risque.

Prendre toutes les mesures de protection


Corrosif des yeux, de la peau, des vêtements.

Une telle substance ne doit pas être rejetée


Polluant dans les eaux usées (lavabo, WC, etc). Elle doit
être récupérée après utilisation.

-5-
LICENCE 1 – PHYSIQUE CHIMIE

LISTE DES TP

TP 1 : PREPARATION DE SOLUTIONS……………………………………….…….11

TP 2: DOSAGES ACIDO-BASIQUES CAS DE L’ACIDE


ORTHOPHOSPHORIQUE……………………………………………………..…………..18

TP 3 : DOSAGES D’UN MELANGE DE BASES FORTE ET FAIBLE…………25

TP4 : DOSAGE par pH-METRIE………………………………..………………………34

-6-
PREPARATION DE
SOLUTIONS
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

PREPARATION DES SOLUTIONS

La préparation d’une solution titrée fait nécessairement appel aux deux techniques suivantes :
 La gravimétrie qui consiste à déterminer par pesée une quantité de substance
généralement solide.
 La volumétrie basée sur la mesure exacte du volume de la substance liquide à l’aide de
verrerie jaugée.

A- GENERALITES
L’analyse volumétrique est la base d’un grand nombre de contrôles industriels.
Dans la plupart des analyses, la préparation est des solutions et leur utilisation occupent une
place importante. En effet, les résultats de l’analyse dépendent en grande partie de la qualité et
même de la quantité de solutions utilisées. Pour cette raison, la préparation des solutions revêt
une grande importance et doit être conduite avec beaucoup de soins et de précautions
1. La préparation des solutions exige le respect des règles élémentaires de propreté.
Tous les récipients utilisés doivent être d’avance soigneusement lavés, rincés avec de l’eau
distillée et si possible séchés.
La préparation et la conservation des acides par exemple se feront à l’abri des vapeurs
alcalines.
2. Pour la préparation des solutions, utiliser de préférence des réactifs purs et de l’eau distillée.
3. Pour faciliter leur dissolution, les corps solides (surtout ceux qui se dissolvent difficilement)
doivent être réduits en poudre.
4. Lors de la dissolution des acides concentrés (surtout sulfurique et nitrique) il faut verser
l’acide dans l’eau et en aucun cas le contraire.
5. Il est formellement interdit d’aspirer par la bouche des liquides toxiques (acides purs,
ammoniac...) ou volatils. Leur prélèvement doit être effectué avec beaucoup de précautions,
à l’aide d’une pipette munie d’une propipette ou d’une burette ou d’une fiole jaugée… sous
une hotte aspirante.
6. Tout corps liquide volatil, tout corps hydrophile ou possédant une vapeur corrosive sera pesé
dans un récipient fermé.
7. La dissolution des bases fortes (sous forme de pastilles) dans l’eau distillée doit se faire par
petites quantités, en agitant la solution à l’aide d’une tige de verre, jusqu’à dissolution
complète des pastilles.
8. La conservation des solutions doit se faire dans un récipient hermétiquement fermé, muni
d’étiquette(s) portant le nom et la formule chimique du soluté, la concentration de la solution
et la date de sa préparation.

B- MANIPULATION

I- PREPARATION DES SOLUTIONS ACIDES


1- Solutions d’acide sulfurique 0,1N
La solution est préparée par dilution de l’acide commercial dans l’eau distillée.

-8-
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

Sur l’étiquette de la bouteille d’acide sulfurique (solution commerciale), on peut lire les
indications suivantes :
 Pourcentage en masse d’acide pur (pureté) P% ;
 Densité(d) de la solution commerciale ;
 Masse molaire du soluté (en g/mol)
a) A partir de ces données, calculer la concentration (molarité, normalité et titre pondéral)
de la solution commerciale.
b) Calculer le volume Vi d’acide commercial nécessaire à la préparation d’un volume Vf
de solution 0,1N.
c) Dans la fiole jaugée de volume Vf contenant au préalable de l’eau distillée, introduire le
volume Vi de solution commerciale.
d) Ajouter de l’eau distillée et continuer le remplissage à l’aide d’une pissette jusqu’au
trait de jauge en tenant continuellement l’œil au niveau du trait de repère jusqu’à ce que
le bord inferieur du ménisque touche celui-ci.
e) Boucher la fiole et homogénéiser.
La solution ainsi obtenue peut-être :
 soit titrée à l’aide d’un étalon
 soit conservée telle quelle en tenant compte de son titre lors de son utilisation.
Remarque :
Pour des analyses qui demandent une très grande précision, il n’est pas possible de considérer
comme étalon cet acide trop avide d’eau pour ne pas en contenir toujours en quantité non
négligeable. Ainsi son titre doit être vérifié, chaque fois lors de son utilisation.
2- Solution d’acide chlorhydrique 0,1N
La solution est préparée de façon analogue à celle de l’acide sulfurique.
Comme l’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique n’est pas non plus un étalon, car c’est un gaz
soluble dans l’eau. Les solutions qui en découlent peuvent voir leur titre baisser du fait de sa
volatilité.
3- Solution d’acide oxalique (H2C2O4) 0,1 N
L’acide oxalique est comme l’acide sulfurique un diacide.
𝐻2 𝐶2 𝑂4 + 𝐻2 𝑂 ⇌ 𝐻𝐶2 𝑂4− + 𝐻3 𝑂+
𝐻𝐶2 𝑂4− + 𝐻2 𝑂 ⇋ 𝐶𝑂42− + 𝐻3 𝑂+
Le produit commercial de formule 𝐻2 𝐶2 𝑂4 . 2𝐻2 𝑂 est corps cristallisé solide, qui peut être
obtenu à un état suffisamment pur.
La solution qui peut être préparée par pesée exact et dilution, est stable et de bonne conservation
à l’abri des vapeurs alcalines et oxydantes.
a) Calculer la masse m du produit commercial nécessaire pour la préparation d’un volume
Vf de solution (Vf : volume de la fiole mise à votre disposition)
b) Peser cette masse m dans un bécher propre.

-9-
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

c) Ajouter de l’eau distillée pour dissoudre le produit commercial. Verser la solution


obtenue dans la fiole jaugée de volume Vf. Rincer plusieurs fois le bécher pour
récupérer les traces d’acide oxalique et verser à chaque fois le contenu dans la fiole.
d) Continuer le remplissage de la fiole à l’aide d’une pissette jusqu’au trait de jauge en
tenant continuellement l’œil au niveau du trait de repère jusqu’à ce que le bord inferieur
du ménisque touche celui-ci.
e) Boucher la fiole et homogénéiser.
La solution d’acide oxalique contrairement aux deux précédentes solutions, est un
étalon.

II- PREPARATION DES SOLUTIONS ALCALINES


1- Solution de soude 0,1N
Calculer la masse m de soude nécessaire pour la préparation d’un volume Vf de la solution.
 Peser cette masse dans un bécher propre.
 Ajouter de l’eau distillée par petites quantités pour dissoudre les pastilles de soude en
refroidissant.
 Verser la solution obtenue dans la fiole jaugée de volume Vf. Rincer plusieurs fois le
bécher avec de l’eau distillée pour récupérer les traces de soude et verser à chaque fois
le contenu dans la fiole.
 Continuer le remplissage de la fiole à l’aide d’une pissette jusqu’au trait de jauge.
 Boucher la fiole et homogénéiser.
La solution obtenue est titrée à l’aide d’un étalon acide. Elle peut être conservée telle
quelle pour une utilisation ultérieure en notant chaque fois le titre exact.

2- Solution de borate de sodium 0,1N


Le produit commercial est un solide de formule 𝑁𝑎2 𝐵4 𝑂7 . 10𝐻2 𝑂. L’avantage de ce sel est sa
masse moléculaire élevée.
 Calculer la masse m de borate de sodium nécessaire pour la préparation d’un volume
Vf de la solution en tenant compte du fait que l’équivalent-gramme de ce sel est à E =
M/2 (M : masse molaire, M = 381,4g/mol)
Par exemple pour obtenir un litre de solution 0,1N, on aura besoin, par conséquent, de
19,07g
 Il n’est pas nécessaire de faire un effort pour peser avec une précision parfaite la quantité
du sel calculée. Cela ne donne aucun avantage et prend beaucoup de temps. Pour cette
raison, peser (pour 1 litre) environ 19 à 20 g de ce sel dans un bécher propre de masse
connue.
 Verser avec précaution le borate de sodium par un entonnoir sec dans la fiole jaugée de
volume Vf.
 Peser ensuite avec précision le bécher avec les petits grains de sel qui y sont restés et
trouver d’après la différence, la masse du sel introduit dans fiole jaugée.
 Rincer soigneusement le borate de sodium adhéré aux parois de l’entonnoir dans la fiole
à l’aide de quelques jets d’eau chaude d’une pissette, jusqu’à peu près aux deux tiers de
son volume.

- 10 -
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

 Retirer l’entonnoir et faire dissoudre le borate de sodium en mélangeant le contenu de


la fiole par des mouvements circulaires réguliers.
 Refroidir ensuite la solution jusqu’à la température ambiante et ajouter de l’eau distillée
jusqu’au trait de jauge.
 Boucher la fiole et homogénéiser.
 Calculer le titre (normalité) de la solution préparée.
La solution obtenue est un étalon. Elle est utilisée pour la précision du titre des solutions acides.
(Exemple : titre d’une solution d’acide chlorhydrique).
III- ETALONNAGE DES SOLUTIONS PREPAREES
Etalonner une solution, c’est déterminer son titre à l’aide d’une solution standard (étalon) titre
connu.
1- Contrôle des solutions alcalines
Il est possible d’utiliser comme étalon :
a) Des acides :
 Acide oxalique 𝐻2 𝐶2 𝑂4 . 2𝐻2 𝑂 E = M/2 = 63,03 g
 Acide succinique (𝐶𝐻2 𝐶𝑂𝑂𝐻)2 E = M/2 =59,05 g
b) Des sels acides :
 Phtalate acide de potassium 𝐻5 𝐶8 𝑂4 𝐾 E = M = 204,22 g
Contrôle de la solution de soude préparée
 Laver soigneusement à l’eau distillée la burette dont on va se servir et à la fin rincer
deux fois avec une petite quantité de la solution de soude afin d’éliminer l’eau qui aurait
pu y rester.
 Prélever ensuite à l’aide d’une pipette soigneusement lavée 10 ml de solution titrée
d’acide oxalique et la verser dans un bécher propre.
 Ajouter une à trois gouttes de phénolphtaléine.
 Préparer un témoin dans un autre bécher de même type. Pour cela, mesurer avec une
petite éprouvette graduée à peu près 20ml d’eau distillée, y ajouter une à trois gouttes
de phénolphtaléine et une goutte de soude de la burette de manière que la solution
devienne rose pale.
 Vérifier que le niveau de la solution se trouve à la graduation zéro de la burette.
 Placer le bécher contenant les 10ml d’acide oxalique sur une feuille de papier blanc de
manière que le bécher se trouve sous la burette.
 Verser peu à peu la solution de soude de la burette en mélangeant sans arrêt le liquide
du bécher par un mouvement circulaire régulier, en saisissant à l’instant ou après
addition d’une seule goutte de soude, la solution qui était incolore acquiert une
coloration rouge pale (exactement celle du témoin qui a été préparé). Le virage de
l’indicateur coloré correspond au point équivalent.
 D’une manière précise, il est difficile de déceler ce point lors d’un titrage. Pour cette
raison, il est conseillé de faire d’abord un premier dosage dit rapide. Celui-ci consiste à
ajouter à chaque fois 1ml de NaOH de la burette dans le bécher contenant 10 ml de
solution d’acide oxalique jusqu’au virage de l’indicateur coloré. Par exemple, lors de ce

- 11 -
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

dosage, on a trouvé que 9ml de NaOH la solution est toujours incolore et pour 10 ml,
elle devient rouge.
 Apres ce dosage rapide, jeter le liquide contenu dans le bécher.
 Rincer soigneusement ce dernier d’abord avec de l’eau du robinet et ensuite avec de l’au
distillée.
 Ramener à zéro le niveau de la solution de NaOH dans la burette.
 Reprendre le titrage avec une nouvelle portion (10 ml) de la solution d’acide oxalique.
 Ajouter pour commencer 9 ml de NaOH dans le bécher contenant les 10 ml de la solution
d’acide oxalique et une à trois gouttes d’indicateur coloré.
 Enfin ajouter la solution de NaOH goutte à goutte jusqu’au virage de l’indicateur
coloré.
Au cas où l’on doute du changement de couleur de la solution, on relève l’indication de la
burette et on ajoute encore une goutte de solution de NaOH. Si le changement de coloration
s’est effectivement produit, la goutte sera déjà excédentaire et provoquera un rougissement
très net de la solution. Naturellement, il ne faut pas tenir compte de cette goutte excédentaire.
Lorsqu’on fait la lecture, il est indispensable de veiller à ce que l’œil soit placé au niveau du
ménisque.
Il faut répéter au moins trois fois le dosage en prélevant chaque fois une nouvelle portion de la
solution. Si le travail est bienfait, on obtient une différence de quelques centièmes de ml lors
des lectures. En tout cas elle ne doit pas dépasser 0,2 ml. En cas d’écarts importants, répéter
jusqu’à ce soient obtenus au moins trois résultats concordants dont on prend la moyenne. Toutes
les lectures effectuées doivent obligatoirement être notées dans un tableau de mesures (même
si elles sont identiques).

QUESTIONS
1. Déterminer le titre exact de la solution de soude
a) La normalité,
b) La molarité,
c) Le titre pondéral
2. Calculer lamasse précise de la soude dans un volume Vf. En déduire le pourcentage
massique de la base contenue dans l’échantillon.
3. Faire le calcul d’incertitude sur la masse de soude.

Contrôle des solutions


1. Ce sont essentiellement des sels d’acides faibles et de bases fortes. Il est possible de
préparer des solutions titrées par simple pesée exacte.
a) Carbonate de sodium anhydre Na2CO3
E=M/2=53,0 g
b) Borate de sodium decahydraté Na2B4O7.10H2O
E = M/2 =190,07 g
2. Il est possible d’utiliser une solution titrée de bases fortes. Par exemple, la solution titrée
de soude.
Etalonnage de la solution prépare d’acide sulfurique (chlorhydrique)

- 12 -
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

Doser 10 cm3 de la solution d’acide sulfurique (chlorhydrique) par la solution titrée de


NaOH, en présence de phénolphtaléine, en suivant le mode opératoire ci-dessus (voir
IV.1)
Déterminer la normalité exacte de la solution. En déduire le titre pondéral.

IV. DILUTION

1. On veut diluer 2 fois la solution précédente de H2SO4 (HCl). Que doit-on faire ?
2. Préparer 100 cm3 de solution de H2SO4 (HCl) 2 fois diluée à partir de la solution
initiale.
3. Doser cette solution. Déterminer son titre pondéral. En déduire le titre pondéral de
la solution initiale.

- 13 -
ACIDIMETRIE
ACIDIMETRIE
On utilisera comme solution titrée étalon une solution d’hydroxyde de sodium (NaOH) ou de
de potassium (KOH).
A. DOSAGE D’ACIDES FORT DANS L’EAU
Exemple : acide sulfurique (H2SO4)
1. Réactions
L‘acide sulfurique est un diacide totalement dissocié en solution ; celle-ci ne contient que des
ions H3O+ acides et SO42- pratiquement indifférents.
𝐻2 𝑆𝑂42− + 𝐻2 𝑂 → 2𝐻3 𝑂+ + 𝑆𝑂42−
La soude en solution est totalement dissociée en Na+, ion indifférent et OH- base forte.
La réaction de neutralisation acide basique peut être donc représentée par :
(2𝐻3 𝑂+ + 𝑆𝑂42− ) + (2𝑁𝑎+ + 2𝑂𝐻 − ) → (2𝑁𝑎 + + 2𝐻3 𝑂+ + 𝑆𝑂42− ) + 4𝐻2 𝑂
Sin l’on fait abstraction des ions spectateurs la réaction se réduit a
𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 − → 2𝐻2 𝑂
La neutralisation qui conduit à la formation d’eau se fait donc équivalent- gramme par
équivalent- gramme (1 éq.g H+(H3O+) est neutralisé par1 éq. OH-)
Lors du dosage d’un acide fort par une base forte et inversement, la solution obtenue au point
d’équivalence est neutre et son pH est égal 7.
Dans le cas des solutions concentrées, la plupart des indicateurs sont utilisables.
2. Mode opératoire
Doser 10 cm3 de solution d’acide sulfurique par une solution titrée de soude en présence d’une
à trois gouttes de phénolphtaléine (ou d’hélianthine).
Noter le volume Vb de soude nécessaire au virage de l’indicateur coloré.
Effectuer au moins trois mesures cohérentes dont on prendra la moyenne ̅̅̅𝑉𝑏
3. Calculs
a) Normalité de la solution d’acide sulfurique Na
𝑁𝑏 ̅̅̅
𝑉𝑏
𝑁𝑎 =
𝑉𝑎
b) Molarité (Ca)
𝑪𝒂 = 𝑵𝒂 /𝒏
c) Concentration pondérale (𝝉𝒂 )
𝜏𝑎 = 𝐶𝑎 . 𝑀𝑎 Ma : masse molaire de H2SO4
c) Déterminer les incertitudes sur Na, Ca et 𝝉𝒂

- 15 -
B. DOSAGE D’ACIDES FAIBLES DANS L’EAU
Le virage a lieu en zone alcaline. Par conséquent, pour la fixation du point d’équivalence, il
faut utiliser des indicateurs colorés virant en milieu basique tels que la phénolphtaléine (8,2-
10) ou la thymolphtaléine (9-11) (voir tableau ci-dessous).

Indicateurs pKi Couleur en milieu Zone de virage Couleur en


acide (pH) milieu basique
Héliantine 3,6 Rouge 3,1 - 4,4 Jaune

Vert de bromocrésol 4,8 Jaune 3,8 – 5,4 Bleu


Rouge méthyl 5,1 Rouge 4,4 – 6,2 Jaune

Bleu de bromothymol 6,8 Jaune 6,0 – 7,6 Bleu


Rouge de phénol 7,2 Jaune 6,8 – 8,4 Rouge
Phénolphtaléine 9,7 Incolore 8,2 – 10 Rouge violacée

Thymolphtaléine 10 Incolore 9 - 11 Bleu

1. Dosage d’un polyacide : Acide orthophosphorique (H3PO4)


L’acide orthophosphorique de formule (H3PO4) est un triacide : en solution aqueuse il
peut libérer trois protons H+. Ainsi, sa mise en solution se traduit par trois équilibres acido-
basiques d’équations bilans :
𝐻3 𝑃𝑂4 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝐻3 𝑂+ (1)
𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝐻2 𝑂 → 𝐻𝑃𝑂42− + 𝐻3 𝑂+ (2)
𝐻𝑃𝑂4− + 𝐻2 𝑂 → 𝑃𝑂43− + 𝐻3 𝑂+ (3)
Chaque réaction est caractérisée par sa constante d’acidité. Ces constantes s’écrivent :
[𝐻2 𝑃𝑂4− ][𝐻3 𝑂+ ] [𝐻𝑃𝑂42− ][𝐻3 𝑂+ ] [𝑃𝑂43− ][𝐻3 𝑂+ ]
𝐾𝑎1 = ; 𝐾𝑎2 = ; 𝐾𝑎3 =
[𝐻3 𝑃𝑂4 ] [𝐻2 𝑃𝑂4− ] [𝐻𝑃𝑂42− ]
Les tables donnent à 25°C, pKa1 = 2,1 ; pKa2 = 7,2 ; pKa3 = 12,4. Les valeurs élevées de pKa2
et pKa3 signifient que les deuxième et troisième acidités sont faibles, ce qui revient à dire que
la concentration des formes 𝐻𝑃𝑂42− et 𝑃𝑂43− sont négligeables par rapport aux concentrations
des formes H3PO4 (acide dissocié) et 𝐻𝑃𝑂42− .
Les fonctions acides étant de forces très différentes (∆𝑝𝐾𝑎 = 5) leur neutralisation se fera par
étapes successives. Lors du dosage d’une solution d’acide orthophosphorique par une base forte
les réactions suivantes ont lieu :
𝐻3 𝑃𝑂4 + 𝑂𝐻 − → 𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝐻2 𝑂 𝑛𝑒𝑢𝑡𝑟𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 1𝑒𝑟𝑒 𝑎𝑐𝑖𝑑𝑖𝑡é
𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝑂𝐻 − → 𝐻𝑃𝑂42− + 𝐻2 𝑂 𝑛𝑒𝑢𝑡𝑟𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 2𝑒 𝑎𝑐𝑖𝑑𝑖𝑡é
𝐻𝑃𝑂4− + 𝑂𝐻 − → 𝑃𝑂43− + 𝐻2 𝑂 𝑛𝑒𝑢𝑡𝑟𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 3𝑒 𝑎𝑐𝑖𝑑𝑖𝑡é

- 16 -
Remarque : lors du dosage, la troisième acidité n’est pas décelable. Cela s’explique par le fait
que la troisième acidité celle de HPO42- est très faible.
2. Mode d’opératoire
Effectuer chaque fois, au moins trois dosages cohérents.

 Neutralisation directe des deux premières acidités.


Doser 10 cm3 de la solution de H3PO4 par une solution titrée de soude, en présence de
phénolphtaléine. Noter le volume V1 de soude nécessaire au virage de l’indicateur coloré.
3. Dosage successif des différentes acidités
a) Neutralisation de la première acidité
Doser 10 cm3 de la solution de H3PO4 par une solution titrée de soude, en présence de
d’hélianthine. Soit V2 le volume de soude nécessaire pour obtenir le virage de l’indicateur
coloré.
b) Neutralisation de la deuxième acidité
Lorsque l’hélianthine a viré, ajouter à la solution précédente 2 à 3 gouttes de phénolphtaléine
et continuer ajouter de la burette la solution de soude jusqu’au virage de l’indicateur. Suivre
attentivement l’évolution de la coloration de la solution et s’arrêter au moindre changement de
couleur. Noter V3 le volume de soude versé.
QUESTIONS
a) Comparer V1, V2 et V3. Justifier la relation entre ces trois volumes.
b) Ecrire les équations chimiques correspondant à chaque dosage.
c) Calculer la normalité de l’acide orthophosphorique.
d) En déduire la molarité et le titre pondéral.
e) Faire le calcul d’incertitude sur le titre pondéral.
INDICATIONS
𝑁𝑏 𝑉𝑏
Normalité : 𝑁𝑎 =
𝑉𝑎

3𝑁𝑏 𝑉
𝑉𝑏 = 3𝑉 ⇒ 𝑁𝑎 =
𝑉𝑎
Va : volume de la solution de l’acide orthophosphorique
V : volume de soude nécessaire pour une acidité

- 17 -
4. Dosage d’un mélange d’acides fort et faible (HCl + H3PO4)
But : détermination de la quantité de chaque acide dans un mélange
A. Première méthode
1. Réactions et principe
a) En présence d’hélianthine, on neutralise :
 La totalité de l’acide fort
 La 1ère acidité de H3PO4
Réactions
𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 − → 2𝐻2 𝑂
𝐻3 𝑃𝑂4 + 𝑂𝐻 − → 𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝐻2 𝑂
b) Après le virage de l’hélianthine l’addition de la phénolphtaléine permet de doser la
deuxième acidité de H3PO4.
Réaction :
𝐻2 𝑃𝑂4− + 𝑂𝐻 − → 𝐻𝑃𝑂42− + 𝐻2 𝑂
2. Mode opératoire
Introduire dans une fiole jaugée le mélange mis à votre disposition et compléter le volume avec
de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge.
Prélever 10 ml de cette solution et doser par une solution titrée de soude :
a) En présence d’hélianthine
Noter le volume V1 de soude nécessaire au virage de l’indicateur.
b) En présence de phénolphtaléine
Après le virage de l’indicateur, ajouter une à trois gouttes de phénolphtaléine à la solution.
Continuer le dosage jusqu’au virage de l’indicateur. Soit V2 le volume de soude versé.
3. Questions
a) calculer la concentration (normalité, molarité et titre pondéral) de chaque acide dans le
mélange.
b) En déduire la masse de chaque acide ainsi que leur pourcentage
c) Déterminer l’incertitude sur la masse de l’acide fort.
4. INDICATIONS
HCl
𝑁𝑏 (𝑉1 −𝑉2 )
 Normalité Na1 𝑁𝑎1 = 𝑉𝑚

Nb : normalité de soude

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(V1-V2) : volume de soude ayant de servi à neutraliser la totalité de HCl
Vm : volume du mélange

 Molarité (Ca1) : 𝐶𝑎1 = 𝑁𝑎1 ⁄𝑛1 (n1 = 1)


 Titre pondéral (𝜏𝑎1 ): 𝜏𝑎1 = 𝐶𝑎1 . 𝑀𝑎1 Ma1 : masse molaire de HCl
H3PO4
3𝑁𝑏 𝑉2
Normalité (Na2) : 𝑁𝑎2 = 𝑉𝑚

 Molarité (Ca1) : 𝐶𝑎2 = 𝑁𝑎2 ⁄𝑛2 (n2 = 3)


 Titre pondéral (𝜏𝑎1 ): 𝜏𝑎2 = 𝐶𝑎2 . 𝑀𝑎2 Ma2 : masse molaire de H3PO4
MASSES
HCl : 𝑚𝑎1 = 𝜏𝑎1 . 𝑉𝐹
H3PO4 : 𝑚𝑎2 = 𝜏𝑎2 . 𝑉𝐹
POURCENTAGES
𝟏𝟎𝟎𝑚𝑎1 𝟏𝟎𝟎𝑚𝑎2
%(HCl) : 𝑷𝟏 = %(H3PO4): 𝑷𝟐 =
𝒎 𝒎

B. Deuxième méthode
1. MODE OPERATOIRE
1. Diluer l’échantillon à analyser dans la fiole mise à votre disposition avec de l’eau
distillée. Ajuster avec précaution le volume au trait de jauge .Homogénéiser.
2. Doser 10 cm3 de la solution diluée par une solution titrée de soude, en présence de 1 à
3 gouttes d’hélianthine. Noter le volume V1 correspondant au virage de l’indicateur
coloré.
3. Rincer soigneusement avec de l’eau distillée le bécher utilisé pour le dosage.
4. Prélever à nouveau 10 cm3 de la solution diluée et doser par la même solution titrée de
soude, en présence de 1 à 3 gouttes phénolphtaléine. Noter le volume V2 correspondant
au virage de l’indicateur coloré.
Effectuer 3 mesures cohérentes.

2. QUESTIONS
1. Dresser un tableau de mesures pour chaque dosage.
2. Ecrire les équations chimiques correspondantes.
3. Exprimer en fonction de V1 et de V2, le volume de solution de soude ayant servi à neutraliser :
 la totalité de l’acide chlorhydrique
 une fonction de l’acide orthophosphorique
4. Déterminer la concentration (normalité, molarité et titre pondéral) de chaque constituant dans
le mélange.

- 19 -
5. Déterminer la quantité (en gramme) de HCl et de H3PO4 dans l’échantillon fourni, ainsi que
leur pourcentage respectif.
6. Faire les calculs d’erreur sur la molarité et la masse de l’acide chlorhydrique.

3. INDICATIONS
1. Volume de soude ayant servi à neutraliser :
 la totalité de HCl : 2V1-V2
 une fonction de H3PO4 : V2-V1
2. Concentrations et masses
HCl
𝑁𝑏 (2𝑉1 −𝑉2 )
 Normalité Na1 𝑁𝑎1 = 𝑉𝑚

Nb : normalité de soude
(V1-V2) : volume de soude ayant de servi à neutraliser la totalité de HCl
Vm : volume du mélange

 Molarité (Ca1) : 𝐶𝑎1 = 𝑁𝑎1 ⁄𝑛1 (n1 = 1)


 Titre pondéral (𝜏𝑎1 ): 𝜏𝑎1 = 𝐶𝑎1 . 𝑀𝑎1 Ma1 : masse molaire de HCl
 masse : 𝑚𝑎1 = 𝜏𝑎1 . 𝑉𝐹
H3PO4
3𝑁𝑏 (𝑉2 −𝑉1 )
Normalité (Na2) : 𝑁𝑎2 = 𝑉𝑚

 Molarité (Ca1) : 𝐶𝑎2 = 𝑁𝑎2 ⁄𝑛2 (n2 = 3)


 Titre pondéral (𝜏𝑎1 ): 𝜏𝑎2 = 𝐶𝑎2 . 𝑀𝑎2 Ma2 : masse molaire de H3PO4
 masse : 𝑚𝑎2 = 𝜏𝑎2 . 𝑉𝐹
Pourcentages
𝟏𝟎𝟎𝑚𝑎1 𝟏𝟎𝟎𝑚𝑎2
% (HCl) : 𝑷𝟏 = %(H3PO4) : 𝑷𝟐 =
𝒎 𝒎

- 20 -
ALCALIMETRIE

- 21 -
ALCALIMETRIE

Comme étalon, on utilisera une solution d’acide chlorhydrique ou d’acide sulfurique.


1. Dosage des bases fortes dans l’eau
(Exemples : NaOH, KOH, Ca(OH)2, Ba(OH)2.)
L’étude du dosage de ces composés est exactement parallèle à celle des acides forts. Les mêmes
indicateurs colorés peuvent être utilisés.
2. Dosage des sels de bases faibles
Exemple : le carbonate de sodium (Na2CO3)
Par dissolution dans l’eau, le carbonate de sodium donne des ions sodium (Na+) et des ions
carbonates (CO32-). L’ion carbonate est une dibase que l’on peut doser avec un acide fort tel
que l’acide chlorhydrique.
(𝟏) 𝑪𝑶𝟐− + −
𝟑 + 𝑯𝟑 𝑶 ⟶ 𝑯𝑪𝑶𝟑 + 𝑯𝟐 𝑶 𝒑𝑲𝒂𝟐 = 𝟏𝟎, 𝟑
(𝟐) 𝑯𝑪𝑶− +
𝟑 + 𝑯𝟑 𝑶 ⟶ 𝑯𝟐 𝑪𝑶𝟑 + 𝑯𝟐 𝑶 𝒑𝑲𝒂𝟐 = 𝟔, 𝟒
L’ion 𝐻𝐶𝑂3− est un ampholyte c’est-à-dire qu’il joue le rôle d’un acide ou d’une base selon
qu’il est respectivement en présence d’une base ou d ‘un acide
En additionnant membre à membre ces deux équations, on obtient :
(3) 𝑪𝑶𝟐− +
𝟑 + 𝟐𝑯𝟑 𝑶 ⟶ 𝑯𝟐 𝑪𝑶𝟑 + 𝟐𝑯𝟐 𝑶

Les basicités n’étant pas de même force (pKa2 – pKa1 = 4), celles-ci seront neutralisées par
étape lors du dosage de la solution de Na2CO3. Ce qui correspond à deux points
d’équivalence. La neutralisation de la 2e basicité dès que s’achève celle de la première.
Mode opératoire
Dissoudre dans une fiole jaugée la quantité de carbonate mise à votre disposition. Compléter
le volume jusqu’au trait de jauge et homogénéiser.
 Dosage de la 1ere basicité
Doser 10cm3 de la solution par une solution titrée de HCl en présence de 1 à 3 gouttes de
phénolphtaléine. Noter le volume V1 de la solution d’acide correspondant au virage de
l’indicateur.
 Dosage de la 2e basicité
Après le virage de la phénolphtaléine, ajouter 1 à 3 gouttes d’hélianthine et continuer le
dosage. Noter le volume V2 correspondant au virage de l’hélianthine.

 Dosage de l’alcalinité totale.


Doser 10 cm3 de la solution de Na2CO3 par une solution titrée de HCl en présence 1 à 3
gouttes d’hélianthine. Soit V3 le volume d’acide nécessaire au virage de l’indicateur coloré.

- 22 -
QUESTIONS
1. Ecrire les équations chimiques correspondant à chaque dosage
2. Comparer les volumes V1, V2, V3. Conclusion.
3. Calculer la normalité, molarité et le titre pondéral de la solution.
4. Déterminer la quantité (en g) de Na2CO3.
5. Faire les calculs d’incertitude sur la masse.

3. Dosage d’un mélange de bases forte et faible (exemple : soude carbonate)


But : déterminer de soude et de carbonate de sodium contenu dans le mélange.
Comme on le sait, les alcalis (par exemple : la soude) absorbent le dioxyde carbone CO2 de
l’air en se transformant en carbonates correspondants :
2 NaOH + CO2 → Na2CO3 + H2O
Pour cette raison, la solution de soude contient toujours du Na2CO3. Il y a des cas où il faut
connaitre la teneur en NaOH et en NaCO3 de la solution.
A titre d’exemple, examinons le dosage permettant de déterminer les quantités de problème,
on peut utiliser deux méthodes :
a) la première est basée sur la fixation de deux points équivalents lors du dosage de
Na2CO3
b) dans la 2e méthode, on dose NaOH après précipitation des ions CO32- par les ions
Ba2+ en BaCO3 (Ks = 8.10-9)

Méthode de fixation des deux points équivalents


Placer le mélange à analyser dans une fiole jaugée. Diluer par l’eau distillée jusqu’à ce que le
niveau atteigne le trait de jauge et mélanger soigneusement.

a. Première méthode.
 Dosage de l’alcalinité totale
Doser 10cm3 de la solution obtenue par une solution titrée de HCl en présence de 1 à 3 gouttes
d’hélianthine. Noter le volume V1 au virage de l’indicateur.

 Dosage de la totalité de NaOH et d’une fonction carbonate


Doser à nouveau 10cm3 de la solution par une solution titrée de HCl en présence de 1 à 3
gouttes de phénolphtaléine. Noter le volume V2 correspondant au virage de l’indicateur.
QUESTIONS
1. Ecrire les équations chimiques correspondant à chaque dosage
2. Calculer le volume de HCl ayant servi à neutraliser :
 la totalité de NaOH
 une fonction carbonate.
3. Déterminer la concentration (normalité, molarité et titre pondérale) de chaque
constituant dans le mélange

- 23 -
4. Déterminer la masse ainsi que le pourcentage de NaOH et de Na2CO3 contenus dans
l’échantillon.
5. Calculer les incertitudes sur la masse de soude et de Na2CO3

INDICATIONS
1. a) En présence d’hélianthine, on dose :
 la totalité de NaOH
 les deux fonctions carbonates
Ecrire les équations chimiques correspondantes
1. b) En présence de phénolphtaléine, on dose :
 la totalité de NaOH
 une fonction carbonate
Ecrire les équations chimiques correspondantes
2. D’après ce schéma :
Le volume de HCl ayant servi à neutraliser :
 une fonction carbonate : V1-V2
 la totalité de NaOH : 2V2-V1
NaOH
𝑁𝑎 (2𝑉2 −𝑉1 )
 Normalité NS 𝑁𝑆 = 𝑉𝑚

Na : normalité de HCl
Vm : volume du mélange

 Molarité (CS) : 𝐶𝑆 = 𝑁𝑆 ⁄𝑛1 (n1 = 1)


 Titre pondéral (𝜏𝑆 ): 𝜏𝑆 = 𝐶𝑆 . 𝑀𝑆 MS : masse molaire de soude
 masse : 𝑚𝑆 = 𝜏𝑆 . 𝑉𝐹
Na2CO3
2𝑁𝑎 (𝑉1 −𝑉2 )
Normalité (NC) : 𝑁𝐶 = 𝑉𝑚

 Molarité (CC) : 𝐶𝐶 = 𝑁𝐶 ⁄𝑛2 (n2 = 2)


 Titre pondéral (𝜏𝐶 ): 𝜏𝐶 = 𝐶𝑎2 . 𝑀𝐶 MC : masse molaire de H3PO4
 masse : 𝑚𝐶 = 𝜏𝐶 . 𝑉𝐹
Pourcentages
𝟏𝟎𝟎𝑚𝑠 𝟏𝟎𝟎𝑚𝑐
% (NaOH) : 𝑷𝟏 = %(Na2CO3) : 𝑷𝟐 =
𝒎 𝒎

- 24 -
b. Deuxième méthode
 Dosage en présence de phénolphtaléine
Doser 10cm3 de la solution obtenue par une solution titrée de HCl en présence de 1 à 3 gouttes
d’hélianthine. Noter le volume V1 au virage de l’indicateur.
 Dosage en présence d’hélianthine
Au mélange précèdent, ajouter une à trois gouttes d’hélianthine et verser de la burette la solution
de HCl jusqu’au virage de l’indicateur. Noter le volume V2.
QUESTIONS
1) Ecrire les équations du dosage
2) Calculer le volume de la solution de HCl ayant servi à neutraliser :
 la totalité de NaOH
 Une fonction carbonate.
3) Déterminer la concentration (normalité, molarité et titre pondérale) de chaque
constituant dans le mélange
4) Déterminer la masse ainsi que le pourcentage de chaque constituant présent dans
l’échantillon.
5) Calculer les incertitudes sur les masses.

INDICATIONS

1. a) En présence de phénolphtaléine, on dose :


 la totalité de NaOH
 une fonction carbonate
Ecrire les deux équations chimiques correspondantes
b) En présence d’hélianthine, on neutralise la deuxième fonction carbonate :
Ecrire l’équation chimique correspondante
2. D’après ce schéma :
Le volume de HCl nécessaire pour doser :
 NaOH : V1-V2
 une fonction carbonate : V2
Calculs
NaOH
𝑁𝑎 (𝑉1 −𝑉2 )
 Normalité NS 𝑁𝑆 = 𝑉𝑚

Na : normalité de HCl
Vm : volume du mélange

 Molarité (CS) : 𝐶𝑆 = 𝑁𝑆 ⁄𝑛1 (n1 = 1)


 Titre pondéral (𝜏𝑆 ): 𝜏𝑆 = 𝐶𝑆 . 𝑀𝑆 MS : masse molaire de soude
 masse : 𝑚𝑆 = 𝜏𝑆 . 𝑉𝐹

- 25 -
Na2CO3
2𝑁𝑎 𝑉2
Normalité (Nc) : 𝑁𝐶 = 𝑉𝑚

 Molarité (CC) : 𝐶𝐶 = 𝑁𝐶 ⁄𝑛2 (n2 = 2)


 Titre pondéral (𝜏𝐶 ): 𝜏𝐶 = 𝐶𝑎2 . 𝑀𝐶 MC : masse molaire de H3PO4
 masse : 𝑚𝐶 = 𝜏𝐶 . 𝑉𝐹
Pourcentages
𝟏𝟎𝟎𝟎𝑚𝑠 𝟏𝟎𝟎𝟎𝑚𝑐
% (NaOH) : 𝑷𝟏 = %(Na2CO3) : 𝑷𝟐 =
𝒎 𝒎

- 26 -
pH DES SOLUTIONS

- 27 -
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

pH DES SOLUTIONS AQUEUSES

A- GENERALITES SUR LES COURBES DE NEUTRALISATION

(Voir feuilles)

B- MANIPULATIONS
On étudiera essentiellement les courbes de neutralisations :
- d’un acide faible CH3COOH par une base (NaOH)
- d’un polyacide H3PO4 par une base forte NaOH
- de HCl par NaOH.

I. Réglage du pH-mètre
Schéma du montage

II. Mesures
- Verser dans un bécher de 50cm3 de la solution acide à étudier.
- Plonger les électrodes dans le bécher, ainsi que le barreau aimanté.
On pourra ajuster le niveau avec de l’eau distillée pour recouvrir la boule de l’électrode
de verre. Mettre l’agitateur magnétique en marche.
- Amener le commutateur du pH-mètre à la position de mesure ‘’pH’’ lire alors sur
l’indicateur la valeur du pH.
- Ajouter 1 ml de NaOH, noter le pH, continuer en mesurant le pH tous les 1 ml de NaOH
versé

- 28 -
LICENCE 1- PHYSIQUE CHIMIE

1- Dosage de l’acide acétique par NaOH


Mettre 2 gouttes de phénolphtaléine et opérer comme indiqué ci-dessus
a) Noter la zone de virage de l’indicateur.
b) Tracer la courbe pH= f(NaOH). Y faire figurer la zone de virage de l’indicateur.
c) Déterminer le point d’équivalence et le pKa de l’acide acétique ;
d) Calculer la normalité de l’acide acétique étudié
e) En déduire la concentration C de sel formé au point d’équivalence.
- Calculer à l’aide de la formule appropriée le pH en ce point.
- Comparer la valeur calculée et la valeur expérimentale donnée par la courbe.
f) Calculer le pH de la solution pour des valeurs de NaOH suivants :
VNaOH = 8 cm3 ; VNaOH = 12 cm3

2- Dosage de HCl
a) Tracer sur la même feuille la courbe : pH = f (VNaOH)
b) Calculer la normalité de l’acide chlorhydrique
c) Comparer les deux courbes. Conclusion ?

3- Dosage de l’acide phosphorique (H3PO4)


Mettre 2 gouttes de phénolphtaléine et d’hélianthine et titrer comme indiqué comme
précédemment.
a) Noter la zone de virage de chaque indicateur coloré.
b) Tracer la courbe pH= f(NaOH).
Porter sur le graphique les zones de virage des indicateurs. Quelles conclusions tirer vous ?
c) Déterminer les points d’équivalence. Quelle est la signification de ces points.
d) Déterminer graphiquement les pKa1 et pKa2 de H3PO4. de l’acide acétique ; En déduire
la valeur du pH aux points d’équivalence (on prendra pKa3 =11,9)
e) Calculer la normalité, la molarité et la concentration pondérale de H3PO4.

4- Dosage de l’acide sulfurique (H2SO4)

a) Tracer de la même manière la courbe de neutralisation de H2SO4


b) Calculer la normalité et la concentration molaire C de la solution.
c) Comparer l’allure des courbes de neutralisation de H2SO4 et H 3PO4.
d) Quelles remarques peut-on faire ?

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