TD5 Daff
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Les soci t s en participation : Soci t dont les associ s sont convenus de ne pas l'immatriculer. Elle n'a pas la
personnalit morale et n'est pas soumise publicit
I. Notions
- occulte : les associ s ont conclu un contrat de soci t et le dissimulent aux tiers
- ostensible : peut tre r v l e aux tiers : les participants agissent au vu et au su des tiers comme associ s
mais sans avoir fait immatriculer leur soci t . La r v lation peut tre effectu e lors de sa formation ou en
cours de vie sociale
Utilit : souplesse contractuelle + discr tion : aucune publicit n'est requise -> permettent la r alisation
d'op rations conomiques ponctuelles (placements nanciers en commun, coproduction
cin matographique...) ou plus durables (ex cution de march s de travaux, pool bancaire...)
A) Conditions de fon
¶2 Quant l'obje
- L’objet doit tre licite : certaines activit s r glement es ne peuvent pas tre exerc es sous forme de SEP
(ex : of cine de pharmacie)
- L'objet peut tre civil ou commercial : selon la nature de son objet
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B) Conditions de form
Principe : absence de formalit s -> aucun crit (statuts), aucune immatriculation, ni aucune publicit ne sont
impos s
Cons quence
> à d faut d'organisation contractuelle des rapports entre associ s, le fonctionnement de la soci t est r gi
selon les dispositions applicables aux soci t s civiles lorsque son objet est civil et par celles applicables aux
soci t s en nom collectif lorsque son objet est commercia
> la SEP peut tre prouv e par les associ s et les tiers par tous moyens ( ex : crits, t moignages
II. La g rance de la SE
III. Responsabilit
Principe : le g rant agit en son nom personnel et engage sa responsabilit . En l'absence de g rance, chaque
associ est seul engag l' gard des tiers
Cons quence :
- Les cr anciers ne peuvent pas agir contre les autres participants
- L’effacement des associ s re oit exception dans trois cas -> Art 1872-1
1) Tous les participants agissent en qualit d'associ s au vu et au su des tiers
-> DONC la soci t devient ostensible
-> DONC chacun des associ s est tenu l' gard des tiers (avec solidarit si la soci t a un objet
commercial) des engagements pris en cette qualit par l'un des autres
2) L’un ou plusieurs des participants qui, par leur immixtion (gestion externe), ont laiss croire au
cocontractant qu'ils entendaient s'engager son gard, sont tenus par l'engagement en cause
3) Il est prouv que l'engagement a tourn au pro t de l'un des associ s. Ce dernier est tenu par l'engagement
en cause
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La soci t cr e de fait : deux ou plusieurs personnes se comportent (sans en avoir toujours conscience)
comme des associ s mais n'ont pas effectu les formalit s n cessaires la constitution d'une soci t
≠ la soci t de fait : soci t réellement constitu e et immatricul e mais qui est entach e d'un vice de
constitution entra nant sa nullit
Art 1873 : seule disposition propre à la société créée de fait :les dispositions relatives la SEP sont
applicables aux soci t s cr es de fait
Utilit : permet de r gler les cons quences de la rupture de relations, souvent familiales ou quasi- familiales (
concubins, conjoints...),parfois extra-familiales (collaboration, entraide...). Permet galement un cr ancier
de poursuivre le r glement de sa cr ance sur le patrimoine social. Preuve :
- Par les associ s : n cessit d'apporter la preuve de l'existence des l ments fondamentaux du contrat de
soci t
Ex: soci t cr e de fait entre des concubins Ø être d duite du partage des frais d'acquisition de leur
logement et de la participation aux d penses de la vie commune CAR il faut que soit poursuivie en
commun la r alisation d'une v ritable entreprise
- Par les tiers : ils peuvent invoquer l'apparence d'une telle soci t sans avoir d montrer l'existence des
l ments du contrat de soci t
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Doc 1 : Cass 27 mars 2011
Lorsque société en participation est constatée entre plusieurs participants, est-ce que l’un des participant peut
prendre des actes sans accord des associés en engageant tout de même leur responsabilité
Rapport entre associés
> société civil : règles C.civil
> société commerciale : règles C.comm applicable aux SNC: (applicable pour pool bancaire) le chef de l Ø
prendre un accord engageant la responsabilité de ses associés sans leur accord (sauf abus).
II. Une concubine ayant participé à l’activité professionnelle de son concubin peut-elle prétendre à la
création d’une société créée de fait
NON Ø société créée de fait car la concubine a des activités parallèles dif cilement conciliable avec la
qualité de chef d’entreprise qui était en réalité exercée par son époux (certes inscrite au registre mais ≠ avec
exercice réel de l’activité). DONC la simple entraide entre concubins ne suf t pas à caractériser une société
créée de faits => condition stricte de l’affectio societatis
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Doc 6 : Cass 29 mars 1994
Un tiers doit-il réunir les éléments constitutifs du contrat de société a n de prouver l’existence d’une société
créée de fait
NON : l'apparence d'une société créée de fait s'apprécie globalement, indépendamment de la révélation de
ces divers élément. DONC pour les tiers : charge de la preuve est souple = théorie de l’apparence / théorie du
comportement suf t pour les tiers à démontrer l’existence d’une société créée de fait.
(≠ preuve pour les membres de la société créée de fait : nécessite d’apporter les éléments constitutifs du
contrat).
Un EI partage un local ainsi que de la main d’oeuvre avec une décoratrice pour limiter les frais. L’EI une
assignation en DI par un tiers client de la décoratrice. L’EI est-il responsable des dommages causés par la
décoratrice
Art 1872-1}1 : chaque associé contracte en son nom personnel et est seul engagé à l'égard des tiers
Néanmoins exceptions où les créanciers peuvent agir contre les autres associés
> révélation : qu'il en est toutefois différemment si les participants agissent en qualité d'associé au vu et au su
des tiers
> immixtion : si un associé a, par son immixtion, laissé croire au cocontractant qu'il entendait s'engager à son
égard.
En l’espèce, il n’y a pas eu d’acte personnel de la part de l’EI envers le tiers pouvant caractériser la société
en participation. Il n’y a pas eu de révélation des associés envers le tiers. DONC l’EI n’est pas tenu envers le
tiers
Un écrivain cède à une société d’édition les droits de reproduction de son dernier roman. Cette société
d’édition a conclu un contrat de société en participation, ayant pour objet l’édition et l’exploitation de
l’ouvrage, avec une autre société d’édition. L’écrivain n’ayant pas été payé en intégralité assigne la société
d’édition contractante. Le tiers qui a contracté avec une société peut-il se prévaloir d’une société en
participation pour obtenir paiement de ses droits
Art 1872-1}1 : chaque associé contracte en son nom personnel et est seul engagé à l'égard des tiers
Néanmoins exceptions où les créanciers peuvent agir contre les autres associés
> révélation : qu'il en est toutefois différemment si les participants agissent en qualité d'associé au vu et au su
des tiers
> immixtion : si un associé a, par son immixtion, laissé croire au cocontractant qu'il entendait s'engager à son
égard.
En l’espèce, il suf t au tiers de prouver l’apparence de la société en participation pour s’en prévaloir (le cas
en l’espèce puisque ouvrage imprimé avec les deux noms). ET pour que l’associé soit engagé avec le tiers il
faut un acte personnel de révélation ou d’immixtion -> Ø cas en l’espèce. La société contractante n’a pas
commis d’acte personnel avec le tiers DONC Ø tenu de lui payer ses droits. Le contrat de participation a été
conclu postérieurement à la vente de droit d’édition DONC pas de transfert des droits et obligations à
l’associé
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