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Résumé Transformation

Le document résume les principales innovations apportées par l'Union Africaine par rapport à l'OUA, notamment l'instauration du droit d'intervention de l'UA dans les affaires internes des États membres en cas de crimes graves, ainsi que les principaux organes et leur fonctionnement dans la nouvelle architecture institutionnelle de l'UA.

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Résumé Transformation

Le document résume les principales innovations apportées par l'Union Africaine par rapport à l'OUA, notamment l'instauration du droit d'intervention de l'UA dans les affaires internes des États membres en cas de crimes graves, ainsi que les principaux organes et leur fonctionnement dans la nouvelle architecture institutionnelle de l'UA.

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Résumé du sujet :

De l’OUA à UA : analyse de transformation institutionnelle,

politiques et juridiques.

Réalisé par :
-Mohamed EL MESNAOUI
-Abdelhadi MIFTAH EL KHEIR
-Khalid HILALI
-Latifa TARARHNA

Année Universitaire : 2018-2019


Partie I : Les innovations majeurs apportés par l’union africaine :
Section 1 : Les nouveautés juridico-politique :

Le continent africain a vécu certains des crimes de guerre de masse, crimes contre
l’humanité et crimes de génocide les plus odieux, le plus souvent perpétrés dans le contexte
d’un conflit armé interne. Ces atrocités ont, pour la plupart, été commises sans que la
communauté internationale n’élève la voix ou n’agisse. Face à cette situation, l’article 4 de
l’Acte constitutif de l’Union africaine du 11 juillet 2000 reconnaît à l’organisation le droit
d’intervenir sur le territoire d’un État membre en cas de crimes de guerre, de génocide et de
crimes contre l’humanité, ainsi que le droit des États membres de solliciter une telle
intervention.

Sous-section 1 : l’instauration du droit d'intervention de l'union africaine :

Le droit de l'Union d'intervenir dans les affaires internes des états peut être un droit
dangereux pour les souverainetés des états membres. C'est certainement pour cette raison que
l'acte constitutif de l'Union l'encadre par un certain corps de règles prudentielles qui devraient
permettre quelque part de limiter certains débordements dus à une interprétation extensive
des textes.

A. Les faits déclencheurs du droit d'intervention de l'union africaine :

L’Acte constitutif de l’Union africaine est le premier traité international à énoncer un


tel droit. La disposition tranche avec les notions traditionnelles du principe de non-ingérence
et de non-intervention dans les affaires intérieures des Etats-nations. Il faut dire d'emblée
que s'il est aisé de déterminer les faits déclencheur de l'intervention de l'Union en lisant l'art
4 (h) de l'acte constitutif.

Les « circonstances graves » nécessitant l'intervention de l'Union sont citées par l'art
4 (h) de l'ACUA et sont les suivantes :

 les crimes guerre


 le génocide
 les crimes contre l'humanité
B. La procédure de mise en œuvre du droit d'intervention de l'union africaine :
L’usage du droit d’intervention requiert en effet d’une part, une autorisation interne, et
d’autre part, une autorisation externe.

 Autorisation interne :

L’autorisation interne est celle qui émane d’un organe de l’organisation panafricaine.
En présence de l’un des faits déclencheurs prévus par l’acte constitutif, l’exercice du droit
d’intervention de l’UA est soumis à l’autorisation de la conférence des chefs d’Etat et de
gouvernement de l’UA. Organe primaire, plénier et délibérant, la conférence de l’Union
détient la plénitude de compétence dans l’architecture institutionnelle de l’UA aux termes
de l’article 6 al.2 de l’acte constitutif. Détentrice de l’autorité collective des Etats membres,
cette instance politique suprême dispose du pouvoir d’autoriser ou non l’utilisation de la
force dans les relations interafricaines en cas de crises graves.

 Autorisation externe :

S’agissant de l’autorisation externe, elle fait référence d’une part à celle du Conseil
de sécurité de l’ONU et d’autre part à celle de l’Etat membre sur le territoire duquel le droit
d’intervention doit être exercé.

Assurant la police internationale en tant que principal responsable du maintien de la


paix et de la sécurité internationale, le Conseil de sécurité de l’ONU a sous son contrôle les
organismes régionaux tels que l’UA conformément au chapitre VIII de la Charte. De ce fait, il
a un droit de regard sur toute activité de maintien de la paix entreprise par ces organismes
qui doivent le tenir régulièrement informé. Titulaire du monopole de l’utilisation de la force,
toute action coercitive entreprise dans le cadre du maintien de la paix par les organismes
régionaux requiert son autorisation conformément à l’article 53 al.1 de la Charte de l’ONU.

Ces organismes régionaux agissent ainsi comme des instruments décentralisés de


l’action coercitive onusienne. Cela signifie que même si l’intervention est décidée par la
Conférence, elle ne peut être effectivement mise en œuvre que sur autorisation préalable
du Conseil de sécurité.

Le fait que certaines interventions militaires aient été menées sans autorisation
préalable peut s’expliquer par l’urgence que méconnaissent la lourdeur et la longueur de la
procédure d’autorisation, même si elles ont pu bénéficier d’une approbation postérieure du
conseil.

Ce pouvoir d’autorisation discrétionnaire du Conseil de sécurité n’est pas


expressément mentionné dans l’acte constitutif de l’UA, mais peut se déduire de la
subordination normative et institutionnelle des organismes régionaux prévue par la Charte.
Relativement au consentement de l’Etat membre, le principe de la souveraineté
voudrait qu’aucune intervention armée ne puisse avoir lieu sur son territoire sans son
consentement. Toutefois, comme précédemment souligné, la souveraineté rencontre des
limites. Même si le consentement de l’Etat sur le territoire duquel l’UA intervient donnerait
plus de légitimité à cette intervention, il n’est théoriquement pas nécessaire.

Section II : les innovations institutionnelles et organiques :

Sous-sec 1 : l’architecture institutionnelle de l’UA :

Organes Composition Fonctionnement Pouvoir et attributions


La conférence de se compose des chefs -présidé par un chef d’Etat Elle donne des directives au Conseil exécutif sur
l’union d’Etats et de gouvernement
et de gouvernement élu la gestion des conflits, des situations de guerre et
- se réunit au moins une des autres situations d’urgence ainsi que sur la
fois par an en session restauration de la paix. Parmi ses autres
ordinaire au siège de fonctions, citons encore la nomination du
l'Union président, des vice-présidents et des
-peut se réunir en session commissaires de la Commission ainsi que la
extraordinaire à la demande définition de leurs fonctions et mandats.(art 9 de
d’un État membre l’acte constitutif de l’UA)
Le conseil exécutif se compose des ministres -L’État membre qui préside Il est chargé de décider les politiques et d’assurer leur
des Affaires Étrangères. la Conférence, préside le coordination dans différents domaines tels que le
Le Bureau du Conseil Conseil exécutif.
commerce extérieur, l’éducation, la culture, la santé,
exécutif est composé - il se réunit en session
d’un président, de trois ordinaire au moins deux la mise en valeur des ressources humaines et la
vice-présidents et d’un fois par an. sécurité sociale ... Il contrôle également la mise en
rapporteur œuvre des politiques arrêtées par la Conférence de
l’Union.
Parlement africain Le parlement panafricain se le Parlement tient au moins Le parlement panafricain est l’organe
compose de cinq deux sessions ordinaires consultatif de l’union [Link] dispose un
parlementaire par Etat pendant une période de certains nombre des pouvoirs consultatifs,
partie ayant ratifié le douze mois. budgétaires et de contrôle.
Protocole instituant le PAP, L’ article 29 stipule que le
dont au moins une femme Parlement peut se réunir en
par État membre. session extraordinaire.

Cour de justice la Conférence de l’UA a décidé de fusionner la Cour africaine de justice et la Cour africaine des droits de
l’homme et des peuples pour former la Cour africaine de justice et des droits de l’homme.
la Cour africaine de justice et des droits de l'homme est l’organe judiciaire principal de l’Union africaine. la
Cour a compétence pour connaître de toute affaire ou différend d’ordre juridique relatif notamment à
l’interprétation et à l’application de l’Acte constitutif de l’UA, aux traités de l’Union, à tous les instruments
juridiques dérivés.
Comité des Tous les États membres Le COREP se réunit au -assumer la fonction d’organe consultatif auprès
représentants sont représentés au niveau siège de l’UA au moins une du Conseil exécutif de l’UA, elle prépare ses
permanents du COREP. son Bureau se fois par mois et en session réunions
compose d’un président, de ordinaire deux fois par an. - examiner le rapport financier de la
trois vice-présidents et d’un Il peut également organiser Commission
rapporteur. des sessions - suivre de près l’exécution du budget de l’UA.
extraordinaires. (article 4 de leur règlement intérieur)
Comités Les comités techniques les CTS devaient se réunir Les CTS ont pour mission de travailler en étroite
techniques spécialisés sont composés aux niveaux ministériel et collaboration avec les départements de la
spécialisés des ministres et hauts spécialisé une fois tous les Commission pour veiller à l’harmonisation des
fonctionnaires des États deux ans. projets et programmes de l’UA ainsi qu’à la
membres chargés des Tous les CTS peuvent coordination avec les communautés
secteurs relevant de leurs également organiser des économiques régionales
domaines de compétence sessions extraordinaires,
respectifs conformément à leur
règlement intérieur
le Conseil Le conseil économique, l’Assemblé générale est Son rôle est d’impliquer plus directement les
économique, social et culturel se l’organe suprême de opinions publiques nationales dans le chantier de
social et culture compose des représentants décision de l’ECOSOCC. l’intégration politique et économique.
des différentes couches Elle est composée de tous Le secrétariat G du conseil : préparer et
socioprofessionnelles des les membres tel que stipulé soumettre des rapports et des avis consultatifs ;
Etats membres de l'Union. à l’article 4 des statuts de elle soumet des propositions sur les budgets et
l’ECOSOCC. elle se réunit activités de l’ECOSOCC ; elle approuve et
tous les deux ans en session amende le Code de déontologie et de conduite
ordinaire. Elle peut élaboré pour les OSC affiliées ou travaillant
également se réunir en avec l’Union.
session extraordinaire
les institutions l’UA prévoit la création de La Conférence de l’UA a Le rôle de ces institutions est de mettre en œuvre
financières. trois organismes financiers adopté les protocoles l’intégration économique prévue dans le Traité
spécifiques, à savoir la relatifs à la mise en place instituant la Communauté économique africaine
Banque africaine de la BAI et du FMA. (Traité d’Abuja de 1991).
d’investissement, la Banque Toutefois, le projet de
centrale africaine et le stratégie relatif à la création
Fonds monétaire africain . de la BCA n’avait pas
encore été soumis à la
Conférence.
La commission : La Commission est le La commission est chargé de préparer les réunions de l’Union Africaine, de
secrétariat de l’Union mettre en œuvre les décisions et résolutions adoptées par le Parlement
africaine. Elle comprend un panafricain, les chefs d’Etats et de gouvernement et les principales institutions
président, un vice-président, de toute l’Union telles que la Cour africaine et les ministres. Il conserve
huit commissaires et le également les documents et archives de l’Union et s’acquitte des tâches
personnel. quotidiennes de coordination entre, notamment, les Etats membres, les ONG et
Voir le schéma ci-dessous : les organisations régionales africaines.
Sous-sec 2 : l’architecture africaine de paix et de sécurité :

L’APSA entre dans le champ des innovation apportés par l’union africaine, et que l’OUA ne
contienne pas, car l’OUA ne dispose pas d’un droit d’intervention dans un Etat afin de
maintenir la paix et la sécurité. Elle ne comporte que des techniques de médiation et
d’arbitrage.

La structure de l’APSA se base sur le protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité (CPS). Son article
2 détermine les cinq piliers suivants de l’APSA.

A. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) : L CPS est le pilier principal de l’Architecture africaine de paix et de
sécurité, qui constitue le cadre de promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique. Il a été créé en
tant qu’organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits.
Il constitue également un système collectif de sécurité et d’alerte rapide, visant à permettre une réponse rapide et
efficace aux situations de conflit et de crise en Afrique.

B. Le Groupe des Sages : Ce groupe est la structure de prévention de conflits de l’Union africaine à la plus haute
visibilité. Elle organise les enquêtes sur les faits sur le terrain, présente des options politiques et recherche la
conclusion d’accords.

Ce groupe est créé afin de fournir des services consultatifs au conseil de paix et de sécurité et au président de la
commission sur tout ce qui concerne le maintien de la paix, de la sécurité et la stabilité en Afrique

C. Le système continental d’alerte rapide : Ce système est composé d’un centre d’observation (Salle de veille)
d’une part, et des unités d’observation et de contrôle des mécanismes régionaux d’autre part.
Le centre d’observation est chargé de la collecte et de l’analyse des données sur la base d’un modèle appropriés
d’indicateurs d’alerte rapide, alors que les unités d’observations sont chargés de traiter et de collecter les données
recueillies à leur niveau et les transmettent à la salle de veille.

Les informations recueillies par le système d’alerte sont utilisées par le président de la commission pour informer le
conseil de paix et de sécurité sur les conflits potentiels et sur les menaces à la paix en Afrique pour recommander les
mesures à prendre.

D. La force africaine en attente : elle est crée afin : d’entreprendre des missions d’observation et de suivi ; réaliser
d’autres types de missions d’appui à la paix ; intervenir dans un État membre dans certaines circonstances graves ou
à la demande d’un État membre afin de rétablir la paix et la sécurité ; prévenir l’escalade d’un différend ou d’un
conflit ; participer à la consolidation de la paix, notamment par le désarmement et la démobilisation post-conflit ;
fournir une assistance humanitaire ; assurer toute autre fonction que pourrait lui confier le CPS ou la Conférence de
l’UA.

E. Le fonds de la paix : est créé afin de fournir au CPS les ressources financières nécessaires pour les
missions de soutien à la paix et d’autres activités opérationnelles liées à la paix et à la sécurité.

Partie II : L’effectivité de la transformation :


Section 1 : Réalisations de L’UA

- L’UA déclare l’envoi d’un contingent de 5000 hommes pour protéger la population
burundaise.

- mise en place de la convention d’Alger (1999) : premier accord continental sur la


prévention et la lutte contre le terrorisme.

- plan d’action adopté en 2002.

- 2004 : protocole additionnel à la convention qui mène à la création du conseil de paix et de


sécurité de l’UA.

- inciter les pays africains à trouver des solutions à la vague migratoire.

- promouvoir et protéger les droits humains.

Section 2- les obstacles et les insuffisances de l’UA :

Aujourd’hui, le bilan de l’UA, par rapport aux objectifs semble indiquer que la mission est
loin d’être remplie. Plusieurs obstacles freinent l’efficacité de l’UA

a- Les insuffisances relatives à la gestion des crises et conflits :

l’UA s’est dotée d’un Conseil de paix et de sécurité (CPS) qui lui a permis de jouer un rôle
majeur dans la résolution de plusieurs conflits en Afrique.

Parmi les rares actions effectives prises par l’UA pour résoudre les crises sur le continent :
 la guerre civile somalienne : l’envoi d’une force de maintien de la paix de 8000
hommes à Mogadiscio, en 2007
 Le conflit du Darfour : l’envoi d’une force de 7000 hommes
 L’outil de la suspension afin de promouvoir les principes démocratiques :
 2005: suspension du Togo pour affirmer le désaccord quant aux
arrangements politiques pour remplacer l’ancien président mort
en plein mandat
 2009: suspension du Madagascar suite à la crise politique ayant
entraîné la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina

Les échecs sur le plan sécuritaire et politique :

 Le cas de la Lybie en 2011: l’institution désapprouve l’adoption, par le conseil de


sécurité des Nations unies, d’une zone d’exclusion aérienne contre le régime du
président Kadhafi. Cependant plusieurs pays membres de l’UA (dont le Botswana,
le Gabon et la Zambie) ont ouvertement exprimé leur soutien à cette résolution
 Le conflit du Sahara marocain : En 1984, le royaume du Maroc se retire de l’O.U.A.
après l’admission au sein de l’organisation de «la République arabe sahraouie
démocratique ». l’UA a légèrement intensifié ses efforts au cours des dernières
années, mais sans grand résultats. Avec la réadmission du Maroc dans l'Union
africaine en janvier 2017, de nouveaux efforts sont en cours afin de résoudre la
question du Sahara marocain. Le Maroc n'a pas participé à une session du CPS
consacrée au Sahara, car il ne reconnaît aucune prérogative à l'UA dans ce dossier.
la question du Sahara marocain est au niveau des Nations unies et que l’UA doit
apporter son appui et son soutien à ce processus et ne doit aucunement créer un
processus parallèle ou une littérature différente de celle des Nations Unies.
b- Une intégration économique encore lente :

Sur le plan économique, l’UA a connu des avancées notables par rapport aux actions
menées par son prédécesseur l’OUA. dans les faits, cette intégration est loin d’être
effective

 les réserves émises par plusieurs pays, avec en tête le Nigeria quant à la signature
de l’accord de la ZLECA
 L’inefficacité de l’UA quant à la suppression effective des barrières douanières
entre les pays, ainsi que la réduction des frais de visa d’un Etat à l’autre
 Les infrastructures ferroviaires et routières restent encore très peu développées

c- l’échec de l’indépendance financière :

 l’Union africaine se retrouve, bien malgré elle, encore fortement dépendante de


l’aide étrangère pour son fonctionnement (Aujourd’hui les Etats africains ne
contribuent qu’à hauteur de 40% du budget de fonctionnement de l’UA)
 La dépendance de l’union à l’aide étrangère est un frein à la réussite de ses
missions de maintien de la paix et de la sécurité ainsi qu’ à la réalisation des
projets d’intégration sur le continent

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