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Cours - Dessin Technique 2024

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Mécatronique Dessin Technique

ENSA Kenitra
COURS Dessin Technique

Université Ibn Tofail


Ecole Nationale des Sciences Appliquées
-- Kénitra --

COURS DE DESSIN
TECHNIQUE

Filière Mécatronique

RASSAI Nadia
BOUAZAOUI Oussama
1
Mécatronique Dessin Technique
ENSA Kenitra
COURS Dessin Technique
I. DEFINITION :
Le dessin technique est le moyen d’expression et de communication universel et indispensable de tous les
intervenants.
Le dessin industriel, manuel ou assisté par ordinateur (DAO, CAO, etc.), est l'outil graphique le plus utilisé
par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée (l'étude) à la réalisation (fabrication) d'un objet ou
produit. C'est un langage universel, rigoureux, dont les règles précises sont normalisées ISO (ISO :
International Standard Organisation).

II. DIFFERENTS DESSINS RENCONTRES :


Par le dessin technique on peut représenter et définir soit :
 L’implantation d’une chaîne de production.

Dessin d’implantation

 Une machine ou un mécanisme


Dessin d’ensemble

 Une pièce seule tirée d’un mécanisme


Dessin de définition

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COURS Dessin Technique

Rôles du dessin technique:


-Permettre la fabrication, le montage, le contrôle et l'entretien des mécanismes
-Permettre la conception c'est à dire l'invention de mécanismes
-Permettre de réduire le prix en réduisant les temps de fabrication et de montage

III. DIFFERENTS DESSINS RENCONTRES :


(Exemple : Le porte clé lumineux)
Ci-dessous les principaux dessins que nous rencontrerons :

LE DESSIN EN PERSPECTIVE :

Le dessin en perspective représente l’objet


en volume. Il le montre tel que l’œil pourrait le
voir. Les dimensions de l’objet ne sont pas
forcément respectées.

LE DESSIN EN VUE ECLATE :

Le dessin en vue éclatée représente en


perspective les pièces d’un objet les unes par
rapport aux autres. Il permet de mieux comprendre
le fonctionnement et le montage de l’objet.

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COURS Dessin Technique
LE DESSIN D’ENSEMBLE LE DESSIN DE DEFINITION

Le dessin d’ensemble représente l’objet Le dessin de définition représente une


en totalité. Toutes les pièces sont numérotées et pièce de l’objet. Il détaille avec précision ses
dessinées à leur emplacement définitif. Il est formes et ses dimensions (cotation) en vue de sa
accompagné de la nomenclature. Celle-ci indique fabrication. Il comporte plusieurs vues.
le numéro, le nom, la référence, le nombre et la
matière des différentes pièces qui constituent
l’objet.

EXEMPLE DE DESSIN TECHNIQUE

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(Exemple 2 : La régle du té de dessin, repère 01)
Ci-dessous les principaux dessins que nous rencontrerons :
LE SCHEMA :

Dessin dans lequel sont utilisés des symboles graphiques


indiquants les fonctions des composants et leurs relations.
LE DESSIN D’ENSEMBLE :
01 03 02 Dessin représentant la disposition et la forme des éléments
assemblés.

LE DESSIN DE DEFINITION :

Dessin définissant totalemant les exigences fonctionnelles


d’une piéce.

IV. LES FORMATS :


Les dessins techniques sont représentés sur des feuilles de dimensions normalisées appelées
:…………...
La série A (AO, Al, A2, A3, A4), normalisée ISO, est universellement utilisée.
Les formats A3 à AO doivent être utilisés horizontalement et le format A4 verticalement (ISO 5457),
cartouche en bas à droite, marge gauche à 20 mm, autres marges à 10 mm. Le format A4 (210 x 297 mm)
correspond à la taille d'une feuille de papier standard type courrier. Le format A3 (420 x 297) se déduit du A4
en multipliant la plus petite dimension par deux (210 x 2 = 420). De même le A2 (594 x 420) s'obtient en
multipliant la plus petite dimension du A3 par 2 (297 x 2 = 594) et ainsi de suite pour les autres formats. Pour
chaque format le rapport longueur sur largeur est égal à √2 (≈1,414).

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 Le format du plan d’ensemble du porte clé lumineux (EX 01) est ……


V. LES ELEMENTS PERMANENTS :
Le dessin technique sera présenté sur une feuille de travail ayant toujours les mêmes
caractéristiques. Les éléments graphiques permanents permettent de cadrer le dessin, repérer
certains détails, manipuler, plier et couper les formats.

IV.1. LE CADRE :
Il délimite la zone d'exécution du dessin. Dessiné en trait continu fort, il fait apparaître une marge sur
tout le contour et délimite la zone d'exécution du dessin.
Il se situe à 10 mm du bord de la feuille pour les formats courants (A4, A3, A2).
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IV.2. LES COORDONNEES :


Elles permettent la localisation d’un détail du dessin.
IV.3. LE REPERE D’ORIENTATION :

Il permet d’orienter le dessin. Il doit toujours être dirigé vers soi.


IV.4. LE CARTOUCHE :
Le cartouche est la carte d'identité du dessin ou document. Son emplacement dans le format est indiqué
figure 1; le sens de lecture du dessin est celui du cartouche. Plus complet en gestion numérisée, il
rassemble les renseignements essentiels : données d'identification (propriétaire, numéro d'identification,
indice de révision, date d'édition, numéro partie, langue...), titre et données administratives (auteur,
département, référence technique, visé par ; type, stade et format du document...).

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IV.5. NOMENCLATURE
Liée à un dessin d'ensemble, elle dresse la liste complète de tous les éléments constitutifs (pièces, composants)
du système dessiné. Chaque élément est répertorié, numéroté, classé et tous les renseignements nécessaires le
concernant sont indiqués.

La présentation proposée, en cinq colonnes, est classique.


La première colonne reprend les repères, ou chiffres, indiqués sur le dessin d'ensemble par ordre croissant de
bas en haut. Chaque pièce ou élément dessiné doit avoir un repère, sauf dans le cas des pièces identiques.
La seconde colonne indique le nombre de pièces identiques.
Les autres colonnes précisent dans l'ordre :
Le nom ou la désignation normalisée de l'élément repéré ; la matière (matériau utilisé) ;
au besoin des observations ou renseignements complémentaires utiles.

Remarques : la plupart des dispositifs CAO/DAO offre des possibilités de créer des nomenclatures
automatiques avec présentation personnalisée. Le plus souvent les nomenclatures obtenues peuvent être
reprises, travaillées et gérées à l'aide de traitements de textes.

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V. L’ECHELLE :
Lorsque les objets sont grands (immeubles, bateaux, automobiles) ou petits (montres, circuits électroniques,
par exemple) il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour les représenter.
L’échelle d’un dessin est le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles de l’objet.

Dimensions dessinées
Echelle =
Dimensions réelles

Ecriture d’une échelle dans un cartouche : Echelle Rapport d ‘échelle (Exemple : Echelle 1:10)


 Echelle 1:1, pour la vraie grandeur
Echelle 1: x, pour la réduction (exemple : Echelle 1:2)
Echelle x :1, pour l’agrandissement (exemple : Echelle 2:1).
Déterminer l’échelle du dessin d’ensemble du té de dessin grâce au dessin ci-dessous :
- Longueur réelle = ………………
- Longueur dessinée = …………….
- Echelle = ……………..
Echelle ………….

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COURS Dessin Technique
VI. LES ECRITURES
Sur un dessin technique, on utilise une écriture normalisée. La norme NF EN ISO 3098-0 retient les
types A et B de la norme ISO (l'ancienne norme NF E 04-505 ne retenait que le type B et pas h = 1,8). Les
types A et B ont même hauteur h. A est plus fin que le B.

Il faut préférer une écriture droite à une écriture penchée. La norme tolère une écriture penchée de 15°
maximum vers la droite. En dessin manuel, les écritures sont le plus souvent réalisées avec des trace-lettres ; les
systèmes par lettres transferts sont également utilisés.

Les dispositifs CAO/DAO offrent une grande variété de caractères, permettent des écritures condensées,
élargies, penchées, proposent des facilités pour centrer, aligner les textes...

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COURS Dessin Technique
LES TRAITS :Le dessin industriel utilise de nombreux traits différents. Chaque trait a sa nature (continu,
interrompu, mixte), une épaisseur (fort, fin) et est destiné à un usage donné; Principaux types de traits
normalisés.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
I. INTRODUCTION :
Pour être utilisable, l’image d’un objet doit être représentée fidèlement. L’image ne doit pas être
déformée.
II. VUE D’UN OBJET :
La vue d’un objet dépend de la position de l’observateur par rapport à l’objet à représenter.
 Nous sommes toujours en présence de trois éléments : L’observateur, l’objet et le plan sur
lequel l’observateur dessine.

 Comment disposer ces trois éléments entre eux ? :


Nous retiendrons la méthode Européenne

L’OBSERVATEUR L’OBJET LE PLAN SUR LEQUEL L’OBSERVATEUR DESSINE

A RETENIR
LA METHODE EUROPEENNE
L’OBJET à représenter est placé entre l’OBSERVATEUR et le PLAN DU
DESSIN.

III. REGLE D’OBTENTION D’UNE VUE :


Pour obtenir une vue non déformée de l’objet :

L’observateur L’objet Le plan du dessin

A RETENIR
-La face observée (A) est parallèle au plan du dessin (P).
- Les « rayons visuels » de l’observateur sont perpendiculaires au plan du dessin (P).

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
IV. NOM DES VUES PRINCIPALES :
Très souvent une seule vue n’est pas suffisante pour définir l’objet (la pile).
Pour exécuter d’autres vues, l’observateur se déplace autour de l’objet en respectant les règles
d’obtention des vues.
Afin de distinguer les différentes vues, le nom d’une vue est celui de la position de
l’observateur correspondante :
 Exemples :
 1ère position

Vue obtenue

L’observateur est en face de l’objet, on obtient vue de face


2nd position

Vue obtenue

L’observateur est à droite de l’objet, on obtient la vue de DROITE

A RETENIR
On peut obtenir 6 vues principales : Vue de face, vue de droite, vue
de gauche, vue de dessus, vues de dessous, vue d’arrière.
Remarque : La vue de face donne le plus de détails sur les formes de
l’objet.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
V. POSITION DES VUES PRINCIPALES :
Il suffit d’appliquer la méthode Européenne.
 Exemple :
Vue de DROITE ici Objet Observateur à DROITE

 A l’aide de l’exemple ci dessus, remplir la feuille 4/4 représentant les six vues de la pile. Pour
cela :
a) Compléter le tableau en fonction des références de la position de l’observateur (A, B, …)
b) Indiquer sous chaque vue la référence de la position de l’observateur et le nom de la vue
c) Colorier sur toutes les vues, la lame (-) en vert et la lame (+) en rouge.

 Rappel sur les types de traits utilisés :


Les arêtes et les contours vus sont en traits continus forts, les cachés sont en traits
interrompus courts fins et les axes sont en traits mixtes fins.
 Remarque sur l’alignement des vues :
- La vue de face est alignée HORIZONTALEMENT avec la vue de droite, la vue de gauche et
la vue d’arrière.
- La vue de face est alignée VERTICALEMENT avec la vue dessus et la vue de dessous.

A RETENIR
- La vue de face donne le plus de détails sur les formes de la pièce
- La vue de droite est placée à gauche de la vue de face
- La vue de gauche est placée à droite de la vue de face
- La vue de dessus est placée sous la vue de face
- La vue de dessous est placée sur la vue de face
- La vue d’arrière est placée soit à l’extrémité gauche, soit l’extrémité droite.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
VI. VUES ADJACENTES :
La vue de face, la vue de gauche et la vue de droite sont alignées HORIZONTALEMENT.
La vue de face, la vue de dessus et la vue dessous sont alignées VERTICALEMENT.

 Deux vues alignées verticalement ou horizontalement et situées côte à côte sont


…………………………
 Exemples de vues adjacentes :
……………………………………………………………………………..

VII. LIGNES DE RAPPEL HORIZONTALES ET VERTICALES :


 Problèmes : Compléter la vue de face de la pile par la représentation du « corps » définit sur la
vue de dessus et la vue de gauche qui sont ADJACENTES à la vue de face.
d) Colorier le corps de la pile sur la vue de dessus et la vue de gauche
e) Tracer les lignes de rappel verticales entre la vue de dessus et la vue de face qui
délimitent le « corps ». Indiquer le sens de construction de ces lignes
f) Tracer les lignes de rappel horizontales entre la vue de gauche et la vue de face qui
délimitent le « corps ». Indiquer le sens de construction de ces lignes
Les 4 lignes de rappel se croisent en quatre points (1,2,3,4)
g) Joindre les points d’intersections des lignes de rappel par des traits continus forts afin
d’obtenir le contour du « corps » de la pile sur la vue de face.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
VIII. LIGNE DE CORRESPONDANCE A 45° :
 Problèmes : Compléter la vue de droite de la pile par la représentation du « corps » définit sur la
vue de dessus et de la vue de face.

 Remarque : La vue de dessus et la vue de droite n’étant pas adjacentes, elles ne correspondent
pas horizontalement ou verticalement.
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………….
 Repasser en couleur le contour du corps de la pile sur la vue de face et la vue de dessus
a) Tracer les lignes de rappel horizontales entre la vue de face et la vue de droite qui
délimitent le « corps ». Indiquer le sens de construction de ces lignes
b) Tracer les lignes de report de cotes entre la vue de dessus et la vue de droite qui
délimitent le « corps ». Indiquer le sens de construction de ces lignes
Les 4 lignes de rappel se croisent en quatre points (1,2,3,4)
c) Joindre les points d’intersections des lignes de rappel par des traits continus forts afin
d’obtenir le contour du « corps » de la pile sur la vue de droite.

 Remarque : Les lignes de rappel sont des lignes de construction temporaires à effacer lors de la
mise au net du dessin (mise au propre du dessin).

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE

 Son intérêt provient de la concordance de la position Vue de face


des arêtes entre les différentes vues. Il suffit de tracer
une droite à 45° à partir de la vue de face entre, par exemple,
la vue de dessus et la vue de gauche.

 Si la vue de gauchen'est pas encore dessinée, il suffit de


prolonger les différentes arêtes de la vue de dessus comme
le montre le schéma.

 On étant évidemment la propriété de cette méthode à toutes


les vues situées autour de la vue de face, pour cela il convient
de tracer les autres droites à 45°.
Vue de
dessus
Correspondance des vues :

Les lignes de rappelle montrent la


correspondance entre les vues :

 La vue de face, de gauche, de droite et


d’arriére sont :allignées
horizentalement

 La vue de face, de dessous et de


dessus sont : allignées verticalement

MISE EN PAGE
Pour des questions de présentation et de facilité de compréhension les vues doivent être disposées sur la feuille
convenablement en tenant compte de la place pour le cartouche.

Feuille

Cadre

Cartouche

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Formes Simples Usuelles

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE
1 – SUPPORT A POINTE
Données :
- La vue en perspective cotée de la pièce
- La vue de face, de dessus et de gauche
incomplètes de la pièce.
Travail à réaliser :
1) Esquisser les différents traits sur les trois vues
2) Faire la mise au net.
 NOTA : Cette pièce présente deux plans
de symétrie.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE

Données : VERT
- La vue en perspective de la pièce
- La vue de face, de dessus et de gauche incomplètes de la pièce.
Travail à réaliser :
1) Esquisser le rectangle d’encombrement de la vue de gauche
2) Esquisser les différents traits sur les trois vues
3) Faire la mise au net F
4) Repasser en couleur sur les trois vues les arêtes repérées sur la
vue en perspective.

VERT

Données :
- La vue en perspective de la pièce F
- La vue de face, de dessus et de gauche incomplètes de la pièce.
Travail à réaliser :
1) Esquisser le rectangle d’encombrement de la vue de dessus
2) Esquisser les différents traits sur les trois vues
3) Faire la mise au net
4) Repasser en couleur sur les trois vues les arêtes repérées sur la
vue en perspective.

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COURS PROJECTION ORTHOGONALE

VERT
F
Données :
- La vue en perspective de la pièce
- La vue de face, de gauche incomplètes ainsi que l’amorce de la
vue de dessus de la pièce.
Travail à réaliser :
1) Esquisser le rectangle d’encombrement de la vue de dessus
2) Esquisser les différents traits sur les trois vues
3) Faire la mise au net
4) Repasser en couleur sur les trois vues l’arête repéré sur la vue en
perspective.

Données : F
- La vue en perspective de la pièce
- La vue de face, de dessus et de gauche incomplètes de la pièce.
Travail à réaliser :
1) Esquisser les différents traits sur les trois vues
2) Faire la mise au net.

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COURS COUPES ET SECTIONS

Une coupe ou vue en coupe est une représentation permettant une meilleure définition et
une compréhension plus aisée des formes intérieures d’un ou plusieurs composants.

IX. LES COUPES SIMPLES :


II.1. PRINCIPE D’UNE COUPE SIMPLE :

ETAPE 1 : CHOISIR UN PLAN DE COUPE (P) ETAPE 2 : COUPER LA PIECE SUIVANT


(P)
Cette partie
Je ne vois
m’empêche de
pas l’intérieur
Created using UNREGISTERED Top Draw 11/26/100 7:55:05 PM
Created using UNREGISTERED Top Draw 11/26/100 7:55:05 PM

voir l’intérieur
de la pièce

(P) (P)

Observateur Partie à supprimer

ETAPE 3:SUPPRIMER LA PARTIE DE LA ETAPE 4 : PROJETER LA PARTIE


PIECE ENTRE L’OBSERVATEUR OBSERVEE SUR LE PLAN (P)
ET (P)
Je peux observer La matière
l’intérieur de la coupée est
pièce hachurée

Matière coupée Hachures

II.2. REPRESENTATION DES SURFACES COUPEES :


Les surfaces coupées sont représentées par des HACHURES (traits fins).

 Les différents types de hachures :

Afin de faciliter la reconnaissance de la famille de matière d’une pièce, on peut

employer des types de hachures spécifiques. Ci-dessous les types de hachures des

catégories de matières fréquemment rencontrées en construction mécanique :


Métaux ferreux (Aciers, fontes) Aluminium et alliages d’Aluminium

Cuivre et alliages de Cuivre Matières plastiques et isolantes

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COURS COUPES ET SECTIONS

REGLES A RETENIR
 Les hachures représentent ……………………………………………………………………..
 Les hachures sont représentées en …………………………………………………………...
 Les hachures ne traversent jamais …………………………………………………………..
 Les hachures ne s’arrêtent jamais sur ………………………………………………………

II.3. DEFINITIONS ET TRACES D’UNE VUE EN COUPE :


1 Tracé du plan de coupe : En trait mixte fin muni de 2 traits forts aux extrémités

3 Désignation du plan de coupe : 4 Désignation de la vue en coupe :


Deux lettres majuscules à chaque Les deux lettres majuscules de
extrémité désignation du plan de coupe (3)

2 Indication du sens d’observation : 5 Transformer la vue en coupe


Deux flèches perpendiculaires au (Contours et arêtes visibles)
plan et dirigées la vue qui reçoit les
hachures. 6 Hachures représentant les
zones coupées (traits continus
fins)

(A)
Sur une vue existante se trouve Sur une autre vue se trouve le
les indications de coupe résultat de la coupe
(Etapes 1, 2, 3 et 4) (Etapes 5 et 6)
II.4. ELEMENTS NON COUPES LONGITUDINALEMENT (DANS LA LONGUEUR) :
D’une manière générale on ne coupe pas un élément plein dans sa longueur si la coupe ne

donne pas une représentation plus détaillée.

ON NE COUPE JAMAIS LES PIECES PLEINES DANS LA LONGUEUR TELLES QUE :


 ………………………………………………………………………………………………………
 ………………………………………………………………………………………………………

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COURS COUPES ET SECTIONS
X. LES ½ VUES :
 PRINCIPE D’UNE ½ VUE : Il consiste à représenter la moitié d’une pièce afin de
simplifier le tracé. Il existe deux types de ½ vues : ½ vue extérieure et ½ vue en coupe.

 CONDITION DE REALISATION D’UNE ½ VUE : La pièce doit obligatoirement


posséder un plan de symétrie .

A-A

La pièce ci-dessus
peut être
représentée soit
en vue extérieure,
soit en coupe.

On constate que, A-A


dans les deux cas,
une partie de la vue
est symétrique à
l’autre.

On peut donc
simplifier le tracé en ne
représentant qu’une
moitié de la vue. A-A

ATTENTION !
Une ½ vue est limitée par un trait
d’axe au niveau de son plan de
symétrie.

Il faut dessiner les symboles de


symétrie en trait fin, sur l’axe, de
½ vue extérieure chaque coté de la vue. ½ vue en coupe

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COURS COUPES ET SECTIONS
XI. LA ½ COUPE :

 PRINCIPE D’UNE ½ COUPE : Il consiste à représenter sur une même vue, de part et
d’autre de l’axe de symétrie, une moitié de la pièce en vue extérieure et l’autre en coupe.

 CONDITION DE REALISATION D’UNE ½ COUPE : La pièce doit obligatoirement


posséder un plan de symétrie.

A-A

ATTENTION !
Désignation de la ½ coupe ½ coupe A-A

ATTENTION !
NE PAS CONFONDRE ½ VUE EN COUPE et ½ COUPE

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COURS COUPES ET SECTIONS
IV. COUPES BRISEES A PLANS PARALLELES :
 Exemple : Pièce comportant 4 trous dans l’embase et un au centre de la pièce.

 Objectif : Représenter sur une seule vue en coupe les formes vues de tous les trous.

 Solution : Utiliser une coupe composée de plusieurs plans de coupe parallèles et décalés
(3 plans dans notre cas).

 Réalisation de la coupe brisée A-A à plans parallèles :


- Les tracés des plans de coupe sont renforcés à chaque changement de direction.
- La vue en coupe A-A représente les plans de coupe comme s’ils avaient été mis
dans le prolongement les uns des autres.

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COURS COUPES ET SECTIONS
XII. COUPES BRISEES A PLANS SECANTS :
 Exemple : Pièce cylindrique comportant 3 trous à 120°.

 Objectif : Représenter sur une seule vue en coupe les formes vues de tous les trous.

 Solution : Utiliser une coupe composée de 2 demi-plans de coupe sécants

 Réalisation de la coupe brisée A-A à plans sécants :


- Les tracés des plans de coupe sont renforcés au changement de direction des
plans de coupe.
- Le plan de coupe oblique est amené par rotation d’angle  dans le prolongement de
l’autre.

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COURS COUPES ET SECTIONS
XIII. COUPES DE NERVURES :
 Exemple : Une pièce comportant deux nervures de part et d’autre d’un bossage.

 Objectif : Différencier immédiatement la coupe d’une pièce massive de celle d’une pièce
nervurée de même section.

NERVURE

NERVURE

Si on l’observe suivant la flèche et qu’on la Pour éviter l’effet visuel de masse :


représente en coupe, le plan de coupe A-A On ne coupe jamais longitudinalement
passe par le plan médian des nervures et la une nervure.
vue en coupe A-A obtenue ci-dessous
donne une idée fausse des formes de la
pièce qui semble massive.

NERVURE NERVURE

A RETENIR !
ON NE COUPE JAMAIS LONGITUDINALEMENT UNE NERVURE.

29
Mécatronique Dessin Technique
ENSA Kénitra
COURS COUPES et SECTIONS
LES SECTIONS :

 Objectif : Eviter de surcharger les vues en isolant les formes que l’on désire préciser.
SECTION
A RETENIR !
Une section peut être considérée comme
une tranche de pièce très fine.
ELLE NE CONSERVE, PAR RAPPORT A LA COUPE,
QUE LA SURFACE SECTIONNEE.

 SECTION SORTIE :
Une section sortie et dessinée en trait fort
pour tous les contours et en trait fin pour les
hachures.
La section est placée le plus souvent dans
le prolongement du plan de coupe comme
sur la figure ci-contre (soit dans le
prolongement de l’axe de la pièce).
Les indications de coupes (plans, flèches,
lettres) peuvent ne pas être placées si il n'y a
aucune ambiguïté possible.
Figure

 SECTION RABATTUE :
La section est rabattue directement sur la
vue, dans ce cas elle se trace EN TRAIT FIN. Figure 2

Le plan de coupe et les flèches du sens


d'observation sont facultatifs.

 COUPE LOCALE / PARTIELLE :

La coupe partielle permet de montrer un


usinage intérieur sans couper la totalité de la
pièce. Elle se trace EN TRAIT FIN avec un trait
délimitant la zone coupée à main levée.

30
Mécatronique Dessin Technique

COURS VOCABULAIRE TECHNIQUE DES FORMES ENSA Kénitra

 Remarque : Le tableau ci-dessous se réfère à la fiche 2 repérant les formes des pièces.

VOCABULAIRE
REP. TECHNIQUE DEFINITION GENERALE
DES FORMES

A ALESAGE Forme contenante cylindrique ou non

B ARBRE Elément contenu cylindrique ou non

Surface à section circulaire partielle qui est destinée à supprimer


C ARRONDI
une arête vive.
Saillie prévue sur une pièce afin de limiter la portée (surface
D BOSSAGE
d’appui)

E CHANFREIN Petite surface obtenue par suppression d’une arête sur une pièce

Surface à section circulaire partielle destinée à raccorder deux


F CONGE
surfaces formant un angle rentrant

G EMBASE Elément d’une pièce destiné à servir de base

H EPAULEMENT Changement brusque de la section d’une pièce par usinage

Rainure(s) hélicoïdale(s) exécutée(s) à partir d’un cylindre ou d’un


I FILETAGE
cône EXTERIEUR

J GORGE Dégagement étroit généralement arrondi à sa partie inférieure

Logement cylindrique généralement destiné à « noyer » une tête de


K LAMAGE
vis

L MEPLAT Surface plane sur une pièce à section circulaire

Partie saillante d’une pièce servant à augmenter la résistance ou la


M NERVURE
rigidité
Entaille longue dans une pièce pour recevoir une clavette, une
N RAINURE
languette ou plus généralement un tenon

O TROU OBLONG Trou plus long que large, terminé par deux demi-cylindres.

Rainure(s) hélicoïdale(s) exécutée(s) à partir d’un cylindre ou d’un


P TARAUDAGE
cône INTERIEUR

31
Mécatronique Dessin Technique

COURS VOCABULAIRE TECHNIQUE DES FORMES ENSA Kénitra

32
Mécatronique Dessin Technique
ENSA Kénitra
COURS FILETAGES ET TARAUDAGES
I. DEFINITION :
Un filetage est obtenu à partir d’un arbre ou d’un alésage sur lequel ont été réalisées une ou
plusieurs rainures hélicoïdales. La partie pleine restante est appelée : FILET.
 Terminologie :
Une vis est :

Filetée

FILETAGE Filet

Un écrou est :

TARAUDAGE Taraudé
…… Filet

II. EMPLOIS :
Les pièces filetées sont d’une utilisation fréquente en mécanique. Un filetage peut avoir
différentes applications :
- ASSURER un effort de pression entre des pièces pour les immobiliser les unes par
rapport aux autres. Exemple : Vis d’assemblage ou de pression, écrous, boulons,
goujons.
- TRANSFORMER un mouvement de rotation en un mouvement de translation : Système
Vis-Ecrou. Exemple : Mors mobile d’un étau.

III. MODES D’OBTENTION :


Un filetage peut être obtenu de plusieurs manières.
On retiendra :
 avec outil à utilisation manuelle : Taraud (taraudage) ou Filière (filetage)

Extérieur : filetage
 avec outil de coupe sur Machine Outil : Outil à fileter
Intérieur : taraudage
33
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COURS FILETAGES ET TARAUDAGES
IV. CARACTERISTIQUES DES FILETAGES ET DES TARAUDAGES :
Pour qu’un écrou puisse être assemblé à une vis, les deux éléments doivent avoir les
mêmes caractéristiques: Profil du filet, diamètre nominal, pas, sens de l’hélice
et nombre de filets.

Pas Pas
ECROU

 d  D
VIS

a) PROFIL DU FILET :
Il existe différents types de profils :
Profil Trapézoïdal (transmission de mouvement avec efforts importants)
Profil Gaz (robinetterie, tuyauterie)
Profil Dissymétrique « à dents de scie » (transmission d’efforts dans un seul sens)
Profil Rond (efforts importants et chocs ; Exemple : Axe d’attache caravane)
Nous retiendrons le plus courant (utilisé dans la visserie courante de commerce) :
…………………………………
Troncature
Sommet
Creux Le profil métrique ISO
Filet

Fond
Congé
Symbole du profil métrique ISO : M

b) DIAMETRE NOMINAL:
Le diamètre nominal correspond au plus grand diamètre du filetage (d) ou du
taraudage (D).

D  d.

TARAUDAGE FILETAGE
Diamètre (D) mesuré au fond des Diamètre (d) mesuré au sommet des
filets. filets.
Condition de montage : d = D

34
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COURS FILETAGES ET TARAUDAGES
c) PAS :
Le pas est la distance entre 2 “sommets” consécutifs d’un même filet (voir § 4-a).

1 tour de la vis par rapport à l’écrou  Déplacement de la valeur du pas de la vis par

rapport à l’écrou.

DEPLACEMENT (mm) = PAS (mm) x NOMBRE DE TOUR(S)

d) SENS DE L’HELICE :
Filetage à droite Filetage à gauche

En maintenant son axe vertical, si on


observe une vis avec un filetage à droite
(sens courant), le filet monte en allant
de la gauche vers la droite, donc le
serrage est réalisé en tournant la vis
dans le sens des aiguilles d’une montre
(inverse pour les vis à filetage à gauche).

a) NOMBRE DE FILETS :
Sur un même cylindre, on peut exécuter un ou plusieurs filets. Généralement une vis ne
comprend qu’un seul filet.

 Colorier le filet sur le pas  Colorier les deux filets sur le pas
Pas Pas

er
1 filet
nd
2 filet

Vis à 1 filet Vis à 2 filets

35
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V. REPRESENTATION DES FILETAGES :

 NOMINAL (d)
représenté par un
cercle extérieur en trait FORT
Vue en bout

FOND DE FILET (  0,8 d)


représenté par un
3/4 de cercle intérieur
en trait FIN

Vue de face
FIN DE FILETAGE
représenté en trait FORT

En cas de nécessité fonctionnelle,


filet incomplètement formé
représenté en trait FIN

 NOMINAL (d)
représenté en trait FORT

FOND DE FILET (  0,8 d)


représenté en trait FIN

* REMARQUE : Si un filetage est caché, il est représenté en POINTILLES .

36
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COURS FILETAGES ET TARAUDAGES
VI. REPRESENTATION DES TARAUDAGES :

 NOMINAL (D)
représenté en trait FIN

 DE PERCAGE avant taraudage ( 


0,8 D) représenté en trait FORT

FIN DE TARAUDAGE
représenté en trait FORT

En cas de nécessité
filet incomplètement formé
représenté en trait FIN

EMPREINTE du foret à 120 °


du perçage avant taraudage

 NOMINAL (d)
représenté par 3/4 de cercle extérieur en trait FIN

 DE PERCAGE avant taraudage (  0,8 D)


représenté par cercle intérieur en trait FORT

 NOMINAL (D)
représenté en trait FIN

 DE PERCAGE
avant taraudage (  0,8 D)
représenté en trait FORT

Les hachures traversent le nominal de taraudage et s’arrêtent sur les


traits forts du de perçage.

* REMARQUE : Si un taraudage est caché, il est représenté en POINTILLES .

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COURS FILETAGES ET TARAUDAGES
VII. REPRESENTATION DES FILETAGES ET TARAUDAGES MONTES :

La représentation du filetage l’emporte sur celle du taraudage.

+ =

+ =

VIII. COTATION DES FILETAGES ET TARAUDAGES :


M16
M16

VIII.1 COTATION DU DIAMETRE NOMINAL :


 On cote toujours le ø nominal (c’est à dire le plus grand diamètre). S’il s’agit d’un profil
de filetage métrique ISO, placer la lettre M à la place du symbole ø.
 On indique le pas (après la valeur du ) que si celui-ci est différent du pas métrique usuel.

 Coter sur les 4 vues le diamètre nominal.

VIII.2 COTATION DES LONGUEURS :

 Tige filetée (Vis) Cotation de la longueur filetée (vue a)


 Coter la longueur filetée sur la vue a.
 Trou taraudé borgne  Cotation de la profondeur du taraudage (vue b)
 Cotation de la profondeur du trou borgne (vue b)
 Coter la profondeur du taraudage et la profondeur du trou borgne sur la vue b.
 Trou taraudé débouchant  Cotation de la profondeur du taraudage.

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COURS ASSEMBLAGES
VIII. DEFINITION :
Une solution constructive d’assemblage a pour fonction de LIER DES PIECES LES UNES AUX

AUTRES, en utilisant différents moyens d’assemblage : Par organes filetés, par collage, par

soudages …

IX. TYPES D’ASSEMBLAGE :


Chaque moyen d’assemblage peut être défini par cinq critères :

II.5. ASSEMBLAGE COMPLET OU PARTIEL :


- Assemblage COMPLET : Aucun mouvement possible entre les pièces assemblées.

- Assemblage PARTIEL : Mouvement(s) possible(s) entre les pièces assemblées.

II.6. ASSEMBLAGE DEMONTABLE OU NON DEMONTABLE (PERMANENT) :


- Assemblage DEMONTABLE : Il est possible de supprimer la liaison sans détériorer les

pièces ou les éléments liés.

- Assemblage NON DEMONTABLE (PERMANENT) : Impossible de supprimer la liaison sans

provoquer la détérioration des pièces ou des éléments liés.

II.7. ASSEMBLAGE ELASTIQUE OU RIGIDE :


- Assemblage ELASTIQUE : Un déplacement d’une pièce provoque la déformation d’un

élément élastique (ressort, caoutchouc).

- Assemblage RIGIDE : L’assemblage n’est élastique dans aucune direction de déplacement.

II.8. ASSEMBLAGE PAR OBSTACLE OU PAR ADHERENCE :


- Assemblage PAR OBSTACLE : Un élément fait obstacle au mouvement entre deux pièces.

- Assemblage PAR ADHERENCE : L’assemblage est obtenu par le phénomène d’adhérence dû

au frottement entre les pièces.

II.9. ASSEMBLAGE DIRECT OU INDIRECT :


- Assemblage DIRECT : La forme des pièces liées sont directement en contact. Il n’y a pas

d’élément intermédiaire.

- Assemblage INDIRECT : L’assemblage nécessite un ou des éléments intermédiaires.

* Remarque : Les moyens d’assemblages qui suivent sont complets et rigides.

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COURS ASSEMBLAGES
X. MOYENS D’ASSEMBLAGE DEMONTABLES :
II.10. PAR ELEMENTS FILETES :
L’assemblage est considéré obtenu par adhérence indirecte.

Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3 Fig. 4

1. VIS D’ASSEMBLAGE (fig. 1) :

La pièce (3) seule possède un trou TARAUDE recevant la partie filetée de la vis.
Les autres pièces possèdent UN TROU LISSE

2. BOULON (fig. 2) :

BOULON = VIS + ECROU

Les pièces à assembler possèdent UN TROU LISSE

Le trou taraudé se trouve dans l’écrou.

3. GOUJON (fig. 3) :

Il est composé d’une tige, filetée à ses 2 extrémités séparées par une partie lisse.

Le goujon (1) est implanté dans la pièce (5) possédant un trou TARAUDE

L’effort de serrage axial nécessaire au MAintien en Position (MAP) est réalisé par l’écrou (2).

4. VIS DE PRESSION (fig. 4) :

L’effort de serrage nécessaire au maintien en position est exercé par L’EXTREMITE DE LA

VIS

40
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COURS ASSEMBLAGES
II.11. PAR FREINAGE DES VIS ET ECROU :
FONCTION DU FREINAGE DES VIS ET ECROU
S’OPPOSER AU DESSERAGE DES VIS ET DES ECROUS SOUMIS AUX CHOCS, VIBRATIONS,
DIFFERENCES DE TEMPERATURES ….

1. FREINAGE PAR ADHERENCE (sécurité relative) :

Rondelle à dents (éventails) Rondelle élastique (Grower) Rondelle conique lisse (Belleville)

Détail : Détail :

Contre-écrou Ecrou auto-freiné (Nylstop)

2. FREINAGE PAR OBSTACLE (sécurité absolue) :

Rondelle frein
Plaquettes, arrêtoir à
Goupille « V » (Utilisée avec un écrou à encoches pour le
ailerons
serrage des roulements)
A TRAVERS L’ECROU Languette de la rondelle rabattue
(écrou a créneaux) dans une encoche de l’écrou

Rondelle frein

DERRIERE L’ECROU Ecrou à encoches

Clé

41
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II.12. PAR OBSTACLE :
Les pièces qui ont une fonction d’obstacle sont souvent des pièces standards.

1. LES GOUPILLES :

- Goupille cylindrique : La goupille doit être montée serrée (Sans jeu entre la

goupille et le perçage). Cette goupille de précision est utilisée lorsque l’on veut un

positionnement précis des 2 pièces l’une par rapport à l’autre.

- Goupille élastique (Mécanindus) : Elle est maintenue dans son logement par expansion

élastique. Elle se loge dans un trou brut de perçage beaucoup moins onéreux.

- Goupille fendue (symbole « V ») et goupille cavalier : Elles servent à freiner ou à Goupille


cavalier
arrêter des axes, tiges, écrous …
Goupille « V »

- Goupille cannelée : La réalisation de trois fentes à 120° provoquent un léger gonflement

de la matière en périphérie qui assurent le maintien en position par coincement dans le

logement cylindrique.

2. ANNEAUX ELASTIQUES :

Les anneaux élastiques sont destinés à arrêter en translation une pièce cylindrique par rapport à une autre.

Anneaux élastiques à montage AXIAL (CIRCLIPS) Anneaux élastiques à montage


Pour Arbres Pour Alésages RADIAL (Anneaux d’arrêts)

3. DENTELURES :

Les axes dentelés permettent la transmission d’un couple et le calage angulaire d’un

organe de commande dans plusieurs positions.

L’immobilisation de l’organe est réalisée par ajustement serré (sans jeu) ou par

pincement (voir assemblage par adhérence). Dentelures

Cannelures
4. CANNELURES :

Les cannelures sont utilisées pour transmettre un couple entre arbre et moyeu. Elles

sont plus performantes que les goupilles et les clavettes mais réservées à des
Moyeu
fabrication en série. Arbre cannelé
42
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3 - Clavette
5. CLAVETTES :

Un clavetage se réalise entre un arbre (1) et un moyeu (2) 2

s’assemblant par l’intermédiaire de formes cylindriques ou coniques.

ELEMENTS CONSTITUTIFS :
1
1. Rainure de clavette dans l’arbre

2. Rainure de clavette dans le moyeu

3. Clavette
y y
REALISATION DE L’ASSEMBLAGE :
Jeu

z O O x

COMPOSANTS MOBILITES
Tx Ty Tz Rx Ry Rz
1 0 0 1 0 0
1 Arbre + Moyeu  Repasser en bleu sur les vues en coupe, les
surfaces de mise en position du moyeu
par rapport à l’arbre.
Tx Ty Tz Rx Ry Rz
1 0 0 0 0 0
Arbre + Moyeu
2  Repasser en rouge sur les vues en coupe,
+ Clavette les surfaces permettant l’arrêt en
rotation du moyeu par rapport à l’arbre.
Tx Ty Tz Rx Ry Rz
Arbre + Moyeu + Clavette
0 0 0 0 0 0
+ Arrêt en translation
3 (ex : vis + rondelle plate  Repasser en vert sur les vues en coupe, les
ou surfaces permettant l’arrêt en
translation du moyeu par rapport à l’arbre.
Anneau élastique …)

FONCTION D’UNE CLAVETTE


Bloquer la rotation de l’arbre par rapport au moyeu (autour de Ox dans notre cas).

DIFFERENTS TYPES DE CLAVETTES :

Clavette parallèle Clavette parallèle Clavette parallèle


Clavette disque
forme A forme B forme C

43
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II.13. PAR ADHERENCE : Tampon

Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3

1. PAR DEFORMATION OU PINCEMENT (Fig. 1) :

La liaison est assurée par déformation d’une des deux pièces à lier.

2. PAR TAMPONS TANGENTS (Fig. 2) :

Le rapprochement des deux tampons assure le MAintien en Position (MAP) des pièces à lier.

3. PAR COÏNCEMENT (Fig. 3) :

La conicité des pièces à lier est telle que l’adhérence entre les matériaux maintient les pièces liées.

I. MOYENS D’ASSEMBLAGE NON DEMONTABLES (PERMANENTS) :


II.14. PAR RIVETAGE :
La liaison entre deux pièces minces (toles) est réalisée

par déformation de l’extrémité d’un rivet. Cette

déformation est appelée « rivure ».

II.15. PAR COLLAGE :


La construction collée est un mode d’assemblage qui utilise les qualités d’adhérence de certaines matières

synthétiques. Principaux adhésifs : Polychloroprène « Néoprène », Polyamide, Epoxyde « Araldite », Silicone…

*Préparation des pièces : Le joint de colle doit travailler au « cisaillement » en évitant l’effet de « pelage ».

A éviter : Risque de A préférer !!!


pelage
II.16. PAR EMMANCHEMENT FORCE :
Avant le montage, la cote effective de l’arbre (d2) est légèrement

supérieure à la cote effective de l’alésage (d1).

On oblige l’arbre à pénétrer dans l’alésage avec un maillet ou une

presse …

44
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COURS ASSEMBLAGES
II.17. PAR SOUDAGE :
1. Soudage autogène (fig. 1) : Les pièces à assembler, de même nature ou de composition voisine,

participent à la constitution du cordon de soudure (fig. 2). L’assemblage est « homogène », c’est à dire

« fait du même métal ».

Exemple : Soudage au chalumeau oxyacéthylénique surtout employé pour souder des toles minces.

2. Brasage (fig. 1) : L’assemblage est hétérogène. La formation du cordon de soudure (fig. 2) est

assurée par la seule intervention du métal d’apport qui agit comme une colle (les pièces conservent

leurs contours primitifs).

Brasage tendre : Soudage à l’étain pour souder des fils éléctriques.


Brasage fort : Soudage à l’argent ou au cuivre pour souder des canalisations.

3. Soudage électrique par résitance : Aucun métal d’apport. Le passage du courant crée un

échauffement qui provoque une fusion locale et le soudage des pièces.

Soudage par point ou à la molette : Surtout employé pour les travaux de tôlerie.
Fig. 1

Représentation simplifiée (ex : soudure d’angle) (Fig. 2) Symbole

Cordon de Cordon de
soudure soudure

II.18. PAR SERTISSAGE :


Le sertissage consiste à rabattre ensemble les bords de deux pièces en tôle, ou le bord d’une pièce

contre celui d’une autre, afin de les assembler.


Couvercle
Exemple : Assemblage du couvercle et du corps d’un détendeur de gaz.

Couvercle
Le rebord du corps est
rabattu sur le couvercle

Corps
Corps

II.19. PAR INSERTION AU MOULAGE :


Une pièce est emprisonnée au moulage dans la matière constitutive d’une autre pièce.

Exemple : Moulage du manche plastique sur la lame d’un tournevis en acier.

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COURS ASSEMBLAGES
V. VISSERIE ET BOULONNERIE.

V.1. Vis d’assemblage à métaux.


Le serrage le plus énergique est obtenu par les têtes hexagonales (H) puis par les têtes à 6 pans creux (CHC) qui
présentent l’avantage de pouvoir être logées ou noyées dans un lamage.

Voici les principales têtes de vis utilisées en ROCSM.

V.1.1. Désignation normalisée des vis.

Exemple de désignation.

1. le terme « vis »
2. symbole de forme de tête « H »
3. symbole de filetage métrique
4. diamètre nominal « d »
5. longueur sous tête « L »
6. longueur filetée « b »
7. classe de qualité

Vis H M 20 x 100 x 80, 8-8

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COURS ASSEMBLAGES

Application : donnez la désignation normalisée de la vis suivante sans spécifier sa classe de qualité.

………………………………………………………

V.2. Les principaux écrous

V.2.1. Désignation normalisée des écrous.


Exemple : Ecrou H, M 20 , 10

………….….. ………………
……………… ..
……………...

47
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COURS ASSEMBLAGES

V.3. Les rondelles.

V.3.1. Les rondelles d’appui.


Elles évitent de marquer les pièces en augmentant la surface de contact. Certains types permettent le
freinage des vis et des écrous.

Rondelles plates

Exemple de désignation : Rondelle M 10 U

Rondelles élastiques

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COURS Cotation Dimensionnelle

Pour réaliser un objet à partir d’un


dessin, il faut une représentation
graphique complète et précise des
formes et contours (rôle des vues
normalisées) et une description
détaillée et chiffrée des dimensions
essentielles ; c’est le rôle de la
cotation.
Pour faciliter la tâche aux divers
intervenants dans la réalisation de
l’objet, on doit maîtriser correctement
l’exécution graphique de la cotation.

1. ROLES :

A. Permet d'avoir les dimensions de la pièce sans avoir à mesurer ce qui manquerait de précision ;
B. Permet à l'ouvrier qui réalise la pièce de ne pas se soucier de l'échelle du dessin ; on doit
toujours mettre les côtes réelles sur un dessin ;
C. Permet d'indiquer d'autres renseignements que les dimensions: les tolérances, les formes des
surfaces, la position des surfaces, etc. ;
D. Permet de ne pas se soucier de l'unité car les dimensions sont toujours en mm. On ne met pas
l’unité ;
E. Permet de ne pas refaire le dessin si une dimension est changée.

2. EXECUTION GRAPHIQUE DE LA COTATION :

2.1 cote

La plupart des dimensions


(longueurs, largeurs, hauteurs,
angles, etc.) sont sous forme de
cotes. Une cote se compose des
quatre éléments principaux
suivants :
 Une ligne de côte, en trait
fin ;
 Deux lignes de rappel,
d’attache ou d’extension, en trait continu fin. Un trait d’axe, ou mixte fin peut aussi être utilisé ;
 Deux flèches précisant les limites de la ligne de côte ;
 Un texte (dimension chiffrée de la côte plus tolérance éventuelle).
 Si la ligne de côte est horizontale, écrire le texte au milieu et au-dessus de la ligne ;
 Si la ligne de côte est verticale, écrire le texte au milieu à gauche de la ligne et de bas en haut.

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COURS Cotation Dimensionnelle
2.2 Erreurs à ne pas commettre ou règles à respecter

a. Pas de cote dans la vue ;


b. Pas de cote sur des
pointillés ;
c. Pas de ligne de côte
coupée ;
d. Pas de côte surabondante
(en trop) ;
e. Pas de place, utiliser des
lignes de repères ;
f. Flèches opposées remplacées par un point ;

2.3 Cotation des angles

2.4 Cotation des pièces symétriques et des diamètres :

Pour les cotes ne pouvant


avoir qu’une ligne d’attache,
prolonger la ligne de cote de
5mm au-delà de l’axe de
symétrie :

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COURS Cotation Dimensionnelle
1. BUT DE LA COTATION :
La cotation dimensionnelle d’un dessin a pour objet d’indiquer les différentes dimensions réelles de
l’objet avec plus de précision qu’un simple relevé à l’échelle, ceci en vue de sa fabrication.

2. ELEMENTS D’UNE COTE :

On distingue :

- Les lignes d’attache


- La ligne de cote 5
- La valeur de la dimension
- Les extrémités

 Repérer ces éléments dans l’exemple


ci-contre

 Indiquer le type de trait utilisé (fort/fin):  Unité (à compléter):

ELEMENT TYPE DE TRAIT Unité utilisée pour les valeurs:


Lignes d’attache …………………..
La ligne de cote Cette unité est-elle indiquée sur le
valeur de la dimension dessin ?
Les extrémités ……………………..

 Rechercher sur votre livre les indications :

* Angle d’inclinaison des flêches d’extrémité : * Hauteur habituelle des chiffres


d’indication :
………………………………………………………
…………………….…………………… …………………….

3. VALEURS LINEAIRES :
3.1. Inscription / Orientation des cotes :
 Compléter les 2 cotes dont les lignes d’attache sont données :

Cotation horizontale Cotation verticale

Conclure : Quand la ligne de cote est orientée Conclure : Quand la ligne de cote est orientée
horizontalement, alors l’inscription est verticalement, alors l’inscription est orientée
orientée ..………………, et se place ..………………, et se place ……………….. la
…………. la ligne de cote. ligne de cote.
CONCLUSION :
L’inscription des chiffres dépend de ………………………………………………

51
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COURS Cotation Dimensionnelle
3.2. Sens de lecture :
 Compléter les cotations ci-dessous :
CONCLUSION :

Le nombre de sens de lecture maximum défini


dans un tel dessin est de :
……………..

3.3. Modes de cotation :


 Barrer les propositions à éviter et rechercher le nom de la cotation utilisée :
Cotation dite ‘ …………..’ Cotation dite ‘………………..’

3.4. Manque de place :


 Compléter en indiquant les chiffres et les flêches manquants:

4. VALEURS ANGULAIRES :

 Coter l’inclinaison du chanfrein par rapport à une de ses génératrices :


Chanfrein

5. COTATION DE DIAMETRES :

Ou :

52
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COURS Cotation Dimensionnelle

Fraisure :
Ø de perçage : 4,5
Profondeur des fraisures : 2

Données :
- En haut le dessin d’une fenêtre avec les différents composants du système de fermeture.
- La vue en perspective cotée du chapiteau.

On demande :
- Sur format A4 horizontal à l’échelle 2:1.
- La vue de face suivant F.
- La vue de dessus et la vue de droite.

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COURS COTATION FONCTIONNELLE
I. RAPPEL :
Etant donné l’imprécision des procédés de fabrication (fraisage, tournage …), on tolère que les cotes réalisées,
en théorie égales à la cote nominale, soient comprises entre une cote Maximale et une cote minimale.
Intervalle de Tolérance (IT)

Cote mini.
Cote Maxi.

II. NECESSITE DE LA COTATION FONCTIONNELLE :


Un mécanisme est constitué de différentes pièces. Pour que ce mécanisme fonctionne, des conditions
fonctionnelles doivent être assurées : Jeu, serrage, retrait, dépassement …
Ces conditions fonctionnelles sont susceptibles d’être modifiées en fonction des dimensions de certaines pièces.
La cotation fonctionnelle permet de rechercher les cotes fonctionnelles à respecter afin que les
conditions fonctionnelles soient assurées.
* Remarque : Les cotes fonctionnelles déterminées sont ensuite inscrites sur le dessin de définition de chaque pièce.

III. VOCABULAIRE :
Afin d’illustrer la suite des explications, nous prendrons un exemple simple : Une allumette dans sa boîte.
1 2

II.1. COTE-CONDITION (CC):


 Condition : Pour que l’allumette puisse être placée dans la boîte, il faut qu’il y ait un jeu entre l’allumette et la
boîte.
La cote-condition (CC) sera représentée sur le dessin par : Un vecteur à double trait, orienté
POSITIVEMENT de la façon suivante :

Cote-Condition Cote-Condition
HORIZONTALE VERTICALE

De gauche à droite : De bas en haut :


- Un point à gauche - Un point en bas
- Une flèche à droite - Une flèche en haut

a
 Reporter le vecteur cote-condition a identifiant le jeu nécessaire
entre la boîte et l’allumette sur le dessin ci-contre :
1 2

54
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COURS COTATION FONCTIONNELLE
II.2. SURFACES TERMINALES :
Les surfaces auxquelles se rattachent une cote-condition (ex. : a ), sont des SURFACES TERMINALES.
* Attention ! : Les surfaces terminales sont perpendiculaires à la direction de la cote-condition.

 Identifier les surfaces terminales liées à la cote-condition a


1 2

Surface terminale en contact avec la boîte (1),


T1 T2
1
nous l’appellerons : T1 a
Surface terminale en contact avec l’allumette (2),
2
nous l’appellerons : T2
1 2

II.3. SURFACES DE LIAISON :


Les surfaces de contact entre les pièces, assurant la cote-condition (ex. : a ), sont des SURFACES DE
LIAISON.
* Attention ! : Les surfaces de liaison sont perpendiculaires à la direction de la cote-condition.

 Identifier la surface de liaison entre (1) et (2) assurant la


a 2/1
la cote-condition a
1 2

IV. CHAINES DE COTES :


La cote-condition et les cotes fonctionnelles associées sont représentées dans une chaîne appelée
CHAINE DE COTES (boucle fermée). C’est une somme de vecteurs.

IV.1. METHODES D’ETABLISSEMENT D’UNE CHAINE DE COTES :


T1 T2 2/1
a1
a a2

1 2

1) Dessiner la cote condition (si ce n’est déjà fait) :

 Représenter le corps du vecteur par 2 traits fins parallèles

 Orienter le vecteur cote-condition dans le sens positif, pour cela :


- Dessiner le point origine du vecteur cote-condition
- Dessiner la flèche d’extrémité du vecteur cote-condition

 Nommer la cote-condition

55
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COURS COTATION FONCTIONNELLE
2) Repérer les surfaces terminales et les surfaces de liaison (ou de contact) :

 Pour notre exemple, les surfaces terminales sont : T1 et T2 et la surface de liaison est : 2/1
* Attention ! : Ces surfaces doivent être perpendiculaires à la direction de la cote-condition.

3) Coter la première pièce :


Partir toujours de l’origine du vecteur cote-condition. Dans notre exemple, l’origine touche la pièce 1,
surface terminale T1.

 Coter cette pièce jusqu’à la surface de liaison en contact avec une autre pièce.

 Nommer la cote fonctionnelle obtenue de la façon suivante : a1


Nom de la cote-condition N° de la pièce

4) Coter la pièce en contact :


En cotant cette nouvelle pièce, il faut se poser la question suivante :

Une des surfaces de la nouvelle pièce est elle la surface


terminale
liée à l’extrémité du vecteur cote-condition (la flèche)?

Coter la nouvelle pièce : Dernière cote fonctionnelle :

 Coter cette nouvelle pièce de la surface de  Coter cette nouvelle pièce de la surface de
liaison jusqu’à l’autre surface de liaison en liaison (ici 2/1), à la surface terminale (ici T2)
contact avec une autre pièce.
 Nommer la cote fonctionnelle. Ici : a2
 Nommer la cote fonctionnelle obtenue.

Fin de la chaîne de cotes


IV.2. REGLES A RESPECTER :

 Les cotes sont positives dans le sens du vecteur cote-condition et négatives


dans le sens opposé
 Il n’y a qu’une seule cote par pièce dans une chaîne de cote
 Une cote relie toujours deux surfaces d’une même pièce
 L’origine du premier vecteur est confondu avec l’origine du vecteur cote-
condition (le point)
 L’extrémité du dernier vecteur est confondue avec l’extrémité du vecteur cote-
condition (la flèche).

56
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COURS COTATION FONCTIONNELLE
IV.3. EQUATION DE PROJECTION ET CALCUL :
Soit la chaîne de cotes de la cote-condition a:
Avec : a1 max. = 70,5 mm a1
+0,5
a1 = 70
0 a1 min. = 70 mm a a2
 0,8
a2 = 55 1 2
a2 max. = 55,8 mm

a2 min. = 54,2 mm

 EQUATION DE PROJECTION :
Les cotes sont positives dans le sens du vecteur cote-condition et négative dans le
sens opposé.
La cote-condition = somme des cotes positives - la somme des cotes négatives.

 Ecriture de l’équation de la cote-condition a: a = a1 – a2

 JEU MAX (J MAX) :


Le jeu de la cote-condition est maximal quand les dimensions des vecteurs positifs sont maximales et les

dimensions des vecteurs négatifs sont minimales.

 Calculer a max : a max = a1 max – a2 min


a max = 70,5 – 54,2 = 16,3 mm

 JEU min (J min) :


Le jeu de la cote-condition est minimal quand les dimensions des vecteurs positifs sont minimales et les

dimensions des vecteurs négatifs sont maximales.

 Calculer a min : a min = a1 min – a2 max


a max = 70 – 55,8 = 14,2 mm

 INTERVALLE DE TOLERANCE DU JEU (IT J) :

 Désigner l’IT du jeu : IT a

 Calculer l’IT du jeu : IT a = a max – a min IT a = 2,1 mm


Ou

IT a = IT a1 + IT a2 IT a = 0,5 + 1,6 = 2,1 mm

57
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COURS COTATION FONCTIONNELLE

METHODE D’ETABLISSEMENT D’UNE CHAINE DE COTES

1) Dessiner la cote condition (si ce n’est déjà fait) :

 Représenter le corps du vecteur par 2 traits fins parallèles :

 Orienter le vecteur cote-condition dans le sens positif, pour cela :


- Dessiner le point origine du vecteur cote-condition
OU
- Dessiner la flèche d’extrémité du vecteur cote-condition

 Nommer la cote-condition, exemple :


a

2) Repérer les surfaces terminales et les surfaces de Liaison (ou de contact) :


Les surfaces terminales et de liaison doivent être PERPENDICULAIRES à la direction du vecteur
cote-condition.

3) Coter la première pièce :


PARTIR TOUJOURS DE L’ORIGINE du vecteur cote-condition.

 Coter cette pièce jusqu’à la surface de liaison en contact avec une autre pièce.

 Nommer la cote fonctionnelle obtenue de la façon suivante : a1


Nom de la cote-condition N° de la pièce

4) Coter la pièce en contact


En cotant cette nouvelle pièce, il faut se poser la question suivante :

Une des surfaces de la nouvelle pièce est elle la surface


terminale
liée à l’extrémité du vecteur cote-condition (la flèche)?

Coter la nouvelle pièce : Dernière cote fonctionnelle :

 Coter cette nouvelle pièce de la surface de  Coter cette nouvelle pièce de la surface de
liaison jusqu’à l’autre surface de liaison en liaison à la surface terminale
contact avec une autre pièce.
 Nommer la cote fonctionnelle.
 Nommer la cote fonctionnelle obtenue.

Fin de la chaîne de cotes

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COURS COTATION FONCTIONNELLE

EQUATION DE PROJECTION
a ET CALCULS
Soit la chaîne de cotes de la cote-condition :

a1
a a2

1 2

 EQUATION DE PROJECTION :
 EQUATION
Les cotes sontDEpositives
PROJECTION
dans le sens du vecteur cote-condition et négatives dans
le sens opposé.
Cote-condition = somme des cotes positives - la somme des cotes
négatives.

 a = a1 – a2

 JEU MAX (a MAX) :


La cote-condition est maximale quand les dimensions des vecteurs positifs sont maximales et
les dimensions des vecteurs négatifs sont minimales.

 a max = a1 max – a2 min

 JEU min (a min) :


La cote-condition est minimale quand les dimensions des vecteurs positifs sont minimales et les

dimensions des vecteurs négatifs sont maximales.

 a min = a1 min – a2 max

 INTERVALLE DE TOLERANCE DU JEU (IT a) :

 IT a = a max – amin
Ou

 IT a = Somme des IT des pièces = IT a1 + IT a2

59
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COURS AJUSTEMENTS
DEFINITION ET ECRITURE :
On parle d'ajustement lorsque l'on assemble un arbre et un alésage de même côte nominale.
On utilise le système ISO pour quantifier un ajustement. Un ajustement est composé de la cote nominale commune
suivie des symboles correspondants à la tolérance de chaque pièce en commençant toujours par
l’ALESAGE.
Les ajustements sont inscrits sur les dessins d’ensembles.

 Exemple : Chape de frein arrière

L’ajustement entre la bielette et la chape a l’écriture suivante :


Symbole de la tolérance de l’ARBRE

20 H7 / e6
Côte nominale commune Symbole de la tolérance de l’ALESAGE (toujours inscrit en premier)

Dans notre exemple, l’ALESAGE est la chape et l’arbre est la biellette

II. NATURE D’UN AJUSTEMENT :


II.4. AJUSTEMENT AVEC JEU :
 Exemple : H7/ f6

La cote réalisée (cote effective) de l’ALESAGE est toujours SUPERIEURE à la cote de l’arbre. Les IT ne se

chevauchent pas.
 Jeu Maxi = Alésage Maxi – arbre mini

 Jeu mini = Alésage mini – arbre maxi


Alésage Maxi

Alésage mini

Arbre Maxi
arbre mini

 IT jeu = Jeu Maxi – Jeu mini


Pour vérification :
 IT jeu = IT Alésage + IT arbre

60
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COURS AJUSTEMENTS
II.5. AJUSTEMENT AVEC SERRAGE :
 Exemple : H8 / p7
La cote réalisée (cote effective) de l’ALESAGE est toujours INFERIEURE à la cote de l’arbre. Les IT ne se
chevauchent pas.

 Serrage Maxi = Alésage mini – arbre maxi


(jeu mini)
Alésage Maxi

 Serrage mini = Alésage maxi – arbre mini

arbre Maxi
Alésage mini

arbre mini
(jeu Maxi)

 IT jeu = Serrage mini – Serrage Maxi


Pour vérification :
 IT jeu = IT Alésage + IT arbre

II.6. AJUSTEMENT INCERTAIN :


 Exemple : H7 / js6
L’ajustement obtenu sera soit un jeu soit un serrage.
Les intervalles de tolérance se chevauchent.
Jeu Maxi = Alésage Maxi – arbre mini

mini – arbre maxi


Alésage Maxi

 Serrage maxi = Alésage


Alésage mini

arbre Maxi

(jeu mini)
arbre mini

IMAGES A RETENIR :

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COURS AJUSTEMENTS
AJUSTEMENT COURAMMENT UTILISES (système à alésage normal) :
Le choix d'un ajustement se fait en fonction du jeu ou du serrage désiré, et en fonction du type de
mécanisme dans lequel il est nécessaire.

 Remarque :

- Système de l’alésage normal : On conserve la même position H de la zone tolérancée de l’alésage.

- On associe habituellement un alésage de qualité de tolérance donnée avec un arbre de qualité

de tolérance voisine inférieure. Exemple : H6 – k 5 ou D8 – p7.

Pièces Mobiles Guidage avec jeu H8 /f7


l’une par rapport à l’autre Guidage précis H7/g6
Assemblage à la main H7/h6
Pièces immobiles
l’une par rapport à l’autre
Assemblage au maillet H8/m7
Assemblage à la presse H7/p6
III. EXEMPLES D’AJUSTEMENTS :
12 F7/f7 12 H6/p6

Piston

Axe

Bielle

(Liaison entre un piston et une bielle)

IV.1. LIAISON BIELLE/AXE :

 Désignation de l’ajustement : ∅12 F7 / f7


(µm)

30
20
10
Ligne " zéro"
 Position des IT par rapport à la ligne « zéro » : 0
-10
Aucun chevauchement des IT -20
-30

 Nature de l’ajustement (avec jeu, avec serrage ou incertain) : Avec jeu

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COURS AJUSTEMENTS
 Compléter le tableau :

ARBRE : Axe ALESAGE : Bielle

Cote (mm)  12 f7  12 F7


Ecart supérieur (mm) es = - 0,016 ES = 0,034
Ecart Inférieur (mm) ei = - 0,034 EI = 0,016
IT (mm) 0,018 0,018
Cote Maxi. (mm) arbre Maxi = 11,984 Alésage Maxi = 12,034

Cote mini (mm) arbre mini = 11,966 Alésage mini = 12,016

 Calculer : (Serrage ou jeu) Jeu Maxi = Alésage Maxi – arbre mini = 0,068 mm
(Serrage ou jeu) Jeu mini = Alésage mini – arbre maxi = 0,032 mm
IT jeu = jeu Maxi – Jeu mini = 0,036 mm
Vérification de l’IT : IT jeu = IT arbre + IT alésage = 0,036mm

IV.2. LIAISON PISTON/AXE : (µm)

 Désignation de l’ajustement : 
30
12 H6 / p6
20

 Position des IT par rapport à la ligne « zéro » : Ligne " zéro"


10

0
Aucun chevauchement des IT -10
 Nature de l’ajustement (avec jeu, avec -20
-30
serrage ou incertain) : Avec Serrage
 Compléter le tableau :

ARBRE : Axe ALESAGE : Piston.

Cote (mm)  12 p6  12 H6


Ecart supérieur (mm) es = 0,029 ES = 0,011
Ecart Inférieur (mm) ei = 0,018 EI = 0
IT (mm) 0,011 0,011
Cote Maxi. (mm) arbre Maxi = 12,029 Alésage Maxi = 12,011

Cote mini (mm) arbre mini = 12,018 Alésage mini = 12

 Calculer : (Serrage ou jeu) Serrage Maxi = Alésage mini – arbre maxi = - 0,029 mm
(Serrage ou jeu) Serrage mini = Alésage Maxi – arbre mini = - 0,007 mm
IT serrage = serrage mini (jeu Maxi)–serrage Maxi (jeu mini) = 0,022 mm
Vérification de l’IT : IT serrage = IT arbre + IT alésage = 0,022mm

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COURS MODELISATION DES LIAISONS
VOCABULAIRE :
II.7. DEFINITION D’UN SOLIDE INDEFORMABLE :
Un solide indéformable est un solide idéal qui possède : une masse constante et un
volume dont les limites sont constants.

II.1. DEFINITION D’UN MECANISME :


Un mécanisme est un ensemble de pièces mécaniques reliées entre elles par des liaisons.
Cet ensemble est conçu pour réaliser une ou plusieurs fonctions. Nous le schématiserons
pour en simplifier la compréhension..
IV. DEGRES DE LIBERTE D’UNE LIAISON :
Une objet libre dans l’espace (un avion) peut se déplacer dans un repère R (oxyz) selon
6 mouvements indépendants :
3 TRANSLATIONS :
Tx Translation suivant l’axe X Z
Ty Translation suivant l’axe Y
Tz Translation suivant l’axe Z
 Y
3 ROTATIONS :
Rx_ Rotation autour de l’axe X O
Ry_ Rotation autour de l’axe Y
Rz_ Rotation autour de l’axe Z
(Exemple : Un avion volant dans les airs)
X
Le nombre de degrés de liberté d’une liaison entre 2 solides est égal au nombre de
mouvements relatifs INDEPENDANTS existant entre ces 2 solides.
V. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES CONTACTS :
III.1. CONTACT PONCTUEL :

Y Y

A A X
X
Z Z

Le contact se fait sur un point (A). On supprime 1 degré de liberté


Tableau des mouvements dans le repère (A,x,y,z) : Translation Rotation
Tx Ty Tz Rx Ry Rz

64
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COURS MODELISATION DES LIAISONS
III.2. CONTACT LINEIQUE :

Contact linéique rectiligne Contact linéique circulaire


Y Y

A X
X Z
Z

Le contact se fait sur une ligne


On supprime au minimum 2 degrés de liberté.

Tableau des mouvements dans le repère (A,x,y,z) :


Translation Rotation Translation Rotation
Tx Ty Tz Rx Ry Rz Tx Ty Tz Rx Ry Rz

III.3. CONTACT SURFACIQUE :


Surface plane Surface sphérique Surface cylindrique
Y Y Y

A
A A

Z X X X
Z Z

Le contact se fait sur une surface.


On supprime au minimum 3 degrés de liberté

Tableau des mouvements dans le repère (A,x,y,z) :


Translation Rotation Translation Rotation Translation Rotation
Tx Ty Tz Rx Ry Rz Tx Ty Tz Rx Ry Rz Tx Ty Tz Rx Ry Rz

65
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COURS MODELISATION DES LIAISONS
VI. DEFINITION D’UNE LIAISON :
 Exemple : L’avion est en contact avec le sol.

Les degrés de liberté entre l’avion et le sol sont :


2 Translations : Tx, Ty (Tz = 0)
1 Rotation : Rz (Rx et Ry = 0)
La liaision entre l’avion et le sol est une liaison 1 liaison PLANE.

Il existe une liaison entre 2 solides lorsqu‘un ou plusieurs degrés de liberté sont
supprimés entre ces deux solides.

 Remarque : Quand le nombre de degrés de liberté de la liaison entre 2 solides S1 et S2 est


égal à 0, les deux solides sont en liaison complète, appelée liaison fixe ou liaison
encastrement.

 Technologiquement, une liaison peut être DIRECTE ou INDIRECTE :

LIAISON DIRECTE LIAISON INDIRECTE (ou


composée)
Il existe une liaison entre deux solides sans pièce Il existe une liaison entre deux solides par
intermédiaire (la pièce 2 est directement en l’intermédiaire d’autres pièces.
contact avec la pièce 1)

Exemple : Dans le cas ci-dessous, la pièce


intermédiaire est la vis de guidage (3).

(Patin de serre-joint) (Guidage en translation)

66
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COURS MODELISATION DES LIAISONS
LES LIAISONS MECANIQUES ELEMENTAIRES (NF EN 23952, ISO 3952) :
Degrés Symbole
Nom de la liaison de Mouvements
Exemples
liberté relatifs Représentation plane Perspective
(d.d.l)
Translation
Encastrement
0
ou Fixe
Rotation
Pièces assemblées par vis

Translation
Pivot 1
Rotation
(Principe)

Translation
Glissière 1
Rotation
(Principe)
Translation

Hélicoïdale 1 Rotation
Translation et
rotation conjuguées (vis + Ecrou)

Translation
Pivot glissant 2
Rotation
(Principe)
Translation
Sphérique à
2
doigt
Rotation

Translation
Appui plan 3
Rotation

Translation
Rotule
3
ou sphérique
Rotation

Linéaire Translation
annulaire ou 4
sphère-cylindre Rotation

Translation
Linéaire
4
rectiligne
Rotation

Translation
Ponctuelle ou
5
Sphère-plan
Rotation

67
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COURS MODELISATION DES LIAISONS
Remarque : La liaison hélicoïdale ne permet qu’un seul degré de liberté puisque les 2 mouvements
relatifs ne sont pas indépendants.
NOM DE LA SURFACES GENERALEMENT ASSOCIEES A
DEFINIE PAR
LIAISON L'ASSEMBLAGE

 Cylindre creux / Cylindre plein + plan \ plan.


Pivot  Cylindre creux / Cylindre plein + contact Son axe de rotation
ponctuel
 1 paire de plans non parallèles (ou plus) / 1

Glissière paire de plans Son axe de translation


 Plan / Plan + contact linéique

 Filetage / taraudage Son axe de translation et de


Hélicoïdale
rotation conjugueés

 Cylindre creux / Cylindre plein Son axe de rotation et de


Pivot glissant
translation

Appui plan  Plan / Plan Sa normale au plan

Rotule  Sphère creuse / sphère pleine Son centre

La normale au plan.
 Plan et arête
Linéaire +
rectiligne  Plan et génératrice de cylindre La direction de la droite de
contact
Son axe de translation
Linéaire  Sphère et cylindre +
circulaire
Son centre

 Plan et sphère
Ponctuelle Sa normale au plan de contact
 Plan et pointe de cône

68
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COURS MODELISATION DES LIAISONS
VII. METHODE D’ETABLISSEMENT D’UN SCHEMA CINEMATIQUE:
 Exemple : Serre joint pour le bricolage

Y C
B

Z
X

ETAPE 1 : IDENTIFICATION DES CLASSES D’EQUIVALENCE

CLASSE D’EQUIVALENCE
Groupe de pièces n’ayant aucun mouvement entre elles : Pièces en liaison fixe.
Sont exclues : Les pièces déformables (Joints, ressorts) et les roulements.
On considérera chaque classe d’équivalence comme un seul solide indéformable noté E.

a) Repérer les pièces élastiques à exclure de toutes classes d’équivalence


b) Coloriage des classes d’équivalence sur le plan
AUCUNE PIECE NE DOIT RESTER BLANCHE
c) Ecritures des classes d’équivalence en extension :
E1 = {1, 2, 3} E2 = {4} E3 = {5, 6} E4 = {7}
(3 est riveté à 1 et 2 est soudé à 1 : 1,2 et 3 forment donc la classe d’équivalence E1).

ETAPE 2 : IDENTIFICATION DES LIAISONS ENTRE LES CLASSES D’EQUIVALENCE


a) Déterminer la nature du ou des contacts entre les classes d’équivalence cinématique.
On ne s’intéresse qu’aux contacts permanents entre les pièces lors du fonctionnement
considéré du mécanisme.
b) En déduire les degrés de mobilité entre les « E » (0 ou 1)
c) Identifier les liaisons mécaniques entre les « E » (nom de la liaison normalisée + centre
de la liaison + axe et/ou normale au plan de contact). Remplir le tableau des mobilités.

Repère Nature des surfaces de Translation Rotation


de la contact (cylindrique, suivant l'axe suivant l'axe Nom, centre et axe de la liaison
liaison plane, …) X Y Z X Y Z

Entre Plan de normale Ay +


E1 et E2
L12 1 0 0 0 0 0 Glissière (A, Ax)
Plan de normale Az
Entre Filetage/taraudage
L23 1 0 0 1 0 0 Hélicoïdale (B, Bx)
E2 et E3 d’axe Bx
Entre Surface sphérique de
E3 et E4
L34 0 0 0 1 1 1 Rotule de centre C
centre C

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COURS MODELISATION DES LIAISONS
ETAPE 3 : ETABLISSEMENT DU GRAPHE DES LIAISONS
Il permet de mettre en évidence les liaisons entre les classes d'équivalence. On y indique pour
chaque liaison :
- Le nom de la liaison mécanique
- Le centre de la liaison mécanique
- L’axe de la liaison et/ou la normale au plan de contact.

E1 Glissière (A, Ax) E2 Hélicoïdale (B, Bx)

E3

E4 Rotule (C)

ETAPE 4 : ETABLISSEMENT DU SCHEMA CINEMATIQUE MINIMAL


Schéma : Parce qu’il sert à expliquer ou comprendre le fonctionnement du mécanisme.
Cinématique : Parce qu’il représente les mouvements possibles entre les pièces.
Minimal : Car il est constitué de classes d’équivalence. Le nombre de solides représenté est donc
minimal, ainsi que le nombre de liaisons entre solides.
 Principe :
- Les liaisons que l’on a trouvées doivent être disposées si possible de la même manière que
sur le dessin d’ensemble.
- Les traits reliants les liaisons doivent faire apparaître la silhouette générale des pièces du
dessin. Le schéma représente le dessin d’ensemble du mécanisme. Il doit donc y ressembler.
- Il est élaboré avec les couleurs des classes d’équivalence en utilisant la représentation
normalisée des liaisons (toutes les classes d’équivalence ont la même épaisseur de traits).
- La pièce immobile par rapport à la terre (ou s’il n’y en a pas, celle qui sert de référence par
rapport aux autres), sera repérée par des hachures ou le symbole

E1
E2

C
B

Z E3
X E4
70
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I. GENERALITES :
Le guidage en rotation consiste à réaliser une liaison PIVOT entre un arbre et un alésage (moyeu) :
Articulations (mécanismes de liaison) assurant le guidage en rotation : Arbre Moyeu

Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3

Fig. 4 Fig. 5

 Liaison DIRECTE (Fig. 1) : Les pièces sont en contact direct.


 Liaison INDIRECTE avec ELEMENTS ANTIFRICTION (paliers lisses) :
- Coussinets en métal fritté autolubrifiants (Fig. 2) : Poudre de bronze agglomérée à chaud imprégnée
d’huile.
- Coussinets composites (Fig. 3) : Couche de PTFE « téflon » à l’intérieur d’une bague métallique.
 Liaison INDIRECTE avec ELEMENTS ROULANTS (roulements) (Fig. 4) :
Cette solution constructive dévellopée à la suite est très utilisée. Le guidage est assuré avec précision avec
un frottement minimal.
 Liaison INDIRECTE élastique (Silentblocs) (Fig. 5) :
Deux bagues métalliques reliées par une bague en caoutchouc.

II. LES ROULEMENTS :


II.2. COMPOSITION D’UN ROULEMENT :
1 : Bague extérieure, liée à l’alésage (logement du roulement)
1
2 : Bague intérieure, liée à l’arbre
2
3 : Cage, assure le maintien des éléments roulants

3 4 : Eléments roulants, situés entre les deux bagues :


4

71
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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.3. TYPES DE CHARGE SUPPORTEES PAR LES ROULEMENTS :

Charge Radiale Charge Axiale Charge Combinée

II.4. LES PRINCIPAUX TYPES DE ROULEMENTS A BILLES ET A ROULEAUX :


Aptitude à la
Représentation Aptitude à Remarques
Type de roulement charge
la vitesse Utilisations
Normale Conventionnelle Radiale Axiale

Roulement Le plus utilisé.


Très économique.Existe
à billes +++ ++ +++ en plusieurs variantes
à contact radial (Etanche, avec rainure
et segment d’arrêt …)

Les roulements à une


Roulement
rangée de billes doivent
à une ou deux être montés par paire.
+++ +++ ++ Avec une rangée de
rangées de billes
billes, la charge ne peut
à contact oblique être appliquée que d’un
côté.

Il se monte par paire. Il


Roulement à
est utilisé lorsque
deux rangées l’alignement des paliers
+++ + ++ est difficile ou dans le
de billes
cas d’arbre de grande
à rotule longueur pouvant fléchir
sensiblement.

Roulement à Il supporte des grandes


rouleaux ++++ 0 +++ charges radiales. Les
bagues sont séparables,
cylindriques facilitant le montage.

Roulement à Il se monte par paire et


rouleaux ++++ +++ ++ en opposition. Les
bagues sont séparables,
coniques facilitant le montage.

Légende : ++++ : Très élevé +++ : Elevé ++ : Modéré + : Passable 0 : Nul

72
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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.5. REGLES DE MONTAGE DES ROULEMENTS :

La bague TOURNANTE par rapport à la direction de la charge est montée


SERREE sur sa portée.
La bague FIXE par rapport à la direction de la charge est montée
GLISSANTE(avec jeu) sur sa portée.

Montage ARBRE TOURNANT Montage ALESAGE (moyeu) TOURNANT

La bague intérieure est TOURNANTE La bague intérieure est FIXE


La bague extérieure est FIXE La bague extérieure est TOURNANTE

II.6. COTATION DES PORTEES DE ROULEMENT :


Seul le diamètre des portées de l’arbre  d et de l’alésage  D sont à coter.

73
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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.7. MONTAGE DES ROULEMENTS A BILLES A CONTACT RADIAL :

1er cas : ARBRE TOURNANT par rapport à la charge


 Ajustements :
- Les bagues intérieures tournantes sont montées
FIXE
SERREES :
Tolérance de l’arbre : k6

40 H7

13 k6
- Les bagues extérieures fixes sont montées TOURNANT
GLISSANTES :
Tolérance de l’alésage : H7

 Arrêts axiaux des bagues :


- Les bagues intérieures montées sérrées sont arrêtées
Ajustement SERRE
en translation par quatre obstacles : A, B, C, D
- Les bagues extérieures montées glissantes sont arrêtées Ajustement AVEC JEU
en translation par deux obstacles : E et F

2nd cas : ALESAGE (moyeu) TOURNANT par rapport à la charge

 Ajustements :
- Les bagues intérieures fixes sont montées

GLISSANTES : TOURNANT

Tolérance de l’arbre : g6
40 M7

- Les bagues extérieures tournantes sont montées


13 g6

FIXE
SERREES :
Tolérance de l’alésage : M7

 Arrêts axiaux des bagues :


- Les bagues intérieures montées glissantes sont arrêtées
Ajustement AVEC JEU
en translation par deux obstacles : E et F
Ajustement SERRE
- Les bagues extérieures montées sérrées sont arrêtées

en translation par quatre obstacles : A, B, C, D

74
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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.8. APPLICATION : TOURET A MEULER Ensemble en
rotation

Echelle 1:2
(Meule)

L’arbre porte-meule (2) est guidé en rotation par deux roulements (3) et (4). Répondre aux questions suivantes :
a) Colorier l’ensemble des pièces en rotation
b) De quel type de roulement s’agit-il ? ………………………………………………………………………….
c) Est-ce un montage à arbre ou à alésage tournant ? ……………………………………...…………………...

d) Quelles sont les bagues montées serrées (extérieures ou intérieures) ? ……………………………………….

e) Identifier les obstacles arrêtant ces bagues axialement (A, B, C, D, E, F, G, H) : ………………………….……


f) La bague intérieure du roulement (4) est liée indirectement en translation avec l’arbre (2), à gauche en G, à droite
en H. Etablir sur le diagramme ci-dessous, la suite des contacts entre la bague intérieure et l’arbre (2) :

g) Les bagues extérieures sont-elles montées avec jeu ou avec serrage ? ………………………….……………

h) Identifier les obstacles arrêtant ces bagues axialement (A, B, C, D, E, F, G, H) : ………………………….……

i) La bague extérieure du roulement (3) est-elle liée en translation avec le bâti (1) (OUI ou NON) ? ………………

j) Donner la tolérance des portées des bagues intérieures situées sur l’arbre : …….……….……….……..….…

k) Donner la tolérance des portées des bagues extérieures situées sur l’alésage : …….……….……….………..
l) Coter les portées de roulement sur l’arbre (2)
m) Coter les portées de roulement sur les alésages (1) et (8)

75
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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.9. MONTAGE DES ROULEMENTS A ROULEAUX CONIQUES :
Ces roulements doivent être montés par paire et en opposition (roulements montés inversés).

1er cas : ARBRE TOURNANT par rapport à la charge


MONTAGE DIRECT EN « X »
Montage appelé en « X » car les perpendiculaires aux chemins de roulement dessinent un « X »
 Ajustements :
FIXE
- Les bagues intérieures tournantes sont montées
C
SERREES : D

Tolérance de l’arbre : H7
A B

45 H7

14 m6
- Les bagues extérieures fixes sont montées TOURNANT

GLISSANTES : A B

Tolérance de l’alésage : H7
D
C

 Liaisons axiales des bagues :


- Les bagues intérieures avec l’arbre :
Ajustement SERRE
- Obstacles A et B
Ajustement AVEC JEU
- Les bagues extérieures avec l’alésage :

Obstacles C
Réglage axial du jeu du montage en D
2nd cas : ALESAGE (moyeu) TOURNANT par rapport à la charge
MONTAGE INDIRECT EN « O »
Montage appelé en « O » car les perpendiculaires aux chemins de roulement dessinent un « O »

 Ajustements :
- Les bagues intérieures fixes sont montées TOURNANT
A B
GLISSANTES :
Tolérance de l’arbre : f6 C
D
45 P7

- Les bagues extérieures tournantes sont montées


14 f6

FIXE
SERREES :
Tolérance de l’alésage : P7
D
C
 Liaisons axiales des bagues :
- Les bagues intérieures avec l’arbre : A B

Obstacles C
Réglage axial du jeu du montage en D
- Les bagues extérieures avec l’alésage : Ajustement AVEC JEU
Obstacles A et B Ajustement SERRE

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COURS GUIDAGE EN ROTATION
II.10. MONTAGE DES AUTRES TYPES DE ROULEMENT :
 Pour les roulements à rouleaux cylindriques, les roulements à deux rangées de billes à contact oblique et les
montages mixtes, on applique les mêmes règles de montage que pour les roulements à billes à contact
radial (§ II.6).

 Pour les roulements à une rangée de billes à contact oblique, on applique les mêmes règles de montage
que pour les roulements à rouleaux coniques (§ II.8).
II.11. APPLICATION : ROUE DE REMORQUE OU CARAVANE

Echelle 3 :4

La jante d’une roue est fixée sur un ensemble moyeu/tambour de frein (2) . Cet ensemble est guidé en rotation autour de
la fusée de l’essieu (1) avec deux roulements (3) et (4) :
a) Colorier l’ensemble des pièces en rotation
b) De quel type de roulement s’agit-il ? …………………………………………………………….…………...
c) Est-ce un montage à arbre ou à alésage tournant ? ……………………………………...……………………

d) Est-ce un montage direct en « X » ou indirect en « O » ? ………………………………………………..…….

e) Comment appelle-t-on l’écrou (6) ? …………………………………………………………….………….…

f) Quelle est la fonction de la rondelle (7) ? …………………………………………………………….……….


g) Choisir une rondelle-frein (7) entre les deux rondelles ci-contre et justifier :
(A) ou (B) : ………………………………………….…….……….………………..…….
h) Les bagues intérieures sont montées serrées ou avec jeu ? …………………………………………..………
i) Donner la tolérance des portées des bagues intérieures situées sur l’arbre : …….……….……….……..….…

j) Les bagues extérieures sont-elles montées serrées ou avec jeu ? ……………………………………..…..….


k) Donner la tolérance des portées des bagues extérieures situées sur l’alésage : …….………..……….………..
l) Quel élément permet de régler axialement le jeu du montage des roulements ? ………...….……….…………
m) Coter les portées de roulement sur la fusée de l’essieu (1)
n) Coter les portées de roulement sur l’ensemble moyeu/tambour de frein (2)

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COURS GUIDAGE EN TRANSLATION
Le guidage en translation est la solution constructive qui réalise une liaison glissière entre deux pièces ou
ensembles de pièces. Le seul mouvement relatif possible entre les deux pièces ou ensembles de pièces est une
translation rectiligne.

Schématisation cinématique normalisée de la liaison glissière Mouvements relatifs



  y 
y y x T R
Coulisseau
  
x 1 0
x z z y 0 0

z 0 0

Glissière
La partie mobile est appelée coulisseau et la partie fixe (en général liée au bâti) est appelée glissière (ou guide).

PRECISION D’UN GUIDAGE : INFLUENCE DU JEU


La précision du guidage dépend principalement :
- de la valeur du jeu interne du guidage j (jeu radial)
- de la longueur du guidage L
Contact direct ou par interposition d’éléments antifriction
Un jeu minimal est nécessaire au fonctionnement de la liaison glissière.
Ce jeu interne permet au coulisseau des déplacements transversaux et angulaires.
Jeu radial Déviation angulaire
Le jeu radial dépend de l’ajustement entre le coulisseau et le guide. j = D 1 - D2 tan α ≈ j/L
L
L
La déviation angulaire est minimisée en augmentant le
rapport de guidage L/D. En pratique : 2  L/D  5 .

D1 D2
Ajustements usuels : H7g6 : jeu faible
H8e7 : jeu moyen. jeu α

Guidages par interposition d’éléments roulants


Les jeux (initial et d’usure) sont annulés par réglage ou par précontrainte des éléments roulants.
Les constructeurs donnent les ajustements et les conditions nécessaires au montage de chaque type d’éléments
roulants.
Systèmes de rattrapage de jeu
Afin de limiter le jeu dans le guidage, il existe de nombreux systèmes de rattrapage de jeu.

Vis de
réglage Vis de
réglage Réglage par
système à
excentrique

Exemple vu : axe Z
Vis de du transgerbeur
réglage
Réglages par cales à section
constante Réglage par cale pentée
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COURS GUIDAGE EN TRANSLATION
LES DIFFERENTS TYPES DE GUIDAGES
Il existe plusieurs types de guidages ayant des performances spécifiques :
- guidages par contact direct
- guidages avec interposition d’éléments antifriction
- guidages avec interposition d’éléments roulants
- guidages sans contact

V.1 - Guidages par contact direct


Guidages par arbre ou moyeu coulissant
Les guidages par arbre ou moyeu coulissant, sont les solutions constructives qui associent une surface de contact
cylindrique et un arrêt en rotation autour de l’axe de cette surface cylindrique.

Arbre cannelé Clavetage libre

Forme cylindrique + obstacle en rotation

Exemple vu :
Poinçon / suppport de
la perforatrice

Guidages de type prismatique


Les guidages de type prismatique associent des surfaces de contact planes. Ils comportent un dispositif de réglage du
jeu et permettant de rattraper l’usure. En général on utilise des cales en matériau tendre (bronze…).

Exemple vu :

Trou Vis
oblong d’assemblage
Guidage en queue d’aronde Guidage plan + V
Vis de
réglage

Exemple de
système de réglage

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COURS GUIDAGE EN TRANSLATION
V.2 - Guidages par interposition d’éléments antifriction
L’interposition d’éléments antifriction entre les surfaces de liaison permet :
- de diminuer le coefficient de frottement
- de reporter l’usure sur ces éléments interchangeables

Types d’éléments antifrictions : Les matériaux utilisés :


Elément à visser - acier recouvert de PTFE
- bronze fritté autolubrifiant
- polyamide
- Nylon
Eléments à coller
Palier lisse
monté serré Exemples :
Coulisseau / corps de
l’interrupteur de position

Mors mobile / fixe de l'étau


Proxon

V.3 - Guidages par interposition d’éléments roulants


Les guidages par éléments roulants constituent une famille de composants standards dont le principe est de
remplacer le glissement par du roulement.

Guidages par cages à éléments roulants


Ils comportent 3 catégories de constituants :
- les éléments roulants (avec ou sans cage)
- les rails de guidage qui portent les chemins de roulement, liés cage
respectivement au coulisseau et à la glissière.
- les organes d’arrêt ou de protection élément
roulant
Billes
Rouleaux

plaquette
d’arrêt
rails

Montage non maintenu avec 2 glissières à


aiguilles, une en vé et une plate

Vis de réglage
sans tête

Montage maintenu avec 2


glissières à aiguilles en vé

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COURS GUIDAGE EN TRANSLATION
Guidages par douilles à billes
Ils sont souvent réalisés par 4 douilles à billes, comme celle présentée ci dessous.

Bague Cage
extérieure

Joint

Une rangée de
billes

Joint
Cage

Guidages par patins


Les patins sont des systèmes à recirculation d’éléments roulants. Ils sont toujours montés par paire. Exemple : axe Z
du portix.
Patin à billes
Exemple de montage

Patin à rouleaux croisés

Vis de réglage
sans tête

Guidages par systèmes complets


Ce sont des systèmes à recirculation
d’éléments roulants.

Guidage à 6 rangées
de billes
Guidage à 4 rangées de
rouleaux

Guidages par galets


Ils comportent quatres galets. Afin de régler le jeu de fonctionnement, deux des quatre galets sont montés sur des
axes excentriques. Exemple : l’axe Z du transgerbeur.

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COURS ETANCHEITE
I. FONCTION ETANCHEITE :
Soit deux solides S1 et S2 (voir schéma ci-contre)
possédant des surfaces de contact communes, S1 S2

séparant deux milieux contenant des fluides distincts


Pression p
et/ou ayant des pressions différentes.
Le dispositif d’étanchéité doit : Milieu ext. pression
atmosphérique pa
 EMPECHER les impuretés du milieu extérieur
Zone à étancher
d’accéder aux surfaces à protéger.
 EMPECHER le fluide de s’échapper vers le milieu extérieur.

( Les flèches symbolisent ces deux types de fuites )

II. TYPES D’ETANCHEITE :


Selon la liaison (fixe ou mobile) entre les deux solides S1 et S2, on distingue les types d’étanchéités suivantes :

Mouvement relatif S1/S2 Type d’étanchéité à réaliser


Fixe Etanchéité STATIQUE
Mobile en Rotation Etanchéité DYNAMIQUE
Mobile en Translation Etanchéité DYNAMIQUE

III. ETANCHEITE STATIQUE :


II.12. PAR CONTACT DIRECT :
Etanchéité assurée uniquement par l’état des surfaces en contact entre S1 et S2, sans
élément d’étanchéité supplémentaire (sans joint). Cette étanchéité
peut être réalisée soit :
 En rodant les surfaces de contact à lier l’une sur l’autre afin
d’obtenir des états de surfaces parfaits. Exemple : Raccord à joint
cônique
 En utilisant un produit de collage et d’étanchéité.

CETTE SOLUTION EST ONEREUSE

II.13. PAR INTERPOSITION D’UN JOINT (ETANCHEITE INDIRECTE) :


Etanchéité réalisée en interposant entre les deux surfaces à étancher un joint de commerce. Il peut s’agir :

 D’un JOINT PLAT :

Exemple : Vis de vidange

 D’un JOINT TORIQUE :

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COURS ETANCHEITE
IV. ETANCHEITE DYNAMIQUE :
Les technologies mises en œuvre dépendent des mouvements relatifs entre les deux pièces.
IV.1. CAS D’UNE TRANSLATION :
Dans ce cas, on utilise des joints toriques ou de section sensiblement carrée :
Joint torique Joint quadrilobes

 Joint torique à section circulaire :

 Joint quadrilobes (section « carrée ») :

Exemple : Vérin
IV.2. CAS D’UNE ROTATION :
On peut utiliser un joint torique lorsque la vitesse de rotation reste faible.
Lorsque la vitesse de rotation est importante, on utilise un joint à lèvre :

 Joint à lèvre à frottement radial :

Lèvre

 Joint à lèvre à frottement axial (Joint V. RING) :

On peut également dans certain cas, prévoir une étanchéité sans frottement avec les pièces, exemples :

 Par chicanes Par rondelles « Z » :

V. SYMBOLISATION DES JOINTS A LEVRES :


V.1. REPRESENTATION GENERALE :
Dans TOUS LES CAS, le contour exact du joint est représenté par un rectangle.
La croix centrale, peut être complétée par une flèche indiquant l’étanchéité principale
assurée :
V.1. REPRESENTATION PARTICULIAIRE :
Joint d’étanchéité à lèvre Joint d’étanchéité à lèvre Joint d’étanchéité à lèvre
à frottement radial à frottement radial + lèvre antipoussiere à frottement axial (V. RING)
Symbole Rep. réelle Symbole Rep. réelle Symbole Rep. Réelle

ou ou ou

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COURS ETAT DE SURFACE
VI. GENERALITE :
Lorsqu’on réalise une pièce mécanique, les surfaces obtenues présentent des aspérités
dues au procédé de fabrication. La profondeur de ces aspérités, exprimée en microns, est appelé :
RUGOSITE
Il existe plusieurs expressions de cette rugosité ; L'ECART MOYEN ARITHMETIQUE RA est
l’une des plus utilisées.

VII. CRITERES :
Le critère physique R est microgéométrique, et c'est l'amplitude moyenne de la rugosité. Le
critère statistique Ra est statistique, et c'est l'écart moyen arithmétique par rapport à la ligne
moyenne.
R = 5 Ra environ

VIII. APPAREILS DE MESURE :


Il y a plusieurs méthodes pour évaluer un état de surface :

 par comparaison (échantillons viso-tactile);


 par mesure (appareils électroniques à capteurs ou appareils optiques) : Rugosimètre

Rugosité
C'est l'ensemble des irrégularités d'une surface à caractère micrographique et macrographique. Les
surfaces usinées ne sont pas parfaites, elles présentent des irrégularités dues aux procédés d'usinage, aux
outils, à la matière, etc.
Le rôle fonctionnel d'une surface dépend d'un certain nombre de facteurs, notamment de l'état de
surface (étanchéité, glissement, etc.).
Plus l'indice de rugosité est faible, plus il est difficile à obtenir, ce qui augmente nécessairement le coût
de fabrication.
Surface géométrique
Surface parfaite ; Sur le dessin, elle est définie géométriquement par le bureau d'études, à
l'aide de cotes nominales.
Surface spécifiée
Surface résultant de la surface géométrique, transformée par le bureau des études qui
prescrit les limites de réalisation de cette surface à l'aide de symboles et de valeurs numériques
en complément des cotes nominales du dessin.
Surface mesurée

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COURS ETAT DE SURFACE
Surface déterminée à l'aide des instruments de mesure à partir de la surface réelle. La
surface mesurée, résultant de l'exploration de la surface réelle devra être l'image la plus
rapprochée de celle-ci.
Surface réelle
Surface obtenue au cours de la fabrication.

IX. INDICATION D’UN ETAT DE SURFACE :


L’état de surface doit présenter un
écart moyen arithmétique Ra
Symbole général inférieur ou égal à 6,3 μ.
Le procédé d’obtention de la
surface est quelconque.

Surface à usiner par L’état de surface doit présenter un


enlèvement de matière, sans écart moyen arithmétique Ra
spécification d’exigence pour compris entre 3,2 μ et 6,3 μ.
l’état de surface Le procédé d’obtention de la
surface est quelconque.

Surface où l’enlèvement de L’état de surface doit présenter un


matière est interdit, sans écart moyen arithmétique Ra inférieur
spécification d’exigence pour ou égal à 3,2 μ.
l’état de surface La surface doit être obligatoirement
être obtenue par usinage.

L’état de surface doit présenter un


L’état de surface est le écart moyen arithmétique Ra
même pour toutes les inférieur ou égal à 0,8 μ.
surfaces de la pièce. La surface doit être obligatoirement
être obtenue par rectification.

X. POSITION DES SYMBOLES (Exemples) :

XI. SYMBOLISATION DE L’INDICE DE RUGOSITE :

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COURS ETAT DE SURFACE

86
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COURS TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

I. DEFINITION :

Pour définir géométriquement un objet, les tolérances dimensionnelles ne suffisent pas.


Certains défauts peuvent nuire au bon fonctionnement de l'ensemble.

Le tolérancement géométrique a pour but de préciser :


- Les caractéristiques géométriques des éléments d’une pièce. défauts de formes,
- Les limites admissibles qui sont définies par une ou plusieurs lignes ou surfaces
géométriquement parfaites.

Les tolérances géométriques (GPS : Spécification Géométrique des Produits) permettent


de prévenir ces défauts, mais il ne faut les mettre en place que si cela est nécessaire.

II. NOTATION DES TOLERANCES GEOMETRIQUES :


Les tolérances géométriques s'inscrivent Aans un élément de 2 ou 3 cases :

- Case 1 : elle contient le symbole de la tolérance et mesure 8 x 8 mm.

- Case 2 : vous y inscrirez la tolérance en mm précédée du signe Ø lorsque la zone


de tolérance est cylindrique ou sphérique, pour cela, les dimensions de cette case
peuvent être 8 x 8 mm (ou 8 x 12 mm ou encore 8 x 16 mm).

- Case 3 : une lettre en majuscule qui désigne l'élément ou la surface de référence.

Cette troisième case n'existe pas pour les tolérances de formes (planéité, circularité,...). En
effet, ces tolérances ne dépendent d'aucun autre élément. D’autres lettres peuvent être insérées
dans une autre case ou dans la 3ème et donc s’ajoutera dans la condition de tolérance..

Dans tous les cas, ces 2 ou 3 cases doivent désigner une surface ou un axe par une flèche.

Pour notre exemple, nous souhaitons une perpendicularité (tolérance d'orientation), mais cette
tolérance doit s'obtenir par rapport à une autre surface, il faut donc une surface de référence...

Pour repérer l'élément de référence il faut :

- Un pied : il s'agit d'un triangle noirci dont l'un des côtés touche la surface de référence

- Une lettre majuscule placée dans un carré de 8 x 8 mm : Une référence peut servir
à plusieurs tolérances.

Dans l'illustration ci-contre, la surface supérieure doit être perpendiculaire avec une tolérance
de 0,2 mm par rapport à la surface de référence A.
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COURS TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

Vous pouvez également représenter cela en une seule opération si la place le permet.

Les éléments pris


comme références
sont les surfaces
de la pièce.

Si la référence est placée dans l’alignement de la cote, ce n’est pas la surface qui sera
tolérancée géométriquement mais l’axe de la pièce.

L’élément pris
comme référence
est l’axe de la
0.2 A pièce.

Si la référence ne concerne qu'une partie de la surface (élément restreint), vous devez


représenter cette partie par un trait mixte fort distant de 1 mm environ de la surface concernée.

Exigence d’enveloppe E : Une exigence d’enveloppe peut être ajoutée à la suite d’une
tolérance linaire. Elle signifie qu’en plus des conditions sur les dimensions locales réelles, la
surface ne doit pas dépasser une enveloppe de forme parfaite à la dimension au maximum de
matière de l’élément.
10  0,1 E

10,1

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COURS TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

III. DIFFERENTES TOLERANCES GEOMETRIQUES :


- Tolérances de forme :

- Tolérances d’orientation :

- Tolérances de position :

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COURS TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

- Tolérances de battement :

- Tolérances de profil :

IV. SYNTHESE SYMBOLES :

A
Notation recommandée

Notation à éviter

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EXERCICES TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

EXERCICE 1 : Vérin pneumatique à simple effet

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EXERCICES TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

EXERCICE 2 : Réducteur à axes concourants

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EXERCICES TOLERANCES GEOMETRIQUES ENSA Kénitra


Spécification Géométrique des Produits « GPS »

EXERCICE 3 : Carter de réducteur d’une unité de perçage

Echelle : 5/4

1. MODELISER LE CARTER DE REDUCTEUR d’une unité de perçage sur Solidworks.


2. REPRODUIRE LA MISE EN PLAN ci-dessus, en indiquant toute la cotation fonctionnelle.
3. COMPLETER LES TOLERANCES GEOMETRIQUES dans chaque case prévue à cet effet.
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