Élaboration de Matériaux Zéolithiques
Élaboration de Matériaux Zéolithiques
Mémoire
Présenté par :
Melle. MOKHTAR CHERIFA
Melle. TITAOUI FATIMA EL ZOHRA
Master
Filière : Chimie
Spécialité: Chimie physiques des matériaux
Sujet :
Soutenu le : 18/06/2017
Devant le jury:
MOKHTAR Cherifa
Dédicace
Je dédie ce travail
A la mémoire de mon père Abdelkader, qui n’a pas eu la chance de voir
Sa fille soutenir son mémoire de Master
et ses encouragements.
A mes frères
A mes amies et mes camarades.
A tous les professeurs qui m’ont enseigné depuis
L’école primaire jusqu’à l’université.
Introduction générale………………………………………………………………………....01
Référence bibliographique……………………………………………………………………02
8.1. 4. Absorption……………………………………………………………………………..24
Référence bibliographique……………………………………………………………………25
Chapitre II
Généralité sur les argiles
1. Introduction…………………………………………………………………………..…….29
2. Définition de l’argile……………………………………………………………………….30
2.1. Modification des argiles………………………………………………………….………30
2.2. Activation des argiles…………………………………………………………………….30
2.3. Description de l’adsorption de surface d’argile……………………………………...…..31
3. Structure cristalline des phyllo silicates……………………...…………………………….31
4. Classification des argiles………………………………………………………………..….32
4.1. Classification selon la structure chimique………………………………………………32
4.2. Classification selon la couleur……………………………………………………..…….34
5. Propriétés des minéraux argileux……………………………………………………...…...34
5.1. Surface spécifique……………………………………………………………………......35
5.2. Hydratation…………………………………………………………………………….....36
5.3. Propriétés colloïdales -charge de surface………..……………………………………….37
5.4. Capacité d’échange cationique CEC…………………………….…………………….....38
5.4.1. La présence de substitutions iso morphiques (CEC interne)…………………………..38
5.4.2. Les phénomènes de bordure (CEC externe)………………………………………........38
5.5. Comportement thermique des argiles………………………………………...………….39
6. Kaolin………………………………………………………….…………………………...39
6.1. Structure de la kaolinite………………………………………………………………….39
6.2. Composition chimique de la kaolinite……………………………………………..…….40
6.3. Propriétés cristallines………………………………………….…………………………40
6.4. Propriétés physico-chimiques…………………………………………………………....40
6.5. Domaines d’application des kaolins………………………………………………...…...41
Références bibliographique…………………………………………………………………...42
Sommaire
Chapitre I
Chapitre I
Tableau (01): Les propriétés physiques……………………………………………………...17
Tableau (02) : Type de groupement OH rattaché à la structure de la zéolithe (issus de détectés
par analyse FTIR des zéolithes……………………………………………………………….21
Tableau(03): Principales applications des zéolithes..........................................................…...24
Chapitre II
Tableau (04) : Classification des phyllo silicates 1 :1 et 2:1…………………………………33
Tableau (05) : Valeurs de la surface spécifique des grandes familles argileuses. Surface
spécifique (m2 g-1)………………………………………………………………………….....36
Tableau (06) : Capacité d’échanges des ions des minéraux argileux…………………………38
Tableau (07) : Composition chimique de kaolinite…………………………………………...40
Tableau (08) : Propriétés cristallines et variétés cristallographiques des kaolins….................40
Tableau(09) : Propriétés physico-chimiques de kaolinite…………………………………….41
Chapitre III
Tableau (10): Composition chimique de l’argile...............................................................…...45
Tableau(11): Composition minéralogique de l’argile locale…………………………………45
Tableau (12): Composition chimique de kaolin…………………...………………………….46
Tableau (13): Liste des réactifs utilises ………………………………………………………46
Tableau (14): Les bandes les plus importantes …………………………...………………….69
Liste des abréviations
ABB: (ASEA Brown Boveri) est une entreprise helvético-suédoise dont le siège social est
basé à Zurich, en Suisse.
AFI : pour la topologie des alumino-phosphate AlPO45-
A.I.P.E.A : L’Association Internationale Pour l’étude des Argiles
AlPO : aluminophosphates
ATG : Analyse thermogravimétrique
BM : Bleu de méthylène
CEC : Capacité d’échange cationique
CHA : Chabasite
CNTP : conditions normales de température et de pression
DRX : diffraction des rayons X
DSC : La calorimétrie différentielle à balayage
EFAL : Extra Framework Aluminium
ESRF : l’Européen Synchrotron Radiation facilité, en abrégé ESRF (en français "Installation
européenne de rayonnement synchrotron")
FAL : Framework Aluminium
FAU : pour la topologie de la faujasite
FTIR : fourier Transform Infra Red
GFZ : Groupe Français des Zéolithes
GIS : Zéolite P
HEU : Clinoptilolite
IR : Infra Rouge
IZA : International Zéolite Association
JCPDS : Joint Commitee on Powder Diffraction Standars
LTA : pour la zéolithe A
MFI : pour les topologies de la ZSM-5
MOR : pour la topologie de la mordénite
PARR : Un système de fermeture original par deux demi-coquilles qui prennent l’ensemble
tête + corps de bombe.
PCN : est un groupe de métal mexicain
PHI : Phillipsite
SAPO : Silico aluminophosphates
Ss : surface spécifique
UV : Ultra-Violet
Introduction générale
1
Introduction générale
Références bibliographiques
[1] F. Bergaya, et G. Lagaly. (2006). « General introduction: clays, clay minerals, and clay
science». Handbook of clay science, 1, 1-18.
[02] T. Maesen and B. Marcus, Studies in Surface Science and Catalysis. 137.
[03] H. Eds. van Bekkum, E.M. Flanigen, P.A. Jacobs and J.C. Jensen. B.V. (2001).Elsevier
Science , Amsterdam.1
[04] E.M Flanigen, H. Eds. van Bekkum, P.A. Jacobs and J.C. Jensen. Elsevier Science B.V.
(2001). Studies in Surface Science and Catalysis . Amsterdam. 137.11.
[05] Marie Jeffroy, Simulation moléculaire des propriétés des zéolithes cationiques :
Propriétés thermodynamiques et propriétés structurales, Thèse, paris-Sud 11. 2010
[06]W.L. Haden . et F.J. Dzierzanovski (Minerais and Chemicals Co), 1962 USA Pat. 3, 54-
65
[07] T. eroy . et G.L. Ribaud.1964. Union Carbide Corporation. USA Pat. 3119 659
[08] W.R. Grâce & Co.( 1963). Brit. Pat. 924- 938.
[09] [Link] Silvia , K. Crenstel , V. Sirivisatnanon . (2007). Kinetics of geopolymerisation:
Role of Al2O3 and SiO2. Cement and Concrete Research 37 , 512-518.
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
1. Introduction :
Le mot "zéolithe" (pierre qui "bout") vient du grec : zoé bouillir et lithos pierre. En
1756, le minéralogiste suédois Cronstedt a découvert l’augmentation du volume d’un
échantillon stilbite (le minéral de la famille des aluminosilicates hydratés) accompagné par le
dégagement d’eau en la chauffant. Il lui donna alors le nom de zéolithe. Les zéolithes
ressemblent au sable, au quartz et à l’argile car elles se composent des mêmes éléments
chimiques: silicium, oxygène et, dans certains cas, aluminium 1,2.
Leur structure microporeuse leur confère, cependant, des propriétés adsorbants
uniques. Dans la nature, il existe 35 types de zéolithes, dont les plus connues s’appellent
faujasite, clinoptilolite et chabasie. Les zéolithes naturelles, minéraux abondants, sont
d’origine volcanique (hautes températures et fortes pressions). Depuis les années 40, des
analogues synthétiques des zéolithes naturelles et quelque 60 types de structures synthétiques
ont été créés en laboratoire Chacun des atomes de silicium et d’aluminium de la structure
zéolithique est relié à quatre atomes d’oxygène, qui, à leur tour, sont reliés à d’autres atomes
de silicium et d’aluminium. Ensemble, ces atomes forment une structure tridimensionnelle
ordonnée dont la taille des pores est de l’ordre de grandeur de celle des molécules
d’hydrocarbures. On appelle cristallinité le degré d’ordre élevé de la structure. Pour connaître
la structure cristalline, on utilise la technique de diffraction des rayons X. Les zéolithes
peuvent adsorber de manière sélective les petites molécules qui pénètrent dans leurs pores et
qui sont mélangées à des molécules d’hydrocarbures trop grosses pour pénétrer. C’est pour
cette raison que l’on qualifie souvent les zéolithes de tamis moléculaires.
L’application des zéolithes naturelles à l’industrie est limitée à cause d’une petite
adsorbabilité et de petites tailles des molécules des substances absorbables. Pourtant, la
présence des cations rend les zéolithes capables d’échange ionique dans le milieu aqueux.
C’est pourquoi les zéolithes naturelles ont été utilisées long temps seulement pour diminuer la
dureté de l’eau. La situation a totalement changé, quand environ il y a 50 ans, dans les
laboratoires industriels sont été élaborés les zéolithes synthétiques : A, X et Y.
Déjà les premières études sont montrées que les zéolithes synthétiques possèdent des
propriétés uniques d’adsorbants et de catalyseurs. Par exemple, la zéolithe KA (la zéolithe A
contenant des cations potassium) ou naturelle sodalité adsorbe seulement l’eau d’un mélange
humide de gaz. Tout le volume de la zéolithe KA contient plusieurs canaux. Le diamètre des
orifices d’entrée de ces canaux fait 0,26 nm, coïncide avec les tailles de la molécule d’eau 3.
3
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
4
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
2. Structure et composition :
La structure cristalline donne aux zéolithes des pores de forme et de taille parfaitement
homogènes, ce qui a des conséquences importantes sur les propriétés du matériau. Elles sont
constituées d’un arrangement de tétraèdres TO4 (où T désigne un atome de silicium ou
d’aluminium) qui sont connectées par leurs sommets (figure 01). L’arrangement régulier de
tétraèdres crée un réseau de cavités dont la forme et le diamètre varient en fonction de la
structure cristalline du matériau.
La composition chimique des zéolithes est Mx/mAlxSi1−xO2 où x peut varier. La plupart
des zéolithes sont très hydrophiles, et contiennent ainsi des molécules d’eau adsorbées. Le
rapport entre le nombre d’atomes de silicium et d’aluminium (appelé souvent rapport Si/Al)
peut varier entre un rapport ∞ (matériau purement silice) et 1 (autant d’aluminium que de
silicium). La substitution (par rapport à un matériau purement silice) d’un silicium de degré
d’oxydation +IV par un aluminium de degré d’oxydation +III, conduit à l’introduction d’un
défaut de charge négative qui est compensé par l’introduction d’un cation qui ne fait pas
partie du réseau cristallin, dit cation extra charpente. La nature de ce cation peut être diverse:
le plus courant est le cation sodium, mais on trouve aussi K+, Ba2+, Ca2+23.
5
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
3. Nomenclature :
Il n’y a pas eu de développement de méthode de nomenclature systématique pour les
zéolithes. Ainsi, les premiers matériaux synthétiques découverts par Milton, Breck et leurs
collaborateurs de l’entreprise Union Carbide sont indexés par des lettres de l’alphabet latinie.
Les zéolithes A, B, X, Y, L. L’utilisation de lettres grecques a été lancée avec Mobile pour les
zéolithes alpha, beta, et oméga. La plupart des zéolithes synthétiques ayant la même topologie
structurale que celle des zéolithes minérales naturelles portent le même nom que ces
dernières, comme par exemple la mordénite, chabazite, erionite et offretite synthétiques.
L’atlas des zéolithes 18 (1ère édition en 1978 ; 2ème édition en 1987 ; 3ème édition en
1992 ; et 4ème édition en 1996) établi par l’IZA (International Zéolite Association) attribue un
code de trois lettres pour désigner chaque « type de réseau » ou « topologie » connue pour ces
matériaux. On définit sous le terme de « topologie » la façon avec laquelle sont connectés les
atomes des tétraèdres du réseau les uns avec les autres dans la symétrie la plus élevée possible
in dépendamment de la composition chimique. En d’autres termes, ce terme définit la taille et
la forme des pores, la dimension des canaux dans le système, le volume et l’arrangement des
cages et le type de sites cationiques disponibles. Les codes attribués les plus connus sont :
FAU pour les matériaux ayant la topologie de la faujasite, e.g., les zéolithes X et Y, MOR
pour la topologie de la mordénite, MFI pour les topologies de la ZSM-5 et les silicates, LTA
pour la zéolithe A, et AFI pour la topologie des alumino-phosphate AlPO45-. L’ajout de
nouvelles structures dans l’Atlas des zéolithes doit être examiné et accepté par l’IZA. La
variété des topologies de zéolithes et de leur composition chimique confère à ces dernières
une large variété de propriétés pour des applications dans l’échange ionique, l’adsorption
sélective et la séparation des mélanges gazeux ainsi qu’en catalyse. Tout cela contribue à faire
des zéolithes des matériaux très répandus dans le monde industriel [24].
4. La taille des pores des zéolithes :
La taille des pores des zéolithes est limitée par la construction de leur structure où les
tétraèdres partagent des angles ou des bords. De part cette limitation, les zéolithes sont des
catalyseurs très sélectifs pour des molécules qui ont des dimensions comparables avec celles
des ouvertures de leurs pores qui se trouvent dans le domaine nanométrique (< 2 nm). La
majorité des sites actifs se trouvent donc dans des micropores (le plus souvent < 7 Å) et pour
cette raison seules des molécules qui sont suffisamment petites peuvent accéder au système
poreux pour être converties en produits dans des quantités significatives. Les molécules trop
grandes pour accéder au système poreux, ne sont pas converties. Pour la même raison, seuls
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
des produits de petites tailles pour ront être délivrés par ce système. De ce fait, résultent les
inconvénients des zéolithes pour certaines applications. Par exemple, dans la réaction
d’hydrocraquage, des produits secondaires sont formés, dont le coke. Le coke est un ensemble
de larges molécules qui bloquent les cages des zéolithes et conduisent ainsi à une
désactivation du catalyseur. Ceci explique la forte demande pour le développement de
nouvelles stratégies pour introduire des pores diffusifs (méso pores> 2 nm) et des pores
favorisant le transfert de matière (macro pores> 1 μm) dans les structures des zéolithes (figure
02) [25, 26]
Pour augmenter la diffusion dans les zéolithes et faciliter le transport des molécules,
des systèmes à porosité hiérarchique sont préconisés [27]. L’idéal serait que les micro pores
des zéolithes soient connectés par des pores diffusifs (méso pores) à l’intérieur d’une structure
eux même connectés par des macro pores dans le matériau pour améliorer le transport de
molécules.
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
Figure(03) : Deux zéolithes naturelles: (a) Mazzite a partir de Mont Semiol prés de
Montbrison, Loire , France.(b) Analcyme à partir de Punta Aguila, Lanzarote, Canary Island
31.
5.2. Zéolithes synthétiques :
5.2.1. Faujasite :
Cette zéolithe a été largement étudiée expérimentalement et théoriquement en raison
de ses bonnes importantes applications dans les procédés de traitement du pétrole. La faujasite
est une zéolithe possédant une très grande stabilité thermique. Sa formule chimique générale
est : Mm+x~mAlxSi192-xO384, [Link] observe dans la structure de la faujasite deux types de
pores appelés cages : les cages sodalités et les super cages (Figure04). On peut alors définir
des unités secondaires dans la structure :
Les fenêtres tétragones, composées de 4 T-atomes au sommet du tétraèdre et de 4
oxygènes au milieu de chaque côté des arêtes. Les fenêtres hexagonales situées entre une cage
sodalité et une super cage. Elles sont constituées de 6 T-atomes et de 6 oxygènes. Leur
diamètre est d’environ 2,2 Å. Les molécules doivent les traverser pour pénétrer dans les cages
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
sodalité. Le prisme hexagonal connectant deux cages sodalités. Il est constitué de deux
hexagones de T-atomes (6 T-atomes et 6 oxygènes à chaque fois) connectés entre eux par des
ponts formés par un oxygène lié à un T-atome de chaque hexagone. Les super cages ou cages
d’un diamètre de 12,5 Å. Chaque super cage est connectée à quatre autres super cages via une
fenêtre dodécagonale (de diamètre 7,5 Å), formant un tétraèdre. Elle est aussi connectée à
quatre cages sodalités par une fenêtre hexagonale. Les cages sodalités ou cage d’un diamètre
d’environ 6,5 Å. Celles-ci sont connectées à quatre autres cages sodalités via un prisme
hexagonal. Elles sont accessibles aux molécules à partir des super cages en traversant une
fenêtre hexagonale. Cette fenêtre bloque les molécules d’hydrocarbures, mais aussi des
molécules relativement petites comme le méthanol. Elles sont en revanche accessibles aux
molécules d’eau [32].
5.2.2. Zéolithe X et Y :
Les zéolithes X et Y sont des faujasites de formule chimique générale Mp/n Si192-p AlpO384
rH2O avec n la charge portée par le cation compensateur, p le nombre d'atomes d'aluminium
et r le nombre de molécules d'eau d'hydratation, dont les charpentes ont la même topologie
mais qui diffèrent par leur rapport Si/Al. Pour la zéolithe X, il est compris entre 1 et 1,5 et
pour la zéolithe Y, il est supérieur à 1,5 [33]. Les différentes unités secondaires de
construction de ces zéolithes sont les suivantes (figure 05) [34] :
La cage sodalité qui est constituée par six fenêtres carrées et huit fenêtres hexagonales.
Son diamètre interne est de 0,65 nm et celui d'accès de 0,22 nm (fenêtre à 8
polyèdres). Dans les zéolithes X et Y, chaque cage sodalité est liée par quatre prismes
hexagonaux, sur quatre de ces huit faces hexagonales, à quatre autres cages sodalités.
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
Le prisme hexagonal qui fait la liaison entre les cages sodalités : il possède deux
fenêtres hexagonales parallèles et six fenêtres carrées.
La super cage qui sont une cavité délimitée par l'enchaînement particulier des cages
sodalités et des prismes hexagonaux. Ce polyèdre compte vingt-six faces hexagonales
et quarante-huit sommets. Il a un diamètre interne de 1,18 nm et un diamètre d'accès
de 0,74 nm (fenêtre à 12 polyèdres). Chaque super cage sont liées à quatre autres
supers cages par des fenêtres dodécagonales.
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
thermodynamiquement la synthèse vers la zéolithe souhaitée. Les interactions entre ces agents
structurants et les micropores qui les contiennent provoquent une augmentation de la stabilité
du système zéolithique obtenu. La majorité des agents structurants utilisés sont des molécules
chargées positivement : cation alcalins, cations organiques tels que le tétra propyl-ammonium,
etc. ; des molécules neutres et en particulier l’eau qui stabilise la zéolithe par remplissage des
micropores sont également des agents structurants 40-42.
14
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
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Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
zéolithique en vue d’obtenir la forme acide (étapes 5 à 7) sont identiques à celles du procédé
traditionnel 44.
7. Propriétés physiques et chimiques des zéolithes :
7.1. Propriétés physiques :
Tableau (01): Les propriétés physiques 45.
Taille 0.5 à 1 mm (média fin)
17
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
est nécessaire 49. Il peut être fait directement lors de la synthèse de la zéolithe ou lors d’un
post-traitement.
7.2.2. Nature du cation compensateur:
Le cation compensateur a un impact avéré sur le caractère hydrophile de la zéolithe
[50]. De plus, la taille et la valence du cation influent sur les capacités d’adsorption en
diminuant notamment la taille d’ouverture des pores. Par exemple sur la zéolithe A, le
potassium (K+), plus gros que le sodium (Na+) réduit la taille d’ouverture de la zéolithe de 4 à
3 Å. De même l’utilisation du calcium (Ca2+), bivalent permet de passer l’ouverture de 4 à 5
Å par rapport au sodium, monovalent 51. Le cation compensateur donne également un
caractère acide ou basique à la zéolithe. Le Césium donne un caractère plus basique à la
zéolithe que le Lithium 46, tandis que l’oxonium lui confère un caractère irréversiblement
acide 52.
7.2.3 Fonctions à la surface des zéolithes:
La présence d’aluminium confère aux zéolithes des propriétés acides et donc des
propriétés catalytiques. Les sites acides sont du type de Bronsted (site protonné) et de Lewis
(capable d’accepter un doublet d’électrons) 53 ,49.
a. Acidité de Bronsted :
Les sites de Bronsted sont générés à la surface des zéolithes lorsque le silicate est
remplacé par un atome d’aluminium trivalent. Une charge négative est induite qui est
compensée par un proton. Les sites acides de Bronsted sont les groupements hydroxyles (OH)
pontant entre un atome de silicium et un atome d'aluminium ou terminaux sur un atome
d’aluminium. Les groupements silanol (Si-OH) sont aussi des groupements OH mais pas
assez acides et ne sont donc pas considérés comme des sites de Bronsted [54].
18
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
Figure (13) : Différents sites acides de Lewis dans les zéolithes : a) aluminium tri-coordonné
dans la charpente, b) oxydes d'aluminium en position extra-réseau et c) cations compensateurs
de charge
- les oxydes d’aluminium (AlO+ ou AlxOyn+) en position extra-réseau qui peuvent êtres
engendrés par désalumination et/ou désililation et qui sont accepteurs d'électrons [60, 61],
- les cations de compensation échangeables. Deux types de sites acides de Lewis sont
présents dans les zéolithes : ceux présents dans la structure (Framework Aluminium – FAL) et
ceux induits par la présence d’aluminium à l’extérieur de la structure (Extra Framework
Aluminium - EFAL) 62. Les premiers sites ont une force plus élevée que les seconds. Les
sites acides de Lewis peuvent être également créés suite à un traitement de dé hydroxylation :
au-dessus de 550°C, l’eau liée est désorbée, passant d’un acide de Bronsted en acide de Lewis
63.
Figure (14) : Transformation des sites acide de Bronsted en site acide de Lewis à 550°C de
manière simplifiée 63
Les acides de Lewis ont une influence directe sur les propriétés catalytiques des
zéolithes. Ils peuvent agir avec une base de Lewis et peuvent polariser des liaisons de
molécules réactives.
Les sites acides de Lewis peuvent également jouer le rôle d’accepteurs d’anions dans
de nombreuses réactions 56.
c. Mise en évidence des fonctions acides par l’étude des groupements
hydroxyle :
L’étude des groupements hydroxyle dans les zéolithes par Infra Rouge (IR) peut
fournir des informations sur l’acidité. L’acidité de Bronsted des zéolithes provient pour
l’essentiel des groupes hydroxyle pontés: Al(OH) Si. D’autres groupes hydroxyle sont
toutefois présents, généralement créés par la désalumination des zéolithes au cours de leur pré
traitement : groupes silanol, espèces aluminiques à l’extérieur de la structure, etc. Ces groupes
hydroxyle présentent par fois une force acide suffisante pour catalyser certaines réactions
20
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
53. La force acide de Bronsted des groupements hydroxyle varie dans le sens suivant : Sil
<AlOH(II) << Al(OH) Si56.
Tableau (02) : Type de groupement OH rattaché à la structure de la zéolithe (issus de détectés
par analyse FTIR des zéolithes 46 ,62
Groupes assignés Fréquence de vibration OH Représentation schématique
(cm-1)
Silanol terminal de la 3710-3740
Si OH
structure inteme [Sil]
Le pic à 3710-3740 cm-1 est relié soit aux groupes silanol associés à des impuretés de
silicates ou des groupes hydroxyle à l’extrémité de la structure zéolithique à la surface
externe 64. Le pic à 3660 cm-1 est relatif à une liaison hydroxyle sur les EFAL 64,62.
Les bandes entre 3300 et 3500 cm-1 correspondent à des liaisons hydrogènes liées aux
groupes silanol. Elles sont présentes si la structure cristalline est défectueuse 46. D’autres
auteurs mentionnent qu’elles sont relatives à l’adsorption d’eau dans la structure.
d. Influence du traitement de désalumination sur l’acidité
Le traitement de dés alumination effectué sur les zéolithes pour les rendre hydrophobe,
a un fort impact sur l’acidité de la zéolithe 46. Plus il est poussé, plus la force acide de la
zéolithe augmente, alors que le nombre de site acide diminue puisque la quantité d’aluminium
décroît. De plus, le traitement de dés alumination peut modifier la coordination de
l’aluminium, ce qui a une influence sur le nombre et la force des sites acides 52, et peut
amener à la création d’EFAL. Lors d’un traitement de dés alumination, la concentration en
site acide de Lewis chute à cause de la diminution des EFAL, puis par la disparition de
l’aluminium dans la structure 62.
21
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
8. Domaines d’utilisation:
Les applications des zéolithes sont diverses et variées. Ainsi on peut citer des
utilisations dans les domaines :
de la pétrochimie : à des fins de craquage de molécules pour obtenir une bonne qualité
de carburants ; de l’agriculture (bétail et culture) ;
du médical : complément alimentaire contre la fièvre vitulaire des bovidés, ou encore
accélérateur de cicatrisation de plaies ouvertes (blessures par armes) le produit
commercialise sous le nom de Quikclot est utilisé par les forces armées américaines et
par les services de police ;
de la voirie : l’apport de zéolithe dans la préparation de l’asphalte permet de garder un
bon taux d’humidité et ainsi d’abaisser la température de chauffe de 30˚C réduisant de
ce fait l’énergie nécessaire. Nom commercial A sphaMin ;
du bâtiment : utilisation pour la fabrication des ciments, largement utilise en Chine ;
des produits d’entretiens : les lessives contiennent des zéolithes pour leur pouvoir
séquestrant, c’est ainsi environ 20% à 30% du marché mondial des zéolithes. On
trouve aussi des zéolithes dans les litières pour animaux afin de retenir les odeurs [65].
8.1. Applications industriels selon leurs propriétés :
8.1. 1. L’adsorption :
Les zéolithes en tant que solides poreux possèdent des propriétés d’adsorption
spécifiques La diversité de structure et de composition chimique permet la construction de
matériaux présentant des propriétés d’adsorption très sélective vis-à-vis d’un composé précis,
ce qui fait que le matériau pourra être utilisé pour l’extraction et le stockage de ce composé.
On emploie souvent le terme de « tamis moléculaire » pour désigner les zéolithes. Elles
permettent de séparer des molécules de taille et de nature différentes. Ainsi la zéolithe A,
échangée au sodium, est utilisée pour éliminer CO2 du gaz naturel. Son homologue contenant
du potassium étant très hydrophile, est utilisée comme déshydratant. Enfin la zéolithe CaA,
sélective pour l’adsorption des n-alcanes par rapport aux isomères branchés, est utilisée dans
l’extraction des alcanes linéaires. Cela donne un exemple de la variété de propriétés que l’on
peut obtenir à partir d’une seule structure. Les faujasite sont utilisées dans la séparation
d’hydrocarbures provenant du traitement du pétrole. Par exemple, les procédés Parex,
développé par Universel Oïl Product, [66] et Eluxyl, développé par l’Institut Français du
Pétrole [67], permettent tous deux d’extraire d’un mélange d’hydrocarbure de composition C8,
22
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
le paraxylène. Enfin, des zéolithes sont aussi utilisées dans la production d’oxygène médical à
partir de l’air, ou pour piéger une partie de CO2 libéré lors de la production de ciment.
8.1.2. Conductivité ionique :
Du a l’importance du gap des bandes d’énergie des zéolithes (de plusieurs eV), il n’y a
que peu de conduction électrique en général. Par contre on peut rencontrer des conductions
d’ions passant d’un site à un autre. La principale application industrielle des zéolithes est
l’échange ionique. La capacité d’échange d’ions des zéolithes est due à la présence dans la
charpente minérale d’espèce substituent partiellement les atomes de silicium. Les cations
extra charpentes de la structure peuvent être échangés partiellement ou totalement ces
divalentes ou trivalentes qui par d’autres cations par un processus réversible.
La principale application de ce phénomène est l’utilisation des matériaux zéolithiques en
tant qu’adoucissant des eaux. Par exemple, la zéolithe A (ou LTA) est utilisée pour extraire
des eaux usées de lessives, les ions calcium et magnésium. Les propriétés d’échangeurs
ioniques sont aussi utilisées dans les centrales nucléaires pour éliminer certains déchets
comme le césium et le strontium, ou dans le traitement des eaux usées (NH4+, Cd2+, Pb2+, Zn2+
et Cu2+).
L’échange ionique est aussi utilisé pour modifier les propriétés du matériau. Cela
permet l’introduction de sites acides via des protons utilisés dans les zéolithes cationiques en
catalyse acide, ou de métaux de transition pour des utilisations en catalyse hétérogène.
Les interactions avec le fluide environnant peuvent alors causer des changements dans la
conductivité ionique. Les capteurs utilisant cet effet pour une détection directe favorise soit
les interactions dans le volume entier soit aux interfaces 68.
8.1. 3. Activité catalytique :
Leur grande surface interne permet de remplacer un catalyseur synthétisé sous forme
de poudre. L’adsorption de molécules sur la surface interne de la zéolithe modifie les
propriétés de cette molécule, la rendant par fois plus réactive. Les zéolithes échangées avec
des protons sont des catalyseurs acides particulièrement efficaces. Les catalyseurs
zéolithiques présentent, en plus d’une activité catalytique importante, une forte sélectivité en
raison de l’existence d’une sélectivité d’adsorption. Elles sont utilisées principalement dans
l’industrie pétrochimique. La zéolithe Y est utilisée dans le processus de craquage des
hydrocarbures, processus qui permet de réduire la taille des molécules d’hydrocarbure d’un
mélange. La Pt-mordénite et la Pt-ZSM-5 sont utilisées dans l’isomérisation des alcanes
23
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
linéaires en alcanes branchés et enfin la ZSM-5 est utilisée comme support des nano
particules.
8.1. 4. Absorption :
Associées à des résonateurs à quartz (QCM), des micro-poutres ou des dispositifs a ondes
acoustiques de surface (SAW) l’absorption de composes induit une modification de la masse
des capteurs et donc de ses propriétés mécaniques 69.
Tableau(03):Principales applications des zéolithes
Traitement des eaux usées Clinoptilolite (HEU) Rétention : NH4+, Cd2+, Pb2+,
Phillipsite (PHI) Zn2+, Cu2+
Chabasite (CHA)
24
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
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26
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
27
Chapitre I: Généralités sur les zéolithes
28
Chapitre II: Généralités sur les argiles
1. Introduction :
Les argiles occupent une place prépondérante dans l’ensemble des roches
sédimentaires. Les roches argileuses sont formées de mélanges de minéraux argileux,
auxquels viennent s’associer des minéraux allogènes (Quartz, feldspaths, micas, minéraux
lourds) ou authigènes (anatase, sulfates, etc…). Les minéraux argileux commencent
seulement à être bien connus ; c’est les résultats des progrès techniques, en particulier des
méthodes : analyses thermiques différentielles et surtout les rayons X, permettant de
déterminer la structure des minéraux. La disposition des atomes dans les feuillets élémentaires
des minéraux argileux est la seule base possible d’une classification [1]. Dans les ouvrages de
référence, différentes définitions d’argile sont proposées. Par exemple, Eslinger&Peaver
définissent les argiles comme un minéral qui domine dans la fraction fine < 2 microns des
roches et des sols. Par contre, Weaver regroupe tous les minéraux phyllo silicatés sans aucune
connotation de taille et propose d’utiliser le terme de “physils ” pour éviter les confusions [2].
Les propriétés minéralogiques et physico-chimiques des argiles suscitent un intérêt particulier
dans beaucoup d’applications dont le traitement des eaux, peinture, barrière pour les
polluants, adsorbant, catalyseur, etc. (Grim ; Moore et Reynolds ; Bergaya et Lagaly).
L’intérêt accordé ces dernières années à l’étude des argiles par de nombreux laboratoires dans
le monde se justifie par leur abondance dans la nature, leur bas coût, la présence des charges
électriques sur cette surface et surtout l’échange habilité des cations inter foliaires. Le
comportement des argiles dans le cadre de l’interaction argile/polluant (Brigatti et al; Bereket
et al; Auboiroux) explique les nombreux travaux concernant les réactions d’échanges dans le
système argile-eau [3]. Les argiles jouent alors divers rôles par leurs propriétés physico-
chimiques particulières; par leurs charges négatives, elles fixent les cations sous la forme
échangeable; avec la matière organique elles contribuent à une organisation structurale
favorable à la circulation de l’eau et de l’air; par leur capacité d’absorber de l’eau entre les
feuillets (Argiles gonflantes). Toutes ces propriétés font de l’argile un matériau d’une qualité
exceptionnelle [4]. Plusieurs travaux antérieurs à travers le monde ont montré que des
minéraux argileux de smectite, de montmorillonite, de bentonite, d’Illite, de vermiculite, de
Kaolinite ou encore de sépiolite ont des capacités d’adsorption des métaux lourds dans les
effluents et les eaux contaminées. Récemment, des études conduites sur des mélanges
d’argiles naturelles ont montré leur efficacité pour l’élimination de certains ions dans des
solutions aqueuses synthétiques. Le paramètre le plus important, contrôlant l’adsorption des
métaux lourds relevé dans la littérature est le pH [5].
29
Chapitre II: Généralités sur les argiles
2. Définition de l’argile :
Il n’existe pas de définition unique du terme “argile”. Le mot “argile” en globe deux
connotations, l’une liée à la taille des grains et l’autre à la minéralogie. La définition dépend
de la discipline concernée. Le géologue ou le pédologue considèrent comme “ argile ” tout
minéral de faible granulométrie, la limite étant fixée à 2 ou 4 microns selon les cas. Les
ingénieurs s’attachent plutôt aux propriétés de plasticité des matériaux argileux quel que soit
leur taille. Les céramistes regroupent les matériaux selon leur comportement au chauffage….
Ainsi, dans la littérature, on trouve fréquemment les deux termes argiles et minéraux argileux
(en anglais clays and clay minerals) qui ne sont pas synonymes. Les minéraux argileux
contiennent des argiles et des matériaux parfaitement identifiables dans d’autres groupes
minéralogiques (comme le quartz par exemple) [6] La première définition scientifique de
l’argile date de 1546 [7]. Ensuite se sont succédées des définitions, qui avaient toutes en
commun des critères de plasticité, de taille de particules et présentaient les argiles comme des
matériaux réfractaires [8].
L’Association Internationale Pour l’étude des Argiles (A.I.P.E.A) a essayé d’harmoniser
les différents termes employés à travers le monde [9]. En général, le terme argile se réfère à
des composés naturels, qui sont sous forme de minéraux en grains de faible taille (de l’ordre
du μm), des poudres essentiellement, possédant des propriétés plastiques quand ils
contiennent suffisamment d’eau, ou au contraire devenant durs lorsqu’ils sont séchés. Les
argiles, qui se présentent sous forme de feuillets de silicates, sont souvent assimilées aux
composés phyllo silicates. Toute fois une définition plus minéralogique et consistante à
considérer les argiles comme une sous-famille des phyllo silicates existe également : dans
cette définition-là, certains composés que nous considérons comme des argiles (comme le talc
par exemple) ne sont pas forcément considérées par tous les minéralogistes comme des
argiles.
2.1. Modification des argiles :
Les argiles dans leur état naturel présentent des propriétés (surfaces spécifiques capacité
d’absorption d’échange, gonflement. etc.).Afin d’améliorer ces propriétés, plusieurs méthodes
ont été proposées.
2.2. Activation des argiles :
L’activation est un procédé classique qui consiste à améliorer les propriétés
d’absorption de l’argile en lui faisant subir un traitement physique (thermique) ou chimique
(attaque acide).
30
Chapitre II: Généralités sur les argiles
31
Chapitre II: Généralités sur les argiles
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
2 MICAS
Muscovite Phlogopite
(Si6Al2)(Al4)O20(OH)2K+2 (Si6Al2)(Mg6)O20(OH)2K+2
4 Margarite Clintonite
(Si4Al4)(Al4)O20(OH)2Ca2+2 (Si4Al4)(Mg6)O20(OH)2Ca2+2
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
35
Chapitre II: Généralités sur les argiles
Tableau (05) : Valeurs de la surface spécifique des grandes familles argileuses. Surface
spécifique (m2 g-1)
5.2. Hydratation :
Le degré d’hydratation varie en famille de minéraux argileux à une autre 27. Certain
minéraux argileux ont la capacité d’incorporer dans leur structure des molécules d’eau
(figure 18). Cette eau modifie la dimension de feuillets en provoquant son gonflement. Ces
argiles sont appelées argiles gonflantes (« swelling clays »). Les smectites, vermiculites les
minéraux inters stratifiés composées de feuillets de type smectite ou vermiculite, présentent
des capacités d’expansion de vapeur. L’incorporation d’eau est réversible à la pression
atmosphérique et dépend de la température et de la vapeur. Plus l’air est humide, plus l’argile
pourra incorporer de molécule d’eau.
Selon l’hydratation, une couche d’eau 0,25 ou 05,2 nm d’épaisseur se développe au
sien des minéraux gonflants. Cette hydratation conduit à une augmentation de volume
pouvant atteindre 95 %. Notons que les argiles fibreuses contiennent de l’eau adsorbée mais
n’ont pas pour autant de propriétés de gonflement. Dans un climat à saisons contrastées, la
présence de smectites conduit à une déstructuration du sol (e.g, vertisols) : en été les
smectites gonflent, en hiver les smectites se déshydratent et entraînent la formation de larges
fissures.
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
Figure (18) : Localisation de l’eau dans les particules argileuse 29, (a) molécules d’eau
adsorbées sur la surface de la particule d’argile, (b) molécules d’eau associées avec les cations
dans l’espace inter foliaire, (c) eau cristalline sous forme d’hydroxyle qui par d’hydroxylation
forme des molécules d’eau.
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
Cations Anions
Kaolinite 3-10 7-13
Halloysite 2H2O 5-10
Halloysite 4H2O 10-40
Montmorillonite 80-50 21-31
Illite 10-40
Vermiculite 100-150 4
Chlorite 10-40
Sépiolite-Attapuligte 20-30
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
40
Chapitre II: Généralités sur les argiles
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
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Chapitre II: Généralités sur les argiles
43
Chapitre II: Généralités sur les argiles
44
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
1. Matériels et méthodes :
1.1. Produits et réactifs utilisés :
1.1.1. Matières premières :
Les matériaux retenus pour réaliser cette synthèse sont deux minéraux naturels, dont le
premier est un kaolin provenant de l’est algérien alors que le deuxième est une argile locale
provenant d’un gisement situé à une dizaine de Km de la ville de Tiaret, et des produits
chimiques disponibles commercialement sans purification préalable, ils sont présentés dans le
tableau. Nous avons utilisé de l’eau distillée comme solvant dans la préparation des
échantillons.
(%) 44,23 10,75 4,31 16,58 2,68 0,24 1,75 0,46 18,08
L’argile locale renferme outre la kaolinite une phase argileuse composée d’illite et de
chlorite, une phase micacée, du quartz et des feldspaths potassique et sodique.
Les kaolins sont des matières premières argileuses naturelles qui sont généralement
des mélanges hétérogènes de minéraux accompagnants la kaolinite autant que minéral
majoritaire.
Le kaolin est une roche composée essentiellement de kaolinite, résultant de la
décomposition des granites et des feldspaths par hydrolyse sous un climat chaud et humide,
ou par une action hydrothermale. La kaolinite est une argile TO di octaédrique dont le cation
octaédrique est l’aluminium. Elle a pour formule Si2Al2O5(OH)4.
45
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
46
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
47
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
importante que dans les directions pour lesquelles les rayons diffusés sont en phase. On dit
alors qu’il y a diffraction. L’observation d’un rayonnement diffracté est donc soumise à des
conditions relatives à l’existence d’interférences constructives ou cohérentes. La loi de Bragg
établit la condition essentielle à la diffraction, à savoir : deux rayons diffusés par un cristal
sont en phase et s’additionnent si la différence entre leurs chemins par courus au sein du
cristal est égale à n fois (n = nombre entier) leur longueur d’onde [8] :
nλ = [Link]θ
Avec:
λ : la longueur d’onde du rayonnement utilisé;
θ: l’angle de réflexion;
d: la distance réticulaire entre deux plans atomiques adjacents d’une même famille;
n: l’ordre de réflexion.
Cette relation permet, à partir des valeurs de l’angle d’incidence, de déterminer les
équidistances des différentes familles de plans caractéristiques du matériau analysé.
L’utilisation de la diffraction des rayons X permet aussi d’estimer la taille des cristallites. La
détermination de la taille des cristallites repose sur l’élargissement des raies de diffraction.
Plus les raies sont larges, plus les cristallites sont petites. Mais l’élargissement des raies de
diffraction dépend aussi des imperfections du réseau cristallographiques (défauts,
contraintes...) et de l’appareillage utilisé. La formule de Scherrer est très souvent utilisée pour
déterminer la taille des cristallites
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Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
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Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
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Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
Figure (22) : Différentes transitions énergétiques pouvant avoir lieu lors d’une analyse
Raman. 0correspond à la fréquence d’excitation du laser, vib correspond à la fréquence de
vibration de la molécule analysé
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Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
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Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
d’autant meilleure que la suspension est plus diluée. On est cependant limité dans la dilution
par la nécessité de récupérer une quantité suffisante d’argile sans opérer sur des volumes de
suspension trop grands.
[Link] Extraction de la fraction <2 µm :
On laisse reposer les suspensions dans des éprouvettes de 1L sur table stable pendant
20 heures ce qui correspond à la sédimentation des particules <2 µm. Après quoi on
prélève les 200 cm3 supérieurs de la suspension (mesuré à partir de la surface du liquide)
par pipetage (figure 27).
Enfin, la fraction argileuse est récupérée (figure28) par évaporation de l’eau et séchage
à l’étuve, un broyage fin est fortement recommandé avant toute utilisation car l’argile
peut former des agglomérats et sa dispersion en solution ainsi que sa caractérisation
deviennent difficile.
54
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
55
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
Dans le cadre de ce travail, nous avons réalisé le traitement thermique des deux
matériaux (Kaolin (b) et argile locale (a)) dans un four à une température de 700°C figure
(30) avec une vitesse de chauffe de 10°C par minute. La photographie des poudres
obtenues et présentée sur la figure (31)
Figure (30) : Four utilisé thermique Figure (31): Les produits du traitement
pour le traitement thermique (a) de l’argile locale (b) du kaolin
4. Synthèse des zéolites :
La synthèse des zéolithes à partir d’argiles kaolinitiques a été développée par Sni art
(1988) et Murat et al. (1992) par l’activation thermique et le traitement par la soude du kaolin.
La première étape du procédé consiste en la déshydratation du kaolin par calcination (700
°C). Les zéolithes sont formées sans liant, dans lequel le métakaolin préformé est converti in
situ par traitement avec une solution d'hydroxyde de sodium à 100°C pendant 8 heures. A titre
d’exemple, les réactions de synthèse de zéolite de type à partir du kaolin sont les suivantes:
2Al2Si2O5 (OH)4 (Kaolin) → 2Al2Si2O7 (métakaolin) + 4H2O
6Al2Si2O7 (métakaolin) + 12NaOH + 21H2O→Na12(AlO2)12 (SiO2)12 .27H2O (Zéolithe)
Le protocole de synthèse des zéolithes dont le montage est présenté sur la figure (33) a
été réalisé selon les étapes suivantes :
1. Préparation d’une solution concentrée (2N) de soude.
2. Dans un petit ballon on mélange 2 g des matières premières préalablement
préparées avec 27 ml de la solution de la soude.
3. Le ballon mené d’un réfrigérant est placé au bain-marie, dans le cristallisoir et sur
l'agitateur magnétique chauffant.
4. La synthèse a été réalisée à une température de 90°C pendant 5 heures.
56
Chapitre III: Procédé expérimentale et techniques de caractérisations
5. Le gel obtenu a été porté à l’étuve pendant 72 heures à une température de 100°C.
6. Enfin la poudre obtenue a été cristallisé à 110°C pendant 24 heures.
7. Les matériaux issus de la synthèse ont fait l’objet de plusieurs caractérisations afin
d’identifier leur nature.
57
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
5. Résultats et discutions:
5.1. Analyse thermique de L’argile traitée :
5.1.1. Analyse thermogravimétrique (ATG) :
L’analyse thermogravimétrique (ATG) est une technique d’analyse thermique qui
permet de mesurer la variation de masse d’un échantillon en fonction du temps ou de
la température lorsque la mesure est soumise à une programmation en température et
dans une atmosphère contrôlée. Ainsi, la thermogravimétrie permet d’obtenir rapidement et
avec une grande précision des informations sur la stabilité thermique et la composition
de nombreux matériaux à partir de faibles quantités d’échantillon. Elle est aussi utilisée pour
étudier la cinétique de processus de décomposition de plusieurs produits. La chauffe d'une
matière argileuse entraîne l'élimination des matières organiques, le départ de l'eau de
constitution de certaines espèces minérales comme la kaolinite, la décomposition des
carbonates, etc. Il est donc possible de suivre l'influence de la température sur les pertes de
masse de la matière étudiée.
L’analyse de l’argile utilisée pour la synthèse des zéolithes par ATG montre qu'au
cours de la chauffe, il se produit trois pertes de poids. On observe sur la courbe de la figure
(33) une première perte de masse à basse température 80°C, correspond au départ de l’eau
hydro scopique, est liée à la finesse des grains et de degré d’altération de l’échantillon, cette
étape de déshydratation ne constitue pas une transformation majeure. Il s’agit d’eau
physio sorbée dont le départ ne modifie pas la structure cristalline de l’argile. La perte de
masse attribuée à la dégradation des composés organiques intervient entre 110° et 200°C
selon les échantillons. Au-delà de 450°C, une perte importante est enregistrée, cette perte est
due à la dés hydroxylation des hydroxyles de structure. Selon plusieurs recherches [14,15]
à cette température la structure cristalline est abîmée et forme une nouvelle phase qu’on
appelle métakaolinite.
58
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
59
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
60
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
(Kaolinite) (Métakaolinite)
61
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
62
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
40
35 A r g ile b r u te
30
Transmittance(%)
25
20
15
10
5
0
-5
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
N o m b r e d 'o n d e ( c m - 1 )
63
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
35
30
A r g ile tr a ité e
25
Transmittance(%)
20
15
10
N o m b r e d 'o n d e ( c m - 1 )
3 0
Transmittance (%)
2 5
2 0
1 5
1 0
5
0
-5
5 0 0 1 0 0 0 1 5 0 0 2 0 0 0 2 5 0 0 3 0 0 0 3 5 0 0 4 0 0 0
N o m b r e d 'o n d e ( c m - 1 )
64
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
30 A r g ile tr a ité e c a lc in é e
Transmittance (%) 25
20
15
10
60
Z é o lith e 3
50
Transmittance (%)
40
30
20
10
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
-1
N o m b r e d 'o n d e ( c m )
Figure (42) : Spectre IR de zéolithe 3.
65
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
35
30 Z é o lith e 4
(%)
25
Transmittance
20
15
10
0
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
N o m b re d 'o n d e (c m -1 )
Les principales liaisons existantes dans la structure chimique du kaolin ont été
identifiées par l’étude du spectre Infrarouge (figure 44). Deux bandes relatives aux liaisons
OH sont repérées entres 3684 et 3618 cm-1 [22]. Entre 1100 et 900 cm-1 nous pouvons
enregistrer les liaisons Si-OH ainsi que les groupes fonctionnels Al-OH. Les bandes relatives
aux liaisons Si-O-Al se situent aux alentours de 750 cm-1. Enfin, les liaisons Si-O sont
identifiées vers 455 cm-1.
3 5
K a o lin tr a ité
3 0
Transmittance (%)
2 5
2 0
1 5
1 0
5
0
-5
5 0 0 1 0 0 0 1 5 0 0 2 0 0 0 2 5 0 0 3 0 0 0 3 5 0 0 4 0 0 0
N o m b r e d 'o n d e ( c m - 1 )
66
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
l’évolution des bandes localisées entre 1100 et 900 cm-1 en une bande unique située vers 1050
cm-1 caractéristique de la silice amorphe [22].
40
K a o li n c a lc in é
35
30
Transmittance (%)
25
20
15
10
5
0
-5
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
N o m b r e d 'o n d e ( c m - 1 )
35 K a o lin tr a ité c a lc in é
30
Transmittance (%)
25
20
15
10
67
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
50
Z é o lith e 1
Transmittance (%) 40
30
20
10
N o m b r e d 'o n d e ( c m '1 )
25
Transmittance (%)
20
15
10
68
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
silice et les octaèdres d'alumine [23]. Parmi les bandes les plus importantes enregistrées sur
ce spectre, nous pouvons citer celles regroupées dans le tableau suivant :
Tableau (14): les bandes les plus importantes.
Il faut signaler que l’illite possède également une bande de chevauchement à 460 cm-1
[27], intensifiant la bande de quartz.
Pour l’ensemble du reste des échantillons dont les spectres sont présentés sur les
figures (49 et 50), les bandes Raman observées à environ 460 cm-1 indiquent l'existence du
minerai quartz [28,29].
Le tétraèdre SiO4 est très bien défini comme une entité vibratoire et structurelle et ses
différentes configurations ont des marques vibratoires spécifiques [30]
69
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
70
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
Les essais d’adsorption ont été menés en réacteur batch en agitant les solutions
synthétiques colorées en présence de chacun des adsorbants, à savoir, les zéolithes
synthétisées.
Sous des conditions fixes de température et de pH, une masse de 0,2g de l’adsorbant
a été agitée dans 200 ml de la solution colorée pendant une heure sous obscurité totale afin
d’éviter la dégradation du colorant par la lumière. La concentration résiduelle du colorant a
été déterminée en utilisant un spectrophotomètre UV/visible de type1650 SHIMADZU. La
mesure de l’absorbance a été effectuée après filtration comme le montre la figure (53)
71
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
La figure (54) présente les mesures de l’absorbance des solutions résiduelle comparées
à celle de la solution initiale.
72
Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
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Chapitre III: Procédé expérimentale et technique de caractérisation
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[30][Link],Impact des additions en petites et grandes proportions sur les propriétés
physiques de la porcelaine. (2013)
74
Conclusion générale
75
ﻣﻠﺨﺺ
اﻟﺘﺒﺎدل، وﻗﺪ ﺷﮭﺪت اﻟﺰﯾﻮﻟﯿﺖ اھﺘﻤﺎﻣﺎ ﻛﺒﯿﺮا ﻓﻲ اﻟﻌﺪﯾﺪ ﻣﻦ اﻟﺘﻄﺒﯿﻘﺎت اﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺔ ﻣﺜﻼ اﻟﻤﻨﺎﺧﻞ اﻟﺠﺰﺋﯿﺔ،ﻣﻨﺬ اﻛﺘﺸﺎﻓﮭﺎ ﻓﻲ ﺷﻜﻠﮭﺎ اﻟﻄﺒﯿﻌﻲ
اول ﻣﺤﺎوﻟﺔ ﻟﺘﺤﻀﯿﺮ اﻟﺰﯾﻮﻟﯿﺖ ﻣﻦ ﻣﺎدة اﻟﻄﻦ: ﺗﻢ ﺗﻘﺴﯿﻢ اھﺪاف ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ اﻟﻰ ﻗﺴﻤﯿﻦ ﻣﻨﻔﺼﻠﯿﻦ ھﻤﺎ. وﺧﺼﻮﺻﺎ اﻟﻤﻤﺘﺎزات، اﻟﻤﺤﻔﺰات، اﻻﯾﻮﻧﻲ
وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻧﺤﻦ ﻗﺪ ﺧﺼﺼﻨﺎ ارﺑﻌﺔ. وﺛﺎﻧﯿﺎ ﺗﻘﯿﯿﻢ ﻗﺪرﺗﮭﺎ ﻛﻤﺎ ﻣﻜﺜﻒ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ ﺗﻠﻮن اﻟﻤﯿﺎه،اﻟﻤﺤﻠﯿﺔ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﺑﺮوﺗﻜﻮل وﺗﻌﺪﯾﻠﮭﺎ وﻓﻘﺎ ﻟﻠﻮﺳﺎﺋﻞ اﻟﻤﺘﺎﺣﺔ ﻟﻨﺎ
ﻓﻲ ﺣﯿﻦ ان اﻟﺜﺎﻧﻲ ھﻮ ﺧﻠﯿﻂ اﻟﻄﯿﻦ، اﻻول ھﻮ اﻟﻜﺎوﻟﯿﻦ ﻓﻲ ﺷﺮق اﻟﺠﺰاﺋﺮ، ﺳﻮاء اﻟﻤﻌﺎدن اﻟﻄﺒﯿﻌﯿﺔ،زﯾﻮﻟﯿﺘﺎت ﺗﺴﺘﺨﺪم ﻛﻤﺼﺎدر ﻟﻠﺴﯿﻠﯿﻜﺎت و اﻟﻮﻣﯿﻨﺎت
واﺧﯿﺮا ﺗﻢ. اﻻﺷﻌﺔ ﻣﺎﺗﺤﺖ اﻟﺤﻤﺮاء ورﻣﺎن اﻟﻄﯿﻔﻲ، واﺗﺴﻤﺖ اﻟﻤﻮاد اﻟﻤﺮﻛﺒﺔ واﻟﺴﻼﺋﻒ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻻﺳﺎﻟﯿﺐ اﻟﺘﺎﻟﯿﺔ اﻻﺷﻌﺔ اﻟﺴﯿﻨﯿﺔ.ﻣﻦ ﻣﻨﻄﻘﺔ ﺗﯿﺎرت
.ﺗﻘﯿﯿﻢ ﻗﺪرة اﻻﻣﺘﺼﺎص ﻣﻦ اﻟﺰﯾﻮﻟﯿﺖ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ ازاﻟﺔ اﻟﻤﯿﺜﯿﻠﯿﻦ اﻻزرق ﻓﻲ اﻟﻤﺤﻠﻮل اﺧﺘﯿﺎرھﺎ ﻛﻨﻤﻮذج ﻟﻠﻤﯿﺎه اﻟﻤﻠﻮﺛﺔ
اﻟﺮﻣﺎن، اﻻﺷﻌﺔ ﻣﺎ ﺗﺤﺖ اﻟﺤﻤﺮاء،اﻻﺷﻌﺔ اﻟﺴﯿﻨﯿﺔ، اﻟﻜﺎوﻟﯿﻦ، اﻟﻮﻣﯿﻨﺎت، ﺳﯿﻠﺴﻜﺎت،اﻟﻤﺤﻔﺰات، اﻟﺘﺒﺎدل اﻻﯾﻮﻧﻲ، اﻟﺰﯾﻮﻟﯿﺖ: اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎح
.اﻟﻤﯿﺜﯿﻠﯿﻦ اﻻزرق، اﻟﻄﯿﻔﻲ
Résumé
Depuis leur découverte sous leur forme naturelle, les zéolites ont connu un grand intérêt dans plusieurs
applications technologiques telles que les tamis moléculaires, échangeurs d'ions, catalyseurs, et en particulier
autant qu’adsorbants. Les objectifs de ce travail se sont divisés en deux grandes parties bien distinctes qui sont :
premièrement la tentative de préparation de zéolithes à partir d’une matière argileuse locale en utilisant un
protocole modifié en fonction des moyens mis à notre disposition, et deuxièmement l’évaluation de leur capacité
autant qu’adsorbant par la décoloration des eaux. Ainsi nous avons synthétisé quatre zéolites en utilisant comme
sources de silicate et d'aluminate, deux minéraux naturels, le premier est du kaolin de l’est algérien, alors que le
deuxième est un mélange argileux de la région de Tiaret. Les matériaux synthétisés et leurs précurseurs ont été
caractérisés par les techniques suivantes : DRX, spectroscopie IR et Raman. Enfin l’évaluation de la capacité
d’adsorption des zéolithes a été évaluée par l’élimination du bleu de méthylène en solution aqueuse choisi
comme polluant modèle des eaux.
Mots clés : Zéolithe, échangeurs d’ions, catalyseurs, silicate, aluminate, kaolin, DRX , spectroscopie
IR, Raman, méthylene.
Abstract
Since their discovery in their natural form, zeolites have been of great interest in several technological
applications such as molecular sieves, ion exchangers, catalysts, and especially as adsorbents. The objectives of
this work have been divided into two main parts distinct which are: Firstly, the attempt to prepare zeolites from
a local clay material using a modified protocol according to the means available to us, and secondly the
evaluation of their capacity as well as adsorbent by the discoloration of the waters. Thus, we have synthesized
four zeolites using two natural minerals as sources of silicate and d'aluminate, the first being Algerian eastern
kaolin, while the second is a clay mixture of the Tiaret region. The synthesized materials and their precursors
were characterized by the following techniques: DRX, IR and Raman spectroscopy. Finally, the evaluation of
the adsorption capacity of the zeolites was evaluated by the elimination of methylene blue in aqueous solution
chosen as model water pollutant.
Key words : Zeolite, ion exchangers, catalysts, Silicate, aluminate, kaolin, DRX, IR, Raman,
methylene.