Abdichakour MAHAMOUD AHMED
4CACG
DEVOIR MAISON RELATION ADMINISTRATION FISCALE – CONTROLE FISCAL
1- C’est faux. Selon le Livre des Procédures Fiscales, un contribuable peut être soumis à
un Examen de Situation Fiscale Personnelle même si son entreprise individuelle est
en cours de vérification de comptabilité. Les deux procédures visent des aspects
différents de la situation fiscale du contribuable et sont régies par des dispositions
légales distinctes.
2- Non, cette affirmation est fausse. Selon l'article L16 du Livre des Procédures Fiscales,
lorsqu'un contribuable reçoit une demande de justification de l'administration fiscale,
il est tenu de répondre dans un délai fixé par l'administration, qui ne peut pas
excéder 30 jours à compter de la réception de la demande. Ce délai peut être
prolongé à la demande du contribuable dans certaines circonstances spécifiques.
Ainsi, le contribuable n'a pas le temps qu'il souhaite pour répondre, mais plutôt un
délai déterminé par l'administration fiscale.
3- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales,
lorsqu'une petite entreprise fait l'objet d'une vérification de comptabilité, le
vérificateur ne peut pas effectuer les opérations de vérification pendant une durée
excédant trois mois à compter de la date de réception de la demande de
communication des documents comptables. Cette disposition vise à assurer que les
vérifications sont menées de manière efficace et dans un délai raisonnable pour les
petites entreprises.
4- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L16 du Livre des Procédures Fiscales, la
durée du contrôle de la situation fiscale d'une personne physique, dans le cadre d'un
Examen de Situation Fiscale Personnelle, est limitée dans le temps. L'administration
fiscale doit notifier au contribuable le début et la fin du contrôle, qui ne peut excéder
une durée de trois mois. Cette disposition vise à garantir que les procédures de
contrôle sont menées de manière efficace et dans des délais raisonnables pour le
contribuable.
5- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales, avant
toute vérification de comptabilité, l'administration fiscale doit envoyer un avis de
vérification au contribuable faisant l'objet du contrôle. Cet avis doit mentionner les
années soumises au contrôle ainsi que les informations nécessaires à la bonne
conduite de la vérification. Cette disposition vise à garantir la transparence et le
respect des droits du contribuable en lui permettant de se préparer adéquatement à
la vérification.
6- Cette affirmation est vraie. Conformément à l'article L10 du Livre des Procédures
Fiscales, le contribuable vérifié doit recevoir la charte des droits et obligations du
contribuable vérifié avant toute investigation de l'administration fiscale. Cette charte
énonce les droits fondamentaux du contribuable, tels que le droit à l'information, le
droit à l'assistance lors des vérifications, le droit au respect de la vie privée, entre
autres. Cette disposition vise à garantir que le contribuable soit pleinement informé
de ses droits tout au long du processus de contrôle fiscal.
7- Cette affirmation est fausse. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales, la
vérification de comptabilité peut avoir lieu soit dans les locaux de l'entreprise, soit
dans les bureaux de l'administration fiscale, soit chez le contribuable, soit par
correspondance, selon les modalités prévues par l'administration fiscale. Ainsi, la
vérification n'est pas nécessairement limitée aux seuls locaux de l'entreprise, mais
peut être effectuée dans d'autres lieux convenus entre l'administration fiscale et le
contribuable, ou selon les besoins spécifiques de l'opération de vérification.
8- Cette affirmation est fausse. Selon le Livre des Procédures Fiscales, notamment
l'article L10, le conjoint de l'artisan peut être impliqué dans la procédure de
vérification si celui-ci est également concerné par l'activité professionnelle de
l'artisan, notamment s'il participe à cette activité ou si les revenus de l'entreprise
sont déclarés dans le cadre de la déclaration commune des époux. Dans ce cas, le
conjoint peut être amené à fournir des informations ou des documents pertinents
pour la vérification de l'activité professionnelle de l'artisan.
9- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales, le
vérificateur peut emporter des documents comptables de l'entreprise pour les
examiner hors des locaux de l'entreprise, si cela est nécessaire pour mener à bien la
vérification. Cependant, il doit établir un inventaire des documents emportés et en
remettre un double au responsable de l'entreprise. Cette disposition vise à permettre
au vérificateur d'analyser les documents de manière approfondie pour s'assurer de la
conformité fiscale de l'entreprise, tout en assurant la traçabilité des documents
emportés.
10- Cette affirmation est fausse. Selon l'article L10 du Livre des Procédures Fiscales, un
Examen de Situation Fiscale Personnelle peut être réalisé par un agent de catégorie
A, B ou C, désigné par l'administration fiscale. Cette disposition permet à
l'administration de désigner un agent qualifié en fonction des besoins spécifiques de
l'examen fiscal, tout en assurant que le contrôle soit mené de manière efficace et
professionnelle.
11- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L16 du Livre des Procédures Fiscales, dans le
cadre d'un contrôle fiscal, l'administration fiscale peut obtenir des informations, des
documents ou des pièces de la part de l'autorité judiciaire. Cette disposition permet à
l'administration fiscale d'accéder à des informations pertinentes pour mener à bien
ses vérifications, notamment lorsqu'il s'agit de faits relevant de la compétence de
l'autorité judiciaire. Cela renforce la coopération entre les autorités fiscales et
judiciaires dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale et les autres infractions
économiques et financières.
12- Cette affirmation est fausse. Lorsqu'une personne fait l'objet d'un droit de
communication de la part de l'administration fiscale, elle est légalement tenue de
répondre à cette demande et de fournir les informations ou les documents requis.
Refuser de répondre à une demande de droit de communication peut entraîner des
sanctions, telles que des pénalités fiscales ou des poursuites judiciaires pour entrave
à l'exercice du contrôle fiscal. Cela est conforme à l'article L81 du Livre des
Procédures Fiscales, qui stipule que toute personne est tenue de répondre aux
demandes de renseignements formulées par l'administration fiscale dans le cadre de
l'exercice de ses fonctions de contrôle et de vérification. Cette disposition vise à
garantir la coopération des contribuables avec l'administration fiscale afin de faciliter
le contrôle et d'assurer le respect de la législation fiscale.
13- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales, après
l'envoi d'un avis de vérification, l'administration fiscale peut intervenir
immédiatement pour procéder à la vérification de comptabilité. Il n'est pas
nécessaire d'attendre un délai spécifique après l'envoi de l'avis avant que
l'administration puisse commencer la vérification. Cette disposition permet à
l'administration fiscale d'engager rapidement le processus de vérification pour
assurer le respect des obligations fiscales et garantir l'efficacité des contrôles fiscaux.
14- Cette affirmation est fausse. Dans le cadre d'un contrôle fiscal, un contribuable n'est
pas obligé de se faire représenter par un avocat. Il peut choisir de se représenter lui-
même ou de se faire représenter par un tiers tel qu'un avocat, un expert-comptable
ou tout autre représentant légalement autorisé. Selon l'article L10 du Livre des
Procédures Fiscales, le contribuable peut être assisté par un conseil de son choix lors
des opérations de contrôle fiscal. Cette disposition permet au contribuable de
bénéficier d'une assistance professionnelle pour défendre ses intérêts et garantir le
respect de ses droits tout au long du processus de contrôle fiscal.
15- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L47 A du Livre des Procédures Fiscales, les
documents comptables de l'entreprise peuvent faire l'objet d'un traitement
informatisé sans intervention humaine de la part de l'administration fiscale. Ce
traitement peut être réalisé à l'aide de procédés informatiques et électroniques, y
compris par le biais de logiciels de traitement de données. Cette disposition vise à
faciliter et à moderniser les processus de contrôle fiscal en permettant à
l'administration fiscale d'accéder aux informations comptables de manière
électronique et automatisée
16- C’est vrai. Selon l'article L16 du Livre des Procédures Fiscales, l'administration fiscale
peut se rendre chez un tiers, y compris un proche du contribuable, pour obtenir des
pièces qui seraient nécessaires au contrôle du contribuable vérifié. Cependant, cette
démarche doit respecter certaines conditions, notamment celle d'obtenir
l'autorisation préalable du juge du tribunal de grande instance, sauf en cas d'urgence,
conformément à l'article L16 du LPF. Cette disposition vise à permettre à
l'administration fiscale d'accéder à toutes les informations pertinentes pour mener à
bien ses vérifications, même si celles-ci se trouvent chez un tiers.
17- Cette affirmation est vraie. Selon l'article L57 du Livre des Procédures Fiscales, le
débat oral et contradictoire est présumé. Cela signifie que lorsqu'une procédure de
redressement fiscal est engagée, il est présumé que le contribuable a la possibilité de
participer à un débat oral et contradictoire avec l'administration fiscale. Ce débat
permet au contribuable de présenter ses observations, ses arguments et ses moyens
de défense face aux redressements envisagés par l'administration. Cette
présomption vise à garantir le respect du principe du contradictoire et le droit à une
procédure équitable pour le contribuable.
18- Cette affirmation est fausse. Le contrôle sur pièce n'aboutit pas nécessairement à une
vérification de comptabilité. Selon l'article L16 du Livre des Procédures Fiscales, le
contrôle sur pièce consiste en l'examen par l'administration fiscale des déclarations
et des pièces justificatives transmises par le contribuable, sans déplacement sur place
ni examen direct des pièces comptables de l'entreprise. Ce contrôle peut conduire à
différentes issues, telles que l'acceptation des déclarations telles qu'elles sont, la
demande de compléments d'information ou la mise en œuvre d'une vérification de
comptabilité si des anomalies ou des incohérences sont constatées et nécessitent un
examen plus approfondi. Ainsi, le contrôle sur pièce ne débouche pas
nécessairement sur une vérification de comptabilité, mais peut conduire à différentes
actions en fonction des résultats de l'examen initial.
19- Cette affirmation est fausse. Selon l'article L47 du Livre des Procédures Fiscales,
l'administration fiscale peut effectuer plusieurs contrôles successifs d'une même
entreprise. Il n'y a pas de limite légale au nombre de contrôles qu'une entreprise
peut subir. En effet, l'administration fiscale peut choisir de vérifier périodiquement la
conformité fiscale d'une entreprise pour s'assurer de son respect des obligations
fiscales tout au long de son activité. Ainsi, le fait qu'une entreprise ait déjà fait l'objet
d'un contrôle fiscal ne l'empêche pas d'être à nouveau contrôlée ultérieurement si
l'administration fiscale le juge nécessaire.
20- Cette affirmation est fausse. L'administration fiscale n'est pas obligée de suivre les
avis formulés par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur
le chiffre d'affaires (CDI). Ces avis ont un caractère consultatif et ne lient pas
l'administration fiscale dans sa décision finale. Conformément à l'article L59 du Livre
des Procédures Fiscales, les avis rendus par la CDI sont seulement consultatifs.
L'administration fiscale peut donc décider de suivre ou de ne pas suivre les
recommandations de la commission. Cette disposition permet à l'administration
fiscale de prendre en considération les avis de la CDI dans le processus de décision,
tout en conservant son autonomie décisionnelle.